Heeey ! Et non vous ne rêvez pas ! Le chapitre 27 est là ! :DD Je suis dans mon délai d'un mois alors je suis plutôt contente ! Je vais essayer de garder ce rythme le plus possible :) Bon trêve de bavardage j'ai des choses à vous dire ! Déjà un ÉNORME MERCI pour tous vos retour sur le chapitre 26 ! Franchement après autant de mois d'absence je m'étais dit que la plupart d'entre vous auraient déserté mais nan vous étiez bien au rendez-vous et en super forme ! Vous m'avez fait péter mon compteur de plaisir haha ! J'étais ravie de vous lire et de recevoir vos petits mp ! ALORS MERCI MERCI ! Bienvenue aux petit(e) nouveaux(elles) qui arrivent (eh oui y'en a encore et je m'en étonne tous les jours), merci pour les follows, favs... ! Bref MERCI ! Vous déchirez tout !

Merci à mes relecteurs ! Pauvre doubi il s'est payé la relecture de 19 pages d'un coup car j'ai tout écrit d'une traite un après-midi, il m'a maudit xD Ah et si le chapitre ne sort par lundi soit hier) c'est parce que je cherchais Mag qui a décidé de reconvertir en éleveuse de patates (XD) avec ses "cloches" au bout des doigts elle avait plus la force de donner signe de vie :P Donc le retard d'un jour c'est SA FAUTE ! Allez la dégommer, en plus elle nous avait promis une super fic et elle écrit rien ! :D Qui veut la fic de Mag ? HIP HIP !

Allez bonne lecture à tous !

Réponses aux guests :

Elooo : Hahah moi aussi je suis ravie d'être de retour ! Yess ! Lexa is back ! Attends de la voir face aux nouveaux boss de clans ;) Elle a rien perdu de son charisme ! Je sens qu'Aden va être encore plus détesté dans ce chapitre haha ! Merci de ton retour, au plaisir de te relire sur ce chapitre :P

Manoukette : Heey ! Merci de ton retour et de tes adorables compliments ! :D Ils me réchauffent le cœur ! Désolée d'avoir perturber ta nuit haha ! (le sommeil c'est sacré chez moi xD) Courage pour l'attente ! Je promets d'être plus régulière maintenant que mes galères d'emménagement sont terminées :) Au plaisir de te relire !

Agelye : Eh ouiii j'ai bien publié le 26 ! Et maintenant voilà le 27 BAAAAM ! Tout s'est arrangé pour moi merci de t'en inquiéter ! A bientôt ! :D

Guest : Merci pour ton retour ! Oh oui Celicia va nous manquer à tous :( Je repense à Becca aussi, ce personnage m'éclatait :( RIP nos chouchous qui sont partis ! Oh oui Lexa va avoir encore plus la classe très bientôt !


Chapitre 27 : Mise au point


- Respire fort Matteo s'il te plaît, demanda gentiment Clarke en posant son stéthoscope sur différents endroits du corps frêle du petit garçon.

Elle entendit un léger râlement de la part des poumons ce qui lui fit froncer les sourcils.

- Est-ce que tu peux tousser maintenant mon chéri ?

Le petit garçon s'exécuta ce qui permit à la médecin de confirmer son diagnostic. Elle sourit et aida Matteo à remettre son t-shirt avant de le faire descendre de la table d'auscultation.

- Je vais le mettre sous antibiotiques pendant trois jours. Si jamais tu ne constates pas d'amélioration, je prolongerai.

- D'accord... Du coup ce n'est rien de grave ?

- Non car tu me l'as amené rapidement O', sourit Clarke. C'est une bronchite. Même si ce n'est pas la période, a t-il été grippé ?

- Non pas que je sache.

- Alors c'est un coup de froid.

- Un coup de froid ? Il fait 28 degrés !

- Matteo est encore un petit garçon, j'imagine que le soir quand ça se rafraichit il est toujours en t-shirt et profite de la piscine chez son père ou de la mer ?

Octavia fit une moue avant de hocher la tête :

- Tu imagines bien...

Clarke récupéra un petit dinosaure en plastique perché sur une étagère. C'était un petit t-rex qu'un garçon lui avait offert lorsqu'elle avait opéré et sauvé sa mère victime d'un accident de voiture. Elle avait toujours gardé les présents de ses patients et les avait installés sur l'immense bibliothèque derrière son bureau aux côtés de ses différents livres de médecine.

- Matteo, si tu allais jouer avec mon ami Rex ?

- Rex ?

- Oui c'est le prénom que lui avait donné le petit garçon qui me l'a offert.

- C'est joli.

Le garçon descendit des genoux de sa mère et alla jouer vers le fond du bureau avec son nouveau jouet. Clarke s'installa sur la chaise près d'Octavia. Bien qu'elle était là en tant que médecin, elle voyait bien que son amie avait besoin d'être rassurée.

- O', qu'est-ce qui ne va pas ?

- J'ai l'impression de tout foirer avec Matteo...

- Pourquoi ? Il a l'air très heureux.

- C'est juste que je ne peux pas rivaliser avec Lincoln... Il a sa grande maison, moi je m'entasse avec mon frère. Matteo n'est pas heureux quand il vient là-bas...

- Matteo n'est peut-être pas enchanté de dormir dans la garçonnière de ton frangin mais être avec toi, avec sa maman, c'est ça qui le rend heureux. Le lien mère-fils est plus fort à cet âge-là que celui père-fils.

- Tu crois ?

- Quand Matteo se fait mal, qui appelle t-il en premier ? Papa ou Maman ?

- Maman, sourit doucement Octavia.

- Tu vois ? En plus, non pas que je cautionne l'appartement de ton frère mais à cet âge-là, ils s'adaptent très vite. Attends de le voir adolescent.

- Mon Dieu ne m'en parle pas ! Je serai toute ridée !

- Tu seras la plus canon des Mamans tu veux dire, rit Clarke. Matteo aura du travail quand il amènera ses copains. Je te parle même pas du complexe d'Oedipe qu'ils développent tous à l'adolescence !

Cela eut le mérite de faire rire Octavia qui sembla plus rassurée. Clarke attrapa les mains de la brune pour les lui serrer amicalement.

- Tu es une personne formidable Octavia. En plus d'être une super Maman, tu es ma meilleure amie et tu es géniale. Jamais je n'aurais pensé pouvoir réintégrer mon poste de chirurgienne à l'hôpital en un claquement de doigt. Tu as eu le nez fin en me mettant en congé sans solde et en plus tu as réussi à me débarrasser de cet horrible poste de directrice que j'occupais par obligation.

- Je n'ai pas fait grand chose... Juste quelques papiers à remplir...

- Des papiers que je n'ai pas pris le temps de remplir.

- Et puis tu sais l'hôpital manque de chirurgien alors je savais qu'ils ne grogneraient pas à l'idée de te reprendre malgré ton départ précipité... Tu es très talentueuse.

- Et ça t'obligeait aussi de mettre sous cartons toutes mes affaires personnelles ? O', tu es juste la meilleure, accepte-le.

- Merci, répondit Octavia, les joues roses de plaisir.

- Le MacBook de Clarke émit un bruit très distinctif : elle venait de recevoir un mail. Elle se déplaça derrière son bureau pour le lire et sourit immédiatement : Lexa.

"Les travaux sont terminés. J'ai hâte de redécouvrir chaque pièce de la maison en ta compagnie. J'aime particulièrement le plan îlot de la cuisine qui semble parfait... " Lexa Donati-Woods.

- Clarke tu te mords la lèvre trop langoureusement pour que je croie une seule seconde que le mail est professionnel ! Se moqua Octavia.

- C'est Lexa, les travaux sont enfin terminés. On va pouvoir dormir et vivre dans cette maison sans avoir à faire du camping.

- Et ?

- Elle me parlait de la cuisine, visiblement elle lui plaît beaucoup, rit la médecin.

- J'imagine qu'elle ne compte pas y faire que de la cuisine vu ton sourire.

- Tu penses bien, répondit malicieusement la médecin.

- Mais vous ne dormiez pas chez Raven ?

- Finalement non, nous avons dormi quelques nuits à l'hôtel puis nous sommes revenues dans la maison dès qu'une chambre a été habitable. Le garage de Raven n'est pas vraiment un palace contrairement à ce qu'elle dit.

- Tu m'étonnes... Elle n'a pas trop mal pris ta reprise immédiate à l'hôpital ?

- Etonnamment non, répondit la rousse, elle -même étonnée. Elle a accueilli la nouvelle très calmement et m'a même encouragé dans la démarche...

- Ça cache quelque chose ou c'est sincère ?

- Non, je pense que c'est sincère... Nos trois années "d'exil" ne nous ont pas épargnées. On s'est très souvent disputées au sujet du travail et de mon envie d'aider les autres, de sauver des vies.

- Je vois...

- D'ailleurs, maintenant que les travaux dans la maison sont terminés... Tu penses que je pourrais récupérer Racoon ?

- Oui bien sûr, c'est ton chat après tout, acquiesça la Blake.

- Matteo ne s'y est pas trop attaché ? Grimaça la rousse.

Octavia fit une moue :

- Je pense qu'il va être triste mais je lui ai déjà expliqué que nous le gardions seulement...

- J'espère que ça ne lui fera pas trop de peine...

- Moi aussi... Oh ! S'exclama Octavia en remarquant l'heure sur la pendule du bureau. Il faut que j'y aille, Lincoln récupère Matteo aujourd'hui.

- Du coup vous l'avez en garde partagée ?

- Oui j'ai eu la chance qu'il ne me mette pas de bâtons dans les roues... Il a été très conciliant dans la séparation et sa tante de bons conseils. Matteo va une semaine sur deux chez lui.

- C'est mieux de se séparer dans de bonnes conditions...

- Oui.

- Mais du coup avec Raven ?

- Quoi avec Raven ?

- Vous n'avez pas tenté ?

- Non et je ne vois pas pourquoi tu gardes cette idée en tête, Raven n'est qu'une amie. On s'est déjà expliqué à ce sujet.

- Ah d'accord, j'ai cru un instant lorsqu'on s'est retrouvées que toi et elle vous...

- Enlève-toi cette idée de la tête Clarke, sérieux... Raven et moi on a eu des épisodes compliqués mais on s'est mises au clair là dessus. On est amies et ça nous convient très bien.

- Je vois, répondit Clarke en essayant de contenir son sourire.

Octavia était vraiment naïve de croire qu'une force de la nature comme Raven se contenterait d'une simple amitié avec elle maintenant qu'elle était libre comme l'air. Elle se demandait d'ailleurs comment la mécanicienne avait pu tenir depuis la rupture officielle de la secrétaire avec le pilote.

- Bon je vous raccompagne, indiqua Clarke. Matteo, est-ce que tu veux bien me rendre Rex ?

- Non ! Rex à moi !

- Matteo ! Gronda Octavia.

Le bambin se mit à chouiner en serrant le dinosaure contre lui. Clarke se mit à son niveau et lui caressa la joue:

- Hey bonhomme, ne sois pas triste. Rex a tous ses copains ici, si tu l'emmènes, il sera triste.

- Triste ?

- Comme toi maintenant.

- Mais...

- Quand tu reviendras, je te le prêterai à nouveau, ça te va ? Et quand tu seras au travail de Maman, tu pourras venir jouer avec lui.

Matteo, les joues mouillées de larmes de crocodile, tendit finalement le jouet à la médecin qui lui sourit et l'embrassa sur le haut du crâne. Octavia sembla choquée par la facilité avec laquelle Clarke venait de récupérer l'un de ses trophées contre la mort.

- J'en reviens pas...

- De quoi ?

- La facilité avec laquelle tu l'as convaincu de rendre le jouet et sans rien lui proposer en échange...

- On a un deal tous les deux, sourit la rousse.

- Je veux dire du matériel... Matteo fait souvent des crises à Lincoln et moi... On a beaucoup de difficultés à ne pas lui céder.

- Typique d'un enfant dont les parents sont séparés... Sourit doucement Clarke.

- Je crois que tu feras une excellente maman un jour Clarke, lui confia la brune.

- Oula ! Rit la médecin en ouvrant la porte. Je passe mon tour pour cette vie, mon métier et ma femme me prennent déjà tout mon temps !

Les deux femmes sortirent du bureau en riant pour se retrouver à l'accueil des urgences qui étaient calmes en ce début d'après-midi.

- Octavia ! Appela une voix masculine.

Lincoln était habillé d'un jean et d'un t-shirt blanc. Son crâne était rasé très court, seule restait une crête de quelques centimètres au milieu. Il posa un genou par terre pour réceptionner son fils qui galopa jusqu'à lui pour lui sauter dans les bras avec un cri heureux :

- Papa !

- Salut Lincoln, le salua Octavia avec deux bises légères sur les joues que le métis lui rendit poliment.

Il resta un instant hébété en reconnaissant difficilement Clarke.

- Clarke c'est toi ?

- Salut Linc' ! Oui c'est bien moi, rit la rousse.

- Rouge ? Carrément !

- Eh oui, j'avais envie de changement mais je crois que je ne vais pas tarder à récupérer ma blondeur. Elle me manque en fait, rit doucement la médecin.

- Les deux te vont bien en même temps, assura le jeune homme.

- Tata Doc jolie ! S'exclama Matteo ce qui fit sourire le trio.

- Tu es mignon toi ! Un vrai charmeur ! Bon je vais m'occuper de mes autres patients, bonne journée à vous. Octavia je te laisse le briefer pour ce que je t'ai dit.

- Oui. Merci beaucoup Clarke de nous avoir reçu aussi vite.

- Aucun problème. Si vous avez besoin, vous m'appelez.

Une fois que la rousse eut disparu, Lincoln souffla :

- Clarke est revenue seule ?

- Non, Lexa est là aussi.

Le visage de Lincoln s'éclaira légèrement : si la Donati était de retour, peut-être pourrait-elle l'aider à dire non aux Barzetti qui avaient pris le contrôle de l'hôpital et l'obligeaient à transporter divers choses grâce à l'hélicoptère. Autant il n'appréciait déjà pas la Mafia lorsque Lexa était à sa tête mais maintenant il la haïssait clairement car les Barzetti le tenaient grâce à Matteo.


Roméo était assis devant la route qui longeait le garage Del Corvo. Depuis que Lexa et Clarke étaient parties et l'avaient confié à Raven, le Cane Corso avait pris cette habitude. Wick s'amusait à dire qu'il montait la garde mais Raven savait très bien ce que le chien attendait : sa maîtresse. Ce genre de chien de garde restait fidèle jusqu'à la mort à ses maîtres et même si elle savait que l'animal l'appréciait beaucoup aussi, ses maîtresses n'étaient autres que Lexa et Clarke.

La latina sourit en regardant l'heure sur une vieille pendule de travers accrocheé au-dessus d'une voiture en pièces détachées. Bientôt, un bruit de moteur se fit entendre ce qui fit tourner la tête du molosse dans la direction d'où venait la voiture. Un SUV noir apparut rapidement et vint se garer dans la cour où diverses voitures attendaient d'être réparées. Roméo se désintéressa rapidement du véhicule pour fixer de nouveau la route mais son flair l'alerta soudainement. Il se remit sur ses quatre pattes et resta aux aguets, son regard fixé sur le véhicule qui venait de se stationner. Quand la portière s'ouvrit sur Lexa, il étira son cou vers l'avant et un petit grondement aigu naquit dans sa gorge.

La Donati resta neutre et fixa du regard le chien qui continuait à gronder doucement. Finalement, un sourire s'étira sur le visage de la sicilienne et elle tendit la main pour l'inviter à s'approcher. Roméo resta immobile, la tension dans ses pattes se devinait et il était certain que le chien tentait de prendre sur lui pour reprendre ses vieilles habitudes de chien de garde parfaitement éduqué.

- Roméo au pied, ordonna Lexa.

Face à l'ordre, la masse musculaire du chien de garde s'éveilla : Romeo fit quelques pas contrôlés pour finalement se précipiter sur sa maîtresse et lui sauter dessus pour la lécher et frotter sa tête contre elle en couinant de joie. Lexa connaissait bien la force de ces chiens mais elle se fit surprendre par l'attention portée par Roméo à son égard. Elle ne put s'empêcher de rire devant l'accueil chaleureux que lui fit son fidèle compagnon.

- Haha ! Allez Roméo stop ! Tu as assez joué, rit-elle en le poussant mais le chien continuait, son bonheur de la revoir semblait inépuisable.

- Ah je t'avais dit que tu lui avais manqué à ce gros ! Se moqua la mécanicienne en attrapant d'une main le molosse par son collier pour le tirer en arrière, tendant l'autre pour aider la brune à se relever.

- Je ne pensais pas à ce point, sourit Lexa qui accepta l'aide de Raven.

Lexa épousseta son pantalon et son chemisier avant de regarder à nouveau le chien.

- Assis Roméo.

Le chien obéit immédiatement et bien que sa queue remuait encore bien trop vite, il ne bougea pas, attendant la suite des ordres que sa maîtresse avait pour lui. Lexa se mit face à lui et s'accroupit pour que son visage soit à sa hauteur.

- Tu rentres à la maison avec moi. Je vais avoir besoin de toi pour me protéger ainsi que Clarke. Je peux compter sur toi ?

Bien que le chien ne puisse pas répondre par la parole, il se contenta d'émettre un petit aboiement qui contenta la brune. Il eut une caresse sur le crâne en guise de récompense ce qui sembla le mettre à nouveau en joie.

- Bella tu sais que Roméo ne suffira pas à te protéger... Il y a déjà ton nom qui circule dans toute la ville et celles voisines. Les clans ne sont pas enchantés de ton retour pour certains... Tu peux compter sur moi tu le sais mais à moi et Roméo tous seuls, on ne pourra pas te défendre H24.

- Je sais Raven, je me suis mise en contact avec Anya pour la protection.

- Anya ?! Mais et Gustus ? Il bosse pour les Barzetti !

- J'ai confiance en Gustus peu importe pour qui il travaille à présent. Je pense qu'Anya pourrait reprendre la gestion de mon entreprise de protection rapprochée.

- Tu lui as donné jusqu'à quand pour réfléchir ?

- Aujourd'hui à 15h.

- Et tu l'as rencontrée quand ?

- Il y a deux jours au cimetière.

- Au cimetière ? Qu'est-ce que tu foutais au cimetière ?

- Je suis allée me recueillir sur la tombe de Cécilia Zanetti. Nous nous sommes rencontrées là-bas. Si ce n'est pas un signe... Sourit Lexa, confiante.

- Tu as surtout eu de la chance de pas te faire flinguer ! Déjà que je suis étonnée de l'absence de menaces pour toi et Clarke... Je sais pas si c'est Gustus qui freine la machine ou autre mais Gilliberto crie sur tous les toits qu'il va t'écraser aux prochaines élections municipales donc toutes les Familles doivent être maintenant au courant de ton retour.

- En parlant de Famille, je vais devoir les rencontrer.

- De quoi ?!

- Raven, soyons réalistes deux minutes tu veux : j'ai beau être Lexa Donati et avoir tenu d'une main de fer Syracuse et une partie de la Sicile grâce à différents trafics et alliances entre clans, je ne fais pas le poids contre Gilliberto. Becca a été élue car j'avais l'appui des Familles. A l'heure actuelle Gilliberto doit avoir assez d'appui des Familles pour être élu sans se soucier de sa campagne. J'ai un mois pour collecter 500 signatures Raven. Gilliberto doit déjà les avoir. Je n'ai personne à mes côtés pour le moment.

- Si tu as Clarke, moi et Indra. Bientôt Anya.

- Rien n'est joué avec Anya encore.

- Elle te suivra, j'en suis sûre. Les Zanetti ont toujours été fidèles aux Donati.

- Je te signale qu'un Donati se trouve à l'heure actuelle avec les Barzetti.

- Ouais bon... Sous quelle couleur tu t'affiches du coup ?

- Conservateur évidemment.

Raven fronça les sourcils avant de secouer la tête en voyant le sourire amusé qu'affichait Lexa.

- Ah je vois ! Tu te fous de ma gueule !

- Evidemment Raven, je supporte les couleurs du parti démocrate Raven. Ça a toujours été le cas, je ne vois même pas pourquoi tu me poses la question.

- Oh moi tu sais la politique je m'en bats les...

- Je sais, l'interrompit Lexa. En attendant, j'ai du travail pour toi si tu le souhaites.

- Dis-moi tout.

- J'ai besoin d'un chauffeur à temps plein. Tu seras chargée de m'emmener moi et les membres de la Famille Donati ainsi que de l'entretien et la gestion des véhicules. Nous rediscuterons des horaires et de la rémunération prochainement si cela t'intéresse.

Raven ouvrit la bouche de surprise avant de dire en faisant semblant de se déboucher les oreilles avec son petit doigt :

- Attends... Est-ce que j'ai bien entendu ? Tu viens de me proposer de passer toutes mes journées à tes côtés tout en pilotant un bolide ?

- C'est l'idée, sourit Lexa.

- Putain mais grave que je veux ! Je commence quand ?!

- Dès que tu te seras fournie un pantalon-tailleur.

- Ah non ! Pas un tailleur Lexa !

- J'exige de mes employés une tenue appropriée et présentable.

- Pas un tailleur ! Répliqua Raven, mécontente.

- Ok, une jupe tailleur alors.

- QUOI ?! Hors de question !

- Trop tard, tu as raté l'occasion.

- Lexa ! T'es pas sérieuse ! Couina la mécanicienne en sautillant sur place.

La brune se contenta de sourire en se dirigeant vers le SUV avec lequel elle était venue. Elle ouvrit la portière arrière pour faire monter Roméo. Lorsqu'elle l'eut claquée, elle se tourna vers Raven :

- Bon, tu viens ? Que l'on aille te trouver quelques jeans, chemises et vestes qui feront l'affaire ou tu te débrouilles pour te trouver une jupe-tailleur par tes propres moyens ?

- Putain que je te kiffe Bella ! Cria la latina en se mettant à courir vers le SUV. Wick ! Je te confie le navire et on rediscute quand je suis rentrée !

Le blond fit un signe de la main en soupirant :

- Comme si j'avais le choix de toute façon...


Le regard dans le vague, Aden Donati semblait perdu dans ses pensées : jamais il n'aurait cru que tout lui échapperait si vite. Il se sentait acculé et trahi, fatigué de ces guerres de clans interminables et ennuyantes qui duraient depuis presque deux ans. Il n'avait que vingt et un an et pourtant il avait l'impression d'en avoir soixante de plus par moment. Evidemment, même s'il essayait de ne pas y penser, il se demandait comment sa sœur avait fait pour supporter cette pression quotidienne. Elle n'avait jamais rien laissé paraître devant lui : ni peur ni honte. Il amena un verre de whisky à ses lèvres et en but une gorgée avant de grimacer en serrant de sa main libre sa jambe paralysée : elle avait beau être déjà un poids mort, la douleur qu'elle lui infligeait au quotidien devenait parfois insupportable. Il avait remarqué qu'en plus du changement de temps, la douleur s'accentuait lorsqu'il était contrarié. Il chercha une petite boîte dans la poche de sa chemise blanche, faisant glisser dans sa main deux gélules. Il les regarda un instant avant de les avaler tout rond : il était devenu accro à ces saloperies d'antidouleurs. Il n'y avait qu'avec ça qu'il arrivait encore à être lucide dans les moments de douleur aigue même s'il sentait que son corps lui en réclamait toujours plus.

- Don Donati ?

- Quoi ?

- Dona Nia souhaite vous parler.

- Dis-lui que je suis occupé Artigas.

- Bien Don Donati.

- Artigas ?

- Oui ?

- Comment se passe le retour de ma sœur ?

- Elle a été aperçue par nos hommes dans le centre ville avec la mécanicienne, Raven Reyes.

- Des signes montrant qu'elle cherche à se rapprocher des familles ?

- Pas pour le moment Don Donati. Souhaitez-vous que l'on vous l'amène ?

- Non et ne la touchez-pas.

- Vous pensez qu'elle souhaite redevenir la Dona ?

Aden émit un demi-rire non sans une moue mauvaise :

- Non, si ma sœur est revenue c'est qu'elle a un plan bien défini. Elle n'a jamais voulu être Dona, elle y a été contrainte et même si elle a pris son rôle très à cœur, ce qu'elle veut à l'heure actuelle c'est la mairie.

- Pourquoi ? Le poste de maire a des limites.

- Pas si elle a des familles derrière elle pour la défendre. Grâce à ce poste, elle peut faire tourner le vent : marchés publics, places de deal, entrées-sorties du port de Syracuse, investissements, renforcement des effectifs policiers...

- Gilliberto ne fait pas tout ça pourtant.

- Gilliberto est un abruti qui ne pense qu'à l'argent. Il est en place uniquement grâce à l'argent et l'influence des Barzetti.

- Vous ne comptez pas soutenir sa campagne actuelle ?

- Je ne lui donnerai pas un centime.

- Mais Dona Barzetti...

- Prendra dans ses économies si elle veut le soutenir, elle a vidé mes comptes bancaires avec ses investissements foireux. J'ai à peine de quoi payer mes hommes et le peu de marchandise qu'on veut bien me fournir.

- Je vous serai toujours fidèle Don Donati même si vous ne me donnez rien, assura Artigas.

Le Donati leva le regard sur son homme et lui sourit avant d'acquiescer :

- Je sais. Heureusement que j'ai encore quelques amis sinon ça ferait longtemps que je serai mort et enterré.

- On pourrait braquer un fourgon de transport de fonds, ça vous permettrait de vous relancer.

- Ou de me couler si ça échoue.

- Pas si c'est Gustus, Tristan, moi et Miller nous y collons ! Ce sera forcément une réussite Don ! Vous n'avez qu'un mot à dire...!

Aden leva une main pour ordonner à son homme de main de se taire. Il amena celle-ci à ses lèvres, posant ces dernières sur la chevalière que lui avait léguée son grand-père. Ses affaires battaient sérieusement de l'aile. Il avait plus de pertes que de bénéfices et il ne comprenait pas pourquoi. Il voulait bien accepter qu'il n'était pas forcément de taille à maîtriser ce que sa sœur avait eu tant de facilité à contrôler mais il se demandait à partir de quel moment tout lui avait échappé. Quasiment toutes ses cargaisons de drogue se faisaient intercepter par la police de Syracuse ou par les Morello. Ses hommes se faisaient descendre un à un sur les places de deal lui appartenant malgré les pactes faits avec les autres clans, c'était à croire que quelqu'un essayait de le doubler au sein de son propre cercle privé et il commençait sérieusement à envisager que Nia Barzetti n'était pas totalement innocente. Si elle avait été la première année très conciliante au point de lui mettre à disposition des fonds pour investir dans ce qui lui semblait judicieux, elle avait rapidement stoppé les frais et l'avait donc obligé à y mettre de sa poche. Cela l'avait obligé à revendre les parts que sa sœur avait mis à son nom dans les différentes entreprises qu'elle gérait notamment le Casino installé sur les côtes de Gela où s'était installé le parrain de sa sœur : Marcus Kane qui ne l'avait pas forcément bien accueilli. Il regrettait de lui avoir vendu ses parts à présent : il avait fait l'erreur de ne pas être assez patient. Le chantier du casino avait pris du retard et devenait plus coûteux que rentable, aussi contre une somme d'argent importante en liquide, il avait accepté de vendre ses parts à Marcus qui au final l'avait bien arnaqué. Il était aculé de tous les côtés, aussi la proposition d'Artigas commençait à lui parler.

- Artigas.

- Oui Don Donati ?

- Est-ce que tu as réellement un plan solide pour le transporteur de fonds ?

- Je l'ai déjà fait. Il suffit de ne pas laisser de témoins.

- Très bien. Organise le coup avec Gustus, Tristan et Miller.

- Bien Don.

"Si la cargaison de la semaine prochaine se fait de nouveau intercepter je suis mort. Maintenant que Lexa est de retour, tous ceux qui me font encore un tant soit peu confiance vont se tourner vers elle dans l'espoir qu'elle reprenne les rênes." Pensa t-il pour lui-même.

Il ne se rendit même pas compte que son homme de main avait quitté la pièce. C'est une main fine qui se posa sur son épaule qui le fit sursauter. Ses traits durcis par de sombres pensées se détendirent rapidement, offrant même un petit sourire à son interlocutrice : Ontari. La jeune femme était toujours aussi belle. Sa peau bronzée avait des allures de caramel, ses yeux offraient des reflets noisette tandis que ses cheveux couleur réglisse étaient lisses et attachés en un chignon appliqué mais moderne.

- Hey, sourit la brune.

- Tu es de retour, sourit le blond en allant poser ses lèvres sur la main de sa femme.

Ontari Donati-Barzetti avait été chargée par Nia de la gestion des casinos Barzetti sur Naples et Rome, ce qui l'obligeait à faire de nombreux allers-retours entre l'Italie et la Sicile, les éloignant un peu trop souvent l'un de l'autre au goût d'Aden. Les deux jeunes s'étaient mariés l'an dernier au cours de l'été. Si leur relation avait été chaotique au départ du fait des sentiments du Donati pour une médecin du nom de Clarke Griffin, il avait finalement développé de l'affection puis de l'amour pour la belle Barzetti. Elle ne serait jamais son âme sœur comme l'était Clarke à ses yeux mais il l'aimait tout de même d'un amour sincère et respectueux.

- Viens-là, souffla t-il en l'invitant à s'asseoir sur ses jambes.

La sicilienne sourit félinement, fit le tour du canapé derrière lequel elle se trouvait pour s'asseoir sur la jambe valide du blond qui l'invita à se décaler sur celle lui faisant mal ce qui ne manqua pas d'arracher un regard inquiet à sa compagne.

- Tu es trop légère pour me faire mal, s'amusa t-il.

- N'importe quoi, répondit-elle non sans un sourire.

Les lèvres du jeune homme se posèrent délicatement sur l'épaule dénudée de la brune. Ontari portait une jolie robe d'été jaune soleil qui contrastait avec sa peau caramel. La jeune femme frissonna rapidement : si le Donati avait été mal à l'aise et très timide physiquement à leurs débuts du fait de son inexpérience avec les femmes en plus de la honte de son handicap physique, il avait très vite pris confiance en lui et elle n'avait jamais eu à se plaindre du plaisir qu'ils prenaient tous les deux.

- Tu m'as manqué... Murmura t-il en déposant de légers baisers dans son cou pour remonter jusqu'à ses lèvres afin de lui offrir un baiser amoureux.

- Toi aussi, répondit-elle en répondant au baiser sulfureux que le Donati entama.

Elle sentit la main de son homme caresser sa cuisse droite avec douceur avant de faire remonter la robe pour aller passer ses doigts sous sa culotte en dentelle ce qui la fit soupirer de plaisir. Être autant désirée la faisait chavirer : elle avait longuement lutté pour faire tomber le blond amoureux d'elle et jamais elle n'aurait cru qu'il finirait par l'être à ce point. Pourtant, à ce moment précis, bien qu'elle ait très envie de faire l'amour avec son compagnon, elle avait quelque chose à lui dire, aussi risqua t-elle de stopper leurs ébats en soufflant :

- Aden, attends...

Si le blond était gourmand d'ébats enflammés, il restait avant tout un jeune homme sachant se contrôler et à l'écoute. Il se stoppa immédiatement à la demande de la brune, la regardant :

- Un problème ?

- Il faut que je te dise quelque chose... Répondit la brune tout en caressant le visage du blond.

- Rien de grave ? Dis-moi. S'inquiéta t-il.

La Barzetti se mordit la lèvre :

- Tout dépendra de ta réaction.

- Ontari ne me fais pas languir... Je n'ai aucune patience sur ça, tu le sais, encore plus si ça te concerne...

- Je sais... S'amusa t-elle.

- Alors ?

- Et bien... Elle se pencha pour sortir d'un petit sac en cuir marron posé au sol une petite boîte en velours noir.

Elle tendit cette dernière au blond avec un léger sourire ce qui sembla le rassurer :

- Un cadeau ? Demanda t-il. Ce n'est pas encore mon anniversaire pourtant...

- Ouvre-la...

Les doigts de l'héritier se détachèrent de sa compagne pour ouvrir lentement la boîte refermant sans doute un bijou. Les yeux verts d'Aden se mirent à papillonner de surprise et d'incompréhension devant le contenu de la boîte. Le silence qui suivit, indiqua à Ontari que la nouvelle n'avait pas été forcément bien accueillie.

- Tu n'as pas l'air content... Souffla t-elle, affectée par la réaction du blond.

- C'est juste que... Je ne m'y attendais pas... Répondit-il en se redressant et en s'écartant d'elle, laissant la boîte et son contenu près de la brune.

- Moi non plus... Je n'ai pas été bien cette semaine à Naples...

- Tu es vraiment enceinte Ontari ? Demanda t-il en se pinçant les lèvres des doigts, mal à l'aise.

Le test de grossesse qui avait soigneusement été installé dans la boîte en velours affichait bien les deux barres indiquant un résultat positif.

- Oui... J'ai fait une prise de sang à Rome pour être sûre. Je suis enceinte de quatre semaines Aden.

Le blond ne dit rien et se contenta d'accuser le coup.

- Dis quelque chose enfin... Aden ? Tu n'en veux pas de cet enfant ?

- Ce n'est pas ça Ontari... Bien sûr qu'un enfant avec toi ça me fait rêver... Mais voilà pour le moment je ne fais qu'en rêver... Tout déconne au niveau des affaires ! Ma sœur est de retour, je ne sais pas ce qu'elle est en train de monter comme coup, les Morello me cassent les couilles à attaquer mes territoires, mes cargaisons se font intercepter avant même d'arriver à bon port !

- Ma famille sera là pour te soutenir... Financièrement les Barzetti peuvent...

- Tu es une Donati ou une Barzetti Ontari ? Demanda sèchement le blond.

- Qu'est-ce que tu racontes ? Je t'ai épousé Aden !

- "Ma famille sera là pour TE soutenir". Excuse-moi Ontari si parfois j'ai un doute sur le camp pour lequel tu es !

- Tu délires complètement Aden... Je t'aime...

- Si tu devais choisir aujourd'hui entre moi et les casinos de ta mère, quel choix ferais-tu ?

- Quel rapport ? Choisir entre l'homme que j'aime et les affaires ça n'a pas de sens !

- Ça en a un pour moi. Tu te laisses dicter tes faits et gestes par ta mère ! Je croyais que tu ne voulais pas que je lui fasse confiance au début et maintenant tu accours dès qu'elle te siffle ! Elle manigance quelque chose, tu ne vois donc rien ? Tout a été florissant pour moi la première année et ensuite tout a déconné sauf de son côté.

- Tu délires complètement Aden... Souffla la Barzetti.

- Ah je délire ? Et le contrat de mariage qu'elle nous a imposé le jour de notre mariage c'est du délire ?! Tu n'as même pas rechigné. Et si tu veux savoir, tu as bien fait ! Je suis ruiné Ontari ! Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans ? Toute l'Italie se fout de ma gueule ! Je ne suis qu'un sombre crétin pour avoir cru pouvoir me faire une place dans le sillage de ma sœur qui elle, terrifiait tout le monde ! Ta mère m'a bien baisé la gueule !

Les larmes se mirent à couler le long des joues d'Ontari ce qui ne manqua pas de ramener le blond à la réalité. Il tendit rapidement la main pour l'inviter à venir contre lui mais la brune était déjà en train de sortir de la pièce.

- Et merde ! Grogna t-il en se rasseyant dans le canapé en cuir blanc.


- Il vient de donner comme ordre de mission le cambriolage d'un camion de transports de fonds, informa une voix à travers un téléphone mis sur haut parleur.

- C'est pas assez gros pour le coincer. Je veux qu'il prenne à perpétuité ce petit enfoiré ! Lança Bellamy en tapant du poing sur la table de réunion des locaux de la cellule anti-mafia.

- Ne criez pas Capitaine, le reprit Bryan, tendu.

- Ouais... Grogna le policier aux boucles noires.

- Je dois vous laisser. Je vous tiens au courant si jamais j'ai quelque chose d'assez solide.

- Fais gaffe à toi Mil', insista le collègue ayant repris le Capitaine Blake.

La communication coupa ce qui agaça Bryan qui ne put s'empêcher de dire :

- Ca fait sept mois maintenant Capitaine ! Vous devez le faire revenir ! Il va se faire prendre et tuer ! Vous jouez avec le feu !

- C'est moi qui donne les ordres Rossini ici pigé ? Miller a signé pour cette mission d'infiltration ! Il savait à quoi il s'engageait.

- Vous avez eu plein d'occasions pour coincer Aden Donati !

- Pas une seule pouvant nous permettre de le foutre en taule plus de dix ans ! Il a vingt et un ans ! Qu'est-ce que tu crois ? Dix ans pour lui c'est rien ! Ce salopard se fout de notre gueule depuis presque cinq ans ! On cherchait qui avait repris les rênes après la mort de son grand-père, il a réussi à garder le secret plus de deux ans, alors maintenant que le serpent est sorti, je veux lui couper la tête et m'assurer qu'elle ne repoussera pas !

- Calmez-vous tous les deux, demanda Finn en posant une main sur l'épaule de ses deux collègues.

- J'en peux plus de m'inquiéter pour Miller putain... Souffla Bryan. Dix ans c'était très bien de toute façon il ne survivra pas en prison !

- Oh si il survivra ! Je m'assurerai personnellement qu'il aille en prison de haute sécurité. Il vivra chaque seconde de sa vie entre quatre murs de béton sur un lit et à côté de chiottes où sa propre merde stagnera ! Répondit durement Bellamy en se défaisant de la main de son bras droit. Collins dans mon bureau !

Finn leva les yeux au plafond. Il serra doucement l'épaule de son collègue pour l'encourager à tenir encore un peu avant de suivre les pas de son supérieur. Si Bellamy Blake avait eu un arrêt d'un an suite à l'assassinat de la maire Becca Giordano, il était finalement revenu avec une haine et énergie inépuisable. Il en faisait baver à son équipe mais depuis qu'Aden Donati était sorti de l'ombre, la cellule anti-mafia avait enfin quelque chose à se mettre sous la dent. L'héritier Donati était l'homme à abattre.

Il toqua à la porte du bureau de son supérieur qui l'invita à entrer d'un geste :

- Entre Finn. Il faut qu'on bosse sur...

- Bell'. Tu crois pas que t'abuses un peu avec Bryan ?

- De quoi tu parles bordel ? On est là pour taffer pas pour chialer.

- Imagine une seconde que la personne ayant infiltré cette bande de salopards de mafieux soit la personne que tu aimes ?

- Ça n'arrivera pas car je n'aime personne. Pas d'attache comme ça pas d'emmerdes, dit durement le brun.

- Avec tout le respect que je te dois, arrête ton char deux secondes. Peu importe ce que tu fais de ta vie, tu as forcément des personnes que tu aimes et pour qui tu ferais n'importe quoi. Miller et Bryan sont ensemble depuis qu'il est sorti de l'hôpital. Je les ai vus se faire les yeux doux dès le premier jour, quand Bryan est venu avec moi prendre la déposition de Mill' sur ceux l'ayant passé à tabac. Miller a entamé sa formation dans la police pour être avec Bryan mais aussi pour éviter à d'autres jeunes de se faire fracasser comme ça lui est arrivé par des petites merdes parce qu'ils sont homosexuels. Ils allaient partir en Espagne se marier quand tu as demandé à Miller d'infiltrer le cercle d'Aden Donati. T'es une belle enflure quand même.

- En attendant ce n'est qu'une question de semaines ou de mois : bientôt Aden Donati sera sous les barreaux.

- Ça n'empêchera pas les autres familles de se répartir le butin et de continuer à faire tourner le business.

- Je les enverrai un à un en taule alors. J'ai toute la vie devant moi. La mort de Becca m'a fait prendre conscience d'une chose : tout comme eux prennent du plaisir à nous crever, moi je prends plaisir à les fracasser et les envoyer en taule. Becca m'a fait accepter qui je suis.

- Tu es sûr que ce n'est pas qu'une question de vengeance Bellamy ? Parfois même si je te fais totalement confiance, j'ai l'impression que c'est la rancœur qui parle et non pas le policier.

- Qu'est-ce que tu veux dire ? S'agaça le brun.

- Tu cherches toujours le responsable de la mort de Becca Giordano, toute l'équipe le sait et te suit : la moindre piste sera creusée n'en doute pas mais ce n'est pas une raison pour mettre en danger plus que de raison un homme qui veut juste défendre sa patrie.

- Très bien... Concéda le Blake. Encore un mois, après je me contenterai de coincer Aden Donati avec les preuves que l'on a contre lui s'il ne commet pas de lui-même une erreur.

- Merci.

- Finn ?

- Hm ?

- Je sais pas si c'est ta thérapie contre ton addiction au jeu ou bien le fait d'avoir Maya dans ta vie mais tu ferais un putain de Capitaine maintenant.

Le policier sourit à son supérieur et ami : après le départ précipité de Clarke et de la Donati, il s'était sérieusement repris en main. Le fait de ne plus avoir de nouvelles de la belle blonde lui avait fait un mal de chien mais il avait su tirer parti de cette souffrance pour se remettre d'aplomb. Il avait décidé de dire la vérité au Blake et était redevenu le policier droit et agréable qu'il avait été dans ses premières années dans la police. Grâce à Bellamy, son nom fut effacé des casinos qu'il avait pu fréquenter auparavant et suite à sa thérapie contre l'addiction aux jeux d'argent, il avait tout stoppé. Chaque mois, il allait voir son thérapeute pour consolider son travail. Il avait ensuite rencontré à une soirée de célibataires dans laquelle l'avaient trainé Monty et Jasper, une jeune infirmière du nom de Maya avec qui il avait rapidement lié amitié puis amour. Ils s'étaient installés au bout d'un mois ensemble dans un appartement dans le centre-ville de Syracuse et vivaient le parfait amour depuis. Tout allait mieux pour lui aujourd'hui : plus de dettes, de mensonges, simplement une vie normale emplie de bonheur.

Il jeta un œil à sa montre, demandant :

- Bon, j'ai terminé. Tu devrais passer boire un coup à la maison ce soir. Maya serait contente de te voir.

- Hm je vais y réfléchir, répondit Bellamy de nouveau plongé dans le travail.

- Bell' ?

- Hm ?

- Tu devrais baiser un coup. Ça te changerait les idées, tu sais ?

- Dégage de mon bureau sale con, sourit mécaniquement son ami en secouant la tête.

- Haha, se moqua son collègue tout en déguerpissant.

- Hé boss ? Appela Atom Mancini.

- Qu'est-ce qu'il y a Mancini ?

- Je me demandais vu que tout est calme si je pouvais partir plus tôt ?

- Pourquoi faire ?

- Ben...

- Si c'est pour aller tourner autour de ma sœur c'est non Mancini. C'est bon elle m'a déjà ramené un chiard, j'en veux pas un autre. Tu l'évites pigé ? Sinon je te colle au lavage des bagnoles pendant un mois.

- Ok ok...

- Va dans la salle des archives et ramène-moi ces dossiers plutôt ! Ordonna le Blake en jetant un dossier à la tête de son agent.

- A vos ordres... Grogna Atom en passant devant un autre collègue qui guettait le moment opportun pour se faufiler dans le bureau de son supérieur.

La porte claqua ce qui fit relever les yeux à Bellamy de ses dossiers : John Murphy le fixait avec un petit sourire.

- Quoi ?

- Rien... Sourit l'agent en fermant les stores du bureau avant de tourner le verrou.

- Murphy. Dégage.

- Ose me dire que t'en as pas envie, le provoqua son agent.

Le Blake ne répondit rien mais ne put s'empêcher de frissonner en sentant les mains fortes mais fines de son amant sur ses épaules. John commença à le masser avant de chuchoter :

- Baise-moi.

- Murphy putain pas au boulot... Gronda le brun.

Une claque vint embraser la joue du Blake qui haussa un sourcil de surprise avant d'attraper le policier par le menton, serrant avec force ce dernier, le regard assassin.

- Refais-ça et je te défonce.

- Ça tombe bien, c'est ce que je veux, articula difficilement Murphy.

- Tourne-toi ! Ordonna le brun en relâchant sa prise pour défaire sa ceinture.


Le téléphone de Lexa se mit à sonner : elle le fixa un instant avant de décrocher. Raven jeta un coup d'œil vers la Donati grâce au rétroviseur intérieur, demandant silencieusement si l'interlocuteur était bien celui ou plutôt celle attendue.

- Oui. Hm... Ce n'est pas un problème. Ta réponse ? Hm... Très bien... Nous nous retrouvons demain matin chez moi alors... 8h. Oui ?

Les sourcils de la brune se froncèrent :

- Je comprends en effet. C'est une demande légitime mais je ne suis plus la Dona, Anya. Je ne peux te promettre quelque chose que je ne suis pas sûre de pouvoir tenir. Dans ce cas, partons sur ça en attendant oui. Anya ? Merci de me faire à nouveau confiance.

La conversation fut coupée par Lexa qui laissa un sourire s'étirer sur ses lèvres.

- Elle a dit oui ?!

- Oui. Elle est des nôtres.

- Excelente ! S'exclama en espagnol la mécanicienne.

- Raven, regarde la route, tu veux ?

- T'inquiète je gère Bella ! Bon, prochaine destination Madame Donati ?

- Hôpital du centre-ville.

- Oh, j'en connais une qui va chercher sa fiancée !

- Je lui ai promis de venir la chercher à la fin de sa journée. Comme elle reprend tout juste, ils l'ont mise aux consultations des urgences. Au moins les horaires sont normaux.

- Parce que tu as des horaires normaux toi ? Se moqua la latina.

- Je t'ai embauchée en tant que chauffeuse pas en tant que conscience Raven Reyes. Ne me fais pas regretter mon choix.

- Haha jamais Bella !


Le SUV se stationna sur l'arrêt minute, le temps que la médecin les rejoigne. Après quelques minutes d'attente, Clarke se montra en compagnie d'Octavia ce qui sembla enchanter l'espagnole. Elle descendit la vitre côté passager droit ce qui fit soupirer Lexa qui était repassée à l'arrière aux côtés de Romeo qui était couché sagement.

- Hola guapas !

- Salut Raven, s'amusa Clarke tandis qu'Octavia se contentait d'un léger signe.

- Je vous emmène ?

- Où est Lexa ?

- A l'arrière, je suis sa nouvelle chauffeuse personnelle !

- Oula mon amour je sais pas dans quoi tu t'engages avec Raven qui te conduit tous les jours ! Se moqua la rousse.

- A qui le dis-tu... Mais au moins je sais que je peux lui faire confiance, répondit la brune. Regarde qui je ramène à la maison...!

La médecin se pencha pour reconnaître le Cane Corso :

- Romeo ! Salut mon grand !

Le chien releva la tête et se mit à aboyer joyeusement.

- Tu montes ? Demanda la Donati.

- Oui bien sûr. Ca te dérange si on dépose Octavia sur le chemin ?

- Ton frère est toujours dans la police Octavia ?

- Oui pourquoi ?

- Par précaution. Non ça ne me gêne pas. Elle n'a qu'à monter à l'avant.

- Oh oui, viens voir la chemise sexy que je porte car cette tyran m'oblige à m'habiller chiquement ! Crana la chauffeuse.

Cela eut le mérite de faire rire la secrétaire et la médecin. Clarke se faufila aux côtés de Lexa qui s'était décalée sur la place du milieu tandis qu'Octavia montait à l'avant du véhicule près de Raven.

- Premier arrêt la Résidence Donati.

- Tu devrais déposer Octavia en premier, indiqua Lexa en souriant devant une caresse sur sa cuisse de la part de la rousse.

- C'est que...

- Que ?

- Je voulais garder la voiture pour faire le tour des appartements avec elle ?

- Des appartements ? Demanda Octavia, surprise.

- Ouais je vais acheter un appartement dans le centre-ville du coup je me demandais si tu voulais pas venir avec moi pour les visiter... Deux avis valent mieux qu'un.

- Raven Reyes ! Es-tu en train de confesser que tu vas quitter ton vieux garage en ruine pour un appartement luxueux dans le centre ?

- Possible avec ce nouveau CDI qui me tombe du ciel ! C'était inespéré ! Rit-elle. Alors boss ? Je peux ? Promis je la ramène dès qu'on a fini.

- Très bien, concéda la brune.

- Yes ! Octavia tu es partante ? Allez dis-oui ! J'ai fais le plus dur en convainquant la Donati !

- Ok ok, rit la secrétaire de direction.


Le bruit des baisers ne faisait qu'exciter les deux jeunes femmes. À peine Raven les avait déposé, que Clarke avait attrapé le col de la chemise noire qui allait avec le tailleur gris clair de l'héritière pour entamer un baiser enflammé.

- Hn Clarke doucement, s'amusa Lexa non sans refuser les baisers de sa compagne.

- J'adore ton nouveau tailleur... Tu es irrésistible dedans… Je suis en feu... Sans compter ton mail de ce matin... Confia t-elle.

Le bassin de l'héritière se cogna contre le nouveau plan de travail de leur cuisine. Celle-ci était intégralement d'un blanc brillant. Les doigts de Lexa se glissèrent sous le débardeur à bretelles de la médecin pour le retirer, lui offrant à loisir les seins de la rousse sans protection ce qui lui fit hausser un sourcil :

- Où est ton soutien-gorge ?...

- Dans mon sac... Je savais que je n'aurais pas la patience d'attendre que tu me l'enlèves... Répondit Clarke en amenant le visage de son amante contre sa poitrine pour l'inviter à la cajoler.

Lexa ne se fit pas prier et commença par échanger sa place avec la rousse pour la faire s'asseoir sur le plan de travail de l'îlot central. Une fois Clarke installée comme elle le souhaitait, c'est à dire jambes écartées autour d'elle et poitrine à l'air, elle s'empara du sein droit pour l'embrasser et le sucer longuement ce qui arracha des gémissements à la médecin qui semblait traversée par de petites décharges d'électricité tant sa peau était couverte de petits picots de frissons.

- Hn Lex'... J'adore quand tu m'embrasses...

La brune remonta rapidement aux lèvres de sa compagne pour glisser sa langue afin d'entamer un baiser langoureux avec celle de la rousse.

- Est-ce que la culotte a subi le même sort que le soutien-gorge ?... S'amusa t-elle.

- Tu me connais trop bien maintenant... Rit la médecin en s'allongeant sur le plan de travail froid sous l'appui de la main de l'héritière qui venait de redescendre vers sa poitrine...


Octavia ne pouvait s'empêcher de laisser son regard trainer sur les fesses musclées de la mécanicienne qui marchait devant elle. Elles avaient visité déjà deux appartements et se dirigeaient vers un troisième sous les conseils d'une agente immobilière.

- Vous verrez celui-ci sera le bon Madame Reyes ! C'est un magnifique duplex avec vue sur la mer. Inégalable !

- J'imagine que le prix lui aussi est inégalable... Au fait tu peux m'appeler Raven ! Indiqua la latina à la nouvelle.

La jeune femme de l'agence ne manqua pas de sourire chaleureusement à cette information, ce qui ne manqua pas de faire lever les yeux au ciel à la Blake. Raven restait malgré ce qu'elle disait une coureuse de jupons.

- Alors vous pouvez déjà admirez la piscine privée de la résidence, vous avez un double garage à disposition...

- Hm pas mal du tout... Je pourrais bosser sur mes motos...

- Vous avez des motos ?

- Oui je suis mécanicienne et motarde depuis que je suis née. L'infirmière qui a accouché ma mère a été très étonnée de me voir arriver avec mon casque sur la tête !

La blague eut le mérite de faire rire la femme de l'agence en plus d'Octavia qui ne put s'empêcher de répondre :

- N'importe quoi Rav'...

- Après vous ! Sourit l'agente immobilière en poussant la porte de l'appartement.

Raven s'avança à l'intérieur en première et resta sans voix quelques secondes.

- Bordel de cul de merde ! J'adore !

- Oh bon sang... Heureusement que Matti n'est pas là... Soupira Octavia non sans perdre son sourire.

- Matti ? Questionna l'agente.

- C'est mon petit garçon, Matteo.

- Oh ! Mais vous êtes ensemble toutes les deux ! Je n'avais pas compris ça !

- Quoi ?! S'exclama Octavia. Non... Euh... Ce n'est pas ce que vous...

- Il n'y a aucun souci je vous en prie, vous verrez le voisinage est très ouvert d'esprit ! J'ai d'ailleurs vendu un autre duplex à un couple de garçons il y a environs six ou sept mois, sourit l'agente qui s'avança pour tenter de rattraper Raven qui était déjà partie faire le tour de l'appartement telle une tornade.

- Bon sang quelle honte... Grommela la Blake en se tapant le front d'une main.

Malgré sa gêne, la brune se mit à visiter l'appartement. Il devait faire au moins cent mètres carrés au vu de la surface au rez-de-chaussée. La partie salon était lumineuse grâce aux immenses baies vitrées donnant vue sur la place de Syracuse. L'ensemble du mobilier de présentation était moderne et une cuisine intégrée dans les tons blancs-gris offraient un bel espace pour cuisiner même si la Blake se demanda un instant si Raven allait réellement y mettre les pieds.

- Alors mi amor ! Qu'est-ce que tu en penses ?! Lança Raven depuis l'étage ouvert, ce qui ne manqua pas de faire rougir les joues de la secrétaire.

- Raven ! A quoi tu joues ?! S'agita la Blake.

- Figure toi qu'Olivia vient de m'apprendre que l'on était ensemble ! Se moqua la mécanicienne.

- Mon dieu... Soupira Octavia en riant doucement. Tu me fatigues avec tes âneries... Sinon il est très beau... Mais il me semble un peu hors budget pour toi non ?...

- Tu plaisantes ! Si j'ai vécu quinze piges dans mon vieux garage c'est que j'économisais. Je le prends !

- Vraiment ? Répondit l'agente immobilière, visiblement enchantée.

- Tu es vraiment folle... Sourit la Blake avant de regarder son portable qui venait de vibrer.

"Alors avec Raven ? Tu t'en sors ? Moi je dois dire que j'adore déjà la nouvelle cuisine... ;)" Clarke Griffin

Octavia se dépêcha de répondre :

"Je te raconte pas la honte que je me suis tapée... La nana de l'agence est persuadée que l'on est ensemble... Elle m'a limite fait une leçon sur le fait d'assumer mon homosexualité... Et Raven en est particulièrement enchantée. Elle s'amuse à crier Mi amor à tout va... " Octavia Blake

La réponse ne tarda pas à arriver ce qui fit rire la brune :

"Les espagnols sont réputés pour être doués au lit... Au moins tu sais qu'avec elle ce sera caliente même si ce n'est que pour une nuit..."Clarke Griffin

"Occupe-toi donc de ta sicilienne au lieu de me souffler des bêtises...! Raven et moi sommes amies !" Octavia Blake

"Heureusement que le sex-friend existe en attendant que tu retrouves la vue... En parlant de ma sicilienne, la voilà qui sort de la douche. Je sens son parfum d'ici... Je te laisse, j'ai encore une petite faim..." Clarke Griffin

"Lâcheuse !" Octavia Blake

- Bon alors ma belle ? C'est pas le paradis ce petit duplex ?

- Je dois bien admettre que si j'avais les moyens je l'achèterai aussi.

- On pourrait l'acheter à deux si tu veux !

- Comment ça ? Répondit Octavia en fronçant les sourcils.

- Ben j'ai toujours été habituée à la présence de Wick au garage... Non pas que tu ressembles à Wick hein ! Pas du tout même !

- Oui et ?

- Ben me retrouver seule dans ce duplex immense... J'ai peur de m'ennuyer quoi...

- Raven c'est pas un peu ambigu ce genre de plan ?

- Bah non ! On a juste toutes les deux besoin de compagnie ! Moi ça me fait plaisir et toi ça te permet de décaler de la garçonnière de ton frangin. En plus il y a une piscine, Matteo sera ravi !

- Admettons que je dise oui... Je dis bien "admettons"... Comment on s'arrange pour le loyer ?

- Moitié/moitié et tu fais la cuisine !

- Mais tu n'as même pas ton crédit encore...

- T'occupe, c'est moi qui arrange tout. Tu as juste à ramener tes affaires. Je te laisse la chambre du rez-de-chaussée pour toi et Matteo, moi je mettrai un lit à l'étage.

Octavia réfléchit quelques minutes faisant piétiner la mécanicienne sur place.

- Alors ?

- Ça me parait jouable... Hésita la brune.

- Yes !

- Rav' j'ai pas dit oui hé !

- Mais oui !

- Oui quoi ?

- C'est oui alors ?

- C'est oui, répondit la Blake avec une moue.

La mécanicienne afficha un immense sourire qui fut contagieux. Elle attrapa la brune par les épaules pour claquer un baiser sur sa joue.

- Tu vas voir ça va être cool ici !

- J'espère juste que tu ne vas pas transformer cet endroit raffiné en garage, rit la Blake.

- Ah ça... Je pensais déjà à mettre en expo ma vieille Ducati des années 80... Genre ici là sous vitrine ! Oh putain ouais !

- Et voilà on a perdu Raven... Soupira Octavia en attrapant son portable pour écrire un dernier message.

"Je me suis faite avoir je crois..." Octavia Blake.


Et voilà d'un chapitre de bouclé ! Le prochain risque d'être méchamment stressant (mais cool) car Lexa part à la chasse aux soutiens pour sa candidature aux côtés d'Anya et Raven oh yeah ! Qu'est-ce qui vous a mis en joie ou fait râler dans ce chapitre ? :D Moi j'étais en totale kiff avec l'idée de coller Raven sur le dos de Lexa H24 ainsi que de la coloc' entre Raven et Octavia ! Elle s'est faite rouler vous croyez ? ;P Aden est acculé de tous les côtés aïe aïe il a intérêt à la jouer intelligemment car la cellule anti mafia va beaucoup mieux avec le retour de Bellamy et FINN ! HAHA il est de retour encore plus parfait que jamais xD

Allez tchuss, faites-moi rêver avec vos retours et de mon côté je me penche déjà sur l'écriture du 28 :D