Chapitre 16.

Le lendemain, Asagi se réveilla tout en douceur. La lumière de l'extérieur rentrait par les petits espaces entre les volets de sa chambre. Elle ne se leva pas tout de suite préférant laisser à ses yeux le temps de se préparer à une nouvelle journée. Elle tourna le dos à la fenêtre et était prête à se rendormir quand des bruits venant de l'autre côté de l'appartement se firent entendre. Étant donné que c'était des bruits de casseroles, elle ne s'inquiéta pas et se dit que ce devait être soit Megumi, soit Isamu. De savoir que ses collègues étaient à côté l'empêcha de se rendormir. Elle se leva donc pour aller les rejoindre. Elle fit un tour dans la salle de bain attenante à sa chambre, récupéra un peignoir puis se dirigea vers la cuisine.

En ouvrant la porte, une bonne odeur de pancake l'accueillit. Bon, ça ne peut pas être Megumi. Elle sourit à sa remarque et s'avança dans le couloir pour rejoindre la cuisine. Ayant retrouver sa bonne humeur elle se prépara à saluer son collègue :

- Bonjour Isam…

Sa phrase resta en suspens, car ce n'était pas son collègue dans la cuisine.

- Mu… Muguruma-Taïcho ?

Elle resta bloquée quelques secondes devant le spectacle. Une poêle à la main le capitaine faisait tranquillement cuire un pancake. Il avait plus ou moins investi toute la cuisine car Asagi voyait les ingrédients et les ustensiles étalés un peu partout. Elle remarqua surtout une petite pile de pancakes déjà prêts qui attendaient dans une assiette. Le choc de la scène passé, elle réalisa qu'elle avait toujours la bouche ouverte. Puis son cerveau enregistra une deuxième information importante, elle était en peignoir devant un capitaine... Elle attrapa machinalement les deux pans de son peignoir pour les fermer. Il a le don pour me voir dans des situations clairement pas à mon avantage.

- Désolé si je vous ai réveillé, lança Kensei.

Asagi mit quelques secondes avant de répondre.

- Non, c'est juste que je ne m'attendais pas à vous voir.

Il eut un petit rire face à sa remarque.

- J'ai pensé que vous auriez faim, dit-il naturellement.

Intérieurement, il s'amusa beaucoup de sa réaction. Clairement, elle ne s'attendait pas à le voir c'est sûr. Et visiblement elle ne s'en remettait toujours pas. Du coin de l'œil il vit qu'elle était toujours à la même place et elle ne semblait pas prête de bouger, comme si elle essayait de se convaincre que la scène n'était pas réelle. L'ayant déjà vu faire, il ne s'étonna pas quand elle se mâchouilla la lèvre. Elle a beau être en peignoir et les cheveux en bataille, je donnerai cher pour la voir comme ça tous les matins.

- Vous devriez en manger tant qu'ils sont encore chauds, dit-il pour la faire sortir de sa rêverie.

Asagi releva les yeux vers lui. Enfin sortie de son intense réflexion, elle s'anima. Kensei de son côté, attrapa une assiette pour placer le pancake. Il le déposa devant Asagi qui venait de s'asseoir sur un des tabourets de bar. Il chercha ensuite des couverts et les lui donna. Elle le regarda faire, étonnée qu'il se repère aussi bien dans sa cuisine. Il avait visiblement eu le temps de faire le tour de ses placards car il sortit tour à tour le pot de miel, celui du sucre et un de confiture, sans oublier une cuillère.

Ne la voyant pas bouger, Kensei s'inquiéta :

- Ça ne va pas ?

Asagi leva les yeux sur lui. Puis en souriant elle dit :

- Si. C'est juste que vous paraissez très à l'aise dans une cuisine…

À ses mots, il rit.

- Cent ans passés dans le monde réel, il a bien fallu que je m'y colle. Surtout quand j'ai découvert le « talent » de Mashiro pour la cuisine…

Cette fois ce fût elle qui ria.

- Ah… Je comprends. Megumi doit avoir le même niveau.

Là, ils rigolèrent tous les deux.

L'odeur lui ayant ouvert l'appétit, Asagi ne se fit pas prier pour manger un premier pancake avec du miel, suivi d'un deuxième. Kensei nota dans un coin de sa tête son goût pour le miel, puis il se concentra sur les pancakes suivants. La voir si détendue après les incidents de la veille le rassura sur l'état d'Asagi. Les problèmes n'étaient peut-être pas résolus mais elle semblait plus sereine. Il espérait quand même qu'elle lui parle pour pouvoir intervenir. Ce Tetsuya ne lui avait pas plu dès le départ et il voulait aussi savoir pourquoi.

- Muguruma-Taïcho ?

Sorti de ses pensées par Asagi, il releva la tête. Elle le regardait droit dans les yeux.

- Je voulais vous dire merci, pour les pancakes et pour être resté.

Elle semblait gênée maintenant.

- Je vous en prie, répondit-il doucement.

À présent ils étaient plus ou moins gênés tous les deux dans le silence qui suivit. Kensei se rendit compte qu'ils partageaient à présent une certaine intimité qui n'existait pas hier. Cela ne lui déplaisait pas mais il ne pouvait pas en dire autant pour Asagi. Il venait empiéter dans son espace personnel sans vraiment y être invité, et pourtant… Et pourtant cela lui paraissait tellement naturel, comme s'il avait trouvé une place à ses côtés qui n'attendait que lui. Il voulait aussi mieux la connaitre, et partager son univers autant qu'il voulait lui partager le sien. Mais, est-ce qu'Asagi voyait les choses de la même manière ? Était-elle ouverte à une histoire, ou voyait-elle leur relation comme strictement professionnelle ?

Quoiqu'il en soit, Kensei pouvait se contenter de rester à ses côtés autant que possible pour l'instant. Il trouverait la réponse en temps voulu. Pour l'instant, il pouvait simplement lui tendre des perches pour qu'elle se rapproche de lui.

- Vous savez, vous devriez m'appeler Kensei. Je viens de vous cuisiner des pancakes, ça me semble approprié, dit-il en souriant.

Sourire qu'elle lui rendit immédiatement.

- Okay, répondit doucement Asagi.

Elle avait rapidement détourné les yeux de peur qu'il ne la voie rougir. Je ne vaux pas mieux que mes étudiantes pensa-t-elle. Les joues en feu, elle se demanda ce que pouvait bien penser « Kensei » pour lui permettre d'être si familière avec lui. Elle lui était vraiment reconnaissante pour tout ce qu'il avait fait depuis l'incident dans le monde réel. Mais, c'était un capitaine. Mes problèmes doivent être dérisoires par rapport à ses responsabilités. Et pourtant je ne peux pas m'empêcher d'être heureuse qu'il soit là. Il me donne l'impression que tout va s'arranger.

Une impression qui lui fit penser à hier et à ses cauchemars. Ils n'avaient jamais été aussi violents. Même après son départ, elle n'était jamais restée bloquée dans son monde intérieur au point que Shirotaka ne puisse pas l'aider. En y repensant, elle se rendit compte qu'elle avait ressenti la présence de Kensei à cet instant. Pas seulement à côté d'elle physiquement, mais aussi dans son monde intérieur.

Kensei avait dû sentir son changement d'attitude car il interrompit ses pensées.

- Quelque chose ne va pas ?

Elle ne répondit pas tout de suite.

- Je repense à cette nuit, commença-t-elle. Je sais que vous étiez avec Isamu à côté de moi, mais j'ai aussi senti une présence dans mon monde intérieur. C'est elle qui m'a réveillée. Mais je ne comprends pas, ce n'était pas mon zanpakuto…

Elle resta songeuse un moment et ne vit pas l'air coupable survoler le visage de Kensei. Après un moment, elle entendit Kensei se racler la gorge.

- Je crois que j'ai l'explication à ça…

Elle ne lui laissa pas le temps de continuer.

- C'était votre zanpakuto, souffla-t-elle.

Ce n'était pas une question mais Kensei lui confirma avec un hochement de tête. Elle réfléchit au moment où le zanpakuto l'avait sortie de sa vision quand elle se rendit compte de l'enchainement des événements. Une fois sortie de sa torpeur elle ne lui avait pas fait de cadeaux pour le faire partir.

- Vous pourrez lui dire que je m'excuse de l'avoir sorti comme ça ?

Elle vit Kensei aussi un sourcil.

- Disons qu'il n'est pas parti de lui-même, dit-elle en se mordant la lèvre.

Kensei pouffa.

- Il a la tête dure ne vous en faites pas pour lui, répondit-il avec un sourire.

Pendant un moment, ils ne dirent rien jusqu'à ce qu'Asagi reprenne.

- Merci, dit-elle. Normalement Shirotaka arrive à me réveiller mais là… Disons que c'était plus intense que d'habitude.

- Ce n'est pas la première fois que vous faites des cauchemars de ce genre ?

Elle se mordit la lèvre en se rendant compte qu'elle en avait trop dit. Elle choisit ses prochains mots avec prudence.

- Disons que j'ai toujours des angoisses qui reviennent quand mes étudiants peuvent être en danger…

Elle se douta que la diversion n'avait pas échappé à Kensei mais il ne dit rien, et elle lui en fût reconnaissante.

- Asagi, tu devrais…

- Non Shirotaka. Ça ne le regarde pas, et je ne veux pas le mêler à cette histoire.

- Pourtant…

- S'il te plait, laisse-moi gérer. Je me suis mise toute seule dans cette galère. Et je ne veux vraiment pas attirer l'attention de Tetsuya sur lui.

Shirotaka ne trouva rien à ajouter pour la faire changer d'avis.

- Et voilà c'était le dernier, déclara Kensei en posant un autre pancake sur la pile.

Asagi se leva pour débarrasser son assiette. Elle la déposa dans l'évier et se baissa pour ramasser un des torchons qui était tombé. Au même moment, Kensei avait commencé à rassembler les ustensiles à laver et s'apprêtait à mettre la poêle dans l'évier. En se retournant il n'avait pas vu qu'Asagi s'était faufilée derrière lui. Pour ne pas la bruler avec la poêle, il écarta son bras droit derrière elle. De l'autre main il avait saisi le bord du plan de travail pour ne pas l'écraser contre l'évier. Quant à Asagi, elle s'était relevée et recroquevillée pour éviter l'impact. Ils ne se touchaient pas mais ils étaient clairement l'un contre l'autre. D'une certaine manière, Kensei l'entourait de ses deux bras et Asagi n'avait qu'à baisser les mains pour le toucher.

Ni l'un ni l'autre n'osa bouger. Le temps semblait suspendu au moindre geste de leur part. Les yeux dans les yeux ils cherchaient la réponse à une question silencieuse.

Vous savez, cette fameuse question que Kensei se posait tout à l'heure. Celle qu'on se pose quant au fil des rencontres on tombe sur la personne qui vous fait sentir à la fois extraordinaire, mais aussi tellement vulnérable. La personne qui vous fait réfléchir à ce que vous voulez vraiment dans la vie. Elle n'est pas une simple rencontre, quelqu'un de passage. Non. C'est celle avec qui vous vous dites, il y a une histoire à vivre. Mais est-ce qu'elle aussi elle en a envie ?

Kensei n'avait qu'à baisser la tête pour avoir la réponse et Asagi n'avait qu'à se mettre sur la pointe des pieds. Puis, comme d'un commun accord, ils trouvèrent la réponse. Ils amorcèrent le mouvement en même temps, que quelqu'un sonna à la porte.

Le son fit pivoter Asagi qui baissa la tête. Kensei lui s'était reculé. Il ne la regarda pas et se contenta de s'écarter pour la laisser passer. Ce qu'elle fit d'un pas plutôt précipité. L'esprit en ébullition elle ne prit même pas la peine de regarder qui avait sonné à la porte avant d'ouvrir.

- Salut Asagi. Comment tu vas ? chantonna Megumi.

- Salut, répondit simplement Asagi.

Elle s'écarta pour laisser passer son amie qui entra dans l'appartement.

Megumi porta directement son attention sur l'autre personne dans l'appartement. Le mec cuisine et fait la vaisselle. Asagi t'as de la chance d'être ma meilleure copine sinon tu peux être sûre que je lui aurais mis le grapin dessus.

- Bonjour Muguruma-Taïcho.

- Sanori-san, salua-t-il en se tournant vers elle.

Megumi remarqua qu'il avait cherché Asagi du regard en se tournant vers elle. Alors elle porta elle aussi son attention sur sa collègue. Elle s'étonna de voir Asagi la tête baissée, l'air gêné ?

- Je venais voir si tu allais bien. Je ne pensais pas te trouver en si charmante compagnie, dit-elle plus bas.

Elle fût récompensée par un regard noir de la part d'Asagi, ce qui l'amusa encore plus (tout comme Kensei qui avait entendu la remarque…). Mais elle reprit son sérieux ensuite.

- Je t'ai amené des cartes de la part de tes étudiants, ceux de ta classe et des années précédentes. Il y en a aussi quelques-unes des collègues qui n'ont pas pu te voir mardi.

Elle posa sur la table un sac en tissu d'où dépassaient les fameuses cartes. Devant le regard soucieux d'Asagi elle se sentit obligée d'ajouter :

- Tu n'es pas obligée de les lire tout de suite.

Asagi lui répondit d'un petit hochement de tête mais elle se dirigea quand même vers le sac. Elle tourna quelques cartes au hasard et reconnut certains noms. Megumi la regarda faire en silence tout en guettant ses réactions. Elle pouvait voir la peine sur son visage mais c'était moins fort que les jours précédents. Ça va bientôt faire une semaine… pensa-t-elle.

À côté d'elles, Kensei se racla la gorge.

- Je vois que vous avez prévue de rester, dit-il en direction de Megumi. Je vais y aller.

Cette fois-ci la phrase était adressée à Asagi. Megumi haussa un sourcil quand elle la vit encore baisser la tête. Je rêve ou elle rougit ? Kensei récupéra son haori qu'il avait ramené sur un des tabourets de bar. Il l'enfila en se dirigeant vers la porte. Ne la voyant pas bouger, Megumi se vit mentalement pousser Asagi pour qu'elle le raccompagne. Mais son amie se contenta de regarder le capitaine sortir de l'appartement.

- Asagi ? appela-t-il. Si vous avez besoin de quelque chose, vous venez me voir.

Nouveau hochement de tête.

- Merci, finit-elle par répondre.

- Sanori-san.

À son nom, Megumi releva la tête vers le capitaine. Il lui lança un regard qu'elle comprit aussitôt. Oui s'i nouveau un problème, je viens vous chercher. Il dût trouver son hochement de tête satisfaisant car il s'en alla en claquant la porte doucement.

Megumi attendit que Kensei sorte bel et bien de l'appartement pour poser la question :

- Dis-moi que je n'ai rien interrompu…

Asagi se retourna et lui lança un regard ahuri. Megumi vit ses lèvres bouger à la quête d'une réponse mais elle ne dit rien. Elle la vit simplement tourner la tête et rougir franchement.

- C'est pas vrai ! réagit Megumi. Faut que tu me racontes ! Ah et je suis désolée du coup, pour le mauvais timing…

Pendant ce temps Asagi était allée se réfugier dans sa cuisine. Ce qui n'empêcha pas Megumi de s'installer sur un des tabourets de bar. Elle regarda Asagi ranger ce qui pouvait trainer, essuyer la vaisselle et la ranger. Megumi se doutait bien qu'elle faisait tout pour ne pas répondre. Elle voyait Asagi lui jeter des regards en coin pour savoir si elle avait jeté l'éponge. Mais, malheureusement pour Asagi, Megumi n'était pas prête à la lâcher.

- Megumi arrête avec ça. Il, il ne s'est rien passé… Vraiment.

- Vu comment tu réagis, laisse-moi en douter.

Asagi s'arrêta face à l'évier. Elle avait bien du mal à savoir s'il s'était passé oui ou non quelque chose. Rien de concret à cause de Megumi, mais en se repassant la scène, elle se posait vraiment la question. Et plus elle y réfléchissait plus elle se dit que oui, oui il s'était passé un truc entre eux. De son point de vue en tout cas. Que Kensei se penche vers elle, ça elle aurait pu le rêver, mais ils étaient restés vraiment près pendant un bon moment. Et, il n'avait pas eu un seul mouvement de recul. Mais à quoi bon se poser la question. Pour l'instant elle ne pouvait malheureusement pas aller chercher les réponses. Asagi regarda Megumi par-dessus son épaule.

- C'est juste que… Avec Tetsuya dans les parages je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée.

En face d'elle Megumi changea d'attitude, son excitation étant retombée.

- Tu penses qu'il va revenir ?

- Il m'a laissée tranquille pendant 30 ans. Le fait qu'il débarque comme ça, c'est pas bon signe.

- Fait chier, souffla Megumi.

Elles restèrent silencieuses un moment pour réfléchir. Ce fût Megumi qui reprit.

- Et, il en pense quoi le capitaine ?

Elle avait dit ça doucement, en sachant qu'Asagi allait réagir.

- Je… Je ne lui en ai pas parlé.

- Asagi, il pourrait…

- Non ! On en a déjà parlé, je ne veux pas le mêler à cette histoire.

Mais cette fois Megumi ne resta pas sans rien dire.

- Écoute, si tu comptes le faire entrer dans ta vie, tu ne pourras pas lui cacher ton histoire avec Tetsuya.

Asagi baissa la tête. Elle savait que Megumi avait raison, elle en était arrivée à la même conclusion. Elle allait devoir choisir entre garder son passé sous silence et une histoire avec Kensei. Mais la décision était tellement difficile. Elle ne pouvait pas trahir ses collègues et en même temps, elle mourrait d'envie de passer à autre chose. Le dilemme était tellement intense dans son esprit que la frustration l'emporta. Elle finit par laisser couler quelques larmes. Elle ne vit pas Megumi faire le tour du bar et venir la prendre dans ses bras.

- Je veux que ça s'arrête Megumi, je veux qu'il me laisse tranquille, que toute cette histoire s'arrête…


Bordel, dit Kensei en sortant de l'appartement.

La main toujours posée sur la poignée de la porte, il réfléchissait à ce qu'il venait de se passer avec Asagi. Son esprit tournait dans tous les sens. Abruti, abruti, abruti… Non mais à quoi je pensais ? Elle va croire que je profite d'elle maintenant…

Il soupira et sortit de l'immeuble. Après s'être traité de tous les noms encore quelques minutes, il réfléchit sur ce qu'il avait appris cette nuit et ce matin. Asagi ne s'était pas beaucoup confiée mais il avait la certitude que son état était bien lié à Tetsuya Nishio. Il décida donc de retourner voir Shinji pour savoir s'il en savait plus sur l'homme en question. Mais avant, il devait faire un tour à la 9e pour vérifier si tout se passait bien.

Note de l'auteur :

Alors cette petite hausse de température ? Vous l'avez trouvée comment ? Déçus ? Vous vous y attendiez ? Pressés de voir la suite maintenant ?

Pour ceux qui l'auraient remarqué, je passe du tutoiement au vouvoiement entre Asagi et Kensei. Parce qu'ils ne savent pas où ils en sont dans leur relation ? Pas du tout, c'est moi qui suis perdue !

À très vite j'espère !