Note de l'auteur :
Salut tout le monde ! Vous l'attendiez ? Voici enfin la suite !
Mon dieu je ne sais pas comment font certains pour arriver à publier un chapitre tous les 3-4 jours !
Chapitre 9.
Toc, toc, toc.
Kensei sursauta. Épuisé par la journée, son corps avait finalement eu le dessus sur ses angoisses. Et Kensei s'était assoupi. En regardant l'horloge au-dessus de la porte à laquelle on avait frappée, il vit qu'il était tout juste 4h du matin. J'aurais dormi 1h ? Il se frotta les les yeux et alla ouvrir la porte.
- Muguruma-Taicho, le salua le shinigami. On m'a dit que je vous trouverai ici... dit-il plus à lui-même qu'à Kensei. Je viens vous dire que Asagi Komorebi est hors de danger. Le plus gros de ses blessures a été soigné, elle a maintenant besoin de repos. Unohana-Taicho vous autorisera une visite seulement en fin de matinée pour quelques minutes.
Kensei, dont le cerveau tournait au ralenti, retient seulement ceci « Asagi Komorebi », « hors de danger », « visite » et « fin de matinée ». Il fit abstraction du reste. Il remercia ensuite le shinigami et ferma la porte. Un coup d'œil à son bureau le dissuada de se remettre à la paperasse alors il alla simplement s'affaler sur le divan et l'esprit enfin rassuré, il s'endormit comme une masse.
- Dis Shuuhei, tu crois qu'il est mort ?
- Kuna Fukutaicho ! Ne faites pas ça vous allez le réveiller.
- Justement ça fait 10 minutes que je fais ça et il ne s'est toujours pas réveillé. Ça ne t'inquiète pas ?
- Ce qui m'inquiète c'est plutôt si vous le réveillez... marmonna Hisagi.
Kensei se retint de grogner. Même en ayant l'habitude il détestait se faire réveiller par Mashiro. C'est pourquoi il essayait toujours d'être debout avant elle. Enfin d'habitude...
À ses cotés, Mashiro essayait désespérément d'obtenir une réaction en poussant son épaule de son doigt. Jusqu'au moment où Kensei lui attrapa le poignet.
- Mashiro si tu ne veux pas te retrouver à récurer tous les chiottes de la division cette semaine je te conseille d'arrêter ça. Tout de suite, finit-il avec un ton menaçant.
- Hihi, tu vois Shuuhei, il n'est pas mort, dit-elle en se levant.
Kensei grogna.
- Quelle heure il est ? demanda-t-il en se redressant.
- Presque 9h20, répondit Hisagi en regardant l'horloge.
Kensei se frotta les yeux et étouffa un bâillement. Assis sur le divan il contempla la pendule un moment. Puis il se leva, fit quelques étirements et se dirigea ensuite vers son bureau où il examina la nouvelle paperasse qui venait d'arriver.
- Rien d'urgent ? demanda-il en parcourant les nombreux dossiers.
- Non, lui répondit Hisagi.
- Bien. Est-ce que ça ira pour toi ? lui demanda-t-il en se tournant vers lui cette fois.
- Haï Taicho, répondit Hisagi d'un ton convaincu.
- N'hésite pas à demander un coup de main à Mashiro si jamais, même si c'est plutôt un coup de pied dont elle aurait besoin, finit-il en marmonnant.
- J'ai tout entendu Kensei ! cria-t-elle de la pièce d'à coté où elle s'était réfugiée.
Il leva les yeux au ciel.
- Tu ne devrais pas être en train d'entraîner les petits nouveaux ? demanda-t-il plutôt que d'entrer dans son jeu.
Elle apparût dans l'encadrement de la porte.
- Je voulais savoir si tu étais mort avant. Comme ça tu ne m'aurais pas obligée à le faire, dit-elle d'un ton boudeur.
- Vas-y tout de suite Mashiro ! s'emporta Kensei.
- Haï, haï Kensei, pas la peine de hurler alors que je suis à coté, dit-elle en sortant dans le couloir fière de l'avoir agacé de bon matin.
Kensei secoua la tête.
- Je serai à la 4e division si tu as besoin de moi, dit-il à Hisagi. Je fais au plus vite.
Puis il sortit. Mais au lieu d'aller directement à la 4e division, il passa d'abord chez lui. Il en profita pour se doucher et récupérer son autre haori avant de se faire prendre sans par le Soutaicho.
Peu après le départ de Kensei, Mashiro était réapparue dans l'encadrement de la porte du bureau.
- Dis Shuuhei, tu crois que Kensei est amoureux ?
- Kuna Fukutaicho, c'est une question personnelle, je ne sais pas si...
- Je suis contente qu'il se soit trouvé une copine, depuis le temps que j'essaie de le caser !
Hisagi, mal à l'aise, remuait de plus en plus sur sa chaise. La dernière question de Mashiro finit de l'achever :
- Dis Shuuhei, c'est quoi ton type de femme ?
Environ 1h plus tard Kensei se dirigeait vers la 4e division. Il espérait que le capitaine Unohana le laisse rendre visite à Asagi. « Fin de matinée » elle a dit, donc ça devrait le faire.
Un bouquet de fleurs à la main, il se sentait un peu ridicule. Il ne connaissait pas Asagi depuis longtemps après tout. Mais d'un autre coté il se voyait mal se ramener les mains vides.
Quand il arriva à la 4e division, il trouva tout de suite le lieutenant Kotetsu qui lui indiqua la chambre d'Asagi et lui demanda de ne pas trop faire durer la visite. Kensei la remercia. Il en profita aussi pour s'excuser pour son emportement de la veille.
Il n'eut pas de mal à trouver la chambre. Seul problème, Asagi n'était pas à l'intérieur. Kensei posa distraitement les fleurs sur une des tables de la chambre puis sortit. Isane m'a pourtant bien dit qu'elle était dans sa chambre.
- Excusez-moi, demanda-t-il à un jeune shinigami de la 4e division qui passait dans le couloir. Vous savez où est la patiente de cette chambre ?
Il sembla réfléchir un moment puis son visage s'illumina.
- Vous parlez de Komorebi-san ? Elle est allée rendre visite à son étudiant. La chambre 119, un peu plus loin au fond du couloir sur votre droite.
- Merci.
Il suivit les indications jusqu'à la chambre. La porte était entrebâillée, il regarda à l'intérieur. Asagi était assise sur le bord du lit, le dos tourné à Kensei. Elle parlait à son étudiant en lui tenait la main. Ce dernier, le regard vide, gardait la tête baissée. Se doutant que la conversation était assez grave, il ne les interrompit pas et s'appuya sur le mur à coté de la porte. De là où il était, il réussit à entendre un peu de la conversation.
- Sentomaru-kun, est-ce que tu comprends ? Ça n'était pas ta faute.
Elle sembla marquer une pause.
- Tout ceci est arrivé à cause du hollow uniquement. Tu n'es en rien responsable de ce qui est arrivé à tes camarades.
- Mais Komorebi-ssensei... commença l'étudiant.
- Sentomaru-kun, je t'assure, personne aurait pu prévoir ce qu'il s'est passé. Et personne aurait pu l'empêcher.
Sa dernière phrase avait tellement été dite doucement que Kensei avait eu du mal à l'entendre. On dirait qu'il n'est pas le seule à se sentir coupable.
- Quand même j'aurais du faire quelque chose ! Je...
Et seuls des sanglots se firent entendre ensuite.
Kensei serra les poings. Ce sentiment d'impuissance et de culpabilité il l'avait déjà éprouvé le soir où il était devenu visard. Il se remémorait l'incident quand il fut interrompu par le capitaine Unohana.
- Mugurama-Taicho ? Avez-vous trouvé Komorebi-san ?
- Oui elle est ici.
Il marqua une pause pendant laquelle les sanglots de l'étudiant se firent entendre.
- Je n'ai pas osé les interrompre, expliqua-t-il.
La capitaine le regarda avec un des sourires dont elle avait le secret, un de ceux qui vous faisait sentir jeune et ignorant face à elle.
- Vous savez, dit-elle au bout d'un moment, la perte d'un camarade n'est jamais facile. Toutefois, en tant que shinigami, le risque que nous prenons relève de notre choix. Ça n'atténue en rien notre chagrin mais cela nous permet d'accepter plus facilement la mort de nos camarades. Mais quand il s'agit d'un élève, c'est toute autre chose...
Elle marqua un temps de pause comme pour choisir ses prochains mots.
- J'ai peur qu'elle mette du temps à accepter la mort de ses étudiants. Sans subir un contrecoup émotionnel j'entends... rajouta-t-elle.
Kensei resta silencieux. À l'intérieur de la chambre, les pleurs de l'étudiant s'étaient calmés. La capitaine entra. Kensei attendit dehors tout en méditant les paroles de sa collègue.
Après un bref échange avec son étudiant, Asagi lui dit qu'elle repasserait le voir puis elle sortit. Elle fut surprise de voir Kensei mais ne dit rien et se contenta simplement de baisser la tête. Kensei remarqua à quel point elle était fatiguée. Il brisa le silence :
- Comment va-t-il ?
- Il s'en veut pour ce qu'il s'est passé. Il ne comprend pas pourquoi lui s'en est sorti et pas ses camarades.
Ne sachant pas trop quoi répondre, Kensei lui demanda :
- Je vous raccompagne à votre chambre ?
Elle hocha la tête. Après quelques pas en silence Kensei lança:
- Il s'en remettra vous savez. Ça prendra du temps et beaucoup d'efforts, sans compter de nombreux passages à vide mais il s'en remettra. Il a de la chance de vous avoir et d'avoir le soutien de ses camarades. Vous verrez, ils vont tous se serrer les coudes et ils en sortiront plus forts.
Asagi prit le temps d'analyser ses paroles.
- Merci, lui dit-elle. Vous avez raison, je peux leur faire confiance pour ça. Ils sont une classe soudée après tout.
Pour la première fois depuis son arrivée, Kensei vit son visage reprendre un peu de couleur. Je me demande si elle est au courant pour les deux groupes qu'on a retrouvés...
Mais Kensei n'eut pas le courage de briser le peu de réconfort qu'il venait de lui donner. Ça peut attendre encore un peu, essaya-t-il de se convaincre. Seulement plus ils avançaient dans le couloir, plus sa résolution perdait en assurance. Mieux vaut qu'elle l'apprenne par moi maintenant que plus tard au détour d'une conversation.
Il s'arrêta devant elle et pivota pour lui faire face. Mais au moment où il allait lui parler, elle se figea. Les yeux écarquillés, son visage devint livide. Elle était complètement terrorisée. Il se rendit compte qu'elle fixait quelque chose derrière lui.
Il se tourna. Devant la porte de la chambre, un shinigami les regardait. Ce dernier ne quittait pas Asagi des yeux.
Kensei se renfrogna. Toi mon gars je sais pas qui tu es mais quelque chose me dit qu'on ne va pas s'entendre.
Un sourire carnassier vint étirer les lèvres du mystérieux shinigami. Il fut rapidement remplacer par un sourire de façade mais il n'avait pas échapper à Kensei.
Le shinigami s'avança vers eux.
- Asagi. Je suis content de voir que tu vas bien. J'ai appris ce qui t'était arrivé. J'étais inquiet.
À son grand étonnement Kensei vit Asagi baisser la tête et se recroqueviller sur elle-même. Jamais il ne l'avait vue si apeurée.
Comme s'il venait seulement de se rendre compte de la présence d'un capitaine, le shinigami s'intéressa ensuite à Kensei
- Muguruma Taicho, j'ai entendu dire que vous aviez personnellement prit part au sauvetage de mon ancienne collègue. Vous avez toute ma gratitude.
Comment ça ancienne collègue ?
Kensei était perplexe. La vue de ce shinigami avait complètement paralysé Asagi. Pourtant l'homme avait une attitude ouverte et très cordiale envers lui. Il se doutait qu'Asagi ne lui dirait rien à propos de cet homme alors il décida d'en apprendre un peu plus.
- Alors comme ça vous êtes un ancien collègue ?
- Oui. Asagi et moi étions ensemble à la 1e division, si je puis dire, termina-t-il en pouffant. Je suis Tetsuya Nishio, chef de secteur. Ravi de faire votre connaissance.
Chef de secteur ?
Il tourna la tête vers Asagi pour obtenir confirmation mais cette dernière était toujours tétanisée.
Elle travaillait pour un chef de secteur et pourtant on l'a transférée à l'académie ?
Kensei allait de surprise en surprise avec elle. Puis il se rendit compte que Tetsuya la fixait d'un peu trop près à son goût.
- Nishio, j'imagine que vous n'avez pas revu Komorebi-san depuis un moment mais...
- Effectivement Muguruma Taicho. D'ailleurs je me demandais si vous n'accepteriez pas de me confier Asagi pour le reste de la journée. Ses anciens collègues sont aussi inquiets alors j'aimerai pouvoir m'assurer de son bon rétablissement pour pouvoir les rassurer, voyez-vous.
Kensei bloqua. Est-ce que ce type venait vraiment de lui couper la parole ? Est-ce qu'il venait vraiment de lui dire de partir ?! En le laissant seul avec Asagi en plus ?!
Kensei ne le voyait pas mais cette dernière était au bord du malaise.
Il prit une grande inspiration. Aussi imbuvable que ce type pouvait être, il était chef de secteur donc intouchable. Enfin presque... Du moins pas sans une bonne raison et Kensei ne pouvait pas risquer un tel incident maintenant. Il allait donc devoir la jouer diplomatique cette fois.
- Et bien à vrai dire je raccompagnais Komorebi-san à sa chambre et malheureusement ses visites sont limitées. Ordre du capitaine Unohana, dit-il d'une manière plus appuyée. Aussi vous devez être inscrit sur une liste avant.
Liste qui n'existe pas mais je dirai à la 4e de te mettre sur celle des indésirables... ajouta-t-il intérieurement.
- Oh je vois, lui répondit Tetsuya qui cacha vite son mépris. Et bien dans ce cas, je repasserai un autre jour. Asagi, Muguruma Taicho.
Il les salua et partit.
Quand Kensei posa à nouveau les yeux sur Asagi, elle était toujours autant prostrée.
- Asagi ? Est-ce que tout va bien ?
Au moment où Kensei posa la main sur son épaule, elle se dégagea aussitôt. Le fait qu'elle mit instinctivement les mains à la hauteur de son visage n'échappa pas à Kensei. Sortie de sa torpeur, elle se précipita dans sa chambre.
Kensei attendit quelques secondes puis la suivit. Il la trouva assise sur le lit, dos à lui. Les bras autour de la taille, elle se tenait ainsi comme pour mieux se protéger. Kensei songea à fermer la porte pour garantir une conversation privée mais il ne voulait pas qu'elle se sente prisonnière et plus menacée qu'elle ne l'avait été jusqu'à maintenant. Il poussa alors simplement la porte mais sans la claquer. Comme elle l'avait carrément repousser tout à l'heure, il décida aussi de prendre un peu de distance dans son attitude :
- Komorebi-san, si je...
- Asagi, dit-elle en tournant légèrement la tête vers lui. Vous pouvez continuer de m'appeler Asagi. Je ne veux pas que vous soyez si formel avec moi. Pas dans un moment pareil, dit-elle plus pour elle-même.
Kensei voyait à quel point elle prenait sur elle à cet instant. Pour la première fois, il voyait devant lui la femme fragile, tellement loin de l'enseignante sûre d'elle qu'il avait vue jusqu'à maintenant.
- Asagi, commença-t-il doucement, je ne sais pas exactement qui état cet homme mais s'il te cause le moindre problème je n'hésiterai pas à...
- Non ! dit-elle en bondissant hors du lit. Non, non. Surtout pas.
Elle avait dit ça en le regardant droit dans les yeux où il put voir à nouveau cette terreur. Ni l'un ni l'autre n'osa briser le silence qui s'était installé après ça. Jusqu'au moment où le regard fuyant d'Asagi se posa sur le bouquet de fleurs que Kensei avait ramené.
- Vous m'avez amener des fleurs, souffla-t-elle.
Kensei la dévisagea soudainement jusqu'à ce qu'il se rappelle le bouquet.
- Oui c'est de ma part... et de celle de la division, se sentit-il obligé de rajouter.
Gêné, il se frotta l'arrière de la tête comme à son habitude. Crétin, se maudit-il. Mais il fut content de voir réapparaître un sourire sur le visage d'Asagi.
Ils furent interrompus par le lieutenant Kotetsu qui frappa à la porte.
- Excusez-moi mais... Je dois changer votre pansement Komorebi-san.
Elle tourna la tête vers Kensei. Il se sentit alors en trop dans la pièce.
- Je vais vous laisser.
Il regarda longuement Asagi mais ne rajouta rien et sortit seulement après un bref hochement de tête.
Une fois dans le couloir, il se dirigea vers l'entrée où il demanda à ce qu'on interdise les visites de ce Tetsuya Nishio. Puis il se dit qu'une petite visite à son grand ami Shinji et à son coté fouineur serait utile.
Note de l'auteur :
Haha une nouvelle intrigue se profile n'est-ce pas ? Hâte de savoir la suite ? Moi aussi ! J'ai beau être l'auteure je sais pas du tout où je vais pour le coup !
Quelques précisions peut-être. Je n'ai pas trouvé à quoi servait concrètement la 1e division. Elle sert à gérer le Seiteirei d'accord mais j'ai pas trouvé plus de précision. Du coup je me suis dit que c'est eux qui devaient gérer les 80 districts. Puis on va dire que plusieurs districts valent un secteur donc ça nous donne des chefs de district et des chefs de secteur. En gros hein ?
Pour la 4e division, vous m'en voulez pas si je fais apparaître ça comme un hôpital ? C'est plus simple !
Sur ce, à la prochaine !
