Hellooo ! Le chapitre 28 est là ! Et à l'heure en plus, pile 3 semaines ! Mes vacances m'ont été bien utiles pour le coup :) Merci pour vos retours sur le chapitre précédent, ils m'ont fait très plaisir ! Voilà un chapitre un peu plus mouvementé comme promis ;) Bonne lecture !
Merci à doubi et Mag pour la relecture, vous gérez :D
Elooo: Merci pour ton retour et de tes compliments ! J'espère que ce chapitre te plaira autant que le précédent !
Angelye : Merci pour ton retour ! Ah ça pour être ambigue elle l'est la relation Octaven... :P Alala ça va souffrir encore ;)
Guest (1) : Haha merci pour ton retour, j'ai pu deviner ton enthousiasme ! :D Ça c'est sûr que Raven au quotidien ça ne va pas toujours être un cadeau xD
Manoukette : Hey ! Merci de ton retour ! Ça m'a fait plaisir de lire ton petit mot :) Alala c'est sûr que la partie 2 va être mouvementée ! Ce n'est que le début :D
Guest (2) : Merci pour ton retour :) Haha je crois qu'Aden plus personne ne le supporte ;) La coloc va être sympa yep !
Chapitre 28 : Négociations
- Bute-le Miller, ordonna froidement Gustus.
- Pitié… Pitié… Supplia l'homme.
- On est pas obligé… Deux suffisent… Répondit l'agent sous couverture en baissant son arme.
Gustus grogna et tendit son arme vers la tête du dernier convoyeur de fonds qui le regardait d'un air suppliant. L'homme était agenouillé au sol et gémissait, des larmes coulant le long de son visage :
- J'ai une famille ! Une femme et deux enfants ! Pitié ! Je ne dirai rien !
Le regard froid, dénué de pitié, le Giordano appuya sur la détente, faisant partir une balle mortelle en pleine tête de l'innocent.
- Bouge-toi ! Aboya le mafieux à Miller qui était resté pétrifié devant la scène. Va récupérer le reste de l'argent avec Artigas !
Miller serra la mâchoire. Il avait jusqu'ici évité de tirer sur des innocents, s'en prenant uniquement à des mafieux quand il n'avait plus le choix. Il avait évidemment dû jouer de ses poings ou bien de son arme mais jamais pour ôter la vie. Il était temps que sa mission d'infiltration se termine car ses nerfs allaient forcément le lâcher.
Sous un sifflement du cinquantenaire, tous montèrent dans leur voiture respective et se mirent à rouler à une vitesse excessive. Les sirènes de police se firent entendre au loin. Gustus fixait froidement Miller qui conduisait leur voiture : il ne lui faisait pas confiance. Plus les jours passaient, plus il rechignait à frapper et tuer or, dans la Mafia le maître mot était la violence. Il appela le portable prépayé de Tristan, indiquant :
- On sort à cette sortie, vous à la suivante. Balancez votre sac comme prévu et brûlez la voiture.
- Ok Gus'.
Leur voiture emprunta la sortie, laissant derrière eux leurs acolytes. Gustus attrapa le sac de sport dans lequel une partie de l'argent avait été placé avant d'ouvrir sa fenêtre.
- Respecte les limitations de vitesse et la signalisation, indiqua t-il à Miller qui décéléra dans le tournant permettant de rejoindre la ville.
- Ok.
- Là. Marque bien le stop.
Gustus tendit le bras hors de la voiture pour le tendre à un jeune en scooter qui semblait attendre avec ses amis. L'adolescent attrapa le sac sans demander son reste et démarra son véhicule pour partir dans une autre direction ce qui fit froncer les sourcils de Miller.
- Occupe-toi de la route plutôt de ce que je fais.
- Tu as confiance en un ado ?
- J'ai plus confiance en lui qu'en toi si tu veux savoir, dit durement le Giordano.
- Pourquoi ? J'ai fait mes preuves auprès du Don et…
- Ta gueule. Ralentis. Entre dans ce terrain vague.
La voiture s'engouffra dans un coin discret pour rejoindre un vieil entrepôt à l'abandon. Gustus descendit rapidement du véhicule. Il se dirigea vers une bâche qu'il souleva pour en tirer des bidons d'essence. Il en jeta un à son coéquipier qui commença sans attendre un ordre à asperger la voiture volée. Le Giordano jeta le bidon près de la voiture avant d'allumer une allumette qu'il jeta à son tour sur le liquide qui s'enflamma rapidement, venant consumer le véhicule petit à petit.
- Gustus ! Appela Miller.
L'appel fit retourner le mafieux qui avait déjà commencé à marcher en direction de la sortie du hangar.
- Quoi ?
- Pourquoi tu ne me fais pas confiance ?
Le Giordano fit demi-tour pour arriver près du jeune homme qu'il saisit par le col de son t-shirt avant de l'approcher dangereusement des flammes qui consumaient à présent la carrosserie du véhicule.
- Bordel ! Arrête ! T'es malade !
- Je sais très bien qui tu es Nathan Miller. Rappelle-toi seulement d'une chose : mon nom.
- Je comprends rien de ce que tu me dis putain ! Lâche-moi ou on va brûler tous les deux putain !
- Dis-mon nom !
- Gustus !
- J'ai dit : DIS MON NOM !
- Giordano ! Gustus Giordano !
Une claque vint s'écraser sur la joue du brun qui fut ensuite jeté au sol à l'opposé des flammes. Gustus le fixa hargneusement, Nathan crut un instant qu'il était possédé à cause du décor digne des enfers derrière lui.
- Fais ce que tu veux à Aden ça m'est bien égal mais reste loin de ma famille et de Lexa Donati. N'oublie jamais ce que nous avons fait pour ta famille.
Le policier ne dit rien mais se contenta de hocher la tête, fixant ensuite le mafieux s'éloigner de lui et le laisser seul : sa couverture avait été percée à jour et cela ne l'étonnait guère. Son père avait fait appel aux Donati pour le venger lorsqu'il avait été tabassé. Bien que Gustus n'ait rien dit jusqu'ici, sans doute l'avait-il percé à jour dès son arrivée. Il avait été l'un des seuls mafieux à le garder toujours à l'œil : rares avaient été les moments où il avait pu communiquer avec son équipe pour leur transmettre des informations intéressantes. Il n'était même pas concevable pour lui de porter de nouveau un micro avec une force de la nature comme le Giordano qui avait probablement su trouver celui qui avait été caché par Jasper et Monty dans sa ceinture de pantalon. Dès son premier jour, Gustus s'était porté volontaire pour le former et la formation avait commencé par l'achat d'un ensemble complet pour travailler pour la famille Barzetti-Donati. L'hésitation qu'il avait eue pour retirer sa ceinture avait sans doute mis rapidement la puce à l'oreille du vieux mafieux bien qu'il s'était simplement contenté de récupérer le ceinturon. Il n'y avait plus de doute : il savait. Il n'allait pas apprendre au vieux singe à faire la grimace. Parmi la cellule anti-mafia, il était encore le seul sachant pourquoi Aden Donati était sorti de l'ombre si tard mais au vu de la menace du vieux mafieux, il valait mieux qu'il garde pour le moment ce secret pour lui.
Gustus gara sa berline dans l'allée de la villa Giordano. Il chassa les chiens d'un claquement de langue avant d'emprunter l'allée pavée de marches menant à la porte d'entrée de la bâtisse. La nuit avait été longue avec ce cambriolage de transporteur de fonds. Il fut surpris de trouver Anya et sa fille installées à la cuisine en train de prendre le petit-déjeuner. Il ne devait être qu'environ six heures du matin.
- Bonjour, les salua t-il en posant un rapide baiser sur le crâne de chacune d'elles.
- Salut Gus', répondit Anya en servant un pot tout fait à Edda qui se saisit rapidement de sa cuillère pour porter le contenu à sa bouche.
Il s'installa sur la chaise proche de sa fille pour récupérer la cuillère et le pot dont il lut le contenant.
- Je t'ai déjà dit de ne pas lui donner ces saloperies Anya, grogna-il, ce qui ne manqua pas de faire couiner sa fille qui avait faim.
- Parce que tu crois que j'ai le temps de lui mixer des fruits tous les jours pour lui faire de la compote ?
- Ta mère…
- Ma mère est morte, laisse-la en paix ! Je t'ai déjà dit que je n'étais pas comme elle ! Redonne-lui son pot tu veux. J'ai du travail qui m'attend.
- Du travail ? S'étonna t-il.
- Vu que tu sembles avoir perdu tes couilles, j'ai sorti les miennes. Je suis la nouvelle chef de la sécurité pour Lexa.
- Hors de question ! Aboya t-il en frappant du poing sur la table ce qui ne manqua pas d'effrayer leur fille qui se mit à pleurer.
- Arrête de hurler, tu lui fais peur ! Tu fais chier putain ! S'agaça la mafieuse en allant prendre sa fille dans les bras pour la bercer rapidement afin de la rassurer.
- Tu n'as donc pas peur pour Edda ?! Les Barzetti n'attendent que ça que l'un de nous deux aille travailler auprès de Lexa ! Qui va surveiller Edda ? Et toi ? Qui va te protéger ?!
- Le temps d'Aden et des Barzetti est révolu Gustus. Lexa est de retour, c'est elle l'avenir.
- Lexa n'a plus rien Anya ! Tu es complètement folle !
- Toi non plus tu n'auras plus rien si tu ne me suis pas ! Cria t-elle, furieuse, ce qui amplifia les pleurs de leur fille.
- Tu me quittes ? Demanda durement le brun.
- Je te laisse le choix : continue à t'accrocher à tes vieilles règles de mafieux en restant aux côtés d'Aden ou bien évolue et montre à Edda et moi que tu nous aimes encore en retournant auprès de Lexa. C'est simple, choisis le premier choix et je te quitte. Le second nous offre encore un espoir pour reconstruire notre couple et élever convenablement notre fille.
- Tu n'as pas le droit de m'enlever ma fille !
- Ta fille ? Rit durement la blonde. Tu ne passes même pas dix minutes par jour avec elle ! C'est moi qui suis avec elle 24h sur 24h ! Tu crois qu'un juge t'accordera sa garde ? Tu rêves mon vieux ! Je suis sa mère, c'est moi qui l'ai élevée. Maintenant tu m'excuses mais je dois y aller.
- Anya ! Aboya Gustus en se levant pour la suivre.
La mafieuse l'ignora et attrapa rapidement le sac contenant les diverses affaires possiblement utiles pour la garde d'Edda. Elle se dirigea vers son SUV personnel, installa la petite qui pleurait encore à chaudes larmes et lui tendit son doudou pour lui permettre de se consoler le temps de faire la route jusqu'à la villa de Lexa. Elle claqua la porte avant de se faire plaquer durement contre la voiture par la poigne de Gustus :
- Ne fais pas ça Anya ! Tu vas tous nous faire tuer ! Sois patiente !
- J'en ai assez d'attendre patiemment ! Je préfère mourir en femme libre !
- Anya ! Réfléchis un peu !
- Lâche-moi ! Le prévint t-elle une nouvelle fois.
- Tu ne partiras pas d'ici ! Dit-il en bloquant les bras de sa compagne qui se débattit.
Le genou d'Anya remonta jusqu'à l'entrejambe du Giordano qui évita le coup de justesse mais fut tout de même déstabilisé par la tentative de sa compagne. La mafieuse en profita pour lui administrer un coup de pied dans le genou fragilisé par sa blessure de jeunesse ce qui lui permit d'avoir assez de temps pour monter dans la voiture et démarrer le moteur. Elle appuya brutalement sur la pédale de l'accélérateur ce qui arracha un grognement au SUV qui quitta la cour des Giordano, laissant seul Gustus, à genoux.
- Si un jour, on m'avait dit que je me lèverai avant toi… Sourit Clarke en déposant sur le lit un plateau où des tartines de pain grillé étaient installées en compagnie d'une tasse de café, un verre de multifruits et un bol de yaourt mélangé à des fruits frais coupés.
Seul un soupir lui répondit ce qui fit sourire la rousse qui se hissa sur le matelas pour aller déposer des baisers amoureux sur l'épaule dénudée de sa compagne qui somnolait sur le côté. Lexa avait encore les yeux fermés et portait une simple nuisette noire.
- Je me suis couchée plus tard que toi, marmonna simplement la Donati.
- Quelle heure ?
- Deux heures et demie du matin environ…
- Ça y est, déjà repartie dans les affaires que tu reprends tes mauvaises habitudes…
- Hm si tu savais…
- Si je savais quoi ?
- Il n'y a pas que le sommeil…
- Ne me dis pas que tu as repris la cigarette… Répondit Clarke, sourcils froncés.
- Si. J'en ai fumé cinq hier… Sourit la brune sans pour autant ouvrir un œil.
- Quoi ! Lexa tu abuses ! Et tu me dis ça avec le sourire en plus de ça !
- C'est parce que tu es encore plus sexy quand tu es en colère… Souffla la sicilienne en se tournant sur le dos pour s'étirer, offrant sa poitrine à la rousse sciemment qui pinça les lèvres.
- Puisque tu es décidée à t'empoisonner, ça ne sert à rien que je me fatigue à te préparer un petit-déjeuner plein de vitamines et d'antitoxines… Répondit la médecin en s'écartant du corps tentateur de la sicilienne pour aller attraper une tartine grillée et y mettre de la confiture avant de la croquer.
Lexa se redressa doucement et fit glisser le plateau sur la table de nuit du côté de Clarke pour ensuite faire basculer la rousse sous elle qui lâcha un petit cri :
- Lex' ! J'ai ma tartine pleine de confiture dans les mains ! Je vais en mettre partout !
Comme seule réponse, la rousse sentit sa tartine glisser de ses doigts pour atterrir entre ceux la Donati qui la déposa sur le plateau. Lexa s'allongea sur la médecin qui se retenait de sourire et gardait ses jambes droites et serrées.
- Non Madame Donati… Tu n'auras rien du tout ce matin… N'essaie même pas… Soupira Clarke en se mordant la lèvre d'excitation lorsqu'elle sentit le souffle et les baisers de la brune sur sa peau dénudée.
- Tu oserais résister à la future Maire de Syracuse ? La taquina Lexa en faisant descendre une main sur les cuisses de la rousse.
- Je résisterai même à la Dona en personne… Sourit finalement Clarke en se retenant toujours d'écarter les jambes malgré les caresses douces de son amante.
- Je peux être très persuasive Docteur Griffin… Souffla Lexa en venant frotter son bassin contre la culotte de sa compagne qui déglutit.
- Et moi très têtue, se reprit l'américaine en croisant ses bras sur sa poitrine tout en serrant ses cuisses.
- Hm… Qu'est-ce qui te ferait changer d'avis ? Répondit avec patience la Donati en continuant ses baisers.
Elle sentait l'envie de Clarke : sa peau frissonnait et son cœur battait la chamade. La rousse ne faisait que jouer avec elle. C'était à celle qui dominerait l'autre…
- Ce n'est pas à moi de me faire pardonner ma stupidité…
- Un bon restaurant ?
- Non, répondit Clarke, surjouant sa bouderie.
- Un bijou ?
- Non, surenchérit la rousse.
- Une promenade en moto ?
- Non…
- Une danse endiablée suivie d'un strip-tease ? Tenta la brune, taquine.
La rousse éclata de rire, n'arrivant plus à garder son sérieux, tentant d'imaginer la scène : Lexa faisant un strip-tease devait être quelque chose…
- Ah ! Je savais que j'arriverai à créer une ouverture, sourit la sicilienne en profitant que la rousse se soit détendue pour attraper ses bras et les inviter à enlacer sa nuque, venant ensuite appuyer son bassin contre celui de Clarke qui se mit rapidement à souffler de plaisir devant les frottements agréables.
Les deux jeunes femmes s'embrassèrent amoureusement puis passionnément. La main de Lexa se glissa délicatement sous le sous-vêtement de la rousse pour aller caresser son bouton de plaisir. Les caresses ne manquèrent pas de faire rapidement frissonner Clarke qui enlaça un peu plus fort son amante : elle était submergée par de petites vagues d'électricité à chaque caresse. Lexa la connaissait par cœur et savait exactement quoi faire pour l'amener à l'orgasme en quelques caresses.
- Ahh… Mon amour… Gémit la médecin en sentant Lexa appuyer un peu plus fort son bassin contre elle, lui faisant profiter de son humidité à elle sans pour autant stopper ses caresses.
La vague de plaisir ne tarda pas à submerger le corps de l'américaine qui gémit d'extase ce qui ne manqua pas de faire sourire la Donati qui reprit ses baisers sur le visage de sa compagne qui tenta, pendant quelques minutes de reprendre ses esprits. Clarke ouvrit finalement les yeux pour les plonger dans ceux verts de la sicilienne, amenant sa main droite pour lui caresser la joue :
- Je t'aime tellement qu'il n'y a pas de mots pour le décrire.
La déclaration fit sourire Lexa qui se contenta d'amener ses lèvres contre celles de la médecin pour lui offrir à nouveau un baiser amoureux.
- Tu ne le sais peut-être pas mais chaque jour je remercie par une pensée Becca de t'avoir mise sur mon chemin Clarke, avoua la brune.
- C'est vrai ?
- Oui, tu m'as rendue meilleure et je veux être encore meilleure pour te rendre heureuse et fière d'être ma femme.
- Oh mon amour… Sourit la médecin en passant au-dessus de la brune à son tour.
- Est-ce que je suis pardonnée pour les cigarettes ?
- Pas tout à fait… Murmura Clarke en amenant sa bouche sur le haut de la poitrine de la sicilienne qui sentit ensuite les bretelles de sa nuisette glisser le long de ses bras pour finalement quitter son corps après quelques mouvements habiles de la rousse.
Les mains de la Donati vinrent se poser sur les fesses de son amante, caressant avec gourmandise les courbes de ces dernières. Elle se redressa sur ses coudes pour tendre les lèvres à Clarke mais la médecin la repoussa en arrière.
- C'est moi qui mène la danse cette fois-ci… Cinq cigarettes disions-nous… Une cigarette vaut bien dix minutes…
- Dix minutes de quoi ?
- De cuni sans orgasme…
- Hm oh non Clarke… Soupira Lexa en tentant de reprendre le dessus mais la médecin tint sa position.
- Dix fois cinq… Cinquante minutes de torture…
- Tu vas me tuer… Souffla la Donati non sans un sourire en sentant déjà les lèvres de son amante descendre le long de sa poitrine.
Lexa croqua dans une tartine grillée avec le sourire tout en lisant les actualités du jour. En première page des journaux locaux, se trouvait l'attaque d'un fourgon transportant des fonds : 300 000 euros avaient été dérobés. Elle soupira en lisant le nombre de morts, nul doute que l'attaque avait été orchestrée par la Mafia. Ce monde ne lui manquait pas du tout mais elle allait devoir se résigner à replonger dedans si les habitants de Syracuse se montraient trop peureux lors des prochaines élections municipales. Elle allait devoir s'engager à les protéger et qui disait protection voulait dire négociation avec les Clans.
Elle entendit le bruit de l'eau se couper dans la salle de bain attenante à leur chambre remise en état. Elle se tourna pour admirer en silence la médecin qui en sortit avec une simple serviette qu'elle laissa tomber au sol lorsqu'elle fut sèche, enfilant sans pudeur un ensemble en dentelle qui fit pétiller l'œil de la sicilienne.
- Tu as fini de me mater ? La provoqua Clarke, amusée.
- Pourquoi devrai-je me priver d'admirer le corps magnifique de ma compagne ?
- Tu pourrais au moins le faire discrètement… Je croyais que les siciliens, du moins les Donati, étaient des gens raffinés…
- As-tu fini de te moquer de moi ? Répondit Lexa avec un demi-sourire.
- Non… J'adore ton petit côté distingué. Il me fait rire et m'émoustille à la fois.
- Hm hm…
- D'ailleurs en parlant de personne distinguée…
- Oui ?
- Serait-il possible que tu me prêtes exceptionnellement ta carte de crédit ?...
Lexa haussa les sourcils d'étonnement :
- Excuse-moi, est-ce que tu peux répéter ? Je crois avoir halluciné sur la fin de la phrase.
- Haha… Très drôle… Sans rire, est-ce que je peux t'emprunter ta carte de crédit ou ton chéquier…? J'aimerai acheter un cadeau d'anniversaire à Octavia mais mon salaire n'arrive pas avant la fin du mois et…
- Je peux peut-être te faire une avance sur salaire Docteur Griffin… La taquina Lexa. Cinquante mille en liquide t'iraient ?
Clarke ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit avant qu'elle ne se saisisse d'un coussin pour venir frapper en sous-vêtements sa compagne qui se mit à rire nerveusement.
- Alors ça ! Ça ! Ce n'est pas gentil et totalement déloyal Lexa ! Rit la rousse en donnant des petits coups d'oreiller à sa compagne qui était partie dans un fou rire incontrôlable.
Le fou rire de Lexa ne tarda pas à contaminer l'américaine qui se retrouva après quelques minutes dans les bras de sa compagne qui avait encore un peu de mal à arrêter de rire. Un sourire heureux se dessina sur les lèvres de la médecin qui posa un baiser chaste sur les lèvres de la sicilienne :
- Je ne t'avais jamais entendue ni vue rire comme ça… Ça me fait plaisir. Même si tu as eu de mauvais souvenirs c'est ici que tu es la plus heureuse Lexa, ça ne fait aucun doute.
- Peut-être que tu as raison mais sans toi ce ne serait pas pareil. Merci d'être revenue avec moi.
- Pour toujours et à jamais hm ? S'amusa la médecin en admirant sa bague de fiançailles.
- Je l'espère. C'est d'accord pour la carte de crédit et le chéquier. Tu n'as qu'à prendre les deux.
- La carte suffira ne t'inquiète pas mon amour. Je te rembourserai quand j'aurai eu mon salaire.
- Mon argent est ton argent Clarke tu n'as pas besoin de me rembourser…
- Pas tant que nous ne sommes pas mariées.
- C'est tout comme pour moi. Je te ferai faire une carte de crédit à ton nom.
- Tu es impossible, sourit Clarke. Déjà en train de faire des plans sur la comète.
- Je ne peux pas m'en empêcher avec toi… Pourquoi n'organises-tu pas une fête privée pour Octavia ici ?
- C'est vrai ? Tu serais d'accord ?
- Pourquoi ne le serai-je pas ?
- J'ai encore du mal à réaliser qu'on est vraiment de retour en Sicile dans ta maison sans avoir à se cacher de tous…
- Alors il est temps de l'accepter… Sourit Lexa. Tu es dans notre maison en Sicile et tu n'as pas à te cacher de notre relation, juste être prudente car on ne sait pas ce que peut nous réserver la Mafia.
- Oui. Merci mon amour, souffla Clarke en allant embrasser sa compagne de nouveau.
La brune répondit quelques secondes au baiser mais finit par y mettre fin :
- Il faut que j'aille prendre ma douche, Raven et Anya ne vont pas tarder. J'ai pas mal de rendez-vous aujourd'hui.
- Tu seras là pour venir me chercher demain après-midi en sortant du travail ?
- Oui. Finalement ils n'ont pas mis longtemps avant de te remettre en traumatologie hm ? Bonjour les permanences de 24 et 48h…
- Arrête de grogner ! Je suis super contente ! Les urgences c'est sympa une semaine… Rien ne vaut les opérations ! Tu n'es pas heureuse pour moi ?
- Bien sûr que si, se radoucit Lexa. Tu fais ce que tu aimes faire. Comment pourrais-je ne pas être heureuse ? C'est juste que ne pas pouvoir te parler et te toucher pendant un ou deux jours c'est trop long… Sans compter quand tu es appelée en pleine nuit pour une opération urgente… Je m'y ferai ne t'inquiète pas et ma campagne va me prendre beaucoup de temps de toute façon mais promets-moi que dès que tu auras un petit moment, tu m'enverras un message d'accord ?
- Promis, sourit la rousse.
Les aboiements de Roméo se firent entendre depuis la cour, sans doute que Raven ou Anya venait d'arriver. Lexa embrassa une dernière fois l'américaine avant de filer dans la salle de bain. Clarke se dépêcha de s'habiller d'un mini short et d'un débardeur rouge à bretelles fines et ouvrit la porte lorsque la sonnette retentit. Elle se retrouva face à Anya qui portait une petite fille dont les yeux noisette étaient humides de larmes.
- Bonjour Clarke, salua la mafieuse.
- Bonjour Anya, sourit la médecin ravie de revoir la Zanetti.
Elle ne put s'empêcher d'admirer la belle femme qu'était Anya. Elle était toujours aussi svelte malgré sa grossesse. Elle ne sut dire en quoi son visage avait changé mais elle trouvait la mafieuse plus sereine : peut-être le fait d'être devenue mère avait permis de l'apaiser. Elle se souvenait d'une femme très fermée et à la langue bien pointue envers les hommes.
- Bonjour toi, comme tu es belle ! Salua la rousse pour Edda qui porta son regard sur l'inconnue.
La petite se contenta de renifler son chagrin encore visible.
- Edda, reprit sa mère. Il me semble que l'on t'a dit bonjour.
- Bonjour, répondit tristement la petite.
Clarke retint difficilement un rire : la petite devait avoir une éducation corsée avec Anya comme mère sans compter Gustus.
- Excuse-moi de te demander ça mais aurais-tu une compote ou un yaourt aux fruits ?
- Oui bien sûr !
- Je me suis pris la tête avec son père du coup Edda n'a pas pu déjeuner. Ma première journée commence mal, grommela la Zanetti.
- Il y a même des petits gâteaux ! J'en ai acheté l'autre jour pour le fils de ma meilleure amie, il en reste si elle en veut. Hein Edda ? Tu aimerais un petit gâteau avec une compote ?
- Oui… Répondit timidement la Giordano.
- C'est parfait, indiqua sa mère en attrapant la compote et le petit gâteau que lui tendit Clarke.
- C'est fou comme elle te ressemble Anya ! Mais je dois avouer qu'elle a les yeux aussi noirs que Gustus… Et ces fossettes… On dirait…
- Ma mère Cécilia… Souffla Anya. On me l'a déjà dit.
- Je suis désolée pour elle, Lexa m'a raconté ce qu'il s'était passé…
- J'aurai la pourriture qui l'a assassinée, répondit durement la mafieuse.
Clarke ne sut quoi répondre et le coup de klaxon qui résonna dans la cour la délivra d'un moment extrêmement gênant : bien qu'elle acceptait à présent le passé de Lexa, elle était toujours aussi mal à l'aise devant le vocabulaire cru que pouvaient employer les mafieux. Raven déboula dans la maison sans frapper :
- Holaaaa guapitas ! Raven Reyes est dans la place pour sa première journée officielle en tant que chauffeuse de Madame Lexa Donati !
- C'est vrai qu'elle est là celle-là, soupira Anya. Lexa a omis de me préciser qu'on l'aurait sur le dos non-stop.
- Hey ! Sois pas désagréable ma petite vaca !
- Je rêve ou tu viens de me traiter de vache ? Répondit froidement la Zanetti.
- Mais non ! Vaca… Vaca… Ça veut dire petit rayon de soleil ! Tenta de se rattraper la mécanicienne.
- Fous-toi de ma gueule c'est ça. Oublie pas que c'est moi qui vais porter une arme à feu.
- Haha… Qu'elle est susceptible… Rit nerveusement Raven. Il est vraiment temps que tu retournes péter des bouches.
Des pas dans l'escalier firent taire les deux femmes. Lexa apparut en tailleur et vint les saluer chaleureusement :
- Bonjour à vous deux. Merci d'être à mes côtés pour ce nouveau départ.
- C'est un honneur Bella ! Dit solennellement Raven.
- Le mot est un peu fort pour moi, disons que c'est un bon compromis à mon niveau. J'espère que je ne parie pas sur le mauvais cheval.
Un sourire s'étira sur les lèvres de la Donati à la comparaison.
- Je l'espère aussi.
- Bon et bien je vous laisse parler de vaches et de chevaux. Pendant ce temps, je vais m'occuper de ce petit bout de chou le temps que sa nounou arrive, sourit Clarke en tendant ses bras à Edda qui la regarda, intriguée. Tu viens avec moi ma toute belle ? Maman va aller travailler.
- Maman ? Interrogea la Giordano en se tournant vers sa mère qui ne l'avait jamais quittée depuis sa naissance du fait de sa mise au « chômage » après la reprise du pouvoir par Aden.
- Tu vas être sage Edda, Maman a des choses à faire, lui expliqua Anya en l'attrapant dans ses bras pour la tendre ensuite à Clarke qui sourit.
Lexa observa sa compagne avec la petite dans les bras. Clarke avait un don avec les enfants c'était inéluctable. Edda se mit à pleurer et crier « Maman ! » quand elle vit sa mère partir en compagnie de Lexa et Raven mais la médecin lui fit rapidement oublier son chagrin dû à la séparation.
Anya se sentait étrange aux côtés de Lexa. Elle mourrait d'envie de retourner sur le terrain mais un sentiment nouveau la tenaillait depuis qu'elles avaient toutes les trois quitté la maison de la Donati. Voir et entendre Edda pleurer et crier après elle lui avait fait quelque chose. Le nier aurait été un mensonge, sans compter sa dispute ce matin avec Gustus. Elle n'arrivait plus à organiser ses pensées et cela l'agaçait au plus haut point. Comment pouvait-elle protéger Lexa si elle était à ce point dispersée par de futiles pensées ?
- Je vais me garer au port Bella, comme ça tu pourras faire le tour des commerçants le temps que le bateau soit prêt pour aller à Gela.
- Très bien Raven. C'est toi qui conduis le bateau ?
- Yep, j'ai tous mes permis ! Le seul que j'ai pas c'est celui de l'amour, dit-elle avec un clin d'œil grossier qui fit lever les yeux de la Donati au plafond.
Raven fit un créneau remarquable entre deux véhicules malgré la taille du SUV pour se stationner. Elle coupa le moteur et alla régler à l'horodateur la journée afin d'être sûr de ne pas ramasser une amende le temps de l'aller-retour entre Syracuse et Gela. La rencontre entre Lexa et Marcus n'allait sans doute pas durer dix minutes.
Elle fit signe à Lexa qu'elle s'occupait de la location du bateau et qu'elle avait bien vingt bonnes minutes devant elle. La Donati lui fit signe qu'elle avait compris et commença à se diriger vers la place où le marché commençait à s'installer. Malgré qu'Anya soit sur ses talons, la sicilienne se sentit légèrement tendue, elle se demandait comment les commerçants allaient l'accueillir. Elle sortit ses lunettes de soleil pour protéger ses yeux du soleil brûlant de Syracuse et se faufila à l'entrée du marché pour aller saluer quelques commerçants qui ne manquèrent pas de la reconnaître.
Bien qu'ils répondaient à ses signes de tête par un mouvement de main ou d'un quelconque mouvement du corps, elle sentait la tension que sa présence dégageait autour d'elle. Elle chercha rapidement le commerçant qui l'intéressait : un homme du nom de Juan en qui elle avait toujours eu confiance. Ce dernier était le représentant des commerçants de la ville.
- Bonjour Juan, salua t-elle en restant derrière un stand de fruits et légumes frais.
L'homme leva la tête, il devait avoir la soixantaine passée. Sa ride du lion se plissa à la vue de la brune :
- Bonjour M'dame Donati.
Lexa laissa planer un silence durant quelques secondes avant de demander :
- Comment vas-tu ?
- On fait aller. Vous ne devriez pas être ici, la prévint-il. Vous allez nous attirer des ennuis ! Les Barzetti ne font pas dans la dentelle quand ils veulent éliminer quelqu'un !...
- Que veux-tu dire ?
- Rien qu'hier pour avoir la peau d'un homme des Morello, ils ont fait exploser le café de Fernando… Dit-il amer. Si encore ils avaient eu ce qu'ils voulaient ils nous foutraient la paix mais à la place de ça ils ont tué deux gamins qui passaient devant la devanture pour aller à l'école dans l'explosion ! On en a assez M'dame Donati ! Tout ça c'est votre faute ! Cria t-il en la pointant d'un poireau.
Anya se mit sur la défensive et amena sa main sur son arme à feu ce qui fit reculer le marchand.
- Anya, l'arrêta Lexa avec un signe.
- Si vous étiez pas partie y'a deux ans, tous ces morts auraient pu être évités ! J'ai perdu mon petit fils à cause de vos conneries ! Et je parle même pas d'Alberto, le fiancé de la petite Maria là-bas ! La liste est longue ! Votre frère est un diable de la pire espèce ! C'est lui qui laisse les Barzetti faire ce qu'ils veulent ! Sans compter les taxes qu'il nous impose ! Ma vie est bien misérable depuis deux ans !
La Donati resta silencieuse une bonne minute avant de souffler :
- Je suis sincèrement désolée Juan, s'excusa la brune ce qui étonna le marchand.
- De… De quoi ?
- Je te demande pardon pour vous avoir abandonnés. J'ai pris peur. Mon égoïsme m'a fait fuir alors que j'aurai dû affronter nos ennemis et vous protéger.
- C'est pas des excuses qu'on veut ! Lança une voix de femme, la fameuse Maria qui semblait tenir un stand de fromages de chèvre.
- Non ! Nous ce qu'on veut c'est la paix bon sang ! Renchérit un autre homme dans la quarantaine.
- On ne veut plus avoir peur pour nos enfants !
- Faites quelque chose ! Empêchez-les de nous faire du mal ! Vous savez combien ils m'ont pris au dernier pizzo ?! Ils m'ont tout pris, ils m'ont laissé un euro symbolique ! Cracha un vendeur de saucissons.
Les commerçants se rassemblèrent rapidement autour de l'ancienne parraine du crime. Lexa ne semblait pas le moins apeurée par ce retournement de situation contrairement à Anya qui avait du mal à se détendre :
- Lexa on ferait mieux de partir, chuchota la Zanetti.
- Non, répondit la brune.
La sicilienne retira ses lunettes de soleil pour offrir un regard acéré aux commerçants mais empli d'empathie. Elle se hissa sur une caisse pour les surplomber :
- Mes amis. Calmez-vous, je vous en prie, dit-elle avec patience. J'entends votre colère et sachez que je ferai tout pour me faire pardonner mes erreurs. Comme je l'ai dit à Juan, je n'aurai jamais dû fuir en laissant toutes mes affaires sans surveillance. Tout comme vous à l'heure actuelle, j'ai eu peur. Je n'ai pas eu peur pour ma vie, j'ai eu peur pour la femme que j'aime. Tout comme vous aimez vos parents, frères et soeurs, vos enfants, j'ai préféré fuir plutôt que de continuer à me battre.
- Vous nous avez abandonnés alors qu'on vous faisait confiance ! Cria une autre femme.
La phrase fut répétée et des « oui » et « ouais c'est vrai » remontèrent en écho aux oreilles de la brune.
- Oui. Le nier ne servirait à rien. Maintenant, c'est à vous de décider ce que vous voulez ! Des excuses ou des actes !
- Qu'est-ce que vous voulez dire M'dame Donati ? Questionna Juan en calmant les ardeurs de ses collègues.
- Soutenez-moi aux prochaines élections municipales et battez-vous à mes côtés pour faire déguerpir cette mafia de notre Sicile !
Des murmures et grognements répondirent à l'appel de la Donati ce qui lui permit de lire le doute plutôt que la peur sur le visage des commerçants :
- Je ne vous cache pas que renverser Gilliberto sera difficile mais si vous votez pour moi, ce sont des voix qu'il n'aura pas. Vous avez vu les miracles que j'ai pu faire en quelques années au sein des Familles.
- On ne veut pas de promesses ! On veut des actions !
- Et la première action que je ferai sera de supprimer le pizzo.
- Comment ?!
- Oui comment ?
Anya elle-même s'était tournée, surprise de la proposition de la brune : aucune famille n'accepterait de se passer de la taxe de protection sur les territoires qu'elle contrôle.
- Laissez-moi m'occuper des détails et des négociations, indiqua Lexa.
- On va encore se faire rouler !
- Juan ? Appela la Donati.
- Oui M'dame ?
- Je suis en train de constituer ma liste électorale, veux-tu te joindre à moi ?
- Euh c'est que…
- Si vous ne voulez pas voter pour moi, alors votez pour Juan ! Il sera votre porte-parole !
- C'est pas bête ça ! Juan ! Allez !
- On votera pour toi !
Juan se tourna vers l'héritière des Donati qui le fixait de ses yeux verts hypnotisant.
- Dans quoi vous m'embarquez bon sang… J'ai ma famille…
- Si tu ne me suis pas Juan, je ne pourrais malheureusement rien pour vous. Sans l'appui des commerçants de Syracuse, Gilliberto continuera à vous saigner en augmentant les taxes locales et en fermant les yeux devant le racket des Barzetti, souffla Lexa. Je veux bien me battre pour vous mais si je n'ai pas de soldats, cette guerre est perdue d'avance.
Le soixantenaire fit une moue avant de tendre la main à la brune :
- D'accord mais je ne vais pas vous lâcher concernant les futures taxes locales ! Il va falloir trouver de l'argent ailleurs que dans nos poches M'dame Donati !
- J'espère bien que tu ne me feras aucune faveur mon ami, sourit la sicilienne en répondant fermement à la poignée de main du marchand.
- Aouch ! Vous avez toujours une poigne de fer M'dame Donati !
La remarque ne manqua pas de faire rire les autres marchands autour d'eux.
- Pour Juan ! Cria le boucher.
L'ambiance se détendit immédiatement et Lexa fut invitée avec Anya à déguster quelques gourmandises locales. Elle accepta avec plaisir et remercia en personne chaque marchand pour sa confiance, leur indiquant de faire passer le mot discrètement à leurs connaissances de Syracuse.
- Eh ben ! Qu'est-ce vous foutiez ? Râla la mécanicienne. Ça fait une heure que je vous attends !
- Lexa regagnait la confiance des commerçants locaux, indiqua Anya non sans un sourire fier.
- Ah ? Et j'espère que c'est positif !
- Ils sont tous avec elle, confirma la Zanetti.
- Bonne nouvelle ! Bella tu es trop forte ! S'exclama Raven. Tu n'as pas l'air plus heureuse que ça… Toi qui disais que ce serait dur d'être élue sans magouilles avec les familles, tu es pourtant bien partie !
- J'attends de voir la tournure de la rencontre avec Marcus avant de me réjouir Raven… Répondit Lexa, pensive.
Elle était évidemment contente d'avoir réussi à convaincre les commerçants mais malgré leur bonne volonté à tous, il suffisait d'un incident assez meurtrier pour les faire retourner se cacher. Il lui fallait plus de poids, de moyens et seul Kane pouvait les lui fournir.
- Si Madame Donati veut bien monter à bord de mon modeste bateau, s'amusa Raven avec une révérence qui ne manqua pas de faire soupirer d'amusement l'héritière.
Les trois femmes montèrent à bord du day-cruiser et s'installèrent confortablement dans les sièges en cuir beige. Raven s'installa aux commandes et fit reculer le bateau rapide, rejoignant le large pour se mettre en route vers Gela en restant sur les côtes de l'île. Le voyage serait bien plus rapide et sécurisant qu'un voyage par la route.
- Anya, comment se fait-il que Gustus n'ait pas accès au Casino ? Il a été construit sur ses terrains.
La mafieuse expira d'agacement en repensant à son compagnon :
- Il a voulu jouer au bras de fer avec Marcus. Il a refusé l'offre qu'il lui a faite en pensant pouvoir négocier plus tard grâce au poids d'Aden dans la balance mais Marcus a été plus malin que lui. Il a proposé à Aden de racheter ses parts du casino car le chantier prenait du retard. Ce que l'on a appris après c'est que c'est Marcus lui-même qui payait les ouvriers pour freiner les travaux afin de faire perdre patience à Aden. Sans Aden à ses côtés pour la négociation, Gustus n'avait plus aucun poids. Il ne possède que 5% des parts du casino…
- Pardon ? S'étonna Lexa.
- J'ai fait une erreur ?
- Gustus devrait posséder 30% des parts du casino et tu m'annonces qu'il n'en a que 5%. Le calcul c'est moi qui l'avais fait pour le partage des parts : 30% pour Gustus, 30% pour toi, 15% pour Aden, 20% pour moi, 3% pour Marcus et 2% pour des investisseurs privés.
- Je n'ai jamais vu mon nom nulle part sur les parts du Casino, répondit Anya en fronçant les sourcils.
- Marcus… Soupira Lexa.
Les yeux de Lexa s'émerveillèrent devant la beauté architecturale du bâtiment. Tout ressemblait trait pour trait au dessin de Jake Griffin. Raven rejoignit une entrée maritime pour stationner leur bateau. Les trois femmes descendirent de leur véhicule et furent accueillies par quatre hommes en costard et lunettes de soleil noires. Chacun était équipé d'une oreillette, leur permettant sans aucun doute de communiquer avec leurs coéquipiers voire avec leur supérieur.
Lexa leur indiqua :
- Je viens voir Marcus Kane.
- Mr Kane ne rencontre personne, lui répondit un des agents de sécurité.
- Si vous n'êtes pas venues pour jouer alors vous êtes priées de repartir d'où vous venez, surenchérit un autre agent.
- Ne me touche pas, siffla Anya alors qu'un des hommes vint pour la fouiller après avoir mis sa main à son oreillette.
- Les armes sont interdites au sein du Casino de Mr Kane.
Lexa ne put s'empêcher d'afficher un sourire mauvais et chercha du regard d'où elles pouvaient bien être observées. Nul doute que Marcus se délectait du spectacle depuis son bureau. Elle s'avança devant une caméra habilement dissimulée dans le décor pour dire :
- Marcus, je t'assure que si tu ne me fais pas entrer je risque d'être extrêmement vexée et je te promets de faire en sorte que tu t'en souviennes. Tu ne refuserais pas une rapide entrevue à ton unique filleule tout de même ?
Comme aucun ordre ne semblait être donné au travers des oreillettes des agents de sécurité, ceux-ci invitèrent les trois femmes à remonter à bord de leur bateau. Lexa fronça les sourcils et repoussa un des agents pour fixer et crier à la caméra :
- Alors c'est ça la famille pour toi ?! Adrian et Luciana se retourneraient dans leur tombe s'ils voyaient ça ! Honte sur toi Marcus ! Mon grand-père avait donc raison !
- Madame ! Vous devez partir ! Lui ordonna l'homme près d'elle, la saisissant pour la traîner à son véhicule marin.
- Marcus ! Je jure que je vais te tuer de mes propres mains ! Tu m'entends ?! Hurla Lexa, furieuse. Tu devrais craindre les Donati !
Les immenses portes coulissantes s'ouvrirent sur une jeune femme au sourire lubrique qui claqua des doigts.
- Lâchez ces dames, voulez-vous ?
- Oh bordel de cul… Luna …! Souffla Raven, mal à l'aise.
- Bonjour Lexa, sourit la femme de Marcus.
- Luna, qu'est-ce que ça veut dire ?! S'agaça la brune. Vous me refusez l'entrée dans mon propre Casino ?!
Luna ne put s'empêcher de rire :
- Bien sûr que non, Marcus voulait simplement voir si tu avais encore un peu de mordant, il te trouvait un peu trop molle, s'amusa t-elle. Il me fait te dire que tu es bien une Donati, une vraie lionne.
L'héritière se contenta de grogner de mauvaiseté avant de remettre en place sa veste de tailleur qui avait été froissée par l'agent de sécurité qu'elle fusilla du regard. Ce dernier baissa immédiatement les yeux au sol.
- Hm, moi je crois que je vais rester près du bateau, souffla Raven en reculant de quelques pas.
- Oh que non ! Toi tu viens avec moi ! Sourit Luna en glissant jusqu'à la mécanicienne à qui elle caressa la joue tout en se léchant les lèvres. Ce jean et ce chemisier te vont à ravir ma petite mécanicienne…
- Merci… Grimaça la latina. C'est pas que je veux pas venir hein Luna c'est juste que rencontrer le mec que j'ai fait cocu très peu pour moi… Surtout quand il a une flopée de pit-bulls comme ceux qui nous ont accueillies haha…
- Il ne sait rien, sourit Luna en posant un baiser sur la joue de la mécanicienne qui, si elle l'avait pu, se serait enfoncée six pieds sous terre.
- Quand tu auras fini de draguer ma chauffeuse, tu me conduiras à ton mari, claqua de manière acerbe Lexa.
- Ouh la lionne grogne… Sourit Luna. Suivez-moi.
- Sans déconner Bella je préfère rester ic…
- Raven ! Reprit la Donati.
- Ok je viens ! Répondit piteusement la mécanicienne, soudainement plus effrayée par la colère de son amie que par un parrain du crime américain.
Le visage fermé, Lexa patientait dans l'ascenseur en compagnie de Luna, Raven et Anya. Luna ne cessait de sourire félinement à la mécanicienne qui ne savait plus du tout où se mettre et qui finit par se rapprocher d'Anya comme pour se mettre à l'abri. La Donati sursauta en sentant une caresse sur sa taille de la part de la femme de Marcus qui vint lui chuchoter à l'oreille :
- J'aime ton regard…
- Enlève ta main de ma taille tout de suite.
- Ou bien quoi ?
- Je ne ferai pas que grogner comme tu te plais à le dire.
- Je vois… Sourit la belle américaine en déposant un rapide baiser sur l'oreille de la Donati qui s'écarta vivement comme si elle avait été brûlée.
Cette femme était un vrai danger. Elle en avait entendue parler de la bouche de Marcus qui ne tarissait pas d'éloges à son sujet. Luna Kane était une véritable vipère avide de pouvoir et d'argent mais elle était aussi très intelligente, assez pour convaincre son parrain d'agir sur certaines affaires. La musique d'ambiance de l'ascenseur se stoppa pour indiquer : « Dernier étage, appartement de Monsieur Kane ». Lexa ne se fit pas prier pour passer la première les portes ouvertes.
Elle ne mit que peu de temps à trouver du regard son parrain qui était en train de se faire masser par une magnifique femme asiatique sur une table de massage.
- Non mais je rêve ! S'exclama Lexa en détournant le regard.
- Bonjour Lexa, répondit Marcus en se redressant dans son plus simple appareil.
- Oh bordel ! Lâcha Raven devant la nudité de l'homme qui ne semblait nullement gêné.
- Bel appareillage hm ? Sourit Luna avec une claque sur les fesses de son amante d'un soir.
- Marcus rhabille-toi bon sang ! Grogna sa filleule.
- Haha ! Je sais que tu aimes les femmes mais tout de même, tu ne vas pas rougir devant un sexe d'homme Lexa !
- Ce n'est pas ça, grommela la Donati. Un peu de pudeur ne te tuerait pas !
- Je dois avouer que revenir en Sicile a été la meilleure idée que Luna ait eue, sourit-il en allant entourer son bassin d'une serviette qu'il noua. Merci ma belle, dit-il en tendant un billet de cinq cent euros à la masseuse qui s'inclina respectueusement avant de partir.
- Ce n'est pas ce qui était prévu !
- Tout comme ton départ avec ta dulcinée, sourit-il. J'espère que votre petit tour du monde vous a plu.
Le visage de Lexa se décomposa un court instant.
- Une place se libère, je la récupère. À New York ça marche comme ça ma chérie.
- Tu voles ma famille et mes amis. Où est ton code d'honneur ? Dit-elle froidement.
- Je ne vole rien du tout, chérie. Je sais juste très bien compter grâce à mon expert-comptable.
- Dans ce cas, explique-moi où sont passés les bénéfices qui reviennent de droit à Gustus et Anya ?
- Qui ?
- Ne joue pas avec moi Marcus !
- Ah ! Gustus et Anya… Où étaient-ils quand il a fallu reprendre les chantiers laissés en plan après ton départ ?
- On fuyait les Barzetti sombre d'imbécile ! Se défendit Anya. Pendant que toi tu creusais ton trou dans notre dur travail pour te l'approprier.
- S'il y a bien une chose que je ne supporte pas Lexa c'est bien les employés incorrects, gronda Marcus.
L'américain s'était dirigé durant la conversation vers un meuble semblant être fait d'or. Il sortit d'un tiroir un Beretta pour pointer Anya tout en enlevant la sécurité. Le cœur de Lexa s'arrêta une demi-seconde, le temps pour elle de prendre la décision de se placer sur la trajectoire du canon de l'arme.
- Haha ! Rit son parrain.
- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle, répondit-elle, agacée.
- Tu as vraiment le regard de ta mère. Ce regard de tueur dont vous avez héritées de ce bon vieux Titus. Allons, détendons-nous… La Sicile est si magnifique, pourquoi nous gâcher la vie en nous pinaillant. Que veux-tu ? De l'argent ? J'en ai plein, ce Casino est le meilleur investissement que j'ai pu faire. Je n'ai jamais blanchi autant de thune de toute ma vie.
- Je ne veux pas de ta pitié Marcus, ce que je veux c'est récupérer ce qui m'appartient.
Marcus soupira en se servant un verre de whisky tout en invitant sa filleule à le suivre sur la terrasse immense qui donnait vue sur tout le terrain du casino. Il posa le Beretta sur la table raffinée avant d'aller admirer la vue.
- Qui aurait cru que je serai le propriétaire d'un tel royaume…
- Tu occupes ces terrains illégalement Marcus.
- C'est toi qui viens me parler d'illégalité ? S'amusa t-il.
- Tu profites du fait que Gustus ne puisse pas réclamer physiquement ce Casino. Il est à lui et tu le sais. Pourquoi te comportes-tu ainsi ? Jamais ma mère et mon père ne t'ont décrit comme un vulgaire coucou gris.
- Pourtant c'est bien comme ça que je me suis fait un nom en Amérique… En volant ce qui appartenait aux autres, sourit-il en comprenant la comparaison.
- Marcus tu dois rendre ce Casino. Sois raisonnable.
- C'est toi qui me parles d'être raisonnable ? En quoi est-ce raisonnable d'être revenue ici ? Tu serais seule encore je comprendrai mais tu es encore avec ta rouquine ! D'ailleurs elle n'était pas blonde ?
- Ma rouquine s'appelle Clarke et je te demande de la respecter donc les surnoms dédaigneux tu les gardes pour les poufiasses qui sont bonnes à te faire des massages, répondit froidement Lexa.
- Hmf… Qu'importe. Qu'est-ce que tu es venu chercher ici Lexa ? Je ne rendrai rien du tout.
- Je vais te…
- Tu vas quoi Lexa ?! Répondit Marcus en saisissant la brune par la gorge pour venir la plaquer durement contre la table extérieure.
La Donati se débattit mais la poigne de son parrain était puissante. Elle entendit de l'agitation à l'intérieur de l'appartement de Marcus et se douta qu'Anya tentait d'intervenir :
- Toi tu ne bouges pas ma belle, sourit Luna en braquant un autre Beretta qu'elle avait saisi à sa cuisse en direction de la Zanetti.
Raven quant à elle était tenue en joue par deux gardes de la sécurité. Elle se contenta de lever les mains :
- Wow… Ok… Faudra rajouter cette ligne à ma fiche de poste car il me semble pas l'avoir lue quand j'ai signé mon contrat, plaisanta t-elle bien qu'elle était tendue par ce retournement de situation.
- Lexa ! Appela Anya, inquiète.
Lexa avait ses mains sur celle de son parrain et articula difficilement :
- Ça va…! C'est bon… Je gère Anya…
- Tu vois dans quel pétrin tu nous mets Lex' ? D'un côté je n'ai pas envie de trahir la mémoire de mon meilleur ami en tuant son unique héritière et d'un autre je suis tenaillé à l'idée de perdre mon petit bijou.
- Marcus ne fais…pas l'imbécile ! Tenta l'héritière en se débattant à nouveau sans grand effet.
- Je suis tout à faire d'accord avec toi ma belle mais toi aussi ne fais pas l'imbécile. Tu n'as plus autant de moyens qu'avant. Si Aden et Gustus se sont cassés les dents ce n'est pas pour rien…
- Qu'est-ce… que tu proposes ?...
- Six cents mille euros par an pour toi et chacun de tes petits amis présents sur le contrat, suggéra Marcus en détendant légèrement sa prise.
La Donati déglutit : c'était du vol. Marcus devait se faire dix fois plus en une année. Elle repensa un court instant à Clarke qu'elle n'avait même pas embrassée avant de partir. Que pouvait bien faire la rousse en ce moment ? Sans doute sauver une vie au bloc. Cette pensée la fit sourire ce qui ne manqua pas de détendre les doigts de son parrain sur sa gorge.
- Avons-nous un deal ?
- Ça me paraît raisonnable… Acquiesça la brune. La gestion d'un casino… ne nous a jamais intéressée… de toute façon.
- Bien ! Sourit Marcus en relâchant sa filleule qui se mit à tousser.
Lexa se redressa et son regard fut rapidement attiré par le Beretta posé près d'elle. Marcus ne manqua pas ce regard et semblait la surveiller, elle détourna finalement le regard de l'arme.
- Et si tu… m'apportais ces papiers ? Lui demanda t-elle tentant d'oublier la douleur à sa gorge.
- Tu vois que tu sais être raisonnable. Tu dois tenir ça de ta mère.
- Sûrement, répondit-elle en forçant un sourire.
- Luna ! Apporte-moi les papiers de cession de propriété.
La jeune femme claqua des dents près de l'oreille de Raven qui déglutit :
- Comment j'ai pu coucher avec une folle pareille…
Les pupilles de Lexa se déplaçaient de gauche à droite rapidement tandis qu'elle survolait les lignes de texte justifiant la cession de ses parts ainsi que celles d'Anya Zanetti à son parrain.
- Anya doit signer en première.
- Toi la malpolie, amène-toi ! Ordonna Marcus.
- Je refuse de signer ça, dit la Zanetti.
- Anya, la reprit fermement Lexa.
Anya se saisit du stylo hors de prix pour apposer ses initiales sur chacune des pages avant de signer le dernier document. Elle jeta le stylo sur la table de rage avant de se faire éloigner de celle-ci par un homme de la sécurité.
- À toi ma filleule, sourit l'américain.
- Oui, sourit Lexa en se penchant pour signer lentement les pages du document.
- J'ai cru un instant que tu ne redeviendrais pas raisonnable tu sais ?
- Marcus, si je peux être honnête avec toi…
- Oui ?
- Être raisonnable, c'est pour les faibles ! Lança t-elle en retournant le stylo entre ses doigts pour aller le planter dans la main de son parrain.
Marcus hurla de douleur un court instant, relâchant sa vigilance par ce fait, ce qui permit à l'héritière de se saisir du Beretta proche d'elle. Elle retira la sécurité pour mettre en joue son parrain qui tenait sa main droite où le stylo était encore profondément planté.
- Sale garce ! Ça fait mal putain !
- Lâchez vos armes, ordonna froidement Lexa devant les hommes de la sécurité qui la braquait.
Comme ces derniers semblaient hésiter, Marcus réitéra l'ordre de sa filleule :
- Faites ce qu'elle dit bande d'imbéciles !
- Faites-le ou je tue votre patron sous vos yeux, prévint-elle.
Les différentes armes furent délicatement posées au sol. Anya dû arracher celle de Luna car la jeune femme refusait de lui donner la sienne.
Le regard féroce de Lexa se fixa dans celui douloureux de son parrain :
- Maintenant on va parler affaires tous les deux.
Nous revoilà en bas ! Encore un chapitre qui se termine ! Alors vous avez kiffé ? Dites moi tout ! :D J'ai adoré écrire le retour de Gustus en mode mafieux car on le voyait beaucoup en gros nounours auprès de Lexa dans la partie 1... Les moments Gustanya aussi étaient cools... Bon et comme j'ai eu quelques grognements au sujet de la scène Clexa coupée au montage sur l'îlot de la cuisine dans le précédent chap' je vous ai glissé une petite sucrerie dans ce chapitre du coup ;P J'espère être pardonnée !
Alors vous avez été surpris par Marcus ? Il a bien retourné sa veste ce salaud ! J'espère que vous avez kiffé le coup d'éclat de Lexa à la fin, la Donnnnnaaaaa quoi ! :) Dans le prochain chapitre j'introduirai le personnage de Victor Strand qui vient directement de la série Fear The Walking Dead, je trouvais ça intéressant de bosser avec ce personnage dans l'Héritage !
Allez, à dans 3 semaines pour le chapitre 29 ! À bientôt !
