Bonjour à tous ! Quoi de mieux que de finir le travail tôt et vous faire partager le chapitre 12 un peu plus tôt en ce lundi ? Rien je crois ! :D Merci à tous pour vos reviews, follows et favs, vous me faites halluciner, ça continue de monter de jour en jour ! Comme annoncé dans le 10, un chapitre assez calme avec du clexa et du octaven et d'autres petites choses... Je ne vous dit rien de plus !
Ewilian : Merci pour ton retour et ta fidélité, ça me fait extrêmement plaisir de te lire ! Je suis heureuse de voir que tu as apprécié le petit retour dans le passé avec Gustus, il y en aura un autre un peu plus tard normalement pour vous donner un aperçu de Luciana :) Nia est comme tu le dis machiavélique et a quelques tours en réserve pour la famille Donati :P C'est bien cool si les moments clexa t'ont plu aussi ! Haha oui le jus detox ne me donnerait pas non plus envie si je l'avais devant moi, quand j'ai lu la recette je grimaçais de dégoût :P Le octaven est de retour dans ce nouveau chapitre :p Courage car je n'ai pas fini de vous torturer avec elles haha !
Merci à doubi et MagRd pour la relecture. Ils améliorent grandement la qualité du texte ! Je vous souhaite une très bonne lecture :)
Chapitre 12 : Pourparlers
La sensation était étrange. Il y avait cette odeur de vieux cuir fatigué, mélangée à celle du cambouis qui n'arrêtait pas de venir chatouiller ses narines. Sans compter la souplesse du matelas sur lequel elle était endormie, non, définitivement, ce n'était pas son matelas. Octavia ouvrit les yeux petit à petit : elle se trouvait dans ce qui semblai être un bureau ou un une sorte de chambre improvisée. La vision lui fit peur et elle se redressa brusquement. Le mouvement la fit grimacer aussitôt car sa tête lui rappela qu'en ce moment-même elle avait l'impression d'avoir un char lui écrabouillant la cervelle. Bon dieu, mais où se trouvait-elle ? Elle jeta un coup d'œil dans la pièce qui était plongée dans la pénombre grâce aux stores fermés, à l'extérieur des bruits de mécanique se faisaient entendre ce qui la fit tiquer.
- Raven ! J'étais avec Raven cette nuit ! Mais… Comment j'ai atterri là bon sang…Grimaça t-elle sous un nouvel assaut du char dans sa tête face à la réflexion.
Elles avaient été en boîte de nuit avec Clarke. Oui c'est ça. Elle avait commencé à boire et à danser jusqu'à ce foutu black-out. Elle sursauta en sentant une petite douleur sous sa fesse : un vieux ressort ressortait du canapé et ce fameux ressort lui permit de se rendre compte qu'elle était entièrement nue sous ce drap de fortune. Elle écarquilla les yeux : elle et Raven avaient-elles…? Elle ne se souvenait vraiment de rien et commençait à paniquer.
- Merde ! Merde !
La Blake se leva du canapé pour se mettre en recherche de ses vêtements disparus. C'est à ce moment précis que la porte du bureau s'ouvrit pour laisser passer une Raven déjà habillée avec un sachet de croissants et un grand verre d'eau où un cachet semblait se dissoudre.
- Oh tu es réveillée Bailarina Loca ! Sourit la mécanicienne.
- Baila quoi… ?! Demanda la belle brune en resserrant le drap autour d'elle pour cacher sa nudité.
- Danseuse folle, précisa son amie avec un sourire taquin sur les lèvres.
- Bon sang ma tête… Grogna la secrétaire.
- Ah je me doutais bien que tu aurais besoin d'une bonne aspirine au réveil, tiens.
Octavia attrapa avec joie le verre pour le boire d'une traite, grimaçant au goût désagréable.
- Merci Raven…
- Hm hm de rien !
Comme la latina ne cessait de la fixer d'un regard envieux, la brune tourna la tête sur le côté, gênée. Elle fit quelques pas dans la pièce, soufflant :
- C'est chez toi ?
- On peut dire ça, tu es à mon garage. Je dors ici.
- D'accord…
- Il y a une douche si tu veux, proposa la mécanicienne.
- Je veux bien oui… Raven juste une chose euh… On a couché ensemble ?
La question illumina le regard de son amie qui ne put s'empêcher d'afficher un sourire goguenard tout en haussant un sourcil provocateur.
- D'où crois-tu tenir ton nouveau petit surnom ?...
- Oh mon dieu Rav' si c'est une blague c'est vraiment pas drôle ! Paniqua t-elle.
- Haha c'est bon tranquillise-toi cariña ! On a rien fait, promis ! Bien que tu m'aies sauté dessus à plusieurs reprises et supplié de te faire passionnément l'amour contre ce mur, hm, le canapé, le bureau, ce meuble là aussi… Hm la voiture dans le garage et…
- Stop ! Raven ! Bon sang je suis tellement désolée… Je ne me souviens de rien du tout… Mon dieu j'ai tellement honte…
- Tout doux ! Tout doux ! Je rigole encore O' ! Sérieusement, tu étais pas en état de faire quoique ce soit quand on est rentré à 5h30.
- Ah… Ah bon ?
- Oui, tu étais complètement bourrée haha c'était drôle. Tu es plutôt loquace tu sais ? Enfin, ça c'était avant que tu ne te mettes à vomir dans ma Jeep.
Octavia se rassit sur le canapé, sous le choc de ce que lui racontait la mécanicienne : elle ne se souvenait vraiment de rien et avait bien du mal à savoir si Raven la faisait encore tourner en bourrique ou lui disait la vérité. La mécanicienne sembla le remarquer et alla s'asseoir à ses côtés pour passer un bras amical autour des épaules de son amie.
- Hey cariña, sérieux… Y'a rien. C'est juste un peu trop d'alcool. Tu as pas mal vomi et tes vêtements ont pris cher… Je les ai mis dans un sac en attendant. C'est pas très ragoûtant mais tu en avais partout… Et puis en sortant de la boîte de nuit, tu as je ne sais pas pourquoi eu envie de plonger dans la mer, t'étais trempée. C'est pour ça que je t'ai déshabillée entièrement. On a rien fait ok ?
- Tu as vraiment fait tout ça… Souffla la brune, estomaquée.
- Ben oui, c'est normal. Tu es mon amie et les amis ça veillent les uns sur les autres.
- Hm. T'en as profité au moins ? Demanda la Blake, taquine.
- Moi ?! Jamais, je me suis bandée les yeux, répondit Raven, un faux air innocent sur le visage.
- Menteuse ! Je te crois pas !
- Bon j'avoue, j'en ai profité pour te reluquer haha ! Hé mais y'avait rien qui l'interdisait ! Et je te jure tu étais là pendant que je te déshabillais : « Han Raven fais-moi l'amour sauvagement ! Oh oui je te veux !... Haaannn… »
- N'importe quoi ! S'offusqua Octavia en claquant l'épaule de la latina qui éclata de rire.
- Ah j'adore t'embêter, tes ptites joues rouges me font craquer ! Confia la mécanicienne en posant une bise sur une des deux joues.
- Pour tout réponse, elle eut droit à une langue tirée.
- Quelle aventure… Oh ! Où est Clarke ?! Demanda soudainement la Blake, inquiète.
Raven se mordilla la lèvre, se faisant charmeuse.
- Ne t'inquiète pas pour elle, elle a tiré le gros lot cette nuit héhé.
- J'ai vraiment d'un traducteur avec toi Rav, rit la brune.
- Je peux t'initier si tu veux.
- À quoi ?
- Parler mon langage.
- Ton langage… Tu veux dire l'espagnol ?
- Non le langage Reyes…
Octavia commença à se mordiller doucement la lèvre à la proposition indécente.
- Je vais aller me doucher plutôt.
- Ah mais tu sembles apprendre vite, j'adore sous la douche…
- Raven ! Expira la secrétaire bien que fortement amusée.
- Hey quoi ! J'essaye ! Rit-elle.
- T'es insupportable et trop craquante à la fois !
Les lèvres de la Blake se posèrent promptement sur la joue bronzée de la mécanicienne qui sourit de plaisir.
- Donc c'est où ?
- Le septième ciel ? Juste sous tes yeux cariña !
- La douche Rav…
- Ah ! Tu sors du bureau et c'est la première porte à gauche.
- Merci !
- Je t'accompagne ? Tenta la latina.
- Non ! Rit la brune.
Un rire commun résonna dans la pièce alors que la jolie secrétaire, entourée de son drap de fortune filait pieds nus vers la salle d'eau du garage. Raven la regarda partir avant de se lever et poser dans l'encadrement de la porte.
- Et ben Reyes, on s'est fait recaler ? Se moqua gentiment son collègue blond.
- La ferme Wick.
- Waouh quelle violence ! Elle doit vraiment être exceptionnelle pour que tu lui sautes pas dessus sans remords et lui apporte des croissants chauds. Même à moi, ton meilleur ami et fidèle collègue tu ne l'as jamais fait !
- Pauvre bichon, attends j'ai peut-être une petite minute à t'accorder pour pleurer… Hm… Ah non, allez au boulot feignasse ! Je te paye pas à rien foutre.
- Saloperie va.
- Gros con, sourit la latina, amusée.
Wick lui fit un clin d'œil complice avant de repartir vers une voiture.
La pièce était plongée dans son éternelle semi-obscurité. Lexa, assise derrière son imposant bureau en chêne, écoutait attentivement ce que lui rapportait son plus fidèle homme de main. Malgré sa bonne volonté, Gustus affichait des traits plus fatigués ainsi qu'un front légèrement luisant et cela n'échappa pas à sa Dona qui ne fit pourtant aucune remarque.
- Vendredi soir, lors de la collecte de la taxe de fin de mois, nous avons croisé Quint, Dona.
Les émeraudes de la Donati restèrent fixés sur le sicilien qui se gratta nerveusement la gorge pour reprendre contenance devant le regard perçant de sa supérieure.
- J'ai fait le choix de le laisser fuir pour protéger Anya.
D'un simple battement de cil, Gustus sut qu'il pouvait poursuivre son explication bien qu'elle n'était pas plaisante à entendre.
- Anya, Artigas et moi-même l'avons poursuivi. Il était armé et accompagné de Diego. Nous avons réussi à l'isoler dans une ruelle et c'est à ce moment-là qu'il a commencé à ouvrir le feu. Nous savions alors que nous n'avions pas beaucoup de temps avant que la police ne soit prévenue et n'intervienne. Anya a choisi d'essayer de le surprendre mais elle était distraite par son état de santé qui…
- Continue, indiqua la mafieuse.
- Elle n'a pas anticipé un angle mort et j'ai dû intervenir pour lui éviter d'être blessée. Je me suis pris une balle à sa place. Nous aurions pu le poursuivre pour tenter de le coincer mais nous n'étions pas assez. Artigas est jeune et au début de sa formation, je ne voulais pas le mettre en danger plus que nécessaire, Anya n'était pas en état de poursuivre et moi j'avais besoin de soin Dona.
- Quint est toujours dehors donc.
- Oui Dona, j'en suis désolé. J'en assume l'entière responsabilité, je …
- Tu as fait le bon choix.
Le regard de Gustus se teinta d'une lueur de soulagement à la réponse de sa supérieure. Lexa continua à le fixer, reprenant :
- Tu as fait le bon choix en choisissant de vous retirer car j'aurai pu perdre beaucoup plus que je n'y aurais gagné. Anya et toi m'êtes très importants sans compter Artigas qui a besoin, d'apprendre à travers sa formation à garder la tête froide. On ne peut pas gagner à tous les coups.
- Oui Dona, acquiesça le brun avec respect.
- As-tu soigné ta blessure ?
- Rapidement.
- Fais-moi voir.
- Dona…
- Ne me fais pas répéter, le prévint-elle.
Le sicilien commença à déboutonner sa chemise blanche pour retirer la manche recouvrant sa blessure. Il avait placé une vulgaire compresse maintenue par deux morceaux de sparadrap. La compresse semblait imbibée et sale ce qui fit froncer les sourcils de Lexa, la faisant se lever pour passer un doigt délicat sur le pansement de fortune.
- Quand l'as-tu changé ?
- Ce matin.
- La balle est toujours à l'intérieur ?
- Non, elle a juste frôlé.
- Il te faut sans doute quelques points. Ça doit être infecté, tu es fiévreux n'est-ce pas ?
- Ça passera.
- Non Gustus, le reprit-elle autoritairement. Je vais demander à Clarke de te recoudre.
- Elle va deviner que c'est une blessure par balle, tu le sais. C'est une chirurgienne très douée et loin d'être stupide.
- Tu es un garde du corps, c'est les risques du métier et Artigas n'est vraiment pas doué avec les armes, n'est-ce pas ? Répondit simplement la brune, pas le moins du monde effrayée par le constat.
Gustus hocha la tête à l'idée émise pour justifier le mensonge.
- Battaia a été arrêté par la brigade anti-mafia.
- Je sais, Maître Salomon m'a informée qu'elle avait détaché un de ses proches collaborateurs pour qu'il le défende.
- Ils ont les preuves que c'est lui le responsable de l'explosion du casino.
- J'ai toute confiance en Sébastian. Il ne trahira pas la famille Donati.
- Ce n'est pas la question Lexa, même s'il ne parle pas car il est tenu à la règle du silence, le filet finira par se resserrer lorsqu'ils vont remonter son emploi du temps sur tout le mois avant son action.
- Si c'est le fait qu'il soit venu ici qui t'inquiète, il a déjà sa couverture. À l'heure où nous nous sommes rencontrés, « il était avec son frère et deux amis proches pour un déménagement ». Ils témoigneront en sa faveur si jamais la police arrive à remonter jusque-là.
- Bien Dona.
- J'ai reçu un message samedi dans la nuit, de l'un de nos soldats qui s'occupent des transmissions.
- Un message ?
Pour toute réponse, Lexa fit glisser vers lui le téléphone où était affiché le message. Gustus fronça immédiatement les sourcils. Ce message codé voulait tout dire : une famille importante voulait la paix.
- Les Barzetti ? Impossible ! Dit-il, abruptement sur ses gardes à présent.
- C'est toi qui disais que l'attaque du casino était un mauvais coup, non ?
- Oui mais c'…
- Visiblement, cela les a fait bouger de leur position.
- Impossible que cela vienne de Nia Barzetti, elle veut plus que quiconque ici ta mort.
- Nia est une vielle femme aigrie contrairement à ses héritiers.
- À quoi penses-tu ?
- À Roan Barzetti. Il est en droit de réclamer la direction des affaires familiales de par son statut d'héritier mâle.
- Hm. Que vas-tu faire ?
- Rester prudente.
- Oui, c'est ce qu'il faut. Je n'ai confiance ni en Nia, ni en Roan.
- Moi non plus. Je vais leur accorder un rendez-vous dans les jours à venir pour rencontrer leur messager.
- Ici ?
- Non. À toi de trouver le lieu approprié pour cette rencontre ainsi que la date.
- Bien Dona. Je m'occupe de tout.
Gustus inclina légèrement la tête en signe de respect avant de se diriger vers la porte de sortie. Lexa l'interpella avant qu'il ne sorte :
- Veux-tu parler de ce qui te chagrine avant de partir ?
Le sicilien sourit légèrement à cette proposition avant de secouer négativement la tête.
- Merci Lexa, ça va aller. Si j'en ressens le besoin, je viendrais ne t'en fais pas.
- Bien. Reste dans les parages pour que le Docteur Griffin puisse te soigner quand elle le pourra.
- Oui Dona.
Lorsque la porte fut fermée, la brune se leva pour marcher dans la pièce et se poster devant un cadre où son grand-père Titus Donati habillé d'un costard italien très chic, posait en compagnie de sa mère Luciana, elle aussi habillée d'une robe très belle. Un soupir lui échappa lorsque ses doigts passèrent avec nostalgie sur le cadre :
- Si vous saviez comme votre présence et vos conseils me manquent…
Clarke reconnut vaguement le bruit d'une porte qui s'ouvre dans son sommeil. Elle sentit néanmoins clairement que quelqu'un venait de la rejoindre dans le lit qu'elle occupait. Ce dernier était tout aussi grand que le sien mais était habillé de draps en satin de couleur noir. Elle sourit en reconnaissant le parfum de Lexa lui arriver aux narines.
- Bonjour Clarke… Souffla avec douceur la Donati en se calant contre elle pour l'enlacer avec douceur.
- Hm bonjour… Sourit la médecin tout en ouvrant doucement les yeux.
Les lèvres de la sicilienne vinrent poser quelques chastes baisers sur ses joues et dans sa nuque, ce qui l'incita à se retourner pour lui faire face et lui sourire. Elle tendit les bras pour inviter la brune à se rapprocher ce que Lexa fit. Clarke sentit l'envie irrépressible de serrer la belle héritière contre elle. Celle-ci sourit de plaisir devant le geste initié.
- Tu as bien dormi ? Demanda la brune en se redressant légèrement après une longue étreinte.
Ses doigts fins commencèrent à jouer avec une mèche blonde plutôt récalcitrante.
- Oui et je crois, non, je suis sûre que ton lit est plus confortable que le mien, mentit la blonde, taquine.
- Dois-je comprendre que tu comptes te l'approprier ? Répondit Lexa tout aussi malicieuse.
- Tu vois juste…
Le cœur de la Donati cogna un peu plus fort dans sa poitrine à cette confidence. Elle était définitivement amoureuse de Clarke Griffin. Ses lèvres, sans son autorisation au préalable, vinrent chercher naturellement celles de son amante pour entamer un baiser amoureux et gourmand qui se termina par un :
- Est-ce que je t'ai déjà dit que je t'aimais ?
Un sourire s'étira sur les lèvres de la blonde qui hocha timidement de la tête pour répondre.
- J'aimerai te montrer l'une de mes passions cet après-midi, est-ce que tu serais intéressée ? Chuchota la brune à son oreille.
- Oui avec plaisir, tout ce que je peux apprendre sur toi m'intéresse Lexa…
- Tu m'en vois ravie…
- Tu sens bon, c'est un crime de venir me réveiller avec ce parfum, rit Clarke en laissant ses mains vagabonder le long du pantalon en tissu de la brune, s'arrêtant finalement sur ses magnifiques fesses pour les caresser sans pudeur.
- Et toi tu es trop belle pour que je te résiste.
Sans plus de bavardages, le corps des deux jeunes femmes initièrent réciproquement des mouvements communs qui les firent soupirer d'excitation rapidement. Le chemisier de Lexa quitta rapidement son magnifique buste, la laissant en simple soutien-gorge tandis que les mains de Clarke avaient déjà déboutonné l'attache du pantalon tailleur pour ensuite faire descendre la fine braguette afin de glisser une main amoureuse par-dessus la culotte en dentelle cachée dessous. La Donati fit de même avec sa belle blonde qui contrairement à elle, ne portait qu'une simple nuisette. Leurs caresses se répondirent en écho et parfaite harmonie, les faisant trembler et soupirer de plaisir en parallèle de plusieurs baisers langoureux jusqu'à ce qu'un miaulement timide se fasse entendre depuis derrière la porte de la chambre close.
- Hmm non Racoon, pas maintenant… Soupira Clarke plus pour elle-même, prise de frissons agréables sous les caresses de son amante dont les lèvres se firent plus pressantes à mesure que l'orgasme semblait proche pour elles deux.
Le miaulement devint un peu plus fort puis s'en suivirent des bruits de griffures sur le bois ce qui sortit immédiatement Clarke de sa bulle de plaisir, l'inquiétude d'abimer la propriété de Lexa prenant le dessus.
- Ce n'est rien, souffla la sicilienne pour la rassurer.
- Tu es sûre…? Soupira Clarke en ouvrant à demi ses yeux.
Un baiser ne tarda pas à satisfaire la médecin qui ne résista pas à l'envie de rester encore quelques minutes dans les bras de la brune. Racoon sembla rendre les armes puisque le bruit désagréable des griffes disparut après quelques minutes.
- Ah… Mon amour, souffla la Donati à travers un baiser langoureux tout en se cambrant sous le plaisir qui l'envahissait.
- Redis-le, s'il te plaît, lui chuchota Clarke, excitée et au bord de la montée vers le septième ciel.
- Mon amour… Répondit son amante, avec douceur.
Leurs gémissements s'accentuèrent de plus en plus à mesure qu'elles approchaient de ce point culminant pour finalement se faire interrompre de nouveau par des aboiements surexcités. S'en suivit un concert de verres qui se brisent puis un vacarme assourdissant venant des escaliers et du couloir auxquels se mêlèrent des miaulements et feulements effrayés. Cette fois, les deux femmes se levèrent de surprise devant cette interruption. Lexa les joues rouges de plaisir, reboutonna rapidement son pantalon et remit son chemisier avant d'ouvrir la porte et trouver Roméo la queue frétillante et sautant dans tous les sens devant un Racoon aux poils gonflés de peur, plaqué contre la porte fermée à clé de son bureau.
- Roméo ! Aboya t-elle froidement.
Le gros chien couleur fauve, en reconnaissant sa maîtresse tout en se rendant compte de l'endroit où il était, glissa rapidement sa queue entre ses pattes arrière, se couchant ensuite dans un couinement apeuré.
Lexa le fixa de ses pupilles vertes et colériques, ordonnant finalement en sicilien :
- Dehors !
L'animal jeta un bref regard au chat avant de filer le plus vite possible à l'extérieur, là où se trouvait sa place. Racoon en profita pour marcher d'un pas fier vers la Donati qui le regarda entrer dans la chambre d'où il sortit finalement très vite sous un ordre très agacé de la médecin :
- Dehors ! Vilain chat !
Il gronda d'un air vexé avant de prendre la fuite en filant vers l'escalier. La Donati entra de nouveau dans la chambre pour trouver Clarke en nuisette, assise sur le lit. Elle s'approcha d'elle avec un sourire malgré leur mésaventure animale.
- Ce n'est que partie remise, lui souffla t-elle.
- J'espère bien, belle sicilienne, répondit la blonde souriant de nouveau en lui posant un baiser chaste sur les lèvres.
- Dis-moi Clarke, est-ce que tu pourrais jeter un coup d'œil à Gustus ?
- Euh oui, pourquoi ?
- Il s'est blessé vendredi lors d'un entraînement avec Artigas et j'ai l'impression que la blessure s'est infectée.
La blonde ne put s'empêcher de rire doucement.
- Ce n'est pas ton père biologique mais j'ai l'impression de savoir de qui tu tiens en horreur le corps médical.
- Chut, rit la brune avec un baiser sur la joue. Merci d'avance.
Les doigts habiles de la médecin retirèrent délicatement la compresse sale du bras gauche de Gustus. L'odeur et l'état de la plaie ouverte lui firent froncer les sourcils. Elle commença à nettoyer la blessure avant de sortir de quoi faire plusieurs points de suture afin de faciliter la cicatrisation.
- Vous vous préoccupez de la santé de Lexa, mais vous devriez vous préoccuper aussi de la vôtre.
- Je vais bien Docteur Griffin, indiqua le sicilien, le front toujours luisant.
La blonde se contenta de soupirer et de continuer sa suture. Lorsqu'elle fut satisfaite, elle sortit un thermomètre qu'elle plaça dans l'oreille du brun quelques secondes. L'appareil émit un léger bruit avant d'indiquer la température du patient.
- Vous avez 40,2° de fièvre Monsieur Giordano.
- J'ai connu pire.
- Dites-moi tous les siciliens ont votre caractère ou bien ce n'est que vous ?
La boutade eut le mérite de faire sourire à moitié le garde du corps. Bien que la relation entre la médecin et Lexa ne lui plaisait pas, il devait bien avouer qu'il comprenait de plus en plus pourquoi cette belle et intelligente blonde plaisait à la fille de Luciana.
- Rappelez-moi comment vous vous êtes fait cette blessure ?... Demanda Clarke, suspicieuse.
- J'apprenais à mon stagiaire à nettoyer son arme à feu quand le coup est parti. Il avait oublié d'enlever le chargeur.
- Heureusement que la balle vous a uniquement frôlé, n'est-ce pas ?
- Oui un coup de chance, le petit aurait pu me tuer sans le vouloir.
Clarke renifla légèrement, peu incline à croire ce que lui racontait le brun mais elle n'avait pas envie de se prendre la tête avec lui alors qu'elle passait actuellement un agréable weekend avec Lexa. Qui plus est, la demande de soins venait de son amante et pour elle, elle ferait un effort pour contenir sa curiosité. Elle se contenta de lui prescrire quelques médicaments pour faire baisser la température et empêcher une nouvelle infection.
- C'est bon ? Demanda Lexa en sortant dans sa tenue de cavalière.
La médecin tourna un regard intéressé vers son amante : la brune portait un pantalon d'équitation blanc mettant en valeur ses belles et longues jambes, surmonté de bottes noires ainsi qu'une veste noire très chic. Lexa était très belle dans cette tenue.
- Oui, acquiesça la blonde.
- Je vous emmène au centre Madame Donati ?
- Non ! S'exclama Clarke. Vous, vous allez vous allonger Monsieur Giordano.
- Hors de question, se rembrunit le brun.
- Écoutez le Docteur Griffin, Gustus. La santé avant tout, reprit Lexa, malicieuse.
Le regard qu'elle échangea avec Gustus était digne de celui d'une fille faisant une leçon de morale à son père ce qui ne manqua pas de faire rire Clarke et de faire sourire les deux mafieux.
- Je vais appeler Ryder et d'autres hommes, ne t'en fais pas, le rassura Lexa.
- Je m'en occupe, indiqua le brune en partant vers l'avant de la maison.
- Il ne peut vraiment pas s'empêcher de faire quelque chose hm ? Sourit Clarke.
- Il travaille pour ma famille depuis qu'il a seize ans, répondit Lexa avec un sourire elle aussi.
- Je comprends.
La blonde s'approcha de l'héritière pour lui chuchoter :
- Très sexy le pantalon blanc. Je crois savoir où tu m'emmènes, s'amusa t-elle.
- Mince, la surprise est ratée alors, rit la brune. Moi qui croyais que tu ne devinerais pas…
Un clin d'œil suivit ainsi qu'un baiser amoureux.
Les saphirs de Clarke ne se lassaient pas de regarder la Donati juchée sur ce bel étalon à la couleur ébène portant le nom de Bucéphale. Le duo travaillait dans la carrière extérieure et avait réussi à attirer l'attention de plusieurs cavaliers ainsi que d'autres curieux au fil des figures de dressage exécutées. Ils avaient ensuite enchaîné un parcours de sauts d'obstacles qui fut réalisé avec une facilité sans nom. La Donati avait demandé au moniteur de lui monter la hauteur des barres. Des applaudissements ne cessaient de se faire entendre lorsqu'un nouveau saut difficile était réussi, faisant naître chez la belle blonde une fierté étrange. Elle se sentait fière, chanceuse de sortir avec la belle brune… Du moins, était-ce bien le cas ? Elle n'arrivait pas à placer de mots sur leur relation. Oui, elles s'étaient avouées leurs sentiments tout récemment, Lexa avait utilisé le mot « compagne » pour la décrire mais ni l'une ni l'autre n'avait fait la demande explicite de se stabiliser et de devenir un couple. De plus, leur relation restait très secrète, cantonnée à elles deux ce qui commençait à la mettre dans une position d'inconfort : elle voulait crier à tout le monde qu'elle et la Donati étaient amoureuses l'une de l'autre et donc qu'elle était à elle. Dans les yeux de beaucoup elle lisait l'admiration, mais dans certains elle voyait autre chose et elle savait ce que c'était car ses yeux à elle trahissait son envie d'embrasser et serrer dans ses bras la belle cavalière.
- Tu veux monter Clarke ? Lui demanda la brune en s'arrêtant à sa hauteur.
La blonde sursauta à la question, sortie soudainement de ses pensées. Elle regarda un instant le magnifique animal qui respirait un peu plus fort et rapidement que tout à l'heure.
- Je n'ai pas la tenue adéquate mais une prochaine fois ce sera avec plaisir, lui sourit-elle.
- D'accord. Laisse-moi le temps de descendre et je te rejoins.
De nouveaux applaudissements retentirent quand Lexa salua et remercia poliment ses spectateurs. Elle fit marcher le cheval quelques minutes pour qu'il puisse reprendre une respiration normale avant de mettre pied à terre et de l'amener jusqu'à son boxe. À l'intérieur, un palefrenier prit le relais. La Donati offrit quelques caresses à sa monture ainsi qu'une récompense avant de le laisser aux soins du professionnel. Elle marcha ensuite vers la belle blonde, complètement détendue et glissa une main autour de sa taille pour lui poser un baiser sur la joue qui surprit la médecin.
- Je n'ai pas encore arrêté de fumer mais j'aimerai bien t'inviter à dîner ce soir, chuchota t-elle.
- Dans ce cas c'est moi qui invite.
- Clarke… S'indigna doucement la brune. Ça fait déjà deux fois…
- Tu as arrêté de fumer ?
- Non…
- Alors tu n'as rien à redire, répondit Clarke, enjouée.
- Partons vite d'ici avant que je ne te déshabille devant tout le monde, répondit la brune en se retenant difficilement d'embrasser son amante.
Les deux femmes montèrent dans le SUV gris conduit par Ryder et un autre homme que Clarke n'avait encore jamais vu. Lexa eut un mal fou à se retenir d'embrasser Clarke bien qu'elle glissa discrètement sa main sur celle de sa compagne.
Lorsqu'elles furent arrivées à la propriété de la Donati, au vu de l'heure, Lexa ne traîna pas et monta rapidement se doucher pour enlever l'odeur de foin et de cheval qu'elle portait. Elle redescendit en jean slim bleu foncé ainsi qu'une chemise blanche dépassant de son jean.
- Si je ne peux pas t'inviter, je te conduirais, indiqua t-elle avec le sourire en allant tenter Clarke de ses lèvres avant de reculer.
- Me ferais-tu du chantage affectif ? Sourit Clarke qui avait tendu les lèvres pour au final ne rien avoir.
- Ça se pourrait… Répondit la brune.
- Je vais m'occuper de toi ce soir alors… La prévint gentiment la blonde en réussissant tout de même à lui poser un léger baiser sur la joue.
Les deux femmes se rendirent dans le garage de la belle brune pour s'équiper d'une veste en cuir adaptée et prendre deux casques de moto. Lexa enfourcha sa Ducati rouge avant d'indiquer à Clarke de monter derrière elle. La médecin tout comme la première fois, se sentit excitée comme une adolescente à l'idée de monter sur ce bolide infernal. Suivies des gardes du corps dans le SUV, Lexa les emmena vers le restaurant de son choix en dehors de Syracuse, ne se doutant nullement qu'une autre voiture les suivait à distance.
Finn passa la porte du restaurant cinq étoiles et ne manqua pas de se faire refouler par le jeune homme chargé des réservations. Le brun sortit rapidement son badge :
- Je suis là pour une enquête.
- Il faut que je prévienne mon supérieur…
- Le but c'est que je reste discret. Si vous rameutez toute la direction, ma couverture n'existe plus, vous comprenez ?
- Oui Monsieur…
- Vous m'installez oui ou non ?
- Bien sûr… Lieutenant Collins, lut l'employé sur le badge de police.
Le policier repéra rapidement son ex-compagne et l'héritière la plus fortunée de Sicile : elles étaient installées au premier étage, celui réservé aux plus riches clients. Il demanda à être installé dans un angle mort de la table mais pas trop loin pour pouvoir les observer. De toute façon, il n'avait pas le matériel nécessaire pour les écouter, il voulait simplement les observer.
- Voici la carte Monsieur Collins.
- Merci, grogna le brun en commençant à observer de loin les deux jeunes femmes.
- C'est très luxueux ici, remarqua la médecin.
- C'est un restaurant gastronomique, lui indiqua Lexa.
- Je sens que je vais beaucoup m'amuser, confia la blonde.
- Ah oui ?
- J'adore me moquer des serveurs, ils sont tellement coincés. J'ai beau être dans le monde des hauts cadres du fait de mon poste de chirurgienne, je tiens de mon père de ce côté-là.
- J'ai hâte de te voir à l'œuvre, confia la brune, souriante.
Elle laissa son regard vert vagabonder sur le visage de la belle blonde ce qui ne manqua pas de faire se trémousser légèrement sur place Clarke qui se mordillait la lèvre de gêne.
- Ça ne va pas ?
- Si… C'est juste que quand tu me regardes comme ça…
- Oui ?
- Ça m'excite… Chuchota t-elle tout bas.
Un sourire s'étira sur le visage de la Donati qui avança sa jambe sous la table pour la frotter à celle de la blonde tout en attrapant délicatement sa main.
- Est-ce que ça t'excite ça aussi ?...
- Beaucoup, confia Clarke, malicieuse.
- Mesdames bonsoir, salua le serveur en se présentant pour prendre les commandes.
Les deux femmes indiquèrent l'entrée choisie et Lexa se chargea de choisir le vin qui accompagnerait leur dîner. En attendant leur entrée, elles continuèrent à se chuchoter des mots doux jusqu'à ce que Clarke ne demande sur un ton hésitant :
- Lexa j'aimerai savoir quelque chose…
- Oui ?
- Toi et moi c'est…
Le regard de la brune se fit curieux ce qui incita la blonde à poursuivre :
- Qu'est-ce que c'est ?
- Je ne comprends pas bien, répondit l'héritière.
- Je… Enfin tu vois, on s'est dit qu'on s'aimait, c'est très fusionnel entre nous mais… Je… Enfin on est un couple ou bien…
- Oui.
- Oui ?
- Nous sommes un couple, Clarke. C'est ce que je vois pour nous en tout cas, pas toi ?
- Si, c'est juste que d'habitude dans un couple, un des deux amants propose à l'autre de sortir avec… D'officialiser je veux dire… Mon dieu je m'y prends comme un manche… Rougit Clarke, gênée.
Au fil des justifications de la blonde, le sourire de la Donati n'avait cessé de s'élargir. Elle adorait voir ce côté gêné de Clarke alors qu'elle était au quotidien une femme sûre d'elle et fonceuse. Elle appliqua une douce caresse sur sa main, liant leurs doigts ensemble.
- Clarke ?
- Oui ?
- Est-ce que tu veux bien officialiser l'actuelle relation que l'on entretient et devenir ma compagne ?
Un grand sourire naquit sur les lèvres de la médecin qui n'hésita pas une seconde :
- Oui !
La brune se redressa un peu pour aller tendre ses lèvres à son amante pour l'embrasser amoureusement quelques secondes.
- Mais j'y pense ! Il faut qu'on revoit mon contrat Lexa… Je ne peux pas être ton médecin si je sors avec toi… Je…
- Chut… Ce ne sont que des détails. Le contrat qui te lie à moi n'est que futile, tu es avant tout la médecin/chirurgienne de Becca Giordano, de Aden tout au plus. Et puis tu l'as dit : je suis en pleine forme, s'amusa la brune.
- Il ne faut pas rire avec ça, la rabroua Clarke bien qu'amusée.
- J'aime rire de la santé et tout ce qui tourne autour du domaine médical.
- Tu es douée alors pour avoir réussi à séduire une médecin qui devra supporter ça… Rit doucement Clarke.
- Merci, répondit Lexa en acceptant le compliment.
- En plus tu fais la fière ! Rit un peu plus fort la blonde.
Plus Finn observait Clarke et cette Lexa Donati, plus son visage se décomposait. Il n'avait jamais vu son ancienne compagne aussi épanouie qu'à ce jour et c'était très douloureux. Son estomac se tordait et son cœur lui faisait un mal de chien. Le pire avait été de les voir s'embrasser de cette manière. Eux aussi avant tout ça s'étaient embrassés comme ça…
Il refoula le serveur qui venait lui apporter le verre de vin qu'il avait commandé afin de faire bonne figure pour se lever et sortir brusquement de l'établissement. Il fallait qu'il parte ou il allait commettre l'irréparable.
Lexa fit signe à ses gardes du corps qu'ils pouvaient disposer pour ce soir excepté Ryder qui devait patrouiller autour de la propriété. Clarke derrière elle, elle avança la moto de sport rouge dans le garage lorsque la porte motorisée fut ouverte. La lumière s'alluma grâce aux détecteurs de mouvements. La pièce était très grande et abritait sur le côté droit six voitures de luxe : coupé-sports, cabriolets, et SUV. Le côté gauche quant à lui alignait une dizaine de motos différentes où la brune stationna la Ducati rouge. Lorsque le moteur fut coupé et la cale mise, Clarke descendit du véhicule suivit de la conductrice.
La médecin retira le casque, attrapa celui de sa compagne pour aller les poser là où elles les avaient pris ainsi que sa veste en cuir. Une fois fait, comme Lexa vérifiait quelque chose sur sa moto, la blonde en profita pour arriver derrière elle et murmurer :
- J'espère que ce garage est interdit aux animaux…
Lexa ne comprit pas tout de suite la référence et commença sa réponse un peu trop vite :
- Pourquoi tu dis… Oh.
- Je ne tolérai pas qu'on nous dérange à nouveau, lui chuchota d'une voix suave la blonde.
- Moi non plus…
Leurs lèvres se trouvèrent rapidement pour échanger un baiser plein de retenu et tentateur qui ne manqua pas de les frustrer d'avantage. La Donati ramena le corps de la médecin à elle pour sentir sa chaleur contre elle, la guidant ensuite vers la porte menant à l'intérieur de la maison mais Clarke se fit réticente.
- Non. Ici belle brune… Je n'aurais pas la patience d'attendre jusqu'en haut.
Lexa sourit à la confidence et balaya du regard le grand garage. Elle n'eut rien à dire que Clarke reculait vers la moto rouge pour caresser d'un air aguicheur le cuir du siège sur lequel elle avait été assise quelques minutes auparavant. La vision ne manqua pas d'exciter la Donati qui tendit sa main pour guider la blonde vers une autre moto : une Suzuki bleu océan dont le siège en cuir était légèrement plus large que celui de la Ducati.
- Je ne sais pas si tu te rends compte que tu es en train de satisfaire un de mes fantasmes cachés… Lui chuchota la brune.
Un nouveau baiser servit de réponse. Clarke sentit les mains de l'héritière se poser sur ses hanches et elle dirigea les siennes sur sa veste en cuir avant d'amener son nez dans le cou de la brune pour s'enivrer de son odeur d'épices et de cuir. Elle ouvrit délicatement la bouche pour lécher du bout de sa langue la peau bronzée ce qui arracha un frisson à la sicilienne. Tandis que la veste de la brune tombait sur le sol, elle ouvrit la jupe de la jeune femme pour la faire glisser le long de ses jambes avec sa culotte puis la souleva rapidement pour la poser sur la selle un peu plus creuse que celle de la Ducati. Elle la guida pour la position, la faisant s'allonger sur le dos, la tête vers le guidon de la Suzuki.
Elle se permit de l'observer quelques instants : Clarke était allongée telle une déesse, chemisier ouvert, les cheveux lâchés et complètement nue au niveau du bassin sur l'une de ses motos préférées. La vision accéléra le rythme cardiaque de la Donati qui se dit qu'elle n'aurait pu rêver mieux. Elle se posta rapidement aux côtés de la blonde pour aller lui voler un baiser langoureux tout en allant masser de sa main droite les seins de la jeune femme qui se cambra, lui offrant un peu plus ses monts érigés sous le soutien-gorge. La bouche de Lexa traça un chemin appliqué jusqu'à la poitrine. Après avoir retiré partiellement le sous-vêtement, elle se saisit de la pointe du sein gauche pour l'embrasser, la sucer puis la mordiller légèrement ce qui ne manqua pas de faire soupirer Clarke de plaisir qui trouva avec ses mains de quoi s'accrocher pour ne pas perdre l'équilibre.
Les lèvres de la brune finirent par s'échouer le long des côtes puis sur les hanches de la blonde, passant finalement derrière la moto tout en prenant soin de garder un contact avec la peau douce de la médecin avec ses mains. Elle se cala sur la roue arrière, s'asseyant dessus pour se mettre à hauteur des cuisses de son amante qu'elle écarta avec douceur. Elle commença à embrasser l'intérieur des cuisses jusqu'à remonter finalement jusqu'à la toison dorée pour aller chercher le petit bourgeon sensible et y glisser le bout de sa langue, entamant des mouvements circulaires agréables qui firent gémir Clarke de plaisir. La blonde entama rapidement des mouvements avec son bassin mais la position, bien que la selle creuse soit confortable, n'était pas des plus simples à tenir, aussi elle sentit les mains de la Donati passer autour de ses cuisses pour l'aider à maintenir son équilibre.
Lexa arrêta quelques secondes ses caresses langoureuses pour embrasser à nouveau l'intérieur de la cuisse de la blonde :
- Je te tiens ma princesse, laisse-toi aller…
- Hnm Lex'…
Un nouveau baiser et la brune repartait à l'assaut de ce petit point secret sur lequel elle s'appliqua longuement afin de faire gémir de plus en plus fort son amante qui ne cessait de faire danser son bassin au rythme des assauts langoureux, réclamant plus. Avec une lenteur délibérée, Lexa glissa tout en continuant à lécher, deux doigts dans le jardin secret de la blonde qui frémit de plaisir et amena son bassin vers le bas afin de sentir le plus profondément possible son amante. Leurs mouvements s'accélérèrent sur quelques minutes faisant monter Clarke à un degré de plaisir qui la laissa pantelante lorsque la vague en elle se déchaîna.
Lexa la laissa reprendre ses esprits avec douceur puis se leva de la roue arrière pour faire lever la blonde dont les jambes tremblaient encore de plaisir. Clarke s'accrocha à elle pour ne pas tomber et Lexa en profita pour lui voler un baiser langoureux tout en serrant ses fesses entre ses mains. La médecin soupira en sentant son goût dans la bouche de la brune, elle trouvait ça tellement érotique… Elle n'avait jamais été aussi loin en termes de sexe avec n'importe lequel de ses amants, homme ou femme : Lexa était unique. Elle répondit avec force à son baiser, ouvrant finalement les yeux pour murmurer :
- À mon tour de te faire crier belle sicilienne mais j'ai un peu froid ici… Suis-moi.
L'héritière se laissa guider jusqu'à l'étage et tomba lourdement sous un geste de la blonde sur son lit, la laissant monter sur elle à califourchon tout sourire. Cette nuit allait être encore pleine de passion et cela la ravissait comme jamais…
Jasper sursauta quand la porte de leur salle claqua brusquement devant l'entrée improbable de Finn. Le brun marchait sans regarder devant lui, le regard sombre et les muscles contractés.
- Wow tu m'as fait peur Collins… Il est tard, tu as fini normalement, non ?
- J'arrive pas à dormir. Où est Battaia ?
- Dans sa cellule, pourquoi ?
- Il a toujours rien dit ?
- Non. Bellamy lui a mis la pression pourtant, rien à faire.
- Fais le transférer en salle d'interrogatoire.
- Je suis pas sûr que Bellamy soit d'accord…
- C'est un ordre de ton Lieutenant !
L'informaticien fit un nouveau bond sur sa chaise devant l'agressivité de son collègue et se leva aussi vite qu'il le put pour aller s'occuper de l'interrogatoire du sicilien. Après une dizaine de minutes, il se représenta rapidement à bout de souffle devant Finn.
Il est en salle d'interrogatoire c'est bon mais il dormait. Je suis pas sûr que tu en tires quelque chose. J'appelle Atom pour qu'il te rejoigne.
- C'est bon, j'en fais mon affaire.
- Mais le protocole…
Le policier ignora son collège et marcha d'un pas raide et menaçant jusqu'à la salle d'interrogatoire entrant brusquement à l'intérieur. Sébastian Battaia ne bougea pas même un cil pour saluer l'agent. Il avait le visage fermé, les mains menottées à la table.
- Alors ça fait quoi de se faire réveiller en pleine nuit Battaia ?
Un silence lui répondit.
- Tu croyais quand même pas être entretenu, logé et nourri aux frais de la princesse ?! Tu vas devoir lâcher des infos je te le dis !
Nouveau silence.
- Tu vas parler espèce de fils de pute ?! S'énerva Finn en allant attraper par le col de son t-shirt de prisonnier le sicilien.
Sébastian leva cette fois-ci le regard pour fixer droit dans les yeux le policier qui frissonna de dégoût. Ce regard là il le connaissait, c'était celui des mafieux. Celui qui disait « Va te faire foutre sale merde je lâcherai rien quitte à croupir en taule toute ma vie ». Finn le lâcha et ouvrit le dossier qu'il avait apporté avec lui, montrant des photos de corps carbonisés ainsi que des débris de casino.
- Tu peux être fier sale pourriture, tu as tué au total 33 personnes ce soir-là. J'ai moi-même manqué d'y passer.
Cette fois-ci bien que la mimique soit presque invisible, la bouche de Battaia s'étira d'à peine un millimètre ce qui fit tiquer Finn. Le brun ne résista pas et leva le poing droit pour l'écraser sur le visage du suspect qui sans les menottes accrochées à la table serait sans doute tombé au sol.
- Enculé de mafieux ! J'aurais ta peau ! Tu vas parler avec la force s'il le faut !
Finn avait en lui cette rage, ce mal-être depuis qu'il avait vu Clarke et la Donati ensemble. Il avait besoin de frapper, de se défouler et qu'y avait-il de mieux que de tabasser un assassin ? Cette merde le méritait. Bien que Sébastian mourait d'envie de répondre et lui infliger une bonne correction, il s'en empêcha et se laissa tabasser, se contentant d'attendre le bon moment pour enfin ouvrir la bouche et crier :
- À l'aide ! À l'aide !
Lorsque Jasper arriva accompagné d'Atom il était trop tard : le visage du mafieux était en sang. Atom se saisit de Finn qui consommé par la rage et l'amertume rua avec force pour se détacher de l'emprise de son collègue et finir ce qu'il avait commencé.
- Lâche-moi ! Bordel ! Cette pourriture le mérite ! Fils de pute ! Cracha t-il
- Sors le d'ici Atom ! Lança Jasper.
- Finn putain arrête ! Qu'est-ce que tu fous ?!
- Je vais lui faire la peau !
Après quelques minutes de lutte, Atom réussit enfin à faire sortir Finn de la salle d'interrogatoire. Une ambulance arriva rapidement pour prendre en charge les blessures de Sébastian mais celui-ci refusa qu'on le touche avant d'avoir pris en photo le résultat de la colère du policier. Bellamy débarqua en plein milieu de la nuit après l'appel de Jasper et lorsqu'il vit dans quel état se trouvait actuellement son principal suspect son sang ne fit qu'un tour : il venait de perdre beaucoup. Battaia aurait sans aucun doute un allègement de peine pour réparer le préjudice causé par son agent. Il s'occupa des démarches nécessaires avant de convoquer dans son bureau son agent qui avait encore les mains ensanglantées.
- Bellamy je…
- Je ne veux rien entendre. Tu as dépassé les bornes.
- Je sais… Il a réussi à m'avoir à l'usure…
- Le protocole stipule que nous devons mener les interrogatoires à deux et c'est pas pour rien ! Tu viens de lui offrir un ticket de sortie espèce de con ! Son avocat est un gros salopard, il va nous foutre la misère grâce à toi !
Finn baissa le regard.
- Ton arme et ton badge, dit sèchement son supérieur.
- Quoi ? Mais Bellamy je…
- Tu es relevé de tes fonctions.
- Non !
- Et tu seras sans solde à compter de ce jour jusqu'à ta reprise. Je te ferais parvenir la date dans les jours à venir car je ne suis plus seul sur cette affaire Collins. Le commissaire Pike sera informé et statuera avec moi de la période d'arrêt.
- …
- En attendant reste joignable car tu peux être sûr que tu vas être convoqué dans les jours à venir si ce n'est demain par rapport à ce que tu as fait.
- Bellamy je suis vraiment désolé, s'excusa le jeune homme.
- Fous-moi le camp, répondit froidement son supérieur.
Le Lieutenant grimaça puis se leva, déposa son badge et son arme de service avant de sortir de la pièce puis de la salle où Jasper et Atom le regardaient d'un air désolé.
Le SUV roulait dans la pénombre de la nuit depuis une heure déjà. Lexa releva le regard un court instant quand la voiture ralentit pour tourner sur un chemin terreux. Le véhicule se stoppa ensuite, laissant juste les phares allumés pour éclairer la zone. Un autre SUV était derrière eux. De celui-ci sortirent trois hommes et deux femmes qui se chargèrent de vérifier la sécurité de la zone. Gustus s'était chargé de choisir le lieu de rencontre avec le messager des Barzetti. Le mois de septembre était arrivé et l'automne ne tarderait pas à suivre sur l'île.
Afin de prévenir tout risque d'embuscade, le lieu de rendez-vous n'avait été transmis qu'une heure à l'avance au messager. Celui-ci arriva donc avec un peu de retard dans une berline Mercedes noire depuis un autre chemin de terre, seul comme convenu. Un appel de phare l'autorisa à descendre de sa voiture. Gustus s'approcha de lui avec prudence pour échanger quelques mots.
- La Dona vous écoute.
- Monsieur Roan Barzetti a repris les affaires familiales il y a un peu plus d'un mois et souhaite faire cesser cette guerre de sang entre les deux familles les plus influentes de l'île.
Le Giordano fixa le messager un court instant avant de reculer vers la Porsche abritant sa supérieure qui n'avait pas daigné se montrer encore. La vitre se baissa pour lui permettre de chuchoter les dires du messager à la Donati.
Lexa prit le temps de se répéter le message et de l'analyser. Après un temps de réflexion, elle décida de sortir pour se présenter devant le messager malgré les réticences de Gustus. Habillée d'un tailleur noir, ses cheveux étaient attachés en une longue queue de cheval haute qui durcissait légèrement ses traits et ses yeux verts perçants vinrent sonder l'homme face à elle.
À la vision, le messager des Barzetti recula sous l'aura invisible mais pourtant écrasante que dégageait cette femme que beaucoup sur l'île et en Italie appelaient Dona.
- Votre nom, dit-elle, autoritaire.
- Athol.
- Quel est le premier mot qui vous vient à l'esprit maintenant que vous êtes face à moi Athol ?
Le messager parut décontenancé par la question mais prit le temps de la réflexion pour dire :
- Puissante…?
- Ne mentez-pas, répondit-elle sèchement.
- Je…
À l'hésitation, Lexa d'un geste souple attrapa le couteau caché à sa cheville pour le glisser rapidement sous la gorge du messager qui leva le visage sous l'appui de la lame sur sa peau.
- Ne me faites pas répéter.
- Femme, dit-il finalement.
À ce mot, la brune laissa un léger sourire se dessiner sur ses lèvres et posa sa main gauche sur le torse de l'homme de main des Barzetti. Sa bouche glissa à l'oreille du brun pour murmurer :
- Est-ce que je vous plais Athol ?...
- Oui…
- Aimeriez-vous me faire des choses interdites ?
- Bien sûr.
- Parce que je suis la Dona ou bien parce que je suis une femme ?...
- Les deux.
- Aimeriez-vous me tuer ?
- …
- Répondez.
- Oui.
- Pourquoi êtes-vous ici alors ?
- Parce que je respecte les décisions de mon supérieur. La gestion des affaires familiales Barzetti revient de droit à Roan Barzetti, unique héritier mâle.
- Vous passeriez outre votre envie de me tuer si votre supérieur vous l'ordonnait ?
- Oui car de la paix nait l'abondance.
Lexa relâcha son emprise, laissant souffler l'homme dont le visage était quelque peu en sueur. Nul doute que sous un geste de la Donati il aurait fini soit la gorge tranchée soit en passoire sous les coups de feu de ses hommes de main. Les risques que n'importe quel messager court lors d'une rencontre après tout.
- J'ai espoir que tous vos collègues soient aussi lucides que vous Athol.
- Ils le sont.
- J'en doute fortement.
- Que vous faut-il pour vous prouver notre nouvelle loyauté envers la famille Donati ?
- Un homme.
Un court instant, Athol commença à regretter d'être venu ici. Peut-être que cette rencontre n'était qu'un coup monté. Il entendait déjà presque la brune prononcer le nom de l'héritier des Barzetti.
- Quint Iabarazzi. Livrez-le-moi et j'écouterai avec toute l'attention nécessaire la proposition de Roan Barzetti.
- Je transmettrai le message Madame Donati, répondit le messager presque soulagé bien qu'inquiet à l'idée de livrer le meilleur élément des Barzetti à la famille ennemie.
- Avez-vous des réclamations à mettre à l'étude ?
- L'arrêt des attaques envers les casinos Barzetti.
Lexa resta stoïque à la demande et termina la conversation par un signe de tête léger avant de se diriger vers sa voiture.
Clarke était rentrée de sa journée de travail assez tard et avait été surprise de trouver la maison vide alors que Lexa était partie aux alentours de 2h30 du matin pour une affaire urgente. Elle avait hâte de retrouver sa belle brune pour partager avec elle une soirée agréable. Elle s'installa dans le canapé sur lequel Racoon dormait, roulé en boule. La blonde vint le gratouiller légèrement ce qui incita le félin à se lever pour venir se rouler sur les jambes de sa maîtresse afin de profiter de plus de caresses.
La médecin regarda son téléphone portable. Elle avait des messages non lus et des appels manqués ce qui lui rappela qu'elle avait passé le weekend quasiment exclusivement avec Lexa. Cela la fit sourire, elle était déjà accro à sa nouvelle compagne mais elle savait qu'il fallait qu'elle commence dès à présent à partager son temps correctement afin de ne pas perdre son cercle social. Elle répondit rapidement à Octavia qu'elle avait à peine croisée ces derniers jours du fait de ses rendez-vous en tant que directrice de l'hôpital. Dire que l'été était déjà terminé… Elle n'arrivait toujours pas à s'y faire, il s'était passé tellement de choses en deux mois.
Son regard fut attiré par un message vocal de Becca Giordano qu'elle écouta. Celle-ci lui demandait de la rappeler au plus vite ce qu'elle fit aussitôt, renfilant son costume de médecin en même temps.
- Bonsoir Becca, c'est Clarke. Vous m'avez laissé un message il y a une heure…
- Clarke ! Bonsoir ! Heureuse que vous ayez eu le temps de me rappeler !
- Rien de grave ? Dois-je venir ?
- Non pas d'inquiétude. Je voulais juste vous informer que je pars une semaine en Italie pour poursuivre ma campagne au sujet des élections pour le Sénat de Rome.
- Ah oui je me souviens.
- Et comme ce genre de voyage a tendance à beaucoup me fatiguer, pour vous éviter les allers-retours, je me suis dit que vous pourriez peut-être m'accompagner ?
- Vous accompagner en Italie ?! S'exclama Clarke, surprise et enjouée à la fois.
- Oui, cela serait possible pour vous ?
- Quand partez-vous ?
- Après-demain.
- Hm je ne sais pas si cela va être possible par rapport à l'hôpital… Je ne suis pas tout en haut de la hiérarchie bien que j'aie beaucoup plus de libertés qu'avant…
- Ne vous inquiétez pas, j'ai déjà prévenu et organisé votre déplacement. Vous partez pour un séminaire, s'amusa la maire de Syracuse.
- Pourquoi est-ce que je me pose la question de l'organisation, je devrais savoir que si c'est Becca Giordano qui invite tout est réglé, rit la blonde, amusée.
- J'ai beaucoup de contacts, rit la politicienne. Alors c'est d'accord vous m'accompagnerez pour vous assurer de ma santé Clarke ?
- Avec plaisir, je n'ai jamais été en Italie encore, ce sera l'occasion.
- Oh vraiment ?! Il faudra que je vous fasse visiter quelques boutiques entre deux rendez-vous alors !
- Pas si vous êtes trop fatiguée Becca, commença Clarke.
- Vous serez là pour me relever, se moqua la maire.
- Où trouvez-vous cette énergie Madame Giordano ? Sourit la médecin.
- Secret de famille ! Bon et bien je vous envoie la date et l'heure pour que l'on se retrouve. Je m'occupe des billets d'avion ma toute belle. Merci encore.
- C'est la moindre des choses au vu de la hauteur du salaire que vous me versez chaque mois.
- Vous êtes trop humble Docteur Griffin, je vous souhaite une agréable soirée. À dans deux jours.
La conversation se coupa et Clarke ne put s'empêcher de sourire bêtement : l'Italie… Dire qu'elle n'y avait pas mis les pieds une seule fois en deux ans alors que le pays était si proche d'elle. Elle rêvait de marcher dans les rues de Rome, Florence, Milan, Venise… Les photos de ces villes étaient si belles.
- Racoon, je pars en Italie grâce à mon travail, tu te rends compte ? Dit-elle en soulevant le chat qui dormait encore à moitié.
Le félin émit un petit miaulement aigu avant de bailler. Un bruit de moteur couplé à des aboiements firent lever la blonde du canapé. Lexa entra quelques minutes plus tard dans la maison pour trouver une Clarke enjouée et tout sourire.
- Bonsoir Clarke, la salua t-elle avec un baiser doux sur les lèvres.
- Bonsoir… Sourit la blonde en l'embrassant à son tour.
- Tu as l'air très heureuse, une bonne nouvelle est arrivée ?
- Je suis déjà très contente que tu sois rentrée… Tu m'as manqué cette nuit…
- Je suis désolée, ce rendez-vous est arrivé à la dernière minute, s'excusa Lexa.
- Je comprends, ton travail comme le mien reste prioritaire.
Lexa manqua de dire l'inverse mais elle se retint. Non Clarke passerait avant ses affaires si elle devait faire ce choix un jour.
- Je pars en Italie !
- Pardon ? S'étonna la brune.
- J'accompagne Becca Giordano en tant que médecin pour veiller à sa santé, sourit la blonde.
- … Combien de temps ?
- Elle m'a dit une semaine, je suis tellement contente ! Je n'y suis jamais allée encore, elle m'a dit que l'on visiterait les villes entre ses rendez-vous.
- C'est gentil de sa part…
- Ça ne va pas ?
- Si. Une semaine c'est long lorsqu'on est loin de la personne que l'on aime…
- Viens avec nous ! Je suis sûre qu'elle n'y verrait pas d'inconvénient. Vous vous entendez bien en plus, non ?
L'héritière mourrait d'envie de répondre par l'affirmative. Elle était même un peu jalouse que ce soit Becca qui puisse faire découvrir à son amante la beauté de l'Italie alors que c'était elle sa petite amie… Mais avec la naissance des pourparlers avec les Barzetti, elle ne pouvait pas se permettre de se déplacer aussi longtemps surtout en compagnie de Clarke. Cela pourrait leur nuire à toutes les deux. Elle devait rester vigilante car elle n'avait pas du tout confiance envers cette pseudo paix proposée par Roan Barzetti dont elle gardait peu de souvenirs.
- Une prochaine fois Clarke, j'ai un emploi du temps très chargé pour les deux semaines à venir. Je suis désolée, j'aurai vraiment aimé t'accompagner…
Clarke sentit une pointe de déception naître au fond d'elle mais se força à sourire : Lexa ne pouvait pas toujours répondre par l'affirmative à ses demandes et elle le comprenait à présent. Qui plus est, la brune venait de le lui dire : ce n'était pas qu'elle ne voulait pas mais bien qu'elle ne pouvait pas.
- Ce n'est pas grave. On a travaillé tout l'été, qui sait si on pourra se permettre de prendre ensemble une ou deux semaines de congés d'ici noël ?
- Oui, ça me paraît plus envisageable, sourit l'héritière, heureuse que la blonde ne soit pas vexée comme lors de son premier refus de sortie en boîte de nuit.
- Tu m'enverras des mails ? La taquina la médecin.
- Tu aimerais ?
- Tu oses me demander ça ? Rit la blonde en glissant ses mains sur la taille de son amante pour aller ensuite caresser ses fesses.
- J'ose tout avec toi Clarke Griffin.
Un sourire s'étira sur les lèvres des deux jeunes femmes tandis que leur regard se mélangeait pour mêler le bleu de l'océan au vert de la forêt.
Alors alors ? Contents de votre lecture ? :) J'espère que la grande présence du clexa vous a plu, j'avais besoin de ce chapitre pour qu'elles puissent mettre les choses à plat afin de construire quelque chose de solide ! Je crois que certains attendaient grandement leur discussion au sujet du couple ? Voilà qui est fait (avec un Finn en mode espion haha) :P
Concernant le Octaven qu'en avez-vous pensé ? J'ai essayé de faire un peu plus long que d'habitude pour les deux belles :P
N'hésitez pas à me laisser un retour sur votre lecture afin de m'éclairer sur vos attentes futures... Je tiens à préciser que le point de vue d'Anya concernant sa grossesse arrive dans le prochain car le plan du 12 était trop long, j'ai du décaler malheureusement mais ça me permettra de plus creuser le personnage et ses sentiments vis à vis de sa situation actuelle :) Un peu de patience est donc de rigueur ;P
Pour le petit retour de Lexa en mafieuse, j'ai choisi de la faire très provocante afin qu'elle teste à quel point les Barzetti et leurs hommes de main sont capables d'aller pour cette paix demandée. Demander la paix est une chose, accepter d'être contrôlé par une femme en est une autre dans le monde de la mafia :)
Le prochain chapitre comme vous avez dû le deviner se passera entre la Sicile et l'Italie :) Je vous dis à dans deux semaines !
PS : La moto est un caprice de nouveau... Pfou je ferme boutique pour le moment de ce côté là :P
