Hello ! Une nouvelle semaine qui commence avec le soleil :D ! Merci pour vos retours, follows et favs ! Vous gérez ! Merci les guests de votre soutien : ClexHeda, Lois13, ultramax (bienvenue à toi et merci pour tes compliments ^^), Guest (++ de Clexa dans le chapitre 5 promis !)
Un chapitre très concentré sur Aden je dirais ! Comme je sais que vous avez été choqué par le tranchage de gorge de Lexa dans le chapitre 1, je rappelle pour les plus jeunes que le rating de la fiction est M donc si l'on regarde le règlement du site : M : "Ne convient pas aux enfants et adolescents de moins de 16 ans. Violence suggérée, langage susceptible de choquer, scènes de sexe non explicites.(bon ça on repassera mdr !). Voilà vous êtes prévenus pour le reste de la fiction :D
Relecture by doubi, bonne lecture !
Chapitre 4 : Ascension
Un coup vif fit siffler l'air.
Aden et Anya s'entraînaient sur des prises d'auto-défense depuis une bonne demi-heure dans le jardin de la maison de l'héritier, qui transpirait à grosses gouttes devant l'entraînement redoutable de sa mentor. Assis sur une chaise, Tristan les regardait distraitement tout en lisant son journal, un verre de whisky posé sur la table de jardin ronde près de lui. La chaleur de ce début d'été était déjà étouffante en début de matinée. La canicule n'allait pas aider dans leurs entraînements du jeune Don.
Le sicilien leva les yeux de son article pour regarder arriver Gustus qui avait bien du mal à ne pas lever un regard sur la seule femme présente dans les alentours. Il le laissa s'asseoir près de lui, lui offrant un verre que l'homme de main accepta d'un hochement de tête. Si le flirt entre sa sœur et Gustus ne le dérangeait pas plus que ça, ce qui l'agaçait au plus haut point, c'était la façon dont Anya menait le sicilien par le bout du nez depuis ces deux dernières années. Tristan n'était pas un grand bavard mais portait en lui les vieilles valeurs de la mafia sicilienne et il lui était plutôt difficile d'accepter le nouveau rôle de sa petite sœur dans la famille. Pour lui, les femmes devaient rester en dehors des affaires bien que Lexa fut l'exception à la règle. Tandis qu'Aden se faisait mettre au sol de nouveau par Anya ce qui arracha un sourire amusé à son amant, son aîné lança :
- Dis-donc Gustus, à quoi est-ce que tu joues avec ma sœur ?
Le garde du corps de Lexa, son verre à la main, commença à faire tourner lentement ce dernier, visiblement surpris et agacé par la question.
- J'ai passé l'âge de jouer avec les femmes Tristan.
- Pourtant c'est ce qu'elle fait avec toi. Les hommes vont penser que c'est une femme facile et volatile si vous n'officialisez pas votre relation.
- Qui a dit ça ? Répondit le brun froidement.
- Peu importe, ils ont raison. Tu es un homme Gustus, un bon sicilien. Pourquoi Dieu ne veut-elle pas rendre ça public ? Et toi alors ? Elle t'a coupé les couilles ou quoi ?
- Ta sœur est loin d'être une femme facile Tristan, elle est plus compliquée que mille réunies. Elle ne veut pas appartenir à quelqu'un.
- Donc tu acceptes qu'elle voie d'autres hommes ?
- C'est le cas ? Demanda Gustus la mâchoire crispée.
- Qui sait. Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même à l'encourager à jouer les femmes de main indomptable ! Elle devrait déjà avoir trois gosses et une maison à entretenir en attendant son homme.
- C'est ta sœur, tu sais très bien qu'elle n'est pas de ce genre.
- Je sais mais c'est pas pour autant qu'il faut lui donner raison. Elle a profité du retour de Lexa et de l'assouplissement des règles au sujet des femmes dans les affaires.
- Les affaires lui réussissent bien.
- Qu'est-ce qu'elle t'a fait mon pauvre Gustus… Je savais que tu l'aimais et que vous vous tourniez autour depuis des années mais j'étais loin de m'imaginer qu'elle te ramollisse autant.
Gustus grogna d'agacement. Il n'aimait pas être jugé sur sa relation avec la belle héritière des Zanetti mais d'un autre côté, Tristan n'avait pas tort. Si le père des deux héritiers était toujours de ce monde, jamais une telle relation n'aurait été acceptée. Les femmes indépendantes n'étaient pas bien vues dans la mafia.
- Qu'est-ce que tu attends de moi Tristan ? Viens-en au fait.
- Épouse-la et mate-la.
L'amant glissa une main sur son bouc pour frotter ce dernier tout en fixant Anya. Elle venait de signaler la fin de l'entraînement pour Aden qui remercia sa coach avant de se diriger vers la maison. Celle-ci en remarquant le regard appuyé se permit de lui offrir un sourire fin qui fit battre un peu plus fort le cœur du sicilien. Il était complètement fou de cette femme mais Anya avait ses propres convictions et n'avait jamais accepté de se stabiliser avec quelqu'un. Ils se connaissaient depuis l'enfance et étaient connus pour se lancer des piques assez sèches mais tout le monde avait deviné bien avant eux, que ces deux là étaient faits l'un pour l'autre. Malheureusement, la Zanetti fuyait dès qu'il s'agissait de parler de relation sérieuse et Gustus n'était pas le genre d'homme à vouloir profiter d'une simple nuit en sa compagnie. L'amour qu'il lui portait était sincère et profond. Le retour de Lexa lui avait donné le courage de faire le premier pas vers la mentor du jeune Don et leur relation s'était embrasée pour brûler d'une passion puissante et semblant infatigable. Gustus souhaitait sincèrement réussir à faire changer d'avis Anya mais il avait peur de dépasser les limites et de se faire jeter comme tous les autres avant lui. Les paroles de Tristan ne cessaient de résonner dans son crâne tandis que la belle sicilienne marchait gracieusement jusqu'à eux. Le frère de cette dernière jeta un regard encourageant à son presque beau frère.
- Salut, lança simplement Anya.
- Bonjour Anya, répondit le brun poliment.
- Qu'est-ce que tu fais ici ?
- Je dois passer prendre Lexa dans une heure pour un scanner à l'hôpital. Comme j'étais en avance je me suis dit que j'allais m'arrêter.
- Pourquoi faire ?
- Pour te voir et te montrer à quel point tu es importante pour moi, répondit le sicilien en tendant sa main vers la mafieuse, l'invitant par ce geste affectueux à lui répondre sans se cacher.
Anya écarquilla légèrement les yeux à cet aveu avant de fusiller du regard son amant. Elle se tourna vers son frère, ignorant la main de Gustus :
- Tristan.
- Oui ?
- Va te faire foutre.
- Parle autrement femme.
- Si tu n'étais pas mon frère, je t'aurais déjà foutu une balle dans le crâne pour une telle insulte, siffla t-elle froidement.
- En attendant, tous les hommes pensent que tu es une traînée et ça ne me plaît pas. Père aurait honte !
- Je les emmerde. Gustus sait très bien pourquoi je ne veux pas officialiser notre relation.
- J'en suis pas si sûr petite sœur.
- Gustus ? Interrogea t-elle.
Le sicilien resta autant qu'il le put impassible avant de se redresser et la tirer pour qu'elle s'asseye sur ses jambes. Anya résista quelques secondes avant de se laisser faire et de rester raide comme un piquet. Cette position était humiliante pour elle. La mafieuse se sentait vulnérable et traitée comme une chose. Gustus n'avait jamais fait ce genre de chose avant aujourd'hui et une colère froide grondait en elle : son frère s'immisçait dans leur relation.
- Tristan n'a pas totalement tort Anya… J'ai respecté tes convictions personnelles… Mais ça fait deux ans maintenant… Peut-être qu'on devrait…
- Donc tu es de son côté maintenant ?
- Anya non…
- Assume Gustus Giordano, dis-moi en face ce que tu veux.
- Un mariage pour le mieux, une officialisation au pire… Proposa t-il gentiment.
- Très bien. Laisse-moi y réfléchir, répondit-elle surprenant les deux hommes. J'ai besoin d'un whisky.
Son amant lui tendit son verre alors qu'elle avait un bras passé autour de sa nuque. Anya porta l'alcool à ses lèvres, goûtant simplement avant d'amener le verre au dessus de la tête de Gustus pour le vider très lentement sur lui.
- Va te faire foutre sale macho.
L'homme de main se retint bien de dire quelque chose sous le choc de la rebuffade, tandis que son amante se levait pour partir vers la maison d'une démarche furieuse. Il fallut quelques secondes supplémentaires avant que Gustus ne se lève pour courir après elle.
- Anya ! Anya ! Criait-il.
Tristan secoua la tête en se passant une main sur son crâne rasé.
- Désespérant.
Les doigts fin de Clarke tapaient rapidement sur son ordinateur. Elle était dans son bureau et attendait patiemment l'arrivée de Lexa pour lui faire passer ses différents examens. Elle fronça les sourcils en entendant qu'on toquait à sa porte de bureau. L'héritière des Donati ne serait pas là avant une demi-heure et elle n'était pas de service pour les opérations urgentes. Son collègue Nyko prenait le relais le temps qu'elle finisse ses rendez-vous. Quelle fût sa surprise de voir débarquer Finn en tenue de civil un grand sourire aux lèvres.
- Finn ? Souffla la blonde presque inquiète.
- Salut mon amour ! La salua t-il l'air enjoué après avoir fermé la porte de son bureau.
Le brun jeta un regard autour de lui pour reconnaître la pièce appartenant à Clarke. Elle était assez grande et accueillait un bureau en verre sur lequel était posé un ordinateur portable devant lequel la médecin se trouvait, un pot à crayons et divers dossiers empilés soigneusement. Des étagères de dossiers multicolores décoraient les murs ainsi que les bibelots et cadeaux divers que les patients de la blonde avaient pu lui offrir pour la remercier de leur avoir sauvé la vie. La seule touche personnelle de Clarke était cette immense toile d'un jeune artiste contemporain représentant le profil d'une ombre de chat sur un fond où des nuances de gris et de noir faisaient penser à une pluie incessante.
- Il y a un problème ? Pourquoi tu n'es pas au travail ?
- Je suis avec des collègues pour le boulot… T'en fais pas. Je me suis dit que ça te ferait plaisir que je passe te faire un coucou, sourit-il l'air penaud.
- Ah, oui… C'est juste que j'attends un rendez-vous important et je m'attendais pas à te voir mais je suis contente Finn, sourit-elle finalement.
La médecin se leva de son siège en cuir pour aller se poster devant son petit ami afin d'aller poser un léger baiser sur ses lèvres. Celui-ci lui répondit gentiment avant de fouiller dans sa poche de jean et d'en sortir une boîte longue et fine pour la tendre à la blonde qui le regarda, étonnée.
- Qu'est-ce que…
- Ouvre-la, sourit-il très excité.
- Finn j'espère que tu n'as pas…
- Non ne t'inquiète pas ! Bellamy a signé ma feuille d'heures supplémentaires et je me suis dit qu'avec tout ce que tu as fait pour moi… Tu avais le droit à un petit cadeau. C'est le premier d'une longue liste Clarke. Je t'aime, vraiment. Ouvre s'il te plaît.
Les mains de la jeune femme ouvrirent la petite boîte en velours rouge pour fixer ses pupilles azurs sur un fin bracelet en argent très joli et raffiné.
- Finn ça a du te coûter une fortune ! Râla t-elle.
- Il te plaît ? Demanda t-il inquiet.
- Oui… Il est très beau mais…
- Clarke, fais-moi confiance. Le vent a tourné pour moi. Je t'ai dit que je ne déconnerais plus jamais après l'histoire des cinquante mille euros d'accord ? Je vais faire de gros efforts pour que tu arrives à me refaire confiance entièrement. Je veux qu'on arrive à se retrouver tous les deux, comme au début. Je t'aime comme je n'ai jamais aimé aucune autre femme. Je veux faire ma vie avec toi, dit-il en posant ses mains sur les bras de la belle médecin qui le regardait interloquée.
- Finn euh… C'est… Je ne sais pas quoi dire vraiment… C'est si soudain mais ça me fait vraiment plaisir ce que tu me dis. J'ai aussi envie qu'on se retrouve, sourit-elle.
Le policier lui accorda un grand sourire avant de la serrer fort dans ses bras tout en lui embrassant la joue et le cou.
- Je t'aime tellement mon amour.
- … Moi aussi je t'aime Finn, répondit-elle bien qu'étrangement, ses pensées n'étaient occupées que par l'arrivée prochaine de Lexa Donati.
Le couple se détacha et Clarke glissa le bracelet autour de son poignet pour faire plaisir à son petit ami, bien qu'elle n'était pas autorisée à le porter au sein de l'hôpital. Elle attendrait qu'il s'en aille pour le retirer afin de ne pas le vexer. Bien que le cadeau lui faisait plaisir, elle avait du mal à croire le brun qui à peine une semaine en arrière était endetté jusqu'au cou. Même si elle avait réussi à effacer son ardoise, elle se doutait qu'il y avait anguille sous roche mais Finn se montrait très ponctuel et respectueux depuis le règlement de la dette.
- Je vais y aller ma puce, j'ai du travail qui m'attend. Tu devrais proposer à Octavia une sortie restaurant avec son frère ?
- J'y penserais oui, acquiesça la blonde.
Un nouveau baiser sur les lèvres et le brun sortait du bureau, laissant Clarke s'asseoir sur son fauteuil en cuir pour rapidement aller vérifier le prix de ce bracelet sur internet. Elle entra la marque du bijou et se mit à parcourir la page du bijoutier, étonnamment, le prix était plutôt raisonnable : pas plus d'une centaine d'euros. Cela la fit souffler de soulagement, peut-être devenait-elle trop paranoïaque depuis cette affaire. Finn lui avait promis de ne plus jamais rejouer si elle l'aidait mais elle avait énormément de mal à le croire. Peut-être devait-elle passer à autre chose pour réussir à préserver et faire revivre leur couple.
Tandis qu'elle essayait tant bien que mal d'enlever le bracelet de son poignet, on toqua à sa porte de nouveau et elle n'eut aucun mal à deviner qui serait derrière celle-ci. Elle se leva, laissant la fenêtre de recherche ouverte sur l'écran de l'ordinateur pour aller accueillir sa patiente qui comme à son habitude, portait un ensemble pantalon tailleur très chic. Elle était suivie de Gustus, son garde du corps qui semblait étrangement de mauvaise humeur. Lexa demanda à ce dernier de rester dehors tandis qu'elle se faisait recevoir par la médecin. Clarke l'invita à s'asseoir après l'avoir salué poliment d'une poignée de mains qui ne fut pas douloureuse à son grand étonnement : la brune semblait avoir adapté sa force dans l'échange.
- Bonjour Lexa, comment vous sentez-vous aujourd'hui ?
- Bonjour Docteur Griffin. Je me sens bien.
- Pas de stress ?
- Devrais-je l'être ?
- Non, la machine peut paraître effrayante mais c'est un examen de routine. Vos résultats de prise de sang sont bons, rien d'inquiétant.
- Parfait. J'avais donc raison en disant qu'il n'y avait pas besoin de prise de sang.
La remarque arracha un sourire à Clarke qui fut contagieux car la brune en cala un aussi sur ses lèvres, amusée et complice. Voir sourire la terrifiante héritière Donati fit battre un peu plus fort le cœur de la blonde, tant et si bien qu'elle eut bien du mal à défaire ses yeux de ceux de sa patiente qui semblait aussi passionnée qu'elle de leur contemplation silencieuse.
- Bien, nous allons pouvoir y aller… Reprit Clarke en se faisant violence.
- Je vous suis Docteur Griffin.
- Oui, juste un instant, je dois enlever ce foutu bracelet, marmonna la blonde en luttant pour détacher le bijou mais ses ongles très courts ne l'aidaient pas dans la tâche.
Lexa se leva pour attraper délicatement le poignet de sa médecin de famille. Les yeux azurs de Clarke se perdirent à nouveau dans les émeraudes pures et magnifiques de la riche héritière, restant la bouche à semi-ouverte de surprise et de plaisir. Sa peau frissonna en sentant les doigts fins l'effleurer pour aller attraper le bracelet d'argent. Elle se demanda un instant si Lexa ne faisait pas exprès de faire durer le contact pour profiter de cette étrange bulle qui les abritait à ce moment même. Le temps semblait suspendu autour d'elles et Clarke sentait son corps s'emballer un peu trop au contact de la belle brune.
- Voilà, sourit finalement la Donati en glissant le bracelet dans la main de Clarke.
- Merci…
- C'est un joli bracelet.
- Oui, Finn est passé me l'offrir il y a quelques minutes mais c'est interdit de porter des bijoux à l'hôpital.
- Les choses s'arrangent entre vous, c'est une bonne nouvelle.
- On est sur la bonne voie, oui, acquiesça la blonde bien qu'elle n'y croyait pas vraiment.
Elle s'écarta de sa patiente pour aller lui ouvrir la porte et l'inviter à la suivre. Rapidement, les deux femmes se dirigèrent vers le service IRM/Radiologies où la médecin avait réservé une machine ainsi que les services d'un de ses collègues.
Le service des urgences était plutôt calme en cette fin de matinée. Octavia glandouillait plus qu'elle ne travaillait. Elle patientait en faisant des tours sur elle-même sur sa chaise de bureau, attendant qu'il se passe quelque chose de croustillant. De temps en temps, elle jetait un coup d'œil au garde du corps de l'héritière Donati qui attendait debout, bras croisés près du bureau de son amie. Cela faisait une bonne trentaine de minutes que les deux femmes étaient parties vers le service adéquat pour les examens de la brune. Elle trouvait au garde du corps un charme indéniable, elle se l'imaginait déjà en homme solitaire et mystérieux. Elle soupira d'ennui devant le silence dans la salle d'attente, Clarke n'allait pas revenir avant un bon moment. Les deux filles devaient manger ensemble ce midi.
Alors qu'elle tournait de nouveau sur elle-même, elle sursauta en sentant deux mains se poser sur ses yeux derrière elle. Cela lui arracha un sourire et elle s'exclama :
- C'est Lincoln !
- Gagné !
La brune se tourna vers le jeune homme qui lui fit un grand sourire charmeur dans sa tenue de pilote d'hélicoptère. Métisse, Lincoln Salomon frôlait les un mètre quatre vingt dix et était doté d'une carrure imposante. Ses muscles bien dessinés, faisaient rêver nombre de femmes au sein de l'hôpital mais il avait jeté secrètement son dévolu sur la jolie secrétaire médicale qu'il appréciait beaucoup et qu'il venait voir assez régulièrement entre deux missions de sauvetage. Il faisait parti avec un autre pilote du service d'évacuation et héliportage d'urgence de l'hôpital, un service très prisé et envié par les autres structures médicales de la région. Grâce à lui, de nombreuses vies étaient sauvées. Lincoln était un pilote émérite et très sérieux, de nature timide malgré son physique, il ne s'entendait qu'avec peu de personnes : Octavia et Clarke étaient les exceptions.
- Tu as prévu quelque chose ce midi ? Demanda t-il après lui avoir déposé deux bises polies sur les joues.
- Je mange avec Clarke mais tu peux venir si tu veux !
- Elle finit son service à quelle heure ?
- Normalement dans une demi-heure, elle est en rendez-vous personnel avec la grande Lexa Donati attention !
Lincoln fronça légèrement les sourcils à la mention du nom de l'héritière sicilienne. La famille des Salomon était étroitement liée à celle des Donati, sa tante étant l'avocate de ces derniers et lui même avait été sollicité lors de la tentative d'assassinat de Becca Giordano. Il avait reçu l'appel privé de la part d'un homme de main bien avant celui des urgences, ce qui avait permis de sauver la vie de la politicienne.
- Clarke travaille pour les Donati ?
- Oui, elle a été embauchée comme médecin de famille ! Tu parles, après avoir sauvé Becca Giordano c'était sûr ! C'est grâce à ce genre d'évènements que ta carrière décolle !
- Oui je me doute…
Le pilote se gratta lentement la joue de réflexion. Il se demandait si Clarke était au courant pour la position de Lexa. Elle était dans l'ombre la Dona en Sicile et la médecin lui avait de nombreuse fois fait part de son mécontentement de la présence et des actions de la mafia sur l'île. Connaissant l'intelligence de l'héritière, il se doutait malheureusement que la blonde se soit fait rouler et soit désormais attachée à la « Famille » pour toujours. Lui-même en étant un Salomon, avait rapidement été recruté par la mafia bien que son contrat était un peu plus spécifique : pas d'agissement sur le terrain, il se tenait simplement disponible avec l'hélicoptère de l'hôpital en cas d'urgence à n'importe quelle heure.
- Hey ça va ? Le questionna la Blake.
- Hm oui, je réfléchissais où j'allais t'emmener pour déjeuner avec Clarke.
- Oh tu es adorable ! Mais hors de question que tu paies !
- C'est ce qu'on va voir, sourit-il.
La main d'Octavia vint attraper celle du jeune homme, caressant avec douceur sa peau.
- Tu es adorable Linc' !
Lincoln sourit au geste affectueux et alla faire de même en caressant du doigt la joue de la jeune femme qui sourit de plus belle, les yeux brillants.
- Hm hm ! Grogna une voix derrière le comptoir.
Octavia tourna son regard vers le comptoir pour écarquiller les yeux : Raven se tenait devant ce dernier. La brune était habillée de son treillis de mécanique et avait un débardeur kaki ce coup-ci qui était propre. Elle avait une casquette militaire noire vissée sur le crâne d'où s'échappait une queue de cheval haute.
- Salut belle déesse, Salomon, les salua la mécanicienne légèrement bougonne.
- Raven ? Qu'est-ce que tu fais ici ? Murmura la secrétaire surprise.
- Tu m'as lancé un défi Blake, alors me voilà. J'ai mis le temps avant de trouver ton service mais c'est fait. J'ai acheté chinois, j'espère que tu aimes ça ? Dit-elle en posant deux sacs en papier sur le comptoir.
- Tu connais Raven ? Demanda Lincoln d'un air protecteur, deux mains sur les épaules de la jolie brune qui se retrouvait piégée entre deux possibles amants.
- Oui… On s'est rencontrées la semaine dernière quand j'ai emmené Clarke chez les Donati. Elle lui a réparé sa voiture qui était en panne… Et on a sympathisé.
Lincoln lâcha un léger rire moqueur :
- Sympathiser avec Reyes ça veut dire finir dans son lit avant de te faire jeter comme une merde au réveil.
- Sois pas triste Lincoln, tu étais plutôt bon mais je suis une femme indomptable, répondit sur les dents la mécanicienne.
- T'es qu'une manipulatrice et une dévergondée surtout ! Grogna t-il.
- Octavia est assez grande pour se défendre.
- Je te laisserai pas lui faire du mal t'as compris ?
La Blake avait l'impression de rapetisser sur son siège alors que les deux jeunes se renvoyaient la balle sans cesse. Dans quelle merde s'était-elle mise inconsciemment ? Pourquoi le hasard avait-il fait que Lincoln et Raven se connaissaient et aient visiblement eu une aventure d'un soir ayant mal terminée ? Elle se mordillait la lèvre de gêne et priait pour que quelqu'un vienne la sauver alors que l'altercation commençait à gagner en intensité. Elle vit soudain les portes du couloir menant au service radiologie s'ouvrir et elle se leva en reconnaissant Clarke avec sa blouse blanche de médecin, suivie par Lexa. Elle attrapa quelques dossiers au hasard avant de filer rapidement vers la blonde sous le regard choqué de Lincoln et Raven.
- Un dossier urgent pour le Docteur Griffin ! Je reviens !
Elle courut presque jusqu'à la médecin qui ne cessait de sourire en discutant tout bas avec l'héritière Donati. Alors que Clarke allait ouvrir la porte de son bureau, elle réceptionna de justesse Octavia qui s'était jetée entre elle et Lexa qui avait eut le réflexe de reculer.
- Octavia ?! S'indigna Clarke.
- Sauve-moi, fais comme si tu avais besoin de moi. Pitié !
- Mais je suis en rendez-vous avec Madame Donati et c'est privé !
- Juste cinq minutes je t'en prie ! Je tiendrais pas trente secondes de plus entre ces deux là, dit-elle en désignant le pilote et la mécanicienne qui continuaient à se disputer.
Clarke grommela et s'excusa du regard auprès de Lexa qui hocha la tête d'un air compréhensif.
- Si cela ne vous dérange pas Lexa, Octavia va venir chercher quelques dossiers dans mon bureau pour du traitement de données.
- Aucun problème.
Les trois femmes entrèrent chacune leur tour dans le bureau de la médecin. Octavia soulagée, se mit à chercher des dossiers innocemment dans les étagères tandis que Clarke s'installait derrière son bureau l'air agacée par sa présence. La Blake se demanda si c'était dû à son sérieux de médecin ou si l'agacement était dû à autre chose. Lexa quant à elle, était imperturbable et attendait patiemment sur sa chaise les commentaires de la médecin sur ses examens.
Après une bonne dizaine de minutes de silence où Clarke fit mine de lire les résultats tout en notant quelques remarques sur le dossier de sa patiente, Octavia se sentit de trop après un raclement de gorge supplémentaire et un énième soupir de la part de son amie. Elle ouvrit alors la porte pour vérifier si les deux jeunes adultes étaient encore là mais ils avaient disparu de devant le comptoir. Toujours dans l'entrebâillement de la porte, elle se tourna vers le garde du corps de l'héritière qui était toujours stoïque.
- Vous n'auriez pas vu deux jeunes adultes se disputer ?
- La sécurité les a fait sortir il y a moins de cinq minutes, lui indiqua Gustus.
- Merci Monsieur.
- La porte bon sang ! S'énerva Clarke.
- Oui pardon Docteur Griffin ! S'excusa Octavia en y mettant le ton tout en sortant rapidement du bureau.
La nuit était tombée depuis quelques heures sur la Sicile. Les premiers jours de l'été résonnaient de la musique des différentes discothèques, casinos et autres fêtes traditionnelles dans les rues de Syracuse.
Les jeunes comme les adultes étaient de sortie pour profiter des plaisirs de la vie. Aden tout futur Don qu'il était, restait un adolescent de bientôt dix huit ans qui souhaitait s'amuser avec ses amis. Aussi était-il ravi à l'idée que sa sœur ait ordonné à Anya et Tristan de l'accompagner à la boîte de son choix et de le laisser tranquille pour cette nuit. Tout de blanc vêtu, il était éblouissant et ferait sans nul doute tourner la tête de nombreuses jeunes filles. Son sourire heureux réchauffa le cœur de sa sœur chez qui il se trouvait encore actuellement. Lexa ajusta le col de sa chemise ainsi que sa fine chaîne en or avant de lui tapoter amicalement l'épaule, lui tendant une carte de crédit :
- Va t'amuser Aden.
- Merci grande sœur !
Les bras forts et puissants de son petit frère enlacèrent son corps fin pour la serrer avec force ce qui lui arracha un nouveau sourire. Un baiser sur sa joue claqua avant que le grand blond ne sorte presque en courant de la maison sous les yeux attendris de la Dona afin de rejoindre ses deux chaperons pour qu'ils le déposent à la boîte la plus huppée de la côte sud-est. Anya et Tristan l'attendaient patiemment près de la Porsche personnelle de Lexa. Un nouveau signe de tête à travers une grande fenêtre les fit monter dans le véhicule. Une fois partis, la grande brune glissa jusqu'à sa terrasse avec une cigarette à la main. L'allumant à l'extérieur, elle tira dessus laissant sa gorge se faire envahir par le poison du tabac. Assise, son regard fut attirée par les différents dossiers installés sur la table dont un en particulier : « Finn Collins ».
Elle l'ouvrit pour le feuilleter tout en fumant, fronçant les sourcils légèrement devant certaines informations et photos montrant le jeune homme avec son médecin de famille qui semblait heureuse. Une lueur dangereuse dansa finalement dans ses yeux devant la dernière photo du dossier, la plus récente au vue de la date de cette dernière : le compagnon de Clarke était en compagnie de deux hommes de main des Barzetti et entrait dans l'un des casinos de la famille ennemie.
- Gustus, appela t-elle.
- Oui Dona ? Répondit le garde du corps en arrivant rapidement.
- Qui a pris ces photos ?
- Kyle Wick, Dona, par drone.
- Bien.
- Doit-on intervenir Dona ?
- Non. Laissez les Barzetti faire.
- Vous savez ce que cela signifie pour le Docteur Griffin n'est-ce pas ?
- Me demandes-tu si je connais nos commandements Gustus ?
- Non Dona.
- Leur relation mourra d'elle-même, je n'ai rien à faire dans leurs affaires. Le Docteur Griffin est une jeune femme intelligente et elle s'écartera d'elle même de ce policier à problèmes.
- Bien. Dona ?
- Oui ?
- Comment étaient vos résultats de prise de sang et de scanner ?
- Bons Gustus, très bons, le rassura t-elle avec un sourire sincère.
- Merci Dona, répondit le sicilien en reculant pour la laisser seule, l'esprit plus tranquille.
La musique battait dans les oreilles d'Aden qui était assis sur un canapé mauve vip avec sa bande d'amis de lycée. Ils en étaient à leur deuxième bouteille de champagne que le blond avait généreusement offert grâce à la carte de crédit de sa sœur. En effet, il payait toutes les consommations du groupe depuis le début de la fête et était très heureux de pouvoir profiter d'une soirée normale. Quelques filles l'attirèrent sur la piste de danse mais timide, il avait toujours refusé jusqu'à l'arrivée de cette belle brune aux yeux noisette.
- Salut bel homme, le salua t-elle.
Les yeux du Donati s'attardèrent sur la robe noire brillante très légère et ouverte qu'elle portait. Le vêtement mettait en valeur le corps de mannequin de la jeune femme et le grand blond ne resta pas indifférent aux courbes parfaites et au décolleté généreux mais loin d'être vulgaire. Comme il restait là à la contempler comme si elle était une créature mystérieuse sortie d'un rêve pour adolescent, la brune avec un sourire aguicheur alla s'installer sur son jean blanc.
- Tu sais que c'est très malpoli de ne pas répondre au salut d'une dame ? Le taquina t-elle.
- Oh euh… Salut… Murmura t-il le rouge aux joues.
- Comment tu t'appelles ?
- Aden ! Euh et toi ?
- Ontari. Enchantée Aden.
- Tu veux à boire ? Proposa t-il ne sachant pas où mettre ses mains.
- Avec plaisir, sourit-elle, charmeuse.
Ontari, d'un geste délicat attrapa la flûte de champagne pour la porter à ses lèvres. Elle sourit en sentant ses papilles se délecter de la qualité de l'alcool.
- Délicieux, tu as bon goût Aden.
- Merci… Tu es très jolie Ontari, souffla t-il légèrement intimidé.
La Barzetti sourit intérieurement, c'en était presque trop simple, nul doute que ce gamin était encore puceau. Dire que sa sœur terrifiait toutes les familles, elle comprenait maintenant pourquoi le retour de Lexa avait été un désastre aux yeux de sa mère : ce Aden n'aurait jamais fait le poids. Il se serait fait tuer très rapidement dans le cercle de la mafia et Roan aurait pu devenir la tête pensante.
- Si on allait danser Aden ?
- C'est que je ne sais pas danser !
- Je vais t'apprendre beau blond, allez viens !
La main fine de la brune attrapa celle du jeune homme pour le tirer de son canapé sous les sifflements de ses amis qui l'encouragèrent à se laisser aller pour une fois. Le Donati hésita quelques secondes avant de se lever pour aller danser avec la jeune fille sur la piste où de nombreux corps se déhanchaient comme des diables. Ontari fixa ses yeux dans ceux d'Aden pour l'obliger à se concentrer sur elle et commença à se mouvoir gracieusement. Le blond resta bouche bée quelques secondes avant de se laisser entraîner dans le mouvement après un clin d'œil rassurant de la part de sa partenaire de danse.
Les deux jeunes dansèrent jusqu'à l'épuisement, venant finalement s'écrouler lourdement sur le canapé, le front brillant de sueur pour Aden et la peau luisante pour Ontari qui sourit en allant déposer un baiser affectueux sur la joue de l'héritier Donati, qui piqua un fard monumental sous le rire de ses amis, bourrés pour la plupart à présent.
- Tu danses comme un dieu Aden, lui confia Ontari dans un léger rire, tu m'as épuisé !
Le compliment était sincère, elle n'aurait jamais cru que le blond soit aussi endurant et bon danseur derrière sa timidité apparente. Elle avait dû défendre ardemment sa proie des autres filles. Étrangement, elle s'était plus amusée qu'ennuyée auprès du Donati. Elle secoua rapidement la tête en se rappelant des attentes de sa mère.
Doucement, elle glissa une main dans la nuque puis les cheveux dorés de son compagnon de danse qui se laissa faire mais garda ses mains loin de son corps tentateur. Elle se demanda si c'était encore de la timidité ou le respect qu'il avait pour elle. N'importe quel garçon à ses avances, en aurait profité pour la tripoter allégrement mais Aden ne semblait pas de ce genre et cela la fit sourire intérieurement. Alors qu'elle rapprochait ses lèvres pour aller poser un doux baiser dans son cou, un bruit de chute et de verres cassés l'interrompit. Des rires embrumés s'élevèrent du côté opposé de leur canapé tandis que l'un des amis du Donati se baissait vers le serveur au sol.
- Ben alors Miller, tu marches plus droit ?
- Tu m'as fait un croche pied sale merdeux, répondit le serveur à genoux tout en ramassant les dégâts.
- C'est que c'est mieux dans cette position pour sucer. Allez suce-moi sale tarlouze !
- Va te faire foutre !
- C'est vrai que t'aimes ça, te faire enculer toi ! Allez suce-moi je te dis, je m'occuperai de ton petit cul après ! Argua l'autre en lui balançant un billet à la tête.
- Sale branleur, maugréa le serveur de nouveau debout après avoir ramassé les morceaux de verre.
- T'as dit quoi ?! S'énerva le jeune homme.
- Que tu étais qu'un branleur qui ne s'assume pas.
Nathan Miller, un jeune homme plutôt typé d'une taille dans la moyenne et finement musclé ne se démonta pas et confronta le fils de riche qui avait dû mal à tenir debout. Il était connu ici pour être l'un des meilleurs barmans du sud-est et était plutôt agréable et ouvert à toute nouvelle rencontre. Il était apprécié et assumait son homosexualité depuis de nombreuses années maintenant. Il avait l'habitude de se faire embêter sur sa sexualité mais il n'était pas du genre à se démonter devant une insulte gratuite.
- Théo ! Arrête, fit Aden qui s'était levé après s'être détaché d'Ontari pour retenir son ami de frapper le serveur.
- Ce sale pédé me traite de branleur et je dois rien dire ?!
- Tu l'as cherché en premier, arrête. On va se faire virer sinon.
- Hm. Tu paies rien pour attendre tarlouze.
Le barman se contenta de partir avec un regard de travers pour le gamin avant de retourner vers le bar de la boîte de nuit.
Le groupe de jeunes duquel Aden faisait parti avait fini par quitter la boîte de nuit au petit matin, celle-ci fermant ses portes. Le soleil commençait à entamer son ascension, teintant le ciel d'une palette de couleurs multicolore. Ontari avait sa main dans celle du Donati qui marchait un peu en retrait du groupe. Il lui sourit gentiment, proposant :
- Je peux te donner mon numéro de téléphone si tu veux ? J'aimerais bien te revoir, lui confia t-il.
- Parce que tu envisageais te sauver sans que je n'ai un moyen pour te contacter ? Le taquina t-elle.
Le blond sortit son iPhone avec un sourire pour enregistrer le numéro de la belle brune.
- C'est quoi ton nom de famille ? Demanda t-il.
- Je préfère ne pas te le dire, ça entretient le mystère.
- Oh euh… D'accord.
Les deux échangèrent rapidement leur numéro sous la surveillance au loin d'Anya et Tristan qui croyaient halluciner derrière leurs vitres teintées.
- Tristan, dis-moi que je rêve, demanda sa sœur.
- Non. C'est bien l'héritière des Barzetti.
- Putain mais qu'est-ce qu'il a dans le crâne ce putain de mioche ! Je vais lui foutre un coup de pied dans le cul ! Il va le sentir passer celui-là !
- Laisse faire, dit son frère. Elle n'a pas une arme braquée sur lui.
- Elle va lui faire du mal !
- C'est qu'une gamine Anya, s'indigna t-il. Ils ne savent peut-être même pas qui ils sont. À quand remonte le dernier repas de famille ayant réunis les Barzetti et les Donati ?
- Plus de quinze ans. Il faut le dire à Dona tout de même.
- Bien entendu mais laisse le gamin tranquille. Ce serait quand même drôle qu'il arrive à enfiler l'héritière Barzetti comme on enfile une perle sur un fil haha, la vielle Nia ferait une attaque !
- Charmante métaphore.
- Fais pas ta coincée avec moi, tu vas pas me dire qu'avec Gustus tu…
Un coup de poing eut le mérite de terminer la conversation, laissant Tristan avec une possible bosse sur le crâne et un fou rire incontrôlé. Anya soupira :
- Connard…
Aden avait dit au revoir à Ontari depuis une bonne dizaine de minutes maintenant et profitait du répit qu'il avait encore le droit d'avoir. Il ne savait pas pourquoi mais Théo attendait non loin de la boîte une cigarette à la main et avait réussi à entraîner le groupe avec lui. Le Donati ne serait jamais douté que son ami attendait le serveur de tout à l'heure, aussi lorsque Nathan sortit, il eut la surprise de le voir s'étaler soudainement par terre alors qu'il ne faisait que passer devant eux pour rentrer chez lui sans doute. Théo venait de lui coller un coup de poing dans la figure qui fit grogner le jeune homme.
- Putain mais qu'est-ce qui tourne pas rond chez toi bordel !… Maugréa Nathan en portant sa main à son nez ensanglanté.
- C'est moins drôle quand on est pas protégé par les murs de ta boîte hein ?! Se moqua le brun. Alors tu m'as traité de branleur il me semble ? Tu vas voir qui c'est le branleur sale tarlouze ! Suceur de queues !
Sur ces dernières insultes, Théo commença à infliger des coups de pieds dans les côtes du serveur qui se mit à gémir de douleur en se tenant le ventre, la respiration coupée. Aden écarquilla les yeux, choqué.
- Arrête Théo qu'est-ce que tu fous ?! Lança t-il en tentant d'arrêter son ami.
- Rah dégage-toi ! T'es une tarlouze toi aussi c'est ça ? Ce pédé a pas besoin qu'on le défende ! Prends ça enculé ! Cracha t-il avec un nouveau coup de pied. Allez les gars, aidez-moi à lui apprendre qui commande ici !
Aden recula pour s'écarter de sa bande d'amis s'étant mit à tabasser joyeusement le serveur à terre qui ne pouvait que geindre de douleur et tenter de se protéger. C'est lorsqu'un craquement sec et un hurlement plus profond se firent entendre que les amis de Théo arrêtèrent de frapper. Le brun se pencha au dessus de Miller pour ouvrir sa braguette et lui uriner sur le visage.
- Allez tiens, un peu de bière tarlouze. Que je te revoie pas ou la prochaine fois je te fous un balai dans le cul !
De loin, Anya et Tristan attendaient hors du véhicule et observaient l'héritier Donati qui était très pâle et en retrait des petites frappes. Le mafieux siffla avec ses doigts pour attirer l'attention de son protégé qui recula lentement avant de presque courir vers eux, le visage baissé tandis que Miller gisait par terre, inconscient.
- J'ai rien fait… Je ne voulais pas… Murmura Aden.
- Monte dans la voiture, ordonna Anya.
Rapidement, le blond monta dans le SUV Porsche pour aller se caler encore sous le choc, sur les sièges en cuir et essayer d'oublier ce qu'il avait vu. Il avait soudainement honte de son comportement : il aurait dû défendre ce pauvre garçon et il en avait été incapable. Tristan démarra la voiture calmement, sortant de leur place de stationnement pour ramener le jeune Don chez lui.
Clarke avait passé sa nuit aux urgences et avait enchaîné deux opérations à la suite. Elle avait prié très fort pour qu'aucun de ses nouveaux patrons ne l'appellent pendant les interventions. Par chance, ça n'avait pas été le cas. Elle admirait à présent le soleil se lever, accoudée à sa fenêtre de bureau, un café à la main. Il était bientôt 7h du matin et elle allait pouvoir rentrer se reposer chez elle avec Racoon. Elle jeta un coup d'œil à son téléphone portable pour y lire ses messages : Finn lui en avait envoyé plusieurs mais elle n'avait pas eu le temps de répondre et Becca souhaitait la voir avant la fin de son service. Elle se demandait bien quelle était la raison de cet entretien. Peut-être un problème de santé ? Elle tourna la tête de sa contemplation quand on toqua à sa porte. Sa patronne était comme à son habitude, dans une robe qui lui allait à ravir et ses cheveux étaient parfaitement coiffés en un magnifique chignon soigné.
- Clarke ! S'exclama d'un ton enthousiaste Becca qui refoula ses gardes du corps en dehors du bureau.
- Becca, sourit la médecin en lui serrant poliment la main.
- On s'embrasse en famille Clarke, voyons ! La taquina la politicienne.
- Pardon, j'ai vraiment du mal avec le côté famille et patient à la fois.
- Ça viendra ! Bon, je n'ai pas beaucoup de temps alors nous devrons faire vite. Asseyez-vous ! Asseyez-vous !
La blonde se laissa tomber doucement sur sa chaise de bureau, fixant ses yeux légèrement cernés dans ceux de Becca qui sourit :
- Voilà, comme vous le savez, je suis très engagée pour la Sicile et je vais prochainement débuter ma campagne pour devenir sénatrice au Sénat de la République d'Italie.
- Oh félicitations Becca, c'est une grande nouvelle, sourit Clarke.
- Oui et beaucoup de travail à venir ! C'est pourquoi je suis obligée de quitter mes fonctions de directrice de l'hôpital.
- Vraiment ? Mais cet hôpital tourne si bien avec vous ! S'indigna la médecin.
- Je sais bien ma douce mais je n'ai plus une minute à moi et cette campagne va me prendre énormément de temps et d'énergie. Je compte d'ailleurs sur vous pour me maintenir debout, la taquina la brune.
- Bien entendu.
- Alors voilà, le conseil d'administration de l'hôpital a déjà trouvé un candidat potentiel pour me remplacer.
- Est-ce que je le connais ?
- Je crois bien, s'amusa la politicienne. Il semblerait que votre CV ait malencontreusement glissé de mon dossier personnel sur leur table…
Clarke fronça les sourcils, elle se demanda si elle venait d'avoir une hallucination auditive ou si Becca venait de lui glisser subtilement l'idée qu'elle était la potentielle et unique candidate pour le poste à pourvoir à la direction de l'hôpital.
- Je crains de ne pas avoir bien compris… Becca, ce n'est pas sérieux…?
- Bien sûr que si ! Vous m'avez demandé à pouvoir continuer à travailler ici, c'est une opportunité à ne pas manquer !
- Je n'ai même pas trente ans et je débute à peine ma carrière de chirurgienne… Je n'ai pas fait tant d'études pour m'enfouir sous la paperasse Becca ! Je veux opérer et sauver des vies !
- Oh ne vous fâchez pas ma toute belle, la supplia gentiment la politicienne en attrapant les mains douces de la médecin qui se sentait piégée.
- Comment réagiriez-vous Becca si après votre élection au Sénat on vous annonçait que votre destin est tout autre ?! Répondit abruptement Clarke.
- Écoutez, je ne veux confier ce poste à personne d'autre que vous. Vous êtes brillante et j'ai une confiance aveugle en vos capacités tant intellectuelles que professionnelles. Vous serez la directrice, vous pourrez organiser votre planning comme vous le souhaiterez ! Embauchez un sous-directeur, une secrétaire personnelle, vous avez carte blanche d'accord ? Le conseil d'administration a été tout de suite séduit par votre profil.
- Mais je…
- Allons, allons ! Réfléchissez-y Clarke. Je dois y aller, tenez-moi au courant pour votre décision afin que j'en informe le conseil d'administration.
Becca se leva rapidement de sa chaise pour se retrouver sur ses talons hauts, laissant une Clarke abasourdie dans son bureau. La blonde amena ses mains à son visage pour frotter ce dernier, ramenant quelques mèches derrière ses oreilles.
- Bordel de merde…
Lexa se tenait droite derrière son immense bureau en chêne massif, sombre et laqué. Les stores derrière elle étaient presque complètement fermés, installant une ambiance secrète et contrôlée. Habillée d'un nouvel ensemble tailleur, elle fixa son regard émeraude sur l'homme apitoyé face à elle. Son visage était dur et fermé. Elle avait été dérangée très tôt ce matin pour cette demande exceptionnelle.
- Parle David, dit-elle simplement.
- Dona ! Cria l'homme les joues trempées de larmes. Je vous en prie Dona, je viens demander justice pour mon fils Nathan !
- Justice ?
- Il a été isolé et tabassé à mort par le fils de ce Fabrini et sa petite bande ! Il est dans le coma à l'hôpital… Ils lui ont cassé le genou et fracturé le tibia sans compter les côtes fêlées et son visage ! Gratuitement ! Mon gamin quittait son travail ! Il n'avait rien fait de mal !
La Dona tourna son regard vers Gustus qui se tenait derrière le plaignant. Son homme de main acquiesça, signe que la vérité avait été donnée.
- Dona je vous en prie… Rendez justice à mon fils.
- Justice sera rendue David.
- Merci… Pour les frais d'hôpital… Hésita l'homme mal à l'aise. J'ai une très mauvaise mutuelle et il y a énormément de frais… Nathan devra sans doute faire de la chirurgie esthétique… Est-il possible que votre famille…
- Bien entendu. Ta famille et ton commerce sont sous notre protection. Tu auras justice et aide car nous sommes comme deux bons amis. Tout comme je suis là aujourd'hui, tu le seras quand je viendrais vers toi un jour.
- Oui Dona. Merci Dona, souffla l'homme en allant embrasser délicatement la main de la tête pensante de la mafia sicilienne.
Lexa lui offrit un regard brûlant d'autorité et l'invita à parler une dernière fois s'il le souhaitait avant de quitter les lieux. Le père du jeune homme la remercia une nouvelle fois silencieusement avant de se retirer poliment. Lorsque la porte fut close, Gustus brisa le silence :
- Aden ne faisait pas partie des gamins ayant tabassés ce gosse.
- Qu'importe, regarder sans agir est une participation à l'acte.
- Dona il est jeune…
- IL FAUT ARRÊTER DE LE COUVRIR GUSTUS ! Hurla la brune furieuse.
Son homme de main baissa les yeux devant l'explosion d'autorité.
- Mes excuses. Que devons-nous faire Dona ?
- Cette nuit, vous attraperez cette petite frappe ainsi que son père.
- Son père ?
- Il vient de monter une nouvelle entreprise de location de véhicules. Vous me l'amènerez.
- Bien.
- Tristan et Anya se chargeront du gamin et je veux qu'Aden participe. Tu seras là avec moi, ainsi que Ryder.
- Compris.
Un seau d'eau glacée réveilla Théo Fabrini qui était assis sur une chaise, les mains attachées dans le dos. Il fronça les sourcils en essayant de se remémorer ce qui lui était arrivé. Il faisait nuit et il s'était arrêté à une station essence pour acheter quelques cochonneries. Alors qu'il se promenait entre les rayons, il avait senti une présence derrière lui puis une vive douleur au crâne avant de sombrer.
- Où est-ce que je suis ? Marmonna t-il, désorienté.
Devant lui, Tristan le regardait l'air peu amène ainsi qu'Anya qui était appuyée sur le coffre de sa voiture, une belle Mercedes que son père lui avait offert pour sa majorité.
- Mais vous êtes qui putain ?
- Parle bien ! Ordonna le mafieux en lui dégainant une énorme claque dans le visage.
- Putain vous êtes tarés !
Un soupir répondit avant que cette fois, un coup de poing ne vienne éclater le nez du gamin qui se mit à pisser le sang. Le jeune cria de douleur et se mit à pleurer, pris de panique.
- Mais j'ai fait quoi bordel… Pourquoi vous me faites du mal ? Pleura t-il.
- Ça te dit quelque chose Nathan Miller ?
- Mill…Quoi ? Non ! Je connais pas ce mec bordel !
Un nouveau coup lui arracha un geignement étouffé.
- Ne mens pas petit ou ça risque d'être plus long que prévu, le prévint le frère d'Anya qui regardait son téléphone portable.
De nouveaux coups partirent embrasser le visage du jeune qui se retrouva bientôt au sol, libre de ses mouvements, mais la douleur irradiait tout son corps. Il se mit à ramper pour remarquer soudainement des chaussures de ville qui ne lui étaient pas inconnues : Aden le regardait l'air peiné et dégoûté.
- Aden… Les laisse pas faire pitié ! T'es mon ami… Aide-moi…
- … Je suis désolé Théo… Désolé… Murmura le blond en secouant la tête, les yeux brillants.
Les mains de Tristan s'emparèrent à nouveau du corps du jeune homme pour le soulever et l'amener vers la voiture. Anya se leva du coffre pour ouvrir ce dernier :
- Laquelle tu utilises pour te branler ?
- Que… Quoi… ?
- Ok. Ce sera les deux.
- Qu'est-ce que vous allez me faire ! Ahh !
La main gauche du jeune fut posée de force par la poigne d'Anya qui la maintint en faisant pression sur son poignet. Après un court silence, elle referma brutalement le coffre sur les doigts de Théo qui hurla de douleur en pliant les genoux.
- Ça fait mal de casser des os est-ce que tu le sais ?
- Aaaahh ! Hurla le garçon à nouveau en sentant une nouvelle fois le coffre se refermer sur ses doigts.
- Quoi tu n'as rien senti ?
- Si ! AAAAAHHHHHH !
- Pardon je me fais vielle, qu'as-tu dit ?
- Pitié ! AAAAHHH !
Le coffre se mit à claquer inlassablement sur les doigts, brisant ainsi les os et faisant saigner les jointures, les coupant presque.
- Monsieur Fabrini, sourit Lexa en lui tendant la main.
- Madame Donati, c'est un honneur de pouvoir vous rencontrer en personne. J'ai été très surpris de l'appel de votre avocate Maître Salomon et de votre proposition au sujet d'un possible investissement dans mon entreprise.
- J'imagine oui. Venez, Maître Salomon nous attend dans son bureau.
L'homme suivit la belle brune qui était encadrée de Ryder et Gustus. Ils prirent un ascenseur pour arriver à l'étage escompté avant de se retrouver dans un bureau spacieux où Maître Indra Salomon, une femme noire aux traits froids et tirés, attendait patiemment derrière son bureau.
- Un rafraîchissement peut-être avant de parler affaires Monsieur Fabrini ?
- Avec plaisir.
Lexa, la démarche gracieuse, alla verser tranquillement un whisky de qualité dans deux verres épais. Elle s'avança et tendit sa main vers celle de l'entrepreneur qui la dévora de ses petits yeux perfides. Gustus dut se retenir de les lui arracher devant un aussi grand manque de respect.
- Maître Salomon, salua Lexa avec deux bises polies sur les joues d'Indra.
- Madame Donati, sourit l'avocate. Souhaitez-vous mon fauteuil ?
- Non, merci Indra.
Elle alla s'installer sur le coin du bureau, très près du cinquantenaire qui avait du mal à garder ses yeux fixés loin des belles cuisses de la brune.
- Nous allons pouvoir parler affaires à présent. Indra ? Le contrat est-il prêt ?
- Évidemment.
- Un contrat ? S'étonna l'homme. Je croyais que vous vouliez faire un don ?
- Oh il y aura bien un don, mais pas de mon côté.
- Qu'est-ce que ça veut dire… S'offusqua t-il en se levant mais Gustus lui cloua les fesses sur son siège en posant une main sur le haut de son crâne.
- Que vous allez me faire don d'un certain nombre de parts de votre entreprise et embaucher des connaissances au sein de votre grande famille, sourit la Donati.
- QUOI ! Il n'a jamais été question de ça ! Je refuse !
Lexa expira calmement bien que ses émeraudes s'étaient nettement assombries. Elle tendit la main pour que Gustus lui remette un portable. Les doigts de la brune composèrent un numéro, mettant sur haut parleur la conversation :
- Voyez-vous Monsieur Fabrini… La Sicile est sous mon contrôle actuellement et j'ai une sainte horreur des injustices et de la violence gratuite. Ici, tous les habitants sont sous ma protection. Votre fils, Théo a énervé un ami de ma famille. J'aurais pu laisser faire la police son travail, mais quelle a été ma surprise d'apprendre par l'un de mes contacts que vous aviez grassement payé l'agent responsable de l'enquête au sujet de Nathan Miller qui a été sauvagement attaqué et battu à mort pour… Rien ?
- Je ne vois pas de quoi vous voulez parler… Comment ça vous contrôlez la Sicile ? Qu'est-ce que c'est que cette mascarade… Si c'est une blague…
- AAAAAAAHHHHH ! Pitié ! Hurla une voix à travers le haut parleur. Non ! Pas l'autre ! AAAAHHH !
- Théo ?! Théo ?! Hurla l'entrepreneur en se jetant pour s'emparer du téléphone des mains de Lexa.
Une nouvelle fois Gustus le retint brutalement contre sa chaise, sortant une arme pour la lui coller sur la tempe, faisant transpirer l'homme.
- Mais qu'est-ce que vous lui faites ! C'est qu'un gamin bon sang ! THÉO !
- Mes hommes de main lui montrent à quel point c'est douloureux d'avoir des os qui cassent. Saviez-vous que Nathan Miller est actuellement dans le coma ? Qu'il présente une fracture du tibia et du genou, quatre côtes cassées ainsi que de nombreuses tuméfactions au visage ?
- AAAHHH ! AAHHHH !
- Théo… !
- Ce contrat-ci m'offrira la majorité des parts de votre entreprise, celui-là, sera pour la famille Miller. Afin que vous payiez un dédommagement pour ce qu'a fait votre cher petit garçon Théo. Tout le monde n'a pas vos moyens Monsieur Fabrizi.
- Je ne peux pas signer ces contrats… La mafia… Non… Vous allez blanchir de l'argent sur le dos de mon entreprise, détourner des aides gouvernementales… Utiliser mes véhicules pour je ne sais quoi faire ! Non, non cette entreprise je la tiens de mon père !...
- Est-ce un refus ? Sourit Lexa, sincèrement amusée.
- AAAAHHH ! J'en peux plus… Papaaaa !
- Théo… Souffla l'homme, transpirant et désemparé.
- Vous savez Monsieur Fabrini, nous pourrions devenir amis et laisser cette histoire loin derrière nous, lui assura la belle brune.
- Si je refuse vous tuerez Théo c'est ça ?
- Non, pourquoi le ferais-je ? Justice devait être rendue, il a cassé des os, je lui en fais casser pour qu'il comprenne.
- Donc je peux refuser…
- Je vais être claire Monsieur Fabrini, si votre signature ne parafe pas ces contrats dans les dix minutes qui suivent, ce sera votre cervelle qui sera couchée à la place.
Comme pour confirmer les dires de la brune, la sécurité de l'arme de Gustus fut retirée ce qui fit trembler l'homme dont les yeux laissaient échapper des flots de larmes.
- Auriez-vous un stylo ?... Balbutia t-il.
Un sourire fin s'étira sur les lèvres de la brune alors qu'elle lui tendait avec lenteur un stylo sous les yeux de son avocate qui garda son air sévère.
Théo était à présent couché sur le sol, les mains ensanglantées et les doigts tordus dans tous les sens humainement possible. Aden était figé sur place et sursauta quand Anya le poussa pour l'amener vers son ami en piteux état. Le visage du garçon était méconnaissable et il était à peine conscient.
- Frappe, ordonna la mafieuse.
- Anya je…
- FRAPPE ! Répondit-elle sèchement, lui collant une claque en plein visage.
Aden ouvrit la bouche, choqué par le geste de sa mentor. Jamais elle n'avait levé la main sur lui. Il sentit Tristan le bousculer pour qu'il s'avance vers Théo.
- Ma sœur t'a dit de frapper alors tu vas le frapper ! SOIS UN HOMME !
- Mais c'est mon ami… !
- Si ce n'est pas toi qui le frappe c'est moi qui vais le faire ! Et crois-moi avec moi, il a la chance d'avoir un poumon perforé en guise de bonus.
- Non ! Je… Je vais le faire !
- Bien.
Le Donati serra les poings alors que le regard absent de son ami se levait difficilement vers lui. Il prit appui sur sa jambe gauche pour soulever la droite et infliger un coup de pied dans les côtes de Théo qui n'eut même pas la force de broncher tellement il était faible.
- Encore, dit sèchement Anya.
Aden s'exécuta, laissant ses coups se faire entraîner par les « encore » autoritaires d'Anya et Tristan, son jean blanc se maculant de giclures de sang au fur et à mesure que Théo toussait celui-ci.
Après une quinzaine de coups et un regard entendu entre le frère et la sœur, le Donati fut autorisé à arrêter. Il sentit ses jambes lui faire défaut alors qu'il reculait et se retrouvait par terre près de conteneurs dans lesquels son corps se heurta. Il vit Tristan se mettre à tirer le corps de son ami sur le sol pour le mettre au volant de la Mercedes et cela termina de l'achever : il sentit son repas du soir remonter et se mit à rendre les restes sur le sol. Anya lui jeta un regard avant de le faire lever et monter dans leur voiture. Pâle, Aden se laissa choir sur les sièges en cuir, soufflant simplement en se tenant le ventre :
- J'ai besoin du Docteur Griffin…
Alors ? La Dona et sa mafia en action ça vous a plu ? Pas trop mal aux doigts? xD Quels sont vos passages/perso préférés ? (je prends mon pied avec les répliques machos de Tristan perso xD) Clarke se sent prise au piège par l'offre de Becca, les ennuis commencent... ^^ Le chapitre 5 va être plus concentré sur le Clexa ! Laissez-moi votre avis dans une review qu'on en discute un peu par mp ! :P
Avant de se quitter, petite pub pour deux fictions que j'ai découvert il y a peu :
"Je suis là" de UneAutreEnvie qui est très sympathique au passage, n'hésitez pas à aller la lire et commenter ! L'ambiance est très oppressante mais c'est grandement menée !
"La peur au ventre" de calzona57, première fiction Clexa après son très bon OS ! Un début très prometteur je conseille ! L'auteure est très sympathique aussi !
Elles méritent toutes les deux plus de lecteurs, allez sur ce, je vous dis à lundi prochain pour la suite et je compte sur vous pour être bavards ! ;)
