Yoo ! Voilà le chapitre 9 ! Un chapitre très Clexa, vous sembliez l'attendre ! Merci pour les reviews, follows, favs !
Loïs 13 : L'emménagement de Clarke chez Lexa ? Le 9 est fait pour toi ! :P
Ewilian : Haha et non Gustus et Anya sont un couple solide même si je leur réserve encore quelques bricoles... :P Pour Lexa tu as tout bon haha ! Roan est quelqu'un de posé contrairement à Nia et Ontari :) Merci pour ton retour en tout cas, Raven fait une brève apparition dans ce chapitre :')
Micro : Merci de ton retour ! Ahh elle a son charme la Dona, je connais une relectrice qui bave aussi devant ses répliques et ses idées ... :') Chapitre très Clexa pour le coup ! Contente que la scène Beccamy t'ait fait rire :D Pression ? Hm en quelque sorte oui... :P
Relecture by doubi et MagRd, un grand merci à eux, ils font du super boulot ! Très bonne lecture !
Chapitre 9 : Divergences
Clarke remua légèrement dans le lit double de sa chambre. Les draps sentaient l'orange amère, nul doute que ce n'était pas une lessive bon marché mais bien une lessive artisanale qui avait été utilisée. Tout comme elle adorait s'enivrer des senteurs exotiques se mélangeant dans le salon de la maison de l'héritière, elle était tombée amoureuse de l'odeur des draps dans lesquels elle dormait depuis deux nuits : Cécilia, cette adorable dame à qui elle avait été présentée, maîtrisait tous les secrets du ménage et de la cuisine. Bien qu'elle se sentait toujours de trop, il fallait avouer que la maison de Lexa était très grande et accueillante, rien à voir avec le petit appartement qu'Octavia partageait avec son frère où elle s'était sentie à l'étroit. Elle entendit la porte de sa chambre s'ouvrir avant qu'un ronronnement sonore ne vienne jusqu'à ses oreilles. Elle repéra dans la pénombre de la pièce la queue dressée du félin avant que ce dernier ne saute sur le lit pour aller réveiller en douceur sa maîtresse. La blonde sourit et rit lorsque ses moustaches vinrent chatouiller son nez. Elle sentit bientôt la langue râpeuse de son fidèle compagnon lui lécher le nez et le front, aussi le repoussa t-elle mais le chat semblait décidé à faire lever la médecin.
- Hm Racoon pas la langue !
Des petits miaulements aigus lui répondirent alors que le félin recommençait ce qui fit redresser la jeune femme.
- C'est bon t'as gagné, je me lève. Doucement grand fou ! S'exclama t-elle quand le chat se mit à s'agiter sur le matelas, heureux d'avoir réussi à faire lever sa maîtresse.
Clarke, pudique, passa un short en jean et un débardeur pour éviter de se présenter en sous-vêtements à la cuisine. Alors qu'elle avançait dans le couloir menant à l'escalier tout en évitant plusieurs chutes à cause des mouvements de son chat, elle se stoppa en reconnaissant la voix de Gustus en haut de l'escalier en spirale.
- Tu es complètement folle Lexa ! C'est insensé ! Le Docteur Griffin ne peut pas rester ici !
- Elle a besoin d'un endroit pour dormir, répondit simplement la Donati.
- Tu vas me dire qu'il n'y a pas d'hôtels ou d'appartements disponibles à Syracuse ou dans les environs peut-être ?
- Visiblement non puisqu'elle est venue vers moi.
- Ne me prends pas pour plus bête que je ne le suis Lexa ! Tu…
Un miaulement de Racoon interrompit la phrase du garde du corps qui leva les yeux vers l'escalier où il devina rapidement la présence de la blonde qui s'était pourtant faite silencieuse.
- Bonjour, souffla la médecin, mal à l'aise d'avoir été surprise.
- Bonjour Clarke, bien dormi ? Sourit la brune.
- Très bien. C'est calme ici, ça me change du centre-ville.
Gustus se contenta d'un regard noir pour sa protégée qui l'ignora royalement. Il s'approcha d'elle pour murmurer à son oreille :
- Voilà un exemple parfait de ce que je disais.
- Tu peux retourner à ton poste, Gustus, lui répondit sa supérieure.
- Bien Madame Donati, grinça t-il entre ses dents.
Clarke termina de descendre les marches de l'escalier et jeta un regard au grand brun qui semblait contrarié. Elle grimaça, demandant :
- Ma présence le gêne, non ?
- Tout ce qui peut me distraire de mon travail le gêne, lui assura Lexa avec un sourire fin.
- Il est plus qu'un garde du corps pour toi, je me trompe ?
- Tu vois juste, il est comme un père pour moi. As-tu faim ? Fais comme chez toi, tu as accès à tout ici sauf…
- Le bureau, je sais, sourit la médecin.
- Tu n'y vois pas d'inconvénient ?
- Je n'apprécierai pas que tu fouilles dans mes dossiers médicaux donc non, ça me paraît tout à fait normal que je n'aille pas farfouiller dans les dossiers de tes entreprises.
Le sourire de Lexa s'étira et elle ne put s'empêcher d'avancer pour s'approcher de Clarke et frôler son épaule dénudée d'une douce caresse :
- J'aime ta façon de raisonner, te l'ai-je déjà dit ?
- Non… Sourit timidement la blonde en frissonnant.
Son cœur commença à s'emballer au geste de la Donati qu'elle voyait déjà déraper mais la brune s'écarta avec douceur pour continuer son chemin vers la cuisine, ce qui surprit Clarke. Elle s'attendait vraiment à une offensive plus directe de la part de l'héritière mais il fallait avouer que Lexa n'avait rien tenté d'irrespectueux depuis qu'elle s'était installée ici. La sensation était grisante et frustrante à la fois. Les yeux de la médecin ne purent s'empêcher de détailler avec gourmandise la silhouette de la belle héritière : elle portait un de ses éternels pantalons tailleur et une chemise blanche cintrée qui offrait un léger décolleté où Clarke rêvait de se perdre. La brune ouvrit le frigo et se pencha pour attraper quelque chose ce qui obligea la blonde à se mordre la lèvre pour retenir l'envie irrépressible à la vue de ses magnifiques fesses de sauter sur la brune et lui faire l'amour contre ce maudit frigo. Un miaulement la fit sursauter et elle vit Racoon se frotter à elle pour lui réclamer ses croquettes. Elle saisit l'occasion pour lâcher du regard Lexa qui s'était ensuite dirigée vers la terrasse.
La Donati était assise derrière son bureau, le visage fermé : Gustus lui avait demandé une entrevue privée pour discuter de leur point de vue respectif au sujet de la présence de Clarke. Le grand brun était debout, la mâchoire serrée et ne cessait de vérifier du regard que la porte de la pièce était correctement fermée.
- Tu comptes rester ainsi combien de temps Gustus ?
- C'est mon droit de demander une entrevue à la Dona.
- Certes mais ce n'est pas dans ton droit de me faire perdre mon temps.
- Tu sais très bien ce que je veux.
- Oui et je ne peux y consentir.
- Elle ne peut pas rester Lexa ! Bon sang ! Tu as perdu la tête ! Que feras-tu si elle découvre tout et qu'elle va avertir son petit ami ?!
- Ex petit ami, le corrigea la brune.
- Ne joue pas sur les mots ! Cette médecin t'a fait comprendre lors du gala qu'elle n'appréciait pas la mafia et ses actions. Elle n'apportera que des problèmes !
- T'appelles-tu Clarke Griffin ?
- Non mais…
- Alors tu ne peux pas parler pour elle !
- Tu fais une grosse erreur ! Ce n'est pas à un petit animal que tu peux apprivoiser et garder en cage !
- Jamais je ne la considérais ainsi !
- C'est ce que tu fais pourtant ! Ryder m'a dit que tu lui avais ordonné de faire échouer le bail de chaque appartement visité ! Si ce n'est pas tout faire pour la mettre en cage…!
- Elle est plus en sécurité ici avec Quint toujours en liberté parce que tu es incapable de le coincer !
- Quint ne la touchera pas avec Ryder sur ses talons ! Tu te mens à toi-même ! Qu'est-ce qui t'arrives Lexa ? Ce n'est pas une action digne d'une Dona.
- C'est une action digne de quoi selon toi ? Le défia t-elle.
- D'une jeune femme de 27 ans qui veut oublier ce pour quoi elle est faite, répondit-il durement. Tu as perdu Costia et tu recommences.
- Je ne perdrai pas Clarke.
- Alors c'est sérieux entre vous deux ?
- Non, on ne peut pas dire ça…
- Alors mets-y un terme maintenant !
- Je ne peux pas ! Je me suis déjà attachée à elle ! Hurla la Donati en se levant de sa chaise.
Le regard noir de Gustus se radoucit à cet aveu et il soupira doucement.
- Lexa… Je ne te dis pas de rompre avec cette femme qui te rend heureuse par gaieté de cœur… J'ai bien vu que tu étais plus heureuse que tu ne l'es d'habitude et ça me réchauffe le cœur mais à moins que ce ne soit un homme, tu ne pourras jamais afficher une telle relation devant les autres familles.
- J'ai fait changer le regard sur les homosexuels depuis deux ans, tenta Lexa, désemparée.
- Oui, ils sont acceptés au sein de la mafia, c'est vrai, mais ils doivent être discrets, se cacher. Crois-tu que Clarke est prête à cacher votre relation ? Qu'elle a envie de vivre dans le mensonge au quotidien ? Tu tues des gens, elle en sauve tous les jours.
- Je me dis qu'elle peut peut-être me sauver moi…
Gustus grimaça à ce murmure et il passa derrière le bureau pour aller serrer la belle brune contre lui et embrasser le haut de sa tête, lui caressant les joues :
- Je sais quel sacrifice tu as fait en reprenant les rênes de la mafia… Mais en faisant ça, tu nous as tous sauvés. Les Barzetti auraient tué les anciennes familles alliées aux Donati une par une sans toi. Nous ne te remercierons jamais assez pour ça.
- Ma vie en Amérique me manque Gustus, soupira la Donati, les larmes aux yeux. Je me surprends à penser que Clarke et moi pourrions fuir là-bas…
Les doigts du garde du corps vinrent essuyer avec douceur les joues à présent humides de sa presque fille.
- Ne fais pas ça Lexa, je t'en prie… Tu nous condamnerais tous.
- Vous pourriez venir avec moi…
- C'est impossible, notre vie est ici. Nous sommes des siciliens pure-souche.
Lexa s'écarta du Giordano, s'approchant des stores très légèrement ouverts. Elle reprit son calme après quelques respirations, les mains dans le dos.
- Je ne quitterai pas mon poste de Dona.
Un soupir de soulagement s'échappa de la bouche de l'homme de main.
- Je vais faire en sorte que Clarke trouve un appartement dans la semaine.
- Très bien Lexa. C'est une sage décision.
- Merci pour tes conseils Gustus, ils sont toujours réfléchis et justes. Je me suis laissée emporter par mes émotions.
- Je suis là pour ça.
- Tu peux disposer.
- Bien Dona, répondit le brun en sortant du bureau.
Lexa ne sortit de son bureau qu'une bonne heure plus tard. Elle ferma la porte de ce dernier avant de se diriger vers les escaliers. Elle vit Racoon courir comme un fou dans le couloir, le poil gonflé de contrariété et de peur. Le félin manqua de la faire tomber ce qui lui arracha un grognement mais la vision qu'il lui offrit en s'engouffrant brutalement dans la chambre où Clarke dormait lui décrocha la mâchoire de plaisir.
La blonde était de trois quarts, debout dans la pièce, une serviette de bain nouée autour des hanches, la poitrine à l'air. Sa peau bronzée était une autoroute de petites gouttelettes d'eau qui ravivèrent les instincts primaires de la Donati, pourtant décidée à faire partir la médecin au plus vite de sa maison. À cette vision, le seul mot qui lui vint à l'esprit fut « impossible ». Elle sentit son cœur s'emballer à la vision merveilleuse que la médecin lui offrait sans le savoir. Ses pupilles se dilatèrent sous l'envie d'entrer dans la pièce pour plaquer son amante d'une nuit et lui faire l'amour passionnément. Elle sursauta en sentant une douce chaleur naître dans son bas ventre et avala difficilement sa salive. Le spectacle se termina quand Clarke passa un petit haut rouge aux bretelles fines. La brune s'esquiva rapidement pour ne pas se faire surprendre et descendit à toute vitesse afin de faire redescendre son excitation évidente.
Lorsque Clarke la rejoignit, habillée d'un short en jean noir et de son débardeur rouge, elle trouva la brune en train de fumer sur la terrasse, ce qui lui fit froncer les sourcils et le nez.
- Je ne sais pas si c'est parce que je suis là et que je te vois t'intoxiquer mais j'ai l'impression que tu fumes plus qu'un paquet par semaine non ?
- Ce n'est qu'une impression, lui répondit Lexa en restant dos à elle.
- Vu que je suis là pour quelques temps… Que dirais-tu si je t'aidais à arrêter de fumer ?
- Non merci.
- Lexa Donati-Woods, regardez-moi quand je vous parle de votre santé, gronda la médecin.
L'héritière se tourna contrainte et forcée pour fixer son regard vert dans celui de la blonde qui ne loupa pas la dilatation des pupilles de sa généreuse amie. Les battements de son cœur s'accélérèrent : comment était-ce possible de vouloir aussi violemment une personne ? Elle n'avait jamais ressenti pareille sensation dans toute sa vie.
- Docteur Griffin, je ne souhaite pas arrêter de fumer, répondit sur le même ton la brune.
- Je parie que d'ici la fin de l'été, vous ne toucherez plus à une seule cigarette.
- Vous semblez bien téméraire, je fume depuis des années. Je ne vois pas comment en un mois et demi vous pouvez réussir à me faire arrêter une drogue aussi addictive.
- En plus d'être médecin je suis une chieuse finie, lui répondit la blonde avec un clin d'œil.
- Ça je n'en doute pas.
- Pari tenu ? Demanda la médecin.
- Qu'ai-je à y gagner ?
- Une santé de fer.
- Ça m'importe peu.
- Un dîner avec moi si vous y arrivez.
- Tenu, répondit aussitôt Lexa.
Un sourire complice se dessina sur les lèvres des deux jeunes femmes.
« Coucou ma chérie, serais-tu disponible sur Skype ce dimanche vers 20h (heure sicilienne) pour discuter avec ton vieux père et ta vielle mère ? (Aïe je viens de me prendre un coup pour cette insulte haha…) Gros bisous. Jake Griffin »
Clarke sourit de toutes ses dents à la lecture du mail de son père auquel elle répondit par l'affirmative aussitôt. Cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas skypé avec ses parents et elle avait hâte de les voir, même par écran interposé. Le seul problème était qu'elle n'avait pas d'ordinateur personnel car elle utilisait celui de son bureau à l'hôpital. Peut-être devrait-elle songer à s'en payer un depuis le temps. Elle n'était pas du genre à aimer profiter de son argent car trop habituée à payer tous les frais quotidiens lorsqu'elle était avec Finn… À la pensée du policier, elle perdit son sourire : ses parents avaient rencontré son ex compagnon lors du dernier Thanksgiving et l'avaient beaucoup apprécié. Elle redoutait leur réaction au sujet de sa rupture car elle ne voulait vraiment pas les décevoir et les inquiéter. Elle se leva de la chaise sur la terrasse pour aller chercher son sac à main et appeler Ryder afin de lui demander gentiment s'il accepterait de l'accompagner pour quelques courses. Son rendez-vous avec Aden Donati n'était que dans une petite heure et il serait sans doute rapide. Lexa s'était absentée en fin de matinée avec Gustus et ne semblait pas revenir, aussi la maison paraissait bien vide malgré les animaux et son garde du corps posté devant la propriété. Un petit tour à l'extérieur ne lui ferait pas de mal : elle avait envie de trouver quelque chose pour remercier la brune de son accueil. Lorsqu'elle sortit de la maison, Ryder s'occupa de verrouiller la porte et de monter dans la voiture pour conduire Clarke là où elle le souhaitait.
- C'était vraiment super de faire du jet-ski ! Affirma Aden, très joyeux. Votre idée était vraiment bonne !
Le grand blond était tout sourire devant une Clarke attentive. L'héritier des Donati avait peu à peu repris confiance au fil de leurs séances et se contentait d'appeler la blonde lorsqu'il ressentait le besoin de se confier. La médecin trouvait cet adolescent attachant avec ses beaux yeux verts, sa gueule d'ange et son innocence.
- Je suis très contente pour vous Aden. Il faut vous amuser plus souvent. L'adolescence est faite pour faire des expériences et des bêtises. Attention, il faut rester prudent néanmoins, l'avertit-elle avec un sourire amusé.
- Expérimenter et faire des bêtises c'est un peu compliqué quand on a deux chiens de garde sur le dos, grimaça t-il.
- Avez-vous pensé à faire une activité sportive extra-scolaire ?
- Je fais de la musculation et de la boxe, ça compte ?
- Dans un club ?
- Non à la maison avec Anya et Tristan.
- Alors non, ça ne compte pas, rit la blonde.
- Zut, se moqua le blond.
Il avait le cœur qui battait à toute allure dès qu'il était en face de son médecin de famille. Il ne cessait de s'attendrir devant ses mimiques. Il adorait lorsqu'elle ramenait quelques mèches de cheveux derrière ses oreilles ou quand sa lèvre se retroussait légèrement pour mettre en valeur ses belles dents blanches et son grain de beauté très fin.
- Donc selon vous pour que je sois moins angoissé, je dois faire plus d'expériences par moi-même ?
- Exactement ! Disons que je vais vous prescrire ce traitement.
- Comment ça ?
- Vous devrez faire au minimum une expérimentation/bêtise par semaine et au maximum une tous les deux jours. D'accord ?
- Mais tout seul je n'y arriverai jamais ! Rétorqua t-il, paniqué à l'idée de décevoir la blonde.
- Faites-en avec vos amis, votre sœur ou votre petite copine…?
- Ma sœur n'est pas du genre à se laisser aller à des enfantillages… Et j'ai pas de petite copine, rougit-il.
- Ça viendra, lui sourit-elle.
- J'espère… Murmura t-il en la dévorant du regard timidement.
- Dites-moi Aden…
- Oui ?
- Je loge chez votre sœur le temps de trouver un appartement. Pourquoi ne viendrez-vous pas dîner avec nous, disons vendredi soir ? Pour que j'observe le comportement qu'elle a avec vous afin de vous donner des astuces pour vous aider à être plus complice avec elle.
- Oh ce serait génial ! S'exclama t-il.
- Alors c'est entendu.
La blonde griffonna une ordonnance factice plus pour permettre au blond de ne pas se faire punir à cause de ses conseils qu'autre chose. Le Donati lut difficilement le texte gribouillé mais ne put s'empêcher de sourire, amusé :
- Je me demande quelle tête Anya ou Tristan va faire quand je leur montrerai cette ordonnance pour me justifier !
- Vous me raconterez à notre prochain rendez-vous, sourit la médecin.
- Oui, merci Doc' !
Quand Lexa passa la porte de sa maison, elle trouva les bougies déjà allumées en ce début de soirée ce qui la fit sourire. Elle ne tarda pas à deviner la présence de la belle blonde qui était dehors avec son téléphone portable, assise à la table ronde en fer gris. Ses belles épaules découvertes donnèrent envie à l'héritière de poser un baiser affectueux dessus mais elle s'en empêcha : elle ne voulait pas brusquer Clarke. Bien que la blonde ne parlait pas de sa rupture par pudeur et respect, elle se doutait que celle-ci était loin d'être facile.
- Bonsoir Clarke, souffla t-elle en passant la véranda ouverte, remarquant alors Roméo qui était couché près de la blonde.
- Oh, bonsoir Lexa, sursauta la médecin, ravie de revoir son amie.
- As-tu mangé ?
- Non, je t'attendais. J'ai préparé une petite salade tout à l'heure. Je suis allée faire quelques courses avec Ryder, elle doit être fraîche maintenant. Dure journée ?
Le comportement de la blonde fit sourire et hausser les sourcils de la Donati. Depuis combien de temps quelqu'un n'avait-il pas pris soin d'elle non pas par soumission mais par simple gentillesse ? Cécilia étant à part évidemment, elle trouvait Clarke adorable.
- Plusieurs rendez-vous professionnels mais pas d'imprévus, répondit la brune. Et toi, qu'as-tu fait ?
- J'étais de garde aujourd'hui mais visiblement mes collègues n'ont pas eu besoin de m'appeler. Ryder m'a accompagnée pour faire quelques courses avant mon rendez-vous avec votre frère puis je suis rentrée. Je regardais en vous attendant le prix d'un ordinateur portable.
- Vous avez besoin d'un ordinateur ?
- Disons que je songe à m'en acheter un oui mais pas tout de suite, ce sera pour le mois prochain quand mon salaire aura renfloué mon compte en banque, rit la blonde.
- As-tu des problèmes d'argent ? S'enquit la brune en s'asseyant près d'elle. Il ne faut pas acheter de quoi faire à manger si c'est le cas Clarke. C'est le travail de Cécilia de remplir mon frigo, pas le tien.
- Non j'ai de quoi m'en sortir, je fais juste attention car j'ai payé l'appartement où Finn et moi vivions pour six mois.
- Pour quelle raison ? S'étonna la brune.
- Finn n'a pas beaucoup d'argent… Se justifia la blonde, mal à l'aise.
- Vous êtes séparés à présent Clarke, tu n'as plus à l'entretenir. Cet argent c'est toi qui le gagnes, pas lui.
- Je sais mais je voulais faire les choses correctement.
- Crois-tu que c'est avec quelques loyers d'avance qu'il se sentira mieux ?
- Non sans doute pas, mais ça lui fera quelques soucis en moins, j'imagine.
- Je vois…
Un long silence gêné s'installa entre les deux femmes jusqu'à ce que Lexa ne se lève et n'amène son MacBook Air sur la table. Elle l'alluma pour ensuite laisser apparaître en fond d'écran une photo d'elle et Aden. Lexa devait avoir dans la vingtaine tandis que son frère semblait avoir dix ans tout au plus. Ils étaient couverts de paille et la brune enlaçait l'encolure d'un cheval tandis que son petit frère serrait sa taille de manière affectueuse. Près d'eux se tenait un homme à la posture droite, chauve et recouvert d'un chapeau noir, les traits durs bien que ses yeux trahissaient l'amour qu'il ressentait pour ses petits-enfants.
- Jolie photo. Est-ce votre grand père ?
- Oui. Titus Donati.
- Vous sembliez très heureux toi et Aden.
- Oui, mon grand-père venait de m'acheter ce cheval pour me récompenser de ma réussite à l'université et j'avais promis à Aden de lui apprendre à monter, sourit la brune, nostalgique.
- Et tu lui as appris finalement ?
Une moue se dessina sur les lèvres de la brune et elle secoua la tête, coupant court à la conversation. Costia avait été assassinée peu de temps après, ce qui l'avait fait fuir en Amérique pour cinq ans.
- Non. Alors, et si nous regardions les ordinateurs ? La marque Apple fait vraiment de bons produits. Je suis très satisfaite du mien.
- Oui mais les prix sont exorbitants. Mon père a toujours voulu m'en acheter un pour mes cours et j'ai toujours refusé.
- Lorsque tu veux de la qualité Clarke, il faut y mettre le prix, sourit la brune, amusée.
- Ce n'est pas de la radinerie tu sais… Se justifia la blonde, honteuse. Je préférerai juste dépenser mon argent dans quelque chose d'utile, une action caritative par exemple…
- Il faut savoir se faire plaisir de temps en temps. Les associations ne disparaitront pas en l'espace d'un mois.
- Ce n'est pas faux… Voyons voir ces fameux ordinateurs…
L'héritière se contenta de jouer la guide avec la blonde et l'amener sur la page du magasin, sélectionnant un produit Mac.
- À partir de 1099€ ! C'est une blague ?! S'exclama la jeune médecin.
- Allons Clarke, cet ordinateur vous fera facilement dix ans. Le calcul est vite fait.
- Oui mais tout de même… Grogna la blonde. Je crois que je vais attendre encore un peu. J'emprunterai le pc portable d'Octavia pour le Skype de dimanche.
Devant le regard interrogateur de la brune, Clarke reprit :
- J'appelle de temps en temps mes parents sur Skype. Mon père m'a envoyé un mail ce matin pour me demander si j'étais disponible dimanche soir.
- Oh d'accord, sourit la Donati, comprenant mieux.
- Oui, je crois que je vais faire ça… 1099€ non mais il est en or blanc leur ordinateur ou quoi ? Grommela la blonde en se levant pour aller chercher de quoi mettre la table.
Lexa la regarda faire avec un sourire amusé et se contenta de se connecter sur son compte personnel pour commander l'ordinateur qu'elle avait montré à Clarke. En quelques clics la commande fut validée et elle put rejoindre la jeune femme qui mélangeait à l'aide de spatules, une salade fraîche dans un grand plat tout en continuant à maugréer sur le prix des ordinateurs. La brune ne résista pas à l'envie de glisser derrière elle et frôler son corps. Les mouvements de la médecin se stoppèrent et elle sentit des frissons agréables parcourir ses bras et son dos alors qu'elle sentait le désir de l'héritière vibrer en écho avec le sien. Les narines de la belle brune se posèrent sur l'épaule dénudée pour s'enivrer du parfum de la blonde qui se raidit en retenant sa respiration. Ses lèvres étaient prêtes à se poser sur sa peau quand la voix de Clarke souffla :
- Lexa ?...
- Excuse-moi… Murmura la brune en se reculant soudainement.
- C'est rien… Répondit-elle, tout aussi penaude.
- Tu sens bon, se permit de dire la Donati.
Le compliment fit sourire la médecin qui alla chercher un petit sac duquel elle sortit trois boîtes de taille moyenne qui suscitèrent la curiosité de la belle héritière.
- C'est pour toi. J'ai vu que tu appréciais les bougies. Elles sentaient bons alors je les ai prises. La vendeuse m'a ensuite fait essayer un de leur parfum artisanal.
- Oh, c'est très gentil de ta part, sourit la brune, touchée du cadeau. Mais au lieu d'acheter des bougies hors de prix tu ferais mieux d'acheter un ordinateur, la taquina t-elle en remarquant la marque de l'enseigne.
Ces bougies valaient facilement entre 50 et 70 euros pièce.
- Je préfère faire plaisir aux gens que j'apprécie, lui répondit la blonde en lui tirant la langue ce qui fit manquer un battement à la Donati.
Lexa sortit les bougies pour les sentir et sourit d'un air satisfait. Elle les disposa dans la maison avec les autres et les alluma pour que leur senteur se mélange au reste. Les deux femmes s'installèrent ensuite sur la terrasse pour savourer la salade fraîche qu'avait préparée la blonde sous l'œil peu amène de Gustus qui surveillait le couple de loin. Plus il voyait de sourires se dessiner sur le visage de sa protégée, plus il se doutait que Lexa n'arriverait pas à faire partir la blonde d'elle-même malgré ce qu'elle lui avait dit ce matin.
- Lexa tu es là ? S'enquit la blonde en rentrant de sa journée de travail.
C'était étrange de le penser mais en quatre nuits, elle avait à présent trouvé sa place au sein de la maison de l'héritière. Elle n'avait qu'une hâte après chaque départ le matin, c'était de la retrouver pour pouvoir parler avec elle, la taquiner, l'empêcher de fumer et continuer à apprendre à la connaître.
- Elle se douche, l'informa une voix grave qui la fit sursauter.
Gustus entra par la véranda pour jauger du regard la belle blonde.
- Bonsoir Gustus, sourit doucement Clarke.
- Bonsoir.
- Je vais aller faire de même après avoir préparé le repas alors.
- Le dîner est déjà prêt, c'est Cécilia qui s'occupe de ça.
- Cette dame est âgée, il faut la ménager, l'informa la blonde.
- Elle ne veut pas être ménagée.
- D'accord…
La blonde sentit comme l'ambiance était glaciale et tendue entre elle et le garde du corps et elle se demanda bien pourquoi.
- Écoutez Gustus…
- Non c'est vous qui allez écouter Docteur Griffin. Vous outrepassez la place qui vous a été attribuée au sein de cette famille et si vous ne vous reprenez pas rapidement, j'informerai ma cousine Becca afin qu'elle mette un terme à votre contrat, la menaça t-il.
- Vous feriez ça ? Demanda d'un air ravi la blonde ce qui surprit le brun.
- Si cela me permet de vous tenir à distance de Lexa, oui.
Un rire échappa à Clarke à la réponse sèche. Il lui fallut quelques minutes pour se reprendre et regarder droit dans les yeux Gustus :
- Écoutez-moi bien Monsieur Giordano, je sais par Lexa que vous êtes comme un second père pour elle mais elle est majeure et vaccinée. Elle a donc le droit de prendre ses propres décisions et de choisir les personnes qu'elle souhaite fréquenter.
- Vous la distrayez, c'est dangereux pour les affaires. Son grand père ne l'aurait jamais permis.
- Excusez-moi de la faire souffler un peu, répondit abruptement Clarke. Tout comme son frère.
- Vous devez partir Docteur Griffin.
- Je le ferais volontiers quand elle me le demandera ou quand j'aurais trouvé un appartement, lui assura la blonde.
- Comptez sur moi pour vous trouver ce dont vous avez besoin, grinça t-il.
- Parfait, répondit sur le même ton Clarke.
Gustus et la blonde se toisèrent du regard avant que des pas ne se fassent entendre depuis l'escalier. Lexa arriva cheveux détachés, en robe d'été noire. Un grand sourire apparut lorsqu'elle vit Clarke qui lui sourit en retour. Elle remarqua la mine sombre de son homme de main et s'interrogea un instant sur ce qu'avaient pu se dire ces deux-là bien qu'elle en avait une vague idée.
- Puisque la douche est libre, je prends la place ! S'exclama la blonde. Gustus, bien que Cécilia ait dû faire quelque chose de délicieux, j'ai acheté des brochettes mangue-poulet fraîches chez le boucher. Ce serait dommage de les gaspiller. Auriez-vous l'amabilité d'allumer le barbecue et les faire cuire ?
Elle n'attendit pas la réponse du brun pour s'éclipser à l'étage et loupa donc le sourire très amusé de Lexa qui se retint de rire en voyant la mine renfrognée de son fidèle ami qui se dirigea vers l'extérieur sous un geste de sa Dona.
Clarke sauta rapidement dans la spacieuse douche italienne pour profiter de la puissance des jets et de l'eau fraîche. Elle sourit en pensant secrètement qu'elle aurait apprécié que l'héritière la rejoigne pour une petite étreinte enflammée… C'était peut-être mal de le penser mais depuis sa rupture avec Finn, beaucoup de soucis avaient brutalement disparus, aussi des pensées aussi futiles comme pouvait l'être le sexe commençait à la titiller au quotidien. Peut-être était-ce aussi dû à la présence proche de la belle Donati, cela ne devait pas aider. Une fois douchée, elle se dépêcha de glisser jusqu'à sa chambre pour chercher son short en jean et un t-shirt qu'elle mettait toujours pour traîner où il était écrit « I'm a princess ». Son père le lui avait envoyé pour son anniversaire. Elle remarqua après avoir jeté ses vêtements sur son lit et en se tournant vers ce dernier un gros paquet emballé où son nom était inscrit avec un mot :
« J'espère que cet ordinateur bien qu'il soit fait d'or blanc à tes yeux, te conviendra et te donnera envie de rester plus de dix ans à mes côtés… Lexa »
La blonde enfila rapidement son t-shirt et son short avant d'ouvrir le paquet précautionneusement. Elle écarquilla les yeux en voyant l'image d'un MacBook dernière génération imprimée sur le carton.
- Lexa ! Cria t-elle, prise d'une soudaine colère en se dirigeant vers les escaliers pour se pencher au-dessus du demi-mur qui laissait entrevoir le premier étage.
- Clarke ? Répondit la brune, curieuse.
- Qu'est-ce que c'est que ça ?!
Elle souleva le carton pour le montrer à la belle héritière qui haussa un sourcil, amusée.
- Un ordinateur.
- Je n'en veux pas ! Tu vas le rendre !
- Il n'en est pas question.
- Si tu ne le fais pas, je le ferais !
- Impossible, je l'ai commandé avec mon compte personnel.
- Lexa ! Je ne plaisante pas ! Tu vas le rendre ! Il est hors de question que je le garde !
La brune se contenta de soupirer et de sortir sur la terrasse d'un air ennuyé. Clarke, vexée, déposa le carton au sol avant de descendre rapidement pour aller confronter la Donati qui s'était allumée une cigarette.
- Je n'en veux pas ! Si tu ne le rends pas, je le donnerai à une association ou une faculté.
- Fais en ce que tu en veux, il est à toi, répondit la brune en haussant les épaules.
- Tu ne peux pas m'offrir ça Lexa !
- Tu m'as bien offert des bougies. Je peux bien t'offrir ce que je veux et tu avais besoin d'un ordinateur.
- Pas un ordinateur à 1099 € !
- 1799 € si tu veux connaître le prix exact. Je te l'ai pris couleur or et avec des pièces plus puissantes.
Clarke manqua tomber à la renverse à cet aveu plus provocateur qu'autre chose. Gustus semblait se délecter depuis le barbecue de la dispute des deux jeunes femmes. Finalement, Lexa allait peut-être d'elle-même faire fuir la médecin.
- Je rêve…
- Un simple merci aurait suffi autrement Clarke.
- Si tu veux savoir, j'ai plus apprécié le mot joint que ce cadeau horriblement cher ! Débarrasse-toi en c'est un ordre !
L'ordre fit hausser un sourcil à la brune qui la toisa de défi avant de lui répondre :
- Non.
- Je te jure que…
- Que quoi Clarke Griffin ? Répondit la Donati en s'approchant dangereusement d'elle.
Les lèvres de l'héritière glissèrent jusqu'à l'oreille de la blonde qui se contracta instinctivement devant la proximité de leurs deux corps.
- Ce n'est pas parce que tu as pris les commandes une fois avec moi que cela te permet de décider de tout au quotidien en ce qui concerne mes actions et décisions. Après tout, je suis majeure et vaccinée, lui glissa t-elle pour terminer, une lueur taquine et sauvage dans les yeux.
Un hoquet de surprise échappa à la médecin qui devina alors que la brune avait réussi à capter quelques passages de sa conversation avec Gustus. Elle avala difficilement sa salive avant de s'écarter pour monter en colère à l'étage.
- Docteur Griffin ? Demanda poliment la voix du frère de Lexa après avoir toqué à la porte close de la chambre où la médecin s'était enfermée.
Clarke se redressa sur le lit à l'appel : elle avait totalement oublié qu'elle avait invité Aden à venir dîner ce soir-là. Elle sauta du matelas pour avancer vers la porte et l'ouvrir.
- Bonsoir Aden, sourit-elle doucement.
- Bonsoir Doc', répondit le grand blond avec un sourire rayonnant. On m'a demandé de venir vous chercher pour passer à table. Visiblement ma sœur et vous avez eu un désaccord…
- On peut dire ça, grommela la blonde.
- C'est au sujet de ça ? Demanda l'héritier en tendant le carton neuf de l'ordinateur entre ses mains.
- Oui, un achat inconsidéré selon moi. Je n'en veux pas.
- Dites-vous que c'est un des avantages de votre travail pour la famille, suggéra avec douceur le garçon.
- Comment ça ?
- Anya a demandé à ce que l'entreprise de ma sœur lui paye un ordinateur pour mieux gérer mes plannings d'entrainement. Vous pourriez faire de même avec celui-ci ? Organiser vos rendez-vous, taper vos rapports…
Clarke fit une moue, peu convaincue.
- Entre nous, le truc qui vous sert d'ordinateur à l'hôpital est vraiment nul. Il fait du bruit et chauffe.
- Vous êtes du côté de votre sœur ? Demanda la médecin, méfiante.
- Non, de votre côté. C'est vrai qu'elle n'avait pas à vous acheter un tel cadeau mais elle a cru bien faire et au final cela fait d'une pierre deux coups.
- C'est à dire ?
- Cela lui a fait plaisir et vous avez un ordinateur maintenant. Uniquement à vous et tout neuf.
- Vous êtes un jeune homme très intelligent et charmeur Aden Donati, vous l'a t-on déjà dit ? Sourit Clarke, amusée par les arguments du jeune.
- Une certaine Lexa Donati a déjà dû me le dire, sourit le blond d'un air complice. Vous venez manger alors ?
- Allez-y je vous suis, assura la médecin.
Elle récupéra le carton des mains du jeune héritier pour le poser sur son lit en secouant la tête : décidément la famille Donati était pleine de ressources. Elle se sentit soudain honteuse de la crise qu'elle avait piquée à Lexa alors que celle-ci voulait à la base lui faire simplement plaisir et la débarrasser de son problème d'ordinateur… Mais d'un autre côté, elle s'était sentie entretenue et contrôlée ce qui ne lui avait plu. Elle se promit d'avoir sa petite vengeance.
Le dîner se passa dans la bonne humeur : Clarke, Lexa et Aden mangèrent ensemble tandis que Gustus, Anya et Tristan restèrent à l'écart pour discuter et grignoter en même temps, se tenant prêts en cas d'intrusion bien que la soirée semblait promettre le calme. La blonde avait bien remarqué les nombreux coups d'œil de Lexa qui semblait vouloir se racheter auprès d'elle mais elle ne lui laissa aucune ouverture, se contentant de discuter joyeusement avec Aden.
Alors que le trio débarrassait la table, les chiens se mirent à aboyer bruyamment. Clarke jeta un coup d'œil et vit le portail de la propriété s'ouvrir pour laisser passer une Corvette décapotable bleue, conduite par Raven. Elle sourit en reconnaissant la mécanicienne et sortit rapidement de la maison pour aller la saluer, suivi d'Aden qui avait la mâchoire pendante devant un si beau véhicule.
- Hey Raven ! Comment vas-tu ? Tu viens faire quelques réparations ?
- Salut Chaperon Rouge ! Lexa m'a invitée à grignoter avec vous.
- Oh on vient de tout ranger, je vais te ressortir quelques restes. Les brochettes doivent être froides mais je peux te les faire chauffer…
- Froid ça ira, t'en fais pas. Salut gueule d'ange, sourit la mécano, se mettant sur la pointe des pieds pour ébouriffer les cheveux dorés du Donati. Faut arrêter de grandir bon sang !
- Haha désolé, s'amusa l'héritier en restant planté près de la voiture pour l'observer sous tous les angles.
- Elle te plaît hein ? Sourit la mécanicienne.
- Elle est magnifique ! À qui appartient-elle ?
- À Becca, j'étais en route pour la lui livrer. Elle s'est fait un petit caprice…
- Gros caprice, surenchérit la médecin. Combien elle vaut ?
- Sur le papier 120 000 euros.
Clarke manqua faire un infarctus à l'annonce du prix, Raven la rattrapa en riant :
- Eh bah Chaperon Rouge ! On tient plus sur ses belles jambes ?
- Désolée… Je me ferais jamais à l'idée qu'on puisse dépenser une telle somme pour une voiture qui va sans doute rester au garage pour décorer.
- Ahh que veux-tu, le monde des grandes fortunes… Dis, tu aurais des nouvelles de O' ? Ça fait quelques jours qu'elle ne répond plus à mes SMS, murmura d'un air piteux la brune.
- Je crois qu'elle sort pas mal avec Lincoln ces derniers temps…
- Ah bon ?
- Oui, je ne lui ai pas beaucoup parlé mais j'ai cru comprendre que quelque chose avait changé entre eux.
- Putain quel enfoiré ce Salomon ! C'est déloyal de draguer quelqu'un qui est déjà réservé !
- Tu as réservé Octavia ? Se moqua gentiment Clarke.
- Façon de parler… Je vais aller lui péter son hélico !
- Hey non ! En tant que directrice de l'hôpital je t'interdis de faire ça ! Rit la blonde.
- Ah ouais merde c'est vrai que t'es la dirlo maintenant… Hm… Bon j'ai faim, faut que je prenne des forces pour pouvoir contre-attaquer.
Les deux femmes rentrèrent à l'intérieur, laissant Aden près de la voiture qui jeta un coup d'œil à sa médecin avec un petit sourire. Tandis que Clarke et Lexa accueillaient dans la bonne humeur la mécanicienne de la famille et lui offraient de quoi se remplir l'estomac, elles virent Anya traverser la maison pour se diriger vers Gustus.
- Aden m'a dit que tu voulais me parler ? Demanda t-elle au brun qui était en pleine conversation avec Tristan.
- Non pas spécialement pour…
Un bruit puissant de moteur se fit entendre soudainement ce qui fit tourner la tête de tous les occupants de la propriété Donati. Clarke eut juste le temps de voir Aden sortir difficilement le cabriolet de la cour alors que les gardes du corps couraient à l'avant de la propriété. Elle posa une main sur sa bouche pour cacher sa surprise et se retenir de rire devant l'impétuosité du jeune. Le regard de Lexa était devenu sombre et elle ordonna aussitôt après être sortie dehors :
- Rattrapez-le !
Raven se mit à rire nerveusement, mélangeant espagnol et italien à la fois :
- Ah ce gamin me tuera hahaha ! Il fait sa crise d'ado ça y est !
- Ça te fait rire que mon frère qui n'a pas le permis se sauve avec ton cabriolet ?! Il pourrait se tuer avec les tournants sur les hauteurs de l'île !
- Ola ola calmos la Donati ! C'est pas ma faute si t'es pas capable d'élever ton frère correctement !
La réponse abrupte sembla enflammer la brune dont le regard s'était encore plus assombri.
- Dehors.
- Attends c'est pas ce que je voulais dire Lexa… Se reprit soudainement Raven, mal à l'aise.
- DEHORS ! Hurla froidement l'héritière.
La mécanicienne baissa le regard et abandonna sa brochette pour sortir d'un air piteux de la maison tandis que Clarke détaillait le visage fermé de la brune. Elle tenta bien de s'approcher mais la Donati la fuit pour aller allumer une cigarette à l'extérieur. L'inquiétude se lisait sur son visage ce qui assura à la blonde que Lexa craignait réellement pour la vie de son jeune frère. Elle finit par réussir à l'approcher avec douceur.
- Lexa, ils vont le ramener…
- Bien sûr mais dans quel état ?!
- Calme-toi.
- Comment veux-tu que je sois calme ? Mon frère vient de voler une voiture et ma mécanicienne me parle comme si j'étais un vulgaire chien !
- Elle n'est pas bien en ce moment… Une histoire de cœur apparemment…
- Je n'en ai rien à faire ! On ne me parle pas ainsi, j'en ai viré pour moins que ça !
- Mais tu apprécies trop Raven pour la virer n'est-ce pas ? Souffla doucement Clarke.
- …
- Si ça peut te rassurer, malgré son comportement rustre, je crois que tout le monde l'adore. Elle s'excusera, tu verras.
- Dois-je m'excuser pour l'ordinateur ? Murmura la brune tout bas.
Clarke haussa un sourcil à la question.
- Pourquoi devrais-tu t'excuser ?
- Tu ne m'as quasiment pas adressé la parole du dîner…
- Je voulais faire ma capricieuse… C'est à moi de m'excuser. Je suis désolée Lexa, j'ai réagi comme une princesse pourrie gâtée… Je sais qu'à la base tu voulais me faire plaisir et me dépanner.
La blonde frissonna en sentant les iris verts fixés sur elle. Elle pouvait voir à quel point la brune était soulagée.
- En fait j'ai pris peur… Si tu es capable de dépenser une telle somme uniquement parce que je t'ai parlé de mon souhait d'avoir un ordinateur, qu'est-ce que ce sera si je parle de voiture ou d'avion… Rit doucement la médecin.
- Tu veux un avion ? Demanda Lexa.
- Non ! Surtout pas non ! Rétorqua la blonde.
Devant le sourire malicieux de la belle héritière, Clarke soupira en secouant la tête :
- Je viens de me faire avoir c'est ça ? C'était une blague ?
- Oui, s'amusa la brune, plus détendue.
- C'était bien joué Madame Donati.
- Merci Docteur Griffin.
La médecin sourit, sincèrement amusée, alors que son cœur battait la chamade. Elle ne sut pourquoi mais elle ressentit l'envie soudaine d'embrasser la brune en face d'elle. Ses yeux cherchèrent ceux de l'héritière quelques secondes avant que son corps n'outrepasse les centimètres les séparant. Elle sentit la respiration de Lexa se couper un court instant avant de goûter au souffle chaud de cette dernière, laissant leurs lèvres à quelques millimètres l'unes de l'autres. Elle ferma les yeux, prête à sauter à pieds joints dans ce baiser mais sursauta, reculant en arrière lorsqu'un coup de klaxon résonna dans la propriété suivit de bruits de moteurs : Aden était visiblement de retour avec les trois gardes du corps. Clarke remarqua dans le regard de la Donati qu'elle s'écartait à regret d'elle pour retrouver son frère.
- Tu es totalement inconscient Aden Donati ! Je peux savoir ce qu'il t'a pris ?! Voler une voiture, conduire sans permis sans compter sortir sans garde du corps ! Cria Lexa, coléreuse de nouveau.
Son jeune frère avait le regard baissé sur le carrelage et ne semblait pas fier de son geste.
- Regarde-moi quand je te parle ! Ordonna la brune.
Difficilement mais sûrement, le blond leva le visage et fixa son regard coupable dans celui de sa sœur et tutrice. Clarke observait de loin la scène tandis qu'Anya et Tristan n'osaient plus lâcher du regard l'héritier, sans doute de peur qu'il refasse une expédition solitaire.
- C'est à cause de moi, lança soudainement la médecin ce qui manqua de faire s'étrangler la brune alors qu'elle repartait pour de nouvelles réprimandes.
- Pardon ? Demanda Lexa, loin d'être sûre d'avoir bien compris.
- Je lui ai fait une prescription médicale, il n'a fait que la suivre. C'est en rapport avec la thérapie qu'il fait avec moi.
- Que…
Aden sortit un bout de papier plié en quatre de sa poche de jean sous le regard insistant de la blonde. Sa sœur l'attrapa brusquement pour le lire à moitié à haute voix :
- Une expérience/bêtise par semai… Non mais je rêve ! Tu appelles ça un traitement ?!
- Pour un adolescent qui est bien dans sa peau oui. S'il n'avait pas ce boulet accroché au pied, Aden irait bien mieux.
- Es-tu en train de prétendre que j'emprisonne mon frère ? Répondit Lexa, d'un air furieux.
- L'emprisonner non, mais le surprotéger oui…
- Lexa ne sois pas en colère contre le Docteur Griffin… J'y suis peut-être allé un peu fort, s'excusa le blond en se levant.
- Assis !
Aden se rassit immédiatement alors que le regard vert de la brune se tournait vers leur médecin de famille à tous deux.
- Quoi ? S'étonna la blonde, surprise.
- Tous les deux, assis, sur le canapé !
- Lex…
- Ne me faites pas répéter Docteur Griffin, la prévint l'héritière.
La blonde avala difficilement sa salive à la menace et décida d'obéir pour ne pas accroitre la colère de la belle brune qui, il fallait l'avouer, était très séduisante à cet instant précis : ses yeux verts s'étaient comme assombris et offraient ainsi une nouvelle teinte dans laquelle Clarke aurait apprécié se perdre sans hésitation.
- Vous êtes tous les deux inconscients ! Reprit soudainement la brune d'un ton dur. Docteur Griffin vous avez reçu et subi des menaces de la part de la mafia et vous vous comportez comme une princesse capricieuse qui ne craint rien alors que c'est tout le contraire : vous avez tout à perdre ! Quant à toi Aden, tu sais très bien que tu es l'héritier d'une immense fortune que convoite la mafia ! Je ne te paye pas des gardes du corps et entraîneurs personnels pour faire joli ! Ils sont là pour te protéger ! Tu n'es pas à l'abri comme moi-même ou Becca Giordano d'une tentative d'assassinat !
La médecin et l'héritier baissèrent les yeux devant ce monologue juste et se contentèrent de hocher la tête bien que Clarke affichait une moue agacée.
- Je n'ai pas terminé ! Reprit la brune en voyant la blonde prête à répondre. – Aden, il est hors de question que tu expérimentes seul avec le danger qui rôde autour de nous au quotidien mais je concède à l'idée que tu puisses suggérer ce qui te fait envie. Je m'arrangerai ensuite avec Anya et Tristan pour que tu puisses réaliser ce qui te plaît car il faut bien avouer que le Docteur Griffin n'a pas tort dans ses observations nous concernant.
Un sourire se dessina sur les lèvres de la blonde tandis qu'Aden n'en croyait pas ses oreilles : sa sœur allait lâcher du lest en ce qui le concernait. Une première en deux ans !
- Docteur Griffin, enlevez-moi ce sourire satisfait de votre bouche avant que je ne change d'avis.
Clarke se contenta de sourire encore plus devant la menace factice. Cette femme était réellement pleine de surprises.
- Vous pouvez disposer.
- Merci grande sœur, répondit Aden en allant enlacer avec force la brune et l'embrasser affectueusement sur la joue.
- Retourne chez toi sale voyou, se contenta t-elle de dire en guise de réponse.
Un regard couleur océan et un forêt s'échangea l'espace de quelques secondes avant que la vie ne reprenne son court normal.
Clarke était allongée sur le ventre contre son matelas. Elle avait face à elle son nouvel ordinateur qui, il fallait l'avouer, était magnifique. Bien qu'elle grognait encore à cause du prix, le MacBook couleur dorée était ergonomique, puissant et rapide. Elle attendait patiemment en cette fin de soirée de weekend l'appel de ses parents. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle vit le pseudo « Jake.G » se connecter. L'appel suivit quelques secondes après, laissant apparaître le visage de ses parents.
- Salut ma princesse ! S'exclama son père, ravi de revoir le visage de sa fille unique.
- Bonjour Papa, Maman ! Comment allez-vous ? Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas appelé!
- Écoute de mon côté ça va, je suis en pleine forme !
- Je vais bien aussi ma puce, sourit Abigail Griffin. Et toi ?
- Ça va, souffla Clarke.
- Oh c'était un petit ça va ça, non ? Tu es où ? Je ne reconnais pas ton appartement !
- Je n'habite plus là-bas… Hm… Finn et moi nous nous sommes séparés.
- Ah bon ? S'étonna Jake. Ça n'allait plus ?
- On peut dire ça. J'ai fait des choix, il en a fait d'autres, ça ne marchait plus…
- Je vois… Dommage je l'aimais bien ce jeune homme mais bon personne n'est assez parfait pour ma princesse de toute façon !
Un rire échappa à la blonde à l'excuse réconfortante de son paternel. Jake avait toujours été surprotecteur avec sa fille unique et avait longtemps fait la chasse aux hommes et femmes traînant autour de sa magnifique petite princesse.
- Du coup tu dors où ?
- Chez une amie, enfin ma patronne aussi, si l'on peut dire.
- Ta patronne ? Becca Giordano, la directrice de l'hôpital ?
- Non chez Lexa Donati. En fait je travaille sur deux fronts maintenant, plaisanta la blonde. Je suis devenue le médecin/chirurgien de famille des Giordano et des Donati et j'ai aussi mon poste de chirurgienne à l'hôpital.
- C'est légal tout ça ? S'inquiéta son père.
- Oui, j'ai les contrats, tout est bon de ce côté.
- Mais niveau heures de travail, comment fais-tu pour tenir le coup ?
- Les Giordano et Donati sont très raisonnables. Pour le moment, je n'ai eu aucun problème d'emploi du temps.
- D'accord… Ménage-toi un peu… La gronda son père.
- Ne l'écoute pas ma chérie, fais ce que tu as envie, la rassura sa mère.
- Évidemment notre fille est une acharnée du travail, ça ne peut que te plaire, grommela Jake.
La médecin discuta pendant une bonne heure avec ses parents sur son quotidien et le leur. L'organisation de Thanksgiving bien que cela semblait encore loin… Elle n'osa pas leur avouer qu'à cause de son contrat avec les Giordano et Donati, il se pourrait qu'elle ne puisse pas venir cette année. Elle ne voulait surtout pas leur briser le cœur et le moral. Elle savait que son installation en Sicile n'avait pas été la décision la plus appréciée. Un miaulement puis un bruit de grattement se fit entendre ce qui ne manqua pas de faire sourire le père de la blonde :
- Oh ! Je crois reconnaître mon petit raton laveur ! Il est là ?
- Il doit être dans le couloir, je vais voir, sourit Clarke.
Racoon était en effet fixé devant une porte bien précise : celle du bureau de l'héritière des Donati. Il glissa sa patte et ses griffes dans le mince espace entre l'encadrement et la porte, réussissant à l'ouvrir. Clarke se dépêcha d'attraper le félin et de refermer la porte de la pièce pour ensuite revenir dans sa chambre. Elle posa son chat devant l'ordinateur, arrachant un « ohhh » commun à ses parents.
- Racoon regarde, c'est Papa et Maman ! Tu les reconnais ?
- Racoon ! Sale petite boule de poils !
La voix de Jake fit remuer les oreilles du félin qui chercha d'où elle provenait. Il renifla rapidement l'ordinateur, offrant un gros plan sur sa truffe rose claire avant de s'agiter pour échapper à sa maîtresse qui tentait de le retenir et l'empêcher d'aller gratter aux portes du couloir.
- Il est pas décidé Mister Racoon, rit le père de la blonde.
- Non tu l'as dit ! Un vrai prince ! Aïe Rac' ne mords pas hein ! Grogna la médecin en sentant les dents du chat lui grignoter doucement la peau.
Un miaulement agacé échappa au félin avant que celui-ci n'arrive à se faufiler telle une anguille entre les bras de sa propriétaire pour partir en courant vers le couloir. Une trentaine de secondes après, Clarke entendit de nouveau des grattements puis le bruit d'une porte s'ouvrant.
- Merde ! Le saligaud ! Il est allé ouvrir la porte d'une pièce dans laquelle il n'a pas le droit d'entrer. Je vous embrasse, vous me manquez ! On se rappelle au plus vite !
- D'accord ma chérie ! À bientôt, et n'oublie pas de souffler. On t'aime !
- Au revoir ma puce. Donne des nouvelles par mail s'il te plaît, je t'aime, glissa rapidement sa mère.
La conversation se coupa sur un dernier sourire de Jake et Abby Griffin, permettant à Clarke de se précipiter derrière son chat mais celui-ci avait déjà disparu en laissant la porte du bureau de Lexa entrouverte. La blonde se mordit la lèvre : elle savait que cette pièce lui était interdite mais elle ne pouvait décemment pas laisser Racoon faire des dégâts dans les affaires de la brune.
Précautionneusement, elle poussa la porte et alluma la lumière car la pièce était plongée dans la pénombre bien que le soleil était loin d'être encore couché. Une odeur de bois ancien vint chatouiller ses narines et ses yeux vinrent se fixer sur l'immense bureau sur lequel se trouvait Racoon, allongé de tout son long. Le félin était couché sur des dossiers protégés par des pochettes.
- Racoon, viens ici vilain chat ! On a pas le droit d'être ici ! Chuchota t-elle bien qu'elle savait qu'elle était seule dans la maison : Lexa était partie aux premières lueurs de l'aube en ce dimanche pour se rendre en Italie pour les affaires.
Le cœur de la blonde battait à la chamade, être dans cette pièce était à la fois effrayant et excitant car bien qu'elle sache que la belle héritière travaillait dans les affaires, elle ignorait quel type d'affaires elle gérait. Elle se mordilla la lèvre lorsqu'elle vit Racoon se lever et sauter sur le fauteuil de bureau en cuir et y faire ses griffes.
- Rac' ! Bon sang ! Viens ici ! S'exclama t-elle en entrant dans la pièce.
Elle se dépêcha de passer derrière le grand bureau pour attraper le chat et l'empêcher de faire plus de dégâts. Alors qu'elle allait pour sortir, son regard fut attiré par des cadres avec de vieilles photos en noir et blanc où des hommes en costard posaient avec le sourire dans une ambiance années 50-60. Elle y reconnut le grand père de Lexa qui était au milieu. D'un cadre à un autre, ses yeux glissèrent sur un où une magnifique jeune femme tenait une petite fille dans ses bras. Clarke ne put s'empêcher de remarquer la ressemblance flagrante entre la femme et Lexa, peut-être était-ce sa mère…
Piquée par la curiosité, la médecin continua à détailler toutes les photos : toutes respiraient l'ancienneté et une aura étrange, presque sombre. Elle tomba finalement sur des fusils de chasse accrochés en décoration sur lesquels elle ne put s'empêcher de glisser ses doigts. Les armes l'amenèrent sur un cadre dans lequel la page principale du journal local était installée. Elle lut les gros titres qui affirmaient que « Le Don de la Mafia Sicilienne est enfin mort ! ». La première pensée qui lui vint à l'esprit fut le pourquoi Lexa gardait un tel journal. Alors que ses yeux se reconcentraient pour lire, elle sursauta en entendant une voix glaciale dans son dos :
- Docteur Griffin, il me semble vous avoir interdit ce bureau.
Lorsque Clarke se retourna, elle trouva Lexa, l'air fatigué et déçu. Elle baissa les yeux de honte, prise en faute et se contenta de montrer Racoon à l'héritière qui la fixait à présent en silence.
- Je suis désolée Lexa… Je… Racoon est entré et j'ai voulu le sortir puis j'ai commencé à regarder les photos…
- Sortez, répondit froidement la brune.
La blonde ne se le fit pas dire deux fois et manqua se cogner à Gustus qui se tenait à l'extérieur du bureau, le visage fermé et le regard sombre. Clarke s'excusa une nouvelle fois avant de partir se réfugier dans sa chambre, morte de honte. Elle ne savait pas pourquoi la brune pouvait être autant en colère, elle n'avait pourtant rien touché mais elle se doutait qu'elle avait envahi involontairement l'espace privé de son amante d'une nuit.
Lexa ferma la porte du bureau, se tournant vers Gustus :
- Fais changer la poignée, je veux que mon bureau soit fermé à clé dorénavant.
- Ce ne sera pas nécessaire si le Docteur Griffin part d'ici.
- Clarke reste.
- Lexa…
- Ne me fais pas répéter. Au travail, répondit-elle sèchement.
Alors, alors, comment avez vous trouvé ce chapitre très Clexa ? :)
Petite nouvelle : ma rentrée et reprise du boulot arrive aussi ! Jeudi 15 je serais de nouveau sur le terrain et au vu de mes horaires je crains de ne pouvoir être à l'heure pour le chapitre 10 lundi prochain mais j'essayerai de faire mon possible... :')
On part donc sur une petite pause de deux semaines par précaution mais promis si le chapitre est prêt je vous le posterai le lundi soir en rentrant du travail héhé ! D'ailleurs pour vous consoler un peu, je posterai le 14 au soir mon nouvel OS : Salle 186L donc surveillez votre boîte mail ceux/celles qui me suivent :)
Pour finir petite pub pour une fiction que je lis et qui a du potentiel :
Just A Day With You de BadMonster-Fr : une petite fic où notre commandante prend des congés pour visiter les différents clans dans l'univers des 100. Allez l'encourager ce serait cool :) J'ai découvert cette auteur à travers un OS Clexa génial que je conseille aussi. Elle est très sympathique et ouverte à la critique, conseils... ;)
Autrement je dis : "MagRd au bûcher ! Au bûcher ! Pas contents ! Pas contents ! " Ceux/celles qui lisent Passenger Side comprendront haha... À bientôt :)
