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138 - Edward

Seattle ... Samedi 11 septembre 2010, 8 : 21

En regardant par les portes coulissantes en verre, je pouvais sentir le léger froid du matin émanant du verre tandis que je buvais une tasse de café. Je me levai tôt, comme toujours, en essayant de comprendre ce fait que je me trouvais dans ce qui serait ma nouvelle ville, dans moins de trois semaines. Je voulais la voir, y jouer... passer la journée avec ma fille pour en apprendre plus au sujet de Seattle.

Je me dirigeai vers le lit, posant ma tasse sur la table de chevet et me glissant sous les couvertures derrière Bella. Je posai un long, lent baiser sur son tatouage, je souris contre sa peau odorante quand elle réagit immédiatement.

"Réveille-toi, Isabella," chantonnai-je à son oreille, incapable de ne pas la taquiner avec ma main, faisant glisser la paume à plat sur son estomac et entre ses seins. Je ris silencieusement quand elle grogna, roulant pour me faire face et enfouit son visage dans mon cou. "S'il te plaît, ma douce ?" murmurai-je, la tenant aussi près que je pouvais.

Ses jambes s'emmêlèrent avec les miennes et elle grogna de nouveau en tirant sur mon pantalon de survêtement avec ses orteils. "Pourquoi la peau… couverte ? "marmonna-t-elle encore groggy contre mon cou.

"Parce que je suis sûr que le gars qui va amener le petit-déjeuner dans notre chambre ne va pas apprécier que je lui réponds à la porte nu," lui dis-je.

Elle rit doucement, son souffle chaud passa sur ma gorge. "Tu ne sais pas cela pour sûr..."

"Je ne veux pas savoir. Disons-le de cette façon."

"Tu es beau, Sergent. L'autre sexe peut le voir aussi," murmura-t-elle contre ma mâchoire, posant de doux baisers derrière mon oreille.

"Il pourrait te faire tourner la veste." Elle sourit contre mon oreille, elle s'amusait toute seule visiblement.

Je ris, m'enfouissant dans son épaule nue. "Ma belle ? S'il te plaît ne dit jamais ça devant Emmett. Les hommes préfèrent sauvagement beau... "

Bella renifla doucement. "Très bien, peu importe." Elle soupira de contentement, reculant pour regarder vers moi avec des yeux bruns endormis. "Pourquoi si tôt ?"

"Je veux jouer avec toi aujourd'hui."

"Ne l'avons-nous pas déjà fait ?" taquina-t-elle, plaçant un baiser sur mon menton.

"Oui, et il y aura plus de cela !" ris-je, agitant mes sourcils de haut en bas, ce qui me valut un autre rire et elle roula des yeux. "Mais je voulais dire dehors... habillés, en public, visiter."

Bella sourit, prit mon visage et hocha la tête. "Tu veux faire du tourisme ?"

"Oui." Je hochai la tête avec véhémence, faisant une grimace pathétique en même temps que ma main caressait son cul, le serrant.

"Voilà ça c'est pitoyable, bébé," gloussa-t-elle, en secouant la tête. "Pas besoin de l'artillerie lourde, Masen. Nous allons jouer à la chose touristique..."

"Bien !" lui dis-je, en embrassant ses lèvres fort et vite fait. "Alors lève-toi, Mlle Swan." Je frappai son cul légèrement.

"Je blaguais," murmura-t-elle, en roulant des yeux au rire qui sortit de moi. Elle se redressa, tenant les draps autour d'elle.

"Tu sais," dit-elle, passant sa main libre dans mes cheveux, "Je n'ai jamais vu le Space Needle ..."

"Tu vis ici pourtant," soulignai-je, mes sourcils levés.

"Je suis au courant," rit-elle. "C'est jusque que... je n'y ai jamais été." Elle haussa une épaule nue que je ne pus m'empêcher d'embrasser.

J'embrassai alors ses lèvres et rapidement sortis du lit. "Alors, nous allons ... Déjeuner. Douche. Allons-y !"

Elle rit, en secouant la tête, me faisant un salut militaire. "Monsieur, oui, monsieur !"

ooo

"Qui savait qu'il y avait tout ça sous terre ?" demanda Bella, s'appuyant contre moi quand je passai un bras autour d'elle en quittant le petit restaurant.

"Apparemment, beaucoup de gens. C'est une visite connue," la taquinai-je en riant et grognant quand elle piqua mon estomac avec son doigt. "Oh, allez ! Tu sais que tu as toujours voulu voir la première chasse d'eau... "

"Hum, cette pensée ne m'a jamais effleuré l'esprit, Edward," murmura-t-elle. "On accepte certaines choses à leur juste valeur."

"Tu veux dire, comme notre guide qui a flirté avec toi ?" demandai-je, en esquivant une autre pique dans mon estomac.

"Il était gay !"

"Pas le moins du monde !" lui dis-je en riant et secouant ma tête. "En fait, il a probablement mémorisé ton cul maintenant. "

"Il te fixait toi !" rit-elle, la couleur teintant ses joues.

Nous nous arrêtâmes dans la rue, nous rendant compte que le gars avait les yeux fixés sur nous deux. Bella avait un sourire diabolique sur son beau visage. Je pouvais voir ce qu'elle allait dire à des kilomètres.

"Tsss tsss ! Je ne partage pas," lui dis-je fermement, en roulant des yeux. "Merde, je peux à peine gérer les autres, Isabella."

"Tu me gères très bien, moi," ronronna- t-elle, passant un bras autour de ma taille.

"Toi... Je t'aime. Lui ... pas tellement," bougonnai-je, m'arrêtant au milieu du trottoir et la tournant face à moi. "Il a failli… disparaître dans ces tunnels," admis-je avec un geste de la main, en fronçant les sourcils vers son visage toujours aussi amusé.

Bella rit, prenant mes mains. "Allez... le Space Needle. Et ne me fais pas parler de notre serveuse là-bas, bébé. 'Êtes-vous sûr que je ne peux pas vous offrir quelque chose d'autre ? " se moqua-t-elle, avec une voix haut perchée.

En rigolant, je la laissai aller et nous partîmes vers l'hôtel pour prendre la voiture. Je ne pensais pas que Bella avait entendu la serveuse ... jusqu'à son retour silencieux de la salle de bain. Pour être honnête, je n'avais même pas jeté un coup d'œil à cette femme jusqu'à ce qu'elle commence ses insinuations. C'était arrivé plus souvent que je voulais l'admettre, encore plus si Emmett, Jasper et moi étions quelque part ensemble.

ooo

La vue depuis le sommet du Space Needle était à couper le souffle. C'était une journée fraîche et vive, permettant d'avoir une vue dégagée autour de la terrasse d'observation. Seattle était grande, très animée et sur un côté, entourée par l'eau du Pacifique, qui était beaucoup plus bleue que celle du golfe du Mexique. Ayant grandi à l'intérieur et ensuite étant stationné dans le désert, l'océan me fascinait. Son infinité, son flux et reflux constants. L'eau criait la liberté mais aussi apaisait l'âme.

"Intimidant, non ?" demanda Bella debout à côté, me proposant une gorgée de sa boisson. "La taille de la ville, je veux dire."

"Non, pas vraiment," lui dis-je, me mettant face à elle et en la pressant contre la balustrade, mes mains de chaque côté de sa tête. "Chicago, tu te souviens ?" Je ris. "Tu as eu peur de déménager ici de Forks ?"

"Attends jusqu'à ce que tu vois Forks," murmura-t-elle avec ironie, en roulant des yeux adorablement, ce qui me fit rire doucement. "Petite ville... tout le monde sait tout sur tout le monde. Mais non, pas vraiment. C'était seulement la peur de quitter mon père. J'ai aimé vivre avec lui les dernières années de lycée, en prenant soin de lui et faire en sorte qu'il mange sainement. Sinon, il mangeait au restaurant… tous les jours. "

Je souris, passant mes lèvres sur les siennes. J'adorais qu'elle prenne soin des gens. Elle était juste comme ça. Elle ne le faisait pas par obligation ou nécessité mais parce qu'elle les aimait, elle voulait faire en sorte qu'ils se sentent aimés. Cela passait à travers les choses simples - la cuisine, les mails, même sa voix.

"Je t'aime," murmurai-je contre ses lèvres quand elle le murmura aussi, en ignorant le magnifique paysage, les touristes autour de nous, même l'enfant hurlant dans la poussette quelques pas plus loin. "S'il te plaît laisse-moi t'emmener dîner," priai-je, souriant quand elle pouffa de rire.

"Pas d'esquive cette fois, Mlle Swan. Je veux te gâter pour ton anniversaire."

"Tu es ici," rit-elle. "Et ça… c'est vraiment me gâter, Edward."

Je secouai la tête parce que ce n'était rien comparé à ce que je voulais faire pour elle - lui remettre le monde sur un plateau d'argent. Elle n'avait qu'à le demander.

"S'il te plaît ?" la suppliai-je, en prenant sa lèvre supérieure puis inférieure, seulement pour me détacher légèrement.

"Ok," concéda-t-elle, frottant mon nez avec le sien, qui était glacial. "Ce n'est pas juste."

Je ris, lui prenant la main pour partir. Je levai sa main jusqu'à mes lèvres pour l'embrasser. "Je n'ai jamais prétendu que j'allais l'être, ma douce."