"Grâce" à cette (merveilleuse) canicule que je me suis tapée ces derniers jours, j'ai pu rester cloîtrée chez moi et passer la plupart de mon temps à écrire. Et j'ai fini ce chapitre beaucoup plus tôt que prévu. Enjoy !


Les vacances précédant la reprise des cours paraissaient incroyablement longues à Hinata et Kageyama. Ils ne s'étaient pas entraînés depuis le début de celles-ci, Ukai étant – finalement – parvenu à leur enfoncer dans le crâne que se reposer après un effort aussi important que les nationales était fondamental. Les deux adolescents effectuaient cependant toujours un jogging quotidien – une simple course de plusieurs kilomètres ne pouvant raisonnablement consister en un entraînement à leurs yeux –.

En dehors de cela, Hinata passait beaucoup de temps avec sa petite sœur et aidait aux corvées ménagères. Kageyama, quant à lui, était seul à la maison, ses parents étant partis en vacances. Il aurait pu les accompagner pour se changer les idées, mais avait préféré rester tranquille, profitant de l'absence de sa famille pour monopoliser la TV du salon et regarder jour après jour de vieux enregistrements de matchs de volley.

Un jour, lorsque l'écran de la TV commença à lui faire mal aux yeux, il l'éteignit et se laissa tomber sur le sol.

L'adrénaline des nationales avait totalement quitté son corps. Même le goût de la défaite se faisait moins amer.

Kageyama amena ses mains à son visage. Et alors que son regard errait sur ses doigts aux ongles impeccablement coupés, il réalisa qu'il se sentait affreusement vide.

Peinant à accepter cette émotion qu'il ressentait si rarement, il se releva brutalement et balaya la pièce du regard, cherchant quelque chose, n'importe quoi, capable d'occuper son esprit.

Lorsque ses yeux tombèrent sur son gsm, le visage d'Hinata lui apparut et une soudaine envie de le voir se logea dans son cœur. Il prit alors l'appareil et commença à taper un mail proposant à son partenaire de s'entraîner au parc le lendemain.

Mais alors qu'il allait expédier le message, l'image de son coach, furieux, s'imposa à lui. Kageyama fronça aussitôt les sourcils et retint de justesse son pouce d'appuyer sur la touche envoi. Il dirigea alors désespérément vers un Ukai imaginaire :

'C'est bon, là, non ? Ca fait des jours que je me repose. Alors je peux de nouveau jouer maintenant, hein ?'

Puis, alors qu'il combattait la contrepartie – toujours imaginaire – du coach, son gsm vibra. Soulevant légèrement les sourcils lorsqu'il vit que l'expéditeur du mail était Hinata – Kageyama n'ayant pas encore résolu son pouce à envoyer le message pourtant tout tapé –, il l'ouvrit et lut :

'Hey ! Ca te dirait d'aller acheter de nouvelles chaussures de volley avec moi demain ? Il paraît que le magasin XXX est super !'

Ce n'était pas exactement ce que Kageyama avait en tête, mais cela lui convenait. Après avoir envoyé une réponse affirmative, il se laissa à nouveau aller sur le sol du salon, un léger sourire aux lèvres.

oOo oOo oOo

Alors que les deux adolescents étaient entrés dans le magasin avec pour seul but l'achat de chaussures de sport pour Hinata, ils en sortirent avec un nouveau ballon pour Kageyama, ainsi qu'une paire de protections en plus des chaussures pour Hinata.

Riant face à l'ampleur qu'avaient prise leurs achats, ils allèrent s'installer dans le parc. Celui-ci était presque désert au vu du temps quelque peu couvert, aussi, n'eurent-ils aucun mal à trouver un endroit dénué de gens et à l'abri sous les arbres.

Ils se mirent alors à parler de tout et n'importe quoi. Mais surtout de volley. A quoi allaient ressembler les nouveaux premières du club. Combien seraient-ils ? A quels postes ? Est-ce qu'Ennoshita serait plus, ou moins terrifiant que Sawamura en tant que capitaine ? Comment ils pourraient améliorer leur jeu ?

Puis, la conversation se tarit.

Cela faisait longtemps qu'Hinata et Kageyama n'avaient plus passé de moment intime ensemble, et alors que le passeur constatait ce fait, Hinata demanda :

« Kageyama, tu peux me prêter tes genoux ? »

Le passeur le regarda d'abord légèrement surpris, puis accepta. Hinata posa alors sa tête sur ses cuisses et ferma les yeux.

Kageyama avait oublié à quel point il appréciait quand son partenaire se reposait sur lui, et, presque instinctivement, il entoura son dos d'un bras. Le roux sursauta à ce geste et se releva maladroitement, lançant un regard interrogateur.

'Et merde.' Jura alors intérieurement le passeur.

« Je… » essaya-t-il de se justifier. « Mon bras était fatigué alors… Il… »

Kageyama ne sut rien articuler de plus clair et après un moment, Hinata se rallongea sur ses genoux comme si de rien n'était. Puis, sentant son partenaire toujours tendu, il murmura :

« Tu peux remettre ton bras, tu sais ? »

Kageyama se sentit légèrement rougir à cette remarque et entoura à nouveau le dos de son coéquipier.

Le passeur sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine et son corps était légèrement plus chaud que d'habitude. Un trouble, bien différent du stress précédant ses matchs, le faisait gratter l'herbe de sa main libre. Il sentait agité, brouillé, et en même temps, bien.

Puis, lorsqu'Hinata posa une main hésitante sur sa cuisse, aux côtés de son propre visage, Kageyama se serra un peu plus contre lui.

Ils quittèrent le parc en soirée. Et alors qu'ils allaient se séparer, le passeur proposa :

« Tu veux venir chez moi demain ? J'ai plein de matchs enregistrés à regarder. »

Aussitôt, les yeux d'Hinata s'illuminèrent. Il n'avait pas de quoi enregistrer les matchs chez lui.

« C'est vrai ? » s'écria-t-il. « Je viens, je viens ! »

« Par contre, mes parents ne sont pas là et j'ai utilisé tous les restes qu'ils m'avaient laissés, donc si tu veux rester manger, ce sera probablement des nouilles instantanées. »

« Pas de problème ! » répondit le rouquin, ravi.

oOo oOo oOo

Hinata se rendit le lendemain à vélo chez son partenaire et ils passèrent l'après-midi à regarder des matchs, se disputant concernant l'utilisation d'une stratégie ou l'autre, ou encore sur les marches qui auraient préférablement dû être suivies à tel ou tel endroit.

Après avoir utilisé toute la puissance de leurs cordes vocales suite à un match particulièrement tendu, Hinata se laissa complètement aller sur Kageyama en soupirant :

« Ce que tu peux être borné parfois ! »

La tête d'Hinata était posée sur l'épaule de son partenaire et ils se regardaient en chien de faïence. Kageyama éteignit la TV et s'appuya un peu plus sur Hinata en marmonnant :

« Je ne fais que dire ce que je pense. »

Malgré son ton bourru, le passeur était affreusement conscient de la proximité de leurs mains, de même qu'Hinata. Mais aucun n'osait franchir l'espace les séparant. Malgré leurs fréquents contacts, leurs doigts ne s'étaient jamais effleurés. Peut-être car, dans l'inconscient collectif, se tenir la main s'apparentait-il plus au registre des « gestes amoureux » que de simples tapes sur le dos, des genoux se touchant, ou même une tête posée sur une épaule.

Bientôt, les deux adolescents abandonnèrent leur concours du « qui détournera le regard en premier » et se détachèrent légèrement. Bien qu'Hinata n'ait plus la tête sur l'épaule de son coéquipier, leurs épaules restaient à quelques centimètres l'une de l'autre, de même que leurs mains.

Kageyama se sentait troublé. Ils étaient proches, anormalement proches, et pourtant, il voulait clore le peu de distance les séparant.

'Ce n'est pas normal.' Songea-t-il en fronçant les sourcils. 'Définitivement.'

Puis, il se rendit compte qu'il se fichait de ce qui était normal ou non et franchit les quelques centimètres séparant leurs mains.

Il n'avait pas entremêlé leurs doigts, juste, maladroitement posé une paume sur le dos de la main de son partenaire.

Hinata réagit alors comme au ralenti. Il tourna la tête et caressa délibérément la joue de Kageyama.

Les deux adolescents se regardèrent un long moment dans les yeux, leurs visages tellement proches qu'ils pouvaient voir les moindres défauts dans la peau de l'autre. Hinata sourit lorsqu'il remarqua les plis s'étant formés autour des sourcils bien trop souvent froncés de son coéquipier, tandis que ce dernier fixait les petits boutons près du nez d'Hinata que ce dernier n'aurait sans doute pas dû gratter.

Puis, ils réduisirent l'espace les séparant et s'embrassèrent.

Ce fut un baiser lent et doux. Mais surtout très maladroit. Aucun des deux n'avait encore exécuté de tel geste ou ne savait comment procéder.

Alors même que la sensation du contact de leurs lèvres, chaudes, leur parut premièrement étrange, singulière, à peine celles-ci se séparèrent-elles, les firent-ils à nouveau se rencontrer.

Bientôt, leurs mains qui étaient jusqu'alors restées immobiles se mirent à bouger, passant gentiment dans le dos ou les cheveux de l'autre. Hinata serra alors le t-shirt de Kageyama, l'attirant plus près, et celui-ci poussa un peu plus fort sa bouche contre la sienne.

Après de longs baisers, ils se détachèrent l'un de l'autre pour mieux se serrer dans les bras, les nouvelles sensations expérimentées les laissant légèrement essoufflés et rougissants.

oOo oOo oOo

Après un bref coup d'œil à l'horloge, Kageyama proposa à Hinata de manger. Ils se chauffèrent des nouilles instantanées et les mangèrent côte à côte. Puis, le rouquin décida de rentrer, ayant promis à sa mère de ne pas rejoindre son domicile à une heure trop tardive.

Dans le hall d'entrée, alors qu'Hinata échangeait ses chaussons d'intérieur contre ses chaussures, Kageyama semblait hésiter. Le remarquant, l'attaquant railla :

« Bah quoi, qu'est-ce que c'est que cette tête ? Tu regrettes peut-être ? »

Le sourire moqueur d'Hinata fit instantanément gonfler une tempe sur le front de Kageyama et ce dernier rétorqua :

« Bien sûr que non ! Idiot ! »

« Parfait ! A demain alors ! »

Pris de court, Kageyama s'avança dans le hall, ses chaussons d'intérieur toujours aux pieds.

« Comment ça, 'à demain' ? »

« Tu as un filet dans ta cour, non ? » demanda Hinata avec un grand sourire. « Même si coach Ukai nous a conseillé de ne pas nous entraîner, ça fait quand même une semaine maintenant, ça devrait être bon. Alors je veux m'entraîner. Demain. Ici. »

Ponctuant le « ici » d'un doigt vers le sol, il s'avança ensuite vers un Kageyama légèrement déconcerté.

Hinata fixa son coéquipier, semblant chercher un accord tacite quant à ce qu'il allait faire. Celui-ci n'ayant pas l'air de comprendre ce qu'il demandait, le rouquin se hissa sur la pointe des pieds et posa un rapide baiser sur ses lèvres.

Après qu'il se soit retiré comme il était venu, Kageyama ouvrit mécaniquement la porte et marmonna un petit « A demain alors » avant que son partenaire ne franchisse l'entrée.

Il se rendit ensuite d'une démarche absente dans sa chambre. Ce ne fut que lorsqu'il se laissa aller dans son lit qu'il réalisa pleinement…

'J'ai embrassé Hinata.'

Etrangement, cette pensée ne le dérangeait pas autant qu'elle aurait dû.

Kageyama ne s'était jamais soucié des choses de l'amour, même enfant. Car sitôt découvert, le volley avait pris toute la place disponible dans son cœur.

Il ne s'était jamais intéressé aux filles, ni aux garçons d'ailleurs. Il avait bien dû calmer quelques érections une fois adolescent et ne pouvait nier qu'il y avait trouvé un certain plaisir, mais il ne voyait pas l'intérêt de chercher une partenaire pour faire ce dont il pouvait s'occuper seul.

Aujourd'hui cependant, il avait embrassé Hinata et avait trouvé cela très agréable. Qu'il soit un garçon ne l'affectait en rien. Il n'avait jamais eu de préjugé à ce niveau de toute façon.

'Mais… Est-ce qu'Hinata aussi a trouvé ça agréable ?' se demanda-t-il.

Il lui avait demandé s'il regrettait. Ce qui signifiait probablement que lui, ne regrettait pas cet acte.

'Mais ne pas regretter ne veut pas dire apprécier…'

Kageyama ne parvenait plus à se rappeler qui exactement avait initié leur premier baiser. En revanche, le très bref contact qu'ils avaient eu devant la porte d'entrée venait indéniablement d'Hinata.

'Du coup… J'imagine que c'est bon ?'

Soudain, le gsm de Kageyama vibra, le faisant presque sursauter. Il ouvrit rapidement le mail venant d'Hinata et sourit sans même s'en rendre compte lorsqu'il lut :

'C'était génial chez toi. J'ai hâte de m'entraîner demain.'

Après avoir répondu un bref « A demain », il prit sa nouvelle balle de volley et se fit des passes, couché sur son lit.

Peut-être demain, s'embrasseraient-ils encore.

oOo oOo oOo

Une fois rentré chez lui, Hinata ne parvint pas à fermer l'œil.

Ses doigts ne cessaient de jouer avec ses lèvres, se remémorant la chaleur de celles de Kageyama. Puis, se rappelant qu'il s'était littéralement invité chez son partenaire le lendemain, il se mordit l'intérieur des joues.

'J'ai encore parlé sans réfléchir !' Soupira-t-il en se recroquevillant sur lui-même.

Après moult tergiversations, il envoya finalement un court mail à Kageyama, espérant que sa réponse – si réponse il y avait – calmerait ses craintes.

Le passeur répondait rarement à ses mails si une question claire n'avait pas été posée au préalable. Il n'aimait pas perdre son temps à taper sur les touches pour ne rien dire, lui avait-il une fois avoué. Aussi, le « A demain » qu'Hinata reçut presque instantanément lui arracha un soupir de soulagement. Kageyama n'était de toute évidence pas en colère et se réjouissait peut-être même de le voir.

Après avoir posé son gsm, l'attaquant recommença à triturer ses lèvres et laissa ses pensées dériver sur les baisers partagés avec son coéquipier. Cela faisait un moment qu'il se demandait ce que ça lui ferait de l'embrasser.

« Ah… » murmura-t-il en se tournant sur le côté. « Comment est-ce que ça a pu tourner comme ça ? Ce n'était pas censé être mon rival ou quelque chose comme ça à la base ? »

La première fois qu'Hinata avait entendu parler de Kageyama, avant son match officiel au collège, il avait trouvé son surnom de « roi » beaucoup trop classe. Même après leur rencontre désastreuse devant les toilettes, il n'avait pu s'empêcher d'effectivement trouver son allure digne d'un roi.

Durant le match même, il n'avait pas eu le loisir d'observer le jeu de Kageyama, alors trop occupé à essayer de recevoir le ballon où à frapper les passes discutables de ses coéquipiers. Il était cependant resté pour le second match de Kitagawa Daichi et avait alors pu prendre le temps de regarder la façon dont Kageyama jouait. Même si ce dernier n'était que passeur – une position alors assez effacée et inintéressante aux yeux d'Hinata – il avait été impressionné, et en même temps, une fois de plus frappé par l'adéquation entre l'adolescent et son surnom de « roi ».

Définitivement, Kageyama Tobio était quelqu'un d'extraordinaire. Quelqu'un qu'il devrait battre, surpasser une fois au lycée ! Et alors qu'il s'était accroché à cette idée autant qu'il eût pu durant sa dernière année de collège, quelle n'avait pas été sa déception lorsqu'ils s'étaient tous deux retrouvés dans la même équipe à Karasuno.

Néanmoins, petit à petit, Hinata avait découvert qu'il était beaucoup plus amusant de jouer au volley avec Kageyama comme coéquipier que comme adversaire, et il en était venu à souhaiter toujours rester de son côté du terrain.

Même si Hinata admirait le passeur, il n'était pas aveuglé par son aura pour autant. Kageyama possédait ses propres faiblesses et il en avait plus d'une fois été témoin. Il se targuait même d'être parvenu à le remettre sur le chemin de la victoire à plusieurs occasions. En revanche, bien que le passeur détestât son ancien surnom de « roi », Hinata ne pouvait s'empêcher de continuer à le voir de cette façon dans son esprit.

Kageyama Tobio était un roi. Indéniablement. Un roi qu'il admirait. Un roi aux côtés duquel il voulait se battre. Un roi dont il souhaitait être l'égal.

Un jour, le mot « reine » lui était venu à l'esprit. Mais cette qualification avait sonné tellement faux qu'il avait secoué la tête dans tous les sens pour l'oublier.

Et enfin, il avait trouvé le mot juste. La position qu'il souhaitait occuper. Plus qu'un simple coéquipier, il voulait être le partenaire de Kageyama.

Puis… Il ne se rappelait plus trop. Ils avaient commencé à se rapprocher, à se toucher…

Hinata n'avait pourtant jusque-là jamais été attiré par des garçons. Enfant, il avait eu quelques béguins portant sur des personnes de sexe féminin, notamment sa professeure de maternelle et sa voisine de banc de primaire. Dès le collège cependant, le volley était arrivé dans sa vie et avait tout bousculé. Il n'avait depuis lors plus pensé à l'amour.

Bien sûr, il trouvait plusieurs filles totalement à son goût. Kiyoko, par exemple, était à ses yeux incroyablement belle, sexy même, s'il osait dire. Mais cela s'arrêtait là. Il n'avait jamais cherché à se faire remarquer par elle ou à se rapprocher d'une quelconque autre fille.

Kageyama quant à lui, était classe comme au premier jour, et même… beau. Il y a plusieurs mois, Hinata s'était surpris – à son plus grand dam – à glisser de légers coups d'œil à son torse brièvement apparent lorsqu'il se changeait dans la salle du club. Et alors qu'il n'avait jusque-là éprouvé aucun intérêt pour le corps d'un homme – à part pour le comparer au sien –, il ne pouvait nier avoir ressenti une certaine attraction. Le torse de Kageyama n'était pas pourvu de formes rondes ou cambré comme celui des filles. Il était ferme et droit. Et Hinata y avait trouvé un certain attrait.

Puis, pour couronner le tout, l'adolescent avait commencé à faire des rêves bizarres. Des rêves où il avait pu observer à sa guise un Kageyama à moitié nu.

Et aujourd'hui, ils s'étaient embrassés…

Probablement Hinata devait-il aussi être attiré par les garçons finalement.

Il avait une fois entendu qu'il était possible d'être attiré par les deux sexes.

'Je dois donc être de ce bord-là.' Marmonna-t-il pour lui-même.

Cette réalisation – qu'il avait déjà plus ou moins acceptée au temps du début de ses rêves érotiques comportant Kageyama –, ne le choqua pas outre mesure.

Après tout, il n'avait jamais remis en question son amour inconditionnel pour le volley, alors qu'il s'agissait d'un simple sport. Même lorsqu'il voyait ses camarades de classe à peine se donner dans leurs activités de club ou le regarder avec de grands yeux lorsqu'il leur expliquait ce qu'il faisait pour le sien, il ne s'était jamais demandé s'il ne devait pas se calmer avec le volley. Alors pourquoi le ferait-il avec Kageyama ? Qu'il aimait par ailleurs moins que le volley ?

Hinata jeta un coup d'œil à l'horloge. Et dut aussitôt se retenir de ne pas se taper la tête contre un mur. Il était bien trop tard pour être éveillé. Et surtout, bien trop tard pour penser à Kageyama. Il devait se reposer, sinon, il serait incapable de se lever et ne saurait pas se remettre dans le rythme des entraînements matinaux à la rentrée.

Malheureusement incapable de se calmer malgré ses sermons intérieurs, Hinata finit par prendre son ballon de volley dans le lit. Il le serra contre lui, tentant de se concentrer sur les sensations du cuir sur ses mains et son torse.

Puis, enfin, il s'endormit.


Bon Dieu, que la partie du "point de vue" d'Hinata a été compliquée à écrire. Je me sens beaucoup plus à l'aise avec un personnage comme Kageyama plutôt qu'avec un personnage comme Hinata (même si, au final, je ne suis convaincue pour aucun des deux de rester In Character). Surtout que bon... Hinata et amour/sexualité dans la même phrase... Juste... Bwah ?

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