Heeeellooo ! Comment allez vous ? Moi je suis au top en ce moment ! La preuve vous avez le chapitre à l'heure :P J'ai pu voir que même si la plupart d'entre vous avaient anticipé la mort d'Aden, beaucoup ont été surpris de la façon dont il s'est fait tuer mouhahaha ! J'en suis ravie ! :D Merci encore pour vos retours ! J'en profite pour remercier doubi qui m'a grandement aidé pour une scène de ce chapitre, il a fait du super boulot en tant que relecteur ! Merci à Mag aussi qui a peaufiné les petites coquilles restantes :)
Allez bonne lecture ! On se retrouve en bas !
Koki : Hey ! Merci pour ton retour il m'a fait super plaisir ! Oui l'Héritage arrive sur la fin même s'il reste encore un peu de marge :P Pour ce qui est d'une autre fic, yep celle sur les pompiers qui s'appelle Explosive Cocktail que j'ai totalement repensé car à la base c'était un OS, finalement ce sera une petite histoire... En parallèle je vais tenter d'éditer l'Héritage en changeant le nom des personnages et quelques détails car bcp de monde m'y pousse donc pourquoi pas essayer... :P Au plaisir de te relire !
Elooo : Hey ! Merci pour ton retour :P Aaah ça oui Lexa va avoir mal au coeur quelques temps... Et oui bien sûr Clarke sera là pour la soutenir mais Lexa la laissera t-elle le faire ? :) J'ai bien ri avec ton "elle va leur faire bouffer leurs pieds" xD
Manoukette : Hey ! Merci ! Quelque chose va arriver à Ontari tu dis ? Peut-être... Je te laisse le découvrir :D
Morgane : Olaa ! Merci pour ton retour ! Un plaisir de te lire à chaque chapitre ! Et oui dans le monde de la mafia rien n'est jamais rose longtemps... Aden a fait ses adieux ! Qu'adviendra t-il d'Ontari ?
Tabdyts : Hey ! Merci et bienvenue ! Wooow deux jours ! Tu étais motivée XD ! Le mariage et les enfants ? Arf pas tout de suite :P Au plaisir de te relire !
CriketzOrng : Heey ! Merci pour ton retour qui m'a fait super plaisir ! Deux jours toi aussi ! (tu peux me tutoyer :D) Impressionnant votre rythme de lecture sachant que ça va bientôt faire trois ans que je travaille sur cette histoire ça m'affole mais me donne le smile ! Je suis heureuse de voir que j'ai réussi à susciter autant d'émotions différentes chez toi au fil de la lecture! Pour une Lexa plus badass, il va y avoir qq flashback lorsqu'elle est devenue Dona mais shhhht faut pas le dire ;P May we meet again :)
Chapitre 38 : Fruit d'un amour brisé
Ontari s'était assise sur le lit de la chambre luxueuse. Toute force avait quitté son corps dès lors où elle avait eu la confirmation par une chaîne d'information, qu'Aden avait été froidement assassiné peu de temps après leur appel. Elle entendait pourtant encore sa voix et son rire dans sa tête, incapable d'accepter cette terrible nouvelle. Elle nageait en plein cauchemar et elle allait forcément se réveiller. Peu importe où, il fallait qu'elle se réveille même si c'était dans cet affreux appartement où elle avait été déplacée dernièrement. Elle accepterait n'importe quel sort funeste si le temps acceptait de faire marche arrière.
Les larmes qui coulaient sur son visage semblaient intarissables et une douleur au niveau de la poitrine la transperçait. Perdre Aden lui rappelait la perte de son grand frère Roan. Il lui avait demandé de ne pas abandonner et de ne surtout pas faire confiance à leur mère avant de mourir mais elle avait échoué. Elle était seule à présent. Elle n'avait plus d'alliés et n'avait plus envie d'en chercher car même Charles Pike pour qui elle avait eu un peu d'espoir l'avait trahie en balayant les dernières volontés de son frère pour sauver sa peau. Elle pleura recroquevillée sur elle-même plusieurs minutes avant de sentir un sentiment de colère et d'injustice la saisir. Elle resterait toujours impuissante face à sa mère car elle n'était pas aussi impliquée qu'elle dans le cercle de la mafia. Il fallait que toutes ces manipulations, violences et tromperies cessent définitivement. Tant pis pour Lexa Donati, elle aussi l'avait abandonnée, elle paierait comme tous les autres. Après tout, c'était à cause d'elle qu'Aden s'était autant assombri : elle l'avait trahi, renié et l'avait abandonné une nouvelle fois lorsqu'elle avait fui avec sa compagne. Bien qu'Aden parlait peu de ce qu'il ressentait, la décision de sa sœur avait rouvert une blessure qui ne s'était finalement jamais totalement refermée.
Elle se releva difficilement à cause de son ventre arrondi et chercha frénétiquement de quoi écrire. Elle trouva rapidement un petit carnet aux charmes luxueux posé sur le pupitre en chêne de la chambre : elle allait écrire toute la vérité et tout cesserait pour de bon. Ses doigts se crispèrent sur le crayon à papier et elle commença le début de son récit qui s'anima tel un radeau perdu en mer, affrontant de terribles vagues dévastatrices tant les perles d'eau qui s'échappaient de ses yeux marron se mettaient à imbiber le papier.
« Je m'appelle Ontari Barzetti-Donati et si j'écris ces lignes aujourd'hui c'est pour réclamer justice. »
Lexa et Clarke avaient exceptionnellement été escortées par des forces policières durant leur trajet vers la prison de Palerme. Le couple s'était habillé en vitesse après l'arrivée des agents. Elles étaient en route pour identifier le corps et un silence pesant régnait dans le véhicule. Clarke avait le regard vide et des poches sombres étaient apparues sous ses yeux à cause des larmes qui ne voulaient pas arrêter de couler : elle n'arrivait pas à croire qu'un tel malheur s'abatte à présent sur elles. La peau de ses joues et de son cou semblait irritée de cette irrigation sans fin. La Donati quant à elle n'avait lâché aucune larme et était figée dans un stoïcisme improbable qui effrayerait n'importe qui.
Du fait de leur cortège policier, leur véhicule avait traversé les différentes voies rapides de la Sicile sans aucun ralentissement ni limite de vitesse, aussi, arrivèrent-elles au sein de la prison de Palerme après seulement deux heures de route. Lexa descendit la première du véhicule, perchée sur ses talons et protégée par un tailleur noir qui la rendait encore plus froide et inaccessible. Elle alla à la rencontre de la directrice qui l'attendait devant le portail principal de la maison d'arrêt.
- Madame Donati, commença d'un air doucereux la gestionnaire. Je vous présente mes…
- Je n'ai que faire de vos pensées, trancha vivement la brune, pleine de froideur. Vous êtes responsable de cet endroit et je vous avais prévenu que déplacer mon frère était une terrible erreur. Erreur que vous assumerez pleinement dès lors où j'aurai identifié son corps. Croyez-moi, votre carrière est terminée.
- Lexa… Souffla Clarke, surprise par l'agressivité verbale de sa compagne.
L'héritière fixa quelques secondes supplémentaires la directrice droit dans les yeux ce qui ne manqua pas de la déstabiliser. Sans dire un mot supplémentaire, on leur ouvrit le chemin pour les mener à l'intérieur de la prison. L'immense portail en fer de l'entrée principale s'ouvrit sous la lumière des projecteurs et l'œil assuré des gardiens postés sur les tours de garde. La prison était une véritable forteresse du fait de la hauteur de ses murs d'enceinte en béton. Derrière ce mur principal, se trouvait un second mur mais grillagé. Les miradors et les murs d'enceinte étaient équipés de projecteurs puissants qui permettaient d'identifier de possible fuyards. Personne n'avait réussi à s'échapper de la prison de Palerme depuis sa construction.
Le petit cortège marcha un temps sur un chemin de terre avant de bifurquer vers un bâtiment accolé à un second. Clarke talonnait Lexa. Tout son corps tremblait à l'idée de ce qu'elles allaient bientôt découvrir. Elles s'arrêtèrent devant une porte-grille qu'un gardien demanda à ouvrir par talkie-walkie. Machinalement, la main de la blonde se tendit vers celle de sa compagne qui sursauta légèrement comme si elle venait de se brûler à quelque chose. Le sursaut fut partagé car Clarke lut dans le regard de l'héritière quelque chose qu'elle redouta immédiatement : les émeraudes de Lexa semblaient s'être assombries et aucune lueur particulière n'y dansait.
- Lexa... Chuchota la médecin, espérant faire revenir à elle l'esprit de la brune.
Sa compagne ne lui répondit pas et se remit en marche lorsque la porte fut ouverte. Après un certain nombre de couloirs et de portes sécurisées, elles arrivèrent finalement à l'infirmerie qui avait été séparée en deux par un rideau afin que les prisonniers malades ou blessés puissent continuer à être surveillés. La directrice et les gardiens s'éclipsèrent à l'arrivée du responsable des lieux.
Un homme grand et mince au crâne rasé accueillit le couple. Lexa se figea devant l'homme qui portait une blouse. Elle se demanda un instant si elle hallucinait car elle crut reconnaître son grand-père, Titus Donati. Mains croisées sur son bassin, le médecin psychiatre les salua sobrement avant de partager quelques informations que Clarke prit le temps d'écouter malgré sa peur et l'impatience mêlées. Lexa quant à elle semblait figée et focalisée sur le visage de "Titus" dont les lèvres laissaient couler toute sa colère et sa déception. Elle tentait d'ignorer ce qu'il lui disait mais le venin se répandait lentement dans son esprit. Elle avait échoué encore une fois...
- La ferme ! Cria t-elle
Le médecin, Clarke ainsi que les prisonniers somnolant sursautèrent devant la réaction inattendue de la part de l'héritière. Le psychiatre se racla légèrement la gorge pour se remettre de sa surprise et les invita à passer derrière le rideau, se passant des phrases protocolaires qu'il servait assez souvent aux familles qui venaient identifier le corps d'un être aimé. Si d'habitude il attendait que l'identification soit faite avant, il préféra s'éclipser dès que les deux jeunes femmes furent de l'autre côté du rideau.
Le corps tendu et l'esprit encore embrumé de sa vision de Titus, Lexa mit quelques secondes avant de se rendre compte qu'elle était seule avec Clarke. Elle tourna la tête et put distinguer un corps allongé sur un lit et couvert d'un drap jusqu'au haut du cou. Elle s'avança lentement et se posta aux côtés du corps immobile. Ses yeux vinrent se figer sur le visage et les cheveux blonds d'Aden. Il semblait simplement endormi tout comme la fois où il avait été plongé dans le coma excepté qu'il n'avait pas cette légère barbe de plusieurs jours sur les joues. Sa main droite se leva pour aller caresser le front et replacer une mèche blonde correctement. La peau était encore tiède ce qui lui arracha un frisson désagréable. Sa gorge se noua soudainement d'émotion tandis que l'idée de ne jamais revoir son petit frère ouvrir les yeux faisait petit à petit son chemin.
Sa muraille se brisa brutalement lorsqu'elle sentit Clarke l'enlacer doucement. La blonde était restée silencieuse à ses côtés et elle en avait presque oublié sa présence. D'épaisses larmes apparurent avant de se mettre à rouler sur ses joues livides. Le corps de la brune s'affaissa contre celui de la médecin qui la serra fort en retour.
- Je suis là... Murmura la blonde malgré sa voix éraillée par le chagrin.
A travers sa carrière de chirurgienne, elle avait été de nombreuse fois confrontée malgré elle à la vision d'un corps sans vie et l'annonce d'un décès, aussi la vision du corps n'était pas l'étape la plus difficile pour elle. La plus compliquée était celle de l'acceptation. Combien de personnes avait-elle brisées en étant incapable de sauver son patient sur la table d'opération ? Bien trop à son goût et certains cas lui revenaient inlassablement en tête par moment au fil des situations. En tant que professionnels du corps médical, ils étaient pourtant formés afin de gérer leurs émotions mais parfois comme tout être humain, ils craquaient. Ce soir pourtant, Clarke savait qu'elle ne devait pas craquer : elle se devait d'être forte pour sa compagne. Elle laissa bien évidemment ses propres larmes couler mais ce soir ce n'était pas elle qui serait à réconforter bien que son cœur lui faisait mal.
- C'est celle-ci qui a été ouverte avec le pass de mon collègue !
- Très bien. Maintenant dégage et tu ne nous as jamais vu pigé ? Indiqua celui qui semblait commander dans le groupe des trois hommes.
- Oui Monsieur...! Paniqua la femme qui les aidait, s'éloignant aussi vite qu'elle le put.
- OUVRE LA PORTE ! ON SAIT QUE T'ES LA ! Hurla le mafieux en donnant de grands coups de poing sur la porte.
- Qu'est-ce qu'il se passe ici ?! S'agaça un client mécontent en ouvrant la porte de la chambre voisine, pensant que c'était lui qui était demandé.
Après un regard froid, un coup de feu retentit avant que des cris terrifiés venant de la réceptionniste ne suivent. Celle-ci se fit à son tour tirer dessus, la réduisant ainsi au silence.
Ontari sursauta et elle eut tout juste le temps de se précipiter sur son sac, abandonnant son récit pour attraper son arme à feu. Elle se raidit en entendant la porte se déverrouiller, sans doute grâce à un autre pass que le sien. Celle-ci claqua brutalement contre le mur lorsqu'un homme en costard donna un grand coup de pied dedans. Ils l'avaient finalement retrouvée. Elle enleva rapidement la sécurité et tira deux coups de feu qui obligèrent le mafieux à reculer afin de se protéger.
- Ne m'approchez-pas ou je vous tue !
Elle jeta un rapide coup d'œil vers une des fenêtres de la chambre, remarquant alors que la nuit s'était installée. Elle avait été tellement occupée à n'oublier aucun détail dans ses aveux qu'elle n'avait pas vu les heures défiler. Sans doute les hommes de sa mère n'arrivant pas à la repérer avaient tenté un coup de poker en tentant de faire lien avec l'agression du groom.
- Madame Barzetti il faut nous suivre à présent ! Clama la voix agacée de l'homme qui avait enfoncé la porte avant de se mettre à couvert.
- Allez vous faire foutre ! Jamais je ne me laisserai capturer et séquestrer à nouveau !
- Votre mère est très inquiète... Il faut nous suivre, nous ne vous voulons aucun mal mais si vous nous y obligez...
- Dites à ma mère d'aller se faire foutre ! On se retrouvera en enfer le moment venu !
- Fait chier...! Allez-y foncez tous les deux ! Désarmez-moi cette petite garce ! Ordonna le mafieux.
Ses deux collègues échangèrent un regard inquiet qui n'échappa pas à leur supérieur.
- Qu'est-ce que vous attendez putain ?! Leur aboya t-il.
- Mais Loucas... Elle est armée...! On va se faire tirer comme des lapins !
- Rien à foutre ! Vas-y putain ! Hurla t-il en l'empoignant pour le pousser à l'intérieur de la chambre.
A la vue du premier homme, Ontari n'hésita pas et tira à plusieurs reprises. Un second suivit immédiatement, profitant que son collègue fasse office de bouclier humain pour fondre sur elle et tenter de lui arracher son arme des mains. Elle hurla, se débattit de toutes les forces qui bouillaient encore en elle et un coup de feu partit sans prévenir qui par chance fit s'écrouler son agresseur. L'homme avait un trou dans la gorge et elle put lire dans son regard qu'il avait peur. Il n'était pas plus vieux que Milo et elle ne put s'empêcher d'être prise de remords immédiatement.
Fixée sur le jeune homme, elle ne vit pas arriver le coup de poing d'un troisième homme qui l'envoya au sol, faisant glisser son arme loin d'elle. Elle hurla soudainement lorsqu'elle sentit une poigne puissante saisir ses cheveux pour la soulever. Elle avait l'impression que son cuir chevelu allait se détacher de son crâne tant la douleur la transperçait, aussi s'accrocha t-elle de manière désespérée au bras qui l'agrippait. Son agresseur la retourna, la plaqua contre le sol, frappant sa tête contre le parquet avant de la saisir par la gorge de ses deux mains. Elle griffa son visage dans l'espoir de le faire lâcher mais cela semblait vain.
Alors que ses jambes se débattaient par réflexe dans l'espoir de se soustraire à l'homme au dessus d'elle, son genou droit heurta avec force l'entrejambe de ce dernier qui la lâcha sous la douleur. Elle amena sa main droite sur son cou meurtri, aspirant de grandes goulées d'air. Son enfant s'agitait en elle. Elle voulait se relever mais elle était totalement épuisée et douloureuse. Elle se traîna jusqu'à la chaise sur laquelle elle s'était assise plus tôt et s'en servit pour se relever mais la douleur était atroce. Elle s'était à peine redressée en se tenant grâce au bureau, qu'elle sentit de nouveau une main lui agripper les cheveux et la tirer en arrière. Elle tourna la tête et eut tout juste le temps de voir s'abattre un poing enragé qui s'écrasa contre sa mâchoire qui craqua bruyamment sous la force du coup.
Sa tête et son corps furent brutalement projetés en arrière et elle sentit une dernière douleur aiguë la frapper à l'arrière du crâne. L'homme de main essuya le sang s'échappant d'une griffure sur sa joue droite avant de se pencher sur la jolie brune qui semblait s'être enfin calmée.
- Tu vas me suivre bien gentiment maintenant, souffla t-il en attrapant le bras de l'héritière des Barzetti.
Ses sourcils se froncèrent devant la mollesse du membre : la minute d'avant il avait en face de lui une véritable tigresse enragée et maintenant il semblait être face à une vulgaire poupée de chiffon.
- Oh ! Tu vas te bouger merde ?! Dit-il en lui donnant quelques claques.
Le visage d'Ontari bascula de droite à gauche au fil des coups donnés, laissant finalement apparaître une petite flaque de sang derrière son crâne. Le mafieux écarquilla les yeux et porta immédiatement son regard sur le coin du bureau où la tête de la brune avait cogné après qu'il l'ait frappée. Le coin était pointu et couvert d'un sang rouge foncé presque noir.
- Merde... C'est pas vrai ! Paniqua t-il. Réveille-toi allez ! Supplia t-il en soulevant le buste de la jeune femme pour la secouer.
Malgré ses supplications, la Barzetti resta silencieuse ce qui le fit se relever. Il regarda ses coéquipiers au sol. Il passa au dessus et leur mit une balle en pleine tête afin d'effacer tous les témoins puis il sortit de la chambre aussi vite qu'il le put, traversant le couloir en courant afin de rejoindre un ascenseur. Un cri lui fit tourner la tête dans sa fuite :
- HE TOI ! Aboya Gustus Giordano.
- Chope-le, je m'occupe de la Barzetti ! Indiqua Anya à son compagnon qui se mit à poursuivre le fuyard.
Gustus accéléra sa course pour tenter de rattraper sa cible mais il était bien trop loin de lui, les portes de l'ascenseur s'étaient déjà refermées quand il le rattrapa. Le Giordano frappa rageusement dessus avant de se décider à prendre les escaliers mais un appel de sa compagne le fit renoncer.
- Gustus ! Viens vite !
Le mafieux se dépêcha de retraverser le couloir pour rejoindre la chambre ouverte. Il enjamba les deux corps sans vie avant de s'avancer vers Anya qui était agenouillée et pressait une serviette contre l'arrière du crâne de la Barzetti. Son visage était crispé par l'urgence de la situation.
- Merde ! Merde ! Regarde dans quel état elle est ! Elle ne réagit pas !
- Est-ce qu'elle a un pouls ?
- Qu'est-ce que j'en sais putain ?! Y'a marqué médecin sur mon front ?!
Gustus se contenta de poser deux doigts joints contre la jugulaire d'Ontari. Le pouls était très faible mais encore existant. Le mafieux se mordit la lèvre : l'équipe du Capitaine Blake n'allait pas tarder à arriver et la police romaine aussi. Son instinct lui disait de fuir ce merdier car s'ils étaient identifiés comme suspects, Edda risquait de rester sans les voir pendant un sacré bout de temps.
- Qu'est-ce qu'on fait putain Gustus ? Elle est morte ?!
- Je ne sais pas... Il y a un pouls je crois... Il faut sauver le bébé...
- Le bébé ?! A moins que tu saches faire une césarienne je vois pas comment on pourrait le sauver !
- Appelle les urgences Anya, dit-il calmement.
- Quoi ?! Tu débloques putain !?
- Fais-moi confiance, les flics seront là d'une minute à l'autre. On pourra identifier le meurtrier. On a tiré aucun coup de feu et on est venu ici pour aider la belle-sœur de Lexa. On s'en tient à cette version.
- Tu veux faire confiance aux flics ?! Ils vont forcément déterrer de vieux dossiers sur nous !
- Non, impossible, Lexa a tout fait disparaître lorsqu'elle nous a embauchée dans sa société de garde rapprochée. On est blancs comme neige officiellement sur le papier... C'est la seule solution Anya.
Le regard de la blonde se fixa dans celui de son partenaire. Elle avala sa salive avant d'échanger sa place avec lui pour appeler les urgences. Gustus alla s'agenouiller près du corps immobile de la Barzetti quand son regard fut attiré par le carnet ouvert sur le bureau. Ses yeux s'agrandirent d'effroi au fil de sa lecture et sans réfléchir, il attrapa ce dernier pour l'enfoncer dans la poche intérieure de sa veste de costard. Il fixa ensuite le visage de la brune, soufflant pour lui-même car il avait peu d'espoir pour la jeune femme :
- Qu'as-tu voulu faire petite inconsciente ?...
- Laissez passer ! Hurla Bellamy en écartant la foule qui s'était rassemblée devant le prestigieux hôtel.
Une banderole de sécurité avait été installée afin d'empêcher toute entrée venant de l'extérieur. Un policier souleva cette dernière lorsqu'il vit la plaque du Capitaine de la cellule anti-mafia ainsi que celles de son équipe.
- Qu'est-ce qui se passe bon sang ?!
- Scène de crime. On a peu d'éléments encore.
- Où est Ontari Barzetti ?!
- Qui ?
Une sirène d'ambulance retentit afin de se frayer un chemin au plus près. Une équipe en descendit avec un lit brancard et courut à l'intérieur de l'hôtel où de nombreux policiers patrouillaient.
- Finn avec moi ! Les autres vous restez dans le périmètre et vous me récupérez toutes les informations que vous pouvez ! Je veux les images des caméras s'il y en a !
- On a pas encore reçu l'autorisation de saisie des images de vidéosurveillance de la part du juge Capitaine !
- Démerdez-vous ! Les envoya paître leur supérieur.
Bellamy fonça tête baissée derrière les secouristes qui empruntèrent un ascenseur pour se rendre à l'étage où l'urgence était.
- Ici ! Appela Anya qui était sortie de la chambre et qui avait encore son portable collée à l'oreille pour confirmer à son opérateur que les secours venaient enfin d'arriver.
- Vous ?! S'exclama le Blake, surprit de retrouver une ancienne employée de Lexa Donati et la nouvelle propriétaire du casino de Gela.
Anya l'ignora royalement avant de guider les secouristes qui enjambèrent les corps sans vie dans la chambre où Gustus s'évertuait à faire à présent un massage cardiaque à l'héritière des Barzetti.
- On prend le relais ! Indiqua un secouriste en branchant rapidement les électrodes afin de connaître l'état de sa patiente.
- Depuis combien de temps effectuez-vous le massage cardiaque ? Demanda le second secouriste.
- Environ dix minutes... Elle avait un pouls très faible à notre arrivée avant de ne plus en avoir du tout peu après l'appel de ma compagne aux urgences. D'où le massage... Sans compter cette blessure à la tête... Indiqua t-il en désignant la serviette imbibée de sang tout en se relevant.
Le visage fermé de contrariété, Bellamy attrapa brutalement le bras du Giordano qui surprit, se fit plaquer contre un mur de la chambre.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ici putain ?! Je reçois un appel de la police de Rome pour m'informer qu'Ontari Barzetti a été repérée après plusieurs mois sans nouvelles de sa part et je la retrouve à moitié morte entourée de cadavres et avec vous en train de la réanimer ?!
- Bellamy ! Lui lança Finn, cherchant à lui faire lâcher prise.
- Lâche mon homme sale flic de merde ! S'enflamma Anya en tentant de se jeter sur le Capitaine Blake mais Finn la retint comme il le put.
- C'est bon Anya... Répondit Gustus d'un ton neutre en plongeant son regard sombre dans celui du policier qui semblait pris de folie.
Après quelques secondes et malgré la position inconfortable, le mafieux commença son explication avec un débit maîtrisé :
- Ontari Barzetti a contacté Lexa Donati pour lui demander de l'aide car elle avait réussi à s'échapper de l'endroit où elle était séquestrée par sa mère depuis l'arrestation d'Aden... Nous étions ma compagne et moi à l'aéroport prêts à repartir immédiatement pour rejoindre Syracuse car nous venions d'apprendre pour la mort d'Aden Donati et Lexa était injoignable... Nous étions inquiets pour elle car Lexa est une grande amie de notre famille et elle avait déjà été prise pour cible. J'ai finalement réussi à l'avoir grâce à sa compagne Clarke Griffin qui me l'a passée. Elle n'était pas au courant de la mort de son frère et malgré le choc, nous a demandé en tant qu'ancien gardes du corps d'aller immédiatement mettre en sécurité sa belle-sœur.
- Tu as réponse à tout Giodarno comme toujours... Siffla d'un air mauvais le Capitaine.
- Il y a une différence entre avoir réponse à tout et dire la vérité, répondit calmement le cinquantenaire.
- La ferme ! Je vous arrête !
- Quoi ?! S'exclama Anya, furieuse.
- Bellamy tu débloques ! S'indigna Finn.
- Je t'ai rien demandé Collins. Passe-leur ces putains menottes ou dégage de là !
Finn soupira avant d'attraper ses menottes ce qui permit à Anya de sauter au cou du Blake. Gustus fut libéré de l'emprise du policier et rapidement aida l'ex-compagnon de Clarke à calmer sa compagne qui semblait vouloir écorcher vif le Capitaine de la cellule anti-mafia.
- Anya ça suffit ! Lâche-le ! Cria son compagnon, mais la blonde serrait le cou du policier avec force ce qui commença à faire changer de couleur son visage.
- Lâchez-le ou je vous tire dessus ! Ordonna Finn qui avait sorti son arme.
- Non ! Vous ne tirez sur personne ! Aboya le mafieux en écartant d'un coup vif l'arme pointée sur sa compagne. Anya lâche-le bon sang, c'est un malentendu ! Pense à Edda... Ils n'ont rien contre nous, ils ne pourront pas nous garder plus de 24h... Calme-toi !
Le visage fermé de la mafieuse se détendit brusquement à la mention du nom de sa fille et elle relâcha la pression qu'elle exerçait sur la gorge du Capitaine Blake qui prit de grandes inspirations pour pallier au manque d'air de ces dernières secondes. Finn secoua la tête d'agacement avant de lancer ses menottes à son collègue qui tout aussi énervé les passa aux deux mafieux qui se laissèrent faire cette fois.
- Tu dois leur énoncer leurs droits Bellamy, indiqua Finn.
- Tu m'emmerdes Finn ! Où est la fille ? S'étonna finalement Bellamy en remarquant qu'Ontari et les secouristes avaient disparu, oubliant immédiatement ce que venait de lui dire Collins.
- Elle a été transportée d'urgence dans l'hôpital le plus proche, indiqua un policier qui venait d'arriver.
- Fous-moi ces énergumènes dans la voiture, je veux les interroger immédiatement et qu'on me tienne au courant de l'état de santé de la Barzetti.
Anya et Gustus furent escortés par Finn et Bellamy jusque dans le véhicule qui avait servi à transporter une partie de l'équipe anti-mafia. Au volant se trouvait Nathan Miller qui offrit une regard plein de surprise au mafieux qu'il avait pourtant prévenu de leur arrivée. Il attendit que Bellamy et Finn referment les portières arrières pour demander tout doucement :
- Tu n'as pas eu mon message ?...
- Si mais la Barzetti était en train de mourir, répondit le brun.
- Ce fils de pute va me le payer ! S'enragea Anya.
- Miller.
- Quoi ?
- On sera quitte si tu m'aides une dernière fois.
Le policier regarda son ancien collègue de la pègre grâce au rétroviseur intérieur, attendant la suite.
- Dans ma poche intérieur de costard, il y a un carnet. Prends-le et cache-le.
- Quoi ?! Mais c'est quoi ce carnet ? Je peux pas faire ça enfin !
- Ferme-la et obéis ! Ou je t'assure que même en prison je saurai m'occuper de ton nouveau copain.
- Quoi ? Bryan et moi...
- Visiblement Bryan n'est pas aussi intéressant que le Docteur Jackson Eric...
Le visage de Miller pâlit.
- Tu croyais quoi ? Que parce que tu rompais avec ton copain flic j'allais arrêter de te faire surveiller ? Visiblement tu as profité des pauses cafés à l'hôpital pendant la surveillance de Quint pour draguer... Maintenant prends ce fichu carnet !
Les mains du policier se serrèrent sur le volant et avec un grognement exaspéré, il se détacha et alla fouiller dans la poche de la veste du Giordano pour récupérer le carnet. Il observa la couverture comme s'il s'agissait d'un objet très rare puis le cacha à l'intérieur de son gilet pare-balles.
- Qu'est-ce qu'i l'intérieur ?
- Des ennuis pour tout le monde.
Les sourcils de Nathan se froncèrent et il allait poser une autre question quand la portière avant passager s'ouvrit brusquement pour laisser apparaître Finn qui ordonna à son collègue de démarrer.
Plusieurs heures s'étaient écoulées depuis qu'ils avaient été arrêtés. L'aube pointait le bout de son nez au dessus de Rome. Gustus et Anya avaient été reçus tous les deux par le Capitaine Blake et s'étaient montrés coopérants, soutenant la version qu'avait donné Gustus dans la fameuse chambre d'hôtel. Cela avait évidemment rendu furieux Bellamy qui commençait à réellement saturer à l'idée d'être encore une fois pris pour le dindon de la farce. Il connaissait ces deux-là pour leur intelligence et leur facilité à manipuler la vérité. Rien que la reprise de leur casino puait l'illégalité...
Anya Zanetti et Gustus Giordano sentaient le mafieux à plein nez et son flair le trompait rarement. S'il avait fini par accepter que Lexa Donati était étrangère à toutes ces affaires mafieuses, il ne pouvait certainement pas accepter pour sa conscience professionnelle, que ce couple était totalement blanc comme neige. La coïncidence de leur présence était trop grosse. Toute cette histoire semblait une mise en scène finement pensée.
- Bellamy, tu vas te foutre dans la merde à les retenir sans autorisation du juge, tu ne leur a pas même dit leurs droits au moment de leur arrestation. Tout concorde avec ce qu'ils ont dit... Les caméras montrent des hommes foncer dans le couloir et tirer des coups de feu avant qu'un ne s'échappe et ne se fasse poursuivre par Gustus Giordano, tenta à nouveau son collègue Finn.
Le Blake ne répondit pas ce qui agaça son partenaire : Finn quitta le bureau qui leur avait été gracieusement prêté par la police romaine. La porte du bureau s'ouvrit de nouveau et ce fut Murphy qui apparut devant Bellamy. Le policier et ex-amant s'installa nonchalamment dans le fauteuil près de son supérieur, lâchant :
- Longue nuit hm ?
- Hm.
- Même si ça me fait chier de l'avouer Blake, Collins a raison. Tu t'accroches encore à ce fantôme hein ?
Les muscles du brun se contractèrent au mot fantôme.
- Je sais que cette femme a énormément compté pour toi Bellamy et je t'avoue en avoir été jaloux pendant un sacré moment mais il me semble qu'elle t'avait dit de ne pas t'accrocher comme ça hm ?
- Becca mérite d'avoir justice ! Je suis persuadé qu'Ontari Barzetti sait des choses essentielles à l'enquête !
- Sans doute oui tout comme les deux cocos que tu as sous le verrou pour le moment... Mais ils ne lâcheront rien de plus que ce qu'ils veulent bien te dire. Ecoute... On est tous fatigués de cette enquête sans fin de savoir qui est la tête pensante de la Mafia ok ? Je pense qu'aujourd'hui, on peut être fiers du travail accompli. On a quand même arrêté plusieurs commandants, peut-être pas ceux qui savent des choses sur l'assassinat de Becca mais ça finira par venir un jour. Ce métier c'est avant tout de la patience. Tiens le coup ok ?
Bellamy se détendit et prit conscience de la fatigue qui parcourait son esprit et son corps. Il finit par acquiescer et se lever.
- Merci Murphy, souffla t-il en tapant légèrement l'épaule de son collègue qui sourit.
- De rien.
Les talons de Lexa frappaient froidement le sol du commissariat de Rome. Son visage était creusé par la colère et la fatigue et elle se planta devant l'agent d'accueil qui semblait épuisé de sa permanence de nuit.
- Maître Donati, je suis l'avocate de Mr Giordano et Mme Zanetti. Mes clients sont retenus en détention de manière totalement illégale. Appelez-moi le Capitaine Blake que je lui fasse un rappel des cours de droit qui lui ont permis d'obtenir son insigne de Capitaine.
L'agent ne dit mot devant l'autorité froide qu'avait dégagé la jeune femme face à lui. Rapidement, la brune fut emmenée jusqu'à la salle où Bellamy interrogeait à nouveau le Giordano. Lexa entra avec fracas ce qui surprit les deux hommes.
- Lexa ?...
- Madame Donati ?!
- Ce sera Maître Donati pour vous Capitaine Blake, trancha durement la brune qui ne semblait pas être du tout d'humeur. J'exige la libération immédiate de mes clients Mr Giordano et Mme Zanetti que vous retenez en détention sans autorisation du juge d'instruction et sans motifs concrets. Sachez que j'ai averti votre supérieur hiérarchique le Commissaire Pike ainsi que la juge Giula Conti de votre abus de pouvoir. Être policier ne vous confère pas le droit d'arrêter des personnes sans motifs précis et de ne pas leur donner le droit d'appeler un avocat.
- En réalité, il ne nous a pas informé de nos droits, lâcha Gustus d'un ton neutre.
Le regard de la brune se figea sur le Blake qui semblait se contenir pour garder un semblant de maîtrise de la situation.
- Et bien, je vois que vous battez tous les records Capitaine Blake. Libérez mes clients, immédiatement.
Sans attendre de réponse, la brune quitta la salle d'interrogatoire. La mâchoire crispée, Bellamy se leva et ordonna à ses hommes qu'on libère et rende leurs effets personnels aux deux suspects.
- Capitaine Blake ? C'est le Commissaire Pike pour vous, indiqua un agent en arrivant avec un téléphone sans fil.
- Dites-lui que je le rappellerai.
- Il demande à vous parler immédiatement.
- Et moi je veux des aveux immédiats est ce que je les ai ?! S'agaça Bellamy.
- Bellamy ?
- Quoi encore ?! Allez tous vous faire foutre merde ! Enragea le Blake en quittant la pièce.
La jeune femme qui lui faisait face eut tout juste le temps de se décaler pour éviter de se faire bousculer. Elle avait beau connaître son Capitaine, Gina Martin fut surprise de son coup de sang. Elle se doutait que le brun avait une énorme pression sur les épaules mais elle n'avait pas à payer pour tout le monde... Elle n'osait même plus transmettre la nouvelle que venait de lui transmettre l'hôpital qu'elle avait appelé toute la nuit pour avoir des nouvelles. Elle sursauta en sentant une main amicale sur son épaule et se tourna vers Finn qui lui fit signe de transmettre son information.
- Ontari Barzetti a été déclarée en état de mort cérébrale et est maintenue en vie grâce à des machines en vue de possibles dons d'organes. Sa mère, Madame Barzetti est sur place depuis son arrivée au service de traumatologie.
- Et merde... Soupira Finn. Merci Gina. Tu as fait du bon boulot.
- Merci Capitaine... Sourit sa collègue.
Nathan Miller qui avait écouté toute la conversation baissa les yeux : il avait toujours le carnet sur lui et n'avait pas osé s'en débarrasser. Il se réfugia finalement aux toilettes pour le consulter à l'abri des regards.
Accompagnée d'Anya et de Gustus, Lexa passa les portes principales de l'hôpital pour connaître le sort de la compagne de son défunt frère. Ils furent renvoyés de service en service jusqu'à finalement arriver au bon étage. Gustus fatigué de toutes ces cavalcades, attrapa un infirmier et lui demanda vivement :
- Est-ce qu'une Ontari Barzetti-Donati vient d'arriver à votre étage ?
- Euh vous êtes ?...
- Sa belle-sœur, répondit sobrement Lexa.
- Ah... Vous a t-on expliqué la situation de Mlle Barzetti ?
- Non bordel ! S'agaça Anya. Elle est vivante oui ou merde ?!
- Anya, la rabroua Gustus.
L'infirmier grimaça avant de s'excuser pour aller chercher un médecin en charge du service. Après un certain temps, une femme en blouse blanche s'avança :
- Bonjour... Vous dites être de la famille de Mlle Barzetti ?
- Madame Barzetti-Donati, corrigea Anya. Pourquoi c'est si dur de prononcer son nom en entier ?!
- Oui, je suis sa belle-sœur, coupa Lexa.
- Je vois. Venez avec moi, s'il vous plaît. Hm... Non, uniquement Madame s'il vous plaît. Seule la famille peut voir la patiente.
Gustus et Anya allaient protester mais un regard de l'héritière Donati suffit à les faire taire.
- Allô ? Allô ?! Répéta Clarke, toute tremblante après avoir manqué faire tomber son portable tant elle était stressée.
A la demande de sa compagne, elle était restée dans leur villa au cas où il y aurait besoin de prendre des décisions immédiates au sujet d'Aden et de son futur enterrement. Cela n'avait pas plu à la médecin mais elle n'avait pas eu la force de confronter Lexa sur cette décision prise sans elle. Elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit en sachant dans quel état se trouvait la brune sans compter son chagrin qui ne cessait pas de faire couler le peu de larmes que son corps arrivait à produire. Elle s'était allongée dans le canapé contre Romeo qui avait senti la détresse de sa maîtresse.
- Clarke c'est moi, répondit l'héritière. Je ne sais pas si tu m'entends correctement... Le réseau est très mauvais ici à l'hôpital.
- Je t'entends partiellement oui... As-tu des nouvelles ?
- Oui... Elles ne sont pas bonnes malheureusement.
- Merde...
- Ontari ne s'en est pas sortie. Elle était en état de mort cérébrale et sa mère a donné l'autorisation il y a quelques minutes de la débrancher pour le prélèvement des organes. Cette garce passe encore une fois pour une héroïne...
- Je suis désolée... Cette femme est un monstre...
- Oui, un monstre que j'aurai dû tuer il y a longtemps, répondit froidement la brune.
- ... Lexa il ne faut pas penser comme ça... Elle finira par payer pour le mal qu'elle a fait.
- Ce genre de personne ne paie que par la manière forte Clarke.
La médecin garda le silence, se doutant qu'elle ne ferait pas changer d'avis sa compagne qui était encore trop bousculée par les récents et terribles évènements. Elle finit par souffler :
- Et le... le bébé ?
- Elle est vivante pour le moment.
- Elle ?
- Oui c'est une petite fille... Elle est dans l'unité des grands prématurés en couveuse car elle n'a que six mois et demi... Elle est très faible... Les médecins ne savent pas si elle va s'en sortir Clarke... Apparemment Ontari a subi des chocs très violent notamment au niveau du ventre et cela a pu laisser des séquelles.
- C'est la fille d'Aden, elle va s'en sortir... Son père était un battant.
- Il faut l'espérer.
- Je peux la voir ?
- Clarke. Ce n'est pas une bonne idée de s'attacher à elle alors qu'elle peut mourir demain...
- S'il te plaît Lexa.
Un soupir vibra dans le téléphone puis Clarke entendit des pas pendant plusieurs minutes avant que la communication ne coupe. Elle attendit patiemment jusqu'à recevoir un nouvel appel en Visio cette fois-ci. Son visage si triste se teinta d'un léger sourire en voyant apparaître à l'écran à travers une vitre et une couveuse un petit corps fin relié à plusieurs fils et à un moniteur. Elle était si frêle mais si belle à la fois à ses yeux. Elle avait hésité lors de ses années d'interne à rejoindre l'unité néonatale mais s'était finalement tournée vers la traumatologie.
- Accroche-toi petite puce, souffla la médecin depuis son canapé tandis que de nouvelles larmes apparaissaient au coin de ses yeux.
- Que faites-vous ici ? Demanda sèchement une voix féminine.
- Je surveille ma nièce, répondit avec agressivité Lexa qui avait basculé le portable le long de son corps.
- Vous n'avez rien à faire ici et arrêtez de dire que ma petite fille chérie est votre nièce. Jamais votre sale handicapé de frère n'a touché une seule fois ma si parfaite défunte fille. Leur mariage n'était qu'une question d'argent et de patrimoine ! De plus ma fille avait demandé le divorce.
- C'est ce que l'on verra quand le test de paternité sera réalisé.
- Je refuse, il est impossible de faire confiance à de telles idioties ! Kiara ne ressemble pas du tout à votre frère, enlevez-vous cette idée de la tête une bonne fois pour toute !
- Kiara ?... Demanda Lexa, interloquée.
- C'est le nom que ma fille a toujours voulu donner à sa fille, elle me l'a confié maintes et maintes fois maintenant dégagez avant que je n'appelle la sécurité !
- Je suis dans mon plein droit de rester ici. Je n'ai peut-être pas les mêmes droits que vous concernant cette petite fille mais croyez-moi que je finirai par les obtenir et je l'éloignerai du monstre que vous êtes peu importe ce qu'il me faudra faire.
- Me menacez-vous Lexa Donati ? Siffla Nia Barzetti.
- Oui ! Répondit avec agressivité l'héritière.
- Lexa ! Lexa ! Tenta la blonde qui avait entendu toute la conversation. Lexa réponds-moi ! Laisse cette vieille folle !
Il y eut un silence avant que l'héritière ne s'éloigne pour reprendre sa compagne au téléphone.
- C'est bon Clarke. Je suis là.
- Bon sang qu'est-ce qui t'a pris de lui dire ça ?
- Je ne sais pas... J'ai toute cette haine qui bouillonne en moi... Je ne contrôle plus rien... je n'ai plus envie de résister...
- Non Lexa... Tu ne peux pas céder à la facilité... Ca ne résoudrait rien... Rentre à la maison s'il te plaît...
- Tu as sans doute raison... Je prends le premier avion... Les prochains jours seront difficiles...
Et encore un chapitre de terminé ! Booon... Comme vous l'aviez aussi pressenti, Ontari ne s'en est pas sortie... J'avais à la base décidé de la faire mourir dans le précédent chapitre mais il était déjà bien trop long à mon goût du coup j'ai décalé la scène pour des questions chronologiques aussi (qu'est-ce que c'est casse bonbon le temps pffff) Doubi m'a fait réécrire la scène où elle tente de résister aux hommes de main de sa mère car je l'avais trop écrite en mode John Wick haha ! Au final le rendu est top merciii doubiiii :D
Avez-vous aimé voir ressurgir la carapace impénétrable de la Dona ? Les prochains chapitres risquent d'être bien sombres car Lexa va bien avoir du mal à ne pas céder à l'appel de la vengeance... Y arrivera t-elle ? Dites-moi ce que vous avez pensé de ce chapitre qui met le reste des éléments en place avant la montée en tension du dernier arc de l'Héritage :) Lâchez-vous !
J'ai bien kiffé faire péter une durite à Anya qui étrangle Bellamy pour défendre Gustus XD
Autrement... J'espère que votre haine envers Nia redouble encore plus haha... Pas de Madie mais une Kiara... Hm.. Hm... Qui obtiendra la garde ?! :D
