Helloooo ! Me revoilà ! Oulala que c'était dur de me remettre dans le bain ! Les pauses ne sont pas si bénéfiques que ça ! Je me suis trop reposée du coup dur dur de me remettre à écrire ! Mais le voilà le chapitre 19 ^^ Je crois que c'est le plus court depuis le début de cette fiction mais je pense que si j'avais ajouté plus de scène ça aurait été trop. J'espère avoir trouvé le bon équilibre pour conclure le petit voyage à NY de nos toutes belles :P Je vous remercie pour votre patience, vos follows, favs et reviews adorables, vos petis mp's au quotidien qui font super plaisir :)

Je vous laisse découvrir ça, qui est le fameux parrain de Lexa ?... Bonne lecture ! ;P

Merci à doubi et MagRd pour la relecture, toujours un super travail d'équipe, c'est un réel plaisir de bosser avec eux sur cette fiction !

Elooo : Merci beaucoup pour ton chouette retour ! :D Tes compliments me vont droit au coeur et je suis heureuse d'apprendre que l'Héritage fait parti de tes gros coups de coeur ! Je te souhaite une bonne lecture pour ce chapitre :)


Chapitre 19 : Affaiblir pour mieux conquérir


Lexa sentit une vague de stress l'envahir à la question. La voix n'était pas agressive mais semblait plutôt taquine ou bien peut-être courroucée… Elle n'en était pas sûre. Elle avala difficilement sa salive tout en regardant autour d'elle après être sortie de la file d'attente du Starbucks. Elle tentait en vain de voir si elle était surveillée ou non.

- Puisque tu es en train de regarder si je te surveille, tu vas pouvoir gentiment monter dans la BMW noire qui va se garer d'ici quelques secondes devant le café où tu te trouves.

La Donati fronça les sourcils devant cet ordre déguisé en invitation.

- Je ne peux pas, je ne suis pas…

- Seule ça je le sais. Tu n'as pas été des plus discrètes ma chère filleule.

- …

- J'aimerai juste te voir quelques minutes ce ne sera pas long. Ta jolie blonde n'aura pas le temps de remarquer ton absence, promis.

Par réflexe, la brune avait serré ses doigts sur le téléphone prépayé : elle qui avait toujours voulu tenir à l'écart et protéger Clarke de ses affaires en cachant leur relation aux yeux de tous, voilà qu'elle l'avait peut-être mise en danger en croyant être tranquille à New York. Ses yeux verts suivirent distinctement le mouvement d'une berline de marque BMW ralentir, sortir de la route et se stationner devant la devanture du petit café.

- Monte dans la voiture.

Elle n'eut pas le temps de répondre que l'appel se coupa. Elle inspira un grand coup avant de sortir du café avec ce masque froid de Dona qu'elle arrivait à enfiler en une poignée de secondes. Un homme sortit de l'arrière du véhicule et l'invita à monter.

Lexa s'installa sur la banquette arrière en cuir beige et observa les deux hommes installés devant : elle ne les connaissait pas. Celui lui ayant ouvert se glissa près d'elle tout en gardant une distance raisonnable. La voiture démarra et la brune put rapidement deviner qu'ils se dirigeaient vers la sortie de Manhattan. Ils roulaient visiblement en direction du pont reliant Brooklyn à Manhattan. Alors qu'ils roulaient depuis une bonne dizaine de minutes et étaient sur ce fameux pont, l'homme près d'elle tendit la main ce qui fit hausser un sourcil à la Donati.

- Le téléphone s'il vous plaît.

La brune lui tendit le portable prépayé que l'homme de main cassa en deux. Il tendit de nouveau sa main ce qui suscita l'interrogation de la sicilienne.

- Votre téléphone.

- Quoi ? Hors de question.

- Votre téléphone Madame Donati.

- C'est le seul moyen de communication que j'ai avec…

Elle se mordit la lèvre pour se retenir de prononcer le nom de sa compagne. Après un grognement, elle sortit son portable personnel de sa poche pour le tendre à l'homme de main de son parrain. Elle espérait qu'il ne fouillerait pas dedans car Clarke s'était amusée à prendre des photos d'elles et en mettre une en fond d'écran. Si en Sicile elle lui avait refusé cette envie, elle n'en avait pas eu le cœur à New York… Elle tourna la tête en entendant la vitre de droite se baisser et écarquilla les yeux en voyant l'homme de main jeter les téléphones avec force, faisant chuter ceux-ci dans l'East River.

- HÉ ! S'exclama t-elle, surprise et furieuse à la fois.

- Vous connaissez les règles Madame Donati.

La bouche de la brune se tordit dans un rictus haineux : elle mourrait d'envie d'avoir son arme sur elle pour donner une bonne leçon à cet enfoiré. Elle se contenta de serrer les poings : ne pas faire de vagues était la meilleure solution.

Arrivée dans le district de Brooklyn, la voiture se stationna finalement devant un petit café-restaurant dans le quartier de Bensonhurst ou plus communément connu comme Little Italy. L'héritière malgré sa précédente colère, sourit de manière nostalgique en lisant le nom de l'enseigne : « Innamorati ». À l'époque où elle avait étudié en Amérique, son parrain l'avait aidée à retrouver ses racines perdues depuis la mort de son père et ils avaient eu pour projet de réaliser le rêve perdu d'Adrian Woods en ouvrant un petit restaurant dont le nom en italien se traduisait par « amants ».

Les trois hommes l'encadrèrent pour l'accompagner à l'intérieur du café-restaurant. L'intérieur était occupé par des habitués car elle entendit des bribes d'italien mais aussi du sicilien. Très peu d'anglais était utilisé. Ce quartier était réputé depuis l'arrivée massive d'immigrants italiens venus dans les années 50. Souvent disputé par d'autres ethnies, son parrain n'avait jamais cédé le territoire.

Elle s'avança droite et fière jusqu'au fond de la salle de restaurant où elle reconnut immédiatement le fautif de cette mauvaise aventure : Marcus Kane, meilleur ami de son père jouait l'air impassible au poker avec quelques autres hommes qu'elle ne connaissait que de loin.

Marcus était âgé d'une cinquantaine d'années, de carrure imposante. Yeux marron, cheveux noirs et légèrement ondulés, il avait tout de l'italien soigné et raffiné. Il portait une barbe de quelques jours parfaitement taillée. Tout comme Adrian, il avait débarqué dans ses jeunes années sur le continent américain avec ses parents qui avaient cru au rêve américain. Il avait pris quelques années depuis son départ mais pour Lexa il était le même.

À son arrivée, l'italien leva le regard de ses cartes avant de murmurer quelque chose faisant lever ses compagnons de poker qui laissèrent leur jeu retourné sur la table. Lexa s'avança prudemment vers son parrain qui la toisa un long moment tout en gardant le silence. Son visage était fermé et n'affichait pas l'ombre d'un sourire.

Lexa prit l'initiative de se gratter la gorge d'agacement. Les sourcils de Marcus se haussèrent avant qu'un sourire sincère ne se dessine sur ses lèvres. Il se leva et leva les bras pour venir serrer affectueusement la brune contre lui. La Donati lui rendit son étreinte et alla lui embrasser les joues.

Lorsque les salutations furent faites, les deux s'installèrent face à face.

- Ton homme de main a jeté mon téléphone personnel dans l'East River.

- Et toi tu n'es même pas venue me saluer.

- Je ne suis pas ici pour les affaires Marcus…

- J'ai cru deviner, sourit-il.

- Hm… Si tu pouvais…

- Ne t'inquiète pas, je ne suis pas du genre à commérer Lexa. Tu devrais le savoir.

- Tu es plutôt du genre à trancher la gorge des commères, je sais, dit Lexa en secouant la tête.

- Oui. Croyais-tu vraiment pouvoir échapper à mon regard ?

- New York est grand…

- Mais petit à la fois, sourit-il.

- Hm.

La brune se tourna pour regarder l'heure sur la pendule vintage au-dessus du bar. L'heure tournait et Clarke n'allait pas dormir indéfiniment.

- Marcus je suis très contente de te voir mais je n'ai pas beaucoup de temps…

- Tu as bien un peu de temps pour un café avec ton vieux parrain tout de même ?

- Je ne sais pas… Allons pour un café mais c'est tout Marcus.

- Dire que c'est moi qui t'ai payé ton appartement et ton université quand tu es venue étudier ici…

- Ne déforme pas la réalité Marcus, s'amusa la brune. Mon père t'avait laissé de l'argent au cas où je déciderai de venir en Amérique.

- Argent que j'aurais pu investir ailleurs petite ingrate, sourit-il.

Lexa ne put s'empêcher de rire légèrement au surnom. Elle aimait son parrain pour sa façon de la traiter : il n'avait pas peur d'elle malgré le nom qu'elle portait. Son grand-père Titus n'avait jamais porté dans son cœur ni Adrian ni Marcus.

- Tu as fait un joli travail avec ce café-restaurant.

- Merci. Cela faisait un moment que je voulais l'ouvrir, il te plaît ?

- Oui… Je pense qu'ils auraient adoré.

- Il y a des photos d'eux sur les murs, sourit le brun.

L'héritière tourna son regard vers les différents murs de l'établissement : elle avait remarqué les cadres mais pas ses occupants… Elle se leva pour regarder de plus près ceux accrochés à côté de la table où était installé son parrain. Son cœur palpita à la vue d'un où sa mère aux côtés de son père étaient sur un cheval de course décoré de fleurs et de rubans. Cette époque lui manquait, elle n'en avait que peu de souvenirs mais ces photos où elle voyait sa mère heureuse la rendait toujours nostalgique… Elle avait totalement sombré après la mort de son père.

- Tu peux la prendre si tu la veux, indiqua Marcus.

- Je me rappelle de cette photo…

- C'était le jour où son cheval de course a gagné le premier Grand Prix de Sicile.

- Oui, elle adorait ce cheval. Papa le lui avait acheté pour lui faire plaisir alors que grand-père n'avait cessé de dire qu'il ne gagnerait jamais rien.

- Comme quoi ton grand-père ne savait pas tout… Répondit Marcus non sans une once de rancœur dans la voix.

- Le plus étrange dans l'histoire… C'est qu'il n'a plus jamais rien gagné après la mort de mon père.

- Oui, Titus a perdu plusieurs millions à cause de lui. Il l'a fait abattre non ?

- Oui… Soupira la brune.

- Comme ton père.

- Marcus, grogna la brune.

- Excuse-moi, les vieilles blessures sont toujours difficiles à panser.

Lexa soupira en décrochant le petit cadre du mur. Elle caressa le verre du bout des doigts avant de se réinstaller devant le café fumant que l'on venait de lui apporter.

- Drôle de tenue pour une Dona, la taquina Marcus en insistant sur le sweat de sport rouge et la veste en cuir que portait la brune.

- Je ne suis pas la Dona ici, répondit-elle du tac au tac.

- Est-ce vraiment possible de ne pas être la Dona n'importe où, où tu passes ?

- Laisse-moi la possibilité de le croire encore quelques minutes… Répondit laconiquement Lexa.

- Comment vont les affaires en Sicile ?

Le visage de la brune se teinta de tristesse.

- Mauvaises en ce moment… Becca est décédée… Les Barzetti l'ont assassinée en piégeant sa voiture lors d'un déplacement en Italie…

- Toutes mes condoléances… Ces maudits Barzetti, toujours eux…

- Merci… Ils s'en sont pris à moi, à Aden notamment…

À ces mots, ses poings se serrèrent d'impuissance.

- Aden ?

- Il m'a sauvé la vie lors de la mise en terre de Becca…

Marcus fronça les sourcils et fit signe au serveur qu'il souhaitait un café aussi. Lexa comprit rapidement le geste : ils avaient beaucoup de temps à rattraper ensemble. Elle s'appliqua donc à lui raconter les évènements depuis son arrivée en Sicile de la rencontre de son grand-père à la tentative d'assassinat à son encontre, son histoire d'amour avec Clarke puis sa possibilité de partir en voyage en Amérique avec son amante.

- Que comptes-tu faire Lexa ? Demanda finalement le brun.

- Si je le savais… Je suis perdue dans ce que je veux.

- Laisse-moi t'aider alors : que veux-tu exactement ?

Les yeux verts de la Donati se perdirent dans le vague un court instant avant qu'elle ne réponde :

- Je veux être libre, loin de ces affaires maudites liées à la Mafia qui me font cauchemarder chaque nuit ou craindre pour la vie des gens que j'aime… Je veux vivre ma vie avec Clarke loin de la Sicile, loin du passé…

Kane la fixa un instant, il devina que sa filleule n'avait pas terminé.

- Je veux mettre en sécurité tout le monde mais je ne peux pas. Je n'en ai pas le pouvoir… J'aimerai faire sortir Gustus et tous les autres de ce monde mais ils ne veulent pas… Ils ne comprennent pas que la pègre est loin d'être un avenir sûr… Je ne peux pas leur en vouloir, c'est dans leur sang… Mais ils attendent tellement de moi… Je ne veux plus faire ça et je ne veux pas qu'Aden trempe là-dedans ni donner le pouvoir aux Barzetti. Jamais je n'aurais cru que ce serait si long.

- Tu n'es pas la fille d'Adrian et Luciana pour rien, sourit son parrain.

Un sourire timide se dessina sur les lèvres de l'héritière. Elle sentit la main rugueuse du grand brun se poser sur la sienne.

- Dis-moi.

- Marcus, est-ce que tu penses que l'on peut sortir de la Mafia ?

- Oui.

- Comment ?

- Dans un cercueil.

Lexa soupira à cette réponse. Bien sûr qu'elle savait que personne à ce jour n'avait réussi à sortir vivant d'un cercle mafieux. Les commandements les guidant étaient clairs à ce sujet. Marcus remarqua la déception de sa filleule : il était vrai que Lexa n'était pas née dans la bonne famille si elle souhaitait vivre une vie de liberté.

- À moins de…

- De ?

- Nommer quelqu'un de confiance que les familles respecteraient à ta place.

- Les candidats ne manqueront pas mais je ne peux me permettre de mettre Gustus et tous les autres en danger devant des actions inconsidérées…

- Sans compter toi.

- Oui. Si mon successeur tombe, la police ne tardera pas à remonter jusqu'à moi pour certaines actions, même si la loi du silence me protégera, je ne peux pas tout faire disparaître.

- Pourquoi pas Gustus ?

- Gustus ne veut pas être Don, il voue une fidélité sans nom aux Donati.

- Dans ce cas tu ne sortiras jamais vivante de tout ça Lexa et tu perdras sans doute ta belle compagne dans l'histoire car lui mentir ne fera que faire reculer votre relation.

- Je ne lui mens pas ! Je lui ai dit la vérité à propos de moi.

- Elle sait que tu es la Dona alors ?

- Elle sait que mon grand-père a été Don…

- Et toi ?

- Non je ne lui ai pas dit.

- Pourquoi ?

- Ça aurait été trop pour elle et pour moi.

- Comment ça ?

- Marcus… Je ne me reconnais plus au fil des jours… Avant de rencontrer Clarke… Je me suis forgée une armure aussi dure que le diamant... Je fais tabasser et assassiner des gens, je détourne et vole de l'argent, je fais entrer de la drogue pour la revendre, je détourne la justice et joue avec la police, je brise les règles… Je n'en peux plus. Je n'ai jamais été faite pour ça, je l'ai toujours dit à mon grand-père : ni moi ni Aden ne sommes faits pour être des mafieux. Je n'ai pas leurs valeurs même si je les comprends… Je ne veux blesser personne mais plus Clarke passe de temps près de moi, plus j'ai envie de tout envoyer valser et collaborer avec la police pour obtenir un arrangement…

- Ne fais jamais ça ! Cria Kane en frappant sur la table de ses poings.

Lexa baissa les yeux.

- Si tu fais ça Lexa, toutes les familles se mettront en chasse pour toi mais aussi pour tous ceux qui ont pu t'aider ou t'épauler à un moment ou à un autre. Crois-moi ils te feront endurer un terrible châtiment avant de t'arracher ton dernier souffle.

- Je sais mais je suis fatiguée Marcus… Je n'y arriverai bientôt plus.

- Je n'ai pas de solution à te donner Lexa. Il va falloir t'organiser et jouer stratégiquement comme tu l'as fait jusqu'à présent si tu souhaites arriver à tes fins discrètement.

- Par où dois-je commencer ?

- As-tu remarqué que j'ai fait fuir tous les juifs et chinois installés dans ce quartier ? Il est totalement sous l'emprise italienne à présent.

La Donati fronça les sourcils à cette remarque.

- Fais fuir ou élimine tous les rats à bord du bateau et ensuite commence à construire quelques chose de solide.

- J'ai essayé. J'ai fait exploser l'un des casinos des Barzetti. Si au départ ils n'ont pas agi et m'ont proposé une trêve, ça n'a finalement fait qu'empirer les choses : Becca est morte, Aden restera sans doute handicapé à vie et moi j'ai failli mourir à plusieurs reprises…

- Je n'ai pas utilisé la violence pour les faire partir.

- Comment as-tu fait ?

- L'argent.

- L'argent ? Ils ont des casinos ! Comment veux-tu que…

- Ruine-les.

- Pardon ?

- Construis ton propre casino, vole leurs clients et gagne leur territoire appauvri.

- Un casino… Je n'y connais rien en casino Marcus.

- Je t'aiderai.

- Vraiment ?

- J'ai déjà des casinos et beaucoup de contacts dans le milieu. Monte un projet, contacte-moi et nous travaillerons dessus. Je t'aiderai à les ruiner et les étouffer. Ils viendront te supplier de les protéger dans quelques temps.

- Je vais y réfléchir…

Cette fois-ci ce fut un sourire sincère qui se dessina sur les lèvres de la belle brune. Elle jeta un coup d'œil au serveur qui vint débarrasser leurs nombreuses tasses vides. Finalement, Marcus et elle avaient parlé beaucoup plus longtemps qu'elle ne l'aurait cru.

- Je t'invite à déjeuner ? Mon chef cuisinier fait des pâtes aussi bonnes que celles de Cécilia ! Se vanta t-il.

- Déjeuner ? Quelle heure est-il ? Oh bon sang ! S'exclama la brune en se rendant compte de l'heure : il était treize heures passées.

- Ça ne va pas ?

- Clarke doit se faire un sang d'encre ! Merci encore Marcus pour ces précieux conseils et pour m'avoir écoutée. Ça m'a fait très plaisir de te revoir mais la prochaine fois évite ce genre d'accroche, un message aurait suffi.

- Je n'ai pas ton numéro, se justifia t-il.

- Comme si tu n'avais pas des moyens de l'obtenir.

Le brun se contenta de sourire innocemment tandis que Lexa filait rapidement vers la sortie avec son cadre à la main pour sauter dans un taxi.


- Tu es sûre qu'elle n'a pas pu laisser un mot quelque part ? Redemanda Jake à sa fille qui avait les yeux brillants de larmes.

Clarke s'était réveillée peu de temps après avoir entendue la porte claquer et s'était amusée à l'idée que l'héritière prévoyait sans doute de lui apporter un petit déjeuner au lit avant de profiter des joies amoureuses mais l'heure avait tourné sans s'arrêter. Inquiète, elle avait bien tenté d'appeler la brune mais elle tombait directement sur la messagerie et après être sortie dans la rue pour demander à quelques passants et boutiques alentours si Lexa avait été vue, elle avait appelé ses parents.

La blonde était à présent assise dans le canapé, le nez rouge à force de se moucher, des larmes coulant en continue sur ses joues. Elle serrait avec force un kleenex usagé tandis qu'une pile d'autres était près d'elle. Sa mère vint la réconforter une nouvelle fois en lui massant gentiment les épaules :

- Si ça peut te rassurer, j'ai appelé tous les hôpitaux de New York et aucun n'a de Lexa Donati-Woods dans leurs services.

- Mais où est-ce qu'elle peut bien être ? Demanda Clarke en laissant échapper à nouveau de grosses larmes.

Lorsque la sonnette de l'appartement retentit, la blonde sauta sur ses jambes pour ouvrir à la volée la porte d'entrée. Sa respiration se coupa lorsqu'elle reconnut le visage si parfait de sa compagne qui affichait une moue désolée mêlée à la surprise de la voir dans cet état.

- Je suis vraiment désolée Clarke… Commença Lexa.

- Mon dieu tu es là ! Pleura de nouveau la blonde en se jetant dans les bras de la brune pour la serrer à l'en étouffer.

- Oui je suis là… Excuse-moi…

- Mais tu étais où bon sang ? Pourquoi tu ne répondais pas au téléphone ?!

Lexa s'écarta légèrement de la blonde pour essuyer quelques larmes avec ses pouces. Elle tourna le regard vers Jake et Abby qui la regardaient d'un air soulagé et curieux à la fois.

- J'imagine qu'essayer de retrouver mon café préféré à l'époque de mes études pour te rapporter le meilleur café de New York ainsi que des viennoiseries n'était pas l'idée du siècle… Je me suis un peu trop éloignée de l'immeuble et j'ai pris taxi sur taxi… J'ai dû perdre mon téléphone dans l'un d'eux… J'imagine que le client suivant ou le chauffeur l'a récupéré plutôt que de le rapporter au commissariat le plus proche…

Clarke regarda un long moment droit dans les yeux sa compagne comme pour essayer de deviner si la brune disait la vérité ou non. Elle s'était imaginée le pire avec ce que lui avait raconté Lexa la veille au restaurant. Après un temps, elle la serra de nouveau dans ses bras pour lui murmurer :

- Jure-moi que tu n'as pas été en danger…

- … Je te le jure Clarke… Souffla la brune en lui rendant son étreinte avec un baiser.

- Bon… Que d'émotions ! Finalement, que diriez-vous de rentrer plus tôt à la maison ? Je crois que New York ne réussit plus tellement à Lexa, plaisanta l'ingénieur.

Les quatre adultes sourirent simultanément tandis que Lexa s'excusait de nouveau avec une moue pleine de remords.


Les mains de Clarke étaient encore serrées autour des épaules mouillées de la sicilienne. Elle soupira de plaisir en sentant Lexa embrasser et lécher son intimité une dernière fois avant de sentir le corps de son amante remonter contre elle avec d'autres baisers sur sa peau. L'héritière venait de la faire partir très loin : les jeunes femmes pour se préparer à fêter Thanksgiving, étaient parties se doucher toutes les deux dans la douche de la maison Griffin et étonnamment, Lexa s'était sentie d'humeur coquine après quelques caresses savonneuses bien qu'elles soient dans la maison familiale. Cela avait surpris Clarke mais celle-ci n'avait pas refusé la petite attention de sa compagne, au contraire.

Les lèvres entrouvertes de la médecin vinrent accueillir celles de la Donati qui sourit en sentant le souffle légèrement perturbé de sa belle blonde. Clarke lui offrit en retour un regard océan complice et totalement charmé.

- On est d'humeur coquine ce soir ? La taquina la blonde.

- Prendre une douche avec toi est toujours trop tentateur, sourit la brune en caressant le corps nu et mouillé de son amante.

- Ce n'est pas pour me déplaire… Je retiens : Lexa est trop faible sous la douche pour résister à l'envie de faire l'amour peu importe l'endroit.

- Tu te crois maligne hm ? Rit l'héritière.

- Très, la provoqua la blonde avec une petite morsure amoureuse sur la lèvre inférieure.

Les yeux de Lexa s'assombrirent d'excitation et sa langue vint rapidement chercher celle de sa compagne pour entamer un baiser langoureux et gourmand.

- Hn Lexa je n'ai pas envie de rentrer… Murmura tout bas Clarke en se cambrant sous l'eau chaude s'échappant de la pomme de douche fixée au-dessus d'elles.

La bouche de la brune remonta du cou de la blonde à ses joues pour l'embrasser chastement et sourire doucement :

- Moi non plus…

Le bleu des yeux de Clarke se mêla au vert de ceux de Lexa un court instant.

- J'ai beaucoup pensé à ce que tu m'as raconté, ton passé…

La sicilienne se contenta de garder le silence pour inciter la blonde à se confier sur ses envies et son ressenti.

- Je pense que si tu en as vraiment envie, tu peux laisser tout ça derrière toi… Et construire une nouvelle vie avec moi, loin de la Sicile. Tu n'as pas à te mettre en danger pour la police ou les siciliens… Tu en as assez fait.

- Tu n'es pas heureuse en Sicile ?

- Pas totalement depuis que je t'ai rencontrée.

- Je te rends malheureuse ?... S'inquiéta la brune.

- Pas toi. Ce sont les autres qui te jugent et t'empêchent de faire ce que tu veux qui me rendent malheureuse. Je veux être avec toi et t'avoir comme tu es là, maintenant.

- Moi aussi, confia l'héritière. J'aimerai pouvoir être comme je suis ici en Sicile mais je ne peux pas à cause de…

- La Mafia je sais… Tu ne crois pas que tu pourrais laisser tout ça derrière toi ?…

- Si.

Clarke haussa les sourcils à la réponse de son amante. Lexa sourit avant de confier :

- Je ne pouvais pas en parler devant tes parents mais quand j'ai disparu pendant plusieurs heures c'est parce que je suis tombée sur une vieille connaissance.

Cette fois-ci ce fut la blonde qui l'interrogea silencieusement du regard.

- Je suis tombée sur mon parrain.

- Ton parrain ? Je ne savais pas que tu en avais un…

- Nous n'avons pas beaucoup de contacts vu qu'il vit en Amérique. Tout ce que je peux te dire c'est qu'il a été de bon conseil, c'est un homme d'affaires remarquable.

- Un homme d'affaires remarquable ? Répéta Clarke, suspicieuse.

Lexa se contenta de sourire timidement ce qui fit grimacer la blonde.

- Tu es sûre que ses conseils ne vont pas te mettre en danger Lexa ? Je ne plaisante pas il est hors de question que tu…

- Shht… Ça ira. Je te demande juste un peu de temps.

La blonde fit une moue, peu convaincue et décida de sortir de la cabine de douche. Elle attrapa une serviette tiède sur le porte serviette électrique et s'entoura avec avant de la nouer sur le haut de sa poitrine. Lexa ne tarda pas à la rejoindre et l'imiter. Clarke tourna la tête sur le côté pour embrasser la joue de sa compagne qui était venue l'enlacer amoureusement.

- Je t'aime Lexa et j'ai peur pour toi.

- Est-ce que tu te rappelles du gala de charité à l'hippodrome ?

- Oui.

- Tu m'as dit que mon discours était un beau geste et un appel au suicide.

- Oui et tu m'as répondu que je serais là pour te recoudre si jamais la mafia s'en prenait à toi…

- Les choses n'ont pas changé Clarke. Je serais là pour veiller sur toi et toi aussi.

- Si, quelque chose a changé… Dit la blonde en se tournant vers la brune pour lui faire face.

Lexa plongea son regard vert dans le sien, attendant la suite.

- Tu m'as fait tomber amoureuse…

- Avant ou après le gala ? S'amusa la brune.

Clarke rougit subitement à la question. Devait-elle avouer avoir rêvé des magnifiques yeux verts de l'héritière cette fameuse nuit alors qu'elle était déjà en couple avec Finn ?

- Je ne peux pas dire… Balbutia la médecin, intimidée.

Les émeraudes de sa compagne se teintèrent d'une lueur bien particulière qui ne manqua pas de faire fondre la jeune femme.

- Tes yeux auront raison de moi un jour, tu le sais ? Se plaignit la blonde, riant légèrement malgré ses joues toujours rouges.

Elle sentit la brune se pencher pour murmurer à son oreille :

- Tu ne vas sans doute pas me croire mais je crois que ça a été le coup de foudre dès notre première rencontre à l'hôpital… Tu fulminais contre moi et Gustus pour t'avoir empêchée d'entrer dans la chambre de Becca… Le gala n'a fait que me confirmer ce que je ressentais pour toi.

Le cœur de Clarke s'était mis à cogner avec force au creux de sa poitrine à cet aveu.

- Tu ferais mieux de sortir très vite de cette salle de bain si tu ne veux pas que je te saute dessus pour te prouver à quel point je t'aime Lexa… Se força t-elle à dire tant elle mourrait d'envie de plaquer la brune contre le plan de travail de la salle de bain.

Lexa sourit doucement et se contenta d'un doux baiser en plus d'un murmure :

- L'Amérique n'est qu'un début. Je veux faire le tour du monde avec toi Clarke.

Après un nouveau baiser couplé à un soupir envieux de la part de la médecin, la brune sortit de la salle d'eau pour partir s'habiller dans leur chambre.


Jake et Abby avaient invité amis et voisins pour fêter Thanksgiving. Tous avaient amené un petit quelque chose pour enrichir le repas déjà copieux ce qui les avaient tous retenus à table durant plusieurs heures le temps de savourer chaque plat. Lexa avait pu redécouvrir les spécialités américaines et cela avait été un vrai plaisir d'être accueillie dans une famille si ouverte d'esprit et chaleureuse. Elle n'avait cessé de dévorer Clarke des yeux ou de lui caresser la main durant le dîner et la blonde en avait fait de même. Une réelle complicité s'était aussi installée entre Jake et la sicilienne depuis leur petit écart cigare.

La brune profita d'une légère pause prise pas les convives avant le dessert pour se rapprocher du père de sa compagne et lui demander :

- Jake, j'aimerai vous demander quelque chose.

- Si c'est la main de ma fille ça va être compliqué, lui répondit-il non sans un sourire taquin.

Les joues de la brune s'empourprèrent légèrement à la taquinerie et elle ne put s'empêcher de repenser à la bague qu'elle avait achetée pour Clarke. Elle se demandait bien à quelle occasion elle pourrait la lui offrir sans que la blonde ne pique une crise pour la somme dépensée…

- Je ne vous cache pas que j'y pense mais ce serait plutôt à propos du dessin…

- Ah celui sur lequel tu as eu un coup de cœur ?

- Oui exactement… J'aimerai vous embaucher pour en faire les plans. Est-ce que vous seriez d'accord ou tout simplement intéressé ?

La surprise peignit les traits de Jake qui papillonna des yeux quelques instants avant de vraiment réaliser ce que lui demandait la compagne de sa fille.

- Tu ne fais pas ça pour impressionner Clarke, dis-moi ?

- Pas le moins du monde. Je compte investir dans un projet d'hôtel-casino, je ne sais pas encore sur quel type de terrain mais si je suis sûre d'une chose c'est que je veux à tout prix votre idée Jake.

- Eh bien si un jour on m'avait dit que je travaillerai en tant qu'architecte je n'y aurais jamais cru… Lexa je n'ai pas toutes les connaissances nécessaires pour un tel projet, je ne voudrais pas vous mettre en difficulté… Je suis ingénieur aérospatial pas architecte… Hésita t-il bien qu'il avait du mal à retenir sa joie et son émotion du moment.

- Nous pourrons discuter de tout ce que vous souhaitez autour d'une rencontre professionnelle à l'avenir, le rassura Lexa avec un sourire.

- Mon dieu…

- C'est un oui ?

- Il faut que j'en parle à Abby d'abord, c'est un gros projet…

- Bien sûr, prenez tout le temps qu'il vous faut Jake, le rassura la brune.

Le cinquantenaire partit rejoindre sa femme en cuisine pour l'aider et sans doute lui annoncer l'idée de Lexa. La brune sourit et remarqua que sa compagne lui faisait signe de venir. Clarke était assise dans un des vieux fauteuils de la maison devant le feu de cheminée crépitant. Les deux femmes se calèrent l'une contre l'autre.

- Il avait l'air surpris et content, qu'est-ce que tu lui as demandé ? Souffla Clarke en embrassant la joue de sa compagne affectueusement.

- Je lui ai demandé si j'avais sa bénédiction pour te demander en mariage.

Clarke se redressa immédiatement à cette réponse, les joues rouges et la bouche en « o » de surprise ce qui ne manqua pas de faire rire Lexa. La médecin sourit à l'écoute de ce rire si magnifique : elle n'avait pas souvent l'occasion de le provoquer en Sicile chez la belle brune. Elle fit une moue avant de lui donner une petite tape sur l'épaule :

- Et ça vous fait rire ce genre de mauvaise blague Madame Lexa Donati ? Questionna d'un air faussement courroucé Clarke en insistant sur le vouvoiement.

- Beaucoup Docteur Griffin…

- Tss…

- Même si vous ne voulez pas, je finirai par vous avoir à l'usure vous savez ? Sourit la brune, charmeuse et joueuse.

- Que de prétention… Qui vous dit que ce n'est pas moi qui vous demanderai en premier Madame Donati ?

- Une sicilienne ne doit pas porter un nom étranger… Continua la brune, taquine.

La réponse eut pour mérite de faire froncer les sourcils de la médecin et lui décrocher une moue boudeuse.

- Moi j'y arriverai, indiqua Clarke.

- Que de prétention…

- Ha ha très drôle ! Répondit la blonde, faussement agacée en allant embrasser amoureusement son amante qui lui rendit le baiser avec plaisir.

- Tu es tombée en plein dedans Clarke Griffin…

- Ne joue pas trop avec le feu, nous ne partons que demain après-midi… Répondit innocemment la blonde.

Lexa ne put s'empêcher de rire doucement.


Le voyage de retour avait été plutôt épuisant pour les deux jeunes femmes. Outre les aux revoir difficiles avec la famille Griffin, un sentiment de nostalgie s'était installé dans leur esprit. Elles avaient profité du vol New York-Rome pour savourer leurs dernières heures de liberté en tant que couple officiel. Ce court séjour en Amérique leur avait fait un bien fou et redescendre de leur petit nuage leur était horriblement difficile malgré les nombreuses promesses qu'elles s'étaient faites pour éviter de se perdre dans le quotidien de cette Sicile torturée.

Le pire fut de se séparer à l'atterrissage de l'avion à Rome et sortir individuellement pour rentrer de manière séparée par ferry pour Lexa et par avion pour Clarke afin de ne pas se faire remarquer ensemble. Le pincement au cœur avait été plus que douloureux car c'était un retour difficile à la case départ.

Lexa fut tout de même contente et soulagée de retrouver Gustus et Anya en un seul morceau. Les deux mafieux semblaient être en pleine forme et très heureux de retrouver leur Dona. À peine fut-elle montée dans la voiture qu'ils commencèrent à lui faire un rapport détaillé de sa semaine de fausse absence. C'est avec un dernier regard pour l'aéroport qu'elle se remit finalement dans le bain : elle était de nouveau la Dona de Sicile.

Les affaires n'avaient été très mouvementées. Les Barzetti n'avaient pas faits de gros dégâts : quelques tentatives pour s'emparer de territoires convoités mais les hommes de main servant les Donati avaient su faire face. Seuls quelques commerçants avaient cédé à la pression de la famille ennemie et de nouveaux entrepreneurs avaient été menacés et pris sous leur coupe. Rien qui ne suscitait d'urgence en l'occurrence et cela ne manqua pas de rassurer la brune.

Lorsque le SUV Porsche se stationna après plusieurs heures de voyage, Lexa fit signe à Gustus et Anya d'attendre avant de descendre. Elle détacha sa ceinture et s'avança pour poser une main sur leur épaule à chacun. Le regard de ses deux gardes du corps se tourna vers leur Dona, ils semblaient surpris.

- Je ne vous remercierai jamais assez pour ce que vous avez fait tous les deux.

Le remerciement arracha un petit acquiescement de la part d'Anya et Gustus qui restèrent humbles.

- Puis-je vous demander un dernier service ?

- Bien sûr Dona, répondit Anya.

Lexa les regarda tour à tour avant de souffler :

- Laissez-moi encore une nuit de tranquillité et dès demain je vous expliquerai notre angle d'attaque.

Les yeux noirs de Gustus se rétrécirent d'excitation à la confidence de la brune. Il semblait impatient à l'idée que sa petite protégée soit revenue ressourcée et apaisée de son voyage avec la blonde, pleine d'idées pour venger Becca et écraser les Barzetti.

- Repose-toi Lexa, nous verrons demain, répondit-il avec un sourire.

L'héritière acquiesça, les remercia d'un nouveau regard avant de sortir du véhicule. Clarke était déjà dans la maison visiblement car de la lumière éclairait celle-ci. Cela lui faisait étrange d'être de retour ici mais elle était tout de même contente de retrouver sa maison personnelle. Elle décida d'entrer rapidement, croisant Ilian et Ryder qui discutaient devant la porte d'entrée. Ces derniers avaient été chargés d'aller chercher Clarke à Rome pour l'escorter jusqu'ici. Elle les salua rapidement.

Des bougies avaient été allumées ce qui enchanta l'héritière malgré la fatigue du voyage. Elle trouva Clarke en train de sortir des verres à vin des placards et se dépêcha d'aller la rejoindre silencieusement et l'enlacer pour l'embrasser amoureusement dans le cou. La blonde sursauta de surprise mais sourit en reconnaissant sa compagne. Lexa se montra rapidement impatiente de la retrouver pour elle seule le temps d'une dernière nuit et entama de déposer de nouveaux baisers le long de son cou ce qui sembla gêner la médecin.

- Hn Lexa… Attends… Il y a…

- Nous n'avons plus que quelques heures avant de repartir dans l'ennui des affaires quotidiennes… Je ne veux pas perdre une seconde…

La médecin sourit et ferma les yeux un court instant, tentée par le charme de son amante. Ce fut le bruit d'un pas lourd dans la maison qui l'alerta ainsi que le bruit d'une bouteille qui se brise sur le sol qui fit sursauter les deux jeunes femmes.

Lexa se tourna aussitôt vers l'origine du vacarme et se raidit aussitôt en reconnaissant son petit frère : Aden les regardait avec des yeux emplis de tristesse et de déception. Il n'était appuyé que sur une béquille. Le cœur de la brune se serra devant la mine blessée du jeune homme et elle tendit la main vers lui, s'écartant de sa compagne, balbutiant :

- Aden… Je…


*Évite une tomate et montre doubi du doigt* Hahaha désolée pour cette fin... Mais doubi a raison : le suspens c'est cool ! :P Avez-vous aimé ce chapitre ? Conclut-il correctement le voyage à NY ? J'espère que vous n'aurez pas de regrets pour certaines scènes Clexa, il y a tellement de choses possibles, je ne voulais pas me noyer dedans et faire trop fluffy donc j'ai fait soft... Je voulais surtout qu'elles arrivent à se parler sincèrement (enfin). Clarke risque d'être moins naïve à présent, bonne ou mauvaise chose pour Lexa ? ;P

Prochain chapitre : confrontation Aden/Lexa, Ontaden, Gustanya et plan d'attaque Donati vs Barzetti !

À bientôt pour le chapitre 20... :)