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171 – Bella

Mardi… 28 décembre 2010 à 13 h 02

"Tu es bien sûre d'avoir tout ce dont nous avons besoin ?" demanda Edward pour la deuxième fois depuis que nous avions quitté la maison.

Je ris, en rentrant sur le parking du refuge pour animaux. Je me garai près de la porte et me tournai sur mon siège pour lui faire face. "Chéri, nous avons vérifié et déballé tous les jouets. Le bac à litière est rempli et dans la buanderie, la nourriture et les bols pour l'eau sont au coin de la cuisine et tu as un nouveau collier, d'accord ?"

Il hocha la tête en rigolant. "Désolé. Je veux juste que tout soit parfait."

Il était si gentil, comme un petit garçon qui allait avoir son premier animal.

En me penchant je l'embrassai puis je pris son visage en coupe. "Ça le sera. Ne t'inquiète pas autant. Allons choisir un chaton."

A la minute où nous entrâmes dans le refuge mon cœur se serra. Je pouvais entendre les chiens aboyer à l'arrière et d'un côté de la plus grande pièce les chats miaulaient. Des cris aigus provenaient de l'autre pièce, c'était sans aucun doute ceux des chatons et des chiots vers laquelle nous allions.

"Bonjour," dit la dame âgée derrière le comptoir pour nous saluer. "Puis-je vous aider ?"

Je pris la main d'Edward et le guidai jusqu'au comptoir. "Nous aimerions voir les chatons."

"Bien sûr," sourit-elle, C'est tout droit. Vous pouvez regarder autant qu'il vous plaira et si vous ne ne voyez rien qui vous plaise je peux vous amener voir les chats adultes."

"Merci," dit Edward, en lui faisant ce sourire qui faisait accélérer mon cœur à chaque fois.

Quand la porte de la petite pièce se referma derrière nous, le bruit des autres s'affaiblit. La plupart des animaux dans cette pièce était tranquille, dormant ou mangeant dans le petit plat qu'ils avaient dans leur cage. D'autres étaient assis là, derrière la porte de leur cage, regardant dans la pièce et leurs yeux se tournèrent vers nous quand nous nous approchâmes.

"Il y en a beaucoup," soufflai-je, en ravalant la boule dans ma gorge.

Je pouvais voir quatre cages avec plusieurs chiots et trois cages avec des chatons. Dans l'une des cages la mère faisaient téter ses petits qui devaient avoir une quinzaine de jours. Ils n'étaient pas de race bien déterminée. A côté il y avait une cage avec deux chiots qui semblaient être prêts à aller rejoindre la section des adultes. La troisième cage contenait manifestement des bulldogs. Ils étaient si ridés et si laids qu'ils en étaient mignons.

Dans la dernière cage les chiots ne semblaient guère plus âgés que dans la première, la carte dans le coin inférieur gauche de la cage mentionnait qu'ils avaient six semaines. C'était les plus mignons que j'avais jamais vus, une douce fourrure soyeuse noire, une tête adorable et l'expression la plus triste possible. Ils étaient enroulés les uns autour des autres mais l'un était tout seul dans un coin. Sa tête posée sur ses pattes avant, l'une était blanche et correspondait à la pointe blanche de son museau. Je mis mon doigt à travers la cage pour caresser sa tête douce en sentant mon cœur se briser quand il se frotta contre mon doigt avant de se dérober.

Je lui jetai un dernier regard triste et me tournai vers Edward qui regardait les chatons.

"Tu en trouves un ?" demandai-je en glissant mon bras sous le sien.

Edward hocha la tête vers l'une des cages où un chaton était seul, assis miaulant doucement. Sur la carte on pouvait lire : Femelle, six semaines poils longs.

"Je vais demander à ce qu'on nous la sorte," murmurai-je en serrant son bras.

ooo

"Attends !" dit Edward au chaton en posant soigneusement la boite de transport sur le siège arrière, en attachant la ceinture de sécurité autour. Le chaton miaula pitoyablement parce qu'Edward avait secoué la boite. "Chut Cookie ça va aller, tu seras très bien."

Je me retournai dans mon siège. "Cookie ?" demandai-je en levant un sourcil et je ne pus m'empêcher de rire.

Il haussa les épaules. "Ça me semble très approprié."

En regardant son visage adorable, les joues teintées de rose d'embarras et un sourire enfantin, je souris et acquiesçai "J'aime ça."

Le rose disparut et le sourire de petit garçon se transforma en ce sourire en coin alors qu'il fermait la portière, faisant le tour pour s'installer dans le siège du conducteur. Avant de rentrer dans la voiture il dit. "Oh ! Je reviens de suite. J'ai oublié les papiers."

Pendant qu'il était là-bas, je me tournai pour voir le chat et essayai de le calmer en lui parlant doucement. Il allait et venait devant la porte de la boite et je ne pus m'empêcher de rire. Edward avait été si mignon quand la femme était venue pour le sortir de sa cage.

"D'accord," avait-elle dit en entrant. "C'est celui-là qui vous intéresse, hein?" Edward hocha la tête et elle sourit. "Elle était pleine de puces et de gale quand on l'a amenée ici, elle a été traitée avant de pouvoir être adoptée. Nous l'avons mise là la semaine dernière. Pour une raison quelconque les gens préfèrent les mâles. Vous êtes les seuls à l'avoir demandée, ce qui est une honte car elle très jolie, pas vrai ?"

Edward prit le chaton des mains de la dame. "Aïe ! Attention à tes griffes ma petite," dit-il gentiment.

Le chaton commença à grimper sur la manche du sweat d'Edward mais à notre grande surprise, elle s'installa sur son épaule en enfonçant ses griffes dans le tissu et en commençant à ronronner. Sa tête était juste contre son oreille et il sourit.

"Ça chatouille." Il me regarda. "Qu'en penses-tu ?"

Je ris doucement. "Je pense qu'elle t'a choisi."

Il fit un autre sourire éclatant et se tourna vers la dame. "Nous la prenons."

Cinq minutes plus tard, Edward ouvrit la portière et grimpa en agitant les papiers, en me sortant de mes pensées. "Désolé, je voulais qu'elle me conseille un bon vétérinaire mais elle était au téléphone et j'ai dû attendre."

En haussant les épaules je me remis dans le bon sens. Je m'étais tournée pour voir le chaton qui miaulait fort encore. "C'est bon, Cookie m'a tenu compagnie."

Edward sourit. "Bon, rentrons à la maison alors !"

Je jetai un dernier coup d'œil au refuge pendant que nous nous éloignions. Je ne savais pas si tous les chiens et les chats seraient adoptés et dans de bonnes maisons mais mon cœur se brisait pour le pauvre chiot qui avait semblé si seul au fond de sa cage avec ses frères et sœurs.