Author's Note: Tout d'abord, je voulais absolument vous remercier pour l'accueil que vous avez fait a cette fiction.
J'ai commenceé à l'écrire en février dernier, après des années sans avoir pianoté sur mon clavier d'ordinateur. Elle est presque achevée, et ne devrait pas dépasser la douzaine de chapitres.
J'essayerai d'être au rendez-vous toutes les semaines pour vous publier les nouveaux chapitres !
En espérant que ceux-ci correspondront a vos attentes !
Encore une fois, cette histoire ne bénéficie pas de Beta, des fautes peuvent êtres présentes.
Bonne lecture!
Janvier 2006
Charlie resserra le col de son manteau.
Il venait à peine de poser un pied sur le sol argentin que le froid mordant lui brûlait la peau.
Le portoloin venait de le déposer à Ushuaïa, plus de dix heures après avoir quitté la Roumanie.
Des cernes bleutées encerclaient ses yeux, une barbe naissante lui grattait les joues et une envie de caféine lui titillait sérieusement les narines.
Il voulait juste récupérer son contact, transplaner jusqu'à la réserve et dormir.
-Voilà donc le fameux Charlie Weasley !
L'homme se tourna vers la voix, féminine et sourit franchement, soulagé de l'apercevoir.
Hermione Granger se dirigeait vers lui, deux gobelets en plastique fumants dans les mains, les yeux pétillant.
-Et voilà donc la très célèbre Hermione Granger, la taquina t'il en l'enlaçant.
Son rire résonna dans sa poitrine et fit bouger ses boucles brunes, chatouillant son menton en soulevant une odeur de fleurs fraîches coupées et de café chaud
-Tu n'imagines même pas à quel point tu incarnes la perfection à toi toute seule, grogna t il tout en attrapant le café qu'elle lui fourrait sous le nez.
La jeune femme rigola franchement, un nuage de vapeur sortant de sa bouche dans la froideur de janvier.
-J'aurai dû en ramener un litre entier alors ! Allez, viens, on a un dernier transplanage à faire et on sera arrivé
Lui emboîtant le pas, Charlie ne pu s'empêcher d'observer la frêle silhouette de la jeune femme.
Il ne l'avait pas revu depuis plus de six ans, bien qu'ils aient communiqué durant ces deux derniers mois par cheminette. Mais la cheminette ne lui avait pas renvoyé ce regard ardent et ce teint lumineux.
Ginny avait beau dire, la jeune femme en face de lui n'avait absolument rien à voir avec la fonctionnaire triste et terne qu'on lui avait décrite
La jeune fille tremblante et courageuse qu'il avait connue a la fin de la guerre était encore bien la, mais elle semblait plus libre, plus passionnée, plus vivante.
Plus femme.
Il avait été surpris, même flattée qu'elle pense à lui pour ce projet.
Son étude l'avait conduite à l'extrême sud de l'argentine, au sein d'une réserve naturelle ou un groupe de Dent de Vipère péruvien s'était installé.
Le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques avait confié à la jeune femme l'étude et l'observation de ce groupe particulier, établi dans une région beaucoup plus austral que leur latitude habituelle.
Leur physionomie s'était donc habitué et avait muté en conséquence afin de s'adapter au climat froid et aride de la zone.
Ste Mangouste s'intéressait de près au résultat des recherches.
Ce cas unique pouvait déboucher sur de nouvelles découvertes concernant l'acclimatation en milieux hostiles, un sujet touchant de près plusieurs départements du ministère anglais.
Un dossier que Charlie n'aurait en rien voulu manquer.
Hermione resserra sa prise sur son gobelet en carton, réchauffant ses jointures blanches contre la chaleur bienvenue entre ses mains.
Charlie la dépassait de deux têtes.
Elle avait un souvenir un peu flou de la dernière fois qu'ils s'étaient vus.
Probablement après l'enterrement de Fred. Une période que son cerveau s'était empressé d'occulter le plus vite possible.
Elle avait oublié à quel point la présence de Charlie était chaleureuse.
Elle en aurait pleuré lorsqu'il l'avait enlacé sur les quais du portoloin.
La dernière fois, il se tenait voûté, les yeux perdus et noyés, ses larges épaules tremblantes de désespoir alors qu'il venait de mettre en terre un de ses petits frères.
Il l'avait prise dans ses bras avant d'embrasser sa mère et de partir du Terrier pour ne plus y retourner.
L'avoir à ses côtés maintenant faisait rejaillir des souvenirs douloureux, mais son sourire lui réchauffait le cœur.
Ils avaient passé deux mois à parler à travers la cheminette, du projet, de ses futures responsabilités sur le camp, de la composition des équipes sur place.
À plaisanter par cheminée interposée
Et même a l'autre bout du monde, Hermione pouvait presque ressentir la présence chaleureuse du dragonnier.
Étourdis par le froid glacial, ils s'étaient dirigés tout naturellement vers les cercles de transplanage. Hermione lui agrippa fermement le bras et Charlie senti cette sensation désagréable d'un crochet lui agripper le nombril.
La seconde d'après, ils étaient dans une plaine glacée, jonchée d'arbre mort
-Bienvenue à Karukinka, s'exclama la jeune femme.
Il avait été abasourdi.
En à peine deux mois, la jeune femme avait abattu une quantité de travail colossale.
Choisir les profils des équipes, s'occuper des papiers administratifs pour l'installation du campement, les différents permis pour l'utilisation de la magie sur créatures vivantes, allant même à trouver le terrain adéquat en étudiant avec précision le comportement de la colonie de Dents de Vipère.
Rien n'avait été laissé au hasard.
En marchant le long des différents baraquement en bois, Charlie scrutait les différents visages avec lesquels il serait amené à travailler les prochains mois. Certains qu'il connaissait déjà, d'autres qu'il avait vaguement aperçus lors de congres de draconologiste.
Chacun levait vers eux des sourires francs et amicaux.
Hermione semblait aussi à l'aise dans le froid glacial chilien que sur les bancs poussiéreux de Poudlard.
Elle faisait des commentaires sur l'un ou l'autre tout en le guidant.
Lui avait travaillé sur l'installation d'une colonie de Boutefeux Chinois en Mongolie, celui-là développait un sérum de régénération cellulaire à base d'écaille de dragon, très utile pour la section grands brûlés de Ste Mangouste. Lui était juste un contact à avoir au cas ou, l'oncle ou le père(Charlie avait déjà oublié), travaillait à la section des finances au Ministère de la Magie.
La brune l'avait installé dans une cabane en bois, pas très loin de la sienne avait-elle précisé.
Une petite cuisine, un canapé qui avait déjà bien vécu, une table en bois et un lit.
-Ce n'est pas beaucoup mais il faudra s'en contenter, ajouta la brune.
Accoudée a la table, des boucles s'échappaient de son chignon pour chatouiller ses joues rosées par le froid.
-Aucun problème, j'ai presque l'habitude, répondit-il en souriant largement.
En se redressant pour s'approcher de lui, elle lâcha un petit rire : dans une de ses lettres, il lui avait relaté sa mission canadienne, trois mois sous une tente fragile, aucune toilettes, aucune douche, la pire de ces missions
-Je vais te laisser tu as l'air de mourir de fatigue, je te veux en forme pour demain !
Elle pointait ses cernes de son doigts fins, presque accusateur. En se retournant vers la sortie, le roux put observer sa démarche sautillante, son gros pull qui tombait lourdement sur ses hanches.
-Et n'oublie pas, demain, je te montre la colonie.
Il rigola franchement à son sourire mutin.
Décidément, Hermione Granger n'avait plus rien à voir avec celle qu'il avait rencontré plusieurs années auparavant.
Et il espérait, en se glissant sous les draps froids de son lit, que leur collaboration se passe dans le meilleur des cas.
