Titre : Avec toi

Résumé : UA Sans magie. Blaise, étudiant en BTS, rencontre Harry, nouvel élève de première de son lycée. Romance, fluffy.

Disclaimer : L'univers d'Harry Potter appartient à JKR.

Rating : M

Pairing : HP / BZ

Statut : 6 chapitres - Terminée

Bêta : AudeSnape et Epsilon Snape

Nda : Bonjour à tous et à toutes !

Voici le chapitre trois de cette histoire ! Pour rappel : il s'agit d'une romance fluffy grandement inspirée par le style de Skam, la série télévisée.

Dans le précédent chapitre, Blaise avait invité Harry et ses deux amis à une soirée, mais Harry est tombé malade et Blaise s'apprétait à ramener le trio chez eux.

Bonne lecture à vous tous et toutes !

.oOo.

Quand Blaise fut dehors, il pressa le pas jusqu'au portail et fut soulagé de voir que les élèves de première l'attendaient, tous les trois debout à côté de la jaguar de Draco. Il actionna la commande centralisée et la voiture clignota, faisant sursauter Hermione et Ron qui ne l'avaient pas vu arriver. L'absence de réaction d'Harry l'inquiéta un instant, avant de comprendre que ce dernier le fixait du regard depuis sûrement plusieurs secondes.

- Allez ! Montez, lança Blaise, déstabilisé par les yeux émeraudes qui continuaient à l'observer.

- Ca te dérange si je passe devant ? s'enquit le brun. Je ne serai pas d'une grande discussion, mais je suis malade en voiture.

- Aucun problème.

Quelques secondes plus tard, ils étaient tous installés – et attachés comme l'avait souligné Hermione – et Blaise démarrait la voiture, nan sans avoir demandé au préalable l'adresse d'Harry pour la mettre sur son GPS. Le noir alluma la radio, laissant le son suffisamment faible pour ne pas les gêner s'ils souhaitaient discuter mais suffisamment fort pour qu'ils aient un fond sonore.

Les dix premières minutes se firent dans le silence. A sa droite, Harry avait de nouveau fermé les yeux, et même si son visage avait retrouvé ses couleurs, ses traits étaient fatigués et des cernes s'étaient dessinées sous ses yeux. A l'arrière, Ron et Hermione chuchotaient frénétiquement en leur jetant des regards.

- Un problème ? finit par demander Blaise, alors qu'il s'engageait sur la voie rapide.

Ses deux passagers arrières échangèrent un dernier regard avant qu'Hermione s'avance légèrement sur son siège, les joues rouges, triturant la robe qu'elle portait.

- Je… On…. Enfin nous…

Blaise l'encouragea d'un sourire dans le rétroviseur intérieur.

- Je ne vais pas vous manger ou vous enlever vous savez ? Et si c'est ça qui vous fait peur, c'est un peu trop tard.

- Non ! s'exclama Hermione, rouge de honte. Non c'est juste que…

- On est désolés, termina à sa place Harry, d'une voix rauque. Je suis sûr que c'est ce qu'elle essaye de dire, hein 'Mione ?

- Oui, murmura la jeune femme. Tu nous as invités et on t'oblige à quitter la fête alors qu'il est même pas vingt-deux heures.

- Et j'ai engueulé ton pote… termina Ron.

Blaise les fixa tour à tour, avant de reposer son regard sur la route. Il tint à peine quelques secondes avant d'exploser de rire. En avisant les expressions perdues de ses passagers, son fou rire redoubla, et il songea presqu'à s'arrêter sur le bord de la route pour ne pas les tuer.

- Vous êtes incroyables, réussit-il finalement à prononcer entre deux rires. J'ai cru qu'il y avait un truc grave, que vous aviez peur de moi ou je ne sais quoi.

Il prit une grande inspiration et jeta un œil à Harry. Ce dernier avait ouvert les yeux et le fixait. Blaise se sentit à deux doigts de rougir et détourna immédiatement le regard. Il détestait avoir le sentiment d'être de nouveau un adolescent de onze ans quand il était face au brun.

- Pour Draco, je te l'ai déjà dit Ron, tu as bien fait, ne te prends pas la tête avec ça. Pour le reste, reprit-il avant qu'Hermione ait pu l'interrompre, j'aurais très bien pu vous demander d'appeler quelqu'un pour venir vous chercher, si je vous ramène, c'est que ça ne me pose aucun problème.

Il ne pouvait pas leur dire qu'il était si inquiet pour Harry qu'il voulait s'assurer lui-même qu'il était bien rentré, et qu'une partie de lui appréciait énormément de jouer le taxi pour le jeune homme.

- Donc on oublie les excuses, et on change de sujet pour les… vingt prochaines minutes ok ?

- Je vous avais dit qu'il était cool, marmonna Harry à sa droite. Vous m'écoutez jamais quand je vous dis que les gens sont cools.

Blaise laissa échapper un nouveau rire, tandis que Ron et Hermione baissaient légèrement les yeux.

- Voyez ? Je suis cool, alors on se détend et on profite du trajet. Où est-ce que vous habitez d'ailleurs, que je vous ramène chez vous ?

- Oh non ce n'est pas la peine ! s'exclama Hermione. Je vais appeler mes parents pour qu'ils viennent me chercher chez Sirius, on ne va pas te déranger plus longtemps.

- J'imagine que Sirius est le nom de ton parrain, Harry ? demanda Blaise. En tout cas, autant que je vous dépose, ne dérangeons pas vos parents.

Après plusieurs minutes à argumenter, Hermione et Ron finirent par accepter la proposition. Il fut décidé que Blaise les déposerait avant de ramener Harry pour lui éviter des détours et l'étudiant leur promit de leur envoyer un message dès que le brun serait chez lui. Dix minutes plus tard, Hermione et Ron, qui habitaient dans le même quartier, saluaient leur ami et Blaise.

- Ca va toujours ? s'enquit Blaise alors qu'ils roulaient, silencieusement, vers la maison d'Harry.

Il tourna légèrement la tête vers le brun et leurs yeux se rencontrèrent une nouvelle fois. Harry le fixait si intensément que le noir déglutit.

- Un problème ? demanda-t-il, dans une répétition de la scène qui s'était jouée plus tôt.

- Tu n'as pas répondu à ma question tout à l'heure.

Blaise haussa un sourcil d'incompréhension et invita le brun à continuer. Il le vit, du coin de l'œil, tourner la tête pour reposer l'arrière de son crâne sur le fauteuil.

- Je t'ai raconté ma vie, mais tu ne m'as rien dit de la tienne.

- Oh. Hé bien… Il n'y a pas grand-chose à raconter ni de très intéressant. Je suis le fils du troisième mari de ma mère qui s'est barré quelques mois après ma naissance. Depuis elle a eu quatre autres maris avant de décider qu'elle était finalement très bien toute seule. J'ai donc été élevé par elle et on a un lien très fort ce qui fait de moi un féministe convaincu.

Alors qu'il terminait le court récit de sa vie, il sentit à nouveau le regard d'Harry sur lui.

- Quoi ? s'enquit-il.

- Tu ne devrais pas dire que ta vie n'est pas intéressante, surtout s'il y a quelqu'un pour l'écouter. Je ne la trouve pas inintéressante, parce que c'est la tienne justement.

L'estomac de Blaise fit une vrille tandis que son cœur commençait à battre un peu trop fort pour son bien. Il garda les yeux résolument plantés sur la route sans oser répondre. La musique résonna dans l'habitacle tandis que ni l'un ni l'autre ne parlait.

- Je peux mettre plus fort ? J'adore cette musique.

- Ouais vas-y.

Blaise vit le brun lever mollement son bras pour hausser le volume de la radio. Lentement mais sûrement, les premières notes de Riopy s'élevèrent, gagnant en puissance, avant de s'éteindre puis de revenir encore plus fortes, faisant écho aux sentiments diffus que ressentait l'étudiant.

- Tu savais que Riopy a composé cette musique pour son père ? énonça Harry, la voix basse, les yeux rivés sur le poste de radio. Il l'a composée à dix-huit ans. Son père et lui avaient eu une violente dispute, après ça, il est parti de chez lui et il n'a pas touché son piano pendant près d'un an. Une nuit, il est rentré chez lui, et il s'est mis au piano sans rien dire. Ses parents se sont réveillés et l'ont regardé jouer pendant des heures, du Bach, du Mozart, du Liszt…

Harry fit une pause dans son récit, se laissant bercer par les quelques notes qui marquaient la fin de la chanson.

- La dernière chanson qu'il a jouée était une composition. Quand il l'a terminée, il s'est levé, a pris la partition et l'a déposée dans les mains de son père avant de disparaître une nouvelle fois. Depuis, c'est le premier morceau qu'il joue à chacun de ses spectacles.²

- C'est… c'est une belle histoire, finit par prononcer Blaise, la voix tout aussi basse, comme pour ne pas briser le moment.

- Hum. On arrive bientôt.

Blaise vit Harry se relever sur son fauteuil et se pencher légèrement en avant.

- Tourne à droite à la prochaine, le GPS ne connait pas cette route.

- Okay.

Le noir suivit les indications et s'inséra dans une voie à sens unique que le GPS ne lui indiquait effectivement pas. Ils roulèrent encore quelques minutes avant qu'Harry ne le fasse s'arrêter devant une maison à étage.

- C'est juste là, fit le brun en regardant par la fenêtre. La maison avec les volets multicolores.

Blaise jeta un oeil à son tour et sourit en apercevant effectivement les volets en bois rouge, bleu, vert et jaune.

- C'est particulier.

- Ouais, rit Harry. Cette maison appartenait aux parents de mon parrain. C'était une famille stricte, aux us et coutumes plus que réacs. Sirius est parti de chez lui à seize ans et y est revenu quinze ans plus tard, quand il l'a eue en héritage. Tout était noir, austère… on a tout repeint. Selon lui, ça fait les pieds à sa mère qui doit se retourner dans sa tombe.

- C'est cool, commenta Blaise. J'aime bien.

Ils restèrent un moment à fixer la maison, puis Blaise coupa le moteur, détacha sa ceinture et sortit de la voiture. Il fit le tour de la jaguar et ouvrit la porte du passager avant.

- Tu n'étais pas obligé, se moqua Harry.

- Je sais.

Blaise lui sourit et fut ravi de voir l'autre lui sourire en retour. Alors que le brun se levait, l'étudiant le vit tanguer légèrement vers la droite et le rattrapa par le bras.

- Ca va ?

- Ouais, je suis juste fatigué.

Blaise resserra sa prise sur le bras de l'autre, ferma la porte et glissa son autre bras derrière le dos du plus jeune pour le soutenir. Il avait conscience de serrer le corps un peu trop fort contre lui et espérait sincèrement qu'Harry ne s'en rendait pas compte. Les deux hommes avancèrent jusqu'à la porte d'entrée puis Harry fouilla dans ses poches, à la recherche de ses clefs.

- Merde, souffla-t-il après avoir fait plusieurs fois ses poches. J'avais mis mes clefs dans le sac d'Hermione. On devait tous dormir chez elle normalement. Je vais devoir réveiller Sirius…

Blaise laissa échapper un rire tandis que le lycéen grognait.

- Désolé, fit le noir. C'est pas drôle…

Avec un soupir à fendre l'âme, Harry appuya sur la sonnette, placée juste à côté de la porte d'entrée.

- Je peux faire semblant de dormir ? Comme ça, ça passera peut-être plus ? proposa Harry, une grimace sur le visage. Je veux dire… il est vingt-deux heures et je rentre déjà, mon parrain va se foutre de moi.

Blaise éclata une nouvelle fois de rire. Puis, voyant le visage déconfit du plus jeune, sourit.

- Okay.

- QU-

Harry n'eut pas le temps de finir sa phrase que Blaise l'attrapait sous les jambes et le soulevait pour le porter entre ses bras, comme un parent portait son enfant pour aller le mettre au lit. Pendant une seconde, le noir bénit ses entraînements de volley qui lui permettaient d'agir ainsi.

- Qu'est-ce que tu fous ? chuchota furieusement Harry.

- Chut ! Il y a de la lumière dans le couloir, il arrive. Fais semblant de dormir.

Harry l'observait avec les yeux grands ouverts, la bouche ouverte, tandis que Blaise, le coeur battant, s'efforçait de regarder droit devant lui. Quand ils entendirent le loquet de la porte, Harry ferma subitement les yeux et laissa sa tête retomber contre le torse du plus âgé.

- Bonsoir, déclara Blaise alors que Sirius, supposa-t-il, apparaissait dans l'encadrement de la porte. Vous êtes Sirius ? La fête s'est terminée plus tôt que prévu, rien de grave mais mon ami qui organisait la soirée a dû partir. J'ai proposé à Harry et ses amis de les ramener et il s'est endormi dans la voiture.

Sirius le fixait avec étonnement, son regard passant de son visage à celui d'Harry, qui avait toujours les yeux fermés et le visage enfoui dans la veste de Blaise.

- Je.. vous êtes ?

- Oh pardon ! Je suis Blaise. C'est moi qui avais invité votre fils à venir à cette soirée. Merci de l'avoir laissé sortir d'ailleurs.

- Ce n'est pas mon-, commença Sirius avant de s'arrêter et de secouer la tête de gauche à droite. Entrez ! J'imagine qu'il ne doit pas être des plus légers.

- Ca va, s'entendit répondre Blaise.

Pour rien au monde, il n'aurait avoué que le garçon pesait dans ses bras.

- Vous pouvez tenir jusqu'à sa chambre ? demanda Sirius alors qu'ils traversaient le salon puis un petit couloir.

- Si elle n'est pas au cinquième étage ou au fond du jardin, ça devrait aller.

Sirius ricana mais ne répondit pas, ouvrant une porte devant eux. La chambre qui se dessina fit s'arrêter un instant Blaise. Les murs étaient recouverts de photos. On y voyait un couple de personne dont l'homme ressemblait comme deux gouttes d'eau à Harry et la femme avait les mêmes yeux émeraudes que lui. Blaise devina instantanément qu'il s'agissait de ses parents. Sur d'autres photos, ce couple d'amis apparaissait avec deux ou trois autres personnes, dont une version plus jeune de Sirius. Il y avait aussi Ron et Hermione, majoritairement représentés. La photo d'un chat aussi blanc que la neige, à l'exception d'une petite tache sur le museau. D'un chien immense, croisement entre un épagneul et une autre race que Blaise ne connaissait pas.

Harry bougea dans les bras de Blaise et ce dernier baissa la tête. Il croisa les yeux verts et brillants du brun et y plongea plusieurs secondes.

- Un problème ?

La voix de Sirius, qui retentit derrière lui, brisa le moment. Harry ferma les yeux instantanément et Blaise se racla la gorge.

- Du tout, j'ai juste été surpris par le nombre de photos.

- Harry a toujours aimé en accrocher un peu partout, répondit Sirius, et Blaise était persuadé d'avoir entendu un sourire dans sa voix. Dépose-le là. Je peux te tutoyer ? Je vais te préparer un café. J'aimerais qu'on discute si ça ne te dérange pas, avant que tu repartes.

- Pas de problème.

Blaise avança dans la chambre alors que Sirius en sortait. Il s'approcha du lit et laissa glisser lentement Harry d'entre ses bras pour qu'il se retrouve sur les couettes. Harry avait rouvert les yeux et l'avait fixé tout du long. Il y avait quelque chose dans son regard qui faisait se vriller les entrailles de Blaise.

- Je… hum, bonne nuit ? chuchota Blaise, peu sûr de lui.

Un long silence suivit sa question, durant lequel ils se fixèrent sans bouger. Finalement, Harry se releva sur le lit, s'appuyant sur les genoux, et attrapa le visage du noir entre ses mains, déposant doucement ses lèvres sur les siennes. Il fallut une première seconde pour que Blaise comprît ce qu'il se passait, une deuxième pour qu'il fermât les yeux et répondît au baiser.

L'étudiant était presque sûr que les sensations qu'il ressentait n'étaient pas humaines. Il en voulait plus, beaucoup plus alors que son coeur battait à tout rompre, que ses entrailles remuaient dans tous les sens et que ses bras venaient approcher le corps du plus jeune contre lui. Ils se séparèrent une première fois avant que Blaise ne ravît à nouveau la bouche du brun, un peu plus furieusement, un peu plus passionnément.

Le bruit de deux verres s'entrechoquant brisa le moment. Ils se reculèrent, surpris l'un comme l'autre, les visages tournés vers la porte de la chambre. Blaise fut le premier à recentrer son attention sur Harry. Les joues de ce dernier étaient rouges, ses lèvres légèrement enflées et ses yeux brillants. Blaise déglutit pour ne pas plonger à nouveau sur cette bouche si tentatrice.

Harry se retourna à son tour, obligeant leur regard à se croiser. Ils restèrent quelques secondes immobiles, puis ce fut le son de la cafetière qui les fit revenir cette fois-ci à la réalité.

- Je ferais mieux de rejoindre ton parrain, souffla Blaise.

Il se releva en se demandant à quel moment il avait déposé un genou sur le lit et sortit de la chambre après un dernier regard pour Harry. Ce dernier le fixait toujours de la même manière, si intense, agenouillé sur son lit, et Blaise pouvait voir son torse se soulever au rythme de sa respiration erratique.

Blaise jeta un regard vers le couloir puis, prit d'un besoin trop brusque pour son bien, il fit demi-tour et brisa la distance qui le séparait du brun en deux grandes enjambées. Il fondit une nouvelle fois sur les lèvres d'Harry. Ce dernier s'accrocha à sa chemise et glissa une main sur la nuque de Blaise, tirant un grognement à ce dernier.

Ils se séparèrent une nouvelle fois, haletants, leurs yeux rivés les uns sur les autres. Harry posa un nouveau baiser, léger cette fois-ci, sur les lèvres de Blaise, puis le repoussa légèrement vers la porte de sa chambre. D'un mouvement de la tête, il lui fit signe de sortir, et le plus âgé s'exécuta, à reculons. Quand il fut au niveau de la porte, il resta un instant immobile puis finit par se retourner en la fermant derrière lui.

Les rythmes de son coeur n'avaient pas décéléré et il attendit encore quelques secondes avant de se diriger vers la cuisine. Quand Blaise fut suffisamment sûr de lui pour faire face au parrain d'Harry sans lui donner l'impression qu'il venait tout juste de l'embrasser, le noir entra dans la petite pièce.

Sirius était assis sur la table, deux tasses fumantes devant lui. Il releva la tête et sourit calmement à Blaise en poussant l'un des breuvages vers lui.

- Merci, murmura ce dernier en s'asseyant.

L'homme en face de lui semblait l'observer avec une attention particulière et Blaise, qui pourtant ne se laissait habituellement que peu impressionner, eut la soudaine envie de fuir. Les minutes s'égrènèrent sans que l'étudiant osât prononcer le moindre mot, pesantes.

- Donc tu t'appelles Blaise, finit par déclarer Sirius, juste avant de boire une gorgée de café.

- Tout à fait Monsieur, acquiesça ledit Blaise.

- Tss. Ne m'appelle pas Monsieur, ça me vieillit. Et interdiction de me tutoyer aussi, sinon on ne va pas s'entendre. Compris ?

- Oui Mon- Sirius.

Un sourire hilare apparut alors sur le visage de l'homme et un éclat, plus proche de l'aboiement que du rire humain, retentit dans la cuisine. Blaise fixa Sirius, interdit, sans plus rien comprendre à ce qu'il se passait.

- Désolé ! fit finalement Sirius. J'ai toujours rêvé de faire ça.

- Faire quoi ? s'enquit Blaise, complétement perdu.

- Le parent responsable et effrayant qui fait fuir tous les amis de son enfant. Même si Harry n'est pas techniquement mon enfant, mais il a dû vous en parler.

- Rapidement oui.

Sirius hocha la tête de haut en bas, semblant satisfait.

- Enfin bref, tutoie-moi veux-tu ? Sinon j'aurais l'impression d'être mon père.

L'homme n'attendit pas de réponse et quand il releva les yeux sur Blaise, ce dernier y aperçut une légère lueur inquiète.

- Tout va bien n'est-ce pas ? Je ne dois pas me préparer à appeler une ambulance dans la nuit ?

Face au désarroi de l'adulte en face de lui, Blaise n'eut pas le courage de lui mentir. S'excusant mentalement auprès d'Harry, il raconta à Sirius la réelle raison de leur retour.

- Une amie à eux leur a servi des verres dans lesquels il y avait du rhum. Harry n'a pas apprécié et a eu besoin de sortir. Rien de grave, il n'a rien bu, et tout va bien.

- Est-ce qu'il t'a…, commença Sirius, sans oser terminer.

- Raconté ce qu'il s'est passé il y a trois ans ? Oui. C'est pour ça que j'ai décidé de le ramener.

- Merci.

Blaise haussa les épaules pour signifier que ce n'était rien et porta la tasse jusqu'à ses lèvres. Un silence confortable s'installa entre eux puis un nouveau sourire hilare courba les lèvres de Sirius.

- Il dormait réellement ou non ?

Blaise rit et secoua la tête négativement.

- Il ne voulait pas que vou- que tu te "foutes de sa gueule", ce sont ses propres mots. Donc on a inventé cette mascarade.

Sirius aboya de rire une nouvelle fois, en jetant sa tête vers l'arrière. Des larmes perlèrent au coin de ses yeux et un sourire immense apparut sur le visage de Blaise, influencé par autant de positivité.

- Ce gamin… il me connait bien, constata l'homme après un moment.

Sirius se tourna vers la porte qui menait au salon et par la suite à la chambre d'Harry.

- Ca se passe bien au lycée ? s'enquit-il.

Blaise hésita un moment sur la réponse à donner. Il connaissait finalement Harry seulement depuis l'après-midi même, et n'avait pas plus d'informations à fournir à l'homme. Il but une nouvelle gorgée de café pour se laisser le temps de la réflexion.

- Pour être honnête, je ne connais votre fi- ton fi- Harry que depuis peu, répondit le noir, optant pour une semi-vérité. Mais je crois que ça va.

Sirius sembla pensif et Blaise eut peur d'avoir mal répondu.

- Tu sais, je suis content qu'il soit avec Hermione et Ron, ils se connaissent depuis leur onze ans, ils étaient en sixième ensemble. Harry est allé dans un autre lycée et-

- S'il vous plaît ! l'interrompit brusquement Blaise. Pardon, s'il te plait. N'en dis pas plus. je ne sais pas ce qu'il s'est passé dans son ancien lycée, Harry ne m'a rien dit, mais j'aimerais que ce soit lui qui m'en parle. Quand il en aura l'envie.

L'homme avait les yeux écarquillés, sûrement surpris de la requête quelque peu inhabituelle mais Blaise, après quelques instants, crut voir passer une lueur dans les orbes gris, quelque chose qui ressemblait à de la fierté ou de la reconnaissance.

- Tu m'as l'air d'être quelqu'un de bien, Blaise. Je suis content qu'Harry ait quelqu'un comme toi à ses côtés.

Blaise amena la tasse de café à ses lèvres pour cacher sa gêne et termina le récipient par l'occasion. Ne sachant pas quoi répondre à cette dernière affirmation, il se leva.

- Merci beaucoup pour le café, mais je vais partir. Je dois ramener sa voiture à mon ami.

- Bien sûr, s'exclama Sirius en se levant à son tour.

Ils se dirigèrent tous les deux vers la porte d'entrée et quand Blaise fut dehors, Sirius l'appela une dernière fois.

- Tu sais, je ne lui dirai sûrement jamais, on ne parle pas de ça entre nous, mais je considère Harry comme mon fils. J'ai été sincèrement heureux de t'entendre le dire quand vous êtes arrivés lui et toi.

Blaise sourit à l'homme et, juste avant de se retourner, il s'immobilisa. Il était persuadé d'avoir aperçu une touffe de cheveux bruns derrière Sirius.

- Vous devriez lui dire. Je ne connais pas beaucoup Harry, mais suffisamment pour savoir que quand il parle de vous, il y a quelque chose de particulier dans sa voix.

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« Soirée chez Flint »

Blaise : Les gars je suis rentré chez moi, Draco j'ai ta voiture, appelle-moi demain, je passerai de prendre. – 23h46

Théo : Sérieux ? C'est pour ça que je te trouvais pas ! Tu aurais pu me prévenir que tu te cassais avec ton beau brun. – 23h48

Blaise : Je ne me suis pas "cassé avec mon beau brun" (il n'est pas à moi d'abord), il était pas bien je l'ai ramené chez lui. – 23h48

Théo : Il n'est peut-être pas à toi, mais ce n'est ni le beau brun de Draco, ni le mien, donc c'est ton beau brun. Ma logique est imparable, ne cherche pas à la contredire. – 23h49

Et pas la peine de venir chercher Draco demain, je l'ai vu partir avec Pansy. – 23h49

Blaise : Sérieux ? Haha ! Le grand Draco a fini par craquer ! Il va en entendre parler. – 23h50

Bref, bonne soirée mec ! – 23h56

Théo : Dors bien vieille marmotte. – 00h23

.ooo.

« Draco »

Blaise : C'est bien, tu te ranges dans les rangs. Ton pôpa va être fier de toi. – 01h12

Fais pas attention à mon message, c'était complètement con, j'espère sincèrement que tu n'as pas couché avec Pansy juste pour faire plaisir à ton père. – 02h22

C'est une fille bien malgré tout. – 02h23

.ooo.

J'espère que ce chapitre trois vous aura plu !

Je vous remercie de m'avoir lue !

A la semaine prochaine pour la suite !

Pauu-Aya

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² Riopy est un artiste réel, cependant l'histoire relatée par Harry est une pure invention de mon esprit.