Helloooo ! Comment allez-vous ? Ouiiii je sais je suis en retard d'une semaine gnagna :P Mais bon le mot "vacances" ben ça veut dire vacances et du coup j'ai eu bien du mal à me mettre devant l'ordinateur pour vous écrire cette suite ! M'enfin mieux vaut tard que jamais la voici avec un petit jour d'avance grâce à un pacte fait avec Esys :P
Merci pour vos follows, favs et commentaires ! Je vous nems ! Merci à Mag et doubi qui se sont enquillés 20 pages de relecture en une journée aussi pour que je puisse respecter mon engagement de sortie pour dimanche xD Ils sont patients je vous le dis !...
Angelye : Hey ! Merci pour ton retour ! Toujours fidèle yeaah ! :D Je suis bien contente que tu apprécies la relation beaux parents/Belle fille :) Raah je suis désolée pour Raven et Octavia punaise ! Ça m'agace aussi de les switcher à chaque fois mais pour le moment j'ai des sujets plus importants à traiter :/ Courage ! Gustanya sont de retour haha et ils sont enflammés ! Haha tu chauffes par rapport à Aden et Lexa :D
Manoukette : Hey ! Merci pour ton retour :P Et oui Artigas a fini aussi mal que dans la série xD y'a plus de respect sérieux pour ce personnage ! :P Même réponse qu'Angelye pour le Octaven, trop de choses à traiter du coup je les switche pour le moment mais elles auront leur moment à elles ! Promis :) Haha j'avoue c'était vilain comme cliffhanger mais j'aime bien vous en mettre un de temps en temps... Cette fin de chapitre est plus cool... Enfin je crois :D Ah et désolée pour le retard du 6 aout, promis je me suis sentie mal en lisant ton commentaire impatient xDD
Morgane : Hey ! Merci pour ton retour :D Haha c'est clair que Nia... Quand le couperet va tomber... ^^ Oui Clarke et Lexa sont fortes ensemble maintenant... :)
Chapitre 32 : En toute innocence
Une goutte de sueur naquit sur le haut du front du jeune homme aux cheveux couleur or : Aden était assis, mains menottées sur la table qui le séparait du Capitaine Bellamy Blake. Cela devait être peut-être le quinzième interrogatoire ou bien le trentième… Il n'avait plus vraiment la notion du temps depuis qu'on l'avait placé en isolement dans la prison de Palerme dans l'attente d'être jugé. Le policier avait réussi à faire pression sur le juge en charge de l'affaire pour que le blond ne soit pas remis en liberté contre caution afin d'éviter une possible fuite. Les yeux du Donati étaient affligés de violentes cernes et le vert si profond de son regard avait perdu de sa splendeur. Tout ce dont il arrivait à se souvenir avec exactitude c'était qu'il avait été piégé sans aucun doute par Nia et que le Capitaine Blake venait lui rendre visite au moins une fois par jour pour tenter de le faire parler. Depuis son arrestation, il n'avait pas dit un mot, respectant la loi du silence de la Mafia. Il n'avait pas même réclamé un avocat et avait fait la sourde oreille devant celui commis d'office que l'État italien avait tenté de lui affubler. Son esprit avait du mal à rester lucide tant il réfléchissait à sa situation, à l'absence de solutions ainsi qu'à ses alliés… Il était foutu et il laissait derrière lui Ontari et son futur enfant à la merci de Nia Barzetti, cette sale menteuse et manipulatrice perfide.
- Si tu ne dis rien Donati, tu resteras à vie dans cette prison et je m'arrangerai pour que tu sois en isolement pour toujours pour que tu perdes très lentement l'esprit… Tu ne parleras à personne d'autre qu'à toi-même. Triste fin pour un jeune homme de bientôt 22 ans.
Aden ne bougea pas. Son regard était fixé sur la table où il était menotté. Il pouvait distinguer les rayures que cette dernière portait, sûrement dues aux frottements des menottes au fil des années.
Bellamy soupira d'agacement : il n'aurait jamais cru que ce petit con allait lui donner autant de fil à retordre. Il avait bien sûr de quoi l'inculper à vie mais quelque chose lui disait qu'il y avait anguille sous roche. Cet appel anonyme et ce coup de filet étaient bien trop synchronisés pour qu'il s'en contente. Il sortit un dossier de sa sacoche pour l'ouvrir et pousser des photos devant le blond qui resta immobile.
- Écoute Aden, je ne suis pas le genre de flic assez con pour croire que tu es le grand et méchant Parrain de la Mafia italienne qui a tenu en haleine la Sicile pendant plus de cinq ans après la mort de ton grand-père Titus Donati, qui lui était vraiment de la saloperie de vermine sans vouloir t'offenser.
Le regard émeraude du blond quitta ses menottes pour se fixer dans celui noir du Capitaine Blake. Ce geste donna un léger espoir au policier qui continua sur sa lancée :
- Si tu sais quelque chose, sache qu'il n'est pas encore trop tard. Ton procès ne sera que dans dix jours. Il est encore temps de passer un marché avec l'État italien. Sois raisonnable et arrête ton délire de mafieux froid et dur, tu n'es pas de cette trempe-là, aussi honteux que cela te rende. Ta sœur aurait été plus dans ce style là si elle n'avait pas embrassé la voie de la légalité avant même la mort de votre grand-père…
Aden se contenta de soupirer intérieurement. Il ne savait pas s'il avait besoin de rire de chagrin ou bien d'ironie : le Capitaine Blake venait tout juste de pointer son réel coupable mais il se garderait bien de dire quoique ce soit. Même s'il avait détesté sa sœur pour ce qu'elle lui avait fait subir vis-à-vis de Clarke et qu'il l'avait faite traquer durant sa fuite avec la médecin, il ne pouvait s'empêcher de ressentir du respect à son égard car elle ne s'était jamais laissée marcher dessus. Lexa avait toujours réussi à se venger proprement tout en faisant prospérer les affaires de la Famille et ce en occupant la Police ailleurs.
- Ce que je vais te demander n'a rien à voir mais est-ce que tu sais quelque chose sur l'assassinat de Becca Giordano ? C'était une amie de votre famille non ?
Bellamy fixait le blond avec une lueur d'espoir tandis qu'Aden regardait à présent les photos de la scène de crime. Malheureusement pour le Blake, le mafieux se garda de montrer un quelconque intérêt au sujet des photos et de sa question. Il soupira et récupéra l'intégralité des pièces à conviction avant de se lever.
- Fais ce que tu veux Aden Donati, sache que malgré mes protestations, le juge t'a autorisé à passer un coup de fil. Je repasserai te voir demain et chaque jour qui te sépare de ton procès. J'espère que la nuit te portera conseil.
Rapidement, le brun se leva de sa chaise pour aller frapper à la porte en fer :
- On a terminé. Remettez-le dans sa cellule.
- Bien Capitaine Blake, répondit un gardien en ouvrant la porte afin de laisser passer le héros qui allait peut-être mettre fin aux agissements de la Mafia grâce à l'arrestation du Donati.
- Je veux passer mon appel, lança finalement le blond ce qui ne manqua pas de faire tourner le regard de Bellamy.
Les deux hommes se fixèrent un court instant avant que le Capitaine n'indique au gardien :
- Emmenez-le aux téléphones et laissez lui passer son coup de fil. Pas plus de deux minutes, compris ?
- Bien Capitaine Blake.
Aden se leva lorsque le gardien vint le détacher de la table et le suivit docilement jusqu'à l'extérieur de la salle d'interrogatoire. Il déambula dans de nombreux couloirs vides et froids avant de se retrouver dans une petite salle tout aussi triste et sale que le reste de la prison. On l'accrocha à un anneau par sécurité afin qu'il n'attente pas à sa vie en se frappant contre le mur ou avec le téléphone puis on lui fit signe de se dépêcher : il avait deux minutes, pas une de plus.
Le biper de Clarke se mit à sonner bruyamment alors qu'elle était en train d'ausculter un de ses patients soignés la veille. Elle regarda le code émis par le petit appareil et fronça les sourcils lorsqu'elle vit que cela venait du bureau d'Octavia. Elle n'avait pas envie de se précipiter auprès de sa meilleure amie car cela la conforterait qu'utiliser son biper pour de fausses urgences était une bonne solution pour l'avoir à sa guise lorsqu'elle le voulait mais quelque chose lui disait intérieurement qu'il fallait qu'elle aille voir… Son instinct était comme en ébullition, aussi s'excusa t-elle rapidement avant de sortir et se diriger vers son bureau. Elle attrapa vivement son téléphone de son poste interne et appela le numéro de la secrétaire de direction, prête à râler :
- Ne me crie pas dessus Clarke ! La prévint Octavia.
- Pourtant j'en meurs d'envie, grogna la chirurgienne.
- Écoute, je pense que c'est important. Ça vient de la prison de Palerme…
- La prison de…? S'interrogea t-elle.
- Oui comme ton poste est toujours relié au mien, j'ai récupéré l'appel et ça me demande si j'accepte l'appel…
- Ok passe-moi la communication, indiqua la blonde alors que son ventre se serrait de stress.
Octavia raccrocha ce qui permit à la médecin de récupérer l'appel : heureusement qu'elle avait réussi à convaincre Octavia de rester sa secrétaire personnelle malgré son poste de secrétaire de direction… La secrétaire du service des urgences était une vraie commère et n'aurait sans doute pas hésité à crier sur tous les toits que la grande Clarke Griffin avait reçu un appel d'un détenu de la prison de Palerme.
- « Cet appel vient de la prison de Palerme, si vous acceptez la communication faites le 1 autrement faites le 2 », récita une voix préenregistrée.
La blonde tapa rapidement sur la touche une avant de coller de nouveau l'appareil sans fil contre son oreille. Il fallut plusieurs tonalités avant qu'elle n'entende enfin la voix de son interlocuteur.
- Docteur Griffin… Souffla Aden, éreinté et soulagé à la fois qu'elle ait répondu.
- Aden ! Cria t-elle en étouffant son cri avec sa main libre tout en prenant appui sur son bureau pour ne pas tomber à la renverse.
- Comment allez-vous ?... Demanda t-il visiblement sincère.
- Un peu surprise pour tout avouer… Je… Et toi ?
- Ça va. Je n'ai pas beaucoup de temps devant moi Clarke… Je n'ai pas vraiment les mots pour exprimer à quel point je suis désolé pour ce que je vous ai fait subir à toi et Lexa… mais le temps des regrets est passé. Peux-tu demander à ce qu'elle vienne me voir s'il te plaît…?
- Je ne sais pas si j'arriverai à la convaincre Aden… Elle était hm… Hésita t-elle.
- Choquée et déçue me paraît être des réactions appropriées venant de ma sœur.
- C'est à peu près ça… Répondit la blonde en grimaçant, repensant au visage fermé de la belle brune lorsqu'elle s'était approchée de la télévision quand Raven l'avait appelée en hurlant ce fameux jour où le blond avait été arrêté.
- Tes deux minutes sont terminées Donati ! Raccroche avant que je vienne moi-même te faire raccrocher ! Hurla au loin sans aucun doute un gardien.
- Clarke une dernière chose si elle ne veut pas… Peux-tu prendre contact avec Ont... Urgh ! Grogna t-il après un bruit sourd.
- Aden ?! Aden ?!
La communication se coupa rapidement ensuite ce qui ne manqua pas d'étourdir Clarke. Bon sang… Elle avait du mal à voir le jeune homme qu'était Aden en tueur et mafieux sans cœur… Bien sûr Lexa lui avait parlé de l'assassinat de Cécilia, Ryder et tous les amis de la famille Donati ayant refusé de lui prêter allégeance mais… Elle se rappelait surtout de cet adolescent perdu et innocent, en manque d'amour maternel et paternel, élevé sans aucun doute aux coups de ceinture comme sa demi-sœur ainée…
Elle se servit un verre d'eau à la fontaine installée non loin d'elle avant de chercher son portable pour appeler sa compagne.
Bellamy fronçait les sourcils devant la communication entre le Donati et Clarke Griffin. Pourquoi le mafieux appellerait-il la médecin et non sa femme ou encore sa sœur ? Ça n'avait pas de sens ! Finn et lui écoutaient l'enregistrement pour la cinquantième fois depuis dix minutes.
- Pourquoi appelle-t-il la compagne de sa sœur ?... Répéta de nouveau Bellamy, en pleine réflexion.
Finn restait silencieux tandis que son chef faisait les cent pas dans leur chambre d'hôtel. Bellamy avait voulu rester près de Palerme le temps que le blond passe en procès pour tenter de le faire parler car la prison se situait à plus de trois heures de Syracuse. La situation n'était pas évidente car ils devaient partager une chambre plutôt modeste et un lit double à cause des problèmes de budget de la cellule anti-mafia. Les autres membres de l'équipe étaient restés à Syracuse mais Monty et Jasper étaient venus avec eux le premier jour pour leur installer un ordinateur connecté à différents micros pour écouter des conversations. La communication avait évidemment été enregistrée et transmise directement aux deux agents.
- « Je ne sais pas si j'arriverai à la convaincre Aden… Elle était hm… Hésita t-elle.
- Choquée et déçue me paraît être des réactions appropriées venant de ma sœur. »
Quelque chose de particulier semblait sonner à travers les mots « choquée » et « déçue ». Il ne savait pas si c'était de la paranoïa suite aux nuits trop courtes au sein de l'hôtel depuis l'arrestation du Donati ou simplement le fait d'être loin de Maya mais il avait la curieuse impression que la blonde semblait cacher quelque chose : Clarke n'était pas du genre à hésiter dans une conversation, encore moins être peu confiante en ses capacités de raisonnement de Lexa Donati, du moins, c'est l'impression qu'elle lui avait donné après leur rupture lorsqu'elle s'était mise en couple avec la sicilienne : elle obtenait ce qu'elle voulait d'elle, or là… Elle semblait clairement hésiter. Bien entendu cela pouvait simplement être dû au fait d'une histoire de famille compliquée. Après tout, les Donati s'étaient indirectement entredéchirés pour les entreprises familiales peu après le départ de la brune et la blonde loin de la Sicile…
- Collins, si tu penses à quelque chose, dis-le, indiqua Bellamy.
- Non rien de spécial… Je crois que j'ai juste envie que tout ça se termine rapidement. Maya me manque, mon appartement aussi…
- Si tu continues en me disant que ton clébard imaginaire te manque aussi ça va chier, rétorqua le brun.
- Très drôle… Plus sérieusement sinon je pense qu'on devrait laisser tomber pour aujourd'hui. Viens je t'invite à prendre un verre au bar de l'hôtel je crois qu'on en a besoin tous les deux…
Le Blake pesa le pour et le contre avant d'acquiescer.
Lexa était totalement noyée entre ses piles de prospectus pour sa campagne municipale, impossible pour elle de répondre à l'appel de Clarke pour le moment. Son slogan : « La peur n'a plus à dicter notre agenda ! ». Bien que les journées étaient fatigantes et brûlantes, elle était totalement dans son élément. Giliberto était plus inquiet que jamais car malgré l'arrestation de son demi-frère, elle était toujours en tête avec sa liste électorale. Clarke en tant que médecin lui avait fait gagner un bon nombre de voix mais Victor faisait beaucoup pencher la balance grâce à son emprise sur les quartiers pauvres de Syracuse. Ce dernier était d'ailleurs en train de lui expliquer comment il souhaiterait faire participer les jeunes de son quartier dans la distribution des tracts lorsqu'Indra Salomon les interrompit le plus poliment possible :
- Madame Donati, Mr Strand, excusez-moi de vous interrompre en pleine conversation organisationnelle mais je souhaiterai vous présenter ma fille Gaïa Salomon.
La fameuse Gaïa était une jeune femme métisse de grande taille et fine. Son perçant regard marron foncé détourna rapidement les émeraudes de la Donati de Victor. Elle avait les cheveux courts sur le crâne et visiblement décolorés en blond ce qui lui allait à ravir. Lexa resta sans voix devant cette femme au charme exotique : elle savait bien qu'Indra avait eu une fille mais elle n'avait jamais eu l'occasion de la rencontrer car cette dernière parcourait le monde pour ses études.
- Madame Donati, c'est un honneur de vous rencontrer, la salua la métisse.
- Je vous retourne le compliment Madame Salomon… J'ai cru à de nombreuses reprises que vous n'étiez qu'une chimère inventée par Indra lors de nos repas de famille, plaisanta la brune ce qui ne manqua pas de faire sourire son avocate.
Indra n'était pas du genre à se confier sur sa vie privée. Elle était connue pour être une femme indépendante et forte, froide au premier abord mais très efficace dans son domaine d'action : le droit.
Gaïa laissa échapper un petit rire :
- Ma mère n'est en effet pas très fière de moi car j'ai délaissé le droit pour l'expertise comptable mais on est qui on est…
- Gaïa ! Ne dis pas n'importe quoi !...
- Qu'est-ce qui vous a décidé à revenir sur nos terres siciliennes ?
- Ma mère m'a parlé de votre noble projet de débarrasser notre bonne vieille Sicile de la Mafia… Après tous ces déplacements et maintenant que je suis diplômée je me suis dit que je serai honorée de vous venir en aide.
- Vraiment ? Questionna la brune sans pour autant réussir à lâcher le regard de la belle métisse.
La fille d'Indra acquiesça respectueusement en guise de réponse mais ne tarda pas à rajouter :
- J'apprécie les femmes fortes et déterminées comme vous Madame Donati.
- Dans ce cas, bienvenue dans nos rangs. Une experte comptable risque de nous être très utile à l'avenir, vous n'allez pas vous ennuyer.
- Je l'espère, sourit Gaïa.
Victor se mit à détailler les deux jeunes femmes qui semblaient avoir du mal à se lâcher du regard.
« Hm… Aurais-tu du souci à te faire Docteur…? Si Lexa ne brise pas cet échange dans trois secondes, j'imagine que oui. » Pensa t-il.
Comme si la pensée avait atteint la sicilienne, Lexa détourna le regard pour se reconcentrer sur le chef des Negros.
- Tu disais Victor ?
Strand ne put s'empêcher de sourire doucement à la question avant de reprendre là où il s'était arrêté.
- Putain ! Putain ! Putain ! Gronda Anya en donnant un grand coup de bras dans la pile de dossiers empilés sur l'immense bureau qu'occupait Marcus avant que Lexa ne le déloge.
- Qu'est-ce que tu as à ronchonner ? Questionna Gustus qui se reposait dans l'un des canapés en cuir luxueux de leur nouvel appartement.
Le Giordano avait été pris d'une migraine quelques heures plus tôt et borné comme il était, avait refusé de prendre quelque chose pour aider à la faire passer.
- Il y a que ce casino est une pompe à fric et que ce connard de Marcus a laissé plein de merde derrière lui ! Notamment un coffre fort avec des millions d'euros blanchis qu'il a été incapable de sortir discrètement car il a réussi à attirer le regard des flics sur le casino. Alors oui, on est putain de riches mais bordel on peut pas utiliser ce fric si on le sort pas de là ! La clientèle du casino est aussi en demande pour de la cocaïne mais on en fournit pas assez, foutus touristes de merde !
- Je rêve ou tu es en train de te plaindre de gagner trop d'argent et d'avoir du monde dans ton casino ?
- Notre casino Gustus, alors bouge ton cul et viens m'aider à trouver une solution au lieu de faire la femme qui prend pour excuse d'avoir une migraine pour pas avoir à baiser, lui asséna t-elle.
Le brun soupira mais se leva finalement :
- C'est demandé si gentiment…
Gustus passa doucement derrière la chaise en cuir de la mafieuse pour aller poser ses mains sur les épaules tendues de cette dernière. Lentement, il entama des mouvements agréables pour la masser.
- Hm… Continue bordel… Souffla Anya en se laissant aller.
- Je peux te proposer un marché ?
- Dis toujours… Sourit la Zanetti, soudainement ouverte à l'idée d'un petit peu de piment de nature sexuelle pour se détendre.
- Si je te trouve un moyen pour sortir l'argent et faire entrer la coke à l'intérieur sans attirer l'attention des poulets… Est ce que tu accepteras de te marier à la Mairie et à l'Église ?
Le dernier mot utilisé eut le mérite de faire se crisper la mafieuse qui s'écarta bien vite des mains de son compagnon pour le fusiller du regard après s'être levée du fauteuil :
- Sérieusement ? T'es vraiment en train de me parler mariage et religion alors que j'étais prête à te faire une pipe sous ce bureau ?!
Gustus ne put s'empêcher de sourire :
- Oui. Enfin, je ne suis pas contre la pipe ceci dit… confia t-il, faisant semblant d'être pensif.
- Connard. Dégage de là ! Cria t-elle en lui collant un coup dans le torse ce qui ne manqua pas d'amuser le sicilien qui attrapa rapidement les poignets de sa compagne pour l'immobiliser.
Anya se débattit plus pour le jeu que pour autre chose.
- Lâche-moi ducon… Grogna t-elle non sans un sourire.
- Il va falloir être plus convaincante que ça… Répondit son compagnon en retour en s'installant dans le fauteuil en cuir.
Il attira la jolie blonde sur lui, posant ses mains sur ses fesses parfaites. Ses lèvres vinrent se poser dans le cou de son amante, son bouc parfaitement taillé venant chatouiller doucement la peau fine et halée de la mafieuse qui ne manqua pas de soupirer.
« Comment ferait Lexa… » Se répéta t-il intérieurement afin de ne pas faire baisser le désir de sa compagne. Parler des stratégies de sa fille adoptive n'était pas vraiment un sujet de discussion qui permettrait de conclure avec Anya maintenant ni de résoudre son problème.
- Comment la cocaïne rentre-elle à l'heure actuelle…? Souffla t-il en posant un baiser sur la clavicule droite tout en allant masser les seins de sa compagne.
- Hm… Les livreurs la mettent dans les statues décoratives des jardins…
- Je vois… Et l'argent ?
- L'argent légal est transporté grâce à un fourgon protégé…
- Il n'y a pas moyen d'utiliser ce fourgon plusieurs fois ?... Reprit le brun en allant pincer un téton ce qui ne manqua pas de faire frémir son amante.
- Non… Le nombre de transports est limité… Gus… J'ai trop envie de…
Un bruit de braguette qui se baisse ne manqua pas de distraire le Giordano dont le sexe était loin d'être endormi à présent. Anya commença à frotter son bassin sur celui de son compagnon qui tentait tout de même de réfléchir à leur problème. Sa respiration s'arrêta un court instant quand Anya sortit son sexe de son boxer avant de déboutonner le haut son jean afin de le contempler à sa guise.
- Anya je réfléchis bordel… Gronda t-il sans pour autant cacher son excitation.
- Et moi j'ai faim… Lui confia t-elle en allant lui mordre la lèvre avant de descendre jusqu'à son sexe pour le prendre dans sa bouche.
- Hm…
Les lèvres de la belle blonde entamèrent des va et vient langoureux qui arrachèrent rapidement des frissons au sicilien qui ne put s'empêcher de laisser son esprit divaguer.
- Plus loin… Souffla t-il ce qui poussa la mafieuse à approfondir ses mouvements ce qui arracha rapidement des sons rauques au Giordano qui était à présent paralysé par l'art langoureux dont faisait preuve sa compagne.
Gustus se laissa emporter par le plaisir un instant avant de souffler alors que son orgasme n'était pas loin :
- Putain oui…! Plus grand !
- De quoi tu parles bordel ?! S'exclama soudainement Anya en arrêtant de le lécher, frustrée de ne pas comprendre le délire de son amant alors qu'elle prenait particulièrement soin de lui.
- Plus grand ! Il faut viser plus grand ! S'exclama t-il en se levant de la chaise sans oublier d'agripper la blonde pour la mettre sur le bureau.
Anya se laissa faire, excitée par le comportement étrange du sicilien et soupira face à ses baisers affamés : cela faisait un moment qu'ils n'avaient pas fait l'amour aussi passionnément.
- Je comprends rien à ce que tu dis mais si ton plus grand veut aussi dire plus fort ça me va… Soupira t-elle en allant caresser son sexe avec sa main droite.
- On va acheter une entreprise de pressing pour laver les draps du casino et tout ce qui a besoin d'être désinfecté… Expliqua Gustus tout en savourant les mouvements de la Zanetti.
- Ça me parle… Dis m'en plus… Sourit-elle.
Le Giordano sans prévenir souleva la mafieuse qui lâcha un court et léger cri surpris avant de serrer ses jambes autour de sa taille. Il l'amena jusqu'au lit de l'appartement et l'installa dessus avant de se déshabiller complètement tandis qu'elle faisait de même. Ils s'embrassèrent fiévreusement et Gustus se mit à frotter son sexe humide et durci contre la cuisse d'Anya ce qui ne manqua pas de l'exciter d'avantage.
- On fera rentrer et sortir ce qu'on veut à travers les conteneurs des draps sales qui tremperont dans des produits désinfectants… Drogue… billets seront mis dans des sacs étanches et à nous la richesse… Confia t-il en lui écartant les cuisses.
- Bon sang tu m'excites à parler comme ça Giordano… Grouille-toi de me faire jouir, soupira t-elle en inversant leur position pour le chevaucher.
Elle glissa une main câline jusqu'à son sexe pour le positionner avant de se laisser glisser lentement dessus en frissonnant de plaisir.
- Oh bordel… Souffla t-elle en entamant des mouvements de bassin qui lui arrachèrent rapidement des vagues de plaisir.
Un « clic » se fit entendre lorsqu'elle attacha l'un des poignets de son compagnon aux menottes qui étaient fixées sur les barreaux du lit ce qui ne manqua pas d'amuser le mafieux. Gustus un bras paralysé vers le haut se concentrait pour laisser le temps à sa compagne de venir. Il profita qu'Anya s'appuie d'une main sur le barreau au dessus de lui pour l'accrocher elle aussi à la menotte restante ce qui ne manqua pas d'exciter son amante qui atteignit enfin son orgasme, le libérant lui aussi de toute pression. Les deux mafieux se laissèrent aller ensemble, avant de rester couchés l'un contre l'autre, en sueur et hantés par une odeur de sexe dûment consommé.
- Putain c'était bon… Confia Anya.
- Je ne peux que confirmer…
- Tu peux me dire pourquoi on a pas baisé comme ça depuis une éternité ?
- Parce qu'on a Edda et aussi qu'on s'est perdus de vue à cause de mon entêtement à ne pas t'écouter… Confia t-il en l'embrassant sur l'épaule. Tu es magnifique…
La mafieuse étira un léger sourire même si elle n'aimait pas trop que le brun lui chuchote ce genre de choses après le sexe. C'était trop… romantique pour elle et elle n'en avait pas besoin bien qu'inconsciemment elle aimait se savoir désirée.
- Anya ?
- Hm ?
- Tu sais où est la clé de ces conneries j'espère ? Demanda le mafieux dont le bras commençait à le faire souffrir.
La question eut le mérite de rappeler à la Zanetti qu'elle aussi était retenue prisonnière. Elle jeta un coup d'œil près d'eux, ouvrit le tiroir de la table de nuit mais aucune clé n'était présente.
- Bordel non. Quel con ! Tu m'as attachée aussi ! Réalisa t-elle.
- Je te signale que ça ne t'a pas déplu… Soupira t-il.
- Oui mais maintenant on est comme deux cons, les seuls qui doivent savoir où est la clé c'est ce connard de Marcus et cette folle de Luna ! Fais chier !
- On fait quoi ? On appelle Ilian pour qu'il vienne scier les barreaux ?
- Hors de question qu'llian me voit à poil ni n'importe qui d'autre !
- On peut rester là longtemps alors…
- D'un côté baiser tout l'après-midi ne me dérange pas… Confia la mafieuse.
- Moi non plus mais j'ai déjà mal au bras alors ça va vite nous couper le plaisir…
- Hm… J'ai vu des clés l'autre jour, je me demandais à quoi elles servaient…
- Où ?
- Attends putain…
- Anya…
- Sur la table basse, dans l'espèce de ramequin moche qui servait à mettre plein de merdes…
- La table basse est loin.
- Le lit est trop lourd pour qu'on le porte jusque là bas.
- Oui.
- Je ne vois qu'une solution.
- Appeler Ilian.
- Non.
- Quoi ?
- Edda.
- Quoi Edda ? Elle fait sa sieste.
- Justement elle ne va pas tarder à se réveiller… Pousse-toi que je me mette sous le drap !
- Tu n'es pas sérieuse Anya ! Ilian s'en foutra !
- J'ai dit non ! Edda ! Edda ! Appela la mafieuse.
Elle répéta son appel à plusieurs reprises jusqu'à entendre un « Maman ? » un peu plus loin. En moins de cinq minutes la petite les avait rejointe et les regardait de ses beaux yeux noisette.
- Ma chérie… Est-ce que tu veux jouer à un jeu avec Maman et Papa ?
- Oui ! Sourit la gamine, intriguée.
- Si tu trouves un objet, tu gagnes, sourit Anya.
- Je rêve… Grommela Gustus.
- La ferme toi… Gronda t-elle.
- Tu vas aller devant la télévision… sur la table, il y a des clés... ramène-les à Maman et on ira manger une glace mon amour.
- Glace ? Répéta la gamine, soudainement très motivée.
- Oui ! Va ma chérie !
Edda fila vers l'endroit indiqué, laissant ses deux parents attachés dans l'attente d'une possible libération…
Les bruits de klaxon ne faisaient qu'excéder encore plus la belle Barzetti : Ontari était assise à l'immense table de salon qui trônait dans l'appartement de luxe qu'elle occupait lorsqu'elle était à Rome. Vingt deux jours exactement s'étaient écoulés depuis l'arrestation de son mari, le mois d'août était quasiment terminé et elle était enfermée dans cet appartement, retenue par les hommes de main de sa mère, qui ne répondaient plus à ses ordres. Elle ne cessait d'écouter le message de son compagnon en boucle :
« Ontari j'arrive pour Rome ! Quoique te dise ta mère ne la crois pas ! Tu m'entends ?! Rappelle-moi dès que tu peux ! »
Elle n'avait pas pu répondre à son compagnon car elle était en rendez-vous d'affaires mais dès qu'elle avait eu le champ libre, elle s'était jetée sur son portable pour pouvoir éclaircir la situation : Aden semblait en panique et elle avait craint un court instant que sa mère ait décidé de lui faire du mal. Elle avait bien essayé de le rappeler mais le blond ne répondait pas et le pire avait suivi : elle avait allumé la télévision par réflexe et avait découvert avec effroi que le Donati s'était fait arrêter avec de la drogue et l'argent volé du fourgon braqué en juillet sans compter qu'il était éclaboussé de sang ce qui avait mené les enquêteurs à penser qu'il venait d'assassiner quelqu'un. Son monde s'était effondré en l'espace de quelques secondes et elle avait eu du mal à revenir à elle. Elle était restée longtemps assise dans l'un des canapés avec sa tête qui semblait hantée par des acouphènes étranges, comme si on la lui maintenait sous l'eau de force sans qu'elle ne manque d'air pour autant.
Sa mère avait refusé tous ses appels et elle avait été « assignée à résidence ». Bien sûr elle avait tenté de faire faux bond aux hommes de main mais ceux qui se chargeaient de sa sécurité étaient loin d'être aussi bêtes que Diego et Quint. C'est à peine s'ils la laissaient aller seule aux toilettes. Elle allait exploser si elle ne voyait pas sa mère bientôt pour exiger des explications. Le ciel sembla l'entendre car sans prévenir, elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir avant de voir cette dernière apparaître entre ses deux geôliers qui la saluèrent avec respect.
- Dona Barzetti, dirent-ils.
Nia les ignora et tourna son regard glacé vers sa fille qui se leva immédiatement pour la rejoindre afin de libérer une fois pour toute la colère qu'elle gardait en elle depuis plus de vingt jours :
- Bon sang de merde ! Je peux savoir ce qu'il s'est passé avec Aden ?! Qu'est-ce que vous avez fait mère ?! C'est vous n'est-ce pas ?!
- Baisse d'un ton Ontari. Ton idiot de mari a réussi à se faire prendre pour excès de vitesse alors qu'il comptait visiblement tailler sa route.
- Mensonges ! Cria t-elle.
- Crois ce que tu veux. Peut-être avait-il assez de couilles pour croire que tu allais me faire faux bond toi aussi, d'où l'idée de me voler autant de drogues afin de sans doute la vendre pour vous assurer une petite vie paisible loin de moi mais le Seigneur continue à veiller sur notre famille heureusement !
- Je ne vous crois pas ! C'est vous qui l'avez piégé ! Avouez !
- Non. Je n'avouerai pas quelque chose que je n'ai pas commis Ontari, dit fermement la matriarche. Même si je ne le trouvais idéal pour toi, il restait un gendre potable.
La phrase et le ton employé désarçonnèrent un court instant la belle brune : sa mère avait le don de la faire hésiter.
- Vous ne l'avez jamais apprécié ! Vous vous êtes servie de lui pour vous emparer des alliés et territoires des Donati et faire fuir sa sœur ! Et au passage me garder sous votre coupe car vous saviez que je l'aimais et que j'aurai fait n'importe quoi pour qu'il soit avec moi !
- Ontari… Soupira Nia.
La Barzetti s'approcha félinement de sa fille pour poser ses mains fines et habillées de petites tâches de vieillesse sur les épaules de sa fille qui se raidit immédiatement.
- Tu ne seras pas la première femme de mafieux à devoir attendre que son homme soit libéré. C'est malheureusement le destin de tout mafieux de risquer d'aller en prison. Aden, quoiqu'on puisse dire de lui n'était pas un mafieux de sang… Il s'est battu pour prouver qu'il méritait le titre de Don mais au fond de lui, il n'y croyait pas. Au vu de ses affaires qui n'allaient pas bien et de l'argent qu'il perdait à chaque minute, je pense qu'il a tenté cette fuite désespérée pour sortir de ce monde comme l'a fait sa sœur il y a huit ans.
Le buste de la jeune Barzetti se gonfla de tristesse : sa mère avait raison. Aden était malheureux dans ce rôle de Don, il le lui avait confié de nombreuses fois sur l'oreiller mais de là à se faire prendre aussi bêtement… Il aurait dû lui en parler…
- Et le sang qu'il portait sur lui ? Demanda Ontari.
La bouche de Nia se fendit vers le bas comme pour désapprouver :
- Je n'étais pas là quand ça s'est pas passé mais mes hommes ont entendu une dispute avant que plusieurs coups de feu ne partent : Aden et Artigas se sont violemment accrochés. Sans doute Artigas tentait de convaincre Aden de rester et de poursuivre ses efforts. Il croyait énormément en lui.
- Aden n'aurait jamais fait de mal à Artigas ! C'était son meilleur ami ! Répondit aussitôt Ontari.
- Ma chérie, voyons… Le meilleur des amis peut devenir notre pire ennemi dans notre monde… Tu le sais bien… Aden a fait le choix de vous sauver lui et toi, pas Artigas.
- C'est impossible… Craqua la Barzetti en laissant enfin des larmes s'échapper de ses beaux yeux noisette.
- Malheureusement si… Ça va aller ma chérie…
- Je veux le voir Mère…
- Pour le moment ce n'est pas possible… Nous devons faire profil bas… La cellule anti-mafia risque de se poser des questions si nous…
- Je suis sa femme bon sang ! Je veux voir mon mari et le père de mon enfant ! Hurla t-elle en se détachant de l'étreinte de sa mère.
La matriarche s'écarta avant de soupirer :
- Très bien Ontari… Je vais voir ce que je peux faire… Sache qu'il a refusé de prendre notre avocat pour sa défense…
- Quoi ? Mais pourquoi ?
- Je n'en ai aucune idée… Écoute, repose-toi… Toute cette situation est terriblement stressante pour toi et le bébé… Il ne faudrait pas risquer une fausse-couche… Je vais faire mon maximum d'accord ?
Ontari se garda bien de répondre et se contenta d'acquiescer silencieusement.
- Je te laisse, d'autres affaires m'attendent à Rome. Je suis une nouvelle fois désolée de ne pas avoir pu venir avant t'expliquer tout ça… Avec les élections municipales et la campagne de Lexa Donati, je dois avouer que je suis submergée par le travail. Giliberto n'est clairement pas à la hauteur mais nous le ferons passer de force s'il le faut. Au revoir ma chérie.
Nia se rapprocha rapidement pour glisser un baiser sur le front de sa fille ainsi qu'une légère caresse sur sa joue avant de sortir tout en donnant l'ordre à ses hommes de main de continuer à surveiller sa fille et la maintenir à l'intérieur de l'appartement.
« Il va falloir que je fasse éliminer cette vermine avant qu'elle ne puisse le voir… » Pensa t-elle furtivement avant d'emprunter l'ascenseur en compagnie de ses gardes du corps.
Ontari sortit sur le balcon pour regarder sa mère apparaître au bas de l'immeuble puis monter dans une berline noire tout en claquant des ordres à ses sbires. Elle serra ses doigts sur la rambarde du balcon, se mordant la lèvre de rage :
- Prends-moi pour une imbécile… Espèce de monstre.
Clarke était allongée sur le lit double et lisait un livre, habillée d'une nuisette bleu marine. Elle attendait que sa compagne la rejoigne mais Lexa semblait décidée à la faire attendre : à peine était-elle sortie de la douche, qu'elle avait réceptionné un appel sur son portable au sujet de sa campagne électorale. Il s'agissait visiblement de Gaïa, la fille d'Indra Salomon. Elle lui en avait touché quelques mots lors de leur dîner du soir. Elle avait besoin de lui parler de l'appel d'Aden et n'avait pas trouvé encore l'opportunité de le faire.
- Lex', appela t-elle alors qu'elle voyait la brune passer devant leur chambre.
- J'arrive, répondit la sicilienne, toujours au téléphone. Oui l'idée est intéressante… Hm…
La médecin lâcha un soupir en marmonnant :
- Cette Gaïa va vite me gaver si elle occupe ma femme au moment de se coucher.
Une bonne demi-heure s'était écoulée lorsque l'héritière pointa de nouveau le bout de son nez dans la chambre conjugale. Clarke n'avait pas cédé au sommeil et lisait toujours son livre. Lexa était habillée elle aussi d'une nuisette mais de couleur noire qui lui allait à ravir. La vue des jambes nues et bronzées de sa compagne ne manqua pas de faire sourire la médecin :
- Ah ce n'est pas trop tôt ! Se plaignit-elle à moitié.
- Désolée, le travail, s'excusa la brune avec un sourire.
- Moui moui… J'ai dit oui pour te voir Maire mais pas H24 hm ?
- Il va falloir être patiente encore un petit mois. J'imagine que tout se tassera si je suis élue…
- Tu ne crois pas toi-même à ce que tu viens de dire, se moqua la blonde.
- C'est vrai… Rit Lexa. Alors comme ça on m'attendait Docteur Griffin…?
- Oui… Même si nous ne sommes pas encore officiellement mariées, tu as un devoir conjugal à accomplir je te signale…
Un rire échappa à l'héritière qui ferma la porte de leur chambre avant de rejoindre sa compagne sur le matelas afin d'aller caresser avec douceur ses jambes.
- Je crois que c'est « une corvée » qui risque de beaucoup me plaire… Susurra t-elle en allant ensuite poser de doux baisers sur la peau lisse.
Clarke se mordilla la lèvre, amusée par la tournure de leur conversation : elle adorait quand Lexa était naturelle et joueuse. Elle sourit :
- Je n'aurais peut-être pas dû enlever les beaux dessous de tout à l'heure…
Les émeraudes de la sicilienne vinrent rapidement se fixer dans les saphirs de la médecin.
- Pourquoi les as-tu enlevés ?
- Pour me venger.
- De quoi ?
- Du fait que tu me fasses attendre…
- Ce n'est pas très gentil… Je croyais que tu aimais me voir travailler… C'est toi qui me disais en France que tu voulais que je remette le pied à l'étrier…
- Oui mais de façon raisonnable… Se défendit Clarke, amusée de voir sa compagne légèrement frustrée.
- Hm… Grommela la brune en arrêtant ses caresses et baisers.
- Pourquoi tu t'arrêtes ? Demanda la médecin en frissonnant d'attente.
- Moi aussi je peux être frustrante Clarke… Se défendit la Donati, visiblement prête à se passer de sexe.
La médecin haussa un sourcil avant de s'écarter de la sicilienne, faisant mine d'être vexée. Elle se tourna sur le côté du lit pour lui offrir son dos :
- Dans ce cas les jeux sont faits… mais tu as parié sur le mauvais cheval Madame le Maire car sous ma nuisette se cachait une partie des dessous que j'avais mis tout à l'heure… Tant pis pour toi…
Clarke n'eut pas le temps d'esquiver que la sicilienne était déjà sur elle avec un grand sourire. Les deux femmes ne purent s'empêcher de glousser d'amusement tandis que leurs lèvres et leurs mains se trouvaient mutuellement.
- Petite cachotière, lui souffla la brune en allant glisser ses lèvres entre ses cuisses.
- Hn Lex'… En parlant de secret… Il faut que je te dise…
- Plus tard Docteur Griffin…
Les doigts de l'héritière soulevèrent rapidement la nuisette pour la faire remonter jusqu'au ventre de la blonde, lui permettant ainsi d'observer à loisir le joli string en dentelle très fine que cachait sa compagne.
- Oh bon sang oui… Plus tard… Répéta t-elle en allant déposer ses lèvres sur la peau chaude.
Ses dents vinrent mordiller la peau fine et douce du jardin secret de sa compagne qui se raidit légèrement sous l'excitation. Elle retira avec douceur la lingerie trempée avant de glisser un doigt câlin dans le puit de plaisir de la blonde. Clarke mouillait énormément ce qui excita d'avantage la Donati qui entama des va et vient amoureux en elle tout en frôlant par moment son petit bouton de plaisir.
- Tu es toute mouillée Clarke… Alla t-elle lui chuchoter à l'oreille en allant se coller à elle.
- Hn… C'est bon… Répondit succinctement la blonde, ne s'entendant pas.
Après quelques mouvements câlins avec ses doigts, la tension dans le bas ventre de la médecin était belle et bien présente, aussi Lexa n'y résistant plus vint frotter sa propre intimité contre celle de la blonde qui frissonna un grand coup. Elles échangèrent quelques caresses amoureuses avant de se rejoindre toutes les deux dans un orgasme commun doux et contrôlé qui les laissa somnolentes.
Une dizaine de minutes plus tard, Clarke avait de nouveau les yeux ouverts alors qu'elle sentait la respiration de Lexa changer petit à petit. Elle dessinait de jolies arabesques sur le crâne de la brune ce qui se muait à un petit massage fort agréable.
- Lex ?
- Hm…
- Tu dors ?
- Hm…
- Il faut que je te dise quelque chose d'important…
- Clarke… Soupira la brune, fatiguée.
- C'est vraiment important…
- Dis-moi…
Clarke se mordit la lèvre : Lexa risquait soit d'exploser soit de l'ignorer. Elle ne savait pas quel comportement elle préférait…
- J'ai reçu un appel aujourd'hui.
- Si tu savais combien d'appels je reçois par jour… Soupira Lexa dans son demi-sommeil.
- De la prison de Palerme…
Elle sentit le corps de l'héritière se raidir soudainement mais elle ne bougea pas pour autant de leur position entremêlée ce qui la conforta dans l'idée de continuer sur sa lancée.
- Tu n'as pas répondu évidemment… Suggéra la brune bien que cela semblait être une affirmation.
- Comme tu le devines si bien… J'ai répondu… Avoua tout doucement la médecin.
Un soupir agacé s'échappa des lèvres de la sicilienne qui resta tout de même collée à sa compagne.
- Tu ne dis rien ? Demanda Clarke.
- Que veux-tu que je dise… C'était Aden j'imagine.
- Bien deviné ! Plaisanta la blonde sans grand succès.
Comme Lexa ne répondait rien mais que sa respiration indiquait qu'elle était éveillée, Clarke décida de poursuivre :
- Il a besoin de toi Lex'…
- Pas moi.
- C'est ton frère.
- C'était.
- Lexa ne sois pas stupide et bornée… C'est le dernier membre de ta famille ! S'indigna t-elle.
- Non, tu es ma famille, tout comme tes parents, Raven, Octavia…
- Je te parle de lien du sang.
- Il n'y a qu'un demi-lien de sang rien de plus. Ça ne représente rien à mes yeux.
- Il m'a confié être désolé pour ce qu'il nous a fait…
- Grand bien lui en fasse.
Clarke se mordit la lèvre : la partie était loin d'être gagnée. Elle hésita à pousser la brune dans ses retranchements après le moment très agréable qu'elles venaient de partager… D'un côté elle savait que ce n'était pas raisonnable de forcer les choses mais d'un autre… Elle s'appelait Clarke Griffin et avait un putain de sale caractère d'entêtée.
- Si tu ne vas pas le voir c'est moi qui irai, indiqua t-elle calmement en se levant du lit ce qui eut pour effet de faire tomber le corps de la brune contre le matelas.
- Je te l'interdis ! Répondit aussitôt l'héritière en se redressant.
- Et en quel honneur ? Je suis majeure et vaccinée, libre de faire ce que je veux tant que je respecte la loi ! Fanfaronna t-elle.
- Tu vas t'attirer des ennuis Clarke ! Déjà que cette arrestation m'a fait descendre dans les sondages, j'ai bossé d'arrache pied avec mon équipe pour regagner la confiance des habitants de Syracuse ! Ne fous pas tout en l'air !
- Il est tout seul Lexa, il a à peine 22 ans, tu ne peux pas, même s'il a fait des erreurs je le conçois, le laisser seul dans sa merde ! Si j'avais un frère…
- Tu n'as pas de frère Clarke ! Tu n'as pas de frère qui a tenté de te tabasser de jalousie devant l'amour de ta vie, tu n'as pas de frère qui t'a pourchassée pour te faire la peau, tu n'as pas de frère qui a osé laisser tuer devant ses propres yeux celle qui l'a élevé ! S'énerva l'héritière.
Lexa s'était elle aussi levée du lit et faisait les cent pas dans leur chambre spacieuse après avoir enfilé rageusement un gilet long et fin. Ce triste rappel sembla ramener Clarke à la réalité. Elle garda un instant le silence avant de reprendre :
- Tout le monde fait des erreurs Lexa. Je ne te demande pas de le pardonner, encore moins de l'aider à sortir de prison. Aden a commis des choses horribles je le sais… Cécilia nous manque à tous…
- Exactement ! Comment veux-tu que je justifie une visite alors qu'Anya souhaite elle-même lui régler son compte ?! Elle est l'une des premières à avoir cru en moi lorsque je suis revenue ! Je ne trahirai pas sa confiance.
- Alors explique-lui bon sang ! Lexa, écoute je te connais assez maintenant pour savoir que si tu ne vas pas le voir et qu'il lui arrive quelque chose dans cette prison… Tu ne te le pardonneras jamais. C'est ton frère.
Le visage de l'héritière se crispa d'agacement et elle décida de sortir de la chambre plutôt que de continuer la conversation ce qui ne manqua pas d'indiquer à Clarke qu'elle avait réussi à amorcer une réflexion chez sa compagne.
Un petit nuage de fumée s'envola lentement au dessus de la tête de la Donati alors qu'elle tirait sur sa cigarette. Elle s'était installée sur le côté de sa piscine afin de contempler depuis les hauteurs de sa propriété la vue magnifique qui s'offrait à elle. Elle ne cessait de ruminer sur les paroles agaçantes mais justes de la médecin : Clarke avait le don pour la faire hésiter. Un léger sourire s'étira à cette pensée en repensant à pourquoi cette belle et sauvage blonde avait réussi à la séduire malgré sa carapace dure et froide de Dona… Elle repensa à leurs débuts notamment à la fois où la jeune femme était venue pour la forcer à remplir son dossier médical en plus d'une auscultation générale à domicile. Son sourire se mua bien vite en moue triste en repensant aux derniers souvenirs qu'elle avait avec son frère Aden : ses multiples accidents cardio-vasculaires au bloc suite à sa chirurgie d'urgence lui avaient rendu un jeune totalement différent… Elle revoyait ce petit blond à peine plus épais qu'une tige que son grand-père se languissait de voir devenir un homme. Aden avait toujours eu un bon fond et avait manqué d'amour maternel malgré la présence de Cécilia à ses côtés… C'est ce qui l'avait fragilisé en partie et qui l'avait fait devenir un jeune homme émotif et incapable de faire du mal.
Deux larmes s'échappèrent soudainement des yeux de la brune alors qu'elle se revoyait en train de supplier Clarke de sauver son petit frère après qu'il se soit jeté sur elle pour la sauver de cette tentative d'assassinat lors de l'enterrement de Becca. Elle avait fait cette demande égoïste à Clarke et parfois elle se demandait si la blonde n'avait pas insisté auprès de son équipe pour ramener à la vie le blond malgré les nombreux risques que cela pouvait amener dans le futur…
Tout était de sa faute. C'était son égoïsme, sa peur d'être seule, elle, Lexa la dernière des Donati, incapable de se dépêtrer de cet héritage maudit. Voilà pourquoi elle avait supplié sa compagne à l'heure actuelle de sauver son petit frère : pour ne pas être seule dans ce merdier. Elle avait tout raté avec lui pourtant à son retour en Sicile, ils s'étaient promis tous les deux de ne jamais se faire du mal et de toujours prendre soin l'un de l'autre.
« La brune arriva près de la clôture où un garçon blond se tenait appuyé. Elle stoppa sa monture et flatta son encolure ce qui sembla enchanter l'animal qui renâcla légèrement.
- Tu m'as fait rêver grande sœur. On dirait que peu importe la hauteur, tu voles, s'amusa Aden qui devait avoir environ seize ans
- Je ne fais que suivre le mouvement. Ce cheval est vraiment exceptionnel pour le saut d'obstacles, répondit la brune, humble.
- À d'autres !
- Et si tu essayais ? Proposa t-elle.
- Oula, ça fait plusieurs années que je ne suis pas monté sur un cheval, répondit le blond, ennuyé de se rendre ridicule. Grand-père dit que ce n'est pas un sport d'hommes.
- Grand-Père dit aussi plein d'âneries… Il n'est pas là de toute façon. Allez, va mettre une bombe que je te fasse voler à ton tour, l'encouragea t-elle.
Aden lui offrit un sourire lumineux avant de filer chercher une bombe pour se protéger d'une possible chute. Lexa mit gracieusement pied à terre avant de patienter. Lorsque son frère se présenta à elle, elle lui rappela comment se positionner, attrapa sa jambe droite qui allait devoir enjamber le cheval et l'aida pour monter.
- Tu es raide comme ce piquet de clôture Aden ! Se moqua t-elle.
- Je dois avouer que la gymnastique n'est pas mon fort ! Rit-il.
- Alberto ! Appela t-elle, ramène-moi une longe de travail s'il te plaît !
Aussi vite que la demande fut faite, un palefrenier qui passait part là, apporta une longe de plusieurs mètres. Lexa l'attacha à une petite boucle sous le mord de l'animal avant de reculer :
- Au pas mon grand. Aden redresse-toi, recule tes fesses et garde tes mains à plat.
Le Donati acquiesça malgré la tension qui le parcourait. Il affichait un grand sourire.
- Tu te rappelles du trot enlevé ?
- Vaguement...!
- On va voir ça ! Trooottééé ! Ordonna la brune.
- Wow !
Le cheval accéléra son allure et surprit son cavalier un court instant mais visiblement Aden avait gardé quelques souvenirs et se rappela rapidement comment bien se positionner afin d'être à l'aise. Les foulées s'enchaînèrent jusqu'à ce que la brune indique :
- Galop ! Galop mon garçon !
Le sourire d'Aden s'étira encore plus à la sensation du vent fouettant son visage. De la poussière de sable s'élevait autour de lui et il tournait autour de sa sœur. C'était divin.
- Accroche-toi Aden et lève tes fesses lorsque je dirais « saute » ! Cria Lexa.
Elle guida l'animal vers un nouveau cercle de travail où se trouvait un petit obstacle et lorsque le cheval se présenta devant, elle ordonna :
- Saute garçon ! Saute !
Sans rechigner, le cheval enjamba avec une facilité sans nom la barre avec Aden sur le dos qui avait senti des frissons naître à la sensation de s'envoler même très légèrement du sol. Il attendit que sa sœur fasse ralentir son destrier pour s'exclamer :
- C'était super ! C'est décidé je veux faire de l'équitation avec toi !
La Donati étira un sourire heureux en ramenant la longe vers elle afin que le cheval ne marche pas dessus. Elle alla caresser le poil doux de l'animal qu'elle récompensa avec une friandise sortie de sa poche.
- Avec plaisir Aden.
- Ça fait du bien de te retrouver Lex' tu sais…
- Oui, moi aussi ça me fait plaisir d'être à nouveau près de toi, confia t-elle en posant une main tendre sur la botte de son petit frère.
- Tu sais, je ne t'en veux pas d'être partie, tu as bien fait mais maintenant que tu es là, on ne doit jamais se laisser tomber d'accord ? Peu importe ce que Grand-Père et la Famille nous font faire.
- Oui.
- Promets-le.
- Je te le promets Aden. Répondit la brune en saisissant la main innocente et tendue de son jeune frère »
Un ronronnement la sortit soudainement de son souvenir : Racoon qui avait disparu depuis quelques jours frottait sa tête contre ses jambes nues.
- Hey d'où est-ce que tu sors toi ? Sourit-elle en essuyant ses larmes d'un revers de main avant d'aller caresser le félin.
Elle constata avec une grimace l'état du chat qui allait devoir prendre un bain.
- Si Clarke te voit dans cet état, tu vas voir ce que tu vas avoir…
- Il a toujours eu le don pour aller voir les personnes qui ne vont pas bien, perça la voix de Jake.
Lexa sursauta et essuya rapidement les nouvelles larmes qui avaient coulé le long de ses joues. Le père de Clarke montra la place vide près d'elle :
- Je peux ?
- Évidemment Jake vous êtes ici chez vous, répondit-elle.
- Je le sais bien mais peut-être n'as tu pas envie d'avoir un gros relou près de toi pour discuter.
La remarque ne manqua pas de faire rire la brune ce qui sembla enchanter l'ingénieur qui sortit deux beaux cigares de sa poche de chemise.
- Un petit cigare ?
- J'ai déjà une…
L'héritière ne termina pas sa phrase en voyant sa cigarette qui s'était consumée sans elle. Elle accepta de bon cœur le cigare tendu par son futur beau père. Elle l'alluma à l'aide de plusieurs allumettes avant de tirer dessus :
- Hm… Excellent… Vous avez un don Jake pour les trouver.
- Merci héhé… Je savais bien qu'on aurait l'occasion de se faire un petit plaisir tous les deux pendant qu'Abby et Clarke dorment.
- Oh je ne pense pas que Clarke dorme…
- Dans tous les cas elle n'est pas derrière nos fesses, sourit le cinquantenaire.
- Ce n'est pas faux.
- Vous vous êtes disputées ?
- Non même pas… Je n'appelle pas ça une dispute… C'est juste que votre fille a le don de me pousser dans mes retranchements.
- Ah ça Clarke le tient de sa mère… Abby est impossible aussi. Quand elle a une idée fixe ce n'est même pas la peine que j'essaye de dire non ou d'esquiver. Elles ne sont pas taureaux pour rien ces deux-là.
- C'est sûr, sourit Lexa. Clarke fonce tête baissée…
- Alors sur quoi elle t'a fait réfléchir ?
- La Famille…
- Sur ton frère ? Celui qui a été arrêté ? Devina l'ingénieur.
- Oui. Il l'a appelée pour lui demander de me convaincre d'aller le voir. Il savait très bien que Clarke allait forcer les choses. Elle adorait Aden avant qu'il ne vrille complètement…
- Clarke voit toujours le meilleur côté des personnes, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle est appréciée de pas mal de gens mais aussi qu'elle a souffert dans ses relations.
Lexa baissa le regard à cette confidence, elle n'avait pas dérogé à la règle : elle avait fait souffrir Clarke. Elle avait profité de sa naïveté et avait abusé de sa confiance. Si la blonde ne l'avait pas pardonnée ce fameux jour où elles s'étaient enfuies, nul doute qu'elle serait sans doute à la place d'Aden.
- Aahhlala… La famille ce n'est jamais un sujet simple à traiter… J'ai moi même rompu avec la mienne car Abby ne leur convenait pas en terme de catégorie sociale lorsque j'ai commencé à la fréquenter et maintenant ils se mordent les doigts en voyant qu'elle est dans les dix meilleurs chirurgiens des Etats-Unis. J'ai cru en elle lorsqu'elle faisait ses études et en échange elle m'a comblé d'amour en me donnant une magnifique fille.
- Je ne peux que confirmer, sourit Lexa.
- Papa, appela la magnifique fille en question en arrivant derrière eux. Je vais vraiment te tuer, tu lui mets des cigares direct en bouche maintenant ?! Gronda t-elle.
- Oula… Il est temps pour moi de battre en retraite… Rit nerveusement Jake.
- C'est ça file avant que je n'aille te balancer à Maman ! Il y a des gens qui meurent du cancer petit insouciant ! Le houspilla sa fille.
Lorsque l'ingénieur eut disparu, Clarke s'installa près de sa compagne, elle aussi couverte d'un gilet fin. Elle glissa une caresse sur le bras de la Donati qui tourna un regard vers elle. Le cœur de la médecin se serra en devinant d'où venait l'humidité dans les émeraudes de la brune. Elle alla serrer la sicilienne contre elle :
- Mon amour pardon… Je sais que je suis chiante…
- Non tu as raison d'être comme ça… Merci.
Cela ne manqua pas de rassurer la blonde tout en lui faisant lâcher un léger rire :
- Tu ne serais pas un peu sadomasochiste toi ?
- Qui sait, plaisanta la brune.
- Ne me prends pas au jeu ou je te fais le coup un soir de tout le bordel en cuir avec le fouet hein… La taquina la blonde.
- Pff… Je t'aime, sourit l'héritière en allant poser un baiser sur la joue de la médecin.
- Moi aussi même si tu es butée… Heureusement que tu ne bloques pas trop longtemps… et que tu me donnes des orgasmes de folie… Chuchota t-elle.
Un fin sourire s'étira sur les lèvres de Lexa.
- Je vais aller le voir.
- C'est vrai ? Je suis soulagée… Tu veux que je vienne ?
- Non, il faut que j'y aille seule.
- D'accord… Tu m'appelles tout de suite après d'accord ?
- Oui Clarke, soupira la brune, amusée.
- Hey ! Dis-le si je t'emmerde à faire ma petite femme autoritaire et possessive !
- Non j'aime ça. Tu dois avoir un peu de sang sicilien finalement, une vraie petite Mama en chef, la taquina t-elle.
Clarke pouffa et se mit à dire quelques mots en sicilien qui ne manquèrent pas de faire fondre sa compagne. Les deux jeunes femmes continuèrent à se chuchoter des mots doux avant qu'un miaulement rauque ne les sorte de leur bulle.
- Racoon ! S'exclama la blonde. Dis-donc espèce de vagabond ! Oh mais dans quel état tu es ! Dégoûtant ! Viens-là que je te donne un bain !
- Clarke il est minuit passé… Lui rappela Lexa.
- Et alors ?
- Non rien… Sourit l'héritière finalement.
- Allez hop ! Au bain petit cochon ! S'exclama la médecin en attrapant son chat qui se mit à se débattre en miaulant d'indignation.
Lexa attendait dans une salle privée derrière une vitre où un téléphone était accroché. Elle regarda sa montre : que pouvait bien faire Aden ? Elle se tendit lorsque la porte de l'autre côté de la vitre s'ouvrit pour laisser passer son frère en tenue de prisonnier. Il traîna difficilement sa jambe jusqu'à la chaise : son regard semblait éteint mais à la vue de sa sœur, celui-ci sembla se raviver légèrement. Il attrapa le téléphone disponible de son côté mais n'osa pas entamer la conversation. Lexa décida de l'aider un peu.
- Bonjour Aden…
Le son de voix de sa sœur n'était pas agressif, au contraire il semblait plein d'empathie ce qui le rassura un peu plus.
- Salut grande sœur…
Les deux mots que le blond utilisa firent écho dans l'esprit de la Donati qui serra un peu plus le téléphone avec ses doigts.
- Comment tu vas ? Demanda t-elle.
- Ça va. Et toi ?
- Ne t'en fais pas pour moi. Ils t'ont mis en isolement ?
- Oui.
- Même s'ils te laissent le choix reste en isolement d'accord ?
Aden acquiesça en silence.
- Qui est ton avocat ?
- Je n'en ai pas, ou du moins celui commis d'office.
- Quoi ? Mais…
- Mes comptes sont bloqués Lexa et ce n'est pas Nia Barzetti qui va me payer un avocat solide.
- Nia… Grommela la brune.
- Je sais ce que tu vas dire et tu as tout à fait raison. J'ai été stupide dans cette « histoire » et il y a des choses que j'aimerai à présent changer… Dit-il en baissant très rapidement les yeux sur le côté.
Lexa comprit le message : ils devaient parler de manière codé afin que la police n'utilise pas cet enregistrement à son procès.
- Je pensais ne plus être un lapin de six semaines mais finalement… Je me suis trompé.
- Ce n'est pas en te gavant de luzerne et de foin que tu deviendrais un lapin solide et fort Aden, le réprimanda Lexa.
- Oui… mais j'ai trouvé une belle qui m'a fait tourner la tête et j'ai été assez naïf pour me croire accueilli au sein de sa famille quand la mienne me faisait trop peur.
- Je vois… Et cette belle, elle pense quoi ?
- Que je suis trop naïf aussi mais même si je sais que je resterai en cage quasiment toute ma vie maintenant à moins de finir écorché… Je sais « qu'ils » vont avoir besoin d'une Famille pendant mon absence… Souffla t-il.
Les sourcils de Lexa se haussèrent très furtivement car elle se reprit aussitôt : Aden et Ontari allaient devenir parents ?!
- Est-ce que je peux compter sur toi pour leur fournir tout ce dont « ils » auront besoin…
- … Évidemment Aden, répondit la brune.
- Merci Lexa…
Le blond posa sa main contre la vitre et la brune put voir les nombreux bleus qu'il avait à ses poignets : visiblement, les gardiens devaient se faire un joyeux plaisir à serrer les menottes ou à donner de sérieux à-coups dessus en guise de représailles. Elle posa sa main contre la vitre à son tour.
- Je vais t'envoyer Maître Sa…
- Non Lexa…
- Pourquoi ?
- Parce que je mérite ma peine pour avoir fait saigner la Sicile aussi longtemps… Déguisa t-il pour lui faire comprendre que la cellule anti-mafia cherchait un nouveau coupable.
Lexa resta interdite à cette révélation avant d'acquiescer :
- Finalement une fois en cage, tu es devenu un solide et intelligent lapin, lui confia t-elle.
Aden lui accorda un léger sourire avant de raccrocher le téléphone. Un gardien vint rapidement le chercher et Lexa le regarda passer la lourde porte en fer derrière lui. Lorsqu'il eut disparu de son champ de vision, elle se leva et se laissa guider par un gardien pour sortir de la prison de Palerme. Elle inspira une grande goulée d'air chaud une fois dehors avant d'appeler Clarke comme elle le lui avait promis.
- Allô ? Mon amour ? Alors ? Comment ça s'est passé ?
- Bien merci. Je me disais ma chérie que j'allais passer te chercher pour t'acheter un nouveau portable, j'ai envie de te faire plaisir…
- Quoi ? Mais…
- Clarke…
- D'accord Lex… Je t'attends…
- Laisse-moi le temps de faire la route et je t'emmène au restaurant pour te raconter notre entrevue, ensuite on fera les boutique et tu achèteras ce que tu veux.
- Ok ok… Hm… Super ? Se força la blonde qui se doutait que quelque chose n'allait pas.
- Oui… Je t'aime.
- Moi aussi. À tout à l'heure.
Gustus qui attendait près du SUV de la brune coula un regard inquiet vers la Donati. Elle monta dans la voiture et après être sûre d'être à l'abri des caméras et regards, elle cassa sa carte sim personnelle.
- Démarre Raven.
- Bien chef !
Le SUV roula sur plusieurs kilomètres avant que la brune ne baisse sa vitre pour jeter le portable prépayé qu'elle avait utilisé.
- Je peux savoir ce qu'il se passe Lexa ?
- Les flics ont rouvert une enquête sur moi ou s'apprêtent à le faire…
- En quel honneur ?! S'exclama la latina, indignée.
- En l'honneur que mon frère s'est fait arrêter et malgré son silence, le Capitaine Blake ne le crois pas capable d'avoir été le Don caché durant ces presque 5 ans d'activité.
- Bordel de merde…
- Comme tu dis. Je n'avais clairement pas besoin de ça, grogna la brune.
Les trois passagers gardèrent le silence après la remarque de l'héritière. L'ambiance tendue ne manqua pas de faire grimacer Raven :
- Putain que quelqu'un dise un truc drôle parce que là je sens que je vais avoir des hémorroïdes à l'arrivée avec toutes ces conneries !
- Il y a quelques jours, Anya et moi on s'est attachés avec des menottes dans le feu de l'action au lit de Marcus et Luna. Évidemment, les clés n'étaient pas à portée lorsqu'on a voulu les enlever... On a dû jouer deux heures aux devinettes avec Edda pour qu'elle nous rapporte lesdites clés car Anya refusait que j'appelle un de nos hommes… Soupira t-il.
- Pfff c'est tellement nul ! Impossible que je crois ça ! En plus t'es pas du genre à balancer ta vie privée comme ça Giordano mais bien essayé. Je n'aurai peut-être pas d'hémorroïdes grâce à toi…
- De rien, répondit le mafieux avec un sourire en coin tout en jetant un regard inquiet à sa protégée qui semblait à présent plongée dans ses pensées.
Et nous revoilà tout en bas ! Vous venez d'engloutir 20 pages, je vais vous demander de vous chronométrer un jour ça pourrait être drôle et intéressant je pense ! XD Alors qu'avez-vous pensé de ce chapitre ? :)
Aden revient en douceur vers sa soeur grâce à Clarke... Il a compris qu'il avait merdé... Le flashback vous a plu ? J'aime pas les flashbacks mais il est venu tout seul donc j'ai laissé mon imagination faire...
Ah ! Et l'arrivée de Gaïa ! À votre avis va t-elle être une menace pour notre clexa ou simplement une source de quiproquo ? Lexa est restée un peu sous le charme mais bon Victor veille ;P Un bon lemon hétéro Gustanya ça faisait longtemps ! J'ai bien rigolé à l'écrire surtout la chute avec les menottes xD Qu'ils sont bêtes ! Et vous avez vu je suis pas vache j'ai équilibré avec un petit moment clexa ! ;P
Lexa a fini par revenir vers Aden... Ai-je réussi à vous faire avoir un peu d'empathie pour lui ? Oh et Ontari qui ne croit pas sa mère mais lui fait croire le contraire, un vrai kiff !
Allez à la prochaine ! Date approximative de sortie : lundi 3 septembre, en espérant que ma reprise de boulot se fasse tranquillement... :) A très bientôt et je compte sur vous pour avoir des retours ! :D
