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141 – Bella

Seattle… Samedi 11 septembre 2010 à 22 h 28

"Aujourd'hui c'est le onze septembre," dis-je en voyant la date sur mon téléphone avant de le reposer sur la table de chevet. Alice m'avait envoyé un message pour m'informer que Rose et elle me récupéraient le jour suivant à l'hôtel parce qu'Edward ne voulait pas que j'aille à l'aéroport.

Il hocha la tête se blottissant contre moi après que je sois revenue contre lui. "Oui," dit-il solennellement. "Ouais difficile de croire que ça fait neuf ans."

Je roulai sur le ventre et le regardai avec un sourire triste. "Tu étais junior quand c'est arrivé pas vrai ? Ta mère était…"

"Déjà malade," finit-il pour moi. "J'étais en cours d'anglais quand j'en ai entendu parler et je l'ai immédiatement appelée pour voir si elle avait entendu."

"Je dormais quand c'est arrivé," commençai-je. "Mon père est venu et m'a réveillée, me disant que vraisemblablement des terroristes avait attaqué le sol américain et qu'il fallait qu'il parte au poste. Alice m'a appelée juste après que Charlie soit parti. Elle a dit qu'elle supposait qu'il devait aller travailler et elle m'a invitée chez elle. Nous nous sommes assises face au téléviseur pendant des heures puisqu'ils avaient fermé l'école pour la journée. Et vous, vous êtes rentrés ?"

"Non, ils ne nous ont pas renvoyés mais ils ont allumé les télés dans les classes et nous n'avons plus du tout travaillé." Il secoua la tête. "Je n'oublierai jamais ce jour. C'est juste l'un de ces jours qui restera gravé à jamais dans ma mémoire, je suppose."

Je hochai la tête, comprenant vraiment ce qu'il voulait dire.

Nous restâmes tranquilles, je m'étais blottie contre lui, mes doigts traçant des lettres au hasard sur son torse et son estomac, mes jambes entremêlées aux siennes.

Quelques minutes plus tard je tapotai son torse et le regardais. "Il me faut du chocolat," dis-je fermement déterminée à alléger l'atmosphère. Et le dessert était une bonne façon d'y arriver.

"Tu veux manger la mousse d'hier soir ?"

Je secouai la tête. "La mousse, ouais…Mais ici. On peut l'amener ici ?"

Les yeux d'Edward s'assombrirent et une espèce de bourdonnement de satisfaction provint du plus profond de lui, faisant vibrer sa poitrine sous ma main. "Hummm… le dessert au lit. Rien de meilleur."

Je ris quand il sauta du lit, il se pencha pour m'embrasser et se dépêcha de sortir de la chambre, son cul nu me faisant baver.

Moins de deux minutes plus tard il revint, en portant un bol rempli de dessert au chocolat et une seule cuillère. Je me redressai et m'appuyai contre la tête de lit, le drap tomba à ma taille laissant ma poitrine à sa vue. Il s'arrêta juste un peu avant le lit, me regardant pendant un moment avant qu'un rire semble le sortir de la transe dans laquelle il semblait être.

"Désolé," dit-il en riant alors que ses joues rosissaient dans la pièce faiblement éclairée. "Je ne me ferai jamais à l'idée que tu sois aussi belle."

Je souris en secouant la tête mais ne fis pas de commentaire quand il entra dans le lit. Il posa le bol sur la tablette à côté du lit puis il tendit sa main et attrapa la mienne, me tirant vers lui et sur ses genoux. J'enjambai ses cuisses, passant mes jambes autour de lui et m'approchai jusqu'à ce que nos moitiés inférieures se touchent, provoquant un gémissement doux d'Edward quand il se pencha pour attraper la mousse.

"Reste tranquille sinon nous ne mangerons jamais ce dessert," m'avertit-il, ses yeux noirs me lancèrent un avertissement.

"Des promesses, des promesses," plaisantai-je, mes mots se transformant en un grognement quand il déposa la première cuillère de chocolat entre mes lèvres.

"Bon ?" demanda-t-il, en replongeant la cuillère dans le bol et en l'amenant à sa bouche pendant que je hochai la tête. "Hum oui," agréai-je.

Edward nous fit manger plusieurs fois, ses yeux s'agrandissant à chaque cuillerée du dessert. J'aurais pu gémir davantage à chaque fois mais je ne l'admettrais jamais. C'était trop amusant de le taquiner en faisant les bruits que je faisais pendant le sexe, en mangeant la mousse, alors que j'étais sur ses genoux. A chaque gémissement et lèchement de lèvre je pouvais sentir sa bite palpiter entre nos deux corps.

"On peut être deux à jouer à ce jeu," m'avertit-il, en essuyant la cuillère avec son doigt. Avant que je puisse protester – bien que je ne sois pas sûre de vouloir le faire – il avait peint mes mamelons avec le chocolat. Il se pencha et captura le mamelon entre ses lèvres, en léchant tout avant de faire de même pour l'autre.

Quand il se redressa mes deux mamelons étaient durs et pointaient et je poussai des hanches contre lui à la recherche de friction.

"Délicieux," murmura-t-il, en se léchant les lèvres. Il me fit un sourire en coin et il reprit la cuillère.

Je secouai la tête et avant de réfléchir je plongeai mon doigt dans le bol et peignis une ligne chocolatée le long de sa mâchoire et de son cou jusqu'à l'endroit où il rejoignait son épaule. Ses yeux s'assombrirent et sa queue bougea quand je suçai mon doigt pour le nettoyer, avant de me pencher pour poser mes lèvres sur sa mâchoire, là où j'avais répandu le chocolat. Je suivis cette ligne avec mes lèvres, ma langue nettoyant le sucre, léchant sa peau comme un chat le ferait avec de la crème. Quand j'eus fini, je suçai sa peau fort, le sentant sursauter sous moi alors que mes dents grattaient, laissant une marque sur lui.

"Putain…" grogna-t-il, faisant durer le mot plusieurs syllabes.

Quand je m'éloignai en souriant et en me léchant les lèvres, le sourire sur son visage s'était agrandi.

"Quoi ?" demandai-je innocemment, pour le taquiner. "C'est toi qui as commencé," lui fis-je remarquer en montrant ma poitrine.

Il rigola. "Oui je l'ai fait… et maintenant je vais finir…"

Avant de pouvoir deviner ce qu'il voulait dire, il reposa le bol à côté et se retourna vers moi. Il enfonça ses doigts dans mes cheveux et captura mes lèvres, me les faisant ouvrir avec sa langue. Il avait le goût du chocolat, de l'alcool que nous avions bu pour le diner et ce goût qui était uniquement à lui. Nous nous embrassâmes pendant plusieurs minutes, sa queue coincée contre moi, tapant sur mon clitoris chaque fois qu'il bougeait des hanches.

J'étais au bord de l'orgasme quand Edward se recula, faisant glisser ses mains sur mes hanches, me jetant ensuite presqu'à l'envers sur le lit. Je ris et me rendis compte que ses yeux étaient de nouveau collés à mes seins quand ils rebondirent pendant le mouvement.

Se secouant pour reprendre ses esprits, il sourit sans honte et se tourna pour piquer deux doigts dans la mousse. "Ça a déjà bon goût mais je pense que ça sera encore meilleur…"

Se retournant vers moi, il traça chaque os de ma hanche avec ses doigts pleins de chocolat, ouvrant mes lèvres qu'il écarta avec son autre main, laissant ce qu'il restait du dessert sur mon entrée et autour de mon clitoris déjà très sensible.

La différence entre le dessert frais et son souffle chaud sur moi quand il se pencha entre mes jambes, m'envoya des frissons à travers tout le corps. J'haletai à voix haute quand il s'appuya pour lécher et nettoyer d'une hanche à l'autre, ignorant l'endroit où je voulais le plus qu'il aille.

"Hum c'est bon," ronronna-t-il, en déposant un baiser à l'intérieur de ma cuisse.

Ses yeux se fixèrent sur les miens puis il baissa la tête à nouveau et lécha de bas en haut, en tourbillonnant autour de mon clitoris sans le toucher. Mes hanches poussèrent, voulant plus mais Edward posa sa main sur mon ventre, ses doigts caressant la peau sensible au-dessus de la ligne de mon bikini, me maintenant en place. Il suça chacune de mes lèvres dans sa bouche, grignotant et léchant jusqu'à ce que je me tortille sous lui.

"Edward ! S'il te plait !" haletai-je, en tordant les draps avec mes mains jusqu'à ce que j'aie l'impression que mes ongles rentraient dans mes paumes à travers le tissu.

Il s'en alla et leva les yeux en se léchant les lèvres. "Oh ma sexy… que t'ai-je dit concernant supplier ?"

Avant que je puisse répondre, il baissa sa tête encore une fois et aspira mon clitoris dans sa bouche, faisant glisser deux doigts profondément à l'intérieur de moi en les recourbant pour caresser l'endroit parfait. Je volais en éclats autour de lui, poussant mes hanches contre son visage en jouissant fortement. Je poussai des cris, son nom quittant mes lèvres comme pour une prière.

Quand je sortis enfin de la brume de l'orgasme, Edward était appuyé contre moi, sa tête sur un bras. Son autre main sur sa queue qu'il caressait lentement. Il était dur et je pouvais voir une goutte de liquide pré-séminal fuir.

"Miam" dis-je, plus pour moi-même que pour lui, en me léchant les lèvres. "A moi."

Je souris en grimaçant à l'expression remplie de désir d'Edward et remontai vers la tête de lit, récupérant le peu de chocolat qu'il restait dans le bol. Comme il s'allongeait sur le dos avec son sourire bien en place, je répandis le dessert sur mes doigts. Je me mis à genoux et retournai entre les jambes d'Edward, je vis sa respiration accélérer et il mordit sa lèvre, enlevant sa main de sa queue pour la poser à côté.

Il bandait fièrement, la veine courant dessous pulsait presque, tellement il était dur. Tout comme Edward sa queue était belle, ce qui n'était pas quelque chose que tous les hommes pouvaient honnêtement dire. Là c'était vrai, longue, mince, bien droite, de la même couleur rose que sa peau jusqu'à son bout brillant et plus foncé et la sensation correspondait à celle de velours sur de l'acier. Il était parfait… et il était à moi.

Incapable d'attendre une seconde plus je le recouvris de mousse, le faisant grogner et penchai ma bouche sur lui, de haut en bas utilisant mes lèvres et ma langue pour le goûter, nettoyant le doux dessert sur chaque centimètre, savourant les gouttes de musc qui s'écoulaient de lui avec le chocolat.

"Seigneur, Isabella," gronda-t-il, une main glissant de sa poitrine vers le bas, se serrant en poing quand il arriva à son ventre. "Putain… amour. Tu vas me tuer. Ça me fait du bien, c'est trop bon."

Je vibrai avec ma bouche autour de lui, lui tirant un gémissement étranglé avant qu'il se réinstalle en m'enlevant sa queue. "Edward…" me plaignis-je, en regardant vers le bas avidement.

Il se leva du lit et me prit par la main, attendant que je me stabilise avant de parler. "Bien que j'aime beaucoup ta bouche…" Il suivit mes lèvres en souriant quand je mordillai le bout de son doigt "… je préfère te prendre. Et je ne sais pas pour toi mais je suis un peu collant…"

Ce fut comme si une bulle éclatait dans mon cerveau. "Oh ! Ohhhh…" Je me hissai sur la pointe des pieds et l'embrassai rapidement et hochai la tête. "Je suis un peu chocolatée," dis-je, avec un rire avant de passer la main entre nous pour entrelacer nos doigts. "Et toi aussi… allons-y, Sergent," plaisantai-je.

"Toi d'abord," dit Edward, en agitant ses sourcils. "J'adore regarder…"

Je ris et le contournai en faisant danser mes hanches en me dirigeant vers la salle de bain. Il n'y avait pas de porte de douche dans cette suite. Il y avait juste une séparation. J'allumai et allai vers l'énorme baignoire qui était en pierre comme le sol.

Avec un grognement sexy Edward entra après moi, nous mettant hors de portée de l'eau de la douche pendant qu'il ouvrait les robinets et réglait la température. Quand il jugea que c'était bon, il se mit sous le jet, me tirant avec lui.

Comme l'eau cascadait sur nous, j'inclinai la tête en arrière en regardant la nuit étoilée par les lucarnes au plafond. Je me retournai quand j'entendis le bruit que faisait le couvercle d'un flacon en plastique… Edward se servit du gel et me passa le flacon.

"Lave-toi d'abord… et ensuite nous pourrons finir ce que nous avons commencé," souffla-t-il en hochant sa tête avec un sourire malicieux sur son visage.

Je ris et pris un peu de gel dans ma main avant de reposer le flacon sur l'étagère. Je me retournai pour faire face à Edward et il choisit ce moment pour poser ses mains sur mes seins.

"C'est très sale ici," taquina-t-il. "Je dois les nettoyer parfaitement."

"Humm oui très sale," acquiesçai-je, en me cambrant à son contact.

Dès qu'il fut sûr que ma poitrine était propre et mes mamelons durs sous ses mains, il bougea pour nettoyer le chocolat entre mes jambes. Il nettoya soigneusement mes hanches, mes cuisses et mon entrejambe. Quand il eut fini je ne voulais pas que sa main me quitte, j'étais à nouveau allumée.

"Je te veux," haletai-je, en sentant son doigt se poser, avant qu'il monte et descende pour taquiner mon ventre qui était si sensible.

J'étendis la main et attrapai sa queue avec ma main savonneuse, il était toujours dur et prêt. Je le caressai, évitant le gland, faisant glisser ma main jusqu'en bas pour prendre ses testicules dans le creux de mes mains et les faire rouler dans ma paume d'avant en arrière, en serrant doucement.

"Ça suffit, " me dit Edward en attrapant ma main.

Il recula sous l'eau pour rincer tout le savon de son corps avant de me tirer sous le jet avec lui pour m'aider à faire partir toute la mousse aussi.

Quand nous fûmes propres il me tira jusqu'à ce que nous soyons poitrine contre poitrine, hanche contre hanche, pieds contre pieds. L'eau coulait sur nous et il m'enveloppa dans ses bras, une main entre mes épaules et l'autre soutenant mes fesses pendant qu'il m'embrassait comme s'il allait me dévorer.

Quand j'eus besoin de respirer, je brisai le baiser, l'air sous la douche était chaud et humide. Je reculai de quelques pas pour m'appuyer contre le mur. Je me penchai légèrement, posant mes mains contre la pierre et regardai par-dessus mon épaule.

"Prends-moi Sergent," dis-je d'une voix autoritaire. Le voir se pencher en avant pour attraper sa queue fit éclater mon calme apparent. "S'il te plait Edward !"

Il avança de deux pas, posa une main au bas de mon dos pour me faire avancer un peu plus et se servit de l'autre pour se guider vers mon entrée. Avec un grognement il me pénétra doucement jusqu'à ce que nos cuisses se touchent et qu'il soit complètement en moi.

"Dieu merci," gémis-je, en sentant mon vagin se contracter. C'était si bon avec cet angle, je savais que je ne serai pas longue. Je pouvais le sentir toucher mon point G avec ses va et vient.

"Tu es tellement étroite de cette façon," siffla-t-il entre ses dents serrées. "Il faut que tu jouisses Isabella… je ne vais pas pouvoir tenir longtemps… Allez."

Il se pencha, s'appuyant contre le mur, ses mains sur les miennes et commença à pousser fort et vite.

Je pouvais sentir chaque centimètre de lui et mon vagin le serrait. A chaque poussée, chaque caresse de sa queue contre ce point à l'intérieur, je me sentis me rapprocher petit à petit. Quand il passa sa main là où nous étions joints et fit rouler mon clitoris entre son pouce et son index, je passai par-dessus le précipice et mes cris rebondirent sur les parois de cet espace clos.

"Oh putain !" haletai-je, en ayant cette impression que mon corps se serrait autour de lui quand il claqua une fois encore en moi, un cordon de jurons s'échappa de ses lèvres tandis qu'il se déversait en moi en jets longs et chauds.

Nous respirâmes tous les deux lourdement pendant ce qui me sembla être des heures mais je savais que ce n'était que quelques minutes, il se retira, nous guidant à nouveau sous le jet toujours chaud. Nous restâmes calmes quand il me nettoya tendrement entre les jambes, enlevant la preuve flagrante de notre coït.

Une fois qu'il se fut rincé, il éteignit l'eau. Il prit l'une des serviettes sur l'étagère à l'extérieur de la douche et l'enroula autour de lui et en tira une deuxième pour moi. Je m'y enroulai aussi bien que je pus et chassai autant d'eau que possible de mes cheveux. Avec un doux sourire et un doux baiser, il prit ma main libre et me fit sortir de la douche pour aller dans la chambre.

"Vas-y et mets-toi sous les couvertures ma douce," murmura-t-il en attrapant le bol et la cuillère. "Je ramène ça et je vais éteindre les lumières. "J'arrive de suite." Il m'embrassa et fit signe vers le lit.

Je hochai la tête. "D'accord," dis-je, me sentant épuisée tout à coup.

J'étais tout juste réveillée deux minutes plus tard quand il tomba dans le lit et qu'il se blottit contre moi me tirant contre son torse.

"Je t'aime," marmonnai-je, en faisant glisser ma tête sur son biceps.

Il rit et je sentis son souffle sur mon épaule nue. "Je t'aime aussi ma belle."

Je m'étais endormie avant d'avoir pu penser à autre chose.