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140 - Edward

Seattle ... Samedi 11 septembre 2010 à 20:36

Toute la journée. Toute la putain de journée, je dus tenir les loups à distance. Isabella était trop belle pour son propre bien. Et putain elle ne le voyait pas. Jamais.

Le fait qu'elle ne prête jamais attention à aucun d'eux me tranquillisait un peu. Je me rappelle quand je sortais avec Tanya - une belle femme qui savait qu'elle était belle - elle réagissait différemment. Tanya savourait l'attention, elle en faisait étalage, flirtait en retour. A l'époque, ça ne me dérangeait pas, parce que Tanya était juste … une fille égocentrique et finalement une tricheuse.

Mais la seule attention que Bella voulait était la mienne… un fait qui la rendait inaccessible… mais les hommes ne pouvaient pas s'empêcher de la regarder parce qu'ils voulaient ce qu'ils ne pouvaient pas avoir.

Je n'avais jamais ressenti pour Tanya ce que je ressentais pour Bella, du coup la seule pensée que quelqu'un la veuille me faisait plus ou moins agir comme un homme des cavernes et c'est notre pauvre serveur qui en avait pris pour son grade. Je savais que le garçon était inoffensif, le doux sourire de Bella et son visage magnifique le rendait nerveux mais je ne m'en souciais pas. Il les représentait tous… le guide qui n'arrêtait de mater ses fesses, l'homme marié, de deux fois son âge, au Space Needle, qui avait ignoré le bavardage de sa femme pour quasiment baver en voyant Bella dans son jeans d'enfer, la table pleine d'étudiants qui s'étaient arrêtés de parler brusquement quand nous étions passés devant eux et enfin le portier à l'hôtel.

Bella n'en vit aucun mais moi je n'en pouvais plus, sachant qu'elle était nue sous cette sexy robe qu'elle portait. Au moment où nous arrivâmes dans l'ascenseur, je pouvais à peine contrôler mes mains.

L'ascenseur était plein de couples plus âgés et de quelques hommes et femmes d'affaires qui bavardaient bruyamment et nous fûmes obligés de reculer vers le fond de la cabine. Je devais placer Bella devant moi, ce qui provoqua son fou rire parce qu'elle pouvait me sentir m'appuyer contre son dos.

"Un problème, Sergent ?" demanda-t-elle, en regardant par-dessus son épaule.

Je me penchai à son oreille, murmurant presque. "Rien dont je ne prévois pas de prendre soin une fois que nous serons dans la chambre, amour."

Autour de nous les gens parlaient fort des conventions et des diverses réunions, du coup je saisis l'occasion pour taquiner Bella.

"J'ai comme un soupçon, Mlle Swan," commençai-je, enroulant un bras autour de sa taille tandis que l'autre commença furtivement à lever sa robe derrière son dos, "que je ne suis pas le seul à avoir un... problème."

Je sentis plus qu'entendis son gémissement. Il fut perdu dans le bavardage dans l'ascenseur.

"Hum hum, bébé. Tu dois rester très calme..." lui dis-je doucement dans l'oreille, devenant instantanément un hypocrite quand mon propre gémissement m'échappa.

Elle était déjà mouillée, elle écarta légèrement ses jambes pour moi tandis que ses fesses reculaient juste un peu. Mes doigts caressèrent son clitoris, le tour de son entrée, entre ses fesses et tout cela dans un coin de l'ascenseur.

"Je ne pense pas avoir le temps de te faire jouir, ma douce," dis-je doucement à son oreille, notre étage approchait, "mais dis-moi ... qui te rend si mouillée ?" Je souris dans ses cheveux quand sa respiration accélérera, son corps se pencha un peu plus contre moi et ses hanches reculèrent mais elle ne dit rien. "Est-ce moi ? Est-ce que c'est moi qui te fais mouiller à ce point ?" demandai-je, reconnaissant pour le brouhaha autour de nous pendant que j'entrai un doigt dans sa chaleur humide. "Ne parle pas amour, mais montre-moi."

Elle hocha la tête avec ferveur, enroulant ses doigts avec les miens contre son ventre, serrant ma main en tremblant. Sa tête tomba sur mon épaule et je ne pus m'en empêcher de poser un baiser sur son cou.

"Tiens-toi droite," murmurai-je contre sa peau. "Tu ne veux pas qu'ils sachent ce que je suis en train de te faire, n'est-ce pas ?" demandai-je, ajoutant un autre doigt à l'intérieur d'elle tandis qu'elle relevait la tête.

Si elle était mouillée avant, elle était absolument trempée maintenant parce que je réalisais un fantasme qu'elle m'avait raconté. Ma fille aimait l'idée d'être entourée par des gens complètement inconscients de ce que nous faisions. Personne ne savait. Personne ne nous prêtait attention.

Bella sursauta quand l'ascenseur sonna pour signaler un arrêt. Je gloussai, l'attirant plus près de moi mais mes doigts continuaient de la caresser. Le plus grand groupe d'hommes et femmes sortit de la cabine, nous laissant avec deux couples plus âgés.

"Maintenant, tu dois vraiment te bien comporter, Isabella," la prévins-je, gémissant presque silencieusement lorsque ses parois se resserrèrent une fois sur mes doigts. Ma copine était au bord de l'orgasme. "Hummm…" ronronnai-je, traînant ma langue le long de son oreille, "peut-être que tu vas jouir pour moi à temps, chérie. "

Ma main était complètement mouillée mais nous nous figeâmes tous les deux quand l'ascenseur s'arrêta à nouveau, les derniers passagers sortirent dans le couloir, sans même un regard vers nous, ce qui me fit me demander s'ils savaient que nous étions derrière eux.

Il nous restait encore deux étages. Et nous étions seuls maintenant.

"Putain," siffla Bella lorsque les portes se refermèrent, tendant ses mains derrière elle pour saisir mes cheveux courts du mieux qu'elle pouvait.

Je me penchai, l'embrassant comme un fou, ma langue réclamant la sienne, mes doigts toujours en action et enfin, mordillant sa lèvre inférieure avec mes dents.

"Allons, Bella," je respirai contre sa bouche, mes yeux absorbant cette vision d'elle. Putain… elle était tellement proche.

Un étage de plus.

"Tu sais ce que je vais te faire ?" grondai-je dans son oreille, taquinant son clitoris quand elle secoua la tête. "Je vais te pencher en avant, face à notre fenêtre. Je vais vas te baiser face à toute la ville, Bella. Durement. Je vais prendre ce qui est à moi... "

Son souffle devint saccadé quand je recroquevillai mes doigts et en même temps, je passai un autre doigt sur son clitoris, sa tête retomba sur mon épaule à nouveau alors que ses genoux tremblaient.

"Edward ... merde !" siffla-t-elle, en venant autour de ma main.

Je n'aurai pas dû croire que c'est moi qui avais tout le contrôle parce que quand nous atteignîmes la porte de notre chambre, Bella avait récupéré.

Surgissant entre moi et la porte, elle colla sa bouche sur la mienne, ce qui provoqua un arrêt total et complet de mon cerveau. J'étais tellement allumé par ce que nous avions fait avant que je pouvais à peine comprendre que ma chemise était tirée de mon pantalon par des mains chaudes.

Tâtonnant avec la clé, je réussis finalement à ouvrir la porte sans jamais rompre notre baiser. Saisissant une poignée de ses cheveux, je réussis à nous pousser à l'intérieur avant de nous coller dos contre la porte, mon corps couvrant le sien.

"Seigneur, Bella," haletai-je, appuyant mon front contre le sien, alors que ma main saisit sa jambe pour la mettre sur ma hanche, en même temps ses doigts agiles déboutonnaient rapidement ma chemise. Je l'enlevai, la laissant tomber sur le sol et je souris quand elle tira sur mes plaques d'identification pour me ramener vers sa bouche. "Tu as hâte, amour ?"

"Tu n'en as aucune putain d'idée, Edward," dit-elle et ça ressemblait à un grondement…

Mes doigts trouvèrent la fermeture éclair de sa robe et je tirai rudement dessus. Le tissu tomba de ses épaules et j'eus du mal à me reculer, juste assez pour pousser cette fichue chose par terre.

"Bon sang, que tu es belle ..." gémis-je, en secouant la tête, la voyant complètement nue devant moi. Elle ne portait rien d'autre que cette robe. Rien. "Et tu es en train d'essayer de me tuer," murmurai-je en me penchant vers ses lèvres de nouveau alors qu'elle riait sensuellement.

"J'essaie de te baiser, bébé ... ça fait une différence," rit-elle, enroulant ses bras autour de mon cou.

Mon Dieu, que je l'aimais. Chaque putain de chose d'elle.

Je la levai en enroulant ses jambes autour de ma taille, reculai de la porte et en même temps, j'essayai de l'embrasser. C'était un baiser en désordre, maladroit mais aucun de nous n'en avait rien à foutre. Elle couina dans ma bouche quand je la pressai contre la vitre froide.

"Froid ?" la taquinai-je avec un petit rire, en regardant ses mamelons durcir et ses doigts se faufiler vers ma ceinture.

"Je m'en fous," marmonna-t-elle, sa main passa finalement à l'intérieur pour couvrir ma bite par-dessus mon boxer. Je bandai tellement pour elle que le bout était juste au bord de l'élastique.

Je gémis, enfouissant mon visage dans son cou. "Pas comme ça," soupirai-je, fermant les yeux parce que ses mains me faisaient trop de bien. "Mets tes pieds par terre, chérie. S'il te plaît." Je virai mes chaussures et mes chaussettes et Bella poussa mon pantalon et mes sous-vêtements pour que je puisse les enlever aussi. "Tourne-toi face à la fenêtre, Isabella," lui ordonnai-je, en prenant ses mains et les appuyant à plat contre la vitre froide, en les tenant là.

Je me penchai pour embrasser son épaule, son cou, son oreille. "Regarde, amour," grognai-je pratiquement, tapant sur la vitre en face de son visage en même temps, écrasant ma bite entre ses jambes. "Regarde tous ces gens. Ne penses-tu pas qu'ils devraient savoir, ma douce ?" J'écartai plus ses jambes avec mon genou, la faisant pencher légèrement, tout en tenant encore sa main à plat contre la fenêtre. "Toute la putain de journée, j'ai vu des hommes te regarder, te désirer. Putain, je déteste ça."

"Tu n'étais pas le seul," souffla-t-elle, regardant par-dessus son épaule avec un regard plein de feu, gémissant longuement et fortement quand ma bite frôla son clitoris.

Riant, je pinçai sa joue. "Alors peut-être nous avons tous deux quelque chose à prouver..." murmurai-je, faisant tourbillonner ma langue juste derrière son oreille en même temps que mes doigts touchaient la peau douce et soyeuse le long de sa ligne de bikini. "Oui ?" demandai-je, mordillant le lobe de son oreille quand elle ne répondit pas. "Oui, Isabella ?"

"Oui ..." haleta-elle, mais ça devint un autre gémissement quand mes hanches poussèrent vers l'avant à nouveau pour frôler son entrée puis jusqu'à son clitoris. "Edward, arrête de me taquiner," dit-elle, en grinçant des dents.

Passant mes doigts sur son bras, sur son épaule et le long de sa colonne vertébrale, je saisis finalement ma bite et l'alignai avec son entrée. Je posai ma main sur la sienne contre la vitre froide et la pénétrai profondément. Elle était serrée, chaude et putain… tellement mouillée, sa chatte m'enveloppant comme dans un étau.

"Le monde entier doit savoir que tu es à moi, bébé," grondai-je dans son oreille, en tirant et en poussant plus fort. "Tout comme je suis à toi, Bella. Tu sais ça, non ?" lui demandai-je, suçant la peau douce de son épaule, maintenant en sueur, quand elle haleta un Oui en embuant le verre face à elle.

Je pouvais sentir chaque centimètre de son dos contre ma poitrine, peau contre peau. Tenant une main en place, mon autre main explora tout : ses seins, tordant chaque mamelon, son ventre, sentant les muscles se contracter à chaque poussée forte que je lui donnais et enfin, son bas ventre, contournant son pubis soyeux pour trouver son clitoris sensible, enflé et douloureux.

"Tu veux toujours pouvoir sentir ma bite deux semaines et demie à partir de maintenant, jusqu'à ce que je revienne ma belle ?"

"Oh, mon Dieu, oui," haleta-t-elle.

"Tu veux garder cette sensation de moi quand je suis en toi ..."

"Edward, je suis... merde, oui ..."

Me retirant un peu, je la laissai s'appuyer contre la vitre, tenant sa hanche avec une main tandis que l'autre travaillait son clitoris, mes coups devenant durs.

Peut-être parce c'était notre dernière nuit ensemble avant que je parte, peut-être c'était parce que je l'aimais tant que ma raison m'avait quitté ou peut-être je voulais juste que le putain de monde entier sache qu'elle était à moi, que j'étais à elle, quoi qu'il en soit, je vins fort quand elle se resserra autour de moi. Son orgasme déclencha le mien, mon prénom rebondit bruyamment sur la vitre en face d'elle vers moi et ce fut fan-tas-tique.

Ma tête tomba sur son épaule mais mes bras s'enroulèrent autour de sa taille parce que ses genoux se dérobèrent. "Je te tiens." J'embrassai sa peau moite avant de me retirer et en la prenant dans mes bras.

Nous roulâmes dans le lit, et en dépit de notre respiration lourde et de notre peau collante, je la tirai vers moi, en m'enroulant autour d'elle.

"Je pense que toute la ville sait maintenant, chéri," murmura Bella contre mon cou en se mettant sur ma poitrine, souriant quand je ris.

"Bien," soufflai-je, en passant sa jambe au-dessus de mes cuisses et en lui tapotant les fesses. "A moi."

Elle rit, tirant sur mes plaques d'identification. "Tais-toi, Sergent. Tu es à moi."

Je me retournai rapidement, la plaquant sous moi, ce qui causa une explosion de rire. Je lui embrassai le cou. "Tellement vrai, amour. Complètement et totalement vrai."