Note de l'auteur : J'avoue que je ne maîtrise pas grand chose en japonais. Donc pour l'orthographe de certains termes et surtout les suffixes attachés aux noms dans mes dialogues, j'espère ne pas trop avoir fait de boulette !
Trêve de blabla ! C'est parti pour un nouveau chapitre !
Chapitre 3.
Asagi était comme hypnotisée. Il faisait bien une tête de plus qu'elle, ce qui le rendait encore plus impressionnant. Mais elle ne se sentait pas menacée pour autant. Au contraire, il émanait de lui une assurance qui l'apaisa aussitôt après ce combat. C'était un sentiment nouveau pour Asagi. D'habitude c'est elle qui avait cet effet apaisant sur les autres, mais elle devait bien admettre que ce sentiment n'était pas désagréable. Elle prit le temps de détailler les traits de son visage, maintenant qu'il la regardait. Elle vit ses yeux bruns faire de même et lorsqu'elle se sentit finalement gênée, elle détourna le regard. Ne rougit pas, ne rougit pas, se répéta-t-elle.
- Komorebi-sensei !
- Kairyuu-senpai ?
Il ne répondit pas tout de suite. Puis après avoir poussé un long soupir, il reprit :
- Vous avez montré là un bon exemple de ce que doit être un shinigami au combat. Mais cela n'excuse pas l'attitude de vos étudiants durant la remise des diplômes ! s'emporta-t-il. J'espère que leur punition sera exemplaire.
- Haï Kairyuu-senpai... répondit Asagi en se retenant de sourire.
Elle ne savait pas trop quoi en penser. D'un côté il la félicitait et d'un autre côté il lui rappelait l'incident de tout à l'heure comme si c'était sa faute. Asagi s'en mordit la lèvre, mais intérieurement elle jubilait encore d'avoir battu Kazan.
- De plus, j'espère que ces querelles entre enseignants ne se reproduiront pas. Il est hors de question que cela devienne une habitude.
Asagi leva discrètement les yeux au ciel.
- Bien sûr, Kairyuu-senpai, répondit-elle tout de même avec un sourire.
Sauf si cet abruti me provoque encore une fois, ajouta-t-elle intérieurement.
Ses pensées revinrent vers ses étudiants lorsqu'ils la félicitèrent à nouveau. Elle était en pleine conversation avec l'un d'eux quand elle sentit un reiatsu hostile arriver par derrière. Elle se retourna immédiatement tout en faisant barrage avec son corps pour protéger ses étudiants. D'instinct elle avait mis la main sur son zanpakuto mais n'avait pas eu le temps de bloquer l'attaque. Toutefois, le sabre pointée sur elle ne la touchait pas, il était simplement figé à quelques centimètres d'elle.
Passé le moment de la surprise, elle prit enfin conscience de la situation. Le sabre était celui de Kazan. Ce dernier, à bout de souffle, se tenait face à elle les yeux exorbités. Et s'il ne la touchait pas c'est parce que son poignet était tenu fermement par le capitaine.
- Quel exemple terrible pour vos étudiants Kazan-sensei, dit-il. De plus, vous ne devriez pas aggraver vos blessures.
Elle vit Kazan faire une grimace de douleur. Le capitaine était en train de lui broyer le poignet. Kazan recula en lâchant son zanpakuto. Il se tenait le poignet à présent.
- Kazan-sensei ! Veuillez ramasser votre zanpakuto et regagnez l'infirmerie !
Asagi se retourna vers son supérieur. Il était fou de rage. Elle pouvait sentir son reiatsu s'agiter. Mais il reprit son calme.
- Tout de suite, ajouta-t-il d'une voix autoritaire.
C'est la première fois qu'Asagi le voyait comme ça. Il était furieux qu'un de ses enseignants ait eu à faire intervenir un capitaine, en plus d'attaquer une de ses collègues. Heureusement pour lui, Kazan ne le défia pas et se dirigea de lui-même vers l'infirmerie après avoir ramasser son zanpakuto. Asagi le suivit du regard comme la plupart des autres.
- Est-ce que ça va ?
Elle commençait à être suffisamment familière avec ce timbre de voix pour le reconnaître.
- Haï. Merci capitaine, dit-elle en bredouillant et en levant la tête vers lui.
Bon sang... Plus ça va, plus j'ai du mal à garder la tête froide quand il est à côté. Elle tourna la tête pour ne pas se trahir.
- Kensei Muguruma, annonça-t-il.
Asagi le regarda d'un air étonné. Elle se reprit rapidement.
- Asagi Komorebi, enchantée, dit-elle en s'inclinant.
Elle le vit faire de même. Ce qui réussit à la gêner, une fois de plus. Merde... Pourquoi faut-il que je me sente rougir comme une collégienne ?
- Alors comme ça il t'intimide ?
- T'en mêle pas Shirotaka !
- Allé, avoue !
- Baka ! C'est pas le moment ! s'énerva-t-elle.
Elle entendit son zanpakuto rire mais il ne répondit rien de plus. Elle fût ramener par des claquements de mains.
- Bien tout le monde, annonça le directeur d'une voix claire, vous pouvez retourner au buffet. Il n'y aura pas plus d'animation aujourd'hui.
- À vrai dire j'aurais aimé défier Komorebi-sensei, dit Kensei sans la quitter des yeux.
Asagi resta figée.Quoi ?!
- Capitaine Muguruma ?! s'exclama le directeur.
- Pardonnez moi, Kairyuu-sama, mais j'aimerais voir par moi-même si l'enseignement dispensé dans cette école est suffisant pour former les futurs shinigamis.
- Dans ce cas là, affrontez un autre enseignant. Komorebi-sensei a besoin de se reposer.
- En fait, j'ai moi aussi quelques doutes sur l'utilité du kidô en combat, dit-il avec un sourire en coin.
Asagi en resta bouche bée. Elle savait qu'il disait ça pour justifier le combat mais elle n'en fût pas moins vexée.
-Si tu veux un combat tu ne vas pas être déçue.
- Toi, dès qu'on te défie, il y a du répondant hein ?
- Haï...
Kairyuu poussa un soupir.
- Komorebi-sensei, qu'en dites vous ?
Elle regarda son supérieur et ce Kensei à tour de rôle. Elle s'arrêta sur le capitaine.
- J'accepte le défi, dit-elle d'un air résolu.
Sur ce, elle se retourna pour se placer à nouveau au bout de l'arène. Tout en marchant, elle dégaina son zanpakuto et relâcha consciemment un peu de reiatsu. Elle entendit derrière elle le capitaine rire et appeler son lieutenant.
Contrairement à son combat contre Kazan, elle prit la décision de libérer son zanpakuto dès le début.
- Maiorire, Shirotaka, appela-t-elle.
Elle vit son adversaire hausser un sourcil. Son shikai faisait toujours le même effet. Contrairement à la plupart des shikai, le sien ressemblait à une jitte mais la garde comportait deux kagi au lieu d'un seul. En soit, son shikai n'avait donc pas de lame. C'est ce qui étonnait ses adversaires, elle le savait et savait aussi le tourner à son avantage. Mais cette fois, elle fût elle aussi étonnée lorsque le capitaine libéra à son tour son zanpakuto.
- Futtobase, Tachikaze.
Asagi fronça les sourcils. Pour un capitaine, avoir un shikai si petit c'était surprenant et intriguant.
- Tu ferais bien de rester sur tes gardes, lui dit son zanpakuto.
- Haï.
Il fit un hochement de tête en direction de son lieutenant pour lui dire qu'il était prêt. Ce dernier se tourna alors vers elle pour lui demander si elle était prête elle aussi. Elle hocha la tête à son tour et le lieutenant fit démarrer le duel.
Asagi ne perdit pas de temps, elle comptait utiliser l'élément de surprise contre lui. Après tout, elle aurait peu d'avantages à l'affronter directement étant donné son niveau de zanjutsu face à un capitaine du Gotei 13.
- Hadô no 4: Byakurai.
La boule d'énergie jaillit de sa main gauche. Il l'esquiva facilement. Mais l'impact fournit un nuage de poussière qui lui bloqua la vue. C'était là bien l'intention d'Asagi qui en profita pour l'attaquer d'en haut. Il bloqua l'attaque avec son zanpakuto ce qui mit son flanc à découvert. Asagi ne se fit pas prier.
- Hadô no 11: Tsuzuri.
Elle l'entendit jurer mais il esquiva à nouveau et s'éloigna en shunpo. Ils se firent face un moment.
- Il a de bons de réflexe, admit Shirotaka.
- J'en attendais pas moins d'un capitaine. Je crois que j'aurais même été déçu s'il s'était fait toucher par ça.
Son zanpakuto souria.
De retour dans l'arène, elle vit que son adversaire lui aussi souriait. Qu'est-ce qu'il prépare...
Il disparut d'un coup. Asagi redressa son zanpakuto pour bloquer l'attaque qu'elle sentait venir. Il apparut sur sa droite. Trop rapide pour esquiver, elle dut bloquer l'attaque avec son zanpakuto et voulu riposter avec un sort de kidô de la main gauche. Mais il avait deviné sa réaction, c'est pourquoi il lui lança un coup de pied. Elle dut bloquer ce qui l'empêcha de jeter son sort. Elle se dégagea tout de suite après. Il souriait à nouveau.
- Il t'a bien eu sur ce coup...
Elle ne répondit pas. Cette fois ça devenait sérieux. Tout en réfléchissant à une stratégie, elle se machouilla distraitement la lèvre inférieure.
- Si j'arrive à me rapprocher suffisamment...
- Tu penses à un bakudô ?
- Oui.
- N'oublie pas qu'il est rapide.
- Je sais oui...
- Ce qui nous amène à la même chose que tout à l'heure, une diversion.
- Oui...
Elle leva la main en direction du directeur.
- Kairyuu-senpai ? Pourriez-vous faire reculer les étudiants ?
Alors ça y est elle devient sérieuse ? Kensei se remit en position de garde, son zanpakuto à la main et le buste de profil. Pour avoir fait reculer les étudiants c'est qu'elle préparait quelque chose de plus fort. Lorsqu'elle reporta son attention sur lui, il vit qu'elle avait changé de posture. Elle aussi de profil, elle avait son zanpakuto pointé vers le bas. Elle ferma les yeux. C'est à ce moment qu'il vit ses lèvres bouger.
- Hadô no 33: Sokatsui !
Il réussit à esquiver et se prépara à l'attaquer.
- Hadô no 32: Okasen !
Il esquiva l'arc lumineux et fit un autre pas de shunpo pour se rapprocher d'elle. Et au moment où il allait frapper avec son zanpakuto, elle pointa le sien vers lui.
- Saï !
Kensei écarquilla les yeux. Merde !
Avec un pas de shunpo il réussit à éviter l'attaque non sans avoir abîmer le bas de son haori. En relevant la tête il vit la jeune femme lui sourire. Alors c'est ça son shikai ? Intéressant. Mais ça va être chiant cette histoire je sens...
Se remettant en garde il concentra un peu de reiatsu dans la lame de son zanpakuto puis le lança contre Asagi.
Elle contra l'attaque avec un bakudô de niveau 30 qui fit apparaître un mur. Kensei ne perdit pas de temps et l'attaqua par en haut.
- Bakudô no 8: Seki !
Kensei fût repousser mais pas suffisamment loin car il revint avec une nouvelle attaque.
- Saï !
Oh mais putain ! Même avec les bakudô ? Encore repoussé il n'eut pas le temps de l'attaquer à nouveau car cette fois ce fût elle qui prit l'initiative de l'assaut.
- Hadô no 33: Sokatsui !
Il fit juste un pas sur le côté pour esquiver le rayon d'énergie et une fois son reiatsu concentré dans sa lame il lança un coup de poing pour libérer son attaque.
Il la vit écarquiller les yeux, avant qu'elle ne fasse un pas en shunpo qui la ramena à son point de départ sur le terrain. Elle parut choquée de voir sa manche gauche abîmée, ce qui valut à Kensei un regard accusateur. Il lui répondit avec un sourire et un haussement d'épaules innocent.
Ça fait un partout ma belle il est temps d'en finir. Quelque part il était déçu car il s'amusait vraiment. Ça n'avait rien d'un duel de force mais plutôt d'un combat où chacun montrait sa maîtrise. Et il devait bien l'avouer, la shinigami en face de lui était douée.
Maintenant qu'il la voyait en pleine action, il se dit qu'elle n'avait rien à envier à personne. En tant que femme, elle était simplement magnifique, en tant que shinigami elle était puissante et en tant que prof elle était appréciée de ses élèves. Ça il le devinait facilement avec tous les encouragements qu'elle recevait depuis le début du combat.
Combat qu'il reprit en lançant une attaque de type vent grâce à son zanpakuto. Il vit son attaque déviée par un kidô offensif :
- Hadô no 58: Tenran !
Malin... reconnut-il.
- Bakudô no 21: Senkienton !
Elle disparut dans le nuage de fumée rouge qui apparut.
Vraiment malin. Maintenant qu'elle s'était camouflée dans la fumée il ne pouvait pas voir ce qu'elle préparait.
Un sort de hadô pour dévier une attaque, et maintenant un kidô de défense pour tromper l'adversaire alors qu'il est à l'origine utilisé pour fuir. Elle montrait une véritable maîtrise de sa discipline.
Kensei ne pouvait pas attaquer au hasard, il se contenta d'attendre. Elle arriva d'en haut. Ils échangèrent quelques coups avec leur zanpakuto jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment repoussée.
- Saï !
Elle étonna Kensei encore une fois car ce ne fut pas Senkienton qu'elle lança mais Sokatsui. Il l'évita in extremis mais elle ne lui laissa pas le temps de s'en remettre.
Encore une fois ils échangèrent des coups au corps à corps jusqu'à ce que Kensei l'immobilise contre lui avec une clé de bras. Je la tiens !
Son enthousiasme fut vite refroidit lorsqu'elle lui écrasa le pied et lui mit un coup de coude. Il n'eut pas d'autres choix que de la lâcher. Elle retourna dans le nuage de fumée toujours présent sur le terrain. De là, elle lança un nouveau Sokatsui grâce à son zanpakuto. Kensei le dévia et se fut à son tour de la surprendre.
- Hadô no 58: Tenran !
La tornade lancée dissipa le nuage. Une fois qu'il l'aperçut il lança un coup de vent puissant grâce à Tachikaze. Cependant, face à son sort de kidô précédent elle était restée figée.
Esquive ! Quand il comprit qu'elle se prendrait sa deuxième attaque de plein fouet, il fit un pas de shunpo et la plaqua au sol.
Asagi eut le souffle coupé par le choc. Pris dans leur élan, elle et Kensei avaient heurté méchamment le sol.
Elle n'avait pas pensé un seul instant que le capitaine aurait pu lancer un tel sort de kidô, sans incantation !
À présent couchée au sol, elle tentait de reprendre ses esprits. Elle avait mal au côté gauche, le côté où elle s'était réceptionnée.
- Est-ce que ça va ?
Encore sonnée elle cligna des yeux plusieurs fois et tourna la tête vers la voix. Voix qui appartenait au capitaine qui venait d'apparaître dans son champs de vision.
- Je crois oui, souffla-t-elle.
Il lui tendit la main pour l'aider à se relever. Elle l'a saisie et c'est à ce moment qu'elle s'aperçut que son bras gauche ne bougeait plus. Une fois sur ses pieds, la douleur fut encore plus vive, surtout à son épaule. Par réflexe, elle vint soutenir son bras gauche avec l'autre. À ses côtés elle vit le capitaine l'interroger du regard.
- Je crois que j'ai l'épaule déboîtée, grimaça-t-elle.
Elle le vit s'alarmer puis regarder son épaule. Il reprit rapidement son assurance et, sans prévenir il lui attrapa le bras puis son épaule et... Crac !
D'instinct Asagi pivota vers lui, s'accrocha à son haori avec la main droite. Le temps de digérer l'info, elle s'aperçut qu'elle n'avait plus vraiment mal. En ouvrant les yeux, elle vit un halo vert entouré son épaule. Quand elle comprit à qui appartenaient les mains elle leva la tête vers le capitaine. Il la regarda lui aussi tout en continuant le kidô de soin. Asagi vit dans ses yeux à quel point il était désolé. Mais le sourire qui suivit la dissuada de lui en vouloir. Elle lâcha un petit soupir d'aise et se concentra sur son épaule. Ayant retrouvée sa voix elle lui fit remarquer que ce n'était pas courant pour un capitaine de connaître ce kidô, mise à part dans la 4e division.
- J'ai fini par l'apprendre quand j'ai compris que la 4e division en avait marre de se déplacer toujours pour la même chose, lui répondit-il avec un sourire.
Elle comprit qu'il faisait allusion aux entraînements dans sa division car il était en train de réduire l'inflammation.
- Par contre je connais que celui-là et je ne suis pas sûr qu'il suffira. Donc allez quand même à l'infirmerie après, dit-il tout bas.
Asagi réprima un sourire. Il ne voulait pas que les étudiants le voient comme un débutant en kidô. Ben alors ? On a peur de perdre la face devant les merdeux ? s'amusa-t-elle.
Ce qui lui fit réaliser.
- Merci, lui dit-elle doucement. Merci de leur montrer que même un capitaine s'intéresse au kidô, rajouta-t-elle en posant sa main sur l'une des siennes.
Il hocha la tête pour lui dire qu'il avait compris le message. À cause de l'adrénaline qui faisait encore effet, elle ne sut dire si elle avait rêvé la scène, mais elle sentit qu'il lui avait caressé les doigts à ce moment là.
Ils finirent par prendre conscience de toute l'agitation autour d'eux. Asagi aperçu même une civière !
- Komorebi-sensei ! s'exclama Kairyuu à bout de souffle. Est-ce que tout va bien ? Vous souffrez ? Depuis le début je savais bien que ce n'était pas une bonne idée...
- Je vais bien Kairyuu-senpai, le rassura-t-elle.
Il parut se calmer et finit par noter que le kidô de soin venait du capitaine. Asagi avait retiré sa main à l'arrivée du directeur.
- J'ignorais que vous maîtrisez les sorts de soin Muguruma-Taïcho.
- Un bon shinigami se doit de s'intéresser à toutes les disciplines. Elles sont toutes importantes et se révéleront toujours utiles un jour ou l'autre.
Il avait fini sa phrase en regardant les étudiants tout autour. Asagi sourit, le visage caché contre lui. Rien à dire, il sait y faire. Il est vraiment parfait, s'entendit-elle avouer.
Elle bloqua sur cette dernière pensée. Ce qui lui fit prendre conscience de leur position. Depuis tout à l'heure elle était littéralement en train de loucher sur le tatouage de son torse.
Il est... trop prêt ! Elle fit un pas en arrière et s'écarta de lui en maintenant son bras figé. Il rompit son kidô.
- Merci Muguruma-Taïcho, lui dit-elle un peu trop fermement.
Il hocha la tête et parut blessé qu'elle se soit écartée si brusquement.
Asagi put enfin prendre une grande bouffée d'air ce qui lui permit de se rafraîchir les idées. Elle avait vraiment chaud là voyez-vous...
Sentant le malaise qui s'était installé, le directeur décida d'intervenir.
- Komorebi-sensei, peut-être devriez-vous aller à l'infirmerie, voir si tout est en ordre et vous reposer. Vous semblez à bout de force.
De nouveau incapable de dire quoi que ce soit, elle hocha simplement la tête.
- Je dois dire que j'ai été surpris de vous voir utiliser le kidô, continua le directeur à l'intention du capitaine.
Ce dernier détourna son attention d'Asagi pour répondre au directeur. Elle haussa un sourcil, curieuse de savoir ce qu'il allait dire.
- Pour tout vous dire, au-delà du niveau 60, sans incantation ça commence à bloquer. Quand au bakudô je préfère ne pas en parler dit-il avec un grand sourire. En tous cas j'ai été épaté par votre maîtrise Komorebi-sensei finit-il en se tournant vers elle.
- Merci, répondit-elle gênée.
Elle l'était encore plus parce qu'elle savait qu'elle était en train de rougir.
- Simple curiosité, enchaîna-t-il. Sans incantation, jusqu'à quel niveau vous pouvez aller ?
À ce moment elle prit conscience que toute l'attention était sur elle encore une fois, et à son grand désarrois. Mais elle se reprit.
- En hadô, jusqu'aux sorts de niveau 80, en bakudô les premiers du niveau 70.
Il hocha la tête d'un air approbateur.
- Votre zanpakuto est aussi impressionnant. Vous êtes bien assortis tous les deux.
À ces mots elle sourit.
- Par contre il faudra m'expliquer comment il fonctionne, j'ai été pris au dépourvu plus d'une fois, lui dit-il d'un faux air de reproche.
- Et perdre le seul avantage que j'ai contre vous ? Hors de question ! répondit-elle du tac au tac avec un sourire.
En face elle vit Kensei s'amuser de sa réaction. Intérieurement elle se mit à espérer de le revoir prochainement. Le directeur mit fin à leur échange.
- Bien ! Mes chers étudiants, les démonstrations sont finis pour aujourd'hui. J'espère que vous tirerez les leçons de ce que vous venez de voir, conclut-il. Chiyo-san, Saya-san, Mariko-san, veuillez accompagner votre sensei à l'infirmerie s'il vous plaît.
Les trois étudiantes s'approchèrent d'Asagi.
- Tenez sensei, lui dit l'une d'elles en lui tendant son zanpakuto.
- Merci Chiyo-san.
Shirotaka avait repris sa forme de katana. Elle le remit à sa ceinture puis en profita pour s'époussiérer un peu. Escortée des trois étudiantes elle se dirigea vers l'infirmerie. Elle jeta un dernier coup d'œil derrière elle avant de partir. Le directeur et le capitaine étaient en pleine conversation mais cela n'empêcha pas ce dernier de tourner les yeux vers elle. Il fit un subtil hochement de tête auquel Asagi répondit par un petit sourire.
- Mais c'est qu'il te fait de l'effet à ce que je vois...
Shirotaka se foutait littéralement d'elle. Cependant elle ne dit rien pour le contredire, ce qui lui valut un rire moqueur de son zanpakuto.
Note de l'auteur : C'était donc un loong chapitre ! J'espère ne pas vous avoir perdus entre les pensées des persos, les discussions avec les zanpakuto et les changements de points de vue...
Pour ce qui est de la traduction, à priori ça donne quelque chose comme ça :
Saï – Encore.
Shirotaka – Faucon blanc.
Maioriru - Descendre en piqué.
