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172 – Edward

Seattle ... Mercredi 29 décembre 2010 à 11 h 24

"Tu la gâtes trop, Edward," entendis-je de la porte de la cuisine. "Tu la laisses faire n'importe quoi."

Je souris et finis de verser la nourriture de Cookie dans son bol, pendant tout ce temps le petit monstre essayait de grimper sur ma jambe. Quand le chaton atteignit ma poche il commença à creuser dedans, je ris. "On se sent comme être agressé par le plus petit criminel de monde !"

Bella rit en la prenant puis la posa par terre avec son bol, où nous l'oubliâmes vite.

"Embrasse-moi, Sergent," ordonna-t-elle. "Les filles ne devraient pas tarder."

"Pendant combien de temps allez-vous partir ?" demandai-je, me délectant de la vue devant moi - jeans serré, un chandail moulant, juste un soupçon de décolleté. "Mmm, tu as l'air délicieuse ..." lui dis-je d'une voix rauque, léchant mes lèvres puis la posant sur le comptoir pour pouvoir me mettre entre ses jambes.

"Tout comme toi," dit-elle en riant, laissant traîner un doigt au milieu de ma poitrine nue, seulement pour harceler le haut de mon jean. "Peut-être que je devrais rester à la maison... "

La panique me submergea mais je fis de mon mieux pour le cacher. J'aurai bien aimé la prendre juste là, sur le comptoir de la cuisine... encore une fois mais j'avais absolument besoin qu'elle quitte la maison. Aujourd'hui était un grand jour. Enorme.

"Tu vas les décevoir," murmurai-je, me penchant pour la distraire, en embrassant le côté de son cou.

Ses ongles grattèrent légèrement entre mes omoplates, le long de mon dos vers le bord de mon jean, ce qui me fit rouler des yeux de nouveau dans ma tête. Putain, elle était bonne.

"Elles survivront," rit-elle.

Je reculai pour la regarder, faisant un sourire satisfait au regard sombre et effronté dans ses yeux. "Allez, amour." Je ris mais à l'intérieur la panique me saisit plus fort. "Je rattraperai ça quand tu reviendras à la maison. Je te le promets."

"Oh oui, comment ? " marmonna-t-elle, en pressant ses lèvres sur les miennes.

"Eh bien, Isabella, tu sais que je ne peux pas divulguer tous mes secrets…" chantonnai-je, mordillant sa lèvre inférieure.

Merde, la moue. Tête inclinée, regard super sexy par dessous de longs cils et délicieuse lèvre inférieure – la plupart du temps tout cela causait ma perte. Mais elle ne gagnerait pas, pas cette fois parce que vraiment, j'avais vraiment besoin qu'elle soit hors de la maison.

Je soupirai mais je lui souris. "Cela ne marchera pas. Allez, oust."

Et sainte merde, merci pour Alice qui fit irruption par la porte d'entrée. "Bella, es-tu prête ?"

"Oui !" Bella se mit à rire, m'embrassant une dernière fois avant de glisser gracieusement du comptoir. "Je t'aime. Et je n'oublie pas ta promesse, Sergent."

"Oui, madame. Je t'aime, aussi," ris-je mais dès que les filles furent à la porte, mes coudes frappèrent le comptoir de la cuisine. "Merde, on n'était pas loin," gémis-je, tirant sur mes cheveux alors que mon front tapa contre le plan de travail avec un bruit sourd.

Mon téléphone sonna dans ma poche et je le sortis pour voir que c'était Jasper. "Hey, elles sont parties," répondis-je sans préambule.

"Bon, on s'en occupe. Rendez-vous chez toi dans une heure."

"Compris," soupirai-je, terminant l'appel et me dirigeant vers la chambre pour prendre une chemise. J'avais une tonne de choses à faire en une heure.

ooo

"Ah, Mr Masen !" m'accueillit la femme au refuge. "Tout est prêt pour vous. Je vais juste aller à l'arrière et le prendre."

"Merci," lui dis-je en souriant, en même temps que je passai une main dans mes cheveux.

Elle revint tout de suite avec une petite boule de fourrure noire dans ses bras. Il était difficile de dire où était la tête et où était la queue, jusqu'à ce que de grands yeux sombres me regardent quand elle me le donna.

"Hé là, petit gars," murmurai-je, le lui prenant alors qu'elle finissait toute la paperasse. Un éclair de rose jaillit, donnant un coup de langue à mon nez. On doit vraiment l'aimer malgré son haleine de chiot. Je ris, frottant sa tête et prêtant attention à la femme derrière le comptoir.

"Il est prêt à partir... baigné, traité contre les puces et il a eu ses premiers vaccins. Mais vous aurez besoin de revenir ici quand il sera temps de le castrer," dit-elle en riant quand je tressaillis à ses mots. "Il ne sentira rien, je le promets !" Elle rit à mon regard peiné.

Après quelques instructions, plusieurs documents signés et ma carte de crédit utilisée, je chargeai le petit gars dans ma voiture, content d'avoir pensé à amener le panier de transport. Ce n'était pas le moment d'avoir un accident. De plus, ma Volvo avait seulement quelques mois.

"Je ne sais pas comment elle va t'appeler, mon petit gars mais rentrons à la maison, d'accord ?" demandai-je et je fus récompensé par l'inclinaison de sa tête et sa petite langue rose qui sortit quand il haleta.

ooo

"Tout est prêt, Sergent," dit Emmett, passant sa tête dans la bibliothèque. "Bien, je pense que le chat est déjà en train de chercher un moyen de disparaître."

Ça me fit rire, je levai les yeux vers l'horloge et passai une main dans mes cheveux.

"Merde, Ed, tu es en sueur comme une prostituée dans une église…" rit Jasper, en me donnant une tape sur mon épaule. "Détends-toi... putain tout est parfait. Il n'y a pas moyen que Bells dise autre chose que oui."

Nos téléphones bipèrent et je levai la tête.

"Elles sont sur le chemin de retour," avertit Jasper.

"Ce qui signifie que nous allons filer d'ici," dit Emmett en riant. "Tout ira bien, mec. Ne t'en fais pas. Laisse le collier tout lui dire."

"C'est génial, soit dit en passant," cria Jasper avant que la porte d'entrée ne claque.

Je soufflai un rire nerveux, secouai ma tête et décidai de jouer quelque chose, n'importe quoi, pour me détendre. Un mouvement au coin de l'œil attira mon attention et je levai les yeux pour voir Cookie et le nouveau chiot se rouler dans un match de catch.

Elle l'épingla puis couina quand les dents de chiot attrapèrent sa patte arrière.

Le fait qu'ils étaient tous les deux dans la bibliothèque avec moi ne pouvait être plus parfait, surtout quand j'entendis la voiture pleine de femme dans l'allée. L'ouverture de la porte d'entrée commença à faire trembler mes mains ce qui fit un son discordant mais je recommençai. Du coup la bataille au sol s'arrêta aussi.

"Hey, chéri !?" dit Bella, mais son souffle se coupa.

Je ne pus pas m'empêcher de rire quand elle se mit à genoux devant le petit gars. Il était certainement plus heureux de la voir elle que moi tout à l'heure. Je ne pouvais pas lui reprocher.

"Edward, qu'as-tu fait ?" demanda-t-elle, ramassant le petit gars.

"Je t'avais promis une surprise," lui dis-je, en attendant parce qu'elle avait déjà attrapé son collier. J'avais fait en sorte qu'il soit assez grand pour qu'elle puisse le voir car il ne resterait pas sur le petit gars une fois qu'elle lui aurait trouvé un nom.

Je sus quand finalement elle comprit car de grands yeux bruns larmoyants regardèrent vers moi, elle tourna le collier vers moi comme pour me demander c'était bien réel.

Dans le médaillon en forme de cœur était gravé, Veux-tu nous épouser ?

Me mettant sur un genou devant elle, j'ouvris la petite boîte de velours noir qui avait pesé lourdement dans ma poche pendant des semaines et je lui demandai simplement : "Alors, tu veux?"