FENÊTRE SUR SQUARE GRIMMAULD


Cinquième partie

Publiée le 15 août 209


12 Square Grimmauld, Londres

9 août 2007, 8 heures

Cela n'avait pas été facile de fermer l'œil après cette apparition. Mais Harry n'était plus le même que quand il avait 16 ans - du moins il l'espérait. Il avait dépassé depuis longtemps le stade de l'obsession pour Malfoy même si avec le recul, il savait que cela tenait plus du flair du fin limier qu'il allait devenir que la déraison totale.

En réalité, Harry n'était pas inquiet mais intrigué. Deux semaines plus tôt, Andromeda Tonks (née Black) était venue dans cette maison, bouleversée par la mort de sa sœur, Narcissa Malfoy (née Black), la mère de Draco. Il était difficile de croire que la présence de Draco dans ce square, le regard fixée sur cette maison liée à sa famille était un pur hasard.

Restait à savoir s'il fallait le considérer comme un danger ou non.

Après la chute de Voldemort, les Malfoy avaient évidemment connu des jours difficiles. Leur manoir avait été saisi par le Ministère dans les jours qui avaient suivi la bataille de Poudlard. D'après les bruits qu'Harry avait entendu, on ne leur avait même pas permis d'y retourner pour prendre leurs affaires.

Lucius Malfoy avait fait partie d'un petit groupe de mangemorts qui s'étaient rendus aux aurors après avoir assisté à la défaite de leur maître lors de la Bataille de Poudlard. Jugés en premier, ils avaient tous bénéficié d'une relative clémence. Lucius Malfoy encore plus que les autres, notamment grâce aux témoignages de Luna Lovegood et de Garrick Ollivander qui avaient affirmé que même si elle était au premier et eux à la cave, la famille Malfoy leur semblait aussi captive qu'eux.

A la suite de ce procès, et après qu'Harry ait été entendu à son tour pour décrire les rôles respectifs de Draco au manoir et de Narcissa dans la forêt interdite, il avait été décidé que ces deux derniers seraient exemptés de procès. Lucius pour sa part avait écopé de cinq ans d'emprisonnement.

Harry se souvenait d'avoir un jour vaguement entendu Andromeda mentionner que Narcissa et son fils s'étaient installés dans un petit cottage sur l'île de Man ayant appartenu à sa grand-mère maternelle.

Leur manoir familial leur avait été définitivement confisqué, ainsi que l'intégralité de ce qu'il contenait. Cinq ans plus tôt avait eu lieu en ces murs l'inauguration d'un musée des dérives de la magie. Harry lui avait fait don des têtes d'elfes empaillés, de la grande majorité des ouvrages de la bibliothèque de la famille Black et du portrait de Walbugra Black après qu'un briseur de sort venu spécialement d'Inde ait enfin réussi à le décoller du mur de son entrée. Après réflexion, il avait décidé de garder la tapisserie.

Lorsque Lucius était sorti de prison, il avait décidé d'émigrer en Norvège où il lui restait de la famille. Harry avait toujours cru que femme et enfant avaient suivi le pater familias mais il n'était pas improbable que Draco ait décidé de rester. Ou que le décès de sa mère l'ait ramené en Angleterre.

Peut-être fallait-il écrire à Andromeda pour lui parler de l'apparition ? songea-t-il. Mais il répugnait à la déranger en cette période de deuil. Si elle n'était pas encore revenue et n'avait donné que des nouvelles lapidaires en deux semaines, c'était soit que la situation était plus complexe que prévu, soit qu'elle avait simplement besoin de temps. Harry ignorait si elle n'avait jamais eu la moindre relation avec son neveu et si elle ne s'était jamais souciée de lui. Autant chercher à en savoir plus avant de la mêler à quoi que ce soit, décida-t-il.

Finalement, au réveil quelques heures plus tard, il avait presque eu du mal à se convaincre qu'il n'avait tout simplement pas imaginé cette apparition. Après toutes les émotions de la veille, le retour à Poudlard, les amis longtemps perdus de vue, ne manquait-il pas que son bon vieil ennemi du collège pour parfaire le tableau ?

Au petit déjeuner, Teddy était intarissable sur la soirée de la veille. Difficile de définir ce qui lui avait fait la plus forte impression : la beauté du château, l'intrépidité de Victoire Weasley ou la coolitude de Neville.

-Tu crois qu'Hermione et lui vont être amoureux ? lui demanda Teddy rejoingnant en partie les questionnements d'Harry même si ce dernier avait l'imagination disons plus ... pragmatique.

-J'en sais rien, lui avoua Harry en essayant de s'empêcher de songer que lui aussi en aurait bien fait son quatre heures.

D'une certaine manière, c'était gênant de penser cela de ce garçon à qui il n'avait jamais voué qu'une amitié un peu condescendante. Maintenant qu'ils étaient adultes, c'était Neville le « cool kid » alors qu'Harry faisait office de looser avec sa vocation contrariée, ses pattes folles et son couvercle de poubelle.

En parlant de cela, la veille, la directrice de Poudlard s'était beaucoup intéressée à l'engin bricolé par le médicomage assistant.

-On ne peut pas dire que Mr Hanson ait jamais été un génie de la métamorphose, avait-elle confié à Harry. Mais ce garçon est d'une inventivité comme il m'a rarement été donné d'en voir. Je vais apporter quelques améliorations à cette ... création, si vous m'y autorisez, Potter. Vous devriez y gagner en stabilité et en maniabilité.

Cela lui avait fait incroyablement plaisir de revoir McGonagall, réalisa Harry. En fait, la présence de chacune des personnes qu'Hermione avait inscrite sur la liste d'invités lui avait fait plaisir. Il avait aussi eu une conversation extrêmement intéressante avec Rolf Scamander, le mari de Luna. Rolf lui avait confié que sa grand-mère avait jadis été auror au sein du MACUSA - le ministère de la magie américain - et lui avait demandé l'autorisation de lui parler des blessures qu'Harry avait subies, au cas où cela lui dirait quelque chose. Harry lui avait affirmé que vu sa situation, toute aide était bonne à prendre et ils avaient ensuite longuement discuté des récits que Porpentina Scamander faisait de son passé d'auror. Harry était très curieux de ses collègues d'autres pays.

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On était samedi, ce qui expliqua qu'Hermione débarque pour manger vers 13h en traînant Neville à sa suite.

Après le repas, Harry observa son filleul et le nouveau héros de ce dernier se lancer dans une partie de bavboules endiablées dans laquelle Teddy mit un enthousiasme qu'Harry lui avait rarement connu.

-C'est donc ça que ça fait de se faire détrôner dans le cœur d'un enfant, dit-il à Hermione d'un ton mélodramatique.

La jeune femme lui cogna gentiment l'épaule.

-Teddy t'aime et tu seras toujours le parrain le plus cool de l'univers tout entier, tu le sais bien. Il goûte juste à l'attrait de la nouveauté. C'est bien qu'il côtoie d'autres adultes qu'Andromeda, toi et moi, tu ne crois pas? J'ai toujours eu un peu peur que son univers soit un peu trop restreint.

-J'imagine, oui. Tu crois que ça pourrait devenir sérieux entre Neville et toi?

-Oh, c'est vrai, je ne t'ai pas dit... Il ne s'est rien passé hier soir.

-Ah bon? Mince alors. Il ...

-On s'est retrouvé à moitié à poils, expliqua Hermione en baissant la voix. Ça paraissait bien engagé pour ce que je m'en rappelle. Pas la peine de te rappeler qu'on était sérieusement éméchés, lui comme moi. Mais je ne sais pas ... Tout à coup, c'est comme si on était retombé sur terre. On s'est regardé et c'était comme si on était devenu Granger la première de la classe et Londubat le maladroit. Je ne sais pas comment te décrire ça autrement ... On a senti l'un comme l'autre que c'était juste impossible d'aller plus loin. Alors il m'a demandé si je le souvenais de la fois où je lui avais lancé le petrificus totalus en première année et que Dumbledore s'en était servi pour faire gagner la coupe à Gryffondor. On a tous les deux explosé de rire d'un coup, on s'est rhabillé et on a discuté jusqu'à l'aube.

-C'est le rencard le plus chelou que tu n'aies jamais eu, remarqua Harry, perplexe.

-Ne m'en parle pas, soupira la jeune femme en levant les yeux au ciel. Mais tu sais, bizarrement, hier je me suis rendue compte que Neville m'avait beaucoup manqué. Luna aussi. Même Seamus et Dean, ça faisait si longtemps...

Harry approuva vigoureusement.

-Comment tu as fait pour justifier l'absence de Ron sur ta liste d'invités ? voulut savoir Harry.

-Je n'ai rien eu à faire. Personne ne m'a posé de questions. Tout le monde a l'air de tenir pour acquis que le passé est clairement le passé. Pourquoi, tu aurais voulu qu'il soit là ? s'inquiéta-t-elle.

-Qui, moi? s'étonna Harry. Non. Je pense que ça n'aurait été agréable ni pour lui, ni pour nous. Je dois t'avouer que parfois, j'aimerais qu'on s'explique une bonne fois pour toutes, tous les trois et qu'on tourne enfin complètement la page. Mais hier n'était clairement pas le moment pour ça.

-J'imagine que le fait qu'on soit tout le temps fourrés ensemble tous les deux ne doit pas beaucoup l'aider à décolérer, remarqua pensivement Hermione.

-En fait, ce serait presque plus facile si on couchait effectivement ensemble, soupira Harry. Comme ça, il pourrait nous détester joyeusement et nous, nous draper dans notre fierté outragée.

Ils se jaugèrent un instant du regard, puis rirent de concert.

-Tu sais ... souffla Hermione, redevenue sérieuse. Parfois, je pense aux gosses qu'ils ont eus avec Victoria et ... ça m'étouffe un peu.

Elle porta ses deux mains à sa poitrine.

-Je ne savais pas ... murmura Harry. Je suis désolé.

-Je ne suis pas jalouse d'elle, tu comprends? s'empressa de préciser Hermione. Je sais ce que c'est d'être à sa place et pour rien au monde je n'en voudrais à nouveau. Mais je voudrais vraiment, profondément, viscéralement avoir un enfant.

Elle ne lui avait jamais parlé de cela.

Hermione avait le regard fixé sur Teddy qui venait de terrasser Neville aux bavboules et explosa de joie, se levant pour faire le tour de la pièce les deux bras levés comme un joueur de quidditch victorieux.

-Un enfant, mais pas avec Ron, c'est bien ça ? résuma Harry pour être sûr de bien comprendre.

Elle hocha la tête.

-Avec lui : non merci ! Que la raison m'en préserve ! Mais si j'étais restée, avec lui je veux dire, au moins j'en aurais à l'heure qu'il est. Tu comprends?

Harry hocha la tête.

-Tu ne vas pas me dire, souffla-t-il, qu'il n'y a pas moyen d'en avoir un, par voie sorcière ou moldue, sans qu'un type soit nécessairement impliqué ?

-Si, bien sûr.

-Alors, quel est le problème ? J'accepte d'être une troisième fois parrain si vraiment tu insistes !

Hermione sourit tout en levant les yeux au ciel.

-C'est juste ... soupira-t-elle. Enfin tu sais ce qu'il se passe dès qu'on sort de la norme ... Surtout toi et moi qui sommes traqués comme la famille royale d'Angleterre. La Gazette continue encore à publier tous les jours ton bilan de santé depuis l'attaque ! Ça fait deux semaines qu'il n'y a plus rien à dire ! La découverte que les propriétaires étaient de simples moldus qui ont fait cramer leur propre maison pour frauder leur assurance a fait la double page centrale. Une grossesse ? Ils deviendraient fous.

-Oh sérieusement, Hermione ! grogna Harry. Depuis quand tu laisses le qu'en dira-t-on guider tes choix?

-Depuis que je suis devenue une politicienne comme une autre, j'imagine ... soupira-t-elle.

-Eh ... souffla Harry, radouci par le défaitisme affiché par son amie. Il n'y a pas de fatalité dans cette histoire. Tu n'as que 27 ans ! Rien ne t'oblige à imiter cette poule pondeuse de Victoria Frobisher ! Tu as encore des années devant toi pour décider de ce que tu veux faire.

Neville était finalement resté pour le thé, puis pour le dîner. Vers 23 heures, quand les yeux de Teddy avaient commencés à se fermer tous seuls, Hermione avait sonné d'autorité son heure du coucher. Puis, le reste de la maisonnée s'était rassemblée dans un petit salon qu'Harry avait fait aménager dans une partie de l'ancien gigantesque hall d'entrée. C'était là qu'il stockait les bouteilles de whisky pur feu. Il y avait là des fauteuils clubs et une fausse cheminée, dans une pure ambiance gentlemen.

La conversation roula aisément, entre anecdotes remémorées et dévoilées. Harry réalisa qu'il n'avait jamais eu le temps d'interroger en détail Neville sur les prouesses de l'AD durant l'occupation de Poudlard. Il n'en savait que ce que lui avait raconté Ginny quand ils étaient encore ensemble. Et de son côté, Neville ne connaissait toujours pas les détails de la longue errance d'Harry et Hermione (et Ron jusqu'à ce qu'il les lâche) durant leur quête des horcruxes. Les heures défilèrent rapidement, jusqu'à ce qu'Hermione, épuisée, monte se coucher dans sa chambre au deuxième étage. Il lui arrivait souvent de rester dormir au Square Grimmauld. Harry proposa à Neville de rester lui aussi mais le jeune professeur devait repartir pour ses investigations dans les marais gallois dès le lendemain et préférait repasser à Poudlard avant. Harry le laissa donc utiliser sa cheminée - la vraie, celle du grand salon.

Il avait presque réussi à se convaincre que l'apparition Malfoyenne de la veille était un pur produit de son esprit fatigué et alcoolisé. Il manqua donc d'en tomber de son couvercle lorsque, écartant légèrement les rideaux, il aperçut la même silhouette, au même endroit.

La nuit était moins claire que la veille et des ombres se découpaient de manière sinistre autour de Malfoy. Il portait une vaste cape dont la capuche était rabattue devant son visage, lui donnant l'air de préparer un mauvais coup. En fait, si Harry ne l'avait pas aussi distinctement vu hier, il n'aurait jamais pu le reconnaître aujourd'hui.

Le jeune homme n'hésita pas : agitant sa baguette, il murmura des mots qu'il n'avait pas eu l'occasion de prononcer depuis bien longtemps.

-Spero patronum.

Et lorsque le grand cerf argenté se mit à galoper joyeusement dans son salon, il eut l'impression de retrouver un vieil ami.

D'un mouvement de baguette, il l'envoya dehors. Par la fenêtre, il vit son patronus traverser le square au trot dans un scintillement intense et s'arrêter à un mètre de l'ancien serpentard. Dommage, à cause de sa capuche, Harry ne pouvait pas voir la réaction de son ancien camarade. Après quelques instants d'immobilisme, Harry se décida : le cerf fit demi-tour, retraversa la moitié de la place d'un pas joyeux, puis se retourna, comme pour voir si Malfoy le suivait. Harry voyait à sa posture corporelle que le jeune homme ne savait pas comment réagir, qu'il était intrigué et perplexe. Et puis finalement, il se mit lentement en marche, suivant le patronus d'un pas hésitant.

Harry continua son manège : avancer de quelques pas puis faire mine de s'arrêter pour l'attendre. Et finalement, parvenu au pas de la porte du n°12, il fit un dernier mouvement de baguette et le cerf disparu dans un dernier scintillement blanc. D'un simple informulé, Harry déverrouilla et entrouvrit sa porte d'entrée. Une décharge d'adrénaline le traversa lorsqu'il entendit le premier pas que l'autre homme fit dans le vestibule. La porte de la pièce où il se tenait était entrebâillée et la lumière de la lampe qu'Harry n'avait pas encore éteinte devait lui donner une direction évidente.

Un pas. Puis deux. Puis trois.

Et enfin, des doigts longs et fins qui se posaient sur le chambranle.

-Papa?

C'était la voix d'une personne à la gorge si serrée qu'il pouvait à peine prononcer ces deux syllabes.

Depuis son canapé, Harry ne sût pas comment réagir.

Avant qu'il ait pu se décider sur une conduite à tenir, Malfoy fit un dernier pas qui le fit pénétrer dans la pièce et leurs regards se croisèrent.

-POTTER?! s'écrira-t-il dans un élan de stupéfaction, de détresse et de colère.

Harry n'eut le temps de rien faire : Malfoy transplanta immédiatement. Et il resta bêtement assis, avec plus de questions encore que cinq minutes plus tôt.

Un autre pas, plus léger, raisonna dans le couloir et Hermione surgit dans la pièce, baguette brandie.

-Harry, ça va? J'ai entendu crier. Où est Neville?

-A Poudlard. Il est reparti il y a cinq minutes. Écoute ... tu ne vas pas croire ce qui vient de se passer...

.

-Je n'y comprends vraiment rien, gémit-elle effectivement après qu'Harry lui eut narré la rencontre improbable que venait d'avoir lieu. Qu'est-ce qu'il fichait ici? Et s'il est rentré de Norvège depuis déjà trois jours, bon sang mais où est passée Andromeda?

-Et qu'est-ce qui a bien pu lui faire croire que son père était ici ? souffla Harry, aussi perplexe qu'elle. Cette maison est liée aux Black, pas aux Malefoy. Ça n'a absolument aucun sens.

-Il faut que tu écrives dès maintenant à Andromeda, trancha Hermione. Ça ne peut pas attendre demain matin.

Harry était d'accord.

-Qu'est-ce que tu sais sur lui? Malefoy, je veux dire, demanda-t-il à son amie, une fois qu'ils eurent expédié à la grand-mère de Teddy un mot où ils expliquaient qu'ils s'inquiétaient pour elle et lui demandaient si elle avait vu son neveu et si elle savait s'il allait bien.

-Aux dernières nouvelles, il a ouvert un petit commerce de vente de potions par correspondance. Il vend uniquement à des grossistes, pas à des particuliers.

-Comme tu sais ça ? s'étonna Harry.

A sa connaissance, l'info n'avait pas transité par le Bureau des aurors.

-Il a ouvert son petit business quand j'étais encore cheffe de la section commerciale, répondit Hermione en haussant les épaules. Sa demande avait atterri directement sur mon bureau, vu son passé un peu ... particulier. Et il est apparu qu'il utilise un alias pour correspondre avec ses relations professionnelles, mes collègues se demandaient s'il ne fallait pas y voir une forme d'escroquerie. Donc j'ai fait diligenter une enquête. Et il n'y avait rien à redire : toute son activité est parfaitement en règle et il a tout à fait le droit d'utiliser un autre nom à partir du moment où c'est par choix personnel et pas par volonté de tromper.

-Mais son commerce, il est basé où ? Pas en Norvège?

-Non. Sur une île je crois. Pas Jersey mais une dans ce style.

-L'île de Man? suggéra Harry.

Elle hocha fermement la tête.

-Oui c'est ça !

Donc Draco n'avait pas suivi ses parents en Norvège. Il était resté tout seul sur son île, vivant de ce qu'il faisait peut-être le mieux : des potions.

Cela ne disait pas comment il avait pu atterrir devant chez Harry, guettant une maison invisible pour lui au beau milieu d'un quartier moldu.


A suivre ...

Et toujours un grand merci pour vos retours :)