Hellooo ! La partie 2 est là et elle est bien remplie ! J'espère que vous l'apprécierez ! Merci pour vos reviews, follows et favs ça fait très plaisir de recevoir des mails régulièrement au sujet de ce que j'écris ! Merci à vous vraiment ! :) Bienvenue aux nouveaux lecteurs qui osent laisser un premier commentaire malgré que la fic soit bien entamée et merci aux anciens pour leur assiduité ! Ça me fait énormément plaisir de pouvoir papoter avec vous par MP !

Merci à doubi et MagRd pour la relecture ! La pauvre est encore dans ses révisions, elle me fait dire que le prochain chapitre de Passenger Side sortira le weekend prochain ^^

Angelye : Haha ne t'inquiète pas mes chevilles vont bien ^^ Je suis pas le genre à prendre la grosse tête, je ne suis que votre humble servante pour le Clexa :D Merci pour tes retours réguliers ! Je pense que la fameuse conversation que tu attends arrivera dans le chapitre 18 mais chut j'ai rien dit ;P


Chapitre 17 : La Famille - Partie 2


La brune glissa une main sur le côté pour caresser le dos de son compagnon mais seul du vide l'accueillit. Anya fronça les sourcils en ouvrant rapidement les yeux : Gustus n'était plus là. Sans trop se l'expliquer, son cœur se mit à cogner dans sa poitrine. Malgré leur rapprochement ces derniers jours, le Giordano s'enfonçait dans ses sombres pensées. Elle avait bien tenté de lui changer les idées en lui proposant des sorties et s'était même arrangée à plusieurs reprises avec son frère aîné pour pouvoir être avec le sicilien lorsqu'il était de repos mais rien n'y faisait. Elle voyait Gustus s'écarter d'elle sans pouvoir rien n'y faire et elle n'était même plus sûre que ce soit à cause de sa décision au sujet du bébé. En réalité, elle savait que ce n'était pas le bébé qui révoltait le mafieux mais bien le non châtiment envers les Barzetti pour l'assassinat de sa cousine.

La mafieuse soupira tout en se redressant dans ce grand lit vide. Ils avaient dormi dans la maison d'Aden Donati car sa mère les avait invités à souper ce soir-là. Gustus n'avait pas décroché un mot de la soirée, perdu dans ses pensées, ce qui ne lui ressemblait pas car il adorait la cuisine de Cécilia et passer du temps avec elle, à reparler de leurs souvenirs communs lorsqu'il n'était qu'un enfant.

- Gustus ? Appela la Zanetti.

Elle n'eut aucune réponse, ce qui ne manqua pas de la faire soupirer à nouveau. Le brun ne travaillait pas aujourd'hui : elle savait que Ryder et Artigas avaient pris le relais hier soir. Où pouvait-il bien être ? Elle se doutait bien qu'il n'était pas allé lui chercher des croissants frais cette fois-ci car toutes ses affaires avaient disparues de la pièce. Elle se décida à passer directement sous la douche afin de s'habiller rapidement et aller à la chasse aux informations.

Lorsqu'elle descendit à la cuisine, sans surprise, elle trouva sa mère qui était déjà aux fourneaux. Elle l'embrassa affectueusement tout en la saluant avant de demander :

- Tu n'aurais pas vu Gustus par hasard ?

- Il est au fond du jardin, près du cerisier que les parents de Becca ont offert à Titus à l'époque pour la naissance de Luciana.

- Merci.

- Bois et mange quelque chose tu veux ?

- Peut-être tout à l'heure, sourit la mafieuse ce qui ne manqua pas de faire lever les yeux de sa mère au plafond.

La brune se glissa sur l'immense terrasse de la propriété pour y trouver Tristan qui lisait le journal du jour. Elle le salua d'une tape sur l'épaule ce qui fit lever le nez du mafieux de son journal.

- Tu devrais le laisser tranquille Anya, lui dit Tristan ce qui fit stopper la Zanetti dans son élan.

- Pourquoi ?

- Un homme a parfois besoin d'être seul.

- Gustus ne doit pas rester seul, pas en ce moment.

- Peut-être que tu te trompes. Vous les femmes vous en faites toujours des caisses quand votre mec ne parle plus ou s'isole.

- Il est en deuil Tristan et en recherche de vengeance !

- Si Gustus veut venger lui-même la mort de Becca, c'est son droit. Aucun de nos commandements ne nous l'interdit.

- Comment pourrait-il être toujours disponible pour la famille s'il meurt comme un imbécile dans un commando suicide ?!

- C'est son choix, pas le tien.

- Je ne le laisserai pas faire ça ! S'agaça Anya, effrayée tout de même par l'idée.

Tristan lui attrapa le poignet pour l'immobiliser et l'empêcher de se jeter vers le jardin.

- Lâche-moi ou je te la coupe putain !

- Anya.

- Bordel lâche-moi !

- Anya ! Aboya son frère.

- Quoi bordel ?!

- Laisse-le.

- Je ne peux pas… Si jamais il…

- Je m'occupe de lui aujourd'hui, d'accord ?

- Je ne sais pas…

- Ça lui fera peut-être du bien d'être loin de toi quelques heures ok ? Un homme se confie plus à un autre homme.

La brune soupira et se détendit, ne luttant plus contre la poigne de son frère qui la lâcha aussitôt. Le mafieux au crâne rasé regarda sa sœur cadette d'un air compatissant :

- Je vais veiller sur lui. Occupe-toi d'Aden et de ses différentes séances de rééducation.

- Tu m'appelles si jamais il y a un problème d'accord ? Insista la mafieuse.

- Oui.

Anya jeta un coup d'œil vers le jardin dans l'espoir d'apercevoir son amant mais elle ne vit que la riche verdure du terrain. Les jardins de Don Titus avaient toujours été magnifiques et l'équipe des jardiniers avait triplé d'effectif à la mort de celui-ci pour garder intact son souvenir et sa passion pour les plantes.


- Mon Dieu mais elle est immense et magnifique cette maison ! S'exclama Octavia en entrant dans la propriété de Lexa.

- Je ne peux pas dire le contraire, sourit Clarke.

- Tu t'es pas trompée dis-donc hein ?! Le grand luxe !

- Ce n'est pas pour ça que je suis avec Lexa ! Gronda la médecin d'un air offensé.

- Je rigole Clarke ! La taquina la belle secrétaire.

Les deux jeunes femmes étaient dans le salon de la maison d'architecte : Clarke avait invité Octavia à l'aider pour organiser la fête d'anniversaire d'Aden. La Blake semblait ravie de l'idée de sa meilleure amie et ne cessait de dévorer des yeux l'intérieur de la bâtisse, époustouflée par la richesse du mobilier et de la décoration.

- J'adore ! On va préparer quelque chose de super cool !

- J'espère bien, Aden a 18 ans. Il faut que ce soit mémorable.

- Lexa n'est pas là ? J'aurais aimé la rencontrer au moins, je ne lui ai encore jamais parlé… La fois où je l'ai vue de près c'est lorsque nous étions coincées toutes les trois dans ton bureau parce Lincoln et Raven se prenaient la tête à mon sujet…

- Non désolée, elle est en déplacement pour quelques jours en Italie.

- Tu veux dire qu'on a la maison pour nous toutes seules avec une carte de crédit illimitée ?

- Oui, euh, enfin la carte on va faire attention d'accord ?

- Oh allez, comme si elle allait regarder ses comptes !

- Je n'en sais rien ! De tout façon, je n'aime pas l'idée d'utiliser une carte de crédit qui ne m'appartient pas O'…

- Tu n'auras qu'à me la donner au moment de payer, je n'ai aucun scrupule moi, rit la brune.

- Dans tes rêves Octavia Blake, rit à son tour la blonde.

La belle brune s'approcha des canapés gris avant de dire d'un air taquin :

- Alors vas-y raconte-moi votre première fois !

- O' ! C'est gênant bon sang ! Rit la médecin en se passant une main dans les cheveux.

- Allez ! Tu me dois bien ça !

- Bon… Mais tu tiens ta langue ok ?

- Promis !

- Même avec Lincoln hm ?

- Oui oui !

Les deux amies s'installèrent autour d'un café pour discuter de leurs derniers petits secrets croustillants : rattraper le temps perdu leur faisait vraiment du bien.


Clarke sursauta lorsqu'on toqua à la porte. Elle se demanda qui cela pouvait bien être : Ryder et Artigas n'auraient jamais laissé entrer quelqu'un de non désiré ou malveillant. Elle se leva du canapé pour aller ouvrir et quelle fut sa surprise de se retrouver face à Raven.

- Hola ! La salua la mécanicienne.

- Raven ? S'étonna la médecin.

- Oh, on dirait que tu ne m'attendais pas ? S'amusa la brune.

- Pas vraiment… Tu cherches Lexa ?

- Non, je sais que Bella est en Italie pour affaires. C'est O' qui m'a invitée à vous aider. Apparemment on organise une petite fête pour Aden ?

- Oui c'est ce qui est prévu mais je n'étais pas au courant qu'elle t'avait invitée… Enfin, entre c'est pas grave, sourit la blonde.

- Cool ! Oh je t'ai même pas fait la bise, sauvage que je suis !

La latina se pencha pour embrasser rapidement la belle blonde et faire comme chez elle dans la maison de la Donati. Elle se fit couler un café avant de s'installer contre le plan de travail de la cuisine avec cet éternel sourire séducteur.

- Alors Chaperon Rouge, ça marche comme tu veux avec Bella ?

- Oui… Sourit d'un air gêné la médecin.

Elle avait beau connaître un peu plus Raven et l'apprécier, cela ne l'empêchait pas de perdre facilement ses moyens lorsque la mécanicienne et confidente de son amante se mettait à la cuisiner.

- C'est caliente entre vous deux non ? Bella ne dit rien c'est vraiment pas amusant !

- Dans ce cas je crois que je ferais mieux de me taire…

- Oh allez ! Je suis curieuse !

- Non Rav' ça lui donnerait une occasion de faire la tête et de te fusiller en même temps, sourit Clarke en nettoyant les tasses qu'Octavia et elle avaient utilisées.

- Tu dois vraiment avoir quelque chose de spécial pour qu'elle t'ait cédé… Souffla la brune à quelques centimètres de Clarke.

Le rouge monta aux joues de la médecin qui sursauta de nouveau en reconnaissant la voix d'Octavia :

- Mais c'est pas vrai qu'elle drague même les gens casés !

- Hola cariña ! Sourit Raven en s'écartant rapidement de la médecin pour aller embrasser chaleureusement la Blake.

- Ça y est tu es en mode espagnol ? S'amusa la secrétaire.

- Seulement pour toi ma toute belle si tu veux, proposa la mécanicienne en ondulant ses hanches d'un air sexy et provocateur.

La danse eut le mérite de faire éclater de rire Clarke qui s'était rapidement détendue lorsque Raven s'était décollée d'elle.

- Je sens qu'on va bien rire ce weekend.

- Claro que si ! S'exclama joyeusement la latina.

- Insupportable, sourit Octavia.


Clarke et Octavia étaient affalées dans les canapés du salon. Seule Raven tenait encore debout et farfouillait dans les différents sacs qui avaient envahi la maison.

- Je ne sais pas où elle trouve toute cette énergie, souffla Octavia à Clarke, exténuée.

- Moi non plus. Ça doit être le sang espagnol.

- C'est vrai que les espagnols sont connus pour leur énergie… Ça me refait penser à ce bel espagnol, tu sais ?

- Celui que tu avais rencontré en auberge de jeunesse ?

- Oui ! Il était doué bon sang… Sourit la Blake en se mordillant la lèvre.

- Tu peux parler de Raven mais toi aussi tu es insupportable quand tu te mets à divaguer sur tes conquêtes…

- Un bel espagnol aux cheveux bouclés et bruns, yeux bleus…

- À défaut des yeux bleus, je peux me boucler les cheveux si tu veux cariña, lui chuchota la mécanicienne qui s'était rapprochée furtivement des deux jeunes femmes.

- Raven ! Cria la secrétaire, surprise.

- Hahaha quoi ? Tu parlais bien d'espagnol non ?

- Tu es épuisante ! Clarke aide-moi !

- C'est toi qui l'as invitée, tu assumes maintenant !

- Merci la solidarité féminine, grogna son amie.

La phrase eut le mérite de faire rire les trois jeunes femmes jusqu'à ce qu'Octavia passe une main dans ses cheveux avec un soupir :

- Hm, je ne dirais pas non pour un coiffeur afin d'être présentable pour la fête de demain…

- À cette heure c'est foutu, répondit Clarke en regardant l'heure tardive.

- Et demain on est dimanche… Aucun coiffeur que je connais n'est ouvert…

- On dirait bien que je vais enfin avoir une utilité, sourit Raven.

- Tu connais quelqu'un ? S'exclama Octavia.

- Yep, une copine qui s'appelle Niylah. Il n'y a qu'elle qui a droit de toucher à mes cheveux, foi de Reyes !

- Elle est ouverte le dimanche ?

- Non mais si je lui demande, je suis sûre qu'elle fera le déplacement ! Je l'appelle ?

- Pourquoi pas ! Sourit Octavia.

- Dans la maison de Lexa ? Je ne sais pas… Hésita Clarke.

- Elle est habituée à nettoyer lorsqu'elle vient à domicile, t'en fais pas ! Ça te fera du bien en plus, tes cheveux ont pas vu de coiffeur depuis combien de temps Chaperon Rouge ? Dit la mécanicienne en effleurant les cheveux blonds de la médecin.

- Quelques temps, grimaça Clarke.

- Alors ?

- Ok… Mais la maison a intérêt à être nickel lorsqu'elle partira !

- T'inquiète !


Clarke se dirigea vers le portail lorsque la sonnette retentit à l'intérieur de la maison. Ryder et Artigas s'entretenaient déjà avec la jeune femme qu'avait appelée Raven. Le plus âgé des gardes du corps se tourna vers la médecin d'un air peu amène :

- Madame Donati est-elle au courant de la visite de cette jeune femme ?

- Non Ryder… Ça c'est fait comme ça sur un coup de tête.

- Je ne peux la laisser entrer dans ce cas.

- Ryder s'il vous plaît, vous n'allez pas la renvoyer alors qu'elle a fait le déplacement jusqu'ici…

- Tant que Madame Donati ne m'aura pas autorisé à la faire entrer je ne lui ouvrirai pas ce portail Clarke. Je suis désolé mais j'ai des ordres.

- Même si elle vous montre sa carte d'identité ? Ryder, voyons vous voyez bien qu'elle est inoffensive !

- Je ne la connais pas. Clarke, vous savez ce que vous avez à faire si vous voulez que cette jeune femme rentre dans la propriété.

- Je ne vais pas déranger Lexa dans ses affaires pour une autorisation d'entrée !

- Malheureusement si. Voulez-vous que je l'appelle moi-même ?

- Non surtout pas… Grogna la blonde en faisant signe à la blonde derrière le portail de patienter.

La médecin entra à l'intérieur de la maison pour rejoindre Octavia qui l'interrogea du regard.

- J'avais oublié que personne n'a le droit d'entrer sans l'autorisation de Lexa… Marmonna Clarke en cherchant son portable dans son sac à main.

- Ah bon ? Mais j'ai pu rentrer moi, non ?

- J'avais demandé l'autorisation à Lexa avant son départ en Italie…

- Oh d'accord…

Rapidement, la blonde émit un appel vers le numéro de sa compagne mais elle tomba sur le répondeur ce qui l'agaça encore plus.

- Évidemment !

- Ce n'est pas grave Clarke, la rassura Octavia.

- Bien sûr que si ! Je ne peux pas faire rentrer qui je veux dans ma propre maison !

- Clarke la maison n'est pas à toi même si c'est tout comme … Lexa doit avoir ses raisons… Tu sais, après ce qui est arrivé à Becca et Aden… Je serais aussi méfiante qu'elle.

- Oui… Souffla la blonde. J'ai tendance à oublier qu'on m'a aussi menacée à l'hôpital…

- Tu vois.

- C'est quand même embêtant d'avoir fait déplacer cette jeune femme pour rien. C'est extrêmement gênant. J'ai l'impression d'être la princesse en haut de sa tour d'ivoire gardée par un dragon.

- Ryder est le dragon ?

- J'aurais plutôt dit Gustus, rit la blonde.

Le téléphone de Clarke se mit à vibrer tout en affichant une photo de Lexa. La médecin se jeta dessus pour décrocher :

- Allô ?

- Clarke ? Tout va bien ? Tu as appelé sans laisser de message.

- Oui tout va bien… Excuse-moi de te déranger… Je sais que tu es très occupée mais j'ai besoin que tu dises à Ryder qu'il peut ouvrir le portail à la coiffeuse à domicile que je viens d'appeler…

- Tu m'appelles pour une coiffeuse à domicile Clarke ? Gronda Lexa.

- Oui je sais c'est totalement stupide… Gémit la blonde. Mais il ne veut rien savoir et elle est devant le portail ! Raven la connaît. Je t'assure qu'il n'y aucun risque qu'elle nous fasse du mal…

- Hm…

La blonde entendit une voix préenregistrée lui annoncer que son appel avait été mis en attente. Elle se dirigea vers l'une des grandes fenêtres donnant sur la cour extérieure pour voir le garde du corps répondre à un appel. Le brun hocha la tête avant de raccrocher et d'ouvrir le portail automatique tout en retenant les chiens de garde d'un ordre sec.

- C'est fait Clarke, informa Lexa en reprenant l'appel.

- Merci mon amour…

- Hm…

Comme Octavia la regardait avec un sourire en coin, Clarke se gratta la gorge de gêne avant de se diriger vers la terrasse pour parler en toute intimité avec sa compagne.

- Tout va bien en Italie ?

- Beaucoup d'administratif mais ça va, lui répondit la brune.

- Tu m'as manquée cette nuit mon amour…

Le surnom eut pour mérite d'arracher un soupir heureux à la Donati.

- Tu me manques aussi… Je ne devrais pas en avoir pour très longtemps ne t'en fais pas.

- Tu penses être là pour quelle heure demain ?

- À 15h maximum, je devrais être à la maison.

- J'espère que tu vas aimer la robe que j'ai choisie, chuchota la blonde.

- Ainsi que ta nouvelle coupe de cheveux, ajouta Lexa, taquine.

- Hey je vais me faire belle pour toi !

- Ce n'est pas mon anniversaire mais je serai très contente d'avoir un cadeau moi aussi, rit la brune.

- Et moi j'aurais un cadeau ?

- Tu veux un cadeau ? Demanda Lexa, surprise.

- Je plaisante !

- Non Clarke, vraiment, tu aimerais quelque chose ? Redemanda la Donati, intéressée à l'idée de pouvoir acheter quelque chose à son amante.

- Rentre juste vite, ça me suffira, répondit la médecin.

- D'accord…

- Je te laisse, Raven est en train de s'exciter dans le salon avec la coiffeuse. Je t'aime, à demain mon amour.

- À demain mon amour, je t'aime, répondit Lexa.

Clarke se dirigea vers le salon pour accueillir la nouvelle venue : Niylah était une grande jeune femme à la silhouette fine avec de beaux cheveux blonds tressés et attachés avec une pince. Elle avait de beaux yeux noisette, plutôt clairs et était habillée d'une simple salopette en jean un peu trop grande pour elle dans laquelle se trouvaient déjà quelques ustensiles de coiffure.

- Hey salut ! Sourit la blonde en embrassant avec entrain la médecin ce qui ne manqua pas de la surprendre.

- Euh bonjour, répondit d'un air étonné Clarke.

- Ah excuse-moi, Raven m'a refilé sa sale habitude de faire la bise à tout ce qui bouge, nouveaux comme habitués !

- Oh je comprends un peu mieux alors… Souffla la blonde.

- Mais c'est pas un peu fini de m'accuser de tout et rien, se plaignit la mécanicienne. Je sais que j'ai mes vices cachés mais tu pourrais tout simplement dire que tu kiffes embrasser les jolies filles Niy'. Ne me mets pas tout sur le dos !

- Hahaha d'accord Rav' ! Ne fais pas la tête ! C'est vrai que j'aime embrasser les jolies filles, sourit la coiffeuse avec un clin d'œil charmeur pour la médecin. – Alors, où est-ce qu'on se met ?

- Tu as besoin de quoi exactement ?

- D'une arrivée d'eau, de quoi l'évacuer et d'une prise électrique pas trop loin.

- La salle de bain me semble être l'endroit idéal je pense… Suis-moi.

Rapidement, la coiffeuse était installée avec son matériel à domicile et avait attrapée Raven pour lui couper les pointes abîmées, elle s'occuperait d'Octavia et Clarke ensuite. La médecin avait été plusieurs fois appelée par la jeune femme pour des excuses totalement bidons. Niylah s'était montrée très tactile et souriante avec elle contrairement à Octavia qu'elle ignorait simplement.

- C'est moi où elle te drague ? Grommela la brune à son amie.

Les deux jeunes femmes regardaient discrètement Raven se faire coiffer.

- C'est fou ce que les opportunités se bousculent à ta porte lorsque tu ouvres les yeux, s'indigna Clarke.

- Comment ça ?

- Depuis que j'ai rompu avec Finn, je n'ai jamais autant été demandée, rit-elle.

- Ah oui, je comprends mieux l'idée d'ouvrir les yeux.

- Hm hm.

- Il y a une chance qu'elle arrive à ses fins avec toi ?

- Quoi ? Non !...

- Ben je demande vu que tu as sauté sur Lexa le jour de la demande en mariage de Finn…

- C'est pas pareil O'…

- En quoi ? Vous n'êtes ensemble que depuis trois mois tu m'as dit, quatre tout au plus et elle n'est pas là.

- Peut-être mais avec Lexa c'est…

- C'est ?

- Je n'ai même pas les mots, j'en ai juste chaud ! Rit la blonde.

- Tu es terrible Clarke Griffin ! On dirait une adolescente devant son premier amour !

- Tu peux parler toi avec Raven !... Chuchota Clarke.

- Quoi ? De quoi tu parles ?

- Ose me dire que tu n'aimerais pas tenter l'expérience avec elle ?

- Non voyons… Je suis avec Lincoln…

Un simple regard blasé de la part de Clarke poussa la brune à avouer :

- Bien sûr que j'aimerai me lancer avec elle… Mais je ne veux pas être traitée comme une vulgaire conquête… Et je ne peux pas faire ça à Linc' le pauvre…

- Tu aimes Lincoln ?

- Oui, il est gentil, mignon et attentionné…

- Mais pas sulfureux comme Raven hm ?

- Si tu veux l'imager, je dirais que Lincoln est une bougie et Raven un feu de cheminée…

- Et toi tu préfères quoi ?

- La bonne odeur d'une bougie… Et d'un autre côté, la chaleur réconfortante voir trop brûlante d'un bon feu de cheminée… Avoua la brune.

- Tu ne peux pas avoir les deux O', ils ne se supportent pas et la polygamie…

- J'en suis pas encore là ! Marmonna la secrétaire.

- À qui le tour ? Sourit Niylah qui s'était approchée avec douceur des deux jeunes femmes.

- Tu n'as qu'à y aller O', je vais appeler Cécilia pour savoir si elle peut cuisiner pour la fête. Je n'ai vraiment pas envie de commander chez un traiteur, dit Clarke.

- D'accord, sourit son amie.

Une bonne heure plus tard, Octavia descendait les escaliers avec une mine rayonnante. Elle sourit à Raven qui avait du mal à garder la bouche fermée :

- À ton tour Clarke. C'est bon au fait pour la nourriture ?

- Oui Cécilia est d'accord. Elle aurait juste aimé que je la prévienne un peu plus tôt. Elle se met trop la pression… Je suis sûre qu'elle fera quelque chose d'excellent et on sera pas trop nombreux non plus je pense !

- D'acc'.

- Ta coupe est superbe au fait.

- Merci. Je dois bien avouer qu'elle n'est pas très bavarde mais au moins elle fait du bon boulot, sourit Octavia.

La médecin lui rendit un sourire avant de monter jusqu'à la salle de bain où Niylah semblait sagement l'attendre. Elle la fit s'asseoir avant de la regarder dans le miroir face à elle tout en jouant délicatement avec les longs cheveux blonds de la jeune femme. Clarke pouvait sentir la peau douce des doigts de la coiffeuse jouer avec sa chevelure tout en s'échappant rapidement sur sa nuque, ses épaules… Un frisson lui échappa, ce qui tira un sourire à la jeune femme derrière elle.

- Alors de quoi as-tu envie Clarke ?... Lui chuchota l'amie de Raven.

- Je ne sais pas trop… Ça fait des années que je n'ai pas changé de coiffure…

- Si tu me fais confiance je te rendrai rayonnante, indiqua la coiffeuse.

- Je ne sais pas… Plaire à une femme est beaucoup plus difficile qu'à un homme non ?...

- Ça dépend la femme et l'homme en question, rit Niylah.

- Mon ex ne faisait pas vraiment attention à mes cheveux… Je sais que Lex… Euh… Que ma copine fait attention au moindre changement chez moi… Je ne voudrais pas la décevoir…

- Hm… Réfléchis la blonde tout en jouant de quelques coups de peigne.

- Je crois qu'on devrait s'en tenir au classique.

- Moi je pense le contraire. Tu devrais te jeter à l'eau Clarke, sourit la coiffeuse. Donne-moi le feu vert et je m'occupe de tout.

Clarke se mordilla légèrement la lèvre avant de finalement hocher la tête :

- D'accord Niylah je m'en remets à toi !

- Super Princesse. Ferme les yeux et laisse-toi guider, sourit la blonde.

La médecin ne put s'empêcher de frissonner de plaisir à ce surnom et ferma finalement les yeux, se laissant aller aux mains expertes de la jolie coiffeuse.


- Dios mios ! S'exclama Raven en ouvrant la bouche de surprise lorsque Clarke descendit les escaliers.

- Oh la vache ! Enchérit Octavia.

- Alors ? Grimaça la blonde, légèrement anxieuse.

- Tu-es-magnifique-Chaperon-Rouge ! Bella va péter un câble quand elle va te voir !

- Dans le bon sens alors j'espère, rit nerveusement la médecin.

- Évidemment, sourit la coiffeuse qui avait deux mains rassurantes sur ses épaules.

Clarke avait troqué ses cheveux longs et ondulés, trop souvent négligés pour une coupe mi-longue et lisse, s'arrêtant légèrement au-dessus des épaules avec une raie à gauche afin de ramener plus de cheveux à droite. Elle était tout simplement sublime, totalement changée par cette coupe de cheveux.

- Putain Niylah, cariña, tu gères à mort ! S'exclama la mécanicienne en allant vers la coiffeuse qui sourit et accueillit avec bonheur le baiser de son amie sur sa joue.

- Cariña… Je croyais qu'il n'y avait que moi qu'elle appelait comme ça… Grommela tout bas la secrétaire en croisant les bras sur sa poitrine.

- On fait une photo pour Bella ?

- Je préfère lui faire la surprise, sourit Clarke, amusée, tout en se passant une main dans les cheveux.

Cela lui faisait vraiment étrange d'avoir les cheveux si courts. Elle les portait longs depuis son plus jeune âge mais il fallait bien avouer que Niylah avait fait un excellent travail : elle se sentait légère et nouvelle. Elle avait hâte de retrouver Lexa pour avoir son avis.


Clarke se frotta les yeux de fatigue en descendant les escaliers : elle avait entendu du bruit venant de la cuisine et elle se demandait bien quel en était l'origine. Elle avait à peine dormi car Octavia, Raven et Niylah l'avaient convaincue d'aller en boîte de nuit. Bien que cela n'eut pas beaucoup plu à Ryder, celui-ci n'avait pas eu d'autres choix que de servir de chauffeur et de garde du corps pour les quatre jeunes femmes, les ramenant dans un état plus que lamentable à la demeure de la Donati toujours absente en ce dimanche matin.

- Cécilia ? S'étonna la blonde en se passant une main dans ses cheveux courts.

- Ah ! Clarke ! Tu tombes bien ! Je vais avoir besoin d'aide pour préparer le buffet de ce soir et…

- Euh Cécilia… Hésita la médecin en remarquant des caissettes en bois pleines de produits frais.

- Oui ?

- Vous savez que nous ne serons pas plus d'une quinzaine…?

La vieille femme haussa un sourcil à la question avant d'éclater d'un rire franc.

- Hahaha qu'est-ce que tu es taquine Clarke !

La blonde fit une légère moue d'incompréhension ce qui encouragea la mère d'Anya à poursuivre :

- Toute la Sicile se bouscule lorsque les Donati organisent un dîner voyons ! J'ai déjà passé quelques coups de fil !

- Comment ça toute la Sicile ? C'est censé être une fête d'anniversaire privée…

- Privée oui mais ça n'empêche que la famille Donati a beaucoup d'amis en Sicile et tout se sait ici ! Tu verras ! Il y aura beaucoup de monde !

- Par beaucoup vous entendez combien ? Pâlit la blonde.

- Pas plus d'une centaine je dirais ! Peut-être plus qui sait… On ne peut jamais savoir ! Je me demande bien pourquoi Lexa ne m'a pas parlé de cette fête plus tôt… L'hippodrome aurait été parfait !

- Une centaine… Murmura Clarke sous le choc.

- Bon va te préparer au lieu de me ralentir, mes petits amuse-gueules ne vont pas se faire tous seuls !

Clarke avança mécaniquement jusqu'aux escaliers, les grimpant sans force avant de plonger son visage dans ses mains tout en gémissant :

- Nooon Lexa va me tuer…


« Joli le costard. » Ontari B.

Aden sourit à la lecture du message tandis que son infirmier personnel préparait ses béquilles. Il répondit aussitôt : il avait, avec des séances de rééducation diverses réussit à récupérer la maîtrise de certains mouvements et actions.

« Merci, je suis content qu'il te plaise ! » Aden Donati

« Quand pourrons-nous nous revoir ? Tu es sorti de l'hôpital depuis trois jours… » Ontari B.

Le blond fronça les sourcils avec une moue : lui aussi aurait aimé revoir la brune pour pouvoir discuter avec elle mais il avait honte de son état actuel. Il était incapable de se déplacer sans ses béquilles et n'avait pas encore récupéré totalement une élocution normale. Il ne voulait pas qu'Ontari puisse avoir une mauvaise image de lui.

« Bientôt, je te le promets. Sois patiente s'il te plaît… » Aden Donati

Sa tête se releva lorsqu'on toqua à la porte de sa chambre : Anya était habillée d'un tailleur pantalon noir et lui offrit un sourire amical.

- Tu es prêt Aden ?

- Bientôt, répondit le blond.

- Tu te souviens de ce qu'on s'est dit ?

- Oui : tu me déposes… chez Lex' et je… ne bouge pas d'une… semelle du salon en attendant… Tristan car tu as… un rendez-vous. Tu seras… de retour en moins… d'une heure.

- Très bien mon grand.

Le portable du blond vibra ce qui attira le regard de sa garde du corps. Aden rangea discrètement le téléphone dans sa poche de pantalon. Gêné, il glissa une main dans ses cheveux qu'il avait coupés sous le conseil de sa médecin. Ils étaient soigneusement coiffés et plus longs sur le dessus du crâne tandis que les côtés étaient rasés de près. Il avait aussi gardé un bouc léger et une moustache très fine qui lui donnaient quelques années de plus.

- Ne traîne pas, d'accord ?

- Oui… Anya.

Aden attendit que la Zanetti soit hors de vue pour lire le message de la Barzetti. Un sourire se dessina sur ses lèvres.

« Ne t'inquiète pas je serais patiente. Je te souhaite encore un bon anniversaire. Profite bien de ta fête. » Ontari B.


- Hé respire Chaperon Rouge, ça va aller, se moqua Raven en s'approchant de Clarke qui ne cessait de courir dans tous les sens.

- C'est la merde ! C'est la merde ! Je ne pensais pas qu'il y aurait autant de monde Raven !

- Ah bah ça, un repas organisé pour les Donati, fallait s'en douter !

- Mais moi j'en savais rien bon sang !

- Ben tu croyais que le gala avait été organisé par qui ?

- Tu crois pas qu'il y a une différence entre une fête privée d'anniversaire et un gala ?! S'agaça la blonde en sortant des petits fours du four professionnel de la cuisine.

Dès 18h, les chiens avaient été enfermés dans le sous-sol de la maison et les voitures n'avaient cessé d'arriver dans la cour de la propriété de Lexa. Celle-ci était déjà pleine ce qui obligeait à présent les retardataires à se garer le long de la route et des murs d'enceinte. Ryder et Artigas s'occupaient de vérifier l'identité des invités et les faisaient entrer doucement. Cécilia avait eu la bonne idée d'embaucher pour l'occasion des serveurs pour permettre aux invités de déguster du champagne hors de prix ainsi que des petits amuse-gueules faits maison. Malgré le manque de place, rires et discussions semblaient au rendez-vous. La maison de Lexa avait beau être grande, elle n'était pas adaptée pour recevoir autant de monde.

La blonde regarda son portable sur lequel elle espérait un message de la brune lui disant qu'elle arriverait bientôt : l'avion de Lexa avait eu un retard de plus de trois heures ce qui n'avait pas arrangé le stress de la médecin. Celle-ci sourit en reconnaissant Aden qui à l'aide de béquilles, se déplaçait doucement tout en saluant comme il le pouvait les amis de la famille. Anya marchait sur ses talons et affichait un air peu loquace.

- Bonsoir… Docteur Gri… Griffin, sourit le Donati.

- Bonsoir Aden ! Joyeux anniversaire ! Répondit-elle, soulagée à l'idée de voir un visage lui rappelant celui de son amante.

- Merci… C'est… gentil d'avoir… organisé tout… ça pour moi.

- C'est normal ! Dix huit-ans c'est important !

Le Donati sourit doucement et se pencha pour embrasser affectueusement les joues de sa médecin qui lui répondit joyeusement. Elle pouvait bien faire une exception pour l'anniversaire du jeune homme.

- Docteur Griffin, je peux vous le confier ? Demanda Anya d'un air pressé.

- Oui évidemment. Tout va bien ?

La Zanetti fit une moue légère avant de hocher la tête tout en regardant elle aussi son portable et l'heure. Elle ne répondit rien à la médecin et se dirigea vers la sortie pour récupérer sa voiture, s'arrêtant rapidement vers Ryder à qui elle sembla poser une question à laquelle le brun ne répondit que par un signe de tête négatif. Elle monta ensuite rapidement dans son SUV et sortit de la propriété pour rouler en direction de l'hôpital.


Ses mains étaient crispées sur le volant et ses yeux semblaient perdus dans le vague bien qu'elle conduisait. En réalité, elle conduisait plus par automatisme qu'autre chose : son rendez-vous pour avorter était dans moins de dix minutes. Elle ne pouvait pas en vouloir à Aden pour ce retard, c'est elle qui n'avait pas de tête depuis quelques jours : elle avait égaré une quinzaine de fois les clés du SUV ou bien avait oublié son portable quelque part. Elle ne se sentait pas bien et l'absence de Gustus n'arrangeait pas les choses. Elle voulait que le brun aille mieux, qu'il soit avec elle… Elle balaya d'un geste rapide et agressif les quelques larmes qui s'échappèrent de ses yeux alors qu'elle arrivait vers le centre-ville. Tandis qu'elle se trouvait à un feu rouge, ses yeux noisette se portèrent sur son portable qui affichait un message, sans aucun doute de son frère :

« Je crois que Gustus va faire une connerie ce soir… » Numéro non enregistré

La main droite de la mafieuse attrapa aussitôt le mobile pour appeler son frère :

- Tristan ?! Qu'est-ce que tu racontes ?! Où est Gustus ?!

- Je sais pas… Il m'a dit qu'il avait oublié sa veste au bar où on était et a profité du fait que j'aille la chercher pour partir avec la voiture…

- Il est parti il y a combien de temps ?!

- Je dirais une dizaine de minutes.

- Et c'est maintenant que tu me le dis ?!

- Tu crois qu'il est assez con pour me laisser mon portable ? Il a dû me le prendre quand je suis allé aux chiottes. Il a payé le patron du bar pour qu'il me prête pas le téléphone, je suis sur le portable d'une nana que je viens de rencontrer.

- PUTAIN ! T'ES VRAIMENT TROP CON ! Hurla la brune, furieuse en raccrochant pour appeler aussitôt le numéro de son compagnon.

Sans surprise, elle tomba à chaque fois sur la messagerie. Le cœur battant et sans attendre que le feu passe au vert, elle accéléra brusquement pour faire un demi-tour sec devant le nez d'une autre voiture qui la klaxonna aussitôt tout en pilant pour l'éviter. La Zanetti se contenta de l'ignorer et de remonter vers les hauteurs de l'île : il n'y avait que deux endroits où pouvait se trouver Gustus et elle espérait qu'il ne soit pas trop tard.


La portière arrière droite s'ouvrit rapidement une fois le véhicule arrêté. Lexa sortit rapidement de son SUV pour remercier son homme de main ayant remplacé Gustus durant son voyage en Italie :

- Merci Illian pour votre travail. Soyez assuré que je vous rajouterai à mes effectifs personnels très prochainement.

- C'est un honneur Dona, acquiesça poliment le jeune homme aux cheveux châtain foncés.

La brune écarquilla les yeux devant les nombreuses voitures présentes dans sa cour. Elle n'avait pas prêté attention à l'extérieur lorsque la voiture était arrivée à hauteur de sa propriété. Elle fit signe à Ryder de venir lui expliquer immédiatement ce qu'il se passait actuellement chez elle.

- Le Docteur Griffin a organisé la fête pour Monsieur Donati… Elle a demandé de l'aide à Cécilia pour le repas, répondit-il avec une grimace gênée.

Seul un soupir sortit de la bouche de Lexa. Elle qui pensait rentrer et passer une soirée en petit comité, voilà qu'elle allait sans aucun doute devoir faire des heures supplémentaires en tant que Dona tout en ne pouvant profiter de sa compagne. Bien heureusement, elle se doutait que la situation avait échappé à Clarke dès le moment où Cécilia était entrée dans l'organisation de la fête. La matriarche des Zanetti était la spécialiste au temps de Titus pour ce genre de mondanités ennuyantes, aussi elle décida de ne pas en tenir rigueur à la blonde car elle n'avait qu'une envie : la serrer dans ses bras et l'embrasser car ces quelques jours loin d'elle avaient été encore plus durs que les précédents.

N'étant pas des plus présentables après l'attente à l'aéroport et le voyage, la brune passa par le sous-sol pour emprunter un escalier secondaire menant lui aussi au premier étage. Elle sélectionna rapidement un tailleur propre avant de s'engouffrer sous la douche pour en ressortir une quinzaine de minutes plus tard habillée et coiffée d'une magnifique queue de cheval haute. Elle avait ajouté un peu de eyeliner autour de ses yeux verts pour renforcer leur couleur et leur profondeur. Elle inspira un grand coup pour se préparer à cette soirée s'annonçant longue et furieusement épuisante avant d'emprunter l'escalier principal pour rejoindre le salon dans lequel une vingtaine de personnes discutaient, buvaient et grignotaient.

Elle chercha immédiatement du regard sa belle blonde pour lui signifier sa présence mais ne la vit pas. Clarke n'était visiblement pas à l'intérieur. Elle salua poliment les convives, discuta légèrement avec certains avant de s'avancer pour rejoindre la terrasse où elle reconnut la voix de Raven :

- Trop bon ce que tu as fait comme amuse-gueules Chaperon Rouge ! Tu dis que c'est américain c'est ça ? Hmm !

- Oui c'est ça Raven, sourit la médecin qui semblait légèrement stressée.

Lexa se figea aussitôt à la vue de sa compagne : Clarke était sublime et elle n'avait simplement pas assez de mots pour la décrire. La nouvelle coupe de cheveux de la blonde la rendait rayonnante, ses yeux étaient légèrement maquillés ce qui faisait ressortir le bleu océan de ses magnifiques iris. Elle portait une robe noire dos nu lui arrivant au-dessus des cuisses qui donna immédiatement envie à Lexa d'aller poser un baiser amoureux sur l'une de ses épaules dénudées. Les petits escarpins noirs qu'elle portait la grandissait légèrement et affinait ses jambes magnifiques. Elle allait s'approcher quand un visage connu vint la saluer poliment en lui embrassant le dos de la main.

- Bonsoir Dona Donati, souffla l'homme.

- Bonsoir David, sourit Lexa en posant une main amicale sur l'épaule de l'homme. Comment va votre fils ?

- Très bien merci. Il s'est bien remis, il fait du sport régulièrement et a repris ses études.

- Ah oui ?

- Oui, il a décidé de devenir policier, dit-il d'un air fier.

Au haussement de sourcil de Lexa, le sicilien se reprit aussitôt :

- Ne vous inquiétez pas, il sait ce qu'il vous doit. Jamais il ne vous importunera dans vos affaires, c'est une promesse.

- Je ne m'en fais pas. Les Miller ont toujours été de bons amis pour la famille Donati.

- Oui, acquiesça tout sourire le père de Nathan. Et comment va le petit Don ?

- Vous pourriez aller lui demander vous-même, indiqua Lexa en voyant une belle blonde à l'allure sulfureuse s'approcher de Clarke. – Je crois qu'il est assis sur l'un des canapés, indiqua t-elle.

David Miller la remercia et salua poliment avant de partir vers Aden qui discutait avec Artigas sur les canapés du salon. Lexa fixa d'un regard noir la jeune femme s'étant approchée de sa compagne. Celle-ci était arrivée derrière la médecin et avait passé une main baladeuse sur ses hanches avant de lui embrasser les joues un peu trop près de la commissure de ses lèvres lorsque celle-ci s'était retournée au contact. Sans pouvoir s'en empêcher et n'ayant pas de garde du corps aussi attentif que Gustus dans les parages, Lexa s'avança rapidement vers le groupe de jeunes femmes pour marquer sa présence.

- Bonsoir, les salua t-elle.

- Bella ! Sourit Raven, ravie.

- Bonsoir Lexa, répondit Octavia, accrochée au bras de Lincoln qui salua poliment la brune.

- Salut ! Enchaîna Niylah, enjouée.

- Lex… Hésita Clarke non sans avoir le souffle coupé par le stress de voir son amante surgir sans prévenir.

Elle n'était clairement pas préparée à une dispute au retour de sa compagne aussi décida t-elle de prendre les devants en s'excusant :

- Je suis désolée Lexa ! Je ne pensais pas à ça quand j'ai dit fête d'anniversaire privée ! Cécilia a voulu inviter plus de monde mais ça dépasse tout ce que j'aurais pu imaginer ! Mon dieu… Ne t'inquiète pas je rangerai tout et je paierai tout ce qui n'était pas prévu et…

- Aden a l'air content, l'interrompit la Donati avec un sourire sincère sur les lèvres. Tu as fait du très bon travail Clarke, je crois que je n'aurais pas pu faire mieux pour marquer sa majorité, la rassura t-elle.

La médecin écarquilla les yeux de surprise avant de souffler de soulagement ce qui ne manqua pas de faire rire les autres jeunes femmes près d'elle. Elles n'avaient cessé de lui répéter qu'elle se mettait trop la pression au sujet de cette fête.

- Vraiment…?

- Vraiment, sourit la brune, amusée et attendrie.

Bon sang qu'elle voulait l'embrasser là et maintenant mais il y avait tellement de monde… Elle ne pouvait pas se permettre ce caprice. Elle ne put pourtant pas refuser l'étreinte de Clarke quand celle-ci la serra affectueusement dans ses bras. Elle semblait vraiment soulagée, vidée de toute pression. Lexa lui rendit doucement son étreinte avant de reculer rapidement car elle sentait déjà des regards curieux sur elles.

- Tout à l'heure, lui murmura t-elle à l'oreille.

Clarke hocha la tête. Peu importe que Lexa n'assume pas leur relation, elle pouvait enfin respirer en sachant qu'elle n'allait pas se faire tuer par sa compagne pour ce dérapage festif.


- Ça va O' ? Demanda son petit-ami en secouant légèrement la belle brune qui sirotait un verre vide.

Octavia sursauta avant de se tourner vers Lincoln qui lui souriait gentiment. Elle sourit à son tour et lui embrassa la joue pour le rassurer :

- Excuse-moi, je suis juste un peu fatiguée. Ça a été quelque chose d'organiser cette soirée.

- J'imagine oui, répondit-il. Tu veux que j'aille te chercher un autre verre ?

- Pourquoi pas oui, tu serais un amour.

La secrétaire s'amusa à dévorer du regard le corps d'athlète du pilote d'hélicoptère. Lincoln était vraiment bel homme. Il avait tout pour plaire une fois sa timidité passée. Elle soupira à s'en fendre l'âme lorsqu'elle vit Raven passer de femme en homme en compagnie de son meilleur ami Wick qu'elle avait invité. Ces deux-là s'amusaient beaucoup visiblement, Niylah rajoutant son grain de sel aussi bien que la coiffeuse n'avait d'yeux que pour la belle médecin qui s'était enfin mise à discuter avec différents invités. Elle ne cessait de laisser une main trainante ou de venir partager un verre avec la blonde tout en lui racontant quelques anecdotes, provoquant des rencontres soit disant hasardeuses… Clarke ne semblait pas du tout s'en apercevoir contrairement à Lexa qui ne faisait que veiller sur elle de loin et fusiller du regard l'amie de Raven. Octavia trouva cela amusant : Clarke était vraiment aveugle par moment.

- Cariñaaaa ! S'exclama Raven en passant une main amicale mais aussi baladeuse autour des hanches d'Octavia.

- Raven, soupira la brune plus pour se donner bonne figure.

- Alors il est où ton gentil toutou ? La taquina la mécanicienne.

- Si tu parles de Lincoln tu as intérêt à t'excuser immédiatement, s'agaça la secrétaire.

- Oooh excuse-moi ! Je savais pas que ça vexerait cariña ! Je plaisantais.

- Oui et bien tes blagues à deux balles ne me font pas toujours rire Raven Reyes.

- Wow ok… Je vois qu'ici c'est l'endroit des fossoyeurs.

- Fossoyeurs ?!

- Ben ouais même un mort aurait plus d'humour que toi…

- C'est ça ouais, grogna la brune en soupirant.

- Hey ! Ok désolée si ça t'as vraiment touchée. Lincoln est un type bien.

- Ouais c'est sûr, c'est pas ton cas par contre.

- Ola hé c'était gratuit ça !

- Quoi ? Oh je t'ai vexée ? Désolée ca-ri-ña, dit-elle mauvaise.

Raven fixa la brune d'un air interloqué : Octavia était réellement en train de lui jouer une scène alors que son petit-ami était à quelques mètres d'elle ? Elle décida de tenter sa chance.

- Je rêve où tu me tapes une crise ?

- Pas du tout, c'est dans tes rêves ça Reyes.

- Ah ouais ?

- Ouais ! S'énerva Octavia.

La mécanicienne fronça les sourcils avant de saisir une main de la secrétaire pour la tirer dans la pièce la plus proche d'elles. Lorsqu'elles furent à l'intérieur, elle fit un pas vers elle et l'embrassa soudainement ce qui ne manqua pas de surprendre Octavia. Si la brune avait gardé la bouche fermée et immobile, elle se laissa bien vite tenter par les lèvres chaudes et douces de la latina qui approfondit le baiser avec appétit. Rapidement, les mains de Raven se retrouvèrent sur les fesses de la meilleure amie de Clarke comme pour la bloquer et l'empêcher de s'enfuir : c'était tellement bon de l'embrasser comme ça après tout ce temps à se tourner autour… Elle en voulait plus, beaucoup plus. Elle sentit Octavia tressaillir contre elle et gémir légèrement de frustration et d'excitation lorsque leurs langues s'enroulèrent amoureusement entre elles. À l'abri des regards, elles pouvaient enfin relâcher toute leur frustration. Les lèvres de la latina s'aventurèrent avec appétit dans le cou de la brune lui laissant un suçon qui manqua faire céder les jambes d'Octavia sous elle.

- Ha… Raven… Gémit la brune.

- Cariña… J'ai tellement attendu ce moment… Murmura t-elle en multipliant ses baisers tout en glissant une jambe câline entre les jambes tremblantes de la secrétaire.

Le surnom que lui donna la mécanicienne ramena soudainement la sicilienne sur Terre : elle était en train de tromper Lincoln avec la plus femme la plus infidèle et coureuse de jupon de la Sicile. Qu'est-ce qu'elle était en train de faire ? Elle poussa brusquement la mécanicienne qui lui jeta un regard surpris.

- Hey O' ?

- Laisse-moi… Lui demanda la secrétaire en serrant ses bras contre sa poitrine.

- Octavia… S'il te plaît cariña…

- Ne m'appelle pas comme ça !

- Quoi…? Mais pourquoi ?...

- Parce que tu appelles toutes tes pouffiasses comme ça j'en suis sûre !

- Mais non… Pourquoi tu dis ça ? O' !

- Tu appelles Niylah comme ça ! Tu n'es bonne qu'à tenter les gens et briser leur couple ! Tout comme ta maudite copine ! Je comprends mieux pourquoi vous vous entendez bien ! Tu l'as baisée combien de fois elle ? Hein ?!

- Qué ? Mais… Je… Enfin… Octavia s'il te plaît…

- Sors de ma vie Raven !

- Non ! Je te veux O' ! Je jure devant Dieu qu'il n'y a que toi que je veux !

- Tu mens ! Dès que tu m'auras eue tu me jetteras comme toutes les autres sauf si je suis assez conne et libertine comme ta copine pour accepter que tu ailles voir ailleurs en attendant de rebaiser avec toi ! DÉGAGE ! DÉGAGE !

La latina recula, surprise par cette rage soudaine qui avait saisi la belle brune. Des larmes coulaient à présent sur les belles joues de la Blake qui se défit de la tentative d'étreinte de la mécanicienne. Elle ouvrit la porte avant de chercher rapidement du regard Lincoln qui semblait la chercher aussi.

- O' ? Ça ne va pas ? Demanda Clarke en voyant sa meilleure amie en larmes.

- Ça va… Excuse-moi Clarke, on va y aller Lincoln et moi… On se voit au boulot. Désolée vraiment… Fais attention à Niylah…

- Mais…

La médecin regarda d'un air abattu la jeune femme partir après avoir rejoint Lincoln qui sembla lui poser des questions mais la secrétaire refusa de lui répondre. Le couple sortit rapidement de la maison avant que le pilote ne rentre de nouveau pour confronter directement la mécanicienne qu'il attrapa par le bras d'un air furieux :

- Je te jure que si tu lui as fait du mal je vais te le faire regretter !

- Hey lâche-moi ! Je lui ai rien fait !

Le regard des convives se tournèrent vers les deux jeunes adultes qui se fusillaient du regard tout en s'insultant. Ryder et Illian vinrent rapidement les séparer et les mettre dehors pour éviter une scène à l'intérieur de la maison. Les mafieux les traînèrent tous les deux en dehors des murs avant de leur dire froidement :

- Si vous avez des comptes à régler c'est dehors.

- J'ai rien à lui dire à ce gros naze.

- Fais gaffe Reyes, ne dépasse pas les limites. Je ne frappe pas les femmes mais vu la façon dont tu te comportes je crois bien que je vais outrepasser mes convictions.

La latina secoua la tête en soufflant avant de rentrer de nouveau dans la propriété Donati non sans faire un doigt d'honneur au pilote qui serra la mâchoire.


- Et bien, on pourra… dire que la soirée… aura été… mouvementée, plaisanta Aden auprès de Clarke qui commençait sincèrement à fatiguer devant la longueur de la soirée.

Elle ressentait de plus en plus le manque de sommeil l'envahir sans compter la frustration de ne pas pouvoir avoir Lexa pour elle seule : la brune ne cessait de monter et descendre de son bureau, sans cesse sollicitée pour sans doute de quelconques affaires. Les cadeaux avaient été donnés et ouverts et la jeune femme se demandait bien quand tous allaient enfin débarrasser le plancher car il était à présent plus de deux heures du matin passé.

- Docteur Griffin ? La rappela le blond.

- Hm ? Oh pardon Aden… Je commence à fatiguer.

- Encore merci… pour tout… ça.

- Ça me fait plaisir et à votre sœur aussi, lui assura la médecin. Vous êtes heureux pour vos cadeaux ?

- Oh… oui. J'ai été… gâté vraiment.

- Que représente pour vous la majorité Aden ?

- Je dirais… une nouvelle… chance. Je vous dois… beaucoup Docteur… Griffin. Grâce à vous… je peux vivre encore… longtemps… j'espère…

La médecin fixa son regard dans celui vert clair du Donati qui la regardait avec affection. Le grand blond était appuyé contre un mur porteur et se tenait en équilibre avec une de ses béquilles.

- Vous avez la vie devant vous Aden, sourit Clarke.

- Oui… Autant en… profiter tout… de suite alors… dit-il en lui offrant un sourire différent de ceux de d'habitude.

Clarke eut à peine le temps de froncer les sourcils et penser à une question que les lèvres du blond étaient déjà contre les siennes. Elle ne put s'empêcher de remarquer qu'elles n'étaient pas aussi douces et sucrées que celles de Lexa ce qui la perturba énormément lorsqu'elle se retrouva face à ces magnifiques yeux verts qui caractérisaient si bien les héritiers Donati. Elle mit un temps qui lui sembla extrêmement long pour se reprendre :

- Aden…

- Ne dites… Rien Docteur… Vous me… direz un autre… jour.

- D'accord, sourit Clarke, espérant que le blond avait compris de lui-même la réponse à sa question silencieuse.

Elle regarda le blond boitiller jusqu'aux canapés avant de se tourner car elle se sentait observée. Ses yeux ne mirent pas longtemps à trouver ceux verts de sa compagne qui semblait bouillir de l'intérieur. Elle lui fit signe de venir mais la brune était déjà remontée à l'étage. Elle décida de la suivre et toquer à son bureau et d'entrer sans en attendre l'autorisation : Lexa était assise dans son fauteuil en cuir, la mâchoire serrée, sourcils froncés. Clarke tourna le verrou du bureau de l'intérieur pour être sûre que personne ne les dérangerait.

- Hey Lexa, tu ne vas pas me dire que tu es en colère à cause d'Aden ?

La brune ne répondit pas et ne leva pas même un regard, prise dans sa réflexion et sa colère.

- C'est un adolescent Lexa… Il a compris de lui-même…

- Et cette femme blonde ? Elle a compris elle aussi que tu étais prise ?

- De qui tu parles ? S'étonna Clarke.

- Ta nouvelle coiffeuse.

- Niylah ? Rit doucement la médecin.

- Son nom m'importe peu.

Clarke se dirigea vers la brune et s'installa face à elle, s'asseyant sur les dossiers ouverts du bureau. Elle tendit les mains pour que Lexa les attrape ce que la brune ne manqua pas de faire. D'une simple pression, la blonde attira l'héritière contre elle pour rapprocher leurs lèvres et souffler :

- Bonsoir mon amour…

Le salut de sa compagne ne manqua pas de faire sourire la Donati qui répondit simplement par un « bonsoir » léger avant de l'embrasser chastement à plusieurs reprises ce qui ne manqua pas de faire frissonner Clarke.

- Serait-on jalouse Madame Donati ?...

- Très jalouse avec vous Docteur Griffin… Avoua t-elle, soulagée que la blonde se fiche éperdument d'une quelconque aventure avec un ou une inconnue.

- Je dois t'avouer que j'adore ça… Reprit Clarke en mordant doucement la lèvre de son amante.

- Tu m'en vois ravie… Dieu que tu m'as manquée… Soupira Lexa en caressant les jambes nues et douces de la blonde.

- Hn… Moi aussi tu m'as manquée…

- Je veux que tu sois à moi Clarke Griffin… Gémit Lexa de frustration en léchant son cou lentement ce qui ne manqua pas de faire frissonner d'envie la médecin.

- Montre-moi que je suis à toi alors… Répondit lascivement Clarke en passant ses bras dans la nuque de la brune.

Lexa releva les yeux pour fixer un instant son amante. Elle caressa délicatement ses cheveux courts tout en souriant :

- Tu es tellement belle comme ça… Bon sang je veux qu'ils s'en aillent tous… Lui chuchota t-elle.

- Ils sont déjà partis… Suggéra la blonde en amenant le visage de l'héritière dans le décolleté de sa poitrine.

Il n'en fallut pas plus à la Donati pour se laisser submerger par l'envie brûlante de déshabiller la blonde. Ses mains s'aventurèrent rapidement sur le côté gauche de la robe noire où elle avait repéré la fermeture éclair pourtant très discrète du vêtement. Clarke se retrouva très vite en sous-vêtements turquoise qui laissèrent Lexa dans une contemplation silencieuse sans fin. Ce furent les lèvres de Clarke qui vinrent la réveiller en entamant un baiser langoureux. Les mains de la brune se mirent à caresser la peau douce et bronzée de l'américaine, allant détacher d'un geste assuré l'agrafe du soutien-gorge pour avoir à loisir la poitrine nue de son amante à portée de lèvres. Elle bascula Clarke sur son bureau et posa mille et un baisers le long de sa gorge pour descendre jusqu'à ses magnifiques seins qu'elle adorait plus que tout. Chacun leur tour, elle se mit à les chérir, les caresser et les embrasser avec amour ce qui arracha à la blonde quelques soupirs et gémissements envieux.

La bouche de la Donati descendit après un moment le long des côtes, posant un baiser sur chacune d'entre elles avant d'embrasser le nombril de son amante tout en glissant deux doigts agiles sur les côtés de la magnifique culotte en dentelle turquoise. Elle fit glisser d'une lenteur extrêmement bien maîtrisée le sous-vêtement tout en observant le corps de la médecin se cambrer afin de l'aider dans son action. Elle adorait contempler la blonde dans sa totale nudité : elle la trouvait plus belle que n'importe quelle femme, surpassant même les déesses du monde entier. Clarke se redressa pour aller de nouveau quémander un baiser amoureux et langoureux à la sicilienne qui lui répondit avidement avant d'amener une main câline au-dessus de sa toison dorée, caressant à peine les extrémités de son sexe si tentateur. Clarke se cambra immédiatement à la caresse et plongea son regard océan dans celui de sa compagne qui affichait un sourire satisfait.

Elles échangèrent un nouveau baiser que Lexa interrompit au grand désespoir de la médecin qui ne le regretta que peu de temps lorsqu'elle sentit la bouche de son amante contre son sexe. Sans résister plus, elle écarta les jambes tout en s'allongeant contre le bureau pour se laisser aller à la langue câline et inquisitrice de la belle héritière.


- Gustus. Je sais que tu es là… Ouvre bon sang… Répéta pour la énième fois la Zanetti, fatiguée.

Anya était assise sur le béton froid de la cave de la maison de Becca Giordano. Elle entendait du mouvement à l'intérieur depuis plusieurs heures mais Gustus refusait de lui répondre. Son dos était appuyé contre une porte blindée qu'elle avait vainement frappée du pied lorsqu'elle était arrivée bien que ce fût sans résultats probants. Becca n'avait pas plaisanté en commandant cette porte ultra sécurisée. Ce qui la rassurait c'est que Gustus était bien à l'intérieur : elle était arrivée assez vite pour coincer le sicilien qui s'était aussitôt enfermé à la vue de sa compagne.

La brune soupira en regardant son arme à feu déchargée à présent : elle avait vidé son chargeur sur le blindage qui n'avait pas bougé d'un iota. Si Gustus décidait de sortir et de la balayer, elle n'aurait sans doute pas beaucoup d'ouvertures pour l'immobiliser. Elle se voyait déjà en train de l'affronter pour l'empêcher de sortir.

Elle sursauta de son appui lorsqu'elle entendit finalement les verrous de la porte s'ouvrir. Rapidement, elle se leva pour faire face au sicilien : Gustus apparut devant elle, habillé d'un ensemble militaire noir et gris de façon à pouvoir se camoufler et transporter plusieurs armes. Sur ses épaules, étaient chargés deux fusils d'assauts, Anya devina rapidement qu'il devait porter plusieurs pistolets cachés sur lui, des grenades étaient attachées à ses hanches et il tenait à la main un fusil de précision. Le cœur d'Anya bondit dans sa poitrine à la vision : le Giordano s'apprêtait sans nul doute à un commando suicide chez les Barzetti.

- Gustus !

Une nouvelle fois le brun ne lui répondit pas et s'avança pour passer à côté d'elle mais elle se décala pour lui bloquer le passage.

- Qu'est-ce que tu crois faire bon sang ?!

Les yeux noirs du sicilien vinrent se plonger dans le regard de sa compagne. Son visage était fermé et Anya savait qu'il en faudrait beaucoup pour dérider et faire écouter Gustus. La dernière fois qu'elle l'avait vu dans cet état c'était lorsque Luciana était décédée dans cet étrange accident de voiture. Sans Don Titus, Gustus aurait sans doute commis l'irréparable. Elle pensa même un court instant qu'appeler Lexa n'y changerait rien : le Giordano avait fait son choix.

- Tu vas m'ignorer longtemps encore ?! S'énerva t-elle en le giflant avec force.

Le coup eut le mérite de faire serrer encore plus la mâchoire du brun.

- Dégage de mon chemin.

- Non.

- Ne me fais pas répéter.

- Toi non plus ne me fais pas répéter !

- DÉGAGE ! Hurla t-il en posant une main puissante sur le bras gauche d'Anya pour la pousser avec force contre le mur près d'elle.

À sa grande surprise, Anya ne se laissa pas surprendre et resta accrochée à la main l'ayant saisie. Gustus fronça les sourcils et tenta de se détacher mais la poigne de la Zanetti tenait bon. Agacé, il grogna froidement :

- Ne m'oblige pas à te blesser Anya !

- Je préfère que tu me tues plutôt que de te laisser faire ce que tu t'apprêtes à faire.

- Ça ne te regarde pas !

- Ça me regarde autant que toi ! BECCA ÉTAIT AUSSI MA FAMILLE !

La lèvre supérieure du Giordano se retroussa d'agacement et d'un mouvement sec, il réussit enfin à se détacher de la prise de sa compagne qu'il poussa négligemment avant de continuer son chemin vers les escaliers menant à l'extérieur de la bâtisse. Sans s'y attendre, il sentit une vive douleur à l'arrière du genou : Anya venait de lui infliger un coup de pied bien placé et maîtrisé qui l'obligea à poser un genou à terre sous la douleur. Évidemment, elle avait frappé sur la jambe droite là où il avait cette vieille blessure due à un accident de moto.

Un grognement lui échappa lorsqu'il se releva grâce à la rage de tuer. Sa jambe le faisait à présent souffrir et il n'était clairement plus en état pour foncer dans la propriété des Barzetti, tout juste bon à se poster en sniper quelque part pour les tuer un par un et très lentement. Non, il voulait faire un bain de sang, un carnage… Il utiliserait une voiture pour défoncer le portail et sortirait malgré sa douleur pour les torturer comme ils le mériteraient… Il savait qu'il pouvait le faire pour Becca.

Comme le Giordano se relevait malgré ce coup bien placé, Anya sentit des larmes d'impuissance la saisir et elle cria :

- Alors c'est tout ce dont tu es capable Gustus Giordano ?!

Le brun se figea à la question, signe qu'il l'écoutait.

- Toi et moi on se connaît depuis longtemps maintenant… Tu t'es décidé à te lancer avec moi i peine trois ans et voilà comment tu me laisses après tes belles promesses ? Comme n'importe quelle femme de mafieux… À devoir fermer les yeux et attendre sans son mot à dire son con de mari qui part faire un commando suicide pour la Famille ? Je vois même pas pourquoi tu es si dur avec Lexa si c'est pour foutre en l'air tout le travail qu'elle a accomplit ces dernières années !

Comme Gustus n'avait pas bougé, Anya se décida à continuer. Elle avait besoin qu'il entende toute sa colère et son impuissance à le faire réagir.

- C'est ça ta façon d'aimer ? Me torturer pour que j'accepte enfin mes sentiments, me foutre en cloque et te suicider ensuite ?! VA TE FAIRE FOUTRE GUSTUS GIORDANO ! BECCA AURAIT HONTE QUE TU TE COMPORTES COMME ÇA ! TU LE SAIS HEIN ?! ELLE TE DÉTESTERAIT POUR CE QUE TU T'APPRÊTES À FAIRE ! ESPÈCE DE CONNARD D'ÉGOÏSTE DE MERDE !

Anya croisa ses bras contre sa poitrine comme pour se protéger de la violence de ses propos : elle n'aurait jamais cru pouvoir être si virulente. Elle ferma les yeux un instant car elle ne se sentait vraiment pas bien maintenant, dans un état presque second. Elle recula inconsciemment pour chercher un appui afin de reprendre son souffle car des sueurs froides commençaient à l'envahir. Elle trébucha sur un outil de jardinage et allait pour tomber quand des bras puissants qu'elle connaissait bien la rattrapèrent. Elle ferma les yeux de fatigue, ne reconnaissant que vaguement le visage incertain de son compagnon.


C'est un linge humide qui la réveilla : Gustus était face à elle et semblait répéter son nom tout en épongeant son front. Elle ne reconnut pas l'endroit tout de suite mais petit à petit le salon de Becca lui apparut. Elle était allongée dans le canapé en cuir marron des Giordano. Lorsqu'elle ouvrit complètement les yeux, le sicilien souffla de soulagement et fixa son regard sombre dans le sien.

- Anya est-ce que ça va ? Demanda t-il, visiblement très inquiet.

- Va te faire foutre sale Giordano… Répondit-elle simplement.

Cette réponse eut le mérite de faire sourire légèrement le sicilien. Agenouillé sur le sol, il se contenta de poser sa tête contre la poitrine de sa compagne, silencieux et honteux de son comportement précédent : il avait poussé à bout la femme qu'il aimait et avait été à deux doigts de tout lâcher pour une vengeance qu'il aurait un jour ou l'autre. Il ne se reconnaissait plus.

Anya soupira en sentant le poids de la tête de son amant se poser contre elle. Elle savait que dans le langage de Gustus cela voulait dire qu'il était désolé, horriblement désolé. Elle commençait à bien le connaître… Elle soupira à nouveau en repensant à leurs jeunes années où ils ne cessaient de se tourner autour et se provoquer sous le regard attendri et amusé de Luciana et Becca qui les poussaient à se jeter à l'eau. Aujourd'hui, ils avaient tous les deux perdu ces deux femmes exceptionnelles…

- J'espère que ce sera une fille car un garçon aussi con que toi… Je crois que je le jette à la mer directement.

La réplique eut le mérite de faire relever la tête du sicilien qui la regarda, surpris. La mafieuse secoua la tête, gênée mais elle affichait un sourire timide :

- C'est pas faute d'y avoir longuement pensé, d'avoir pesé les pour et les contre car crois-moi il y a plus de contre que de pour… Mais je crois que malgré ce que j'ai voulu me faire croire… Je veux le garder ce bébé de toi.

- Vraiment ? Articula difficilement le sicilien, n'en croyant pas ses oreilles.

- Ouais, sourit la Zanetti en se laissant envahir par de nouvelles larmes.

- Pourquoi tu pleures ?

- Ta gueule connard c'est les hormones, gémit la brune en riant en même temps. Putain je te déteste Gustus Giordano !

Elle lui infligea un coup de poing sur l'épaule que le brun accepta sans broncher avant de sourire sincèrement sans retenir ses larmes de douleur et de joie mêlées. Il se passait beaucoup trop de choses contradictoires dans sa tête pour qu'il réussisse à se maîtriser devant sa compagne. Les deux mafieux se serrèrent l'un contre l'autre avant que la Zanetti ne chuchote à l'oreille du brun :

- Cap' ou pas cap' d'élever ce sale mioche ?

- Cap'… Répondit le sicilien en posant un baiser sur la joue de sa compagne.


Ahh je crois qu'il y en a pas mal qui vont être contents haha... La team baby Anya a finalement gagné :P J'espère que j'ai réussi à vous tenir en haleine avec le Gustus/Anya :D Qu'avez-vous pensé de Niylah ? Dangereuse ou pas à votre avis pour le Clexa ? ;P Et le Octaven vs Linctavia ? Aïe aïe Raven s'est pris une sacrée douche froide avec Octavia qui est véritablement terrifiée à l'idée d'avoir craquée si facilement tout en étant rongée par la jalousie ! Ah ! Et le baiser d'Aden pour Clarke enfin ! Haha il était attendu celui là ! :P Un peu de clexa quand même hm ? ;P

À bientôt :)