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170 – Edward
Seattle ... vendredi 24 décembre 2010 à 20 h 35
Je mis les deux tasses de chocolat chaud sur la table basse avant d'éteindre le téléviseur et mettre en marche le CD de musique de Noël que Bella m'avait demandé d'enregistrer sur le piano. Je ricanai, entendant mes propres erreurs mais ce ne serait pas quelque chose qu'elle décèlerait.
Passant une main nerveuse dans mes cheveux, j'entrai dans la bibliothèque et allai droit vers le vieux bureau de mon père. Je savais que j'étais sur le point d'avoir des ennuis mais je ne pouvais pas laisser passer notre premier Noël sans offrir quelque chose à ma belle, bien que nous ayons convenu que nous n'allions pas nous faire de cadeaux. C'est juste nous, fêter le fait d'être ensemble après une très longue année d'attente, de s'écrire des lettres, de nous languir d'être avec l'autre. J'ouvris le tiroir du bas et sortis un petit cadeau. Je m'étais dit que je pouvais attendre une autre fois pour le lui le donner ou peut-être pour la nouvelle année mais après avoir passé une telle incroyable soirée avec elle, je voulais le lui le donner. Et ça allait bien avec le fait que nous étions seuls pour les vacances de toute façon.
En marchant dans le salon, je souris. Il semblait que je n'avais pas été le seul à rompre notre accord. Posant mon cadeau emballé à côté de l'autre sur la table basse, je ris devant ma fille, qui était allongée sur le canapé enveloppée dans une couette. Tombant sur elle, je souris en la voyant regarder les deux cadeaux.
"Nous sommes tous les deux des menteurs, hein? " rit-elle, prenant mon visage entre ses mains.
"C'est bon d'avoir découvert ça aujourd'hui," lui dis-je, catégoriquement mais en plaisantant. "Je veux dire... ça nous donne quelque chose pour nos résolutions du Nouvel An. Sinon, ça sera bientôt des mensonges, des mensonges, rien que des mensonges tout le temps."
Bella rit, me poussant jusqu'à ce que nous soyons tous les deux assis. "Très bien, Pinocchio. Voyons voir, alors."
En levant un sourcil, je pris soudain son cadeau, déchirant le papier mais son rire me fit arrêter.
"Quoi ? Il y a un temps pour être un gentleman mais celui des cadeaux de Noël ne l'est pas !" expliquai-je, me délectant absolument de ce visage heureux qui était soudain nerveux. Je m'arrêtai, gardant le paquet sur mes genoux. "Qu'est-ce que c'est, ma douce ?"
"C'est juste... ce n'est pas grand-chose mais j'ai pensé que tu pourrais l'utiliser. Je veux dire... ça te ressemble," débita-t-elle, mordant nerveusement son ongle.
Je me penchai pour déposer un baiser sur son front tout ridé. "Cela pourrait être une boule de bowling que je l'aimerais, ma jolie."
Elle renifla, roulant des yeux et poussa le côté de ma jambe. "Ce n'est pas une boule de bowling, Edward."
"Je peux voir ça." Je ris, en me penchant vers son oreille. "Dieu merci. Je déteste bowling," murmurai-je.
Bella secoua simplement la tête, en regardant chacun de mes mouvements tandis que j'arrachai le papier d'emballage. A l'intérieur de la petite boîte était un petit carnet noir avec une bande élastique autour. Je l'ouvris et mes sourcils montèrent jusque dans mon cuir chevelu. C'était un journal de musique, rempli de pages vierges pour la composition. Sur la couverture en cuir, mes initiales - EAM – avaient été gravées sur une petite plaque, entourée par quelques notes de musique. C'était vraiment beau.
"Tu avais demandé un carnet de notes pour composer alors que tu étais à l'étranger," dit Bella doucement. "Et tu vas commencer l'université le mois prochain... J'ai pensé que peut-être... "
Prenant son menton, je forçai son regard nerveux vers le mien. "C'est absolument parfait, amour. Je vais l'utiliser tout le temps." J'embrassai doucement ses lèvres, appuyant mon front contre le sien. "Merci, Bella."
"La couverture se détache ainsi tu pourras mettre un autre carnet lorsque celui-là sera plein," ajouta-t-elle, ayant l'air beaucoup plus confiante et détendue maintenant.
Je l'embrassai à nouveau, me perdant en elle pour un instant, tout simplement parce que je le pouvais. Reculant, je tendis la main, posant mon cadeau pour elle dans son giron.
"Il semble que nous pensions de la même manière mais pendant que tu étais préoccupée par l'avenir, je suis allé dans le passé," lui dis-je avec un sourire.
Ma fille était plus soigneuse que moi quand il s'agissait de déballer son cadeau. Mais quand un livre fut révélé, ses doigts ouvrirent immédiatement la première page et elle sursauta.
"Est-ce ...? As-tu...?" bafouilla-t-elle, feuilletant plusieurs pages, seulement pour s'arrêter de temps en temps pour lire.
"Chaque lettre et e-mail que nous avons échangé jusqu'à ce que je rentre à la maison," murmurai-je, jetant un regard inquiet entre le livre et ses yeux maintenant pleins de larmes. "Je ne veux jamais les perdre."
La société que j'avais trouvée avait fait un travail incroyable, ils avaient utilisé des copies de notre propre écriture pour les premières lettres mais avait transcrit chaque e-mail dans une belle police. Ils avaient tout relié, en utilisant un papier parcheminé pour lui donner un air de classique.
"J'ai essayé d'attendre," radotai-je, en regardant par-dessus son épaule vers les pages, "mais je n'y suis pas arrivé."
Jamais mots plus vrais n'avaient été dits. En fait, je trouvais qu'il y avait beaucoup de choses pour lesquelles je ne pouvais pas attendre plus longtemps. C'était tout ce que je pouvais faire pour ne pas la supplier tout de suite de m'épouser. Mais je ne pensais pas que le moment soit venu. Je savais que je devais attendre, nous donner le temps de nous habituer à être ensemble quotidiennement mais putain, je le voulais.
Avec l'aménagement, le mariage de Charlie, le voyage pour les vacances, mon acceptation à l'Université de Washington et le calendrier scolaire de Bella, je devais encore trouver le bon moment. Mais il devenait de plus en plus difficile de ne pas juste lui demander d'être ma femme simplement. Ce qui me fit fermer la bouche c'était que je n'avais pas sa bague.
"Je suis heureuse que tu n'aies pas attendu," dit-elle, se tournant vers moi pour m'embrasser rapidement. "Edward, c'est vraiment incroyable. Et de les voir dos à dos ..."
"Je sais," dis-je avec un hochement de tête. "C'est comme regarder toute cette chose se produire." Balayant ses cheveux de son cou, je ris doucement contre sa peau. "Tu l'aimes, je suppose."
"Je l'aime ! Je l'adore ! Merci", roucoula-t-elle en fermant le livre, seulement pour l'ouvrir au début.
Bella peina à quitter les pages des yeux, même quand je nous bougeai sur le canapé pour qu'elle soit assise entre mes jambes.
Appuyant son dos contre ma poitrine, je lus par-dessus son épaule comme elle parcourait les premières lettres. Cette simple présentation toute simple, gentille et polie ramena les souvenirs de l'endroit où j'étais, comment elle m'avait fait me sentir.
Bonjour Sergent Masen ! Vous ne me connaissez pas. Mon nom est Bella Swan.
Mais si je n'entends plus jamais parler de vous, Mlle Swan, je comprendrais complètement… encore une fois merci. Sincèrement, Sergent Edward Anthony Masen
"Voleuse de cookies," dit Bella avec un petit rire, ce qui me fit sourire contre son épaule.
"Tu l'es toujours !" Je grognai en exagérant. "Il y en a qui n'arrivent jamais dans la boite…"
"C'est mon droit en tant que pâtissière, Edward," affirma-t-elle, en se penchant pour que je lui donne un baiser sur la joue.
Les conversations faciles du début pour faire un peu connaissance puis lentement l'échange de nos histoires, révélant nos amours passées, la mort de mes parents et enfin, les fameuses vingt questions - dont la dernière - avait tout changé. Les barrières avaient commencé à s'effilocher, le flirt avait commencé et il était foutrement évident que nous étions tombés amoureux l'un de l'autre à peu près au même moment. Et tout cela avait commencé à bouillonner quand je m'étais blessé.
"Putain, tout a changé ensuite," soupirai-je doucement en secouant la tête en voyant tous ces e-mails après la session SkYpe où nous nous étions tous les deux dit "Je t'aime" pour la première fois.
"Ouais," dit-elle, doucement et avec un léger signe de tête mais ensuite, elle renifla dans un rire sexy comme l'enfer. "Je ne peux pas croire que tu as fait mesurer ta bite par le doc... "
Je gémis à ce mot qui s'échappait de ses lèvres et au fait que j'avais été complètement comateux avec les antidouleurs pour permettre à quelqu'un de le faire. Mon front frappa son épaule comme elle riait beaucoup plus fort.
"Le doc a demandé, amour," grognai-je, en secouant la tête mais en gardant mon visage enfoui dans son cou. "Je venais juste de lire l'un de tes e-mails. J'étais complètement stone avec les médocs contre la douleur donc j'ai eu un grave problème à ce moment. Quand il a mentionné la réaction de mon corps, la demande est sortie de ma bouche avant que je puisse me retenir."
Elle referma le livre, le posa sur la table et se tourna afin que nous soyons estomac contre estomac. "Tu sais Sergent," ronronna-t-elle, les yeux plus sombres quand elle mit ses mains sur mes épaules, "nous ne pourrons pas montrer ce livre à nos enfants ou petits-enfants."
"Ou à quelqu'un d'autre, d'ailleurs," renchéris-je avec un petit rire, rangeant ses cheveux derrière son oreille avec une main tandis que l'autre passait sur mon T-shirt qu'elle portait et vers ses fesses qui étaient à peine couvertes par ce doux coton. "Nous n'étions pas exactement ..."
"Autorisé au moins de treize ans…" termina-t-elle avec un ricanement adorable et elle se mordit la lèvre inférieure. "Nous avons tout dit...tu sais."
"Hummm," soufflai-je contre ses lèvres. "C'est vrai. Mais nous ne sommes même pas arrivés au bout de tout..."
"Tellement vrai ..." chuchota-t-elle, frottant son corps contre ma bite maintenant, de plus en plus, en me faisant frissonner. "Mais celles que nous avons essayé était si bonnes... "
"Tu as toujours l'air vachement sexy dans mes t-shirts," lui dis-je, en la levant pour qu'elle puisse être à califourchon sur moi.
"Je ne veux pas entrer dans un ascenseur sauf si tu es avec moi," dit-elle avec un sourire sexy et un roulement lent de ses hanches pour me torturer.
"Avons-nous pris une douche toute seule ?" demandai-je, souriant en coin pendant qu'elle se penchait sur moi. Ses cheveux tombaient autour nous comme un rideau, une odeur propre, fleurie et une touche comme les biscuits qu'elle avait cuit plus tôt pour les amener chez Charlie.
"Non, si nous ne sommes pas obligés." Elle rit, passant ses doigts dans mes cheveux. "Et ne me parle pas de cette pièce," dit-elle, en agitant son doigt. "Y a-t-il un endroit dans cette maison, que nous n'ayons pas essayé ?"
"J'en doute," chantonnai-je contre ses lèvres, "mais je suis tout à fait prêt pour les répétitions. Tu sais, juste au cas où nous aurions raté quelque chose."
"C'est vrai."
"Mon Dieu, tu es si belle," soupirai-je, passant mon doigt le long de sa joue, en me délectant de son visage doux, malin et plein de désir. Cette putain de combinaison, était absolument à couper le souffle.
Ses paupières était lourdes mais son sourire chaud et plein de désir. Son corps se moula au mien alors qu'elle se penchait pour m'embrasser. Mes mains bougèrent jusqu'à ses cuisses, ses fesses et sous son t-shirt.
"J'aime tes mains sur moi," murmura-t-elle contre mes lèvres, seulement pour se détacher assez longtemps pour que je puisse enlever son t-shirt et le jeter sur le sol du salon.
Mes mains ne s'arrêtèrent pas. Elles continuèrent simplement à toucher chaque centimètre d'elle. Je tenais ses seins dans mes mains, mes pouces effleurant ses mamelons pointus, juste pour entendre le gémissement doux qu'elle laissait toujours échapper. Le bout de mes doigts se balada le long de sa colonne vertébrale puis je passai sous la ceinture de la culotte rouge et vert clair qu'elle portait.
Croisant mes jambes derrière elle, je murmurai, "Allonge-toi."
Je tirai sur ses jambes de sorte que ses pieds soient sur ma poitrine. Saisissant ses sous-vêtements, je les tirai vers le bas ce qui me laissa avec la meilleure vue de son centre chaud et humide posé sur ma poitrine nue.
"Regarde comme tu es mouillée, amour," ronronnai-je, taquinant l'intérieur de ses cuisses avec un seul doigt. Je mordis ma lèvre inférieure, essayant putain de mon mieux de ne pas la dévorer vivante mais je n'étais pas sûr de réussir à me restreindre. "Comment ça se fait ?"
"Tes lettres, Edward," haleta-t-elle, sa tête retombant tandis que mon doigt glissait juste à l'intérieur d'elle. Je pouvais sentir ses cheveux longs et doux chatouiller mes pieds. "Les choses que tu m'as dites... je me retrouvais dans cet état à chaque fois."
Je souris, embrassant ses chevilles. Ses cuisses commencèrent à se serrer et ses hanches à se soulever mais je l'arrêtais. "Euh euh, douce fille. Ouvre-toi pour moi. Je veux voir mes doigts être à l'intérieur de toi."
Elle écarta ses jambes et la chaleur et l'humidité enveloppèrent mon doigt quand je le glissai à l'intérieur d'elle, me faisant siffler plein de jurons. Mon pouce trouva son clitoris, l'encerclant, appliquant juste assez de pression pour faire que ses parois se contractent.
Le corps de Bella ondula dans une vague glorieuse. "Plus, bébé, s'il te plaît."
"Combien, Isabella ?" demandai-je, mordant son mollet. "Combien de doigts dois-je utiliser? "
"Humm ... Ah, putain," haleta-t-elle quand j'ajoutai un deuxième doigt à l'intérieur d'elle.
"Combien, amour ?"
"Tr-Trois," répondit-elle finalement, d'une voix rauque.
"C'est vrai, trois. Regarde-moi, bébé," ordonnai-je. "Regarde-moi te faire venir..."
Son front était brillant de sueur quand elle se redressa mais elle pantela quand j'enlevai mes doigts et les léchai, seulement pour les glisser à l'intérieur d'elle à nouveau - cette fois, avec un troisième doigt. Merde, elle était si humide, si chaude et très très proche alors qu'elle regardait ce que ma main lui faisait, le bruit éclipsant presque la musique qui jouait en arrière-plan.
Utilisant mon autre main, j'écartai ses cuisses, trouvant son clitoris gonflé et si sensible. Avec des cercles lents, je le taquinai, l'effleurant puis enfin appliquant suffisamment de pression pour sentir son paroxysme atteindre presque son point de rupture.
"Oh, ma douce. Allez viens pour moi," la priai-je parce que je devais être à l'intérieur d'elle bientôt.
La regarder, la sentir, la goûter me rendait fou. J'étais tellement dur que c'en était douloureux.
Elle était trop belle, trop sensible à mon toucher pour son propre bien. Elle était l'incarnation du sexe et de la sensualité.
Ses parois se contractèrent plus fort. Sa tête retomba en arrière tandis que mon prénom remplit la pièce. Mais ce fut le soulèvement de ses hanches, ses pieds me repoussant et la prise fragile de ses mains sur ses cuisses qui me fit sourire triomphalement. Tout son corps était pris de spasmes et ses doigts saisirent mes poignets pour enlever mes mains. Quand elle se redressa, je pouvais sentir son jus contre la peau de mon estomac.
"Mets tes jambes vers le bas, bébé," dit-elle, tirant sur mon boxer.
Avec des mouvements rapides, nous nous déplaçâmes jusqu'à ce que je sois sur elle parce que je ne pouvais pas attendre plus longtemps. Les yeux fixés sur elle, je soulevai l'une de ses jambes entre nous, je savais que je n'allais pas pouvoir attendre très longtemps sans lui demander d'être à moi de toutes les façons, d'être ma femme. Je pensais que je pouvais attendre mais j'avais foutrement tort. Je l'aimais trop, j'avais trop besoin d'elle pour remettre cela à plus tard.
Mais pour l'instant, tout ce que je pus articuler fut, "Joyeux Noël, ma douce. Je t'aime."
