Helloooo ! Bonne année 2017 ! :D Et voilà le nouveau chapitre pour bien commencer l'année de mon côté car ça me fait toujours énormément plaisir de vous partager mes folles idées ! :P Merci pour vos follows, favs et reviews ! Je vous adore sérieux ! Vous déchirez grave ! :D Un chapitre en deux parties encore car trop d'idées et la bestiole faisait déjà 21 pages donc coupure ! :)

Merci à doubi et MagRd pour la relecture, ils bossent comme des fous ces deux-là héhé ! Allez bonne lecture !

angelye : Hey ! Merci pour ton retour :D Anya a changé d'avis ? Hmmm je sais pas ça hein héhé :) mais au moins elle et Gustus ont réussi à se réconcilier ^^ Ah la vérité de Lexa... Elle est très attendue hahaha ! Bonne lecture :)

Guest : Holaa ! Merci pour ton retour ! Le nombre de semaines pour Anya ? C'est précisé dans ce chapitre :P Et non Aden est un dur à cuir héhé ! Contente que le personnage d'Ontari te plaise :D Rien n'est gagné avec le Clexa en effet hahah ! Bonne lecture :)

Ewilian : Heey ! Merci pour ton retour ! Haha oui j'avoue jsuis trop méchante avec Anya xD Ça me fait trop rire en plus une dure à cuir comme elle qui se plie en deux devant de la bouffe, elle doit tellement rager intérieurement quand elle vomit ses tripes x) Ouais j'avoue dans les toilettes c'est pas le top mais bon au moins c'est sincère et pas bisounours :P Octavia Raven ? Elles sont de retour dans ce chap et le seront encore plus dans le suivant promiiiis :D Nyaaah je suis contente si j'ai réussi à garder le suspens pour le sort d'Aden :D Plein de Clexa dans ce chapitre pfoua ! :P


Chapitre 16 : La Famille - Partie 1


- Hn…

- Bonsoir Aden, n'essayez pas de parler ou de bouger s'il vous plaît, répéta la voix apaisante de Clarke.

Il avait tout de suite reconnu la voix de la belle blonde et essayait tant bien que mal de rester éveillé. Sa gorge le brûlait et il se sentait engourdi. Il n'avait aucune idée de l'endroit où il était mais une chose était sûre, il n'était plus dans ce monde obscur où il avait cru de nombreuses fois être mort. Rapidement, il sentit une ombre arriver au-dessus de lui ce qui lui arracha un grognement léger à travers le masque à oxygène qu'il portait mais l'ombre se transforma rapidement en vision apaisante : sa sœur Lexa le regardait avec des yeux très humides.

- Lexa s'il te plaît, recule, demanda avec douceur sa compagne.

La Donati s'exécuta à contre cœur, laissant son amante gérer le réveil de son petit frère. Clarke se pencha au-dessus du blond pour lui expliquer calmement :

- Aden, vous avez une sonde d'intubation dans la gorge, c'est pour ça que vous n'arrivez pas à parler. Si vous comprenez, clignez une fois des yeux, sinon clignez deux fois.

Un clignement fit souffler de soulagement les personnes présentes dans la chambre, en plus de Lexa, Anya et Gustus observaient en silence le réveil de l'héritier Donati.

- Vous avez été victime d'une tentative d'assassinat Aden. Vous avez sauvé votre sœur, est-ce que vous vous en souvenez ?

Cette fois-ci deux clignements répondirent à la question ce qui tira une moue intérieure à Clarke : la mémoire était visiblement touchée et cela ne l'étonnait pas mais elle se garda de le dire. Lentement, les paupières d'Aden se refermèrent complètement ce qui inquiéta aussitôt Lexa :

- Qu'est-ce qu'il a ?! Aden !

- Lexa… Je lui demande beaucoup d'efforts avec ces questions… Indiqua la blonde. Il a fait trois arrêts cardiaques et je t'ai dit qu'il y aurait sans doute des lésions cérébrales importantes… Il faut lui laisser le temps.

- Il ne va pas retomber dans le coma n'est-ce pas ? Supplia presque la brune.

- Il dort simplement Lexa, lui sourit doucement Clarke.


Aden s'était réveillé à plusieurs reprises, toujours sur des temps courts mais au fil des jours, il arrivait à tenir un peu plus. Clarke et son collègue Nyko se relayaient pour le stimuler et avaient demandé à la famille d'en faire autant lorsqu'ils étaient présents. Ce matin-là, lorsque Clarke arriva dans la chambre du blond, celui-ci était éveillé et redressé sur une pile d'oreillers qu'une infirmière avait dû lui installer. Il respirait par lui-même bien que le masque à oxygène n'était pas loin si jamais il éprouvait des difficultés. Il ressemblait un peu plus à un homme avec sa barbe de plusieurs jours et ses cheveux négligés et ébouriffés. Il avait commencé à montrer des réticences sur le fait qu'une aide-soignante s'occupe de sa toilette et une véritable guerre s'était engagée à ce sujet entre lui et sa sœur. Il avait l'air captivé par une émission télévisée au vu de ses sourcils froncés.

- Bonjour Aden, sourit la médecin après avoir toqué à la porte.

Le blond se tourna et un grand sourire s'étira sur ses lèvres :

- Ma… docteur… préférée, répondit-il non sans difficultés.

- Comment vous sentez-vous aujourd'hui ?

- Ma gorge… moins mal.

- C'est une bonne nouvelle, acquiesça la blonde en relevant les difficultés orales que présentait le blond.

Rien de bien grave en soit, quelques séances d'orthophonie devraient aider à ce sujet pensa-t-elle. Ce qui l'inquiétait par contre était la jambe droite du blond qui présentait une paralysie partielle. Aden n'avait plus aucun réflexe du genou jusqu'aux orteils et Clarke craignait que des séances de rééducation kinésithérapiques ne suffisent pas au jeune pour récupérer sa motricité complète.

- Alors dites-moi, qui est venu vous voir hier matin Aden ? Demanda Clarke avec le sourire.

Le Donati fronça les sourcils sous la réflexion avant de dire :

- Docteur… Nyko… Do… min…

Aden lâcha un grognement agacé en serrant le poing devant sa lenteur.

- Prenez votre temps Aden, l'encouragea avec douceur la blonde.

Le jeune homme jeta un coup d'œil à sa médecin qui le regardait avec ses beaux yeux bleus. Sans pouvoir s'en empêcher, il sentit une douce chaleur l'envahir au niveau des joues qui devinrent roses. Voir Clarke prendre soin de lui faisait beaucoup de bien. Il appréciait aussi le Docteur Nyko mais s'il devait choisir…

- Aden ? L'interrogea la jeune femme.

- Le Docteur… Nyko Domi… nici, dit-il.

- Ah oui ? Vous êtes vraiment sûr ?

Les sourcils du blond se froncèrent à la question : le visage de Clarke était si sérieux… Il ne voulait surtout pas la décevoir. Lexa lui avait dit que sans elle, il serait sans doute mort : Clarke avait tout fait pour le sauver.

- Oui je… suis sûr.

- Hm…

- Vous… étiez de repos hier. Votre… roulement… toutes les… 24h.

Un sourire s'étira sur les lèvres de la blonde à cette observation.

- C'est tout à fait ça Aden. Très belle observation, le félicita la médecin.

Le compliment arracha un sourire fier au jeune homme qui enchaîna :

- Je ne suis… pas tant une… cause… perdue que… ça alors ?

- Vous êtes un véritable viking Aden Donati. D'ici quelques mois cette histoire sera oubliée, le rassura t-elle.

- Un viking… Je… ne savais pas que ma famille… avait du sang nordique, rit-il doucement non sans grimacer.

- Ah bah voilà à faire de l'humour vous vous faites mal, dit Clarke en secouant la tête légèrement.

Leurs rires se firent entendre à travers la porte de la chambre ce qui incita Anya à entrer. La brune aux mèches blondes semblait fatiguée et stressée.

- Tout va bien Madame Zanetti ? S'inquiéta Clarke en voyant la mine blafarde de la garde du corps.

- Rien d'important… Marmonna la mafieuse en sortant puisque rien n'appelait son attention.

Clarke fronça les sourcils et se tourna vers Aden :

- Vous devriez faire venir un coiffeur, ça commence à être la forêt amazonienne sur votre crâne et vos joues, se moqua t-elle.

- Vous… croyez ?

- Oh oui.

- Vous… préférez courts ou mi-longs… chez un homme ?

- Peut-être que des cheveux plus courts vous iraient Aden, il faut se lancer pour savoir.

- Hm…

La médecin vérifia les informations dont elle avait besoin avant de tester de nouveau les réflexes de la jambe droite du blond mais le résultat fut le même. Elle sortit ensuite pour se retrouver près d'Anya qui avait le visage plongé dans ses mains.

- Madame Zanetti… Hm… Anya, je peux vous appeler Anya ?

La mafieuse leva le regard vers la médecin et hocha simplement la tête.

- Est-ce que ça va ? Vous avez l'air épuisée.

- Ça va… C'est juste…

Clarke se contenta de fixer son regard dans celui de la garde du corps qui avala difficilement sa salive.

- J'ai enfin eu mon 2ème rendez-vous pour avorter.

- Votre deuxième ?

- Avec ce qui est arrivé à Becca et Aden, je ne suis pas allée au premier…

- Je vois.

- C'est juste que ça fait plus que deux semaines maintenant…

La médecin pouvait lire la culpabilité sur le visage de la brune.

- Le délai maximum pour pratiquer une interruption de grossesse est de douze semaines de grossesse Anya. Êtes-vous dans les délais ?

- Oui, j'en suis plus ou moins à huit semaines.

- D'accord.

- Je ne sais pas comment le dire à Gustus, reprit la mafieuse sans réfléchir.

- Vous en avez discuté ?

- Oui. Il a dit qu'il accepterait mon choix peu importe lequel je fais.

- Dans ce cas faites-lui confiance.

- Je ne sais pas…

- Pourquoi ?

- Gustus ressemble sans doute à une armoire à glace à vos yeux mais il est beaucoup plus sensible qu'on pourrait le croire… Je ne veux pas lui faire plus de mal qu'il n'en supporte déjà avec la disparition de Becca…

- Avoir un enfant Anya c'est une responsabilité… Beaucoup de couples pensent qu'en avoir un résoudra tous leurs problèmes. Un enfant ne doit jamais justifier quelque chose, dit avec douceur Clarke.

- Vous avez sans doute raison Docteur Griffin.

Clarke détailla encore quelques secondes le visage de la garde du corps avant de passer à son patient suivant. Anya sortit son portable pour écrire un message à son compagnon non sans avoir les doigts tremblants :

« J'ai pris ma décision. Mon rdv est le 22 octobre à 18h, je peux compter sur toi ? » Anya Zanetti

La réponse ne tarda pas à arriver et c'est avec soulagement qu'elle put lire un simple « Oui » de la part de Gustus. Elle se laissa alors tomber sur la chaise devant la chambre d'Aden pour souffler un peu.


- Clarke ! Appela une belle brune habillée d'une jupe tailleur très chic.

La médecin en pleine conversation avec l'un de ses collègues, se tourna en reconnaissant la voix de sa meilleure amie qui arrivait au pas de course malgré ses talons.

- Octavia ? Un problème ?

- Non pas vraiment, enfin ça dépend ta définition de problème.

- Euh…

- Finn est dans ton bureau.

- Finn…? Répéta la blonde en haussant les sourcils de surprise.

- Il m'a dit qu'il avait quelque chose à te remettre en main propre.

- Oh. D'accord, j'arrive.

- Hey Bailarina Loca ! S'exclama une voix bien connue non loin des deux jeunes femmes.

- Raven ? S'étonna la brune aux yeux bleus.

- Elle-même ! S'amusa à répondre la mécanicienne.

- Qu'est-ce que tu fais encore ici ? Commença Octavia plus pour la taquiner qu'autre chose.

- J'aurais aimé te dire que c'est pour tes beaux yeux ma toute belle mais malheureusement c'est pour Chaperon Rouge que je suis là.

- Hein ? S'étonna Clarke.

Raven la fixa avec cet air blasé qui la caractérisait si bien :

- Ne me dis pas que Bella ne t'as rien dit encore.

Clarke se contenta de soupirer en guise de réponse.

- Elle veut que tu choisisses une voiture personnelle pour que Ryder puisse t'emmener et te ramener sans prendre son SUV.

- Ah non ! S'indigna Clarke. J'ai déjà cette protection policière sur le dos avec Bellamy… Je n'ai pas besoin de Ryder non-stop derrière-moi… Grommela t-elle. Tu peux repartir Raven, je ne choisirai rien du tout et ne t'inquiète pas je lui dirai moi-même que je t'ai renvoyée à tes affaires personnelles.

La mécanicienne haussa un sourcil tout en se mettant à rire pour finalement terminer par un regard noir et un simple mot :

- Nan.

- Raven ! Tu ne vas pas me dire que tu prends son parti avec cette histoire de voiture !

- Je ne prends le parti de personne mais je tiens à ma vie et Bella a dit de te faire choisir un modèle de voiture donc tu vas choisir un modèle de voiture.

- Non ! S'indigna Clarke. Je ne choisirai rien du tout !

- Bon dieu que ça doit être mouvementé sous la couette entre ces deux-là !

- Raven ! La reprit Octavia, attends quoi ?! Clarke tu couches avec Lexa Donati ?!

Les joues de la blonde devinrent cramoisies à la question inquisitrice et Raven se recula légèrement devant la bombe qu'elle venait de lâcher.

- Pas depuis longtemps… Tenta de se justifier la médecin.

- Tu comptais me le dire quand ?!

- Bientôt… Mentit Clarke.

Octavia se tourna en croisant les bras d'un air frustré ce qui attira l'œil de Raven sur les fesses de la belle brune. La mécanicienne se mordit la lèvre de délice ce qui fit soupirer la médecin devant son détachement et son absence de soutien.

- O'… Supplia presque Clarke. Excuse-moi, vraiment…

- Je suis censée être ta meilleure amie, je me défonce au boulot pour toi, je t'accueille quand tu le veux chez moi, je t'emmène même en scooter quand il le faut… Grommela la brune en guise de réponse.

- Je sais… Je suis désolée, vraiment. C'est juste que c'est compliqué… Très compliquée cette histoire et avec tout ce qui m'est arrivé en quelques mois je… Non, en fait tu sais quoi, je ne vais pas te mentir encore une fois, décida la blonde subitement.

La dernière phrase de la blonde eut le mérite de faire tourner Octavia vers elle. La brune semblait vraiment blessée par le comportement de son amie. Clarke soupira un instant avant de dire :

- Lexa ne veut pas que l'on s'affiche en tant que couple, dit difficilement Clarke.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Je ne sais pas… C'est une femme au charme irrésistible mais elle est très compliquée et torturée en retour…

- C'est pour ça que tu ne m'as rien dit ?

- En partie oui et aussi parce que je ne vois pas le temps passer O' depuis que je l'ai rencontrée…

- Alors Finn et toi c'est à cause d'elle ?

- Non ! Enfin… Non, reprit Clarke. Finn et moi battions de l'aile depuis un moment… Coucher avec Lexa m'a juste conforté dans l'idée que je ne l'aimais plus et qu'il fallait que je fasse quelque chose.

- Donc ça fait combien de temps ?

- C'est compliqué à dire…

- Approximativement Clarke, ordonna Octavia.

- Je dirais plus ou moins trois mois…

- Quelle peste ! Réussir à me cacher ça aussi longtemps ! S'indigna la secrétaire, furieuse.

- Désolée O' ! S'excusa d'un air piteux la blonde.

Un nouveau rire les tira de leur petite dispute : Raven semblait réellement se régaler de la scène. Octavia se tourna d'un air menaçant vers la mécanicienne.

- Et ça te fait rire toi ?!

- J'adore vous voir vous chamailler du haut de vos quasi trente ans pour des histoires de cul haha ! De vraies adolescentes en chaleur en train de commérer sur leur plus bon coup au lit.

- Tss. Tu me désespères Raven.

- Attends de revenir sous ma couette Bailarina Loca ! S'amusa la brune.

- Quoi ? Tu as couché avec Raven ?! S'étonna Clarke.

- Quoi ?! Mais ça ne va pas ! S'indigna Octavia en levant les bras au plafond.

- D'où il vient ce surnom d'ailleurs ? Demanda la blonde, suspicieuse.

Octavia serra la mâchoire avant de se tourner vers la mécanicienne qui riait presque à s'en rouler par terre.

- T'es une vraie bombe nucléaire toi quand il s'agit de semer le bordel, hein ?

- Hahaha ! J'adore ! J'en peux plus ! Rit Raven en se tenant les côtes.

- Je crois qu'on a pas mal de temps à rattraper O', sourit la médecin.

- Oui beaucoup de temps à rattraper, acquiesça son amie.

Les deux jeunes femmes se serrèrent dans les bras l'une de l'autre quelques secondes avant qu'Octavia ne s'exclame :

- Merde Finn ! Ça fait bien vingt minutes que je l'ai laissé en plan dans ton bureau !

- Ah ! Finn oui !

- Finn ? C'est qui Finn ? Demanda curieuse la mécanicienne.

- Mon ex, répondit la blonde.

- Oh il est libre alors ?

- Libre comme l'air… Souffla Clarke en secouant la tête.

- Cool ! Je viens et tu en profiteras pour choisir cette maudite voiture ok ? Je veux pas que Bella m'assassine pour pas avoir fait mon taff.

Un soupir s'échappa des lèvres de la médecin de nouveau avant qu'elle ne se mette à marcher en direction de l'ascenseur le plus proche pour monter jusqu'au dernier étage du bâtiment.


- Bonjour Finn, salua la médecin.

Le policier se leva du siège face au bureau de Clarke pour s'approcher d'elle. Les deux ex-amants se regardèrent un court instant avant que le brun ne tente de faire la bise à la blonde mais la médecin se recula par réflexe ce qui jeta un certain malaise dans la pièce.

- Hm… Excuse-moi… Je voulais pas te mettre mal à l'aise, dit le jeune homme.

- Non c'est pas toi Finn… C'est moi, excuse-moi.


- Hohoho le vent qu'elle lui a mis, se moqua Raven à travers les vitres non protégées du bureau de la blonde qui semblait discuter avec le brun.

- Raven… Soupira Octavia. Tu es vraiment insupportable quand tu t'y mets…

- Désolée cariña. Enfin si c'est comme ça tous les jours par chez vous, je vais venir régulièrement. Je pensais pas que le milieu hospitalier était si mouvementé !

- Tu n'imagines même pas, sourit d'un air complice la Blake.

La mécanicienne se contenta de lui faire un sourire goguenard avant de se reconcentrer sur l'intérieur du bureau de Clarke : le brun lui présentait à présent un dossier cartonné rouge.

- Il est pas moche ce Finn n'empêche ! Clarke a le chic pour séduire des apollons.

- Il est sympa en plus.

- Ah ouais ? Tu crois qu'il serait ouvert à un plan sans lendemain ?

Sous l'absence de réponse, la mécanicienne tourna discrètement le regard vers Octavia qui semblait chercher quelque chose dans ses dossiers mais ses sourcils froncés et la moue pincée sur ses lèvres montraient clairement qu'elle n'avait pas apprécié la question. Raven nota cette information pour elle : Octavia semblait mal à l'aise quand elle parlait de possibles aventures d'une nuit… Était-elle simplement jalouse ? Elle finirait bien par le découvrir.


Clarke regardait d'un air perdu le dossier fermé qu'elle tenait entre ses mains. Elle prit le temps de serrer la protection cartonnée contre elle : le dossier était plus épais qu'elle ne l'aurait cru et cela faisait vibrer son cœur. À l'intérieur de cette pochette se trouvaient les réponses à ses questions sur le passé de Lexa et elle mourrait d'envie de l'ouvrir.

- Tu ne l'ouvres pas ? Demanda Finn.

- Pas tout de suite et pas sur mon lieu de travail Finn.

- Je vois… Bon et bien j'espère que ça t'aidera au moins un peu.

- Ça m'aidera. Merci Finn.

- De rien Clarke.

Le policier avait bien meilleure mine que lorsque la blonde l'avait trouvé en train de décuver chez lui. Il s'était coupé les cheveux et il avait taillé sa barbe pour se faire un collier soigné qui lui donnait un certain charme.

- C'est bon de te revoir en forme Finn, lui dit Clarke avec douceur.

- C'est grâce à toi Clarke. Si tu n'étais pas venue me voir cet après-midi-là, j'y serais sans doute encore.

La blonde sourit doucement à cette réponse tout en se levant de son siège.

- Le travail aide aussi.

- Vous avez de nouveaux éléments au sujet du meurtre de Becca ?...

- Je ne suis pas censé te le dire mais… Nous avons retrouvé le corps du dernier garde du corps de Lexa Donati… Nous avons réussi à récupérer des empreintes sur le corps du faux chauffeur. Visiblement, il avait ceinturé la bombe sur lui.

- Mon dieu… Répondit Clarke en se rasseyant sur son siège.

- Désolé, je n'aurais pas dû te le dire…

- Non ça va… C'est juste que…

- Oui c'est horrible. Bon, je dois y aller, mon vol va bientôt partir.

- Comment va t-il ?

- Bellamy ?

- Oui…

- Il ne dort pas beaucoup. Il est en Italie avec le Commissaire Pike actuellement. Il cherche à retrouver la famille du kamikaze et je vais les rejoindre.

- D'accord…

La blonde se leva de nouveau pour raccompagner le brun jusqu'à la porte de son bureau. Elle sursauta quand Raven lui colla un livret dans les bras et la regarda interloquée.

- Commence à feuilleter Chaperon Rouge, je m'occupe de raccompagner ce bel apôtre.

- Mais Raven…

- Tut tut ! Je dois redescendre de toute façon. J'ai oublié quelque chose dans ma jeep !

Finn haussa un sourcil amusé face à cette énergumène avant de marcher sur ses pas. Clarke les regarda s'éloigner sans pouvoir dire un mot. Elle se tourna finalement vers Octavia qui grommelait tout en chiffonnant des papiers sur son bureau.

- Je rêve ou Raven vient d'embarquer mon ex dans le seul but de le draguer ?

- Non tu as bien vu… Grogna Octavia.

- Hm… Ça va O' ?

- Oui.

- O' ?

- Quoi ? S'agaça la brune.

- Rien, rien… Sourit intérieurement la blonde.

Finalement, peut-être que sa relation avec Lexa n'était pas si compliquée que ça comparée à celle entre Octavia et Raven…


- Tu dois faire quelque chose ! Aboya Gustus en frappant des poings sur le bureau en chêne massif.

Lexa avait le visage fermé de réflexion et semblait ignorer le comportement inapproprié de son homme de main. Ses iris verts vinrent se fixer finalement dans les yeux noirs du Giordano.

- Je ne peux pas agir maintenant Gustus.

- Je ne laisserai pas la mort de Becca impunie plus longtemps, tu m'entends ?!

- Ce n'est pas ce que je veux non plus ! Aden a failli mourir aussi ! Hurla t-elle finalement.

Le cri eut pour effet de radoucir le grand brun qui se laissa finalement tomber dans le fauteuil en face de sa Dona. Il passa ses mains sur son visage avant de murmurer :

- Excuse-moi… Je me comporte comme un abruti.

- Je ne te le fais pas dire.

Les yeux noirs de Gustus se levèrent pour retrouver ceux de sa presque fille, il avait moyennement apprécié la remarque. Lexa se contenta de secouer la tête en soupirant :

- Si j'entame une vendetta personnelle contre les Barzetti, la police ne mettra pas plus de 24h pour remonter jusqu'à notre Famille. Même un aveugle le verrait !

La brune s'était levée à cette réplique et se mit à marcher derrière son bureau, agacée.

- J'ai réussi à nettoyer le blason familial aux yeux de la cellule anti-mafia. Le moindre faux pas nous sera fatal Gustus, tu le sais.

- Oui…

- J'ai autant envie que toi de tuer moi-même tous les membres encore vivants des Barzetti, ainsi que tous ceux qui les aident au quotidien… À commencer par ce…

- Cet enfoiré de Quint.

Un regard entendu s'échangea entre les deux mafieux.

- Il faut attendre le bon moment… L'ouverture parfaite.

- Je ne sais pas si je serai capable d'attendre Lexa… Je… Becca ne méritait pas ça.

- Becca connaissait les risques qu'elle courait au quotidien. Elle a fait une erreur Gustus !

- Comment peux-tu dire ça ?! S'enflamma de nouveau le sicilien.

- Je le dis car j'ai raison ! Becca savait qu'elle était menacée et était une cible ! Elle n'aurait jamais dû être si peu attentive ! Tout ça pour ne pas louper un putain d'avion ! Tu sais combien j'aurais pu lui payer de billets d'avion à elle et Clarke ?! Des centaines de milliers ! Elle aurait pu tuer Clarke avec elle ! Hurla Lexa, folle de rage en frappant dans la vitre face à elle.

La vitre se brisa sous le coup et la Donati émit un grognement de douleur : sa main droite était à présent en sang et une belle entaille lui barrait le dos de la main.

- Merde fait chier ! S'indigna t-elle.

- Lexa ! S'inquiéta Gustus.

- Ça va, je ne suis pas en sucre !

Un long silence retomba dans la pièce, seulement perturbé par le sang gouttant de la blessure de la belle sicilienne.

- Dona ? Interrogea le mafieux.

Sans quitter des yeux le coucher de soleil à travers les minces fentes du store face à elle, la Donati murmura quelques mots en sicilien :

- Le sang demande le sang.


Il était environ cinq heures et demi du matin lorsque Clarke entra à l'intérieur de la maison d'architecte appartenant à sa compagne. Elle se faufila discrètement afin de ne pas réveiller la brune car elle savait qu'elle avait le sommeil léger et surtout agité ces dernières semaines. Bien qu'elle ait réaménagé chez la sicilienne dès le lendemain du réveil du jeune Donati, elle savait que sa présence l'apaisait mais ne réglait pas tous les tourments qui la hantaient à l'heure actuelle.

La blonde se figea quand elle remarqua la présence de la belle brune allongée sur l'un des canapés gris du salon. Lexa dormait, son ordinateur et plusieurs dossiers encore ouverts sur la table basse. Clarke sourit en voyant Racoon blotti contre son amante ainsi qu'un Roméo couché devant la baie vitrée. Ses sourcils se froncèrent par contre à la vue d'un bandage sans doute fait à la va vite sur la main droite de la brune : celui-ci semblait imbibé de sang à moitié séché.

- Lexa… Soupira t-elle.

S'il y avait bien une chose qui agaçait plus que tout la médecin c'était bien que la brune puisse se faire du mal toute seule lors d'une de ses colères. Elle savait qu'elle était dans une période sombre malgré le réveil de son frère et elle l'avait déjà entendue hurler contre ses gardes du corps notamment Gustus. Elle se demandait bien quelle était la raison de ces colères et disputes, en quoi les affaires de la famille Donati pouvaient être touchées ou menacées par les actions de la Mafia sicilienne… Elle serra intuitivement sa sacoche en cuir contre elle : le dossier sur la Donati s'y trouvait et elle hésitait sincèrement à le lire maintenant car elle n'était pas fatiguée.

Elle s'installa donc sur une chaise de la table de la salle à manger avant de poser le dossier devant elle. Roméo à la vue de la blonde, leva ses oreilles et se mit à frétiller de la queue doucement. Quelques couinements lui échappèrent ce qui incita la blonde à lui murmurer :

- Chut gros bêta, tu vas réveiller ta maîtresse.

Le gros chien se leva à la réaction de la jeune femme et se mit à aboyer amicalement, un aboiement rauque venant du fond de la gorge comme si le gros chien tentait de répondre le plus doucement possible. Clarke secoua la tête avec un sourire et lui tendit une main. Roméo se dépêcha d'entrer dans la maison pour aller profiter des caresses proposées.

- J'imagine que je peux lui laisser encore quelques jours pour qu'elle se décide à me raconter… Souffla avec douceur la blonde tout en grattant l'arrière des oreilles du gros chien.

De son autre main, elle rangea le dossier rouge dans sa sacoche avant de tendre l'oreille devant des débuts de geignements. Elle se leva pour aller voir la Donati dont le visage était crispé à présent. Elle bougeait et serrait aussi ses poings ce qui sembla agacer Racoon qui ouvrit son œil vert d'un air grognon.

- Clarke… Non… Pas ça… Rien… Elle…

Clarke resta interdite devant les mots mâchés de la brune et pensa un instant à attendre pour connaître la suite mais voir le visage de Lexa si crispé lui serra le cœur. Elle entreprit de la secouer doucement :

- Lexa… Hey…

Les yeux de l'héritière s'ouvrirent brusquement et elle se recula violemment contre le dossier du canapé, passant sa main gauche par reflexe sous l'un des oreillers mais elle se souvint immédiatement qu'elle avait retiré les armes que Gustus avait cachées en cas d'urgence dans la maison afin que Clarke ne tombe pas malencontreusement dessus.

- Clarke… Articula t-elle difficilement.

- Hey oui c'est moi… Désolée si je t'ai fait peur mais ça n'avait pas l'air agréable…

- Je… Oui… Je crois aussi… répondit piteusement la brune. Désolée pour… Ça, indiqua t-elle en désignant son comportement.

- C'est rien, sourit la blonde en ramenant une mèche brune derrière l'oreille de son amante.

Le geste eut le mérite de faire sourire la brune et celle-ci amena à son tour sa main droite vers la joue de la blonde mais à la vue du bandage sale, elle la recula. Cela ne manqua pas de faire sourire Clarke :

- Trop tard, je l'ai vu, la taquina t-elle.

- Hm… Grimaça la brune.

- Montre-moi ça.

- Clarke ce n'est rien, vraiment… Tenta Lexa.

- Écoute-moi bien Lexa Donati : j'ai choisi ta foutue voiture parce que cette folle furieuse de Raven ne m'a pas lâchée d'une semelle jusqu'à ce que je lui donne ce qu'elle voulait alors pour ce sale coup tu as plutôt intérêt à te faire toute petite, la menaça t-elle.

Lexa ne put s'empêcher de sourire, amusée.

- Et enlève-moi ce sourire de ta bouche. Ce n'était franchement pas sympa de ne rien me dire à ce sujet, la gronda Clarke. Tu sais que je n'aime pas quand tu dépenses de l'argent pour moi comme ça.

- Excuse-moi… Je m'inquiète juste pour ta sécurité, répondit la brune en se penchant pour aller attraper son paquet de cigarettes ce qui lui valut une petite tape sur sa main valide.

- Il est hors de question que tu fumes à cette heure Lexa, il est à peine six heures, la sermonna la blonde.

Lexa leva les yeux au plafond et se contenta de reposer le paquet sur la table avant de faire une moue :

- J'ai l'impression qu'aujourd'hui je ne vais pas avoir mon mot à dire…

- Exactement.

Les yeux verts de la Donati vinrent se fixer sur la poitrine de la blonde et elle ne retint pas son sourire.

- Quoi ? Demanda la médecin.

- Rien…

- Hm.

Un sourire complice s'échangea entre les deux jeunes femmes ce qui encouragea la brune à tenter une nouvelle approche. Ses lèvres s'avancèrent doucement vers le cou de la blonde sur lequel elle posa délicatement un baiser avant de murmurer :

- Je dois t'avouer que l'autorité dont tu fais preuve me surprendra toujours…

Clarke frissonna au murmure et au baiser.

- En bien j'espère ? Souffla t-elle en guise de réponse.

- Oui… Tu m'as manqué… Continua la brune avec de nouveaux baisers légers.

- Hm… C'était juste 24h…

- Trop long pour moi…

La médecin sentait l'excitation envahir son corps, son être entier : Lexa savait autant faire qu'elle pour détourner un sujet de conversation ou tout simplement initier une invitation câline… Clarke se força à résister en son for intérieur et appuya légèrement sur la main blessée de la brune qui grogna de douleur :

- Aïe !

- Allons soigner ce « ce n'est rien vraiment Clarke », dit-elle sous le regard interrogateur de son amante.

- Tu préfères changer un vieux pansement sale plutôt que de…

- Est-ce que je préfère te savoir en bonne santé plutôt que profiter d'un câlin fougueux que nous pourrions avoir dans n'importe quelle pièce de cette maison à n'importe quel moment durant mon jour de repos ? Hm… Oui. Allez, en avant, direction la salle de bain.

La Donati se contenta d'émettre un nouveau grognement avant de se lever à la suite de la blonde qui était déjà partie vers les escaliers.

- Et ne pense même pas à fumer une cigarette avant de monter Lexa ! La prévint la médecin.

La phrase de son amante tira un sourire à la brune qui reposa le paquet qu'elle venait d'attraper : décidément Clarke commençait à la connaître par cœur.


Lexa regardait à présent sa main soigneusement bandée : Clarke lui avait fait quelques points de suture pour refermer la plaie. Elle bougea délicatement les doigts pour voir si elle y arrivait sans douleur mais chaque mouvement était douloureux et désagréable. La blonde l'avait longuement sermonnée sur son geste mais avait été touchée par l'honnêteté de la brune qui avait décidé de ne pas lui mentir sur les raisons qui avaient provoqué cette blessure : une crise de colère incontrôlée.

L'américaine arriva doucement dans son dos pour aller embrasser délicatement son épaule : elles sortaient toutes deux d'une douche câline.

- Je ne me lasserai jamais de regarder ton tatouage, sourit la blonde en passant un doigt léger sur l'une des roses noires que portait la brune.

Lexa se contenta de lui sourire en guise de réponse.

- J'imagine que la croix chrétienne sur ta nuque représente ta foi mais les roses je dois bien avouer que je n'ai pas trop d'idées… Le passé ? La perte d'un être cher ? Pourquoi quatre ?

La blonde fit une moue en voyant le regard amusé de la brune dans le miroir devant lequel elles étaient.

- Trop de questions hm ? Demanda t-elle avec une pointe de déception dans la voix.

- Viens-là, sourit la brune en faisant rapprocher la jeune femme contre elle.

Elle attrapa délicatement de sa main bandée la main gauche de la médecin pour la poser sur les deux roses entrelacées :

- Celle-ci est pour ma mère et celle-là pour mon père…

- Oh… Souffla Clarke en suivant le mouvement initié par la brune.

Elle pouvait sentir son cœur bondir dans sa poitrine : si elle n'avait pas été médecin, elle aurait pu croire l'espace d'un instant qu'il allait réussir à se frayer un chemin jusqu'à l'extérieur tant il battait fort devant la confidence de son amante.

- Celle-là pour mon grand-père… Reprit la brune en amenant la main sur une belle rose reliée à celle de sa mère.

- Et celle-ci ? Demanda doucement la médecin en amenant ses doigts fins vers la dernière qui était encrée sur la côte.

Lexa baissa les yeux au sol à la question et Clarke s'en voulut immédiatement d'avoir été trop téméraire.

- Lex' si tu ne veux pas me dire…

- Elle est pour une jeune femme que j'ai aimée quand j'étais adolescente…

- Que tu as aimée…

Clarke fronça les sourcils avant de comprendre rapidement la signification des roses : un dernier hommage pour des personnes décédées mais sincèrement aimées.

- Je suis désolée Lexa… Ça doit être douloureux de repenser à tout ça…

- J'ai fait ces tatouages pour ne jamais oublier, répondit doucement la brune.

- Je vois… Cette femme que tu as aimée… C'est d'elle dont tu voulais me parler en Italie… Quand tu disais que tu ne voulais plus revivre ça…

- Oui, répondit difficilement l'héritière.

- Que lui est-il arrivé ?...

- Quelque chose d'horrible Clarke.

- Mais tu n'es pas responsable, si ?

- Je… Je ne sais pas, répondit la brune en baissant les yeux.

- Peu importe qui essaye, tu ne les laisseras pas me faire de mal, je le sais, affirma la médecin, sûre d'elle.

Ces paroles eurent le mérite de faire relever la tête de la brune qui ramena le corps à demi-nu de la blonde contre elle pour la serrer avec force dans ses bras.

- Jamais, répondit-elle.

Clarke s'écarta légèrement après l'étreinte et ne put s'empêcher d'embrasser amoureusement puis fougueusement la brune, prise d'une envie soudaine de faire l'amour une nouvelle fois après ces révélations tant attendues. Les mains de Lexa glissèrent sur les hanches de la blonde pour faire tomber la serviette nouée autour de ses reins.

- Mon amour… Souffla t-elle, prise elle aussi par une nouvelle fougue.


La respiration saccadée, Clarke fixait le plafond non sans avaler de grandes goulées d'air. Elle avait un sourire bête sur les lèvres et transpirait de leur précédente étreinte. Lexa, elle, était allongée près d'elle et reprenait son souffle de son côté.

- Le sexe avec toi est vraiment trop bon, avoua la blonde.

Cette observation fit sourire la brune qui posa un baiser amoureux sur l'épaule de sa compagne :

- Ah oui ?

- Je ne me suis jamais sentie autant…

- Autant ?

- Si fusionnelle avec quelqu'un… Et j'ai eu pas mal d'histoire avant toi, homme et femme confondus…

- Dois-je prendre ça comme un compliment ?

- Totalement.

- Je dois avouer que tu me fais atteindre des sommets inconnus toi aussi, Clarke, rit la brune, détendue comme jamais.

- Contente d'être utile, la taquina la blonde en caressant ses doigts.

Un bruit alerta soudainement la jeune femme : un son familier et répétitif qui lui fit froncer les sourcils. Le son semblait venir d'une chambre voisine et Clarke sursauta en se rendant compte qu'elle était en train de louper l'appel Skype de ses parents.

- Merde ! Dit-elle en se levant brusquement du lit pour chercher quelque chose à se mettre.

- Clarke ? S'étonna la brune.

Elle vit simplement la blonde détaler de la chambre dans son plus simple appareil ce qui l'incita à se lever et passer son peignoir en satin noir pour rejoindre son amante. Elle n'eut aucun mal à la trouver : la médecin était dans sa chambre devant l'ordinateur qu'elle lui avait offert. Heureusement, elle avait trouvé un t-shirt pour protéger sa poitrine mais visiblement pas de bas pour protéger ses jolies fesses à l'air. Lexa ne put s'empêcher de rire doucement à la vision ce qui alerta les interlocuteurs de la jeune femme.

- Qui est-ce ? Demanda Jake Griffin en se rapprochant de l'écran comme si cela allait aider à améliorer la vision.

- C'est Lexa Donati… Tu sais Papa, je t'en ai parlé…

- Ta patronne c'est ça ?

- On peut dire ça comme ça… Grimaça la blonde.

- Dis-lui que je veux lui dire un mot !

- Non Papa franchement ce n'est pas une bonne idée… Chuchota t-elle.

- Princesse obéis à ton vieux père hm ?

- Bon… Mais je ne sais pas si elle va vouloir venir vous parler… Lexa ?

- Oui ? Répondit la brune de derrière la porte en resserrant la ceinture de son peignoir.

- Mes parents aimeraient te saluer… Hm… Mais si tu n'as pas le temps, tu n'es pas obligée, ils comprendront…

La Donati hésita un instant avant d'être prise de curiosité. Elle se demandait bien à quoi pouvaient ressembler les parents de Clarke. Elle entra donc dans la pièce pour se rapprocher de la blonde, s'empêchant difficilement de ne pas admirer ses belles jambes nues.

- Bonjour Madame et Monsieur Griffin, salua la brune en anglais ce qui surprit Jake et Abby.

- Bonjour Lexa ! Heureux de vous voir en chair et en os, enfin, façon de parler ! Vous parlez anglais ?

- Couramment Monsieur Griffin, sourit la brune.

- Magnifique, ça va faciliter les choses. Clarke, tu aurais pu nous le dire, j'étais en train de déterrer les restes d'italien qu'il me restait.

- Haha désolée… J'ai trop l'habitude de parler italien en sa compagnie.

- Je ne savais pas que l'anglais était apprécié en Sicile, sourit Abby.

- Pas vraiment, bien que cette langue reste la plus enseignée… En fait j'ai passé cinq ans en Amérique ce qui m'a permis de devenir trilingue.

- Trilingue ?!

- Je parle l'italien, le sicilien et l'anglais. Un peu le français aussi mais beaucoup moins bien donc je ne le compte pas.

- Impressionnant… Enfin pour une femme d'affaires comme vous, ça ne m'étonne pas ! S'exclama Jake.

- Clarke m'a dit que vous étiez ingénieur, sur quoi travaillez-vous en ce moment ?

- Sur une technologie permettant aux stations spatiales de mieux se relier et se détacher les unes aux autres pour faire simple, sourit le cinquantenaire.

- Intéressant. Et vous Madame Griffin ? Ou plutôt devrais-je dire Docteur Griffin ? Votre renommée n'est plus à faire je crois, s'amusa la brune.

Le compliment masqué eut pour mérite de faire sourire la mère de la blonde qui entama une conversation animée avec la brune. Clarke était soufflée par l'aisance avec laquelle Lexa s'exprimait en anglais et parlait à ses parents comme si elle les connaissait de longue date. Cela la conforta dans l'idée qu'elle avait trouvé la perle rare : ses parents avaient toujours bien accueilli ses compagnons et compagnes mais son père avait toujours mis un frein avec chacun, Finn n'y avait pas échappé non plus. La médecin se surprit à rêver d'une rencontre entre ces trois-là.

- Bon ma Princesse on t'a pris tes billets pour ton retour, tu devrais les recevoir par mail !

- Hein ? Quoi ?! Roh Papa ! T'es insupportable !

- Bah quoi ? Tu croyais quand même pas que j'allais laisser ma fille chérie payer ses billets pour venir voir ses vieux parents ? Ça te fait une excuse pour ne pas venir !

- Pff n'importe quoi…

- Tu pars ? Demanda Lexa, surprise.

- Euh… Oui… J'ai peut-être omis de te le dire, grimaça la blonde.

Lexa profita de ne plus être dans le champ de vision de la webcam pour lancer un regard noir à la jeune femme.

- Monsieur Griffin, Madame Griffin, merci pour cette discussion. Ça m'a fait plaisir de vous voir. Je vous laisse tranquille avec Clarke, bonne journée.

- Au revoir Lexa !

Clarke se mordit la lèvre en grognant d'agacement devant la fuite de sa compagne : décidément quand ce n'était pas Lexa qui fuyait d'elle-même, c'est elle qui la faisait fuir.


Sa main se posa sur l'un des meubles du hall d'entrée. Gustus regardait difficilement chaque objet ayant appartenu à sa cousine. Becca aurait pu le laisser sans rien mais elle avait couché son nom sur son testament afin qu'il hérite de tous ses biens. Lui qui avait toujours vécu avec le strict minimum se retrouvait avec une fortune de plusieurs millions d'euros à présent. Le grand brun ferma les yeux un court instant pour se remémorer les souvenirs de son enfance : il avait grandi dans cette immense maison ayant appartenu aux parents de Becca.

- Monsieur Giordano, l'appela doucement le majordome de sa défunte cousine.

- Hm ?

- Madame Zanetti est là et demande si elle peut entrer.

Le mafieux se contenta de hausser les épaules à la question, signifiant ainsi qu'il s'en fichait. Il s'avança dans le grand salon dont la décoration était plutôt rustique ce qui le fit sourire : Becca avait les mêmes goûts que lui. Elle aimait les choses anciennes rappelant la vieille Sicile.

- Gus ? Appela la voix d'Anya.

- Je suis là, répondit-il.

La Zanetti s'approcha doucement de son amant jusqu'à lui toucher la main d'une pression affectueuse.

- Je t'avais dit de m'attendre… Tu n'as pas à faire ça tout seul.

- J'en ai assez d'attendre les autres, se contenta t-il de répondre.

Anya se contenta d'acquiescer : elle comprenait plus que n'importe qui la rancune qui travaillait actuellement le brun. Gustus faisait partie de ces vieux mafieux qui réglaient chaque affaire par la violence et le sang. Cela relevait presque du miracle qu'il ait obéi aux ordres de Lexa concernant l'attente d'une possible offensive.

- Indra m'a dit que Becca t'avait tout légué.

- Oui...

Le Giordano se tourna vers sa compagne, le regard triste :

- Je ne sais pas à quoi elle pensait en me léguant cette immense maison et ces terrains…

- Elle pensait à ton bien. Elle a toujours voulu te faire habiter ici Gustus, tu le sais.

- Ce n'est pas ma place.

- Bien sûr que si, pourquoi est-ce que tu dis ça ?

- Cette maison est triste.

- Tu y as tous tes souvenirs d'enfance ici Gustus…

- Que veux-tu que je fasse d'un tel endroit ? Je ne pourrais jamais habiter tout seul ici… Je préférerai me pendre si tu veux savoir.

- Gustus ! Le reprit Anya en lui infligeant un coup de poing dans l'épaule qui ne fit même pas bouger le brun.

- Désolé, se reprit-il.

- Je pourrais…

- Tu pourrais quoi ?

- Vivre avec toi ici, si tu le veux.

Gustus haussa les sourcils à cette proposition. Il n'aurait jamais cru qu'Anya souhaiterait vivre ailleurs que dans la maison d'Aden, loin de sa mère et de son frère aîné.

- Vraiment ?

- Si c'est ce que tu veux alors oui.

- Je ne sais pas, dit-il en s'asseyant dans l'un des canapés en cuir marron, visiblement fatigué.

Sa compagne s'installa derrière lui pour masser avec douceur ses épaules puis sa nuque. Ses lèvres vinrent se poser avec délicatesse sur le haut du crâne de son amant.

- Ou bien on peut vendre cette maison et s'en trouver une autre.

- Vendre la maison familiale des Giordano ?

- C'est une possibilité si tu ne veux pas vivre ici. Ce serait du gâchis de laisser cet endroit se faire envahir par la poussière du temps.

- Tu as sans doute raison… Une maison pour nous alors…

- Une maison pour nous deux oui.

Anya serra subitement la mâchoire devant la bourde qu'elle venait de faire. Les muscles du brun s'étaient crispés sous les doigts de la brune à cette idée.

- Désolée, s'excusa t-elle.

- Ne t'en fais pas, répondit-il en se levant.

La fuite du brun tira une moue à la mafieuse qui tenta :

- Gus…

- J'ai envie d'aller voir le cerisier au fond du jardin, tu veux m'accompagner ? Demanda t-il.

- Bien sûr, répondit Anya, légèrement soulagée.


Clarke soupira une nouvelle fois devant le bruit du briquet de la brune. Lexa enchaînait cigarette sur cigarette depuis qu'elle avait coupé court à la conversation Skype avec ses parents. Elle semblait en colère au sujet de cet oubli et la blonde ne pouvait que la comprendre : la Donati avait horreur d'apprendre par elle-même certaines informations.

- Lex'… Tenta de nouveau la blonde alors que la brune était sortie sur la terrasse.

La température extérieure malgré le mois d'octobre était agréable ce qui permettait à la brune de n'être couverte que par l'un de ses éternels chemisiers blancs. Lexa se contenta de jeter un regard courroucé à son amante.

- Ne fais pas la tête Lexa, s'agaça la médecin.

- C'est vrai que je n'ai aucune raison d'être en colère, répondit l'héritière sans se démonter.

- Bien sûr que si mais faire la tête n'arrangera pas les choses.

- Tu me fais bien la tête quand je fume trop. Autant dire qu'entre ça et le fait d'apprendre que ma compagne part toute seule pendant je ne sais combien de jours en Amérique alors qu'elle a sans doute une cible sur le dos à cause de son implication avec une personne récemment assassinée n'a en soit rien de grave évidemment.

- Je ne vais pas m'arrêter de vivre Lexa… Mes parents me manquent, je ne les ai pas vu depuis deux ans et je… Enfin cette histoire de repartir là-bas quelques jours pour Thanksgiving c'est venue en Italie…

- Ah parce que tu le savais depuis tout ce temps que tu partais là-bas ? Interrogea froidement la brune.

- Je les ai appelés après notre dispute… Quand tu es partie cette nuit pour je ne sais pas quoi faire… Avec Gustus.

- Je suis allée identifier le corps de Becca Clarke ! J'aurais dû laisser Gustus y aller seul peut-être ?!

Clarke recula devant l'agressivité de la brune et serra ses bras autour de son corps.

- Ne me crie pas dessus Lexa...

La Donati grogna d'agacement en guise de réponse.

- Tu…

- Quoi ?

- Tu pourrais venir avec moi… Aux Etats-Unis… Tenta la blonde.

L'héritière se tourna vers son amante, surprise par la proposition.

- Pardon ?

- C'est ce qu'on s'était dit Lexa avant le voyage en Italie avec Becca… Qu'on essayerait de se prendre des vacances cet hiver toutes les deux…

- Clarke je ne peux pas.

Un soupir s'échappa de la bouche de la médecin alors qu'elle haussait les épaules.

- Je ne sais même pas pourquoi je te propose alors que je connais déjà la réponse de toute façon, dit-elle, déçue malgré tout.

- Ne retourne pas la situation à ton avantage Clarke, la prévint Lexa.

- Je ne retourne rien du tout, répondit la blonde, agacée à son tour.

- Si tu le fais.

- Qu'est-ce que ça peut bien faire de toute façon, grommela Clarke en rentrant à l'intérieur de la maison.

Lexa secoua la tête devant la réaction de sa compagne. Lorsqu'elle rentra de nouveau dans la maison, elle trouva Clarke assise dans le canapé avec Roméo couché à ses pieds et Racoon sur ses jambes, installé comme un véritable pacha. Le chat avait une patte traînant dans le vide et s'amusait visiblement à toucher l'oreille du gros chien qui ne cessait de relever la tête au toucher mais le félin fermait les yeux comme si de rien était ce qui incitait le molosse à se rendormir. L'héritière fronça les sourcils devant la présence de Roméo à l'intérieur.

- Dehors, dit-elle sèchement.

- Pas bouger Roméo, enchérit la blonde.

Le gros chien s'était levé à l'ordre de sa maîtresse mais devant les paroles de la blonde s'était figé. Lexa claqua de la langue, de plus en plus agacée.

- Ce n'est pas un animal de compagnie Clarke.

- Moi je te dis que ce n'est pas un chien de garde.

- Bien sûr que si ! Il est entraîné pour tuer s'il le faut, je connais mes bêtes !

- Roméo ne ferait pas de mal à une mouche contrairement à tes autres monstres !

- Clarke !

- Lexa !

Les deux femmes échangèrent un regard courroucé avant de soupirer chacune de leur côté.

- Je n'aurais jamais dû t'apprendre le sicilien pour le faire obéir, grommela la brune.

- En effet. Roméo monte sur le canapé, indiqua la blonde en désignant la place près d'elle.

- Clarke ne dépasse pas les limites.

- Je ferais bien ce que je veux, tu as bien dit que cette maison m'appartenait autant qu'à toi si je ne me trompe pas ?

Un nouveau grognement échappa à la brune qui serra la mâchoire devant le gros chien qui s'installait à présent confortablement sur le canapé luxueux de son salon. Elle fit finalement le choix de monter s'enfermer dans son bureau ce qui tira un demi-sourire victorieux à la blonde.

- Non mais. Moi aussi je sais donner des ordres, hein Roméo ?

Le chien leva ses oreilles, signe qu'il écoutait puis reposa sa tête sur ses pattes avant. Si Clarke avait gardé son sourire quelques secondes, celui-ci se transforma vite en une moue triste.


- Bonjour ! Appela la voix familière de Cécilia après avoir toqué et être entrée sans attendre dans la maison de la Donati.

Clarke s'était levée pour saluer la mère d'Anya. La sicilienne vint lui coller quatre bises affectueuses sur les joues avant de demander :

- Oh, quelque chose ne va pas ma petite Clarke ?

- Lexa et moi, on s'est disputé, souffla la blonde, piteuse.

- Allons, ce n'est rien. Les amies ça se dispute tout le temps ! Sourit la vieille femme.

La médecin grimaça à l'utilisation du mot « amie ». Évidemment, Cécilia ne savait pas pour elle et la brune et pourquoi le saurait-elle ? Lexa prenait toutes les précautions nécessaires pour cacher leur relation. Seuls Gustus, Anya et Raven dans la famille savaient pour elles deux. Cette dure réalité lui mina un peu plus le moral.

- Si tu avais connu Gustus et Anya plus jeunes, tu aurais sans doute beaucoup ri… Becca adorait se moquer d'eux… Paix à son âme, dit la sicilienne en faisant le signe chrétien.

- Gustus et Anya étaient amis avant de devenir un couple ? Demanda la blonde, curieuse.

- Oh Dieu seul sait à quel point ces deux-là n'arrêtaient pas de se chamailler ! Tout le monde leur disait qu'ils finiraient ensemble mais impossible de leur faire entendre. Anya était une véritable peste plus jeune avec Gustus.

- À quel point ?

- Elle était toujours derrière lui pour tester sa patience. Je crois que c'est grâce à elle qu'il est si patient, rit la vieille femme.

- Je n'imaginais pas Gustus sous cet angle… Il est assez froid avec moi.

- Ça ne m'étonne pas, répondit Cécilia avec un geste de la main. Gustus est un bon sicilien mais il n'aime pas l'inconnu. Je suis contente que ma poupette se soit mise avec lui finalement. Je sais qu'il la traitera bien, oh oui.

Clarke se retint d'éclater de rire devant le surnom employé pour cette femme si froide et terrifiante qu'était Anya.

- Qu'est-ce que vous faites ?

- Je suis venue cuisiner pour Lexa. Gustus m'a dit qu'elle n'était pas très en forme ces derniers temps…

- Elle est surtout d'une humeur de merde… Grogna la blonde.

Devant le regard de l'ancienne, la médecin se reprit immédiatement :

- Pardon Cécilia, ça m'a échappé.

- Hm hm ! Veux-tu m'aider ? Rien de mieux que de cuisiner pour une amie en guise de réconciliation !

- Pourquoi pas, sourit la médecin, curieuse d'apprendre à cuisiner un plat sicilien.

- Je vais t'apprendre à faire les Cannelloni Zanetti, une recette que je tiens de ma grand-mère.

Clarke sourit de plus belle et retroussa ses manches dans l'attente des instructions de la vieille femme.


Lexa leva le nez de ses papiers quand elle entendit toquer à la porte de son bureau. Elle se leva pour aller ouvrir la porte et se figea en reconnaissant Clarke : la blonde affichait une moue gênée et tenait un plateau avec une assiette fumante posée dessus ainsi que d'autres denrées.

- Oui ?

- Je t'ai préparé des Cannellonis avec Cécilia… On a pensé que ça te ferait plaisir…?

La brune fixa son regard sur l'assiette qui avait l'air très appétissante et ne put s'empêcher de sourire légèrement malgré sa colère toujours présente à l'encontre de son amante. Elle tendit les mains pour attraper le plateau.

- Merci.

- De rien.

Clarke recula légèrement avant de bloquer la porte du bureau qui se refermait déjà, avec son pied :

- Lexa…

- Oui ?

- Est-ce que je peux manger avec toi ? Je ne veux pas qu'on se fasse la tête pendant mon jour de repos s'il te plaît…

Une moue s'installa sur le visage de l'héritière à la demande puis finalement un sourire.

- Viens.

- Dans ton bureau ? S'étonna la blonde.

- Oui.

- J'arrive !

Quelques secondes plus tard, Clarke était assise en face de Lexa et déjeunait avec elle en silence.

- Donc c'est ici que tu t'enfermes la plupart du temps quand tu n'es pas en déplacement…

- Oui.

- Il fait assez sombre, non ?

- C'est une question d'habitude, répondit la brune en ouvrant les stores derrière elle.

- Dire que tu m'as ignorée pendant plusieurs jours quand j'ai eu le malheur de m'aventurer ici toute seule… Je n'aurais jamais cru que tu m'inviterais à déjeuner un jour à l'intérieur.

- Tu peux partir si tu veux.

- Ce n'était pas un reproche Lexa… Grimaça la blonde.

- Hm.

- Tu es toujours en colère ?

- Oui.

- Ce n'était vraiment pas malin de ma part de t'avoir énervée encore plus avec Roméo tout à l'heure, je suis désolée. Je me comporte stupidement quand j'ai décidé de ne pas me laisser faire…

La brune se contenta de couper un des cannellonis dans son assiette lentement, préférant écouter son amante plutôt que de lui répondre.

- Je n'aime pas me disputer avec toi…

- Moi non plus, répondit la brune.

- Dis-moi quoi faire pour me faire pardonner…

- Je ne sais pas Clarke… Ce… Ce voyage aux Etats-Unis ne tombe pas bien. C'est dangereux, tu comprends ?

- En quoi aller voir mes parents est dangereux ? Je ne comprends pas. On ne va quand même pas mettre une bombe dans mon avion, je n'ai rien fait de mal.

- Qui sait… Marmonna la brune.

- Tu as dit quelque chose ?

- Non.

- Lexa, tu ne peux pas m'enfermer avec toi dans cette maison… J'aime bouger et vivre, tu le sais.

Les iris verts de la brune se baissèrent sur son bureau à cette vérité : non, elle ne pourrait jamais enfermer Clarke et Gustus le lui avait dit. Mais comment la protéger en étant loin d'elle ?

- Viens avec moi à New-York si tu as si peur que ça.

- Ce n'est pas si simple Clarke… Mes affaires me prennent beaucoup de temps. Je dois parfois réagir à la seconde quand j'apprends certaines nouvelles.

- Pourquoi tu ne confies pas tes affaires à Gustus ne serait-ce qu'une semaine ?

- Quoi ? S'étonna la brune.

- Je suis certaine qu'il réussirait à gérer n'importe quelle affaire, il te suit partout. S'il y a bien une personne capable de prendre le relais, c'est bien lui.

- Je ne sais pas…

- Lexa toutes tes affaires ne vont pas s'écrouler pour sept petits jours d'absence…

- Cette ville, cette région a besoin de moi.

- Tu n'es pas la Reine de l'Italie Lexa voyons !

Une moue barra le visage de la Donati. Non, elle n'était pas Reine, juste l'autorité suprême de la mafia italienne… Les Barzetti pourraient en profiter pour prendre l'avantage.

- Prends le temps d'y réfléchir au moins, d'accord ? Demanda la blonde en lui tendant une main.

- D'accord, acquiesça la brune en attrapant la main de son amante pour la caresser doucement.

- Je sais que je passe du coq à l'âne mais… Ce n'est pas l'anniversaire d'Aden bientôt ? Demanda la médecin.

Lexa se mit à cogiter quelques instants avant de vérifier la date du jour.

- Tu as raison, c'est dans dix jours, grimaça t-elle.

- On pourrait lui organiser une fête ?

- Une fête ?

- D'anniversaire !

- Possible oui s'il est en état de sortir.

- Avec des béquilles je suis sûr qu'il sera capable de tenir sur ses jambes, la rassura la médecin.

- Cela ne risque pas de le fatiguer ?

- Il dépérit à l'hôpital, Lexa, il faut le faire sortir. Hm ?

- Pourquoi pas… Je pourrais réserver l'hippodrome pour…

- Ah non ! Pas une fête mondaine et pompeuse !

- Quoi alors ? S'étonna la brune.

- Quelque chose de privé et familial, ici.

- Ici ?

- Oui. Je suis sûre qu'il serait très content de fêter ça en famille.

- Hm…

- Je pourrais inviter des amis aussi ! D'ailleurs avant que tu ne l'apprennes par une autre bouche, j'ai dit à Octavia pour nous deux donc j'imagine qu'elle a dû au moins le dire à Lincoln Salomon vu qu'ils sortent ensemble.

- Clarke…

- C'est ma meilleure amie Lexa, j'ai cru qu'elle allait me tuer quand Raven a balancé la bombe…

- Raven ? Grogna la brune.

- Peu importe, j'en ai marre de me cacher avec toi… Je t'aime et tu m'aimes… Pourquoi on devrait se cacher ?

- Pour ta sécurité Clarke.

La médecin se leva de sa chaise pour venir s'asseoir sur les jambes de la brune ce qui ne manqua pas de surprendre cette dernière. Elle passa délicatement ses bras derrière la nuque de son amante pour l'enlacer et coller leur front ensemble.

- Je t'ai déjà dit que j'avais fait de la boxe thaï plus jeune ? La taquina t-elle.

- Ce n'est vraiment pas drôle, sourit à moitié Lexa devant la mauvaise blague.

- L'unique avantage de se cacher c'est bien de rendre les choses un peu plus excitantes… Avoua la blonde, amusée, en posant un baiser sur le nez de la brune puis un deuxième.

- Clarke… Non… Pas dans le bureau…

- Alors dis-moi oui pour la fête d'anniversaire d'Aden…

- Je ne sais pas…

- Alors je vais te déshabiller et te faire l'amour sur cette chaise… Tout en te donnant des ordres, lui chuchota t-elle en allant lui mordiller le lobe de l'oreille.

Les joues de la brune s'enflammèrent brusquement.

- D'accord pour la fête Clarke.

- Tu me donnes carte blanche ?...

- Tout ce que tu veux mais sors-moi ce corps tentateur de cette pièce, tu veux ?...

- Tu es sûre ? Sourit-elle.

- Sans vouloir te vexer mon amour, j'aimerai au moins garder une pièce vierge de notre passage. La pièce où je passe le plus clair de mon temps et où je reçois de nombreux collaborateurs me semble appropriée, sourit la brune.

- Comme tu voudras ! Lui répondit la blonde en se levant tout sourire pour sortir lentement de la pièce non sans aguicher sciemment la brune avec un mouvement de hanche appuyé.

Cela eut le mérite de faire ouvrir la bouche de la Donati dont les yeux s'enflammèrent un court instant. Lorsque la porte eut claqué, elle secoua simplement la tête sans perdre ce sourire amusé.


Oyee ! Alors qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? Vous avez eu assez de Clexa ? :D Aden ne s'en sort pas indemne malheureusement mais bon Clarke a de l'espoir pour lui... J'ai beaucoup aimé travaillé le perso de Gustus à nouveau ! Il souffre énormément de la perte de Becca, Anya essaye de prendre soin de lui tout de même :) Les disputes entre Clarke et Lexa étaient marrante à écrire ! Ah autrement vous avez aimé le Skype Jake/Abigail et Lexa ? Vous aussi vous rêvez d'une rencontre comme Clarke entre ces trois là ? ;P

Allez la confrontation octaven/linctavia dans le prochain, une Raven survoltée avec l'apparition d'une coiffeuse blonde assez farouche qui ne va plaire à Lexa haha... Zou à dans deux semaines, et n'oubliez pas le petit mot ! À très vite !