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164 – Edward
Forks ... dimanche 17 octobre 2010 à 18 h 48
La porte claqua derrière moi quand je sortis dans la cour. Après avoir retroussé les manches de ma chemise, je déverrouillai la portière. Mon téléphone était là où je l'avais laissé - sur la console. Bella avait été si pressée d'entrer dans la maison pour aider à tout mettre en place pour la réception, que je l'avais complètement oublié.
Au moment où je refermai et me retournai, je n'étais plus tout seul. Je laissai échapper un profond soupir, en secouant la tête et en croisant mes bras sur ma poitrine.
"Jake, tu ne veux vraiment pas faire cela," lui dis-je, en jetant un coup d'œil vers la fenêtre de la cuisine avant de regarder les deux gars devant moi. "Non seulement Bella va être folle de rage mais Charlie aussi. Je suis désolé pour le match…"
"Tu as essayé de me casser le nez," affirma-t-il, le visage furieux… et tout bleu, ce qui me faisait sourire chaque fois que je regardais son visage. "Tu as fait cette merde exprès."
"S'il l'avait fait exprès, Jake, alors je te promets que tu n'aurais pas pu te remettre debout," dit Jasper, en marchant tranquillement vers nous avec Emmett juste derrière lui.
"Et tu ne pourrais pas montrer ton visage en public," ajouta Emmett avec un sourire espiègle. Ils se postèrent juste à côté de moi quand il me dit : "Nous les avons vu se faufiler dehors juste derrière toi. On s'est dit qu'ils voulaient se venger."
"Pas cool, du tout les gars, deux contre un," marmonna Jasper, se frottant le menton. "Quel manque... d'honneur."
"Il ne s'agit pas d'honneur," se moqua Paul, en roulant des yeux. "Tu as fracassé son visage. Nous n'allons pas accepter cela."
"C'était un match, les gars," dit Emmett jovialement même si ses yeux restèrent sérieux. "Le street ball est rude... il faut que vous vous calmiez. Soyez des hommes, bon sang et arrêtez de pleurnicher comme des fillettes."
"Assez, Emmett," soupirai-je, claquant sa poitrine avec le dos de ma main. "Jake, tu as un problème avec moi mais c'est ton problème. Pas le mien. Je ne vais pas me battre contre toi. "Je secouai la tête alors qu'ils continuaient à sourire.
Nous tressaillîmes tous lorsque la porte s'ouvrit. Je gémis, parce que c'était exactement ce que je voulais éviter.
"Jacob William Black qu'est-ce que tu crois que tu vas faire, par l'enfer ?" demanda Bella sèchement en se mettant entre nous.
"Oh, putain, elle a même dit ton deuxième prénom frérot," rigola Emmett. "Elle ne me l'a pas fait depuis des années."
Je me battis pour ne pas sourire, car une expression nerveuse apparut sur le visage de Jake. Apparemment, il avait testé la colère de Bella plus d'une fois.
Mais soudain, Jake se transforma en un gamin larmoyant juste devant nos yeux. "Oh, Bells ... Est-ce que tu connais vraiment ce gars ?" demanda-t-il, pointant vers moi. "Je veux dire, des lettres ... vraiment ? Ce gars pourrait être n'importe qui."
Bella avança vers lui, enfonçant son doigt dans sa poitrine. "Non pas que cela te concerne, mais oui, je le connais. La personne que je ne connais plus… c'est toi," ricana-t-elle, lui enfonçant le doigt dans la poitrine à chaque mot. "Et on pourrait penser que je devrais bien te connaître, étant donné que nous avons, putain, grandi ensemble."
Ça dut lui faire quelque chose. Il grimaça, regardant partout, sauf son visage. Malgré le fait qu'il la surplombait, il semblait reculer face à elle.
"A quoi pensais-tu ? Déclencher une bagarre devant la maison de mon père ... putain, de jour du mariage ?" lui demanda-t-elle les dents serrées. "Tu ne vaux pas mieux que les élèves de huit ans que j'ai en classe."
Nous fîmes tous la grimace parce que ma douce était lancée. Je ne sais pas si quelque chose pouvait l'arrêter à ce stade. Et maintenant, Paul commença à reculer lentement.
"Et à quoi tu pensais en voulant commencer une bagarre avec trois hommes qui ont quitté l'armée i peine deux semaines, Jake ? Sérieusement." Elle souffla, roulant des yeux. "Je n'ai pas de comptes à te rendre." Il ouvrit la bouche pour protester mais elle leva rapidement la main. "Tais-toi. Ton opinion… sur avec qui je sors, avec qui je vais vivre et qui j'aime, ne signifie rien pour moi. Et même si cela signifiait quelque chose, penses-tu que ce soit une façon de faire ?"
Jake secoua la tête. "Non mais…"
"Pas de mais !" Elle fronça les sourcils, ressemblant plus à un chaton colérique qu'à autre chose mais elle regarda vers lui. "Ma vie n'est en aucun cas ton problème. Et c'est le cas depuis très longtemps, Jake."
"Hey, Bells !" appela Charlie de la porte mais il vit la scène devant lui et ses yeux s'assombrirent un peu comme ceux de sa fille. Au lieu de demander à Bella, son regard se posa sur moi. "Tout va bien Edward ?"
"Oui, monsieur," répondis-je, souriant vers lui. "Nous étions juste en train d'assainir l'air avec Jake et Paul à propos du match de basket-ball d'hier soir." Je verrouillai mes yeux avec Jake.
"Hum, hum" fit Charlie, nous observant tous, mais son regard se posa amoureusement sur sa fille. "Bells, Sue veut un peu plus de photos avec tout le monde avant que nous repartions pour La Push ce soir."
"Bien sûr, papa," dit-elle, en plissant les yeux vers Jake avant de monter les marches du perron.
"Vous aussi, les garçons. Allons-y," ordonna Charlie, gesticulant vers nous tous.
Nous nous mîmes tous péniblement en marche mais Charlie arrêta Jake. "Et quand nous en aurons fini avec les photos… tu pourras terminer de laver la vaisselle pour Bella. La prochaine fois que tu voudras commencer une bagarre, je n'aurai aucun problème à arrêter le fils de mon meilleur ami. Compris, Jacob ?" demanda-t-il, mais sa voix ne laissait aucune place à la discussion et Jake hocha simplement la tête. Je fus le dernier en haut des marches et la main de Charlie atterrit sur ma poitrine. "N'édulcore pas la merde pour moi, mon fils. Je suis bien conscient de ce que Jake ressent pour ma fille et comment il réagit."
Je grimaçai rien qu'en y pensant.
"Mais je sais aussi qu'elle a trop grandi pour lui. Je connais ce garçon depuis qu'il est bébé et je n'étais pas vraiment heureux quand ils sont sortis ensemble au lycée. Il est assez vieux pour savoir qu'il faut réfléchir avant de parler," poursuivit-il, me regardant fixement. "Crois-moi, je vais avoir une longue conversation avec ce garçon quand je reviendrai." Il leva un sourcil vers moi en même temps qu'il serra mon épaule. Il sourit soudainement. "Elle l'a bien remis à sa place, pas vrai ?"
En riant, je hochai la tête. "Oui, elle l'a fait."
"Bien," souffla-t-il, hochant la tête une fois de plus. "Peut-être que je vais le faire travailler à la prison ..." murmura-t-il à lui-même, mais je ne pus que sourire derrière lui.
"Papa, Edward ... les photos !" appela Bella de l'intérieur.
Nous répondîmes tous les deux en riant. "Oui madame."
Prendre les photos ne dura pas longtemps. Sue voulait des photos de sa nouvelle famille - qui me comprenait, à ma grande surprise - mais cette fois, elle voulait quelque chose de moins guindé. Elle voulait aussi des photos de Charlie et Bella. Apparemment, Alice, Rose et Bella allaient faire un album de mariage avec Leah.
Après que la dernière photo soit prise, Emmett et moi chargeâmes la voiture de Leah, elle déposerait Sue et Charlie chez Sue pour la nuit. Ils s'envoleraient vers Las Vegas le lendemain matin.
Avec embrassades, poignées de main, insinuations sur la lune de miel et des au-revoir, les nouveaux mariés repartirent vers La Push.
ooo
"Pas la putain de moindre chance," rigola Jasper. "Je suis sûr que c'est une sorte d'infraction passible d'arrestation que de toucher la voiture d'un policier."
Il n'y avait que nous six à traîner dans la maison de Charlie. Tout le monde était parti pour la nuit. Les jeunes mariés étaient dans la maison de Sue à La Push afin d'avoir l'intimité qu'ils voulaient - apparemment Leah et Seth restaient tous les deux chez des amis - et Rose, Emmett, Alice, Jasper avaient aidé à nettoyer après la réception, essayant de remettre la maison en ordre. Jake et Paul avaient été assez aimables pour finir la vaisselle pour Bella.
"Ouais, mais tu dois admettre que cette merde serait géniale !" rit Emmett, en secouant la tête et en prenant une gorgée de sa bière.
"On aurait pu attacher des canettes de bière à la voiture du chef, puis écrire 'Vous avez le droit de rester marié ' sur la fenêtre arrière, mettre de la vaseline sur les poignées de porte, les préservatifs attachés aux phares..." Sa voix s'éteignit avec mélancolie.
"Puis finir sur le siège arrière pour vandalisme," termina Alice avec un petit rire.
"C'est juste," rit Bella, posant sa tête sur mon épaule et enlaçant nos doigts ensemble. "Il ne faut jamais toucher sa voiture," déclara-t-elle comme si c'était une règle qui allait de soi.
Déposant un baiser sur le dessus de sa tête, je regardai autour. Les cinq autres personnes dans la pièce semblaient à l'aise ici parce qu'ils y avaient passé beaucoup de temps. Emmett avait dit qu'il préférait être chez Charlie, tout simplement parce que Charlie était facile à vivre. Et après avoir passé un week-end ici, je pouvais comprendre pourquoi. Bella était venue vivre avec Charlie seulement à la fin de ses années de lycée mais j'étais prêt à parier qu'il s'était préparé pour sa venue depuis beaucoup plus longtemps que ça. Des traces de féminité d'il y a longtemps subsistaient encore dans la maison.
"Est-ce que ta mère sait que Charlie se remarie ?" demanda Rose et je regardai Bella, intéressé par la réponse parce que mes sentiments sur Renée étaient encore incertains.
Bella souffla un rire, secoua la tête et replaça une mèche de cheveux derrière son oreille. Toutes ces choses me dirent qu'elle n'était pas exactement contente. "Ouais, c'était une conversation courte. Elle m'a dit de le féliciter et ensuite elle a voulu savoir si Edward et moi allions en Floride pour Thanksgiving," soupira-elle, rencontrant mon regard. "Je n'ai pas eu l'occasion de te le dire. Pardon."
Je souris, embrassant son front. "Pas de souci. Tu as été très occupée. Veux-tu y aller ?"
"Et to i?" répliqua-t-elle, son front se plissa.
Je haussai une épaule. Je n'avais pas beaucoup réfléchi aux vacances à venir. J'avais simplement supposé que nous serions avec Charlie, ce qui m'allait très bien. Si nous n'étions pas avec Charlie, je pense que tous les six ferions quelque chose ensemble mais rencontrer Renée, voyager en Floride... avait l'air intéressant. Fastidieux mais intéressant. Ce serait une bonne chose de le faire, de toute façon.
"Tu devrais y aller, Edward. Tu dois rencontrer Renée," gloussa Alice, roulant des yeux et se mettant debout. Elle offrit sa main à Jasper. "Allons- y. Plus vite nous dormirons, plus vite nous pourrons rentrer à la maison demain."
Rose et Emmett se levèrent aussi. Il y eut des au-revoir et des promesses pour se retrouver au petit-déjeuner le matin avant de tous repartir ensemble à Seattle. Au moment où Bella revint, après avoir verrouillé la porte d'entrée, j'avais retiré la couverture que j'utilisais sur le canapé.
"Vraiment, Sergent ?" demanda-t-elle avec un sourire malicieux, avant de me pousser vers le canapé, pour pouvoir grimper sur mes genoux. "Nous sommes seuls à la maison, tu sais ... "
Je souris, secouant la tête. "Tu as un petit lit à l'étage, ma douce."
"Et alors ?"
Je me mordis la lèvre pour me calmer mais je ne pus pas arrêter mes mains. Elles caressèrent et pressèrent, frottèrent et touchèrent partout où je le pouvais. Elle s'était mis un jeans, son cul était irrésistible. Lui donnant une légère tape, je la tirai de plus près, ses jambes à califourchon sur mes cuisses.
"Méchante, Isabella," ris-je gravement, me penchant en avant pour effleurer ses lèvres avec les miennes. "Et combien de garçons se sont faufilés en haut ?"
"Aucun."
Son visage était béat, sexy et un sentiment de manque pur me submergea, surtout quand ses yeux s'obscurcirent pour devenir tous noirs dans la pénombre du salon. Quelque chose remua profondément en moi quand elle dit qu'aucun gars n'était jamais monté. Un sentiment de possessivité courut à travers moi comme je n'en avais jamais ressenti auparavant. Je pensais que je voulais la prendre dans sa chambre d'enfance mais rien ne pouvait être comparé à ce que je ressentais maintenant que je savais qu'elle n'avait jamais considéré quelqu'un digne d'y être invité... avant maintenant.
"Putain, vraiment ?" demandai-je, d'une voix à peine audible.
"Mon père est flic, Edward. Penses-tu vraiment que j'allais exposer des garçons sans défense à cela ? Ils voulaient à peine sortir avec moi, encore moins venir chez moi pour rigoler," m'expliqua-t-elle, mais son amusement au vu de ma réaction était clairement apparent sur son visage.
Et cela fonctionna parfaitement pour elle.
Se penchant plus près, elle murmura doucement contre mes lèvres. "Oh, chéri, as-tu une idée de ce que j'ai pensé là-haut depuis notre rencontre ? Ce que tous tes e-mails et tes messages me faisaient quand je restais ici ?"
"Bella ..." haletai-je parce que je voulais vraiment lui donner cela. Tout ce qu'elle voulait. Glissant mes doigts de ses épaules à ses cheveux de chaque côté de sa tête, je demandai, "Est-ce que tu disais... mon prénom, mon amour ?"
"Seigneur, oui !" Elle respirait à peine puis elle saisit le col de ma chemise. Elle tira juste assez pour que les quelques premiers boutons s'ouvrent. "Plus d'une fois."
"Seigneur !" Je gémis, piégé entre l'envie d'honorer les souhaits de Charlie et de donner à Bella ce qu'elle voulait. Ma bite devint dure comme l'acier quand elle se pencha pour l'embrasser mon cou, ses dents grattant sur ma peau. "Et merde," grognai-je, me mettant debout avec elle et en montant les marches deux par deux, tout en gardant mes mains fermement posées sur son joli cul.
Le rire de Bella se perdit dans mon cou mais elle recula pour me regarder une fois que la porte de sa chambre fut claquée derrière nous. Soudain, je me sentis honoré et un peu nerveux de faire cela mais je la voulais tellement. Ça niait tout de son passé, j'avais été le seul qui l'avait revendiquée dans sa chambre et je capturai sa bouche pour me concentrer.
"Et à quoi pensais-tu ici, ma jolie ?" demandai-je finalement, la faisant rouler sur le dos au milieu du lit. Elle avait en quelque sorte déboutonné ma chemise avec succès, alors en haussant les épaules je réussis à l'enlever, la laisser tomber sur le sol. "Et ne me dis pas moi. J'ai envie... de détails, Isabella. "
"Je pensais à toi, te faufilant ici juste pour me faire l'amour, tout simplement parce que j'avais besoin de toi," dit-elle, et je m'arrêtais.
Je ne savais pas quelle réponse j'attendais - peut-être des fantasmes de moi passant par la fenêtre ou un truc comme ça…. mais sa réponse douce me fit l'embrasser.
Les vêtements tombèrent tous, sans cérémonie. Des baisers intenses et ensuite des lèvres traînèrent vers d'autres parties des corps. Et enfin, complètement nu, je mis mes coudes de chaque côté de sa tête, en regardant ma jolie fille alors que mes hanches se calèrent dans le berceau de ses cuisses.
"Dis-moi, Bella," lui dis-je laconiquement, mais elle savait ce que je voulais parce que sa réponse fut instantanée.
"Je t'aime," murmura-t-elle, saisissant mon visage et me tirant vers le bas pour un baiser. "J'ai besoin de toi..."
Je posai mon front sur le sien, laissant mes lèvres à peine frôler les siennes. "Toujours, ma douce, ma toute douce. Tu m'auras toujours," promis-je, glissant complètement à l'intérieur d'elle, j'étais chez moi.
