Hello ! :D Voilà le chapitre 31 ! Merci pour vos retours, follows et favs, ils me donnent le sourire chaque jour ! :) Je me demande parfois si je continuerai à écrire une fois l'Héritage terminé... C'est que c'est du boulot ^^ Enfin... je vous tiens au jus... Il y a un OS en préparation pour cet été que je posterai sans doute entre deux chapitres de l'Héritage... Je suis partie sur tout autre chose que prévu... Allez je n'en dis pas plus !
Merci à doubi et MagRD pour la relecture, toujours au top vous deux !
Angelye : Heey ! Merci pour ton retour ! Je dois t'avouer que je m'embrouille moi même dans les dates xD Du coup je préciserai la date de publication pour le 32 en fin de page ! Oulaa ne pas sous estimer Victor tout de même ;) Eh oui Gugus le retouuuur ! J'avais hâte de le faire débarquer à nouveau ! Oui Gustus et Anya ont une relation un peu sauvage et vulgaire au grand damne de Gustus mais c'est cette femme qu'il aime :) À bientôt !
Morgane : Heyy ! Merci de ton retour ! :D Héhé merci pour tes compliments! J'ai adoré écrire la scène du port, je voulais vous tenir en haleine et c'est réussi visiblement ! À bientôt :)
Manoukette : Heey ! Aïe ma pauvre ! Je sais ce que c'est les déménagements et la tension au boulot ! J'espère que ça s'est amélioré depuis ton retour :) Je suis contente d'avoir pu t'aider à te détendre à travers cette lecture même si c'était un chapitre tension :P Ouiii Gugus est de retour ! Pfoua oui mais bon costaud ce qu'elle a eu comme césarienne xD Je fais pas médecine alors j'ai du me documenter un minimum :P Pas de zombie pour ce coup xD Haha oui les Griffin qui débarquent à l'improviste ! A bientôt !
Bonne lecture à vous !
Chapitre 31 : Mauvaise image
Lexa expira lorsque les doigts de la médecin se posèrent sur ses côtes récemment cassées. Clarke leva un bref instant son regard océan sur le visage crispé de sa compagne avant de se concentrer afin d'évaluer approximativement le nombre de jours encore nécessaires au rétablissement complet de la sicilienne. Deux semaines s'étaient écoulées depuis l'arrivée surprise des Griffin, les amenant au mois d'août à une vitesse fulgurante. La Donati sursauta légèrement sous un appui de sa compagne ce qui lui tira une double grimace.
- Désolée, s'excusa Clarke.
- Alors ?
- Sur une échelle de 1 à 10 ? Demanda la médecin sachant que finir la phrase n'était pas nécessaire vu le nombre de fois qu'elle l'avait posée à son amante.
- Je dirais 5.
- J'aime quand tu es rationnelle mon amour, sourit la rousse avec un baiser sur l'épaule dénudée de la sicilienne.
La Donati lui offrit un sourire amusé : elle avait tenté de minimiser la douleur le soir même où Clarke l'avait auscultée afin de ne pas l'inquiéter mais cela lui avait valu des appuis moins doux que ceux de ce matin.
- Continue à prendre tes anti-inflammatoires d'accord ? Tes côtes devraient être remises d'ici une petite semaine. Elles sont en train de se consolider, indiqua la rousse en se levant pour se diriger vers la commode de leur chambre.
- Bien Docteur Griffin... Sourit la sicilienne en se levant à son tour du lit pour aller poser ses mains sur les hanches de sa compagne.
Clarke souffla de plaisir en sentant les lèvres de Lexa contre son cou. La brune portait une simple serviette de bain nouée autour de ses hanches. Elle avait laissé son buste à l'air afin de faciliter l'auscultation.
- Je pourrai bientôt te refaire l'amour...
- J'ai hâte... Confia la rousse tandis que des frissons naissaient sur sa peau recouverte d'un simple débardeur.
La médecin avait été catégorique au sujet des relations intimes. Tant que les côtes de la brune ne se seraient pas remises, elles éviteraient de faire l'amour afin de ne pas fragiliser de nouveau les os de Lexa. Cela avait peu enchanté la Donati mais elle avait accepté car la douleur lors des premières semaines avait été très virulente. Elle avait échappé de peu à des piqures plus efficaces que les anti-inflammatoires que Clarke lui avait prescrit.
- Il faut que je me prépare pour aller travailler... Ça ira avec mes parents ?
- Ne t'en fais pas, ils font leur petite vie de touristes... Ilian est avec eux pour les protéger et les guider dans Syracuse et ses alentours. Maintenant que la situation a été clarifiée ils ont l'air plus confiant.
- Oui... Une conversation pas très évidente mais pourtant nécessaire. Je pensais qu'ils seraient plus inquiets que ça...
- C'est sûr que si nous n'avions pas omis de parler de la partie où j'ai dirigé la Mafia je pense que tu serais déjà de retour aux Etats-Unis, enfermée à double tour dans ta chambre d'adolescente, sourit doucement la brune.
L'idée ne manqua pas de faire rire la médecin qui souffla :
- Je n'aime pas leur cacher des choses mais ils n'ont pas besoin de savoir ça... Ça aurait été en effet la goutte qui aurait fait déborder le vase. Tu as vraiment su choisir les bons mots.
Les Griffin avaient su attendre après le retour des deux jeunes femmes que la nuit passe avant d'avoir une discussion sérieuse sur leur vie actuelle. Jake avait été le premier levé aux aurores et avait eu du mal à se contenir jusqu'au réveil de sa fille et de sa compagne. La petite famille s'était finalement installée dans le salon autour d'un petit déjeuner copieux pour avoir une grande discussion. Lexa avait su diriger et contrôler la conversation avec une facilité sans nom et Clarke s'était faite la réflexion que la brune était une très bonne tacticienne aussi bien oralement que sur le terrain. Cela ne l'étonnait plus qu'elle ait réussi à lui cacher son secret pendant plusieurs mois. Si les mensonges de Lexa la faisaient à présent bondir au quart de tour, ils avaient été nécessaires afin de rassurer ses parents. De plus, si elle devait être véritablement honnête, Lexa n'avait pas réellement menti : elle avait omis de divulguer certaines informations notamment sur son implication propre au sein de la Mafia.
Les parents de Clarke savaient à présent que la Donati était l'héritière d'une famille de mafieux et qu'elle s'était brouillée avec son demi-frère cadet Aden Donati qui contrairement à elle, avait décidé de suivre le chemin obscur de son grand-père Titus Donati, ancien parrain de la Mafia italienne. Ce refus d'héritage mafieux lui avait valu nombres de menaces et tentatives d'assassinat parallèlement à une enquête policière de la cellule anti-mafia durant plusieurs mois. Finalement blanchie et protégée par les forces de l'ordre, les choses s'étaient calmées durant presque deux ans mais l'arrivée de Clarke dans sa vie avait finalement ravivée une flamme de haine dans les Familles. La brune expliqua pourquoi elle avait souhaité cacher sa relation avec la médecin ce qui n'avait pas manqué d'émouvoir les Griffin qui s'étaient montrés plein d'empathie à l'égard de cette jeune femme forte et n'ayant pas été gâtée par le destin depuis sa naissance. Leur relation finalement découverte au grand jour avait permis aux grandes familles mafieuses cherchant à s'emparer des entreprises de la sicilienne afin de blanchir de l'argent de faire pression sur les jeunes femmes. Suite à une énième tentative d'assassinat lors d'un gala ayant presque mis dans la tombe l'homme que Lexa considérait comme son père adoptif, elle avait proposé à Clarke de fuir la Sicile pour s'engager dans un tour du monde où la médecin et elle pourraient apporter leur aide aux plus démunis tout en prenant le temps de se reconstruire car entre cachoteries et mensonges, elles ne se faisaient plus confiance. La gestion des entreprises et autres possessions de la brune avait été confiée à la notaire de sa famille qui avait veillé au bon fonctionnement de ces dernières durant l'absence de l'héritière Donati. Après deux ans, Clarke et Lexa avaient finalement décidé de revenir alors qu'elles venaient de boucler leur tour du monde pour donner une nouvelle chance à la région italienne ainsi qu'à leur relation qui battait sérieusement de l'aile du fait de leur éloignement avec la Sicile. Elles s'étaient accordées sur l'idée qu'elles voulaient toutes deux accomplir de grandes choses sur cette terre qui les avait faites se rencontrer et vivre une relation palpitante et passionnelle depuis leur première rencontre à l'hôpital au chevet de Becca Giordano qui avait été victime de la violence dont pouvait faire preuve la Mafia Italienne.
- Lex' ? Appela Clarke, voyant la brune plongée dans ses pensées depuis une bonne minute.
- Hm ?
- Non pas que l'idée de rester contre toi des heures me dérange mais il faut vraiment que je me prépare pour aller travailler, sourit la rousse avec une caresse sur le bras droit de sa compagne qui avait toujours ses mains sur ses hanches.
- Pardon... Je repensais à la discussion avec tes parents...
- Ne te tracasse pas, tout était parfait. Il ne te reste plus qu'à leur annoncer que tu m'as demandée en mariage sans avoir eu l'autorisation du Général en chef Jake Griffin, plaisanta Clarke.
- Moque-toi... S'amusa la brune.
Clarke avait retiré sa bague de fiançailles pour aller chez Victor et ne l'avait pas remise ensuite à la demande sa compagne qui voulait annoncer la nouvelle aux Griffin elle-même.
- Tu devrais te dépêcher d'ailleurs, mon annulaire me démange… Il réclame sa bague...
- Je pensais leur annoncer lors de l'anniversaire d'Octavia.
- C'est une bonne idée... D'ailleurs, tu pourras appeler Raven pour le cadeau ?
- Oui ne t'en fais pas.
- Je ne sais pas où je vais trouver le temps d'aller chez le traiteur, le coiffeur et...
- Le coiffeur ?
- Mes cheveux ont bien besoin d'un rafraichissement avec tout le stress de ces derniers temps...
- Tu vas retourner voir cette Niylah ? Questionna non sans une pointe de jalousie l'héritière.
- Qui d'autre ?
Voyant le visage légèrement agacé de sa compagne, Clarke ne put s'empêcher de rire.
- J'irai avec Octavia, elle me surveillera.
- Ce n'est pas toi qu'il faut surveiller mais cette coiffeuse...
- Je pensais à revenir à ma couleur naturelle, confia la médecin pour détourner le sujet.
- Ah oui ? Répondit la brune, visiblement enchantée par cette idée.
- Ça te plairait ?
- Même si le rouge te va vraiment bien, je dois avouer que je suis tombée amoureuse d'une jolie blonde au caractère bien trempé...
- C'est noté, sourit l'américaine. D'ici la fête d'anniversaire, tes côtes seront presque remises...
- N'en dis pas plus... Soupira Lexa à son oreille en allant passer ses mains sur le ventre de la rousse sous son débardeur.
- Et toi ne t'aventures pas plus loin au risque de t'engager pour trois semaines de convalescence supplémentaires... Répondit sur le même ton la rousse qui sentait son bas ventre se réchauffer.
Lexa se détacha à contrecœur de sa compagne. Elles s'embrassèrent chastement avant de vaquer à leurs occupations respectives.
Les doigts serrés sur son portable, Aden Donati attendait que son interlocutrice décroche : Ontari ne lui répondait plus depuis l'annonce de sa grossesse. Il avait appris qu'elle était retournée à Rome dès le lendemain ce qui l'avait mis dans une colère sourde. Il avait préféré ne pas la recontacter tout de suite au vu de la tension entre eux et avait ensuite été soit trop occupé par ses affaires soit il tombait directement sur la messagerie de l'héritière des Barzetti. Evidemment, la mère de la brune ne l'avait nullement conseillé ni aidé pour se faire pardonner. Dans ces moments-là, il avait pensé furtivement au bien que lui faisait les entretiens avec la petite amie de sa sœur : Clarke avait toujours été de bons conseils mais il se voyait mal la contacter au vu du froid régnant entre Lexa et lui. Il se refusait l'idée de laisser un message mais il allait bien être obligé...
« Bonjour vous êtes bien sur la messagerie de Ontari Barzetti, merci de prendre contact ultérieurement ou de laisser un message après le bip sonore. Biiiip... »
Un soupir agacé échappa au blond qui se décida finalement :
- Ontari écoute... Ça fait deux semaines maintenant que tu filtres mes appels... Je comprends que mon comportement t'ait bouleversée, c'est vrai j'ai agi comme un connard... J'aimerai que l'on discute tous les deux et vu que tu n'es pas décidée à me répondre je vais tout simplement venir à Rome. Je prends le premier avion. A tout à l'heure... Je t'aime.
Le Donati raccrocha et se dirigea avec sa canne jusqu'à son armoire pour sélectionner jean et chemises blanches qu'il jeta négligemment dans une valise déjà présente sur le lit. Alors qu'il préparait sa trousse de toilette, il entendit son portable personnel sonner. Son coeur se mit à battre à tout rompre en lisant le nom qui s'était affiché : Ontari. Il décrocha rapidement :
- Ontari ! Bon sang enfin tu décides de m'appeler !
- Désolée Aden... C'est juste que...
La voix de la brune se coupa, elle semblait mal à l'aise, au bord des larmes.
- Ecoute-moi Ontari... J'arrive d'accord ? On va discuter tous les deux calmement...
- Je ne sais pas quoi faire Aden...
- Que veux-tu dire ?...
- Je devrais peut-être avorter... Ce bébé n'est peut-être pas une bonne idée...
Le cœur du blond se serra à la proposition.
- Non ! Ne fais pas ça... Ecoute... J'arrive. D'ici deux heures je suis à Rome près de toi. Je t'aime. J'ai mal réagi je le sais... Ontari, est-ce que tu me fais confiance ?
- Oui...
- Alors attends-moi.
- D'accord...
- Je t'aime, à tout à l'heure.
- A tout à l'heure...
- Écoutez-moi bien Charles ! Vous avez intérêt à faire abandonner les charges contre Quint ! Enragea Nia en faisant les cents pas dans son salon.
La voix du commissaire resta calme malgré les hurlements de la matriarche :
- Nia avec tous le respect que je vous dois, je gère des dizaines d'équipes dont la cellule anti-mafia qui est loin d'être composée de bleus. Ça fait des années qu'ils cherchent à coincer du mafieux. Soyons honnête la piste d'Aden Donati prend trop de temps et la plainte déposée par Lexa Donati à l'encontre de votre homme de main à de quoi occuper ces hommes. Quint fait l'objet de nombreuses inculpations qui ont toutes été abandonnées jusqu'ici du fait de la pression que vous exercez sur les victimes mais Lexa Donati...
- Je me fous de ce que cette sale lesbienne a dit à la cellule anti-mafia ! Quint doit être près de moi ! J'ai perdu Diego lors de cette attaque ! Que fait la cellule anti-mafia à ce sujet ?!
- Elle enquête évidemment... mais jusqu'ici les témoignages sont en faveur de Lexa Donati qui a été attaquée sur le port... Elle a été violemment battue par Quint, ses gardes du corps ont identifié ce dernier. Le corps de Diego a malheureusement disparu... Sans doute des alliés de la Donati se sont chargés du nettoyage avant l'arrivée des forces de l'ordre.
- Inadmissible ! Vous n'êtes qu'un bon à rien Charles ! Je vous assure que si vous ne faites pas abandonner les charges contre Quint d'ici trois jours, je me chargerai de passer un coup de fil anonyme pour déclarer les pots de vin que vous touchez de la part de la Mafia !
- Nia ne...
La matriarche ne le laissa pas terminer puisqu'elle jeta de rage le téléphone contre le carrelage qui se chargea de faire voler en éclat l'appareil. Elle hurla de frustration et tourna la tête en entendant un bruit de roulettes. Elle s'avança rapidement pour voir arriver Aden en train de tirer une valise à roulettes, Artigas sur ses talons : que pouvait bien faire ce petit merdeux ?!
- Aden Donati ! Cria t-elle pour le stopper.
- Je n'ai pas le temps, répondit-il en continuant son chemin mais Nia vint rapidement se mettre devant lui.
- Je peux savoir où tu comptes aller ?!
- Je pars pour Rome. Ma femme m'attend.
- Tu ne bouges pas d'ici ! Que crois-tu ?! Maintenant que tu as laissé ta lesbienne de sœur revenir et s'installer tranquillement, toutes nos affaires virent au rouge ! Pas le temps de flirter, tu dois défendre nos territoires et t'occuper des élections !
- Je me branle de tes élections Nia, Gilliberto n'est qu'un incapable tout comme toi qui n'es qu'une sale garce ! Ma sœur n'a qu'à se faire élire, ça m'est bien égal. La seule chose que je dois faire maintenant, c'est rejoindre Ontari car elle a besoin de moi !
Un hurlement de rage s'échappa de la gorge de la Barzetti tandis que son visage virait au rouge. Aden se raidit soudainement : il n'avait jamais vu la matriarche dans cet état et avec la trahison de Gustus Giordano qui était un pilier à lui tout seul de sa garde rapprochée, il ne pouvait pas être plus en danger au sein de la maison Barzetti. Il aurait dû mesurer ses mots mais il était à présent trop tard. Il sentait qu'Artigas commençait à monter en pression à ses côtés.
Nia fixa le Donati froidement :
- Je t'interdis de passer la porte d'entrée de cette maison Aden Donati.
La mâchoire du blond se crispa et son regard vert s'assombrit :
- A ce que je sache je suis majeur et libre de mes droits. J'ai un rôle à remplir auprès d'Ontari qui est ma femme...
- Ontari n'a pas besoin d'un handicapé comme toi ! Trancha finalement la matriarche.
L'insulte fit tiquer le blond qui serra sa main sur sa canne à s'en fait blanchir les jointures. Il aurait bien évidemment souhaité se débarrasser de la Barzetti pour un tel affront mais il n'en était pas en mesure à l'heure actuelle : Nia avait le double de gardes du corps et il voulait quitter au plus vite cette maison en compagnie de son dernier allié.
- Oh... Je t'ai blessé on dirait mon petit Aden ? Que crois-tu ? Que je t'ai vraiment apprécié depuis ton arrivée au sein de cette famille ? Non. J'avais simplement besoin d'une marionnette portant le nom de Donati pour manipuler les alliés de ta sœur afin de prendre moi-même le contrôle de la Mafia italienne. Les Donati ont eu leur heure de gloire trop longtemps à mon goût ! Et tu m'as coûté bien assez cher comme ça avec ta gestion catastrophique !
- S'il y a bien une chose qui ne me surprend pas de ta part Nia c'est que tu es bien incapable d'aimer quelqu'un d'autre excepté toi-même donc non je ne souffre pas. Par contre ce qui m'agace au plus profond de moi c'est la façon dont tu traites Ontari qui est pourtant ton dernier enfant en vie puisque tu as été assez vicieuse et folle pour tuer de tes propres mains ton fils ! Je te jure que je ne te laisserai pas toucher ne serait-ce qu'à l'un de ses cheveux tu m'entends ?!
Un sourire s'étira sur les lèvres de la Barzetti qui confia :
- Il est vraiment temps que je me débarrasse de toi petite vermine... Ontari sera en colère mais elle comprendra le moment venu les plans que j'ai pour elle.
- Je ne te laisserai pas l'approcher ! C'est ma femme, tu n'as aucun droit sur elle !
- Mon pauvre petit... Dans quels bras est-elle venue se consoler selon toi lorsque tu l'as rejeté à propos de l'enfant qu'elle porte ? S'il y a bien une chose qui me surprendra toujours chez ma fille c'est l'amour étrange qu'elle porte à un raté comme toi. Ta sœur a beau être une sale lesbienne d'emmerdeuse, elle a du talent je dois le reconnaître...
Le visage d'Aden se décomposa : il n'avait pas pensé un instant que sa compagne soit allée se confier à sa mère au sujet de leur enfant à venir. Il comprenait maintenant pourquoi la brune s'était enfuie aussi vite à Rome et avait filtré ses appels : Nia ne devait pas être toute blanche à ce sujet, elle avait une grande influence sur sa fille. Il fallait qu'il lui parle au plus vite... Il se mit à reculer mais se fit arrêter par l'un des hommes de main de Nia.
- Ne me touche pas sombre imbécile ! Je suis ton Don !
- Ne touche pas le Don ! Répéta Artigas en mettant la main sur son arme, prêt à dégainer.
Un rire s'échappa de la gorge de la matriarche des Barzetti à cette réplique. Artigas pointa alors son arme sur la soixantenaire mais un autre garde du corps lui tira une balle en pleine tête qui éclaboussa de sang et de cervelle le visage d'Aden qui hurla bien qu'un son strident lui vrillait à présent le tympan droit :
- NON ! Artigas ! Pourquoi ?! Enragea le blond en se débattant furieusement comme il le pouvait malgré sa jambe paralysée.
- Lâchez-le. Pour ce qui est d'Artigas, je n'ai pas besoin de ce petit con capable de semer des graines de révolte dans mes rangs... Sourit vicieusement Nia. Abattez Miller lorsque vous le trouverez, ordonna-t-elle sèchement. Vous m'apporterez la tête du Giordano et de sa famille lorsque vous les retrouverez ! Diego a été tué par ce sale traitre et à cause de lui Quint est obligé de se terrer comme un rat !
- Bien Dona Barzetti.
- Artigas... Souffla Aden, anéanti en se laissant tomber au sol près du corps sans vie de son ami.
Le jeune homme avait fait sa scolarité avec lui avant que sa sœur ne lui propose de se faire former pour devenir un homme de main. Il l'avait toujours défendu et lorsqu'il avait dû faire un choix, il avait été le premier à le rejoindre et le respecter. Ils se confiaient quasiment tout et il avait été abattu comme un vulgaire chien... La colère et l'injustice battaient ses tempes et il allait se relever, prêt à sauter à la gorge de celle qui avait orchestré l'assassinat de son meilleur ami mais un coup de pied en plein dans les côtes lui coupa le souffle et le fit rouler à quelques mètres d'Artigas.
Aden se releva difficilement :
- Mettez-moi ce bon à rien à la porte, il ne m'est plus d'aucune utilité à présent...
- Nia ! Je te tuerai ! Hurla le blond, plein de haine.
On le traîna de force jusqu'au palier immense de la maison Barzetti avant de lui faire dégringoler les escaliers avec un nouveau coup de pied. Il eut tout juste la force de se lever pour monter dans sa voiture de sport personnelle : il devait retrouver Ontari au plus vite. Il se saisit des clés cachées sous le pare soleil conducteur et démarra le moteur du coupé sport rouge vif avant de faire crisser les pneus sur le gravier et quitter la propriété Barzetti dont le portail était ouvert. Heureusement cette voiture était parfaitement adaptée pour lui du fait de la présence d'une boîte automatique. Il composa grâce à l'ordinateur de bord le numéro de sa compagne mais il tomba sur la messagerie :
- Ontari j'arrive pour Rome ! Quoique te dise ta mère ne la croit pas ! Tu m'entends ?! Rappelle-moi dès que tu peux !
Nia observa le coupé rouge disparaître vers le centre-ville de Syracuse et se mit à sourire. Elle claqua des doigts et l'homme ayant jeté le Donati dehors lui tendit alors un portable prépayé. Elle composa un numéro connu de tous :
- Police de Syracuse j'écoute ? Répondit la voix d'un homme.
- J'aimerai signaler la présence d'un coupé rouge vif qui met en danger les citoyens. Il roule extrêmement vite et a manqué de me renverser.
- Avez-vous une position approximative Madame ?
- Je me promène sur les hauteurs de l'île mais il semblait se diriger vers le centre-ville je pense... Vu l'allure où il roule, il devrait l'atteindre dans moins de trois minutes Monsieur l'agent.
- Très bien, je transmets à une patrouille. Puis-je avoir votre nom Madame ?
- Non je préfère rester anonyme... Je crains pour ma vie avec la Mafia... Désolée... Je m'en remets à vous.
Elle ne laissa pas le temps à l'agent de répondre et raccrocha. Elle cassa le portable prépayé avant de le donner à un de ses hommes de main pour qu'il s'en débarrasse :
- Vous avez mis la drogue et l'argent du fourgon dans la voiture comme je vous l'avais dit ?
- Tout a été fait comme vous le souhaitiez Dona Barzetti. Tout est dans le coffre depuis la semaine dernière.
Un sourire malsain se dessina sur le visage de la matriarche : voilà de quoi occuper suffisamment la cellule anti-mafia et ainsi détourner l'attention sur Quint.
Le souffle de la brune était chaotique et des gouttes de sueur parcouraient sa peau hâlée : Raven était en pleine séance de musculation sur la terrasse de leur duplex. Elle sautait à présent à la corde à sauter : ces dernières semaines avaient été bien plus calmes du fait de la convalescence de Lexa et elle devait avouer que ça ne lui faisait pas de mal car depuis l'attaque du port, ses nuits étaient agitées. Elle n'avait aussi pas fait l'amour depuis plusieurs mois maintenant et l'abstinence commençait à lui peser d'où le besoin de faire beaucoup de sport. Elle se masturbait bien évidemment mais elle le faisait surtout lorsqu'Octavia était loin du duplex car elle avait tendance à jouir en pensant à la jolie Blake : plus d'une fois le prénom de cette dernière lui avait échappé au moment de l'orgasme ce qui n'avait pas manqué de la troubler. Elle avait vraiment un besoin fou de s'occuper l'esprit car à l'heure actuelle elle était une vraie bombe nucléaire sur le point d'exploser. Elle ralentit au fur et à mesure la vitesse de ses sauts pour finalement arrêter et terminer sa séance par des étirements afin d'éviter les courbatures.
- Rav' ! Appela la voix d'Octavia depuis l'intérieur.
- Hm ?
- Est-ce que tu saurais percer un mur ?
- J'imagine oui puisque je bricole tout le temps au garage. Pourquoi ?
Octavia sortit finalement pour faire face à la mécanicienne. Ses yeux ne purent s'empêcher de s'aventurer sur la peau luisante et bronzée. La latina avait un physique vraiment attrayant et elle ne portait qu'un short moulant et une brassière de sport en guise de vêtements.
- Eh bien... J'ai acheté une belle étagère pour Matteo... Si tu pouvais me la monter et l'installer ? Je n'ai pas envie de demander à Bellamy... Ça risque de prendre dix ans...
- Pas de problème. Laisse-moi prendre une douche et je te fais ça, indiqua Raven.
- Merci tu es un ange ! Sourit la secrétaire en allant embrasser la joue de cette dernière.
- Ah ! Je suis toute poisseuse O' ! Râla la brune.
- Ça ne me dérange pas, sourit la Blake. C'est plutôt sexy en fait !
Un silence suivit l'aveu en plus d'un haussement de sourcil pour la mécanicienne. Octavia fit une moue gênée avant de dire :
- Hm... Bon je te laisse je vais aller travailler. Ne t'inquiète pas si tu ne me vois pas avant 20h ce soir, je vais chez le coiffeur avec Clarke.
- Ok, sourit la brune. Tu veux que je vienne vous chercher ?
- Non, Camillo s'en charge mais c'est gentil. Repose-toi ! Matteo sera avec nous ce soir.
- Ah ?
- Lincoln a accepté de me le laisser ce weekend même si c'est sa semaine pour qu'il soit à mon anniversaire.
- Super ça ! C'est vraiment cool que vous vous soyez séparés en bons termes.
- Oui je n'ai rien à lui reprocher de ce côté-là, sourit la Blake. A ce soir ?
- Oui à ce soir… Ah et ton étagère sera installée !
- C'est vrai ce mensonge ?
- Claro que si ! S'amusa la mécanicienne ce qui ne manqua pas de faire sourire sa colocataire qui partit en répétant les quelques mots espagnol.
Raven fila sous la douche alors qu'Octavia partait avec sa Jeep vers l'hôpital. Lorsqu'elle en sortit, elle consulta son portable et put lire le mail de Lexa :
" Bonjour Raven,
J'ai contacté l'éleveur comme convenu, il est au courant de ton passage demain matin. Je l'ai déjà payé. Je te laisse gérer le choix et la livraison." Lexa Donati-Woods
En guise de réponse, la mécanicienne envoya un gif humoristique d'une femme en plein cunni avec ses deux pouces en l'air. Elle se mit à rire en imaginant la tête de Lexa devant, Wick avait bien fait de lui montrer cette application...
Lexa tourna la tête en entendant son téléphone émettre une sonnerie discrète, signe qu'elle avait un message : son visage se décomposa devant l'image animée que venait de lui envoyer Raven. Elle pinça les lèvres et effaça rapidement le message.
- Un problème Lexa ? Demanda la mère de Clarke en remarquant la tête de la brune.
- Non du tout, je ne comprends juste pas l'humour d'une amie... Vous la rencontrerez demain d'ailleurs...
- C'est celle qui s'appelle Raven ?
- Tout à fait. Qu'avez-vous prévu aujourd'hui ?
- Rien, Jake souhaite se reposer donc nous allons simplement profiter de la piscine je pense.
- Lexa ?
- Oui Jake ? Répondit la Donati en tournant la tête pour voir le père de Clarke arriver en short de bain avec un t-shirt.
- J'ai cru comprendre que Clarke souhaitait passer par un traiteur pour la fête de demain ?
- C'est exact pourquoi ?
- Je voulais me proposer pour faire la cuisine plutôt.
- Vraiment ? S'étonna la brune.
- Je cuisine bien mieux que ma Princesse, se moqua gentiment l'ingénieur. Ma fille n'a pas hérité de mes dons de cuisinier malheureusement mais plutôt ceux de sa mère...
- Qu'est-ce que ça veut dire ? Rit Abby.
- Que tu sais sauver des vies mais pas de la nourriture !
La boutade eut le mérite de faire rire tout le monde.
- Tu me prêterais ton SUV pour que nous allions faire des courses ?
- Evidemment Jake, je vais demander à Ilian de vous accompagner.
- Non pas besoin.
- J'insiste Jake avec ce qu'il s'est passé récemment... Maintenant que vous connaissez l'histoire... Je préférerai... Nous pouvons même commander en ligne...
- Je serais plutôt d'avis d'aller acheter des produits frais chez des commerçants locaux. Au vu de l'heure, ils ont dû être livrés.
- J'imagine oui... Si Ilian vous accompagne je serai tout de même plus sereine. Vous êtes mes beaux-parents et...
Jake tiqua immédiatement :
- Beaux-parents ?
Lexa se mordit légèrement la lèvre devant la bourde qu'elle venait de faire. Abby semblait amusée de la situation : Clarke lui avait-elle dit ?
- Jake enfin, c'est normal que Lexa nous considère comme ses beaux-parents, elle est en couple avec Clarke depuis bientôt quatre ans.
- Tout à fait... Assura la brune en masquant rapidement sa gêne.
- Oh. Je vois, sourit finalement le Griffin.
- Je vais appeler Ilian, indiqua la Donati pour échapper à un nouvel interrogatoire.
Lorsque la sicilienne eut quitté le salon, Abby ne put s'empêcher de rire en frappant doucement son compagnon :
- Tu es vraiment un horrible personnage Jake !
- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça, sourit l'ingénieur.
- Tu as fait exprès de relever le lapsus de Lexa alors que je t'ai tout de suite dit qu'elles allaient se marier...! J'ai surprise Clarke en train d'admirer sa bague l'autre jour.
- Et alors ? J'ai bien le droit de jouer le beau-père terrifiant non ?
- Tout de même...
- Elles nous ont fait tourner en bourrique deux ans et demi avec leur tour du monde, à mon tour de m'amuser un peu.
- Tss...
Les Griffin se regardèrent d'un air complice avant d'aller se préparer pour aller faire quelques courses.
Aden appuyait son pied valide sur l'accélérateur sans vraiment se rendre compte qu'il dépassait largement la limitation de vitesse autorisée depuis qu'il avait quitté la villa Barzetti. Il avait traversé rapidement le centre-ville et empruntait à présent une voie rapide qui le mènerait à l'aéroport. Il se passa une main sur le visage en regardant furtivement son reflet dans le miroir conducteur : son visage et ses cheveux portaient encore les éclaboussures du sang d'Artigas. Il tenta d'attraper une lingette dans la boîte à gant ce qui lui fit faire un écart sur la route à plusieurs reprises.
- Et merde ! Grogna t-il. Dégage, toi !
Il donna un nouveau coup de volant pour doubler brusquement une voiture blanche qui ne roulait pas assez vite à son goût. Il réussit finalement à attraper une lingette et s'essuya le visage rapidement : il ne pouvait pas débarquer à l'aéroport dans cet état.
Le moteur de la voiture ronfla en prenant encore plus de vitesse mais soudainement deux motards gyrophare et sirènes allumés déboulèrent d'une voie d'insertion et lui firent signe de se mettre sur le bas-côté.
- C'est pas le moment ! Fais chier ! Enragea t-il.
Il réfléchit, pesant le pour et le contre : s'il ne s'arrêtait pas, il aurait rapidement tous les flics de Syracuse aux fesses et il lui serait impossible de prendre l'avion alors qu'au contraire s'il s'arrêtait, il pourrait jouer au jeune con intrépide qui accepterait de se prendre une prune salée. Aussi, son visage n'était pas inconnu, il pourrait peut-être avoir un passe-droit contre quelques billets…
Il activa finalement son clignotant pour se rabattre et s'arrêter à la sortie d'une station essence que les policiers lui indiquèrent. Il coupa le moteur et attendit que les deux hommes en uniforme s'approchent de lui :
- Clés sur le toit et mains sur le volant ! Ordonna le premier agent.
Aden s'exécuta bien que la colère rugissait en lui.
- Descendez lentement du véhicule maintenant.
- Écoutez Monsieur l'agent…
- Descendez du véhicule ! Le coupa le premier.
- Nous avons intercepté le véhicule correspondant à la description. Intervention en cours, indiqua le second policier dans son talkie.
L'héritier Donati ouvrit lentement sa portière pour descendre mains en l'air en signe de bonne foi. Les deux agents le dévisagèrent, le reconnaissant rapidement.
- Écoutez Messieurs, je suis sûr qu'il y a moyen de s'arranger entre nous… Je suis d'accord je roulais vite mais… Dit-il en s'appuyant sur la carrosserie de sa voiture pour tenir l'équilibre.
- S'arranger ? Questionna l'agent.
- Dans mon portefeuille, je dois avoir deux beaux billets de deux cents euros… Ils sont à vous si vous fermez les yeux… Expliqua t-il en tentant de récupérer son portefeuille dans sa poche arrière de jean.
- Ne bougez pas !
- Qu'est-ce que vous avez sur le visage et les cheveux ? Questionna le second en remarquant la couleur rouge essuyé à la va vite.
- Très bien… Et si nous augmentions ? Vous me donnez vos noms et je vous fais un chèque ici même ou un virement. Votre prix sera le mien. Écoutez ma femme m'attend à Rome, elle est enceinte et… Tenta le Donati en esquivant la question du policier.
Les deux agents se jetèrent un regard silencieux devant la proposition avant que le plus âgé ne reprenne durement :
- Tentative de corruption envers un agent des forces de l'ordre ça va vous coûter bien plus cher qu'une simple amende pour excès de vitesse ! Allez on l'embarque ! À genoux !
- Non ! Écoutez-moi bordel de merde ! S'énerva le blond en donnant un coup d'épaule au premier agent ce qui lui valut un coup de taser électrique qui le laissa à terre, grognant de douleur.
- Central, envoyez-nous une voiture pour embarquer le chauffard.
Tandis qu'Aden était groggy par la décharge électrique, il entendit vaguement l'un des deux agents s'exclamer :
- Putain de bordel de merde Angel ! Regarde ce que ce mec transporte dans son coffre ! Il y a au moins trente kilos de dope et au moins cent mille euros dans ce sac si ce n'est plus !
- Qu'est-ce que… Marmonna t-il avant de grogner de douleur de nouveau en sentant des menottes lui écorcher les poignets.
- Central, passez-moi le Capitaine Blake, je crois qu'on a ce qu'il attend depuis un moment…
- Bonsoir ! Salua joyeusement la médecin en arrivant par la terrasse de la villa.
Elle avait fait le tour directement par le petit chemin dallé et avait évité ainsi de passer par l'intérieur de la maison. Elle trouva son père devant le barbecue ultra moderne que Lexa avait acheté en sa compagnie pour qu'il puisse faire ses grillades.
- Ma Princesse toute blonde ! Sourit l'ingénieur en tendant sa joue pour recevoir une bise.
- Haha et oui ! Me revoilà blonde ! J'ai hâte de voir la réaction de Lexa pour tout avouer, frémit l'américaine après avoir embrassé son père chaleureusement.
- Il me semble qu'elle n'est pas loin ta sicilienne… Elle était en train de préparer des brochettes de fruits pour le dessert avec ta mère.
- Hm on va se régaler encore ! Je reviens, je ne tiens plus en place…
La blonde sourit et se dépêcha d'entrer par la véranda dans l'espace salle à manger. Lexa était dos à elle et semblait couper des morceaux de pastèques tandis que sa mère était au-dessus de l'évier en train de faire la vaisselle. Elle se faufila discrètement derrière la Donati qui sursauta légèrement lorsqu'elle sentit les mains de sa compagne se poser sur son ventre afin de l'enlacer.
- Bonsoir mon amour…
- Bonsoir, répondit la brune en souriant lorsqu'elle sentit un doux baiser sur sa joue.
- Comment s'est passée la journée ?
- Très bien, et toi ?
- Plutôt calme. J'avais demandé à être aux consultations aujourd'hui. C'est moins impressionnant que les urgences mais ça fait toujours plaisir de revoir ses patients. Tu me donnes un bout de pastèque ? Quémanda la blonde en glissant son menton sur l'épaule de la sicilienne.
De ses doigts fins, Lexa attrapa un petit morceau du fruit rouge et juteux pour l'amener aux lèvres de sa compagne. Elle se tourna pour être sûre de viser juste, aussi se paralysa-t-elle en se retrouvant face à la nouvelle coupe et couleur de sa compagne. Ses yeux verts se teintèrent d'une lueur bien particulière qui n'échappa pas à Clarke : l'effet était réussi visiblement. La blonde avait fait couper ses cheveux au-dessus des épaules et avait demandé à les faire légèrement onduler ce qui lui allait à ravir.
- Ça te plaît ? S'amusa la médecin en attrapant le morceau de fruit entre ses lèvres.
- Beaucoup… Susurra la brune en amenant une main curieuse entre les mèches fines et dorées.
Le regard des deux femmes se chargea soudainement d'un désir irrépressible et elles restèrent à se fixer tout en se dévorant des yeux.
- Bonsoir quand même, se moqua la mère de Clarke.
- Oh bonsoir Maman, pardon ! Rit la blonde.
Lexa s'écarta aussitôt de sa compagne par pudeur et politesse. Elle avait bien cru un instant qu'elle n'allait pas pouvoir se retenir et lui faire l'amour immédiatement. Son bas ventre était en feu.
- Je vais apporter les brochettes à Jake, dit-elle tout bas.
Clarke regarda partir sa compagne tout en se mordillant la lèvre, offrant comme commentaire à sa mère :
- Bon sang que j'aime cette femme…
Abby laissa échapper un rire amusé.
- Je pense qu'elle aussi t'aime beaucoup. D'ailleurs…
- Hm ?
- Quand comptais-tu nous dire que vous alliez vous marier ?
La question eut le mérite de sortir la blonde de ses rêveries :
- Comment tu sais ça ?!
- Je t'ai vu regarder une belle bague l'autre jour quand tu étais dans votre chambre… La porte était ouverte et tu n'as pas fait attention que je passais…
- Ça ne veut rien dire… Se défendit la médecin avec une moue.
- Ma chérie je sais reconnaître une bague de fiançailles…
- Bon d'accord tu as découvert le pot aux roses ! Avoua l'américaine, amusée.
- Ce serait pour quand ?
- J'imagine après les élections municipales… Papa est au courant ?
- Tu penses bien, je ne lui cache rien…
- Comment il a réagi ?
- Plutôt bien étonnamment mais il a décidé d'attendre que Lexa lui demande sa bénédiction…
La médecin pouffa de rire :
- Ça tombe bien : c'est ce que Lexa veut faire… Qu'ils sont vieux jeux tous les deux !
- Tu devrais lui dire, la pauvre… Ton père saute sur la moindre opportunité pour la coincer avec ça…
- Non, c'est amusant de la voir batailler avec lui !
- Tu es encore pire que ton père, s'indigna sa mère, amusée.
- Je plaide coupable, sourit la médecin.
- Les filles ! Appela Jake. C'est prêt ! Vous venez ?
- On arrive Papa !
Un sourire s'étira sur le visage de la sicilienne tandis qu'elle fermait les yeux pour se remettre du délicieux orgasme qu'elle venait de partager avec sa compagne. Les deux femmes étaient allongées sur le lit double de leur chambre et venaient de s'adonner aux plaisirs de la chair malgré l'interdiction donnée dans la matinée par la médecin.
- Tu es une terrible négociatrice… Susurra Clarke en posant de doux baisers dans le creux du ventre de la brune.
- Ou toi, une personne très faible… Cela dépend du point de vue, répondit la Donati, amusée.
Elle sentit les doigts de la médecin venir caresser son buste comme pour vérifier si leur petit caprice ne venait pas de ruiner leur deux semaines d'abstinence.
- Ça te fait mal ?
Lexa sans pour autant ouvrir les yeux souffla :
- Un peu mais je ne regrette rien.
- Je vais te mettre de la pommade ne bouge pas.
- C'est bien l'idée que j'avais en tête… Plaisanta la Donati.
Elle sentit la blonde quitter le lit quelques instants avant de la sentir se remettre à califourchon sur ses hanches. Elle ouvrit les yeux pour contempler la belle américaine qui était totalement nue. Ses mains vinrent rapidement englober ses seins pour les caresser et les masser agréablement.
- Tu es magnifique…
Clarke laissa échapper un léger rire tandis que ses joues rosissaient légèrement : il n'y avait que Lexa pour la faire se sentir si désirable et sexy.
- Ce ne serait pas raisonnable… Chuchota t-elle en commençant à étaler de la crème sur les hématomes de la brune qui étaient jaunâtres à présent tout en allant lécher la peau bronzée.
La phrase eut le mérite de plonger la brune dans un souvenir profondément enfoui en elle, lui faisant perdre son sourire : Costia se plaisait beaucoup à lui chuchoter cette phrase lorsqu'elles se retrouvaient en cachette. Elle se revoyait quelques années auparavant sous la jolie sicilienne, alanguie par le plaisir et se fichant pertinemment des coups de ceinture qu'elle allait recevoir si elle se faisait prendre par son grand-père en rentrant. Costia était rayonnante et riait, c'était l'une des plus belles femmes qu'elle ait jamais connue.
« Lexa ! Lexa ! Aide-moi ! » Cria la voix de Costia à travers son crâne ce qui la fit se contracter. Elle imaginait distinctement sa douce et innocente amie et amante en train de se faire maltraiter et violer par ce monstre portant le nom de Quint Salamenca.
- Je te tuerai… Souffla t-elle durement tandis que des larmes s'échappaient à présent de ses yeux sans qu'elle n'y prête attention.
Elle sentit soudainement des mains sur son visage.
- Lexa ! Lexa ! Qu'est-ce que tu as ? S'inquiéta Clarke qui s'était aperçue que la brune ne s'était pas raidie à cause de ses baisers langoureux sur sa peau.
La Donati papillonna brutalement des yeux ce qui la sortit de ses terribles pensées et fit fuir le cri strident de son ancienne amante de son crâne.
- Clarke… Gémit-elle, effrayée.
- C'est moi ! Lex', qu'est-ce que tu as ? Tu pleures… Je t'ai fait mal ? S'inquiéta son amante.
- Elle est morte… Il l'a tuée… Il… d'horribles choses…
La respiration de la brune se fit haletante et elle sentit comme une pression au niveau de son cœur comme si on lui compressait la poitrine avec force.
- J'ai…mal à… respirer…
- Tu fais une crise d'angoisse… Il faut que tu te calmes… Suis ma voix… Écoute-moi…
La sensation était désagréable et terrifiante mais la voix calme de Clarke qui comptait et lui donnait des directives la fit lentement sortir de cet état d'angoisse. La respiration de la brune reprit un rythme normal après plusieurs minutes d'exercice. Lorsqu'elle retrouva totalement ses esprits, elle se rendit compte que Clarke la couvait d'un œil inquiet.
- Désolée… Souffla t-elle, piteuse.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
- Je…
- Raconte-moi… Je sais que tu m'as caché certaines choses…
De nouvelles larmes vinrent tracer un sillon sur le visage de l'héritière qui vint rapidement se réfugier entre les bras de la médecin.
- Quint a tué et violé Costia… Il me l'a dit lorsqu'il m'a tabassée au port… Depuis que je le sais… mes cauchemars sont revenus et j'entends sa voix me supplier de l'aider…
Les bras de Clarke serrèrent un peu plus fort sa compagne comme pour la rassurer.
- Ils vont l'arrêter Lex'… Cette pourriture aura ce qu'il mérite…
- Clarke… Je me dégoûte… Avoua t-elle.
- Pourquoi ? Tu es la plus belle et généreuse des femmes que je connaisse, toujours à te sacrifier pour les autres…
- Parce que je sens que je n'arriverai pas à rester la personne intègre et droite que je veux être pour toi si je me retrouve face à lui… J'ai fait d'horribles choses lorsque j'étais Dona… C'est comme une part sombre qui attend, tapie au fond de mes tripes que son heure arrive… Mon grand-père avait raison… Je l'ai dans le sang… Je…
- Shhht… Je t'aime. N'y pense pas…
- Je n'y arriverai pas Clarke…
L'héritière se laissa submerger par une profonde tristesse et ses larmes se mirent à couler contre ses joues sans fin. Seule la respiration calme de sa compagne lui permettait de ne pas sombrer.
- Tu y arriveras… Tu y arriveras… Répétait la blonde tout en posant de légers baisers sur la tempe de son amante qui était blottie contre elle.
- C'est vraiment génial de faire ça chez toi Lexa, la remercia de nouveau Octavia.
- Arrête de me remercier Octavia, sourit doucement la brune. C'est ton anniversaire, profite-en pour faire des caprices avec tout le monde.
La Blake lui fit un grand sourire avant de filer rejoindre son fils qui jouait avec Jake Griffin au ballon.
Clarke glissa une main autour de la taille de la Donati comme pour s'assurer que tout allait bien.
- Ça va… Répondit Lexa, comprenant la question silencieuse.
- Tu es sûre ?
- Oui, cette fête d'anniversaire me fait du bien : voir des gens heureux est le meilleur remède qui soit.
- C'est vrai, confirma la blonde en posant un chaste baiser sur la joue de la brune qui portait une fine et jolie robe d'été noire.
Une légère caresse sur les fesses de l'héritière termina de faire sourire cette dernière tandis que Clarke repartait à l'extérieur pour aider sa mère à mettre la table. Il ne manquait plus que Raven et Octavia commençait à redouter le motif du retard de la latina.
- Où est Raven ? Interrogea la Blake une nouvelle fois.
- Je ne sais pas moi ! Rit la blonde. On va finir par vous marier dis-donc, ça fait au moins la vingtième fois que tu la réclames !
- Haha très drôle… Non Clarke sérieux… Ça me fait peur qu'elle ne soit pas là… Vous n'avez rien prévu de fou hein ? Ce petit repas c'est déjà super !
- Qu'est-ce que tu t'imagines ?
- Je ne sais pas… Connaissant le personnage, elle pourrait débarquer avec tout un groupe de strip-teaseurs ! Je flippe grave Clarke !
La blonde éclata de rire ce qui tira une moue à sa meilleure amie.
- Merde ! Je lui avais dit que tu ne voulais pas de strip-teaseurs ! Attends je vais l'appeler…
- Tu m'énerves ! S'indigna la secrétaire en lui collant une petite claque amicale sur les fesses qui n'échappa pas au regard possessif de Lexa.
- Ouh attention, je suis chasse gardée, plaisanta la médecin.
Octavia se contenta de lever les yeux au ciel.
- Bon tu sais quoi ? Je vais te faire penser à autre chose pendant quelques minutes…
- Vraiment ? Merci car je vais exploser là si Raven ne ramène pas ses fesses d'ici deux minutes !
Clarke se dirigea vers la grande table de jardin abritée par des parasols. Elle chuchota quelques mots à l'oreille de sa mère qui sourit d'un air complice. Une bouteille de champagne fut débouchée puis six verres furent remplis. La médecin s'empara de l'un d'entre eux et utilisa une petite cuillère afin de le faire tinter ce qui ne manqua pas d'attirer l'attention de son père qui attrapa Matteo pour le poser sur ses épaules avant de s'avancer vers sa fille.
- Bon je ne sais pas si c'est le bon moment pour ça mais j'ai une annonce à faire avant que nous ne fêtions l'anniversaire de ma meilleure amie Octavia qui est aussi une maman au grand cœur qui mérite d'être heureuse avec la bonne personne…
Un clin d'œil lourd de sens fut adressé à la Blake qui secoua doucement la tête d'amusement.
- Donc je disais que j'avais quelque chose à annoncer avant de faire la fête !...
- Je suis là ! Cria Raven qui semblait être en eau.
- Ah ! Salut Raven ! S'amusa la médecin.
- Salut Chaperon Rouge ! T'es toute belle !
- Chut ! La réprimanda sa colocataire en regardant toute excitée son amie.
Clarke rit nerveusement avant de porter un regard vers Lexa qui la regardait à quelques mètres, bras croisés contre sa poitrine.
- Mon amour…
La Donati arqua un sourcil, attendant la suite.
- Voilà hm… Depuis que je t'ai rencontrée, Lexa, il s'en est passé des choses dans ma vie… Et pour tout avouer… Notre relation n'a pas été toute rose mais si j'ai bien compris une chose après toutes ces années c'est qu'il m'est inconcevable de m'imaginer un instant loin de toi… Je pense que tu vaux mieux qu'une demande à la va vite dans une salle de bain alors… et même si je ne suis pas vieux jeu enfin bref je m'embrouille…
La médecin lâcha son verre de champagne pour récupérer une petite boîte en velours que sa mère lui tendit. Elle s'avança vers l'héritière qui semblait paralysée, la blonde lui offrit une caresse sur le bras pour la détendre avec un murmure :
- Je t'avais dit que je ne te faciliterai pas la vie si un jour on se mariait…
Elle posa ensuite un genou à terre et ouvrit la petite boîte où une jolie bague de fiançailles en or blanc trônait :
- Lexa Donati-Woods veux-tu m'épouser ?
- OH PUTAIN ! Fut la réponse de Raven ce qui ne manqua pas de faire rire l'ensemble des témoins y compris Clarke.
Lexa se mordit la lèvre tandis que ses yeux s'embuaient de larmes de joie :
- Oui... Souffla t-elle, la voix cassée par l'émotion.
Des larmes s'échappèrent rapidement pour créer de nouveaux sillons, des sillons pourtant bien différents de ceux de la veille.
- Oh mon amour ne pleure pas, rit la médecin tout en lui enfilant la bague, touchée par la fragilité soudaine de sa compagne.
Elle vint enlacer la brune avec force ensuite et c'est après une étreinte puissante que les deux jeunes femmes réussirent enfin à s'embrasser amoureusement sous les applaudissements des parents de la Griffin et de leurs deux amies.
- Ciao Bella ! Cria Raven, amusée. Loin du cœur, loin des yeux maintenant ! Je n'ai plus aucune chance de te séduire !
Un rire échappa à Lexa qui avait encore du mal à se remettre de cette demande en mariage si soudaine. Elle essuya ses yeux humides avant de se faire serrer avec force par Jake Griffin qui lui souffla :
- On dit toujours qu'on ne choisit pas sa famille mais sache que nous, nous t'avons choisie Lexa. Je suis fier que tu sois ma belle-fille.
- Merci Jake… Sourit l'héritière en serrant malgré la douleur à ses côtes le père de sa compagne.
- Papa doucement ! Le reprit Clarke, bien que fière de la réaction de son père.
- Laisse-moi féliciter ma nouvelle belle-fille, sourit Abby en poussant son mari à son tour.
Les étreintes et bises durèrent un petit moment avant que Raven ne ramène l'attention sur elle. Matteo était dans ses bras et applaudissait, il avait l'air de beaucoup s'amuser.
- Eh ben quel samedi de folie ! Ben vu qu'on en est à la demande en mariage je tente ma chance hein ! Octavia Blake veux-tu m'épouser ?!
Octavia devint rouge pivoine ce qui fit énormément rire la latina qui enchaîna :
- Mais nan j'déconneeee ! Bon anniversaire à ma super colocataire ! Franchement elle gère tellement ! Tu restes là mon bonhomme ? Tia revient tout de suite ! Elle va chercher le cadeau de Maman !
La mécanicienne déposa le petit garçon au sol qui se mit à courir derrière elle, incapable de tenir sur place alors que l'on parlait de cadeau.
Raven revint les deux bras chargés. L'un portait Matteo qui hurlait de joie tandis que l'autre portait un petit Cane Corso noir bien en chair aux yeux bleus. Le chiot jappait joyeusement tout en léchant allégrement le visage du fils à Octavia.
La secrétaire resta bouche bée mais comprit rapidement ce qu'était son cadeau d'anniversaire et un grand sourire se dessina sur son visage :
- Oh bon sang !
- On s'est dit que c'était un bon compromis vu que Racoon est revenu chez nous, sourit Clarke toujours collée à Lexa dont les larmes avaient enfin arrêté de couler.
- Vous êtes géniaux ! Viens-là toi… C'est un petit mâle ou une petite femelle ?
- Une femelle, sourit Raven en posant Matteo et la chienne qui pesaient leur poids.
- Que tu es belle… Souffla la secrétaire en allant caresser la chienne qui ne savait plus où donner de la tête tant elle semblait heureuse de rencontrer de nouvelles personnes.
- Elle attend son petit nom, l'éleveur fera le nécessaire pour les papiers.
- Hm…
- Je tiens à souffler que Roméo n'a toujours pas de chérie… Dit innocemment Clarke tandis que le chien de garde regardait d'un air intrigué avec la queue frétillante cette petite boule de poils.
- Va pour Juliette alors, rit Octavia. Ça te plaît Matteo ? On l'appelle Juliette ?
- Ouiii ! Juliette ! Répéta le petit garçon ! Maman on a un chien ! Trop bien !
Le déjeuner s'était agréablement bien passé. Tous avaient partagé un excellent moment et ils étaient tout juste en train de couper le gâteau d'anniversaire en ce début d'après-midi. Matteo dormait depuis une bonne heure sur un gros coussin qu'avait sorti Lexa et qu'elle avait mis à l'ombre sous les grands et larges palmiers qui ornaient son jardin. Juliette dormait près du petit garçon, la petite chienne semblait exténuée elle aussi.
Clarke et Lexa roucoulaient amoureusement dans la balancelle en se chuchotant toute sorte de mots doux tandis qu'Abby et Jake s'occupaient de faire le plus gros de la vaisselle n'allant pas au lave-vaisselle.
- C'est vraiment étrange que Bell' ne soit pas venu… Il m'avait promis de lâcher un peu le boulot pour venir manger le gâteau… Râla la Blake en mettant une part dans l'assiette que lui tendait son amie.
- Ne jamais croire un poulet, plaisanta Raven, amusée.
Octavia ne put s'empêcher de rire. Elle souffla à la mécanicienne :
- Est-ce que tu peux aller réveiller Matteo ? Il va être grognon si on le laisse dormir plus longtemps…
- Pas de prob' ! Tia Raven est dans la place ! S'exclama la mécanicienne en allant voir le bambin.
Elle le réveilla gentiment avec quelques caresses sur les bras ce qui lui valut après quelques étirements et grognements, un grand sourire. Matteo tendit ses bras pour que la brune le porte. La latina le ramena à l'intérieur pour aller lui passer un petit gant d'eau fraiche sur le visage et le déposa devant la télévision le temps d'aller chercher ce qu'il lui fallait dans la salle d'eau du bas.
Lorsqu'elle revint avec un gant frais et un verre d'eau, elle remarqua que le petit avait allumé la télévision ce qui la fit rire :
- Alala déjà complètement accro aux écrans !
- C'est tonton ! Cria Matteo en se redressant sur le canapé.
- Hein ?
- Tonton ! Désigna le petit en pointant du doigt l'écran.
La mécanicienne se tourna lentement pour se figer devant des banderoles flashy où défilaient différents textes. Bellamy Blake était en pleine interview, des quinzaines de micros se battant presque pour capter chaque mot que prononcerait le Capitaine de la cellule Anti-Mafia.
« Je suis fier de vous annoncer que la Mafia Italienne n'a qu'à bien se tenir. Après plusieurs années d'enquête nous venons tout juste d'arrêter la tête pensante de cette organisation criminelle qui terrorise l'île depuis des années. Avec Aden Donati hors d'état de nuire, beaucoup d'affaires irrésolues risquent d'être bouclées dans les prochains mois ! »
Le verre d'eau se brisa au sol lorsque Raven le lâcha sans s'en rendre compte :
- Dios Mios !... Murmura t-elle sous le choc. LEXA !
Et nous voilà en fin de chapitre ! Alors qu'en avez vous pensé ? Est-ce que la mise à mort d'Artigas vous a choqué ? :O Doubi et Mag ne s'y attendaient pas du tout ! Aden est dans le gros caca là ! Nia a bien joué son coup ! J'ai beaucoup aimé travailler la sensibilité de Lexa qui est d'habitude une personne forte et sûre d'elle mais la révélation de Quint l'a brisée en quelque sorte et elle craint le pire pour son couple, je voulais vraiment revenir dessus sans pour autant partir dans des flashbacks à rallonge avec Costia (ouiiii j'aime pas les flashbacksss :P). D'où l'intérêt de cette nouvelle demande en mariage cette fois officielle et devant la famille ! Je ne l'avais pas prévue mais elle est venue naturellement au fil de l'écriture donc je l'ai laissé. Clarke aime vraiment sa sicilienne !
Autrement j'ai préféré résumer la conversation Griffin parents et Clarke/Lexa car ça allait être redondant de faire raconter à Lexa son histoire encore une fois... Il y a déjà 22 pages dans ce chapitre, c'est un choix, j'espère que cela ne vous a pas déçu. Si vous souhaitez des scènes plus précises entre les Griffin et le Clexa n'hésitez pas, ils vont rester jusqu'à fin août chez elles ! :)
Bienvenue à Juliette nouvelle mascotte du Octaven :P
Le prochain chapitre sortira le lundi 6 août (si aucun retard ;p) ! Je préfère préciser maintenant car je m'y perds après deux semaines et je m'embrouille dans mes calculs ( en gros ça me laisse un peu plus de 3 semaines pour l'écriture et la relecture comme ça c'est parfait) :)
En attendant la suite, n'hésitez pas à aller lire la nouvelle fiction d'Esys : Griffin & Woods ! Elle promet du lourd !
À très bientôt !
