Holaaaaa ! On est lundi et du coup le chapitre 7 est en ligne ! Ah je suis en forme ! Marathon écriture/relecture ce weekend ! Un nouvel OS Clexa sortira courant septembre :D Merci pour vos retours, follows et favs, c'est vraiment top top !
Micro : Bienvenue sur la fic' ! C'est moi qui te remercie pour ton adorable commentaire :D
Loïs 13 : Ohh c'est adorable ! Tu m'as fait rougir dis ! xD
Mony42 : Hey ! Bienvenue ! Merci pour ton commentaire ! Héhé oui beaucoup de cachoteries dans cette fic' et c'est loin d'être terminé !
Bon les gens vous avez voulu que je ressorte Raven alors préparez-vous parce qu'elle est en forme la Reyes et elle crève la dalle ! Inarrêtable, elle m'a épuisée ! Merci à doubi et MagRd pour leur excellent travail de relecture ! Je vous souhaite une très bonne lecture ! :)
Chapitre 7 : Feux d'artifice
- Qu'est-ce que tu ne comprends pas dans « Je ne veux pas de ta camelote volée » Aurelio ? Répéta la mécanicienne, visiblement plus qu'agacée.
- Allez Reyes, tu peux pas refuser une aussi belle Lamborghini ! S'indigna le jeune homme en face d'elle, devant le comptoir.
- J'ai dit non. Je rachète pas une bagnole volée qui doit sûrement avoir un traceur dans ses options et qui en plus de ça, doit déjà avoir été signalée comme volée.
- Tu m'as bien racheté ces pièces d'informatique l'autre fois !
- Entre du matos tombé du camion et une putain de Lamborghini jaune canari tu m'excuses mais y'a une sacrée différence ! Maintenant dégage, c'est la dernière fois que je le répète !
- Allez Raven… Ça me dépannerait sérieux… Sourit le jeune homme en posant sa main sur celle de la brune.
Le regard de Raven se rembrunit encore plus et de son autre main, elle attrapa sa plus fidèle amie « Helga ». Le canon du fusil glissa rapidement sous la gorge du voleur tandis qu'un sourire mauvais se dessinait sur les lèvres de la mécanicienne.
- T'as deux secondes pour enlever ta sale patte de ma délicate main.
La main se retira rapidement et le voleur leva les bras en signe de soumission. Il avala difficilement sa salive devant le double canon de l'arme, tremblant.
- Ok… T'énerve pas… Je vais m'en aller Raven…
- C'est Reyes pour toi sale petit con. Je t'explique la situation : tu vas avoir dix petites secondes avant que je n'ouvre le feu dans ton derche. Donc je te conseille de courir très vite et d'oublier pour de bon mon garage quand tu seras dans ta putain de voiture jaune ! T'es prêt ?! Partez ! Un. Deux. Trois. Quatre. Cinq…
Avec un cri paniqué, le jeune homme se mit à courir à travers le garage pour échapper au fusil chargé que Raven portait tout en marchant derrière lui.
- Dix ! Aboya la latina en tirant sur le voleur qui se baissa par réflexe alors que la balle faisait tomber un peu de poussière d'une brique abîmée.
- Reyes arrête t'es complètement folle, je m'en vais putain !
- Tu parles beaucoup pour un rat je trouve.
Elle ferma son œil gauche pour mieux viser alors qu'Aurelio se cachait derrière une voiture pour mieux préparer sa fuite. Il s'élança soudain quand Raven tourna la tête vers un autre coin du garage, sautant souplement par dessus le capot d'une voiture avant de s'entraver dans une caisse à outils. Le bruit alerta la mécanicienne qui sourit avant de viser puis faire feu.
- Ahhhh ! PUTAIN DE BORDEL ! Hurla le jeune homme en se tenant la fesse gauche.
- Yeah. Touché, sourit la brune alors qu'elle laissait détaler le voleur.
Elle entendit le moteur de la voiture de sport démarrer en trombe ce qui lui tira un sourire satisfait. Quelques minutes plus tard, elle vit un SUV Porsche noir arriver et se garer dans la cour de son garage. Son collègue Wick en descendit et lui jeta les clés.
- Tiens, pour ta copine hétéro.
- Rah tais-toi ! Tu vas me porter la poisse ! Le rabroua t-elle.
- En même temps à côté de Gustus t'as aucune chance.
- C'est ta minute « je fais mon chieur qui a pas baisé depuis deux semaines » ou quoi ?
- J't'emmerde ! S'indigna le blond en s'ébouriffant les cheveux, amusé. Tiens, tu as sorti Helga ? Ça faisait longtemps.
- J'ai dû chasser un gros rat, se contenta de dire la mécanicienne.
- Tu vas livrer ta dulcinée ?
- Hm ouais… Ça fait longtemps que je l'ai pas vue…
Sa poche arrière droite vibra quelques secondes. Elle attrapa souplement son portable pour lire le SMS qu'elle venait de recevoir.
« Partante belle latina pour boire un verre et manger un morceau avec moi et Clarke ? »
La mécanicienne sourit en lisant le message et se dépêcha de répondre devant son collègue qui la regardait avec curiosité.
« Seulement si tu ne mets pas de culotte sous ta jupe belle déesse »
La réponse ne tarda pas et étira le sourire de Raven. Décidément, elle adorait de plus en plus cette jeune femme.
« Mdr ! Tu es IMPOSSIBLE ! C'est oui ? »
- J'aime être relayé au rang de porte-manteaux, soupira Wick.
- Ta gueule, je drague.
- Par SMS ?
- C'est qu'elle est douée la coquine… Sourit Raven, excitée tout en tapant frénétiquement sur son écran tactile.
« Évidemment ! Deux déesses pour le prix d'une, je prends ! Mais pour la culotte je suis sérieuse, je viendrais vérifier… »
Elle pouvait voir qu'Octavia était en train de rédiger son message et en frissonnait d'avance. Allait-elle entrer dans son jeu ? La réponse alluma une étincelle sauvage dans les yeux noisette de la mécanicienne.
« Ça aboie plus que ça ne mord. Je vais finir par croire que tu bluffes… »
- Ouhhh toi tu vas voir quand je vais t'attraper, c'est toi qui va aboyer… Rit Raven.
- Fais-moi lire ! Ça a l'air drôle ! S'enquit le blond.
Tout en repoussant d'une main son collègue, la brune tapa sa réponse avec un sourire malicieux collé aux lèvres.
- Wick, je te laisse le privilège d'aller livrer Anya et la draguer à ma place.
- Pour qu'elle m'arrache les couilles au couteau ? Non merci ! Je la livre point barre.
- Peureux va ! Je te laisse le garage, je sais pas à quelle heure je rentrerai ok ?
- Ouaip, amuse-toi bien coureuse ! Mais au prochain gala tu m'aides à brancher pigé ?
- Ouais ouais branleur va !
Raven se dirigea vers le comptoir pour aller récupérer un casque de moto et filer ensuite vers sa Ducati 821 Monster couleur kaki. Elle l'enfourcha tandis que Wick lui apportait sa veste en cuir. Elle l'enfila souplement avant d'envoyer son message, faisant ensuite ronronner le moteur.
« Je n'aboie pas mais je lèche avec beaucoup de dextérité… Slurp. »
Les deux jeunes femmes étaient installées en terrasse du café-bar « Au Chat Mouillé » depuis une dizaine de minutes. Elles profitaient ensemble de l'un de leur rare jour de repos depuis ces deux dernières semaines. Octavia arborait un sourire étincelant derrière ses lunettes de soleil Dolce Gabbana et surveillait attentivement son téléphone portable qui était posé sur la table. Elle croisa les jambes au moment où le serveur vint leur apporter leur Aperol Spritz ce qui lui valut un coup d'œil intéressé de la part de l'élégant jeune homme brun. Elle attendit que ce dernier s'éloigne pour secouer Clarke qui fixait son téléphone portable sans grande foi.
- Hey ! T'as vu, j'ai une touche avec le serveur !
- Hm ?
- Il a reluqué mes jambes ce petit coquin.
- Tu es en train de penser à partir avec le serveur alors que tu as invité Raven à venir nous rejoindre ?
- Hey ça veut dire quoi ça ? Ce n'est pas parce que je suis sortie quelques fois avec elle que je vais forcément conclure !
- Arrête O', tu attends que ça qu'elle te saute dessus.
- Ce n'est pas faux… Sourit la brune.
- Pourquoi tu lui fais pas comprendre que c'est bon ?
- Ben… J'aime bien nos SMS et nos sorties… Lincoln m'a dit qu'elle jetait la personne après qu'elle ait couché avec… Ça me ferait bizarre de plus lui parler après.
- Oh… Mais dites-donc Miss Blake, on dirait que vous vous attachez à cette chère mécanicienne ?
- Ça se pourrait, avoua son amie le rouge aux joues.
Le portable de la blonde vibra ce qui la fit sursauter et lui arracha un sourire, mais lorsqu'elle lut le nom de la personne qui l'appelait, elle perdit rapidement ce dernier : Finn. Elle hésita avant de rejeter l'appel sous le regard étonné d'Octavia.
- Je sais que ça ne va pas fort depuis la menace à ton appartement mais tu pourrais m'expliquer depuis le temps non ? Tu ne dors pas chez moi depuis une semaine pour rien Clarkie…
- C'est compliqué… Souffla la médecin, contrariée.
- Allez, dis-moi. Je pourrais peut-être t'aider à trouver une solution.
- J'arrive plus à faire l'amour avec lui… Avoua d'un air dépité la blonde.
- Ben pourquoi ? Ça devrait rouler ! Vous allez vous marier en plus !
- Justement, je n'ai pas envie de me marier…
- Oula… Pourtant tu avais l'air si heureuse quand il t'a fait sa demande…
- Je l'étais oui… Enfin j'étais surprise… Tu sais O', je ne te raconte pas tout de notre vie. Il a fait des choses que j'ai du mal à lui pardonner…
- Il t'a frappée ?!
L'exclamation fit hausser un sourcil à Ryder qui se trouvait à une table voisine, un journal dans les mains et un café devant lui. Clarke secoua la tête pour rassurer sa meilleure amie :
- Non il n'a jamais levé la main sur moi O' voyons ! C'est juste que… Il a de gros problèmes d'addiction aux jeux et j'ai dû faire beaucoup de sacrifices ces derniers temps à cause de ça.
- Non tu déconnes ! Mais en tant que flic dans la cellule anti-mafia il n'a pas le droit de jouer à ça ! Tout le monde sait que les casinos sont aux mains de la mafia.
- Je le lui ai déjà dit. Il m'avait promis d'arrêter une fois qu'il n'aurait plus de dettes.
- Et il ne l'a pas fait ?
- J'ai retrouvé des jetons de casino dans une de ses cachettes la semaine dernière quand on rangeait l'appartement…
- Tu lui as dit ?
Clarke secoua la tête négativement.
- Il n'y a pas que ça…
- Ah bon ? S'étonna Octavia.
- Je suis pas fière tu sais… Je…
- Clarke tu commences à m'inquiéter là…
- Je l'ai…
Un coup de klaxon les interrompit, les faisant sursauter. Elles virent une moto kaki se stationner le long d'une jardinière du café-bar. La motarde coupa le moteur avant d'enlever son casque et de sourire de toutes ses dents :
- Salut les toutes belles !
- Raven ! S'exclama Octavia, souriante. Waouh sacrée bécane !
- Merci c'est mon petit bébé à moi !
- Tu m'avais montré la jeep mais pas la moto. Elle a l'air sacrément nerveuse !
- Comme sa propriétaire, répondit la mécano avec un clin d'œil en descendant de sa moto.
En quelques enjambées, la brune les avait rejointes. Après une bise pour Clarke, elle s'installa à côté d'Octavia, frôlant l'épaule de cette dernière au passage avant d'aller lui poser une bise très près de la commissure des lèvres.
- Alors mes toutes belles, on profite d'un petit jour de repos ?
- Attends, ne parle pas trop vite, sourit la secrétaire. Clarke est de garde en cas de problème.
- Oh, on va croiser les doigts alors ! Bon il est où ce bon à rien de serveur ?! Hé j'ai soif !
La Blake ne put s'empêcher de rire devant la façon rustre dont se comportait Raven. Le serveur de tout à l'heure se présenta pour prendre leurs nouvelles commandes et revint quelques minutes plus tard avec un plateau chargé de trois nouveaux cocktails ainsi que différentes sortes de tapas. Entre temps, la mécanicienne avait passé un bras autour des épaules d'Octavia qui n'arrêtait pas de sourire ou de rire aux blagues déjantées de la brune. Clarke quant à elle, souriait de nouveau d'un air béat devant son portable.
- T'as vu ? Il y a des traces de pattes de chat sur les assiettes ! Je trouve ça original !
- Hm hm… Je sais ronronner tu sais, pas qu'aboyer, sourit la mécanicienne en faisant claquer ses dents près de l'oreille de la brune.
Un frisson descendit le long de la colonne vertébrale d'Octavia. Elle secoua la tête pour faire mine de ne pas être touchée mais ses joues roses la trahirent. Elle sursauta en sentant la main de Raven sur ses cuisses dénudées et murmura :
- Raven… On est pas seules je te signale…
- C'est bête…
- T'es complètement folle… Sourit la brune en se mordant les lèvres et en commençant à se trémousser.
- Alors voyons voir si culotte il y a…
- Arrête Clarke est en face de nous… Souffla la Blake.
- Elle est trop concentrée sur son portable pour faire attention à nous. Je vais te prouver que je ne bluffe pas.
- Oh nom de…! Étouffa Octavia en sentant les doigts de la mécanicienne s'immiscer entre ses cuisses.
- Hm je vois qu'on est joueuse… Sourit la latina.
- Je ne refuse jamais un défi.
- Intéressant…
- Raven hnn… En public putain…
Les doigts de la mécanicienne étaient à présent sur la toison d'Octavia qui avait fermé les yeux sous les frissons d'excitation. Elle s'immisça dans le jardin secret de la Blake et l'humidité de ce dernier lui fit hausser un sourcil. Elle émit un petit sifflement taquin avant d'aller lui chuchoter :
- Ouh mais c'est qu'il fait très chaud là dessous… Murmura t-elle en accentuant ses mouvements.
- Hn…
- Tiens ! Salut O' ! S'exclama une voix un peu trop familière pour la Blake.
Octavia sursauta de sa chaise en reconnaissant son frère aîné qui avait un bras passé par la vitre ouverte de sa voiture de patrouille. Elle tapa sur la main de Raven par réflexe pour la faire arrêter. La mécanicienne tourna son regard vers celui qui avait interrompu leur petit moment intime, souriant tout en léchant les deux doigts qui lui avaient servi à torturer agréablement la jeune femme.
- Hm vraiment bon ces tapas… Salut Boucles Noires.
- Raven Reyes la chanteuse de sérénades à ses heures perdues… Sourit le Capitaine Blake.
- Jaloux ? Je peux t'en chanter une si tu veux !
- Non ça va aller merci. Vous avez de la place à votre table ?
- Ça a pas l'air, répondit la mécanicienne.
- On peut rapprocher une table ! Renchérit la sœur du policier.
- Ça marche, on arrive, j'ai Collins et Murphy avec moi. Commande pour nous le temps qu'on se gare.
- Ok !
- Clarke ! L'appela Octavia.
- …
- Clarke !
- Hein oui ? Excuse-moi je lisais un article super intéressant sur mon portable… Se justifia la blonde.
- Bellamy, Finn et John vont se joindre à nous pour grignoter un morceau.
- Ah…
- Tu peux partir si tu veux ?
- Non… Finn se poserait des questions. Ça va aller, ne t'inquiète pas. Alors Raven, tu connaissais ce café-bar « Au Chat Mouillé » ?
- Hm non, je connaissais pas mais j'aime déjà beaucoup l'endroit… Sourit malicieusement la mécanicienne en posant une bise sur la joue d'Octavia qui rougit.
Clarke leur sourit à toutes les deux, reportant son regard un court instant sur le mail qu'elle avait reçu il y a déjà plusieurs minutes.
« Ces deux dernières semaines sans te voir m'ont parues être les plus longues de ma vie. Que m'as-tu fait ? Tu m'as totalement envoûtée, Clarke. Je ne pense qu'à toi à chaque seconde de la journée. L'œil bleu de Racoon me console bien qu'il ne soit pas aussi beau que les tiens qui sont d'une pureté sans pareil. J'en viens même à envier et jalouser Aden et ses séances privées qu'il a avec toi tous les deux jours. Je sais que tu m'as dit avoir besoin de temps par rapport à ta situation avec Finn mais quand pourrons-nous nous revoir ?... Lexa Donati-Woods. »
- Allez Racoon, tape m'en cinq ! Sourit le grand blond en tendant sa main vers la patte gauche du chat de la médecin.
Le félin était allongé sur le dos contre le canapé et tendait ses pattes avant gauche et droite en fonction de la main que le Donati lui montrait. Sous les rires amusés d'Aden, Lexa leva les yeux des exercices d'économie que son frère lui avait rendus. Ils avaient passé la matinée à réviser les notions de base afin que le blond ait moins de difficultés à la rentrée de septembre pour son baccalauréat économique et social.
- Aden, tu es trop dissipé, lui fit remarquer Lexa.
- Haha désolé, j'adore vraiment ce chat ! C'est super que Clarke te l'ait laissé !
- Le Docteur Griffin pense qu'il est mieux ici car il a plus d'espace et ne risque rien. Ne t'attache pas Aden, c'est temporaire.
- Dommage, sourit le jeune homme en embrassant la tête du chat qui ronronna fort.
Aden se leva du canapé pour rejoindre sa sœur. Il passa derrière elle pour poser sa tête sur l'épaule de la brune, soufflant :
- Alors ? J'ai bon ?
- C'est pas mal, il reste quelques erreurs. D'ici la fin de l'été, tu ne les feras plus.
- Cool ! Je peux aller à la plage cet après midi alors ?
- La plage ? Pourquoi faire ? Il y a une piscine chez toi et chez moi. Si tu veux te baigner, tu as largement de quoi faire.
- En fait j'aimerais faire du jet-ski avec une copine…
Lexa grimaça à la réponse et se défit de l'étreinte de son frère pour se lever et le fixer droit dans les yeux d'un air sévère.
- La dernière fois que tu as eu l'autorisation de sortir ça s'est mal terminé.
Aden baissa le regard au sol à cette réponse. Sa sœur le fixa alors qu'il affichait un air piteux malgré sa grande taille. Il n'était vraiment pas un adolescent difficile et aurait très bien pu lui rendre la vie impossible depuis la mort de leur grand-père mais au contraire, il s'était toujours montré très docile et avait accepté la distance qu'elle avait prise en refusant d'habiter avec lui. Elle glissa finalement une main sur l'épaule de son petit frère de dix-sept ans.
- Il faudra un jour que je pense à arrêter d'être aussi laxiste avec toi, tu ne crois pas ?
- C'est oui ?!
- Bien sûr mais Aden pas d'ennuis cette fois, d'accord ?
- Promis !
- Et avec cette fille, sois respectueux. Hm ?
Les joues du blond s'empourprèrent soudainement à cette question rhétorique. Il glissa une main dans ses cheveux blonds, gêné.
- C'est qu'une amie, grommela t-il.
- Oui oui, je sais ce que c'est d'avoir dix-sept ans Aden.
- Je vais aller chercher mon short de bain, je reviens !
Lexa secoua la tête devant la fuite de son frère qui fila vers l'étage de la maison pour récupérer des vêtements appropriés pour la plage. Tout comme elle avait une chambre dans l'ancienne maison de Titus, son frère avait la sienne ici. Elle remit sa chaise correctement sous la table du salon pour se diriger vers le frigo américain afin de se servir un grand verre d'eau frais. Un ronronnement lui fit tourner la tête et elle sourit en voyant Racoon marcher sur le plan de travail. Elle glissa deux doigts sur les joues du félin pour lui dire :
- Qu'est-ce que je t'ai dit toi hm ? Pas sur le plan de travail. Tu es terrible…
Un ronronnement lui répondit tandis que le chat blanc et noir venait frotter sa tête contre sa main pour quémander des caresses.
- Ta maîtresse te manque hein ?
Elle sourit quand le chat se mit à lui mordiller gentiment les doigts pour jouer. Elle entendit distinctement le son d'un nouveau mail depuis son MacBook allumé et se dirigea rapidement vers celui-ci dans l'espoir qu'il viendrait de Clarke. Son sourire s'étira quand elle lut le nom de la médecin.
« Tu me manques aussi belle et mystérieuse sicilienne. Je rêve de toi la nuit quand je dors. Encore un peu de patience, je t'en prie. Peux-tu m'envoyer une photo de toi et Racoon ? Docteur Clarke Griffin.
PS : Je crois que ta mécanicienne Raven vient de doigter en public ma meilleure amie mais j'étais distraite par ton précédent mail. J'espère me tromper… »
- Comment je suis ?! S'exclama Aden, sortant Lexa de sa rêverie.
La brune se tourna vers le grand blond qui pivota sur lui-même. Il portait un short de bain s'arrêtant un peu avant les genoux de couleur noire avec des écritures vert émeraude sur le côté droit. Un débardeur blanc moulant ses pectoraux et abdominaux couvrait son torse tandis que sa fine chaîne en or avec sa croix chrétienne brillait à son cou.
- Tu es très beau Aden, lui assura sa sœur. Un vrai look de surfeur. Il ne manque plus que les bracelets en perles de bois.
- J'en ai ! Je vais en chercher !
Lexa lâcha un petit rire amusé en voyant son frère repartir à toute vitesse. Parfois, elle oubliait qu'Aden cherchait avant tout à son contact une relation frère-sœur plus développée. Après tout, il n'avait pas eu le bonheur de connaître ses parents, contrairement à elle qui avait au moins eu la chance de vivre avec les siens quelques années, en particulier leur mère, Luciana. Elle avait très peu de souvenirs de son père, Adrian Woods. Titus avait eu beau prendre soin d'Aden à la mort de sa fille unique, il l'avait élevé dans le but de lui céder sa place de Don. Autant dire que le garçon n'avait pas reçu tout l'amour nécessaire à son bon développement mais plutôt une éducation très sévère où l'amour n'avait pas sa place.
La brune se dirigea vers la terrasse où Anya et Tristan jouaient aux cartes. L'aîné des deux était en boxer ce qui fit hausser un sourcil à la Donati. À la vue de la Dona, Tristan sursauta tandis qu'Anya riait furtivement.
- Tristan, je peux savoir ce que vous faites en boxer sur ma terrasse ? Pause ou pas, des vêtements sont de rigueur.
- Mes excuses Dona ! Anya m'a provoqué au strip poker et j'ai lamentablement perdu ma dignité.
- Je vois. Anya ?
- Oui Dona ?
- Vous allez emmener Aden à la plage cet après-midi. Il a un rendez-vous avec une fille.
- Une fille ? La fille ?
- Oui cette fille j'imagine. Gardez un œil sur lui tous les deux.
- Oui Dona.
- Tristan, vous avez deux minutes pour vous rhabiller avant que je n'appelle les chiens.
Le sicilien au crâne rasé se leva rapidement de sa chaise pour renfiler son jean et son t-shirt blanc, maudissant sa petite sœur au passage qui souriait finement.
La porte des toilettes émit un petit bruit lorsqu'elle s'ouvrit. Clarke s'y était réfugiée pour pouvoir écrire son mail à Lexa Donati. Finn n'arrêtait pas de la fixer ou essayer de lancer la conversation mais elle se faisait fuyante. Elle sursauta en sortant de sa cabine lorsqu'elle se retrouva face au grand brun.
- Finn ! Ce sont les toilettes pour femmes !
- Aux grands maux les grands remèdes Clarke. Pourquoi est-ce que tu refuses de me parler depuis une semaine ? Depuis qu'on a rangé l'appartement ensemble plus précisément. Tu t'es enfuie chez Octavia avec l'excuse que tu ne pouvais plus y habiter. Est-ce que c'est uniquement ça ?
- Finn ce n'est pas le moment… Je n'ai pas envie d'en parler.
- Quand alors ? Clarke ! Tu n'as jamais été aussi fuyante depuis ma demande en mariage et cette menace. Je n'y suis pour rien je t'assure !
- Je sais…
- Si c'est l'appartement, on peut en chercher un autre tu sais ? Dit-il doucement en s'approchant d'elle pour lui caresser la joue.
La médecin se recula comme si la caresse avait été une brûlure désagréable. Le mouvement fit froncer les sourcils du policier qui reprit, l'air grave :
- Je le savais. Il n'y a pas que ça, n'est-ce pas ? C'est pas l'appartement.
- Si… C'est juste que…
- Que quoi Clarke ?! On a pas fait l'amour depuis bientôt trois semaines maintenant ! J'ai été plus que compréhensif entre nos deux boulots et l'appartement. J'ai même accepté de dormir chez Bellamy et Octavia pour tenter d'arranger les choses entre nous.
- Ah parce que tu as accepté de dormir avec moi chez eux dans le seul but de me baiser ?... Demanda sarcastiquement la jeune femme.
- Mais qu'est-ce que tu racontes ! Clarke je t'aime enfin ! Faire l'amour c'est normal pour un couple ! Je ne comprends pas…
- Excuse-moi, ce n'est pas toi le problème… C'est moi…
- Oula. Je n'aime pas la tournure de la conversation… Généralement quand vous dites ça les filles c'est pour rompre. Tu n'es pas en train de rompre Clarke rassure-moi ? On va se marier !
- Je ne veux pas me marier.
- Que… Quoi ?
- Et toi non plus, crois-moi.
- Bien sûr que si je veux me marier avec toi !
- On est vraiment en train de parler de ça dans des toilettes ?… Soupira la médecin en se pinçant l'arête du nez.
- Clarke explique-toi ma puce… Je t'aime bon sang… Tu m'aimes ?
- Je t'ai trompé Finn BORDEL ! JE T'AI TROMPÉ LE SOIR MÊME APRÈS TA DEMANDE EN MARIAGE ! Explosa Clarke, tremblante de rage.
Finn papillonna des yeux quelques secondes, surpris et choqué de cette révélation inattendue.
- Trompé ?… Mais… Mais… Avec qui ?...
- Ça a vraiment une importance bon sang ? Demanda la blonde, agacée.
- C'est qui ce fils de pute que je le…!
- C'était avec une femme.
Le policier passa du rouge colère au blanc livide et recula, s'accrochant aux lavabos comme à des bouées de secours. Visiblement, il avait du mal à encaisser la nouvelle.
- Une femme mais…
- Je suis bisexuelle Finn, je ne te l'ai jamais caché.
- Mais ça fait deux ans qu'on est ensemble et on va se marier… Comment c'est possible…
- Je crois que je ne t'aime plus.
- Clarke ne dis pas ça… Comment tu peux savoir après juste une fois avec une femme… Tu… Tu comptes la revoir ?
- Je n'en ai aucune idée et ça ne te regarde pas.
- BIEN SÛR QUE SI ÇA ME REGARDE PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! CETTE SALOPE VIENT DE FOUTRE EN L'AIR NOTRE MARIAGE ET NOTRE COUPLE !
- Je t'interdis de me parler comme ça ! S'exclama Clarke, décidée à ne pas se laisser marcher dessus.
Des larmes s'échappèrent des yeux marron de Finn. Ses lèvres tremblaient et ses jointures de doigts étaient blanches à force de serrer les lavabos.
- Je te reconnais plus Clarke… Qui es-tu putain ? Tu n'es pas la Clarke que j'ai rencontrée sur le port à cette soirée dansante…
- Cette Clarke là est morte le jour où tu l'as supplié de payer 50 000 euros en liquide Finn. Dit-elle durement. Je me suis assez battue avec toi et ta foutue addiction aux jeux. Je les ai vus tu sais ?
- De quoi tu parles ?
- Les jetons du casino. Je les ai trouvés l'autre jour en rangeant avec toi.
- Clarke c'est pas ce que tu crois…
- Ça suffit ! J'en ai assez de tes mensonges ! On est deux menteurs à présent et crois-moi je ne me reconnais pas non plus mais je m'assume. J'ai changé avec les derniers évènements. La gentille Docteur Clarke Griffin elle en a ras le cul de courber l'échine en disant « amen ». Alors tu sais quoi Finn ? Va te faire foutre avec tes mensonges !
- Clarke… Souffla le brun.
La blonde secoua la tête alors que ses yeux commençaient à la piquer. Elle avait le cœur battant et douloureux, tremblante de rage. Elle n'allait pas tarder à craquer et elle ne voulait surtout pas laisser une ouverture à son désormais « ex compagnon ». Elle sortit telle une furie des toilettes alors qu'elle entendait Finn lâcher un cri de rage avant d'entendre un bruit de verre brisé. Elle s'arrêta un instant, hésitante à l'idée de laisser le brun possiblement blessé tant physiquement que moralement mais un mail sur son portable lui fit prendre sa décision.
« Je serais patiente Clarke. La photo est en pièce jointe. Lexa Donati-Woods »
- Tiens donc, pour qui est-ce que tu te fais aussi belle ? Demanda Roan en émettant un sifflement admiratif, allant s'asseoir sur le lit de sa sœur.
- T'occupe, répondit t-elle en relevant soigneusement ses cheveux longs avec une pince, dégageant ainsi sa nuque.
Ontari était habillée d'un bikini couleur chocolat et d'un paréo jaune avec des formes tribales noires. Elle enfila ses lunettes de soleil de luxe, couvrant ainsi ses yeux noisette tandis qu'elle passait devant son frère aîné pour récupérer un bracelet de cheville. Elle posa son pied sur la cuisse de ce dernier en lui tendant le bijou.
- Rends-toi utile un peu, tu veux ?
- Tu prends très à cœur cette idée de séduire le petit Donati hein ?
- Évidemment ! Depuis le temps que les Barzetti devraient avoir le pouvoir. Nous n'avons peut-être pas le bras aussi long que les Donati mais ça pourrait bien le devenir prochainement, quand j'aurais séduit ce petit blond bien trop gentil pour la mafia… Une fois mort, Lexa sera inconsolable et elle laissera les rênes.
- Ah tu le veux mort ? Je pensais que tu voulais l'épouser…
- Ne dis pas de conneries ! S'exclama Ontari.
- Excuse-moi d'avoir lu les SMS que vous vous êtes envoyés depuis votre rencontre…
- Tu as fait quoi ?! Non mais je te… !
Roan se mit à rire alors que sa sœur se jetait sur lui pour le frapper et tenter de l'étrangler au passage. Il n'eut aucun mal à se défaire d'elle de par sa musculature imposante.
- « Je trouve que le mariage est important » « Oh moi aussi Aden, je ne me vois pas en couple sans un mariage » « On est du même avis alors, je suis vraiment content de t'avoir rencontrée », imita t-il pour agacer encore plus la brune.
- T'es vraiment un enfoiré ! Je fais ça pour de faux ! Vu que t'es incapable de séduire Lexa Donati, il faut bien que quelqu'un s'y colle pour son faiblard de frère !
Le brun haussa les épaules.
- Attention sœurette, les Donati cachent bien des surprises… L'oncle en a fait les frais.
- Oui oui, allez au lieu de m'ennuyer et d'attendre ton titre de Don sur un plateau d'argent, va donc préparer la décapotable. Tu vas me déposer au bord de la plage.
Aden sortit du SUV après avoir salué ses deux mentors. Le grand blond repéra rapidement Ontari qui attendait patiemment près de l'arrêt de bus où ils s'étaient donnés rendez-vous.
- Hey salut ! S'exclama le Donati en glissant une main sur l'épaule de la brune tout en lui posant quatre bises sur les joues.
- Salut, sourit la Barzetti en lui rendant ses bises.
- Comment tu vas depuis hier ?
- Très bien maintenant que tu es là avec moi ! Et toi ?
- Pareil ! Il fait chaud, je sens qu'on va bien s'amuser ! Tu sais faire du jet-ski ?
La question désarçonna la jeune fille. Elle n'avait pas imaginé une seconde qu'ils feraient autre chose que bronzer ou se baigner. Le terrain aurait été plus propice pour draguer.
- Non, je n'en ai jamais fait. Mon frère oui.
- Ça tombe bien, moi non plus ! Tu as un frère ?
- Oui, il a bientôt trente ans.
- Oh ma sœur aussi approche de la trentaine ! On est vraiment pareils, c'est drôle ! Allez viens, on va louer des jets-ski.
Ontari n'eut pas le temps de protester que le blond la tirait par la main jusque sur la plage, courant presque pour rejoindre le local de location de jet-skis. Le Donati en loua un pour trois heures et écouta patiemment le propriétaire qui leur expliqua comment accélérer, freiner et manipuler l'engin. Les deux jeunes firent quelques tests avant de se lancer une fois leur gilet de sauvetage enfilé. Le grand blond enfourcha la moto-marine, laissant la brune s'installer derrière lui. Celle-ci serra fortement la taille du Donati, pas très rassurée à l'idée de monter sur l'engin. Rapidement, ils s'écartèrent avec douceur du bord de l'eau pour se retrouver à quelques mètres, là où l'eau claire semblait bien plus profonde. Aden était en train de vérifier quelque chose sur le jet-ski flottant sur les vagues, aussi la Barzetti en profita pour lui demander :
- Aden, tu es vraiment sûr que tu veux faire du jet-ski ? Je sais vraiment pas piloter ce truc et toi non plus visiblement !
- Ce sera notre première fois à tous les deux alors ! Rit le blond de bonne humeur.
La réponse fit sourire et légèrement rougir les joues de la belle brune. Ce garçon était un poil trop mignon et romantique à son goût… Cela risquait d'être dangereux sur le long terme.
- Si jamais tu changes d'avis, je connais un glacier très sympa, pas loin de… Ahhhh ! Cria la brune alors que le moteur de la moto des mers grognait sous l'accélération brusque du blond.
- Wouhouuuuuuhhhh ! S'exclama le Donati en joie devant le vent fouettant son visage.
La Barzetti serra sa prise sur la taille du blond, restant plaquée contre son dos alors qu'ils surfaient en parallèle des vagues pour ne pas se les prendre de plein fouet. Bientôt elle se détendit et se mit à rire devant les sensations extrêmes, accompagnant le blond avec plaisir dans ses hurlements de joie et de liberté acquise.
La pièce était plongée dans son éternelle semi-obscurité. Lexa était assise derrière son bureau avec un chat blanc et noir aux poils longs allongé sur ses jambes croisées. La main de la brune caressait distraitement le félin tandis que celui-ci avait les yeux clos et ronronnait légèrement.
- Tout est prêt ? Demanda t-elle d'un ton autoritaire.
- Oui Dona. Comme vous l'avez demandé, tout sera fait cette nuit. À quelle heure voulez-vous que ça se passe ?
- 3h05 précisément.
- Ce sera fait Dona.
- Je te remercie Sébastian. Tu peux disposer.
L'homme qui était resté debout durant ce court entretien s'approcha pour déposer un baiser respectueux sur la main droite de la Dona de Sicile. Celle-ci hocha doucement la tête pour lui montrer qu'elle appréciait le geste. Gustus raccompagna l'homme avant de rejoindre de nouveau sa supérieure et presque fille. Lexa lisait à présent une note qui lui avait été déposée dans l'un de leurs nombreux points d'échanges.
- La police est sur la trace de la fabrique d'héroïne ?
- Selon nos hommes, oui.
- Il va falloir la déplacer discrètement.
- Oui.
- Pas dans sa totalité.
- Quoi ?
- Laissez-leur un peu de pain à manger. Cela les occupera.
- Bien Dona.
- Toujours pas de traces de Quint ?
- Non, il est rapide. Il nous a échappé l'autre soir à Anya et moi. J'en suis désolé.
Lexa le coupa d'un geste de main, agacée. Elle n'avait que faire des excuses. Ce qu'elle voulait, c'était que cet enfoiré d'homme de main des Barzetti soit devant elle pour qu'elle s'occupe personnellement de lui et lui fasse payer le bleu et la frayeur qu'il avait fait à Clarke. Elle entendit Gustus soupirer et tourna de nouveau son regard vers lui.
- Lexa, je sais que tu veux le punir pour ce qu'il a fait au Docteur Griffin mais tu fais une grosse erreur.
- La protéger est mon devoir.
- Aucunement. Elle n'a pas prêté allégeance à la famille officiellement et n'a jamais demandé ton aide.
- Ce contrat qu'elle a signé, c'est tout comme à mes yeux.
- Tu ne comprends pas Lexa. Si tu laisses parler tes sentiments, tu ne pourras plus être lucide comme tu l'as été ces deux dernières années. La Sicile tremble devant toi car tu n'as pas de faiblesses. Rappelle-toi pour Costia…
- Je t'interdis de parler d'elle. Clarke n'est pas Costia.
- Évidemment qu'elle ne l'est pas mais Lexa, regarde où ça t'a menée cette histoire. Tu n'as pas voulu écouter ni Titus ni moi à l'époque. Cette gamine avait beau être au courant pour la famille, ça n'a pas empêché son assassinat. Tu en as été si malade, au point de t'enfuir en Amérique, seule… Je t'en prie, Lexa. Ne t'attache pas, l'amour est une faiblesse quand tu es Don.
- Anya ne te rend pas plus fort alors ? Demande t-elle, sarcastique.
L'homme de main se renfrogna à la question.
- Anya peut se protéger toute seule contrairement à Griffin. Cette médecin ne sait pas dans quoi elle trempe actuellement et lui cacher la vérité la met en danger Lexa. Ne dis pas le contraire.
- …
- Si tu lui portes un tant soit peu de respect, tu lui dois la vérité. Quitte à la perdre pour toujours. Si tu ne le fais pas, je le ferais, je ne trahirais pas un commandement. Trop sont trahis depuis que Don Titus nous a quitté.
- Je t'interdis de faire ça ! Ne dépasse pas tes privilèges de lieutenant ! Oses-tu me dire que je ne respecte pas les commandements de la Famille ?! S'énerva la brune.
- Où est Aden actuellement ? Demanda Gustus, très calme.
Lexa tourna la tête avec un grognement.
- Tu renieras tes proches si ceux-ci sont proches de la police ou d'une famille ennemie, récita le sicilien. Tu n'as pas respecté ce commandement par deux fois. Le Docteur Griffin est proche de la police de par sa relation avec son compagnon et Aden fréquente actuellement l'héritière des Barzetti.
- Je sais, s'agaça la brune, ayant une sainte horreur qu'on lui fasse la leçon.
- À jouer avec le feu, tu finiras par te brûler. Sans compter cette histoire avec Sébastian.
- Ne juge pas mes actions sur le terrain. Les Barzetti ont dépassé les limites en tentant de s'emparer par la force des services privés de l'hôpital de Syracuse. Becca en était la première menacée.
- Je ne juge pas, j'observe et je reste sceptique.
- Dois-je te rappeler qu'il y a deux ans, sous un ordre de ma part, tu partais directement avec une poignée d'hommes et quelques fusils d'assaut pour tuer de sang-froid les Barzetti au risque de te faire descendre ou arrêter ?
Gustus soupira à ce souvenir et secoua la tête devant l'esprit fermé de la petite fille qu'il avait presque élevé après la mort de Luciana.
- J'ai changé Lexa. Je suis plus vieux et moins impulsif. Le temps finit par panser les blessures. Luciana n'aurait pas aimé une guerre sanglante entre les grandes familles de Sicile et en répondant aussi violement à l'attaque de Quint, c'est ce que tu risques de déclencher. Ne provoque jamais la guerre, c'est ce que ton grand père répétait sans cesse.
- Le temps de la guerre froide est terminé. Je frapperai haut et fort. Ils ont voulu jouer avec moi, ils vont perdre.
- Tu fais une grosse erreur mais je me plierai à tes ordres Dona.
Sans chercher à en dire plus, l'homme de main recula pour sortir de la pièce. Racoon sursauta légèrement sur les jambes de la brune en entendant la porte claquer. Il s'étira en baillant avant de sauter sur le bureau pour se poster devant Lexa. La queue du félin fouettait l'air et ses yeux vairons faisaient rêver la belle héritière qui les fixa en silence, cherchant une solution à travers ces derniers. Gustus avait-il raison ? En faisait-elle trop ? Elle jeta un coup d'œil à son ordinateur mais elle n'avait reçu aucun message de la part de Clarke.
Au loin, Anya pouvait voir grâce à des jumelles les deux héritiers s'amuser sur le jet-ski. Les deux jeunes glissaient sur les vagues à toute vitesse et avaient l'air de s'amuser. Les deux chaperons du blond avaient dû garer leur voiture sur un ponton privé et normalement interdit au stationnement pour pouvoir surveiller correctement Aden et Ontari. Tristan ne cessait de souffler d'ennui ce qui commençait à agacer sérieusement sa sœur cadette. Visiblement, il n'appréciait pas l'idée d'être relayé au rang de baby-sitter.
- T'as pas un truc intéressant à raconter ? C'est mort par ici, grogna t-il.
- Tout dépend de ce que tu entends par intéressant.
- Du genre quand est-ce que tu te maries à Gustus poupette ? Dit le mafieux avec un sourire sarcastique.
Il ne réussit pas à éviter le coup de jumelles que la fausse blonde lui infligea sur l'épaule et cela le fit rire à moitié.
- Je déteste ce surnom, grogna t-elle.
- C'est mignon pourtant, poupette !
- Redis-le encore une fois et je t'assure que les autres t'appelleront « l'eunuque » demain.
- Putain mais quelle violence… Bref, t'as pas répondu à ma question. Tu as repensé au mariage ?
- Non, soupira t-elle.
- Il va finir par s'enfuir, tu sais. Deux ans que tu le fais miroiter. Je me serais barré il y a un moment.
- Qu'il s'en aille, répondit la mafieuse d'un air qu'elle voulait désinvolte mais ses mains crispées sur les jumelles ainsi que ses lèvres pincées disaient le contraire de sa pensée.
- Tu mens très mal sœurette.
- Tu ne la fermes jamais ?! Je n'arrive pas à me concentrer sur Aden à cause de toi !
- File les jumelles.
La Zanetti les lui tendit et en profita pour chercher une bouteille d'eau et se désaltérer. Bien que ce SUV flambant neuf avait la clim et était plus que confortable, elle commençait sérieusement à avoir mal aux fesses à attendre sans rien faire. Elle se surprit à penser qu'elle apprécierait être avec Gustus plutôt que Tristan. Un sifflement la sortit de ses pensées vagabondes.
- Quoi ? Demanda t-elle aux aguets.
Tristan baissa la vitre passager pour siffler dehors avec ses doigts. Une jeune fille d'environ vingt ans était à moins d'un mètre de la voiture et arborait un bikini noir.
- Hey poupée ! Ça te dit que je te fasse monter au 7ème ciel ?!
- Tristan ! S'indigna Anya en le frappant. Elle est à peine majeure !
- Sérieux t'as un cul du tonnerre ! Dis, tu voudrais pas me laisser y jeter un œil sous le capot ? Héhé !
La jeune fille se mit à glousser devant les compliments rustres et lança un clin d'œil au mafieux qui se frotta les mains. Il détacha sa ceinture pour ouvrir la portière sous le regard choqué de sa sœur.
- Désolée sœurette, j'ai une pouliche à mater !
Anya, la bouche à demi ouverte regarda son frère aîné enlacer la taille de la jeune fille et marcher avec elle vers la ville. Il se retourna un instant pour poser deux doigts écartés contre sa bouche et mimer un geste obscène avec sa langue à sa sœur avant de continuer sa route en compagnie de sa future conquête.
- Non mais je rêve… Soupira t-elle.
L'alcool battait les tempes du brun alors que l'horloge du casino affichait bientôt trois heures du matin. Finn était assis à une table de poker et avait perdu l'équivalent de deux mille euros ce soir. Ces deux dernières semaines, la chance n'était pas avec lui : tout ce qu'il avait pu accumuler avant l'achat de la bague de fiançailles de Clarke, avait été perdu au poker et au blackjack. Lorsqu'il abattit son jeu sur la table, il réalisa à peine qu'il venait à nouveau de perdre le crédit que le casino avait accepté de lui faire. Le croupier embarqua ses jetons avant de faire un signe à Diego qui surveillait de loin le brun.
- Monsieur, je vais vous demander de quitter la table. Le casino n'accepte plus vos crédits tant que votre ardoise ne sera pas payée.
- Que… Quoi ?! Suis un client sérieux moi…! Vous devez… Me prêter encore… Ouais ! Articula difficilement le policier.
- Vous êtes saoul Monsieur. Vous devriez rentrer chez vous.
- J't'emmerde ! Aboya Finn en levant le poing. D'où je… Suis bourré hein ? T'es qui pour m'dire ça ! Ma mère ?!
- Ola tout doux l'agneau ! L'arrêta le grand blond à la cicatrice. Allez, viens par là.
- Lâche-moi connard ! Grogna le brun.
Diego durcit sa prise, faisant une clé de bras à Finn pour l'immobiliser et l'obliger à avancer, faisant un signe à un autre homme de main qu'il avait la situation sous contrôle. Les deux hommes furent rapidement à l'extérieur du grand bâtiment et le mafieux relâcha le policier pour que celui-ci respire un bon coup. Finn s'appuya sur une jardinière en béton pour garder l'équilibre. Il marmonnait dans sa barbe et des larmes coulaient abondamment sur ses joues. Dans l'ombre, une silhouette se dessina pour laisser apparaître Quint qui claqua de la langue, amusé.
- Ben alors Collins, on a pas été très chanceux ces dernières semaines, on dirait… T'as pas misé sur la bonne table.
- Quint… T'es en état d'arrestation… Grogna le policier en essayant de se redresser.
Le pied de Quint vint se poser sur le dos du brun, l'obligeant à se coucher sur le bitume chaud.
- La petite salope qui te sert de copine a peut-être réussi à m'échapper mais toi, tu vas prendre pour deux car tu vois ça fait deux semaines que je joue à cache-cache avec les flics et d'autres copains pas très sympas.
- Tu aggraves ton cas en t'en prenant à moi… Urg…
- Oh non petit… Crois-moi, tu vas être bien obéissant et m'informer quand les flics auront une piste sur moi. Sinon ta dette qui s'élève à 7500 euros risque de doubler en moins de 48h vois-tu ? On dirait que quelqu'un n'a pas retenu la leçon hm ?
- Vous trichez dans ce casi…
- Hep hep ! Sois moins insultant, tu critiquerais pas le travail de croupier de mon neveu par hasard ?
- T'as truqué les jeux, fils de pute ! Ragea Finn en tentant de se relever.
Un coup de pied vint lui couper la respiration et un second lui fit vomir un peu d'alcool. Le rire sadique de Quint résonna aux oreilles du policier. Sa tête commençait à beaucoup lui tourner à cause de ce qu'il avait ingurgité et il n'arrivait même pas à se lever tant la douleur dans son ventre était désagréable. Il sentit la main du mafieux se glisser dans sa poche arrière de jean.
- Un petit SMS au numéro préenregistré Collins et je ferais effacer ta dette. Tu pourras jouer autant que tu veux dans les casinos Barzetti. Hm ?
- Hn…
- C'est bien petit. Allez Diego, on va raccompagner Collins à sa voiture.
Les deux hommes soulevèrent le policier qui grimaça de douleur. Il se sentit traîner sur quelques mètres avant de se faire appuyer sur sa voiture blanche. Alors qu'il regardait difficilement les deux mafieux repartir vers le casino, il s'engouffra avec difficulté pour tourner ensuite sa clé et démarrer la voiture.
3h03.
Il baissa son pare-soleil pour lever son visage dans la petite glace. Il faisait peine à voir : ses yeux étaient rouges à force d'avoir pleuré et il avait le nez et les joues roses à cause des litres d'alcool qu'il avait ingurgités au bar du casino.
- Clarke putain je comprends pas… Clarke ! Dit-il en frappant rageusement son volant, klaxonnant au passage.
Sous un accès de rage, il rouvrit sa portière appelant :
- QUINT ! Sale fils de pute ! Viens par là !
3h04.
Les mafieux à l'appel du brun s'étaient tournés, l'air surpris. Un sourire mauvais s'était étiré sur la figure de chacun d'eux. En voyant le brun faire demi-tour pour les confronter, ils s'étaient stoppés pour l'attendre. Les trois hommes étaient à moins de dix mètres du casino quand Finn arriva à leur hauteur, poing levé.
3h05.
Alors que le poing de Finn se dirigeait vers le visage de Quint, une énorme explosion les souffla tous les trois et les envoya au sol. La température de l'air changea brusquement pour accompagner le bâtiment du casino à présent en flammes où de nouvelles explosions se faisaient entendre. En quelques minutes, une véritable fournaise s'installa tandis que quelques corps de malheureux qui sortaient de la bâtisse ou passaient par là étaient sur le sol, inertes et brûlés. Finn, secoué, se redressa avec difficulté et porta ses mains à son visage qui lui faisait un mal de chien. Ses doigts se teintèrent de sang rapidement. Il vit Quint et son collègue Diego se relever avant de les observer détaler vers le parking. Le brun reconnut juste le bruit des sirènes de pompiers et de police lui résonner dans les oreilles avant de sombrer.
Sous le chant des cigales, Lexa, un verre de vin à la main et une cigarette fumante dans un cendrier fixait avec des yeux sombres l'écran de son ordinateur depuis sa terrasse. Elle avait assisté en direct à l'explosion grâce au drone de Wick et était plus que satisfaite du résultat. Au vu de l'heure, seuls les grands pontes politiques magouillant avec les Barzetti dans son dos avaient fait les frais de sa vengeance. Bien entendu, il allait y avoir quelques dommages collatéraux mais c'était les risques du métier. Elle leva délicatement son verre pour porter un toast solitaire :
- À vous les Barzetti, qui avez tellement d'argent au point de vouloir en faire profiter les nécessiteux pour mieux me baiser… Voilà qui devrait vous calmer dans les dons.
Finn ouvrit difficilement les yeux et grimaça de douleur en remuant. Il avait une aiguille de perfusion plantée dans l'intérieur du coude. Il se redressa pour reconnaître une chambre d'hôpital. Il se leva difficilement après avoir rejeté les draps de son lit pour marcher en s'appuyant sur le pied tenant la perfusion. Il ouvrit la porte de sa chambre pour se cacher les yeux devant la lumière des néons. Il vagabonda dans le couloir jouxtant les chambres jusqu'à tomber sur le bureau des infirmières qui tournèrent la tête lorsqu'il toqua à la vitre.
- Monsieur Collins, vous devriez être au lit, le sermonna une infirmière, la quarantaine bien entamée en ouvrant la porte du bureau.
- Je veux sortir, enlevez-moi cette merde, ordonna t-il en désignant la perfusion.
- Non Monsieur Collins. Le Docteur Griffin a été très clair, vous ne sortirez pas avant demain après-midi. Vous avez subi un traumatisme crânien et vous êtes sous observation.
- Clarke est là ? Demanda le brun.
- Elle opère actuellement.
- Pouvez-vous lui dire de venir me voir après ?
- Je transmettrai le message mais je ne promets rien. Allez vous coucher Monsieur Collins.
Le brun fronça les sourcils à l'ordre mais sa tête le faisait souffrir, aussi ne résista-t-il pas et se laissa ramener dans sa chambre. Il demanda un verre d'eau qu'on lui refusa car il devait être à jeun pour des examens dans quelques heures. Il se mit à fixer la pendule de la chambre, se calant sur le bruit mécanique de cette dernière. Sur les coups de 8h du matin, il entendit la porte s'ouvrir et pensa au petit déjeuner mais ce fut Clarke qui apparut encore en tenue de chirurgienne. Elle s'approcha de lui, l'observant avec inquiétude.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda t-il difficilement en lui tendant la main.
- Les pompiers t'ont trouvé évanoui près du « Casino Di Barzetti » qui a explosé, répondit la jeune femme en attrapant la main tendue avec douceur.
- Le casino a explosé ? Oui… Je me souviens… Dit-il en secouant la tête.
- Tu avais plusieurs coupures et contusions au visage à cause d'éclats de verre et la radio qu'on t'a faite a montré un léger traumatisme crânien. Il faut que tu te reposes.
- Où est mon téléphone ? Bellamy…
- Bellamy et les autres sont déjà sur place. Apparemment, l'explosion serait d'origine criminelle.
- Est-ce qu'il a …?
- Je lui ai dit que tu passais dans le coin car tu étais sorti avec un ami pour tenter de te remonter le moral après notre rupture.
Le visage du policier se teinta d'une tristesse sans nom et Clarke sentit sa main serrer la sienne.
- Alors ce n'était pas un mauvais rêve ?... Demanda t-il avec hésitation.
- Non Finn, tout ça est bien réel… C'est fini entre nous.
- Dis-moi au moins que tu ne vas pas aller avec cette femme… S'il te plaît.
- Je n'en sais rien Finn. Je ne peux pas délibérément rayer en quelques secondes presque trois années de vie commune avec toi mais je ne peux rien te promettre non plus. C'est ma vie, mes choix.
- Je t'aime toujours Clarke, tu sais ? Je serais prêt à te pardonner, vraiment… Dis-moi ce que je dois faire je t'en prie… Dit-il en s'accrochant avec force au bras de la médecin à présent.
- Finn, arrête s'il te plaît. Ne rend pas les choses plus difficiles qu'elles ne le sont… Souffla la blonde alors que des larmes naissaient au bord de ses yeux.
Elle attrapa la main qui s'était accrochée à son bras pour la faire lâcher avant de reculer doucement malgré les larmes de son ex-compagnon. Elle secoua la tête, les lèvres tremblantes à cette vision avant de poser la bague de fiançailles sur la table de nuit et sortir de la chambre.
Lorsque la porte fut fermée, elle inspira un grand coup, se mettant en marche jusqu'à son bureau de chirurgienne pour se poser devant son ordinateur et y lire ses mails. Elle cliqua sur le dernier que lui avait envoyé Lexa Donati, répondant finalement :
« Je vais avoir besoin d'un peu plus de temps que prévu. Je suis désolée Lexa. Je te recontacte au plus vite. Docteur Clarke Griffin »
Pitié ne me tuez pas ! XD Y'a quand même des bonnes choses dans ce chapitre non ? Quand je vous disais en privé que le chiffre 7 ne porterait pas chance à Finn je crois que c'est prouvé maintenant ! Avez-vous apprécié le Octaven ? :P Les échanges de mails ? La rupture Fin/Clarke ? Le Ontaden (ça se dit ? xD) Lexa en mode mafieuse ? On me l'a réclamé ! :D Breeef et tout le reste! J'attends vos avis ! Feux d'artifiiiiiiiceeee ! À lundi prochain ;D
