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137 – Bella

Seattle… vendredi 10 septembre 2010 à 17 h 52

Je m'étirai en gémissant un peu en sentant la brûlure des muscles que je n'avais plus utilisés depuis que j'avais quitté la Floride. Edward et moi n'étions à hôtel que depuis un peu plus de deux heures mais nous avions déjà fait l'amour deux fois et j'avais joui deux fois de plus grâce à sa bouche et à ses doigts.

"Tu vas bien ?" murmura-t-il, en passant doucement ses doigts dans mes cheveux tandis que je me reposai dans ses bras.

"Un peu endolorie," rigolai-je, mes doigts allèrent explorer ses poils fins le long de son torse jusqu'à son "sentier heureux" puis plus bas qui était caché par le drap à présent.

Edward me serra plus fort contre lui et posa un baiser sur ma tempe. "Tu veux prendre un bain avant que le dîner n'arrive ?"

Je regardai l'heure et je vis que nous n'avions que dix minutes avant qu'on nous amène le repas qu'Edward avait commandé en secret, voulant me faire la surprise.

"Non je vais bien," répondis-je en me tournant pour lui sourire. "Peut-être que nous pourrons utiliser cette grande baignoire ensemble plus tard ?"

Il hocha la tête en souriant de contentement. "Ça me parait parfait amour."

"Je vais me lever et aller un moment dans la salle de bain cependant," dis-je en réalisant qu'une part de mon malaise venait du fait que je devais prendre soin de Dame Nature. Et il fallait que je me lave un peu aussi. "Je vais me laver ainsi que le visage."

Je glissai et pris son visage en coupe, caressant sa mâchoire avec mon pouce avant de me pencher pour l'embrasser tendrement. "Je t'aime Edward Masen," lui dis-je, en sentant que l'émotion jaillissait de moi et menaçait de déborder d'amour quand je voyais ses yeux verts doux et mi-ouverts et son sourire en coin.

"As-tu une idée de combien tu es importante pour moi ? La moindre idée de combien je t'aime ?" me demanda-t-il doucement en réponse.

Je sentis mon cœur tressauter quand il dit ces simples mots, je ne pus m'empêcher de l'embrasser de nouveau, me sentant extrêmement reconnaissante et chanceuse d'avoir cet homme dans ma vie.

Enfin je rompis le baiser, décidant que mon corps avait assez attendu. Je me levai et partis, nue, à la salle de bain. Quand je me retournai, il s'était appuyé contre la tête de lit, le drap autour de sa taille. Il semblait détendu et tellement heureux que ça me demanda toute ma volonté pour refermer cette porte derrière moi.

ooo

J'entendis frapper à la porte de la suite dès que je sortis de la salle de bain, je vis le boxer et t-shirt d'Edward par terre, je les enfilai. Son treillis trainait aussi alors quand je l'entendis parler avec le serveur je me demandai ce qu'il s'était mis pour sortir répondre.

Dès que la porte de la suite se referma j'allai vers Edward, bavant presque en le voyant avec un pantalon de survêtement gris qui pendait bas sur ses hanches, exhibant le V qui conduisait à la terre promise. Apparemment je restais bêtement stupéfaite à la porte trop longtemps parce qu'il leva les yeux de l'organisation des plats sur la table et sourit de façon sexy et entendue.

"J'adore ton choix de sous-vêtements, Isabella," dit-il d'une voix plus grave que la normale. Il vint vers moi pieds nus, s'arrêtant assez loin pour ne pas pouvoir me toucher.

"On n'a pas besoin de manger, si ?" demandai-je en fermant les poings. Je le voulais tellement malgré le temps que nous avions déjà passé au lit.

Edward rigola en tendant son bras pour poser sa main derrière ma nuque et passer doucement ses doigts dans mes cheveux. Il inclina ma tête et se pencha pour effleurer mes lèvres des siennes, deux fois. Ses lèvres étaient chaudes et douces et son baiser tendre. "Allons manger amour. Nous avons toute la nuit pour cela et nous aurons besoin de toute l'énergie que ce dîner va nous donner."

ooo

Je posai la fourchette dans l'assiette incapable d'avaler une autre bouchée. Je regardai fixement les desserts recouverts mais je savais que si je mangeais ce qu'Edward avait commandé pour moi – une triple mousse au chocolat avec sauce au brandy à la cerise – je serai trop pleine pour autre chose ce soir et c'était inacceptable.

"Nous pouvons les mettre au frigo pour plus tard," dit Edward, en interrompant mon débat intérieur.

Je pensai faire semblant d'être indignée, de lui dire que nous n'avions pas d'endroit où le ranger en attendant et je me demandais où lui et les gars stockaient toute la nourriture qu'ils mangeaient, je n'en avais pas la moindre idée mais après un moment je le réalisai, putain... En riant doucement j'hochai la tête. "Bonne idée !"

Je rangeai les desserts dans le petit frigo pendant qu'Edward rangeait et remettait le chariot dans le couloir. Quand il revint à la salle à manger je regardai l'eau à travers l'immense baie. Il enroula ses bras autour de moi et posa son menton sur mon épaule et soupira.

"Heureux ?" demandai-je, en me tournant dans ses bras et en me mettant sur la pointe des pieds pour l'embrasser tendrement.

Il sourit contre mes lèvres en opinant. "Incroyablement."

Il me fit redescendre, je tremblai.

"Froid ?" demanda-t-il, en frottant mon dos et en me serrant plus fort contre lui.

"Un peu," admis-je. Où nous étions, les vitres étaient refroidies par l'air extérieur. "Et pleine, et détendue."

"Que dirais-tu d'un bon bain ?" murmura-t-il contre mes cheveux, ses mains caressaient mes bras pour me réchauffer.

Je n'eus même pas à y réfléchir. Je le regardai et lui souris. "Tu viens avec mo i?"

Pour toute réponse il me souleva dans ses bras en souriant quand je criais et rigolais et il me transporta dans la salle de bain me reposant sur mes pieds à l'entrée.

Un peu gêné, Edward fit signe vers la porte des toilettes qui était dans un coin de la salle de bain. "Tu veux y aller…?"

Je souris, m'étirant pour l'embrasser de nouveau et hochai la tête. "Fais couler l'eau," murmurai-je, contre ses lèvres avant de me tourner et de fermer la porte derrière moi.

Quand je sortis, Edward sourit et me frôla en prenant ma place aux toilettes. Quand la porte se ferma j'enlevai le t-shirt et le boxer et les jetai hors du passage avant d'aller vers le comptoir où étaient posés mon sac et mes affaires de toilette. J'y trouvai tout ce que je voulais – merci Alice et Rose – et ensuite allai vers la grande baignoire de l'autre côté de la pièce. L'eau la remplissait à moitié. Je testai la température et la trouvai juste parfaite – assez chaude mais pas brûlante – puis j'y entrai précautionneusement.

Je ne pus empêcher le grognement de satisfaction qui m'échappa quand je m'installai dans l'eau. Je constatai que ça me réchauffait et me détendait déjà tellement que je n'avais même pas entendu Edward rentrer. Je le regardai surprise et je sentis mon visage chauffer à son expression amusée.

"Tu t'endormais ?" demanda-t-il innocemment.

Je grognai pour jouer et m'assis, glissant pour lui laisser de la place à côté de moi. "Viens ici Masen," soufflai-je en souriant, il rit et rentra doucement dans la baignoire.

Une fois installé ses longues jambes recouvrirent les miennes et ses bras s'enroulèrent autour de ma taille, je soupirai joyeusement et recouvris ses bras des miens, jouant avec les poils sur son bras. Nous restâmes tranquilles pendant quelques minutes, nous relaxant et laissant l'eau nous apaiser. Enfin je rompis le silence avec une pensée qui courait dans ma tête depuis ce matin quand je m'étais réveillée.

"Trois semaines…"

"Hein ?" demanda-t-il, son souffle chaud caressant mon cou.

"Jusqu'à ce que tu aies fini," expliquai-je. "Ça a été ma première pensée ce matin. Hier il manquait trois semaines pour que tu finisses."

Il hocha la tête sans faire de commentaire.

Après une autre pause une question que je n'avais pas prévue sortit : "Ça va te manquer ?"

Edward me serra une fois en soupirant. "Je pense que ce qui va me manquer c'est la camaraderie – bien que depuis que je suis ami avec Emmett et Jasper… ainsi qu'avec les filles… ce n'est pas comme si j'allais sortir et ne connaître personne." Il fit une pause et me prit la main. "La structure que donne l'armée va me manquer. C'est tout ce que j'ai connu depuis que j'aie dix-huit ans. Me retrouver dehors va être assez déconcertant." Sa voix devint plus grave. "Mais qu'est-ce que j'y gagne… Tu n'en as pas idée, amour. Beaucoup plus que tout ce que je vais laisser."

Je tournai ma tête pour lui embrasser la mâchoire, sa barbe râpa mes lèvres.

"Et toi ?" demanda-t-il après une minute de silence. "Ta vie va changer aussi ma douce. Ça t'inquiète ?"

Ma réaction immédiate fut de nier de façon véhémente mais au lieu de dire quoi que ce soit je pris une minute pour y réfléchir vraiment. Enfin je dis : "Je ne suis pas vraiment inquiète que l'on vive ensemble. Nous savons tellement de choses sur l'autre maintenant que ça va se passer sans trop de surprises. Il y a quelque chose qui va me manquer cependant," admis-je.

"Qu'est-ce que c'est ?"

"Nos échanges de mails," dis-je tout simplement. "Ils ont toujours été honnêtes. Dès le début nous avons été en mesure de nous parler ouvertement de tout. Ce sera différent maintenant."

Il secoua la tête et me serra la main. "La seule chose qui sera différente c'est que nous aurons ces mêmes discussions honnêtes et ouvertes, face à face. Si nous faisons un effort, non seulement ce ne sera pas différent mais ce sera mieux. Pense à tous ces moments où nous aurions voulu nous dire certaines choses de vive voix… maintenant nous pouvons. Je peux te tenir la main," il serra ma main "… et je peux regarder dans tes yeux quand je te parlerai de nos journées. Si tu as eu une mauvaise journée à l'école je pourrai te serrer dans mes bras. Et amour… tu continueras à aller à l'école, j'irai aussi à l'école. Rien ne nous dit que nos mails devront cesser."

Je soupirai joyeusement quand il posa un baiser sur mes cheveux.

Bientôt l'eau commença à refroidir. Je bougeai et tournai le robinet d'eau chaude. En revenant je pris mon éponge et mon gel.

Je les lui tendis et lui demandai : "Tu me laves le dos ?"

Edward les prit et j'entendis le clic du bouchon qui s'ouvrait puis le bruit du gel parfumé à la fraise. Il frotta doucement le haut de mon dos, me faisant pencher un peu. Il frotta de bas en haut fermement puis il souleva mes cheveux pour pouvoir atteindre mon cou et mes épaules. Ça faisait du bien, j'étais toute molle et ses mains passaient sur mes bras et sur ma poitrine.

Il fit des cercles sexy et lents et il commença à faire de la mousse sur mes seins. Ma tête retomba sur son épaule comme il encerclait chaque mamelon, ce qui les rendit encore plus durs que ce qu'ils étaient déjà. De là il caressa ma poitrine jusqu'à mon ventre, me faisant gémir quand il passa l'éponge sur le dessus de ma ligne de bikini et qu'il continua vers le bas. Mais quand il alla vers la gauche, vers ma cuisse au lieu d'entre mes jambes je soufflais.

"Ne me taquine pas…" dis-je avec un froncement de sourcils.

Edward rit. "Patience amour."

Il passa ensuite à l'autre cuisse, retourna entre mes jambes et remonta très lentement de bas en haut, en appuyant un peu plus en faisant des cercles autour de mon clito avant de redescendre. Vu comment ça allait j'avais peur de jouir avec un tout petit plus de stimulation. Je ne voulais pas. Pas encore.

Je calmai sa main de la mienne et la déplaçai loin de mon corps, me recroquevillai sur mes genoux et ensuite me tournai pour m'installer à cheval sur ses cuisses. Je m'installai suffisamment loin de lui mais assez près pour pouvoir le toucher.

Je lui pris l'éponge, rajoutai du gel douche avant d'attraper une de ses mains. Je frottai doucement chacune de ses mains et ses bras en le massant au fur et à mesure. Les yeux d'Edward étaient fermés, sa tête appuyée, complètement détendu. Quand mon éponge alla sur son torse il soupira, ses mains tombant dans l'eau et allèrent paresseusement caresser de mes jambes à mes mollets à mes genoux, encore et encore.

Après avoir taquiné ses mamelons et les avoir rendus durs, je passai l'éponge sur ses abdos - souhaitant que ce soit ma langue et non l'éponge - pour atteindre finalement les poils entre ses jambes. Son érection était grande et fière et je ne pus m'empêcher de passer l'éponge sur sa longueur.

"Oh putain!" cria Edward de surprise. Sa tête se releva et ses yeux s'ouvrirent en grand. Ils étaient plissés, sombres et il respirait difficilement pendant que je continuais à passer son éponge sur sa queue. "Bella," grogna-t-il, ses doigts se serrèrent sur mes chevilles. "Si chaud… si doux…"

Je me concentrai sur le dessous de son érection, au-dessous du gland et je sus que j'avais gagné quand ses hanches se soulevèrent.

"Si sensible," murmurai-je passant l'éponge autour du gland, là où la peau était ultra fine et où toutes les terminaisons nerveuses convergent.

"Bella…" Edward respirait plus vite, de doux gémissements s'échappaient de ses lèvres à chaque fois que je passai l'éponge. "Putain, chérie!"

Bien que je veuille le voir jouir, je voulais le sentir à l'intérieur de moi quand ça arriverait. Je posai l'éponge derrière et commençai à nous rincer tous les deux. Pendant ce temps les yeux d'Edward restaient sombres et plissés, il me regardait à travers ses cils.

Il m'aida à me relever et puis sortit, me tendant la main quand je le suivis hors de la baignoire. Une fois que j'eus les deux pieds sur le sol il me tendit une serviette.

"Tu as une minute," me dit-il presque dans un grognement. "Une minute pour te sécher avant que je ne t'emmène au lit."

Oh mec !