Note de l'auteur : Salut tout le monde ! Désolée pour l'attente un peu plus longue par rapport à d'habitude... Mais je dois avouer que les chapitres que j'avais d'avance sont maintenant épuisés donc le rythme de publication en est ralenti.
Sans compter que je suis tombée sur quelques pépites sur le site dernièrement ! Lire ou écrire telle est la question...
Enfin...
Voici la suite !
Chapitre 8.
- Asagi ? Baka, baka, baka... marmonna Kensei en s'agitant autour d'elle.
Une fois le point de compression bien en place, il sortit son talkie et appela son lieutenant :
- Ici Hisagi, lui répondit-on.
- Hisagi ! Envoie moi une équipe médicale sur le champs !
- H-Haï ! Taïcho où êtes-vous ?
- Secteur nord, un hangar avec le toit effondré. Fais vite !
- Haï, tout de suite !
Une fois la communication coupée, il posa le talkie et se concentra sur Asagi.
- Ça fait mal, souffla-t-elle en tendant la main vers sa blessure.
- Je sais, lui répondit Kensei un peu sèchement.
Elle ouvrit péniblement les yeux et chercha son regard.
- Désolée.
Il fit un gros effort pour ne pas lui hurler dessus et lui dire à quel point elle avait été stupide, inconsciente et complètement barge d'avoir fait un truc pareil !
- Baka, ne parle pas. Tu vas empirer ta blessure, se contenta-t-il de dire.
- Désolée.
Il soupira. D'exaspération ? Il ne savait plus trop.
- L'équipe médicale ne va pas tarder alors tiens bon.
Il la vit serrer les dents. Elle avait pâli à vue d'œil. La perte de sang était moins importante mais son haori était complètement imbibé à présent. Elle respirait de plus en plus difficilement. Il vit ses mains se crisper et ses sourcils se froncer.
Il ne savait pas quoi dire pour la rassurer alors il se contenta de remettre une de ses mèches de cheveux en place. Puis il répéta le geste, encore et encore. Il finit par faire glisser la paume de sa main sur son front et sa joue. Il ne pouvait pas sentir sa peau à cause de ses mitaines mais son geste trahissait bien de la tendresse.
- Asagi, souffla-t-il. Ne meure pas...
Tes étudiants vont avoir besoin de toi... Sans compter qu'on a bien un rendez-vous de prévu tout les deux...
- Asagi ?
Elle n'eut aucune réaction à son appel. Il prit son pouls. Il était faible mais bien présent.
Putain mais qu'est-ce qu'ils foutent ?! s'énerva-t-il.
Il appuya un peu plus sur la plaie pour limiter la perte de sang. Il se doutait qu'elle avait pu s'évanouir à cause de la douleur et il s'en voulait de lui en causer encore plus.
Il en grogna de frustration.
Putain si j'avais su ce que tu préparais, jamais je ne t'aurais laissée faire...
- Mugurama-Taicho ! appela une voix.
Ah c'est pas trop tôt !
- Par ici ! Magnez-vous ! aboya-t-il.
Quatre shinigamis suivis d'Hisagi se réceptionnèrent en face de lui. Ils s'occupèrent immédiatement d'Asagi.
- Taicho, est-ce que ça va ? demanda le lieutenant.
Kensei s'était relevé. Il hocha simplement la tête sans quitter Asagi des yeux.
- Une fois stabilisée, on pourra la ramener à la Soul Society, dit Hisagi doucement.
- Haï, répondit Kensei.
Il ne quittait pas l'équipe médicale des yeux. Il était conscient de leur mettre la pression mais il s'en foutait. Il avait réussi à la maintenir en vie jusqu'à présent alors il ne doutait pas qu'ils arriveraient à la soigner. Il s'inquiétait plus pour la suite. Ne pouvant pas plus aider Asagi, il demanda à son lieutenant où en était la situation.
- Mashiro a sécurisé un passage jusqu'au Senkaimon pour les élèves privés de reiatsu et leur prof. C'est comme si on escortait des humains jusqu'à la Soul Society. La 12e division est déjà en train de chercher un moyen de débloquer leur reiatsu. En espérant que ce ne soit pas permanent...
- Bien, répondit simplement Kensei.
- La 4e division est en train de rapatrier les corps, ajouta plus bas Hisagi.
Cette fois Kensei ne dit rien mais secoua la tête.
- Muguruma-Taicho ? appela un des shinigamis de la 4e. Nous venons de la stabiliser, avec votre permission nous allons la ramener à la Soul Society directement dans nos locaux.
Rapide et efficace, j'en attendais pas moins.
- Haï, je m'occupe de vous ouvrir un portail.
L'équipe médicale transféra le corps d'Asagi sur une civière et la souleva avec beaucoup de précaution. L'un d'entre eux maintenait une perfusion au dessus de la civière.
En la voyant passer devant lui au moment où l'équipe entrait dans le portail, son cœur se serra. C'était le genre d'émotions qu'il était capable de contenir en temps normal, surtout au milieu d'un combat. Mais maintenant que la pression était redescendue et que toute menace avait été écartée il accusait le coup.
Fait chier...
Il ramassa son haori qui dégoulina de sang à travers ses mains. Ses mitaines n'avaient pas été épargnées non plus. Il les quitta.
À ses cotés, Hisagi attendait patiemment. Cette intervention dans le monde réel et surtout ses circonstances ne lui rappelaient pas de bons souvenirs... De plus, voir son supérieur et modèle aussi « perdu ? » ne remonta pas son moral. Cependant il se devait de garder son professionnalisme en toutes circonstances. Ses états d'âme attendraient.
- Taicho ? Nous devrions retourner au point d'extraction, voir si tout est en ordre avant de rentrer à la Soul Society.
Son intervention eut le mérite de faire sortir Kensei de son immobilisme.
- Haï. Ça ne sert à rien de rester ici plus longtemps de toutes façons. Allons-y.
Ils arrivèrent sur le toit en quelques pas de shunpo. Isamu Nobu était toujours sur place. Il maintenait le portail ouvert. Même avec l'obscurité grandissante, Kensei vit qu'il avait pâli. Il était à présent livide et quand Kensei s'aperçut des sacs mortuaires sur le coté, il comprit pourquoi. Il se frotta l'arrière de la tête.
Lorsqu'Isamu se rendit compte du retour du capitaine, il l'appela. Kensei se dirigea vers lui.
- Muguruma-Taicho ! Vous êtes revenu.
Ne voyant pas sa collègue, il s'alarma tout de suite.
- Je ne vois pas Asagi, est-ce qu'elle est...
- Non, le rassura-t-il. Mais je n'ai pas de bonne nouvelle.
Il marqua un temps de pause pour choisir ses mots avec précaution.
- Elle a été grièvement blessée. L'équipe médicale l'a ramenée avec elle à la 4e.
Isamu se passa une main sur le visage.
- Quel cauchemar, souffla-t-il en posant les yeux sur le dernier corps. Comment vais-je annoncer ça aux familles ? se demanda-t-il à lui-même.
A cela, Kensei ne pouvait être que compatissant... En tant que capitaine il mettait un point d'honneur à annoncer lui-même à la famille le décès d'un membre de sa division. La chose n'était jamais agréable, il ne voulait pas en laisser la charge à quelqu'un d'autre.
D'un geste compatissant, il posa la main sur l'épaule du prof et lui demanda de partir avec le dernier corps. Il alla ensuite voir les membres de sa division pour faire un débriefe. Tous les shinigamis sur place avaient la mine sombre.
Kensei leur demanda de ne pas trop traîner dans leur recherche d'indices sur l'apparition du hollow. Mais n'ayant pas trouvé grand chose de probant, ils se firent relayer par une équipe de la 12e division. Kensei appela une nouvelle équipe de sa division pour encadrer tout ce petit monde et c'est seulement tard dans la soirée qu'il rentra à la Soul Society.
Une fois le Senkaimon franchit, il se dirigea immédiatement vers la 4e division. Là-bas, il demanda des nouvelles d'Asagi et des étudiants au lieutenant Kotetsu. Elle lui répondit que leur état était encore instable mais sans trop élaborer.
Une réponse qui ne suffit pas à Kensei. La gravité de la situation ajoutée à la fatigue eurent raison du peu de patience dont il était capable en temps normal. Il s'emporta :
- Je vous demande comment ils vont ! S'ils sont encore en vie et s'ils vont le rester. Alors épargnez moi votre indulgence et soyez directe !
- Muguruma-Taicho ! Vous êtes dans un centre de soin alors veuillez rester calme s'il vous plaît. Vous énerver ne sert à rien. Leur état est critique et je ne peux rien vous dire de plus.
- Dans ce cas je n'ai qu'à aller voir moi-même !
Il commença à forcer le passage et le lieutenant de la 4e division l'empêcha tant bien que mal de rentrer dans l'aile dédiée aux traitements d'urgence.
- Lieutenant Kotetsu, je vous jure que si vous ne me laissez pas passer immédiatement je vais...
- Tu vas faire quoi Kensei ? le coupa une voix masculine.
En se retournant, Kensei vit Shinji qui le regardait d'un air sévère.
- Kotetsu-Fukutaicho, vous pouvez retourner à vos patients je vais m'occuper de cet idiot.
Sous les yeux du lieutenant, Shinji se retrouva contre le mur, Kensei le soulevant par le col. Elle allait intervenir mais Shinji l'en dissuada alors elle s'éclipsa.
- OÏ Shinji, Ce n'est pas à toi de...
- Ça suffit Kensei. Tu empêches la 4e division de soigner ces étudiants et leur prof. À moins que la vie de Komorebi-san t'importe moins que ce que je pensais...
À la mention d'Asagi, Kensei perdit les pédales.
- Putain je t'interdis de...
- Alors laisse la 4e division faire son boulot !
La remarque et le ton sur lequel elle avait été dite sortirent Kensei de son état. Shinji retrouva le sol et réajusta le haut de son uniforme. Pendant ce temps le capitaine de la 9e était allé s'asseoir dans un des fauteuils à proximité. Il fulminait mais la pression était descendue d'un cran.
Shinji s'avachit dans le fauteuil d'à coté et croisa les jambes. Il attendit que Kensei commence à vider son sac. Il avait appris au fil du temps que son ami n'aimait pas qu'on lui fasse de grandes analyses et qu'il valait mieux attendre que ce dernier lance lui-même la conversation. Kensei ne parlant jamais pour rien dire, cela avait le mérite d'améliorer les situations comme celle-ci plus rapidement. Shinji savait reconnaître la culpabilité de son ami et comment la gérer.
- Putain, j'aurais du l'en empêcher...
Shinji haussa un sourcil dans sa direction. Il voulait plus d'explications.
- Elle s'est faite empaler d'elle-même par ce hollow.
Le capitaine de la 5e division ne put cacher son étonnement.
- Tu parles d'une idée à la con... souffla-t-il en regardant ses mains.
Il se rappelait trop bien ses efforts pour limiter l'hémorragie. D'ailleurs, il n'avait toujours pas nettoyer ses mains et du sang était encore présent. Le sang d'Asagi... Il se mit à les frotter pour faire partir les marques rouges.
À ses cotés, Shinji n'avait toujours rien dit. Il regardait son ami faire en sachant trop bien ce que ces tâches rouges signifiaient. Mais au bout d'un moment il l'arrêta d'une main sur l'épaule.
- Je doute que notre présence ici soit d'une grande utilité pour le moment, alors on devrait regagner ta division. Je vais demander à ce qu'on t'avertisse dès qu'il y aura du nouveau, dit Shinji en se levant.
Il vit Kensei se renfrogner et s'attendit à un nouvel accès de colère mais rien ne vint. Kensei se contenta d'un hochement de tête.
- Compris, souffla-t-il résigné.
Avant de sortir ils firent un arrêt aux sanitaires où Kensei put se laver les mains.
Une fois dehors, les deux capitaines marchèrent cote à cote jusqu'à la 9e. L'air frais fit un bien fou à Kensei.
Voyant mal de quoi d'autres ils auraient pu parler, Shinji lança la conversation.
- J'ai entendu dire que c'était un arrancar qui avait attaqué les étudiants.
- Un arrancar ? Non, seulement un adjuchas. Mais ce salop nous en bien fait bavé.
- Dans ce cas comment a-t-il fait pour...
Kensei n'eut pas besoin qu'il finisse sa phrase pour comprendre où il voulait en venir.
- Il avait des lames en guise de bras. Sans compter son putain de pouvoir d'hypnose, s'emporta Kensei.
- De l'hypnose ? Mais personne a jamais croisé de hollow capable de ça...
- Ce bâtard se nourrissait d'âmes de shinigamis. C'est comme ça qu'il a acquis ses pouvoirs. Putain je me demande bien comment on a pu passer à coté d'un truc pareil !
Shinji resta silencieux un moment puis lança :
- Demain j'irai demander à la 6e et leurs services d'enquête s'ils ont enregistré des disparitions récentes. Notamment un shinigami avec un zanpakuto de type illusion, ce qui pourrait expliquer ce pouvoir d'hypnose.
Ils marchèrent ensuite en silence jusqu'au moment où Kensei s'arrêta.
- Oï Shinji, appela-t-il. Comment ça se fait que tu connaisses son nom ?
Shinji fit semblant de ne pas comprendre.
- Son nom ? À qui ?
- Asagi. D'où tu la connais ?
Shinji se dépêcha de trouver une bonne excuse, mais rien ne vint.
- Et bien... commença-t-il.
Quand il vit Kensei croiser les bras et son regard noir, il sut qu'il était foutu.
- Mashiro est venue nous voir en disant que tu t'étais trouvée une copine, alors j'ai fouiné un peu, avoua-t-il sans trop de gêne.
- Tss ! Cette fille est trop curieuse pour son propre bien, marmonna-t-il. Un de ces quatre je vais vraiment finir par la tuer...
- Humpf. Tu sais très bien qu'on peut rien lui cacher, lui rappela Shinji.
- Ouais ben pour une fois, j'aurais bien aimé gardé ça pour moi.
Shinji le dévisagea.
- Wahou, c'est si sérieux ? souffla-t-il.
Kensei se contenta de hausser les épaules. Lui-même n'en savait rien. Il aurait juste voulu garder ça privé quelques temps.
Ils se remirent en route.
Shinji hésita à relancer la conversation plusieurs fois. Il avait fait des recherches sur cette Komorebi et certaines choses l'intriguaient, notamment son transfert. Mais en parler à Kensei n'était peut-être pas une bonne idée étant donné les circonstances. Alors il ne dit rien et raccompagna son ami jusqu'à sa division.
La nuit allait être courte pour Kensei. Ceci dit ça n'était pas une mauvaise chose pour le moment... La gestion des rapports et la réalisation du sien l'empêcheraient peut-être de trop penser à l'état d'Asagi dans les quartiers de la 4e division. Sans compter qu'il avait la paperasse de cet après-midi à rattraper... Il allait aussi devoir trouver une bonne excuse pour le Soutaicho sur le fait qu'il était parti avant d'en avoir eu l'ordre formel, et sur le fait qu'il avait ruiné son haori alors que le Soutaicho y accorde une importance obsessionnelle.
- Journée de merde, commenta-t-il.
La porte de son bureau s'ouvrit. Hisagi entra.
- Taicho ?
Il paraissait surpris de le voir dans son propre bureau...
- Hisagi. Qu'est-ce que tu fais ici encore à cette heure ?
Kensei fit sonner ça comme un reproche. Son lieutenant travaillait trop. Aux yeux de Kensei, il fallait vraiment qu'il ralentisse.
- Et bien... Comme je pensais que vous étiez à la 4e division, je voulais vous éviter d'avoir trop de choses à faire quand vous rentreriez.
Il avait dit ça en baissant la tête à la manière d'un gamin attendant de se faire engueuler.
Kensei soupira.
- Rentre chez toi Hisagi. C'est tout pour aujourd'hui.
- Mais...
- Hisagi, même si je le voulais je ne crois pas que j'arriverai à dormir cette nuit ce qui me laisse largement le temps de m'occuper de cette paperasse.
Il vit qu'Hisagi allait protester à nouveau alors il rajouta :
- J'insiste, prends ta soirée. Mais ne veille pas trop tard, je compte sur toi pour demain.
Kensei savait qu'il ne serait pas au top de sa forme le lendemain et il comptait bien sur son lieutenant pour assurer la journée de demain...
Un coup d'oeil sur Hisagi permit à Kensei de savoir que le message était bien passé, aussi subtil soit-il. Après tout, hors de question d'admettre qu'il pourrait être un jour dépassé par ses fonctions.
- Bien Taicho. Dans ce cas, bonne nuit.
- Haï, à demain.
Et Hisagi sortit du bureau en fermant doucement la porte.
Avant de s'attaquer à la paperasse, Kensei prit le temps de regarder à travers la fenêtre de son bureau en direction de la 4e division.
Il savait qu'Asagi s'en sortirait. Ce qu'il redoutait c'était la réaction qu'elle aurait en apprenant la mort de 6 autres étudiants...
- Fais chier, souffla-t-il.
Et c'est sur ces belles paroles qu'il se mit au travail.
Note de l'auteur : Et un chapitre de plus !
Pas beaucoup d'action aujourd'hui je vous l'accorde... J'espère que l'apparition de Shinji vous aura plu au moins !
Je dois dire que ma fic fait son petit bonhomme de chemin finalement... Moi qui voulait en faire seulement une dizaine de chapitres, je vais être obligée de rallonger :)
N'oubliez pas que vous pouvez mettre en favoris/commenter/suivre, ça me fera super plaisir ! D'ailleurs un gros pouce levé à ceux/celles qui l'ont déjà fait !
À très bientôt (on va essayer!)
Au fait, j'espère ne pas trop être vulgaire... Disons que les putains et fait chier sont devenus de la ponctuation pour moi !
