Bonjour à tous ! Le voilà enfin ce chapitre 21 ! Je suis sincèrement désolée du temps que ça a pris pour le sortir... J'ai tout à fait conscience que ça du être très long pour vous niveau attente. En fait ça l'a été autant pour moi car plus je mets du temps à écrire plus mes idées s'échappent et se mélangent ce qui peut parfois être positif mais aussi négatif car trop d'idées et le chapitre part en cacahuète !
Un immense MERCI pour vos reviews, mp, favs, follows qui ne cessent de m'étonner et me donner le sourire ! Merci à mon duo de relecteurs qui a fait son maximum pour que vous ayez le chapitre ce matin à 11h car je reprends le boulot demain et je voulais que le chapitre sorte aujourd'hui et non lundi (j'allais quand même pas vous faire attendre un weekend de plus!^^). Ils ont taffé comme des dingues pour vous !
Allez je ne vous embête pas plus, on se donne rendez-vous un peu plus bas pour quelques news ^^ Très bonne lecture !
Chapitre 21 : Horizons
Ses grandes mains rugueuses se posèrent sur son crâne rasé pour vérifier la douceur de ce dernier. Quint glissa ensuite sa main droite sur sa barbe de quelques jours avant de sourire de manière charmeuse. Il s'était habillé proprement pour annoncer la bonne nouvelle à sa supérieure et amante qui revenait tout juste d'un déplacement en Italie. Il réajusta rapidement sa chemise noire par-dessus son pantalon gris en toile avant de sortir de sa nouvelle salle de bain personnelle. Depuis l'assassinat de Roan, Nia lui avait offert les anciens appartements de son fils, aussi jouissait-il d'un logement gratuit et sécurisé ce qui le ravissait. Il savait que cela ne plaisait pas à sa fille Ontari mais il ignorait avec une facilité sans nom ses regards noirs. Il avait hâte que Nia pense au mariage afin de pouvoir s'occuper de cette petite peste car il fallait bien avouer que la brunette était loin d'être déplaisante physiquement… Un sourire mauvais s'étira sur ses lèvres à l'idée de ce qu'il pourrait lui faire subir pour la briser. Il aimait briser les femmes mais à l'heure actuelle, celle dans son viseur n'était autre que la jolie blonde qui servait d'amusement à la grande Dona de Sicile et qui plus est, lui permettrait de briser ce maudit flic de Finn Collins qui s'était bien foutu de lui après l'explosion du casino… Collins avait dû jeter le téléphone qu'il lui avait donné afin d'avoir des infos car celui-ci n'émettait plus depuis des lustres mais il n'avait pas oublié la dette du brun à l'égard des Barzetti. Il se doutait que perdre une jolie jeune femme aussi talentueuse que la médecin n'avait pas dû être chose aisée pour ce boulet. Il avait faim de cette insolente Clarke Griffin, très faim.
La double porte principale de la bâtisse s'ouvrit sur deux gardes du corps qui jetèrent par habitude un coup d'œil. Ils n'eurent pas le temps de prévenir que la voie était libre que Nia entrait dans l'entrée comme à son habitude de façon outrageusement exagérée. Elle était coiffée de son éternel chignon serré et plaqué contre son crâne et portait une robe noire contrastant avec la blondeur platine de ses cheveux.
- Servez-moi un Whisky immédiatement, ordonna t-elle tout jetant son manteau d'hiver en fourrure sur l'un de ses gardes du corps.
Quint se contenta d'observer son amante : Nia dégageait une aura si malsaine et autoritaire qu'il en était déjà excité. Parmi la famille Barzetti, Nia était bien la seule à dégager une telle dureté et il se demandait parfois où était sa limite : tuer son propre fils n'en étant pas une visiblement. Il descendit lentement les escaliers pour aller saisir la main de sa supérieure afin de poser un baiser respectueux dessus.
La Barzetti sourit en tournant son regard glacé dans celui de son fidèle homme de main et amant. Elle passa une main sur sa joue avant de saisir durement son menton :
- Alors es-tu allé trouver une autre petite pouf durant mon déplacement ?
- Jamais ma Reine. mon cœur est entièrement vôtre, siffla t-il en guise de réponse.
- Hmf… Grand charmeur, rit la blonde. Fais-ce que tu veux Quint tant que ce qui est là fonctionne lorsque j'en ai besoin…
Les grands doigts longs et fins vinrent se poser sur la braguette du mafieux qui coupa sa respiration un court instant sous l'emprise de sa supérieure. Il souffla lorsque la matriarche se détourna de lui pour aller attraper le verre de Whisky qu'un domestique lui avait préparé.
- Où est Ontari ?
- Sans doute en cours ou dehors, j'en sais foutrement rien et je m'en tape. C'est un vrai coup de vent cette gamine et je crois qu'elle ne m'aime pas, répondit Quint.
- Oh c'est une certitude ça qu'elle ne t'aime pas mon chéri, sourit malicieusement la blonde. Bon et si tu me disais enfin pourquoi tu m'as harcelée jour et nuit pour que je revienne au plus vite malgré des affaires très importantes en Italie ?
Un sourire fin se dessina sur les lèvres du mafieux à la question, il piétinait sur place. Ces deux dernières semaines avaient été un calvaire pour lui car Nia était en déplacement sur une grosse affaire pour les Barzetti en relation avec l'élection du jeune sénateur Jaha. Il s'était empêché de donner l'information par courrier ou téléphone afin de ne prendre aucun risque et ne pas alerter la Donati sur sa découverte. Il avait donc dû se contenter d'observer et suivre très discrètement les déplacements de la médecin lorsqu'elle arrivait à semer son garde du corps.
- J'ai une ouverture pour atteindre la Dona.
- J'écoute.
- Est-ce que tu te rappelles quelle a été la première mission que tu m'as donnée lorsque j'ai enfin réussi à faire mes preuves auprès de la famille Barzetti ?
- Bien sûr… Je t'ai demandé de te débarrasser de cette petite lesbienne de Costia Adamo, ceci afin de révéler à tous que l'héritière Donati insultait notre nom et se moquait éperdument du Don en la fréquentant.
- Exactement.
- Et ?
- Elle a encore pêché.
- Quoi ?! S'étrangla à moitié la Barzetti.
- Elle a remis ça.
- Avec une femme de nouveau ?!
- Oui.
- Bon sang mais cette petite trainée n'a donc aucune limite !
- Et c'est bien là notre avantage ma Reine…
- Mon Dieu c'est répugnant… Gronda de nouveau Nia. Comment les familles peuvent-elles accepter de se faire diriger par une… Une…
Nia secoua la tête de dégoût pour faire partir le frisson d'horreur qui la traversait.
- Ne t'en fais pas ma Reine… Je vais me débarrasser de cette immondice une fois pour toute et cette fois… Lexa Donati n'aura pas la force de revenir comme elle l'a fait il y a deux ans.
- Comment peux-tu en être sûr Quint ? La seule façon de l'achever c'est d'être celui lui mettant une balle dans la tête. Les Donati sont des vieilles carnes increvables ! Titus en est le parfait exemple, il a tenu bien trop longtemps malgré son cancer des poumons !
- Je me ferais un plaisir d'être celui qui mettra une balle dans le crâne de Lexa Donati lorsqu'elle découvrira le cadavre mutilée de sa chère et tendre…
Un sourire vicieux s'étira sur les lèvres de la Barzetti.
- Qui est-ce ?
- Une jeune femme que tu as hâte de voir disparaître : Clarke Griffin.
- Hm… N'est-ce pas la médecin qui a refusé mes propositions honnêtes au sujet des parts de l'hôpital ?
- Tout à fait.
- Et qui a empêché Aden Donati de mourir malgré le coup de maître lors de l'enterrement de cette maudite Giordano ?
- Exactement…
- Quint…
- Oui ma Reine ?
- Fais-la souffrir jusqu'à son dernier souffle mais n'abime pas trop son visage… Je veux que Lexa puisse la reconnaître... La dernière fois tu avais été un peu trop loin en coupant la tête de cette petite salope d'Adamo même si je dois avouer qu'il y avait de l'idée…
- Bien ma Reine, c'est un vrai plaisir de travailler sous tes ordres, sourit le mafieux.
- Putain mais à quoi tu joues Raven sérieux... Grommela la brune sur sa moto.
La mécanicienne s'arrêta sous l'appartement qu'occupaient Octavia et Bellamy. Elle espérait pouvoir avoir la chance d'apercevoir la Blake afin de discuter calmement. Elle avait appris par le biais de Lexa que la meilleure amie de Clarke était en arrêt depuis quelques temps. Elle avait dû mal à imaginer cette jeune femme, si active et passionnée par son travail, s'arrêter aussi longtemps… Si c'était vraiment le cas, peut-être y avait-il un espoir pour elles ? Après tout si cela l'empêchait de travailler peut-être était-ce parce que tout comme elle, Octavia avait dû mal à faire le tri dans ses pensées.
Raven sonna depuis le bas du petit immeuble du centre-ville mais aucune réponse ne lui parvint ce qui l'incita à recommencer à plusieurs reprises quitte à casser le bouton de la sonnette.
- Ça sert à rien d'appuyer comme ça, lui indiqua un jeune homme au visage fin et aux yeux bleus clairs.
- De quoi je me mêle ? Grommela la latina.
- Qu'est-ce que vous lui voulez au Capitaine Blake ?
- Capitaine ? Hein non, je veux voir sa sœur, Octavia Blake.
- Octavia ? Elle ne vit plus ici depuis plus d'un mois.
- Quoi mais… T'es qui au fait ? Ton visage me dit quelque chose.
- Lieutenant John Murphy, cellule anti-mafia. Je suis le collègue du Capitaine Blake.
- Mais oui… Je t'ai vu un midi rapidement avec Clarke et Octavia… Il y avait aussi le p'tit châtain là avec sa gueule d'ange… Celui qui était amoureux de Clarke… Finn ?
- Sans doute.
- Pourquoi Octavia a déménagé ?
- Disons que son frère n'est pas un homme facile dans la vie quotidienne.
- Je vois…
- Et elle s'est fiancée.
- Quoi ?! S'exclama la brune en se retenant de justesse à la porte close de l'immeuble. Mais comment elle a pu…
- C'est la vie. Son mec est plutôt bien foutu. Je peux passer maintenant ?
Raven releva légèrement les yeux pour examiner de plus près ce John Murphy. Il était habillé en civil et portait un sachet recyclable dont une odeur agréable s'échappait, peut-être livrait-il à manger à son collègue ou bien venait-il pour autre chose. Malgré cet air blasé, il semblait plus qu'intéressé et pressé d'entrer.
Tandis que les deux jeunes se fixaient en chien de faïence, la porte de l'immeuble s'ouvrit sur un Bellamy aux yeux fatigués. Le grand brun avait laissé ses cheveux pousser et ses boucles noires indisciplinées étaient plus désordonnées que lorsque la mécanicienne l'avait vu la dernière fois. Son regard était éteint : il n'avait plus cette petite lueur de vie à l'intérieur de ses pupilles mais le pire était cette horrible barbe ni entretenue ni taillée qu'il portait sur ses joues.
- Woh… C'est toi Boucles Noires ?
- Raven Reyes ? Répondit d'un air fatigué le grand policier.
- Qu'est-ce qui t'es arrivé ? T'as une gueule de déterré…
- Hey… Gronda Murphy. Vous voulez que je l'arrête Capitaine ? C'est un outrage à agent !
- Qu'est-ce que tu fais ici Murphy ? Demanda sévèrement le jeune homme qui en paraissait quarante.
- Et bien je me suis dit que tu aurais peut-être faim…
- Je t'ai dit de me foutre la paix. Qu'est-ce que tu comprends pas là-dedans ?! Répondit sèchement son supérieur.
- Désolé… Je m'inquiète juste pour…
Devant le regard curieux de Raven, John se reprit rapidement :
- Pour mon Capitaine… Je sais que le Commissaire Pike t'a ordonné de te reposer mais sans toi c'est plus pareil au boulot… On piétine.
- Parce qu'on piétine pas d'habitude ?! Tout disparaît ! Tout ! S'énerva cette fois-ci le brun.
- Tu as toujours été celui qui gardait espoir pour une Sicile libre et débarrassée de la Mafia Bellamy… Tu peux pas nous laisser tomber maintenant… Pense à…
- Je t'interdis de prononcer son nom.
- Très bien, d'accord… Se résigna le plus petit des deux.
Murphy donna le paquet de nourriture à son supérieur avant de partir rapidement en direction du port. Bellamy se passa une main dans les cheveux non sans un soupir. Il savait que Murphy essayait de l'aider mais il avait du mal à se faire à l'idée que la femme parfaite pour lui était morte et qu'il n'arriverait sans doute jamais à relier l'affaire à un quelconque suspect tant l'emprise mafieuse en Italie et Sicile était forte.
- Hm sinon ta sœur habite où ?
- Chez son copain, répondit machinalement le brun.
- Ok… Ça va aller Boucles Noires ?
- Ouais.
- Merci pour les infos en tout cas. À plus !
Les sourcils de la brune étaient légèrement froncés bien qu'elle se forçait à rester immobile sur la chaise qu'elle occupait devant la grande table ovale. Gustus était assis près d'elle et avait le regard fixe. Il semblait tout comme elle assez anxieux bien qu'il ne le paraissait pas mais Lexa commençait à le connaître. Les émeraudes de la Donati s'attardèrent sur une alerte de son MacBook qui était connecté au réseau du bureau dans lequel elle était : un mail de Clarke était arrivé.
"Quand vais-je avoir l'immense honneur de partager le lit de ma compagne toute la nuit et me réveiller à ses côtés le lendemain ?" Docteur Clarke Griffin
Lexa grimaça intérieurement. Depuis qu'elles étaient revenues d'Amérique et depuis l'altercation avec son frère Aden, la sicilienne s'était investie corps et âme dans les affaires de la famille, faisant passer en priorité le projet de construction du casino. Elle avait enchaîné pas mal de nuits blanches se retrouvant souvent en train de dormir dans son bureau entre deux formalités administratives ou règlements d'affaires secondaires. Les horaires de Clarke n'étaient pas faciles non plus : la blonde avait choisi de délaisser son poste de directrice pour se consacrer à la chirurgie, ce qui n'avait pas vraiment plu au conseil d'administration, rajoutant ainsi du travail à la Donati mais bien sûr elle n'avait rien dit à Clarke. Tout cela ne les avait guère aidées à profiter l'une de l'autre durant ces deux dernières semaines les amenant à la mi-décembre.
"Chère Docteur Griffin, sachez que même si vous n'êtes à mes côtés lors de mes songes, vous occupez mon esprit à chaque seconde où je respire. J'espère autant que vous trouvez le temps rapidement afin de venir vous enlacer et embrasser à vous en faire rougir de plaisir... Je promets de faire au plus vite..." Lexa Donati Woods.
La sicilienne ne put s'empêcher de sourire ce qui n'échappa pas à Gustus qui se contenta de soupirer près d'elle. Elle décida d'ignorer ce petit moment d'insolence. La réponse ne tarda pas à arriver ce qui étonna la brune : Clarke n'était pas du genre à rester devant un ordinateur très longtemps lorsqu'elle était au travail.
"Bien que vous tentez habilement de me séduire à travers les mots, je dois vous avouer que je suis tombée amoureuse d'une belle femme brune à l'accent sicilien en Amérique et j'hésite à aller la rejoindre car elle au moins, n'hésitait pas à mettre de côté ses affaires professionnelles pour m'aimer et partager avec moi chaque seconde qu'elle passait à respirer..." Docteur Clarke Griffin.
Ce coup-ci les lèvres de la sicilienne se pincèrent sous la provocation évidente.
- Gustus ?
- Oui Dona ?
- Annule le rendez-vous de ce midi avec le français.
- Quoi ? Mais cela fait deux semaines que le rendez-vous a été posé. Marcus ne sera pas content que vous reportiez un rendez-vous si important.
La brune grogna légèrement avant de reprendre :
- Et bien tu devras l'occuper le temps que je règle mon urgence personnelle. Tu y vois un inconvénient ?
- Je préfère me taire.
- Et tu fais bien, répondit Lexa en quittant sa messagerie.
La porte de l'immense bureau s'ouvrit finalement sur une grande femme mince à la peau noire portant une pile de documents entre ses bras, suivie de son assistante : Indra Salomon portait un pantalon tailleur serré ce qui allait de pair avec son visage dur et froid. Elle déposa la pile de dossiers sur la table avant de s'installer et d'activer un ordinateur portable où le visage de Marcus apparut. Celui-ci s'était rendu disponible par visioconférence afin de discuter plus sérieusement du casino.
- Dona, salua poliment l'avocate. Messieurs.
Le salut fut rendu à chacun et la réunion commença : Indra expliquant le résultat de ses recherches vis à vis d'un tel projet de construction, chacun posant des questions ou donnant son point de vue. Marcus fut très actif à ce sujet et annonça qu'il comptait envoyer un de ses meilleurs éléments afin de le suppléer dans ce projet car il lui était finalement impossible de venir lui-même et laisser ses quartiers sans surveillance. L'heure tournait à une vitesse folle mais cela n'alerta pas Lexa qui était très concentrée : ce projet leur permettrait d'étouffer petit à petit les Barzetti. Ce serait une guerre froide et psychologique mais elle savait que les Donati en ressortiraient vainqueurs.
- Venons-en aux possibles terrains pouvant accueillir un tel projet Dona... J'ai étudié beaucoup de propositions de promoteurs. Vous n'auriez aucun mal à acheter ces terrains mais je ne suis pas certaine qu'ils correspondent au projet ou nous permettent d'avoir les autorisations nécessaires afin de valider le projet et sa construction.
- Que voulez-vous dire ?
- Les plans que vous m'avez emmenés... Ces bâtiments sont immenses. Je ne pense pas que notre vieille Syracuse soit prête à accueillir un tel géant sur ses côtes, cela bouleverserait totalement le paysage et les habitudes des habitants.
- Vous pensez à des manifestations ?
- Oui entre autres et des sabotages... Les Barzetti ont des alliés parmi les vieilles familles. Le projet sera en danger tant qu'il ne sera pas sorti de terre... Il y a plus de risque qu'il avorte si vous maintenez l'idée de le construire dans la zone. Syracuse a déjà l'hippodrome et celui-ci fait la fierté des habitants.
- Hm... Vous n'avez pas de solutions à me proposer si je comprends bien ?
- Malheureusement non mais je poursuis mes recherches.
- Becca avait des terrains côtiers à l'ouest de Syracuse vers Ragusa et Gela... Elle les avait achetés dans l'idée d'y construire une immense station balnéaire, coupa Gustus.
- Oh ? Répondit Indra, surprise. Je n'étais pas au courant...
- Nous pourrions construire le casino Donati là-bas.
- Mais la station balnéaire ne tenait pas à cœur Becca ?
- Bien sûr que si mais ces terrains... Ils m'appartiennent désormais et elle nous aurait suivi je pense si cela permettait à la Sicile de se débarrasser des Barzetti une bonne fois pour toute. Ils ont trop versé le sang dans nos familles et n'ont jamais été punis pour cela, répondit le sicilien en serrant les poings.
Lexa fixa un instant son homme de main. Elle savait ce qu'il lui en coûtait de sacrifier un projet tenant à cœur Becca et se promit de parler à Jake Griffin de cette idée de rajouter un espace de balnéothérapie dans l'espace dédié au casino. Tout semblait possible avec la famille Griffin et elle avait envie de continuer à y croire.
- Maître Salomon je compte sur vous pour continuer vos recherches au sujet des permis de construire sur ces terrains. Gustus fera le nécessaire et vous apportera les documents attestant la propriété de Becca. N'est-ce pas Gustus ?
Le Giordano baissa le regard quelques secondes, ce qui interrogea la brune :
- Gustus ?
- Je le ferai oui.
- Bien, je dois y aller. Marcus, Maître Salomon, salua t-elle avant de sortir de la pièce d'un pas précipité pour rejoindre Ryder et Artigas.
Indra se leva et se décala vers le garde du corps qui n'avait pas bougé de sa chaise.
- Gustus, tu n'as pas été chez le notaire de la famille encore, n'est-ce pas ?
- Non...
- Pourtant l'héritage de Becca te revient. Il faut que tu signes les papiers sinon l'Etat en prendra possession...
- Je sais... C'est juste que...
- Signer rend la chose encore plus brutale et réelle n'est-ce pas ?
Le brun hocha la tête difficilement en serrant la mâchoire.
- Peut-être puis-je t'accompagner pour rendre la chose moins pénible et t'expliquer les tenants et aboutissants d'un tel patrimoine ?
- Tu ferais ça Indra ?
- Les Giordano ont toujours été de très bons amis de la famille Salomon. Je le ferais sans une once d'hésitation mon vieil ami.
Gustus leva le regard vers l'avocate :
- Merci Indra.
- C'est tout à fait normal. Tu n'as pas à rester seul dans ce genre d'épreuve pénible, peut-être qu'Anya te serait de bonne compagnie aussi, qu'en penses-tu ?
- C'est une idée... Indiqua le brun, pensif.
La blonde profitait du plaisir d'un café lorsqu'elle entendit son bipper se mettre à sonner et indiquer une chambre normalement vide. Elle commençait déjà à fulminer à l'idée que les infirmières aient omis de lui dire qu'elles avaient déplacé un de ses patients. Elle déposa son gobelet sur le comptoir le plus proche avant de marcher d'un pas rapide vers ladite chambre. Elle y entra rapidement bien que la porte soit close et qu'aucun bruit de machine ne se fasse entendre.
Elle se figea alors que la porte se refermait derrière elle : Lexa était appuyée d'un air nonchalant contre le lit d'hôpital de la chambre et bon dieu que cet air lui allait bien tout en créant un immense contraste avec les vêtements serrés et impeccables qu'elle portait. Comme à chaque fois qu'elle la voyait par surprise, le cœur de la médecin se mit à battre la chamade et elle eut bien du mal à articuler une phrase complète :
- Mais... Que... Lexa ? Mon bipper...
Par réflexe elle vérifia ledit objet responsable de sa venue ici avant de fixer son regard sur un autre bipper que tenait la brune entre ses doigts fins. La Donati se décolla du lit pour s'avancer vers la blonde et passer une main dans l'élastique de son pantalon rouge bordeaux d'interne et la rapprocher d'elle ce qui ne manqua pas de faire protester Clarke :
- Non Lexa franchement c'est pas sérieux au travail de venir comme ça et...
- Bonjour Docteur Griffin, sourit la brune malicieuse avant de poser un baiser dans le cou dégagé de la jeune femme.
Elle sentit immédiatement les frissons provoqués par son baiser ce qui élargit son sourire alors qu'elle entendait soupirer la blonde de plaisir.
- Bonjour Madame Donati...
- Je suis plus habituée à vos mails charmeurs plutôt que revendicatifs...
- On dirait que j'ai bien fait visiblement...
- Qui est cette belle femme américaine à l'accent sicilien dont tu es tombée amoureuse ? Susurra la brune.
Clarke avala difficilement sa salive à la question : mon dieu que cette femme était tentatrice et bon sang qu'elle aimait quand elle jouait ainsi avec elle... Elle sentait presque son cœur prêt à s'échapper de sa poitrine tant il battait fort.
- Je ne peux pas dire son nom... Ce serait me compromettre...
- Je vais être obligée de te faire parler alors... Indiqua la sicilienne en glissant sa main plus bas sous l'élastique.
- Pas ici... Oh bon sang...
- Pas ici ?... Répéta la brune joueuse en faisant se tourner la blonde pour la faire s'appuyer sur le matelas du lit d'hôpital.
- Hm... Ma tenue... Se mordilla la lèvre la blonde.
- Est très pratique et la couleur te va à ravir... Souffla la brune en apposant de nouveaux baisers sur la peau découverte de sa compagne tout en glissant ses doigts sous le sous-vêtement.
- On pourrait me voir...
- Je suis une femme très puissante et persuasive quand je le veux Docteur Griffin... Personne ne viendra à ton secours...
- Oh bon dieu tant mieux... Soupira la blonde en se contractant en sentant les doigts câlins caresser son bourgeon de plaisir.
Lexa sentit les lèvres de la blonde se diriger vers les siennes pour quémander un baiser qu'elle s'amusa à lui refuser :
- Tant que tu ne m'auras pas dit le nom de cette femme dont tu es amoureuse tu n'auras pas de baiser ni d'orgasme... Sourit la Donati.
- Tu es cruelle...
- Tu n'imagines même pas... S'amusa l'héritière en accélérant ses caresses.
Des tremblements s'emparèrent rapidement du corps de la médecin qui écarta les cuisses instinctivement afin de laisser le contrôle à la brune qui ne cessa de la torturer agréablement. Des soupirs et de légers gémissements lui échappaient entre quelques caresses ce qui ne manqua pas de ravir son amante qui prenait un malin plaisir dans cette torture agréable tout en caressant et massant sous le haut de la tenue ses seins magnifiques.
Le visage de la blonde était rouge de plaisir et son souffle commençait à devenir chaotique à force d'effleurer l'orgasme aussi souvent sans pouvoir l'atteindre. C'était si bon de sentir le parfum de cuir épicé de sa compagne envahir ses narines, être en adoration devant ce regard vert magnifique qui ne cessait de la contempler et l'adorer, être caressée et embrassée par ces mains et cette bouche si parfaites...
- Oh bon sang Lexa...!
- Vas-tu me dire son nom ?... Souffla d'excitation la brune qui se retenait de délivrer son amante de cette torture délicieuse.
- Non... Je veux que ça dure pour l'éternité... Hn... C'est toi... Toi...
- Moi...? Répéta la brune en accentuant ses mouvements pour répandre la vague de plaisir grondante dans tout le corps de la blonde.
Elle eut le loisir d'observer le corps de sa compagne se tendre encore plus contre elle alors que son bassin dansait contre ses doigts ancrés en elle. Elle eut juste le temps de couvrir les lèvres de sa compagne pour masquer ses gémissements plus sonores qu'à l'habituel bien qu'elle eut l'occasion d'entendre distinctement son nom et son prénom entre deux soupirs bruyants. Elle retira sa main du sous-vêtement trempé avec malice et continua à poser des baisers sur le visage rougi de la belle blonde qui semblait avoir du mal à revenir de son orgasme.
- Je préfère ça... Indiqua la brune en apposant un nouveau baiser sur les lèvres de la médecin.
Clarke ouvrit les yeux sur cette petite provocation mais ne put s'empêcher de sourire.
- Ne crois pas avoir gagné la guerre Lexa Donati... Sourit-elle en caressant la joue de sa compagne.
- J'imagine que j'ai remporté cette bataille grâce à la surprise mais la suivante sera moins facile n'est-ce pas ?
- Exactement...
- Je t'aime Clarke tu le sais ? Demanda plus sérieusement la brune.
La chirurgienne hocha doucement la tête, ses joues se teintant d'un rouge léger.
- Je t'aime aussi même si tu es un vrai coup de vent ces derniers jours... Hm.
- Je suis désolée... Mais je dois avouer que ton petit mail m'a fait plaisir...
- A moi aussi. Je crois que ça me manquait de lire tes mails séducteurs.
- Je vais t'en écrire plus souvent alors.
- Non garde-les de côté pour te faire pardonner de tes absences sinon tu n'auras plus rien en guise d'armes...
- J'espère pouvoir toujours réussir à me faire pardonner mes fautes avec toi, sourit la brune en glissant une jambe entre les cuisses de la blonde. Tu es toute mouillée... Chuchota t-elle.
- Hn... Ne m'en parle pas... C'est de ta faute...
- Je pourrais peut-être...
- Peut-être quoi...?
Un bruit suraigu s'échappa soudainement du bipper accroché à droite du pantalon de la médecin qui grogna légèrement avant de regarder et de reprendre son air sérieux.
- Oh bon sang ! Il faut que j'y aille ! Je t'aime ! Glissa t-elle en embrassant la brune sur lèvres à deux reprises.
- Je peux t'inviter au restaurant bientôt ? Demanda rapidement la brune.
- Non car tu sens la cigarette !
- Quoi ? Mais non...
- Tu mens très mal et tu sais que mon odorat est fin avec le tabac ! Allez je file !
Lexa pinça légèrement les lèvres alors qu'elle regardait sa compagne filer vers ce qui la passionnait : sauver des vies. Elle tenta de déceler l'odeur de tabac sur elle mais visiblement son odorat était faussé par l'habitude... Elle sourit néanmoins d'avoir réussi à faire sourire la femme qu'elle aimait.
Raven faisait les cents pas devant le portail en pvc blanc de la propriété de Lincoln Salomon. Le pilote était propriétaire d'une coquette villa sur les hauteurs de l'île et c'était la seconde fois qu'elle la voyait d'aussi près. Elle se rappelait encore du malaise le lendemain où elle avait couché avec le beau métisse : Lincoln lui avait apporté le petit-déjeuner au lit avant de lui parler d'aller faire un tour ensemble et elle avait éclaté de rire en voyant que l'action entreprise était tout à fait sincère. Elle ne s'était pas retenue de l'envoyer promener avant de s'échapper de sa belle maison mais maintenant sa relation avec lui était plus que compliquée et s'était encore plus envenimée à partir du moment où Octavia avait entrepris de flirter avec lui…
Elle vérifia que la voiture de l'héritier de la famille Salomon ne soit pas là avant de sauter la clôture et entrer dans la cour pavée où elle reconnut la petite vespa de la Blake. Elle emprunta un coquet escalier avant d'atteindre le pallier de la maison. Après avoir aspiré une bonne quantité d'air pour se donner du courage, elle toqua à la porte. Elle entendit des pas arriver et la voix de la belle brune :
- Linc ? Tu rentres tôt, tu as oublié tes clés ?
Octavia se figea sur place en se retrouvant nez à nez avec la latina qui n'en menait pas large.
- Hey salut c'est pas Lincoln… Surprise ?
- Ra… Raven ? Qu'est-ce… Comment es-tu…
- J'ai sauté la clôture.
- Quoi ?!
- Tu ne m'aurais jamais ouvert et tu te serais enfermée à double tours si tu m'avais vue au portail ! Se justifia t-elle péniblement.
- Exactement ! Fulmina la jeune femme en initiant un mouvement pour fermer la porte d'entrée.
- Attends Octavia ! S'il te plaît ! La supplia la mécanicienne en passant sa ranger afin de bloquer la porte in extremis.
- Je ne veux pas te voir Raven… Enlève ton pied bon sang !
- O'… S'il te plaît… Je jure que je ne ferais rien qui te mettra mal à l'aise… Je veux… Je veux juste comprendre et réussir à passer à autre chose… S'il te plaît…
Le regard bleu de la jeune femme se fixa dans celui noisette de la mécanicienne.
- Passer à autre chose ?...
- Je le jure… Je sais que je ne me suis pas bien comportée avec toi pour la deuxième fois… Je… J'ai cru qu'il y avait un espoir de te séduire… Je suis entrée dans le jeu mais au final je t'ai manqué de respect et je voulais m'excuser pour ça… Tu mérites tellement plus Octavia.
Une moue apparue sur les lèvres de la Blake qui ne put s'empêcher de replacer une mèche de cheveux derrière son oreille et d'ouvrir un peu plus la porte.
- Lincoln est au travail… Est-ce que… Tu veux boire quelque chose de chaud ?
- Un café oui, avec plaisir, sourit sincèrement Raven, soulagée.
La latina entra à la suite de la belle brune dans la villa et ne manqua pas de reconnaître l'intérieur. Elle alla s'installer sur un canapé bleu et attendit patiemment qu'Octavia revienne avec leurs boissons chaudes. Les deux jeunes femmes attrapèrent simultanément leur tasse et burent dedans sans oser échanger un mot durant quelques secondes.
- À propos de ce qu'il s'est passé à la fête… Commença Raven.
- Je ne veux pas en parler, se ferma la Blake.
- Aucun problème… Je veux dire je respecte ton choix. Je comprends très bien, tu es avec Lincoln et on était toutes les deux éméchées alors…
- Oui on était saoules, il n'y a rien eu, trancha la secrétaire.
- Oui… Alors hm comme ça tu te fiances ?...
- Comment es-tu au courant de…
Raven se contenta de fixer son regard sur le beau diamant que portait la Blake sur son annulaire. Les joues d'Octavia s'enflammèrent.
- Oui euh… Ça a été plutôt soudain… Lincoln est un homme bien, gentil et attentionné et…
- J'en suis certaine…
- Qu'est-ce que tu veux Raven exactement ?
- Quelque chose que je n'aurais jamais visiblement… Marmonna tout bas la mécanicienne.
- Tu as dit quelque chose ?
- Juste que j'étais étonnée que tu ais accepté si vite de te fiancer… Lincoln et toi c'est tout récent… Tu n'as pas peur de…
- Lincoln m'aime et je l'aime aussi. Nous serons très heureux ensemble.
- Je dis pas le contraire c'est juste qu'il est un peu… Mou non ?
- Raven Reyes, toujours pleine de sarcasmes et de jugements… Répondit d'un air mauvais Octavia.
- Ok ok d'accord c'était pas malin de ma part. Il n'y a vraiment rien derrière ce mariage ? Vous vous aimez simplement ? Insista la brune, septique.
- Non et oui, trancha la Blake.
- Ok ok…
- Tu as dit vouloir passer à autre chose, comment puis-je t'aider ?
Les yeux de la mécanicienne déshabillèrent des pieds à la tête la belle secrétaire ce qui ne manqua pas de troubler cette dernière.
- Non, indiqua Octavia.
- J'ai rien dit ! Se défendit Raven, penaude.
- Tes yeux ont parlé pour toi ne t'en fais pas ! J'espère que Niylah va bien ? Siffla t-elle.
- J'en sais rien je ne l'ai pas revue depuis la fête… O' franchement…
Sans pouvoir s'en empêcher, la latina se décala pour être à côté de la belle brune qui ne tarda pas à se raidir face à la proximité de la mécanicienne.
- Raven à quoi tu joues…
- À rien… Fais-moi juste confiance une seconde…
Octavia sentait son rythme cardiaque accélérer. Son cœur frappait sans relâche dans sa poitrine : Raven avait toujours eu cet effet sur elle et cela l'énervait. Elle se sentait faible et chosifiée. Elle ne valait pas mieux que l'un des amants du harem de la mécanicienne. Sa respiration se coupa quand la main de la latina glissa sur sa joue : elle n'aurait jamais cru la peau de la jeune femme si douce, elle qui maniait outils et produits de mécanique au quotidien… La caresse était agréable et lorsqu'elle se rompit, elle se retint de soupirer de déception. Raven la regardait avec un faible sourire, visiblement résignée.
- Je suis rassurée de voir que tu vas bien… Quand j'ai appris que tu étais en arrêt maladie depuis la fête j'ai cru que…
- Je ne me suis pas arrêtée à cause de ça, répondit du tac-au-tac Octavia en s'éloignant de cette tentatrice.
- Pourquoi alors ?
- Ça ne te regarde pas. C'est personnel.
La brune avala difficilement sa salive à cette réponse sèche. Elle sentait le stress l'envahir : elle ne voulait pas que Raven soit au courant. Elle avait honte de ce qu'elle pourrait penser d'elle et de sa décision… En fait elle n'avait pas le courage de lui dire la vérité aujourd'hui. Peut-être plus tard…
- Oh… J'imagine que je suis loin de mériter la confiance que tu accordes à tes amies à présent… Soupira la mécanicienne.
- Raven je suis vraiment heureuse avec Lincoln, ne gâche pas tout s'il te plaît…
- C'est vrai ?
- Oui je l'aime Raven et…
- Et ?
- … On va se fiancer.
- Je vois…
- Il va falloir que tu y ailles, j'ai rendez-vous chez mon médecin dans moins d'une heure… Je compte bien reprendre le travail un jour, tu sais ?
- D'accord…
- Allez je te raccompagne.
Les deux femmes se levèrent pour rejoindre la porte d'entrée. Alors que la main d'Octavia se posait sur la poignée de porte, un frisson remonta de ses doigts jusqu'à son épaule quand la main de Raven se posa sur la sienne. La mécanicienne laissa planer un silence avant d'utiliser son autre main afin d'encadrer la joue de la secrétaire et aller poser un baiser tendre et sincère sur les lèvres de la brune qui ne fit que se figer. Sans pouvoir se retenir, la Blake ferma les yeux devant la douceur du baiser : il n'avait rien avoir avec celui qu'elles avaient échangé lors de la fête. Elle soupira lorsque leurs lèvres se séparèrent et n'eut que le temps de voir les yeux humides de la mécanicienne qui lui chuchota à l'oreille avant de s'en aller :
- Tant que tu es heureuse je le serai… Sache que tu pourras toujours compter sur moi, d'accord ? Tu ne te débarrasseras pas aussi facilement d'une Reyes, plaisanta gentiment Raven.
Octavia ne répondit pas, trop secouée et dévorée par la culpabilité de faire souffrir son fantasme et amie. Elle ferma rapidement la porte derrière la silhouette de la mécanicienne, laissant finalement ses larmes couler le long de ses belles joues tout en glissant une main sur son ventre.
- Je suis tellement désolée Rav'… Tellement… C'est impossible… Je ne suis plus toute seule dans l'histoire maintenant…
Gustus poussa une nouvelle fois la barre d'haltères au-dessus de lui afin d'évacuer sa colère et son envie de meurtre envers les Barzetti. Il était conscient que l'idée du casino était excellente mais cela le laisserait mariner dans son impossible vendetta au minimum un an encore. Il était passé au cimetière pour se recueillir devant le caveau familial des Giordano avant de se réfugier dans la salle de sport qu'avait monté Anya et Tristan dans la maison de Titus afin d'entraîner Aden quotidiennement. Il avait besoin d'évacuer et la musculation le lui permettait. La maison était étrangement vide ce qui l'avait en premier lieu étonné mais au vu du comportement de l'héritier Donati ces derniers temps, cela ne l'étonnait pas que ses deux gardes du corps et entraîneurs soient allés le torturer à l'extérieur pour lui mettre un peu de plomb dans la cervelle.
Après une nouvelle série intense, le sicilien reposa la barre sur les cales du banc de musculation et se leva. Il était en sueur et ses muscles saillaient des différents exercices effectués durant ces deux dernières heures. Il se dirigea vers les escaliers afin de monter dans la chambre de sa compagne pour y prendre une douche bien méritée et quelle fut sa surprise d'y trouver la jolie blonde qui était visiblement en pleine réflexion devant son portable.
- Anya ? Appela t-il.
La mafieuse se tourna rapidement à l'appel et son regard s'alluma d'une lueur brûlante à la vue de son homme.
- Je ne savais pas que tu étais là, j'étais justement en train de me dire que j'allais t'appeler.
- Ah ? Répondit-il sans pour autant bouger de sa position près de la porte. Tu as envie de sortir ce soir ?
- Non pas spécialement… Minauda t-elle avec un fin sourire en s'approchant de lui.
Devant le sourire de sa compagne, le mafieux ne put s'empêcher de lui rendre la pareille tout en fermant la porte en la poussant avec son pied. Il connaissait bien ce sourire.
- Je me disais que j'avais envie de…
- De ?
- De baiser.
- Ah t'es comme ça toi… S'amusa t-il.
- Oh putain oui quand je te vois comme ça… Dit-elle en passant une main sur le t-shirt gris chine trempé de son compagnon.
- Laisse-moi au moins prendre une douche…
- Je sors avec un sicilien pas avec une savonnette. Tu comptes me baiser oui ou non ? Répondit-elle cassante.
- Comment est-ce que tu parles femme ? La provoqua t-il, certain de l'agacer et faire monter la tension.
Anya le fixa avec des yeux aiguisés comme des couteaux et lui saisit le menton d'une main ferme avant d'aller lécher et mordre sa lèvre inférieure.
- Je crois que c'est moi qui vais te baiser Giordano ce soir, t'as intérêt à avoir la trique.
A ces simples mots, la mafieuse attrapa le col du t-shirt de son compagnon pour le déchirer comme du papier. Elle noua ensuite ses bras et ses jambes autour du corps du mafieux qui excité, posa avidement ses mains sur les fesses fermes de son amante, ne pouvant s'empêcher d'en glisser une entre le jean et le sous-vêtement pour être en contact avec sa peau.
Rapidement, les deux amants terminèrent sur le lit pour échanger des baisers chaotiques, les mains de la Zanetti glissant rapidement sur la boucle de la ceinture du brun afin de se saisir de l'objet de sa convoitise qui était plus qu'éveillé.
- Hn putain prends-moi ! J'en peux plus de ces hormones de merde ! Prends-moi fort t'entends Giordano ?!
Le mafieux le jean et son boxer encore sur le bassin ne se fit pas prier pour entrer dans le jardin privé de sa belle et entamer des mouvements énergiques qui ne manquèrent pas de faire gémir de plaisir sa partenaire. Il fut rapidement gêné par les frottements provoqués par leurs jeans respectifs et se retira ce qui ne manqua pas de faire grogner de frustration sa compagne.
- Qu'est-ce que tu fous putain ? Soupira t-elle encore affamée.
Alors qu'il retirait son jean pour être plus à l'aise, il sentit son amante le tirer en arrière sur le matelas puis le plaquer avec force.
- C'est ce putain de jean qui te gêne mon chou ? Attends voir ! S'exclama t-elle agacée en saisissant un canif sur la table de nuit avant de passer la lame le long du tissu ce qui ne manqua pas de faire frémir le mafieux lorsqu'elle passa près de son sous-vêtement.
- Wow Anya doucement !
- Ferme-là, répondit-elle en s'installant sur ses hanches pour s'empaler avec force sur lui.
La mafieuse débarrassée de son jean elle aussi entama des mouvements énergiques et langoureux au-dessus de son amant qui se retint de venir tant le plaisir était intense avec une déesse aussi folle et belle au-dessus de lui. Il amena ses mains sous le t-shirt de sa compagne pour aller palper et masser ses seins alors qu'elle le chevauchait avec toujours cette énergie inépuisable. Déjà qu'avant la grossesse, leurs parties de jambes en l'air étaient plus que mouvementées, c'était encore pire maintenant. Anya était réellement inépuisable et complètement insatiable.
- Anya ralentis… Le bébé… Souffla Gustus en posant ses mains sur le bassin de sa compagne qui se frottait inlassablement contre le sien.
- Si tu baisais comme un homme peut-être que je ralentirais un peu, le piqua t-elle.
Le sang du Giordano ne fit qu'un tour à cette attaque. Il pouvait supporter beaucoup avec Anya mais pas le fait de ne pas pouvoir satisfaire sa faim et son plaisir. D'un mouvement parfaitement contrôlé il claqua la fesse de la blonde ce qui ne manqua pas de lui faire froncer les sourcils avant de la soulever de son sexe et la faire glisser à quatre pattes sur le lit. Il se leva de ce dernier pour se mettre à hauteur du bassin de sa compagne et l'envahir à nouveau tout en ponctuant de ses mouvements de petites claques érotiques sur les fesses.
Anya ne manqua pas de se faire surprendre par cette position qu'ils utilisaient assez peu car elle aimait être au-dessus de son compagnon la plupart du temps mais ne put s'empêcher de gémir de plaisir en sentant son corps s'irradier de plaisir sous les assauts de son compagnon. Elle atteignit ce point de non-retour qu'elle recherchait tant en quelques mouvements ce qui la laissa pantelante sur le matelas alors que Gustus jouissait en elle à son tour dans un grognement étouffé.
Les deux amants restèrent allongés à demi-nus sur le matelas, suants et tremblants. Le Giordano après un temps souffla :
- Hmf… Alors t'en penses quoi de la savonnette ?
- Putain que c'était bon… Une clope et je suis au paradis…
- Pas de clope.
- Fichue chiard de merde…
- Tu m'aimes quand même ?
- Oui gros con.
- Sinon plus sérieusement… Tu accepterais de m'accompagner chez le notaire demain ?
- Le notaire ?
- Pour signer les papiers de succession de Becca.
- Évidemment.
La mafieuse se redressa pour s'appuyer sur le torse de son compagnon et le fixer tendrement de ses prunelles noisette.
- Je t'aime.
- Quand tu me dis ça comme ça j'ai envie de refaire l'amour tu sais ?
- C'est vrai ?
- Oui.
- Alors pourquoi t'es pas encore en moi savonnette ? L'embrassa t-elle.
Un rire commun échappa aux deux amants tandis que leurs corps s'entremêlaient de nouveau.
Le blond inspira et expira longuement pour reprendre son souffle : il avait mis plus d'une demi-heure pour réussir à sortir de la propriété de son feu grand-père. Tristan n'avait pas été difficile à occuper et Anya avait disparu ce qui l'avait bien arrangé car entre ces deux-là, c'était bien elle la plus difficile à semer ou distraire. Il attendait patiemment non loin de la maison des Barzetti le bon moment pour escalader la clôture et tenter de surprendre Ontari dans sa chambre. La brune et lui avaient échangé quelques SMS depuis la dernière fois mais ils s'étaient vite rendus à l'évidence que si la brune tentait de venir chez le Donati, c'en était fini d'elle.
Malgré le fait de boiter légèrement et d'avoir comme un poids supplémentaire sur sa jambe, le Donati avait réussi à trouver un immense cerisier dont les branches surpassaient le mur en béton de la propriété. Ne restait plus qu'à ne pas se faire prendre par les gardes du corps mais visiblement il n'y en avait pas dans le jardin qui semblait immense. Il hésita à passer derrière : si des chiens l'y attendaient ils ne feraient qu'une bouchée de lui, aussi décida t-il d'envoyer un message à son amie.
« Le cerisier sur lequel je suis assis offre une super vue sur ta piscine. » Aden Donati
La réponse ne tarda pas : Ontari ouvrit la porte-fenêtre de sa chambre et sortit sur son balcon pour chercher du regard le blond qu'elle trouva rapidement et à qui elle fit des gestes inquiets avant de répondre.
« Tu es fou ! Descends de là, les hommes de main ou les chiens vont te voir ! » Ontari
Le Donati sourit, amusé.
« Et alors ? Les chiens voudront peut-être de moi malgré ma jambe estropiée qui sait ! Je servirai peut-être à quelque chose. » Aden Donati
Ontari secoua la tête avant de lui faire signe de descendre de l'arbre.
« Descends de-là, j'arrive. Attends-moi mais ne te fais pas remarquer. » Ontari.
Aden s'exécuta et bien qu'avec difficulté, il descendit de la branche sur laquelle il était pour se retrouver sur une autre plus basse afin d'attendre la brune. Ontari ne tarda pas à le rejoindre :
- Mais t'es complètement con ou fou de venir ici dis-moi ?!
- Tu as promis de venir me voir et tu ne l'as pas fait, alors je viens à toi.
- C'est pas malin… Indiqua t-elle en montant dans l'arbre à son tour pour se retrouver face au grand blond.
- Nos sorties me manquent, avoua le jeune.
- À moi aussi mais Aden sérieusement, ne viens plus ici… Je ne veux pas qu'on te fasse du mal…
- Alors trouvons un moyen pour se voir plus souvent… J'en peux plus de rester seul dans mon coin. Je ne vais même plus au lycée, j'ai mes cours à domicile…
- Pourquoi ?
- Une façon de ma sœur pour me montrer qu'elle est supérieure, j'imagine. On n'est pas sur une bonne entente ces derniers temps.
- Pourquoi ? Tu adorais ta sœur quand on s'est rencontré.
- Disons que je ne supporte plus ses mensonges et le fait qu'elle ait toujours tout avant moi.
- C'est un peu normal, c'est ton ainé non ? Roan…
La brune s'interrompit au nom de son défunt frère ce que ne manqua pas Aden qui s'excusa aussitôt :
- Je suis désolé Ontari… Tu dois me trouver drôlement immature à me plaindre comme un gamin de six ans de sa grande- … Tu as perdu ton frère, je devrais me réjouir d'avoir encore ma sœur … C'est juste qu'elle m'a réellement blessé cette fois.
- T'inquiète pas je suis une fille solide… Souffla t-elle bien que légèrement fébrile à la pensée qu'elle avait eu pour son frère.
- Comment ça se passe à la maison pour toi ?
- C'est… vide je dirais. Je supporte le toutou de ma mère qui fanfaronne dès qu'elle est là. Ma mère est toujours inexistante pour moi : elle ne parle que de pouvoir et de la façon dont elle le prendra aux Donati. Rien de très intéressant en soit.
- Elle n'aura jamais le pouvoir, dit durement le blond. Même si je tiens rancœur à ma sœur pour ce qu'elle m'a fait dernièrement, je serais le nouveau Don s'il lui arrive quelque chose, dis-le bien à ta mère.
Ontari soupira à l'information avant de descendre du cerisier brusquement :
- Si tu es venu pour me dire ça et m'ordonner de faire le facteur, tu aurais eu plus vite fait de m'envoyer un message Aden.
- Attends Ontari ! S'indigna t-il en tentant de descendre.
Il termina sa descente sur les fesses ce qui ne manqua pas de lui arracher un grognement de douleur.
- C'est vrai que tu es venue me voir à l'hôpital alors ?...
La brune s'arrêta net à la question et resta de dos pour éviter au blond de voir ses joues rosies. Elle sentait la chaleur qui s'y était subitement installée.
- Ça se pourrait oui.
- Pourquoi ?
- Parce que je tiens à toi… Lorsque j'ai commencé à te fréquenter… J'avais de mauvaises intentions, je voulais faire plaisir à ma mère en ramenant des informations compromettantes sur les Donati… Mais tu étais innocent et gentil, sincère jusqu'au bout des ongles ce qui m'a d'ailleurs amené à me prendre un râteau maladroit, rit-elle.
Aden grimaça.
- Ce que tu as fait au cimetière Aden, j'aurais aimé pouvoir le faire pour mon frère Roan. Il m'a toujours protégée même s'il aimait faire le je-m'en-foutiste au quotidien mais moi je n'ai pas su le protéger… J'aurais dû l'aider dans ses tentatives de contrôle de la famille Barzetti mais au lieu de ça j'ai marché dans le jeu de ma mère… Murmura t-elle alors que ses yeux humides lâchaient de grosses larmes.
Le Donati retint son souffle devant la détresse de la Barzetti. Il n'était pas habitué à voir pleurer une jeune fille mais Ontari était sincère et il ne pouvait se permettre de la décevoir de nouveau. Elle était venue pour lui à l'hôpital et il s'était réveillé à ce moment précis où il avait reconnu sa voix. Il ne se rappelait pas de son visage penché au-dessus de lui mais de sa voix, oui. Sans réfléchir, il s'approcha de la jeune femme et l'enlaça avec force entre ses bras musclés. La sicilienne parut surprise mais se laissa aller à son chagrin entre les bras du jeune homme dont elle avait fini par tomber amoureuse cet après-midi où ils avaient innocemment fait du jet-ski. Elle se laissa emporter par le parfum agréable qu'il portait sur lui et ferma les yeux pour prendre une pause de quelques secondes entre ses bras. Elle sentit les lèvres du Donati se poser sur le haut de son crâne et embrasser ses cheveux.
- Je suis là…
- Merci…
Les deux jeunes restèrent un long moment enlacés sous ce vieux cerisier jusqu'à ce qu'Aden ne s'écarte doucement non sans une grimace douloureuse :
- Désolé. Sans ma béquille, ma jambe me fait souffrir lorsque je reste trop longtemps debout… Dit-il, honteux.
- Tout va bien Aden, le rassura Ontari en allant ramasser la béquille au sol pour la lui rendre.
Le blond s'appuya sur son outil et souffla un instant avant d'ouvrir de nouveau son bras libre :
- Un dernier câlin et j'y vais ? Proposa t-il avec ce sourire d'ange qui faisait fondre la brune.
- Crétin, sourit-elle en allant se réfugier contre le jeune homme.
Aden se sentait étrangement bien, collé contre le corps d'Ontari. Il n'avait plus cette gêne qu'il avait eu lors de la partie de bowling où elle lui avait fait du rentre dedans… Il ne savait pas si c'était le fait de se parler sincèrement ou bien sa pénible histoire de cœur avec le Docteur Griffin mais il se sentait libre et un peu plus confiant même s'il avait du mal à mettre des mots sur ce qu'il ressentait pour la jolie héritière qui visiblement était passée à autre le chose le concernant.
Un sifflement interrompit le fil de ses pensées et un fourré non loin d'eux se mit à bouger avant qu'un dobermann n'en sorte suivit de deux siciliens bien connu d'Ontari : Quint et Diego les fixaient avec un œil amusé et pervers ce qui ne manqua pas de faire reculer Aden vers le tronc du cerisier.
- Tiens tiens… On dirait qu'on a trouvé quelque chose de très intéressant Mademoiselle Barzetti… Je ne pensais pas que tu continuais à draguer le petit Donati. Bien joué, l'avoir attiré ici c'est un coup de maître je dois l'avouer.
La brune le fusilla du regard avant de se tourner vers Aden qui la regarda, interloqué.
Héééé nous revoilà :D J'espère que le chapitre vous a plu après cette longue attente ! C'est un chapitre avec pas mal de personnages différents, j'ai essayé de me caler sur vos demandes : Clexa, Murphamy, Octaven, Gustanya, Ontaden ! J'espère que les petites scènes chaudes ont plu aussi haha, reprise assez chaude ! J'ai relevé le défi de doubi pour le Gustanya et celui de Mag au passage qui voulait que Gustus garde son calbut xD Jpp de ces relecteurs mais bon ils méritent bien leur petit plaisir à un moment dans la fic avec tout le travail qu'ils brassent au fil de mon écriture :') Lâchez vous en commentaire pour me dire ce que vous avez aimé, supposé et ce que vous aimeriez voir dans le chapitre suivant ! Qui sait si certaines de vos idées ne se croiseront pas avec les miennes ! :D
Petite news d'actualisation vis à vis de mon rythme d'écriture
Je me dois d'être honnête avec vous, je me donne à fond dans mon travail d'éduc spé qui me passionne ! Pour vous donner un léger aperçu, en semaine je fais les soirées jusqu'à 23h30 généralement donc le lendemain matin j'ai rarement la foi pour écrire, j'ai juste envie de me détendre sur mon jeu vidéo ou lire ^^ Ce qui me laisse mon weekend de repos sur deux pour écrire un chapitre qui fait entre 12 et 20 pages et en ce moment ben faut l'avouer que les beaux jours ne m'aident pas à rester sous ma couette à écrire comme une démente comme je le faisais cet hiver xD J'ai plein de projets à côté de l'écriture et du coup ceux-ci grignotent le peu de temps qu'il me reste pour écrire que ce soit en semaine ou en weekend...
Donc j'en viens à la mauvaise nouvelle : je ne serais plus en possibilité d'être régulière avec un chapitre toutes les 2 semaines, je vais essayer de reculer à un chapitre toutes les 3 semaines et si ça ne passe pas ce sera malheureusement un chapitre par mois. J'espère que vous ne serez pas trop déçues mais je vous assure que si je veux garder la même qualité d'écriture et de fil conducteur, j'ai besoin de ce temps supplémentaire.
J'actualiserai mon profil régulièrement pour vous tenir au courant et je me rendrai toujours dispo par mp pour vos questions et demandes :) (même si parfois je suis en retard!). Sachez que l'Héritage est loin d'être terminé et j'espère bien vous faire rêver et frissonner encore un moment ! Je passe donc la fic en priorité, j'ai mis en pause mes OS en cours d'écriture afin de ne pas me noyer dans mes milliers d'idées clexa :) Ils sortiront un jour promiiiiis ! Clexa forever :D
Ah et bonne nouvelle quand même : MagRd est à fond dans la traduction de Into the Deep et je suis bien avancée dans la relecture ! Elle fera son grand retour très bientôt ! Alors faites péter les abonnements sur son profil pour pas louper le mail d'info quand elle postera sa nouvelle traduction ! La fic promet je vous le dis...! Autrement elle a dit qu'elle me détestait pour le passage Octaven et pour la fin du chapitre... :'D
Allez tchuss ! A dans pas trop longtemps j'espère :)
