Heey ! Bonne année 2020 à vous ! J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes ! Un immense désolé pour le grooooos retard du chapitre... Je suis franchement irrécupérable... En fait j'ai eu une énorme page blanche :'( Allez j'espère que le chapitre vous plaira quand même ! Je ne m'attarde pas plus, merci à tous pour vos retour sur le chapitre 40 qui m'ont fait ultra plaisir ! Merci à doubi et Mag pour la relecture et leurs conseils pour l'écriture de ce chapitre !
Bonne lecture :)
Chapitre 41 : Remords et regrets
Le regard perdu dans le vague, Lexa amena le verre de vin rouge à ses lèvres. Depuis le départ de Clarke la semaine dernière, elle se consolait à travers l'alcool. Elle ne mangeait quasiment plus : son visage s'était creusé, son corps entier démontrait à quel point la décision de la médecin l'avait touchée. Elle avala le liquide sans réussir à en savourer le goût pourtant si exceptionnel au vu de l'année inscrite sur la bouteille. La maison était si vide et silencieuse à présent et elle ne le supportait pas, pourtant, impossible pour elle de combler ce silence par de la musique car cette dernière l'irritait au plus haut point. Les journées à la mairie s'enchaînaient sans qu'elle ne retienne rien. Seule son adjointe Gaïa lui permettait de tenir encore correctement le rythme et la direction de chaque service. Elle ne pensait qu'à Clarke et à Madi. De nouvelles larmes s'échappèrent de ses yeux cernés : être seule était la pire punition que pouvait lui infliger Clarke.
Ses poings se serrèrent au souvenir de leur dernière conversation :
"J'espère que tu as honte de toi Lexa car moi oui. J'ai honte d'être avec toi." Répéta la voix de Clarke dans sa tête.
Un cri de rage s'échappa de sa gorge et elle jeta le verre à moitié plein sur le carrelage. Le contenant explosa en centaine de micro morceaux de verre, éclaboussant le mobilier proche. La brune resta figée sur le canapé et enfouit son visage entre ses mains, lasse. Elle n'avait cessé d'écrire à Clarke, de l'appeler mais elle n'avait jamais eu de réponse. Elle s'était rendue chez Octavia mais une fois encore, la médecin avait refusé de la confronter et la Blake ne l'avait pas laissée entrer dans sa maison. Elle n'avait eu qu'une envie, y entrer par la force et sortir Clarke et Madi pour les obliger à rester près d'elle mais elle s'y était refusée : cela donnerait raison à la blonde sur le fait qu'elle avait totalement basculé dans la facilité de son ancienne identité.
Qu'avait-elle fait pour mériter un tel châtiment ? Céder à la vengeance ? Elle n'avait aucun regret : les Barzetti avaient tué sa mère, son frère et un nombre incalculable de proches. Nia méritait son sort. La mort aurait été bien trop douce comme sentence. Elle devait être traînée dans la boue et vivre dans la honte jusqu'à la fin de sa vie. Ce coup de maître lui avait valu le respect des dernières familles mafieuses en Sicile qui lui avaient pourtant tourné le dos lorsqu'elle avait révélé son homosexualité lors du gala de présentation du casino que géraient à présent Gustus et Anya. En soit, elle avait laissé faire la justice... Elle avait simplement "aidé" à sa façon pour que la police ait toutes les pièces nécessaires pour réussir son coup.
- C'était nécessaire... Marmonna t-elle comme pour se justifier de nouveau.
"Quoi donc ?! Mettre la vie de ta nièce en jeu pour un combat d'ego entre familles mafieuses ?!" Répondit son esprit.
- J'avais calculé tout ça, elle ne risquait rien ! S'agaça t-elle avant de revenir à la réalité soudainement.
Le portable prépayé qu'elle avait posé sur la table basse devant elle s'était mis à sonner. Elle soupira avant de décrocher : Gustus, encore.
- Quoi ?
- Lexa, ça devient urgent, répondit la voix du Giordano.
- Nous n'avons pas la même définition du mot "urgent" visiblement et je t'ai demandé d'arrêter de me harceler à ce sujet.
- Tu dois t'occuper de lui. L'information s'est répandue dans toute la Sicile et elle arrive en Italie, tout le monde en parle. Si tu ne te fais pas justice, aucun homme ne te prendra au sérieux !
- Quand me prendront-ils au sérieux Gustus ?! Je viens de détruire Nia ! J'en ai assez de d'être toujours testée et jugée sur mes choix ! J'ai perdu Clarke et Madi à cause de ça donc peu m'importe les ragots qui courent sur moi parce que je ne fais pas comme ils le veulent !
- Ne dis pas n'importe quoi Lexa. Il faut que tu le fasses, tu es la Dona ! Les rues italiennes n'ont que ton nom à la bouche !
L'héritière ferma les yeux dans un soupir : la chute des Barzetti avait enflammé certains clans. Beaucoup de jeunes qui cherchaient à se faire une place et de l'argent facilement s'étaient mis à vendre de la drogue et menacer les commerçants, leur promettant leur protection ou tout l'inverse s'ils n'étaient pas payés. Ils ne faisaient pas partie des vieilles familles et étaient considérés comme de la vulgaire racaille. Les rues italiennes s'étaient subitement éveillées car chacun voulait sa part du gâteau. Le taux de criminalité était à son paroxysme et c'était l'occasion parfaite selon Gustus pour faire entrer de nouveau la brune dans la partie sans se limiter à la Sicile.
- Qu'est-ce que tu ne comprends pas Gustus ?! Dans quelle langue faut-il que je te le dise ?! Je suis fatiguée ! J'ai vengé ma famille et la tienne en faisant chuter Nia Barzetti ! Ses héritiers sont morts, il n'y a plus personne à affronter et même si c'était le cas, je ne veux plus me battre ! Le seul combat que j'aurai encore peut-être la force de mener c'est celui qui me rendra Clarke et Madi...
- Il y a toujours quelqu'un à affronter dans la mafia Lexa. Oublie cette médecin bordel ! Elle t'a quittée et t'a doublement baisée en volant Madi ! Voilà ce que c'est de fricoter avec des personnes extérieures à la famille ! Je te l'avais dit ! Et en plus elle a menacé de tous nous dénoncer à la police. Tu sais ce qu'on fait aux balances... Menaça t-il.
- Et moi tu sais ce que je fais à ceux qui désobéissent à mes ordres Gustus, coupa t-elle froidement.
- Tu me remercieras quand tu auras récupéré Madi demain matin.
Malgré sa tête bourdonnante à cause de l'alcool, elle put reconnaître le bruit d'un moteur de voiture, ce qui voulait dire que le Giordano conduisait. La peur s'insinua brusquement en elle et elle répondit :
- Gustus ! Qu'est-ce que tu vas faire ?! Ne lui fais aucun mal ! S'inquiéta t-elle, se levant brusquement alors qu'elle devinait sans mal les pensées de son père de cœur.
- Tu sais très bien ce que je vais faire.
- Je l'aime encore Gustus ! S'il te plaît non !
Elle a fait son choix en quittant la Famille.
- Gustus ! Non ! Non ! Je te jure que je te fais abattre par Ilian et Camilio si tu la touches !
- Fais ce que tu as à faire, moi je m'occupe de relancer les affaires une bonne fois pour toute, répondit-il avant de raccrocher.
Lexa n'eut pas le temps de lui répondre, captant juste la voix du GPS qui indiquait que la destination demandée était atteinte. Elle appela Anya immédiatement et cette dernière lui confirma que Gustus était parti du casino vers dix heures du matin sans lui indiquer où il se rendait. La glaçante vérité arracha un cri déchirant et douloureux à Lexa. Gustus était en route pour assassiner Clarke. Le cœur de la sicilienne battait à tout rompre alors que la panique la saisissait et l'empêchait de respirer correctement. Elle se leva du canapé, cherchant quoi faire : Gustus était devenu un tueur professionnel grâce à ses années de service auprès de Titus Donati. Si elle devait bien avouer quelque chose au sujet de celui qui l'avait élevée comme sa fille c'était qu'elle n'arriverait jamais à le stopper sur le terrain. Celle qu'elle aimait, allait mourir ce soir à cause d'elle.
- Clarke... Chuchota t-elle, impuissante et sciée par la douleur.
Elle avait totalement échoué à la protéger.
"Quoique dise votre Dona, ne la laissez pas sortir. Sous aucun prétexte." Envoya t-il à Ilian qui lui confirma rapidement la réception du message.
Gustus avait stationné son véhicule à deux rues de la maison où était hébergée Clarke. Vêtu de noir complet, il avança furtivement jusqu'à arriver sur la pelouse entourant la belle petite villa. A cette heure, personne n'était de sortie dans le lotissement privé, aussi pourrait-il accomplir sa basse besogne sans être dérangé. Il connaissait par cœur le quartier du fait de ses nombreuses heures à observer Nathan Miller de la cellule anti-mafia. Il se plaqua contre la façade de la maison, cherchant à rejoindre l'arrière de celle-ci afin d'entrer discrètement. Il sentit son portable vibrer à plusieurs reprises mais l'ignora, se doutant que ce serait Lexa et qu'elle tenterait de le raisonner.
Il avait pris sa décision : la médecin devait mourir. Elle avait fait son choix en quittant leur famille et en leur volant Madi. S'il avait dû faire preuve de patience pour enfin faire chuter les Barzetti, il était hors de question de repartir dans un schéma similaire alors que les familles Giordano et Donati pouvaient prétendre enfin au pouvoir qui leur revenait de droit. Les exemples allaient pleuvoir afin d'asseoir leur puissance et si Lexa ne voulait pas s'en charger, il le ferait. Se salir les mains ne lui faisait aucunement peur.
- Matteo ! Tu devrais être au lit depuis une heure ! Râla la voix d'Octavia.
- J'ai soif ! Répondit le garçonnet.
Le mafieux ferma les yeux pour respirer calmement : il ne voulait pas tuer la sœur du Capitaine Blake et son fils mais peut-être n'aurait-il pas le choix.
- Bon un verre d'eau et au lit !
- Une histoire !
- Bon sang mais qu'est-ce que tu as ce soir ? Tu vas voir ton père quand je vais lui dire que tu fais n'importe quoi le soir...
Le rire de Matteo résonna dans la pièce principale puis disparut après quelques secondes. Sans doute avait-il enfin rejoint sa chambre en compagnie de sa mère. Grâce à la fenêtre ouverte de la cuisine, Gustus pouvait écouter à loisir les bruits de la petite villa. Il repéra finalement Clarke dont le visage semblait soucieux. Elle fixait quelque chose sur la table basse qu'il n'arrivait pas à distinguer. Il avait chargé son pistolet silencieux dès qu'il était descendu de la voiture pourtant maintenant qu'il avait la médecin dans son viseur un moment de doute le traversa.
Quelques souvenirs l'assaillirent, paralysant légèrement sa main : s'il était en vie aujourd'hui c'était grâce à la médecin et pourtant s'il était derrière cette fenêtre c'était bien pour la tuer. C'était elle qui l'avait sauvée lorsqu'il avait pris ces balles à la sortie du gala pour protéger Lexa. C'était aussi elle qui l'avait décidé à acheter cette bague de fiançailles pour sa demande en mariage... Elle qui n'avait pas arrêté de le provoquer sans pour autant dépasser la limite. Bien qu'il avait eu du mal avec l'idée que Lexa cède du terrain à ses sentiments, il avait finalement dû avouer que Clarke avait réussi à rendre heureuse celle qu'il considérait comme sa première fille. La médecin était trop imprévisible à son goût mais elle était une personne bien.
"Malheureusement ce sont les gens biens qui partent en premier" Pensa t-il pour se justifier.
Il glissa le canon de son arme par la fenêtre, prêt à tirer quand Octavia passa sans prévenir, rejoignant la médecin dans le canapé. Le retour impromptue de la brune le fit se retirer afin de ne pas se faire prendre.
- Clarke... Lexa m'a appelée... Je n'ai pas répondu évidemment mais tu ne crois pas que tu devrais la rappeler pour...
- C'est trop dur... Déglutit la blonde.
- Tu l'aimes encore hm ?
- Oui... C'est moi le monstre... Je lui ai pris Madi et je l'ai abandonnée... Je lui ai fait du chantage...
- Peut-être qu'elle n'a eu qu'une aventure avec cette Gaïa... Tu devrais peut-être lui pardonner...
- Je ne peux pas...
"Gaïa ?" Se questionna le Giordano, confus.
L'agacement commença à saisir Gustus. Il hésitait beaucoup trop et devait agir mais la Blake ne semblait pas vouloir sortir du champ de tir.
- Maman...! Appela la voix de Matteo ce qui fit immédiatement lever Octavia.
"Au revoir Docteur Griffin." Pensa t-il après s'être repositionné, son doigt entamant la pression pour appuyer sur la détente.
Un grognement le stoppa soudainement dans son geste et il eut tout juste le temps d'éviter l'attaque de la chienne Cane Corso qui semblait l'avoir approché en silence. L'animal se cogna dans le béton de la maison dans un couinement de douleur mais se ressaisit rapidement, se mettant à aboyer pour donner l'alerte.
- Juliette ?! Appela Clarke, surprise.
- Merde ! Grogna le mafieux en se mettant à courir pour échapper à la chienne qui le poursuivait à présent.
Il tira plusieurs fois à l'aveuglette en mettant l'arme sous son coude opposé sans arrêter sa course et entendit enfin un couinement qui lui signifia qu'il avait du toucher la gardienne des lieux. Il ignorait totalement que la maison était gardée par un chien et cela lui avait valu une belle bavure.
- Oh mon dieu Juliette ! Cria la médecin qui était sortie.
La jeune femme releva les yeux de la chienne un instant, distinguant avec peine la silhouette de dos d'un homme qui fuyait à toute jambe. Tout de noir vêtu, il profita de la pénombre de la nuit pour disparaître.
- Clarke ! Qu'est-ce qu'il se passe ?!
- Appelle la police et reste à l'intérieur ! Ferme tout ! Répondit la blonde dont le cœur battait à vive allure.
La Cane Corso était couchée au sol et geignait de douleur tandis que sa cuisse droite saignait abondamment. La chienne grogna sur Clarke lorsqu'elle tenta de faire pression sur la blessure ce qui fit reculer la médecin.
- Juliette c'est moi... Tenta t-elle de la rassurer mais la chienne grognait toujours, tous crocs sortis.
L'animal refusa de nouveau que la jeune femme l'approche, la douleur lui faisant perdre toute lucidité et confiance. A contrecœur, Clarke recula doucement, se contentant de recouvrir l'animal avec le gilet qu'elle portait puis elle se dépêcha de rejoindre la porte principale derrière laquelle Octavia se trouvait, son portable collée à l'oreille.
Essoufflé, Gustus monta dans sa voiture et démarra immédiatement pour quitter le quartier avant que la police n'arrive. Il toussa plusieurs secondes, marmonnant :
- Bordel c'est plus de mon âge ces conneries... Pire qu'un bleu Gordiano...! Enragea t-il en frappant dans son volant de rage.
Il arrêta soudainement de respirer quelques secondes lorsqu'une douleur au cœur le saisit. Il porta une main à son torse tout en démarrant son véhicule.
- Pas maintenant... Grogna t-il.
Après son opération, lui et Anya avaient refusé une autre opération pour retirer les micro fragments de balles qui s'étaient logés près de son cœur. Le risque de mort sur la table d'opération étant trop élevé sans compter que sans Lexa, le temps de convalescence risquait de leur coûter leur vie car Aden et les Barzetti étaient à leur trousse.
La douleur finit par disparaître comme à chaque fois et se fut la vibration de son portable sur sa cuisse qui le ramena à la réalité. Il décrocha sans regarder le numéro qui l'appelait.
- Quoi ?!
- Gustus ! La Dona n'a pas demandé à sortir après ton message... L'avertit Ilian.
- Tant mieux alors.
- On a entendu des bruits inquiétants et la maison est verrouillée de l'intérieur, le code ne fonctionne pas.
- Quels bruits ?
- Il y a de la fumée qui sort de sous la porte du garage. On dirait que toutes les voitures ont été démarrées Gustus pourtant il n'y a que Madame Donati à l'intérieur... Camillo a bien essayé de casser une fenêtre mais c'est du double vitrage renforcé...
- De la fumée tu dis ? L'avez-vous appelée ?
- On arrête pas ! Elle ne répond pas !
- Essayez de forcer la porte du garage, j'arrive !
"Lexa qu'est-ce que tu as fait ?!" S'inquiéta t-il en remarquant enfin le dernier message que lui avait envoyé l'héritière.
"Désolée."
Bellamy était venu en personne après l'appel de sa petite sœur. Plusieurs agents étaient arrivés et patrouillaient dans le quartier pour fouiller les jardins afin de débusquer l'homme qui s'était introduit dans la maison.
- Je n'ai pas vu son visage, juste une silhouette d'homme qui courrait... Souffla Clarke qui était assise sur une chaise face à Bellamy.
- Tu es sûre ? Rien de distinctif ?
La médecin prit le temps de réfléchir, elle avait comme un étrange pressentiment sur l'homme qui avait voulu leur faire du mal mais elle se garda de le dire.
- Il avait une arme silencieuse... C'est tout... Je le sais car j'ai entendu comme un coup de feu étouffé avant le couinement de Juliette lorsqu'il l'a touchée à la cuisse...
- D'accord... Tu n'as pas de personne avec qui tu es en désaccord ?
"Si..."
- Non, répondit-elle.
- Même Lexa Donati ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? S'agaça t-elle.
- Vous avez rompu m'a dit Octavia. C'est une femme très puissante...
- Qu'est-ce que tu veux dire Bellamy ? Insista la médecin, sentant la colère l'envahir.
- Rien en particulier... C'est juste qu'avec l'arrestation de Nia Barzetti et Charles Pike, moi et mon équipe on a rouvert tous nos dossiers sur les familles identifiées comme faisant parties de la mafia...
- Lexa a lavé la famille Donati... Il me semble que tu l'as mise sur écoute pendant deux ans avant non ?
- C'est vrai... C'est juste que... avec un frère reconnu Don...
- Bellamy stop ! C'est la Maire de Syracuse ! Et ma comp... mon ex-compagne ! Tu n'en as pas eu assez ?! Tu veux Lexa ?! Va donc courir après l'homme qui a essayé de me tuer moi et ta sœur ainsi que ton neveu ! Explosa t-elle ce qui surprit tous les occupants de la pièce. Tous les habitants de Syracuse ne font pas partis de la Mafia merde, sors de ton petit monde égoïste de super flic !
Le Blake se mordit la lèvre de gêne. Il avait commis un impaire : après l'arrestation de Charles Pike et Nia Barzetti, ils avaient pu résoudre une bonne moitié des affaires abandonnées en rapport avec la mafia sicilienne et malgré ces arrestations spectaculaires, l'identité du véritable Don n'avait toujours pas été découverte. Les mafieux qu'ils avaient arrêtés jusqu'ici n'était pas celui qu'ils cherchaient, il en avait la conviction tout comme il l'avait eu pour l'affaire de Becca Giordano.
- Ce n'était pas très professionnel, le rabroua Octavia qui semblait s'être détendue bien que son corps trahissait encore son inquiétude.
- Parfois il faut savoir sortir de son cadre professionnel pour faire parler les gens, se justifia t-il.
- Capitaine Blake, nos hommes n'ont rien trouvé. Il y a des empreintes dans la pelouse, l'unité scientifique va venir faire des moulages.
- Très bien. En attendant je veux que quatre d'entre vous surveillent cette maison.
- Bien Capitaine, répondit l'agent.
Les freins du SUV crissèrent dans la cour de Lexa. Gustus descendit rapidement du véhicule et fut accueilli par Ilian qui l'emmena rapidement vers la porte du garage de sous laquelle sortait de la fumée pâle. Camilio frappait la porte avec un extincteur sans réel succès, le Giordano lui ordonna d'arrêter avant de taper le code dont il avait la connaissance mais la porte refusa de s'ouvrir. Il frappa de ses poings :
- Lexa ?! Lexa ?! Tu m'entends ?! LEXA !
Aucune réponse ne lui parvint ce qui le fit se tourner vers Camilio et Ilian.
- Ça fait combien de temps ?!
- Environ quinze minutes, peut-être plus... On a remarqué la fumée en faisant notre ronde... C'est là qu'on a constaté que toute la maison était verrouillée de l'intérieur.
- Fais chier ! S'inquiéta le mafieux.
Il fila jusqu'à son véhicule et sortit de la propriété pour prendre de l'élan. Il tentait au mieux de le masquer, mais il était fou d'inquiétude. Il sentait au fond de lui que quelque chose n'allait pas. Lexa avait fait quelque chose de grave, seul un père pouvait le sentir. Il passa rapidement ses vitesses, entrant de nouveau dans la cour et fonça droit sur une des portes fenêtres de la maison. Le choc entre le béton et la voiture produisit un énorme vacarme. L'airbag du véhicule se déploya, protégeant Gustus, le laissant avec quelques coupures dues au verre du pare-brise qui avait explosé. Il sortit à l'aide d'Ilian et ils entrèrent dans la maison dont l'alarme s'était déclenchée du fait de l'intrusion.
Ils remarquèrent tous les deux le verre et le vin sur le sol. Gustus ordonna à Ilian d'aller vérifier les étages puis il courut jusqu'à la porte donnant accès au garage et entra à l'intérieur, cherchant désespérément Lexa.
- Lexa ! Appela t-il.
Le garage était grand mais compartimenté grâce à des portes coupe-feu roulante afin de le moduler, stationner et protéger les véhicules à sa guise. Il remarqua rapidement que certaines étaient fermées. Il poussa une des portes closes qui avait été tirée de sorte à former un carré et repéra le corps de l'héritière couchée au sol près de plusieurs motos dont les moteurs tournaient, expulsant une légère fumée de leur pot d'échappement respectifs.
- NON ! S'exclama t-il d'une voix éraillée par la douleur.
Le suicide par intoxication au monoxyde de carbone, une méthode qu'il connaissait bien car il l'avait déjà utilisée par le passé pour punir des traitres. Il se jeta près de la jeune femme, la soulevant pour la sortir de la pièce. Il s'écroula sur le parquet du salon, pleurant à chaudes larmes alors qu'il tenait le corps inerte de la belle brune qui semblait dormir.
- Mon Dieu, elle respire ?! Questionna Ilian en arrivant près de Gustus qui semblait avoir perdu toute lucidité tant la douleur le transperçait.
- Réveille-toi Lexa ! Supplia le Giordano en la serrant contre lui.
- Appelle une ambulance Camillio !
Les deux gardes du corps se séparèrent, laissant Gustus seul avec la petite fille de Titus. Le mafieux n'arrivait pas à lâcher la brune et pleurait à chaudes larmes. Cela faisait une éternité qu'il n'avait pas ressenti une telle douleur.
- Lexa... Ne me laisse pas... Je suis désolé... Lexa... Ma fille accroche-toi... Murmura t-il en embrassant son visage inerte.
La pluie s'abattait sur les côtes de Syracuse, un vent sauvage fouettant la vieille bâtisse de Don Titus. Gustus était désespéré, le Don lui avait confié la mission de veiller sur son unique fille et de lui redonner goût à la vie mais Luciana avait perdu l'envie de vivre le jour où elle avait appris la mort de son mari Adrian Woods. Il avait accepté car il savait ne pas avoir le choix : on ne transgressait pas un ordre du Don de la Sicile. Pourtant chaque jour, il se demandait s'il finirait par réussir car malgré les années, le chagrin semblait intarissable.
- Luciana ! Ouvre bon sang ! Ça fait deux heures que tu es là-dedans ! Titus menace de venir te chercher lui-même ! Dit-il en tambourinant sur la porte. Il faut que tu manges et les invités sont là !
Aucune réponse ne parvint aux oreilles du mafieux qui soupira d'agacement.
- Au diable les règles de courtoisie !
Il enfonça brutalement la porte de plusieurs coups de pied jusqu'à ce que celle-ci s'ouvre et cogne contre le mur. Il entra et remarqua immédiatement que la pièce était plongée dans l'obscurité, simplement éclairée par quelques bougies près desquelles se trouvait une photo d'Adrian.
- Luciana ? Désolé d'avoir enfoncé la porte... OH PAR DIEU !
Rapidement, Gustus parcourut les quelques mètres qui le séparait de l'immense baignoire dans laquelle se trouvait la mère de Lexa. Luciana baignait dans une eau rouge, ses poignets présentant ses veines ouvertes à la verticale.
- APPELEZ LES SECOURS ! Hurla t-il. LUCIANA !
Il l'extirpa du bain dont l'eau était froide, l'enroulant dans sa veste de costume. Il vérifia son pouls et sa respiration se coupa lorsqu'il vit les lèvres de la brune bouger.
- C'est de ta faute... Souffla Luciana dont les yeux papillonnèrent.
- Luciana ! Reste avec moi !
- Tu l'as tuée...
- Quoi ? Non qu'est-ce que tu dis...Répondit-il, ne comprenant pas.
- TU AS TUE MA FILLE ! SOIS MAUDIT !
Le Giordano se réveilla en sursaut dans le fauteuil qu'il occupait. Son regard se porta immédiatement sur le lit dans lequel dormait Lexa qui respirait sous oxygène. Il regarda l'heure sur sa montre : 3h42 du matin.
- Encore ce cauchemar ? Questionna la voix d'une femme près de lui.
- Hm...
- Tu veux vraiment pas en parler ?
- Non. Tu devrais pas être dans ta chambre toi ?
-J'arrive pas à dormir... Depuis qu'elle est arrivée, je ne pense qu'à elle et à la colère que j'avais contre elle.
- Et ça t'empêche de dormir ?
- Ouais.
- Elle va avoir besoin de toi.
- Je sais.
- Si elle te demande, dis-lui que je ne lui ai rien fait d'accord ?
- Tu lui diras toi-même.
- Non. Je vais rentrer à Gela, j'en ai assez fait.
- Tss... Les mafieux et leurs sentiments... Je commence à comprendre pourquoi elle n'est jamais venue me voir.
- Désolé, je n'ai pas été le meilleur des professeurs concernant l'expression de ses émotions et de ses sentiments. La Doc a fait bien plus en cinq ans que je ne l'ai fait en trente et un ans.
- Il est jamais trop tard, la preuve, dit la jeune femme en se pointant du doigt.
- Prends soin de toi Reyes, conclut Gustus, récupérant sa veste avant de quitter la chambre.
Raven le regarda partir, impuissante face à la bataille qui se déroulait dans l'esprit du mafieux. Elle se tourna ensuite vers l'héritière qui avait été plongée dans le sommeil par médicaments pour lui permettre de récupérer à son rythme. Le monoxyde de carbone n'avait pas eu le temps de tuer la brune du fait de son faible temps d'exposition et grâce à la technologie récente des véhicules, seules les motos de collection près desquelles la jeune femme s'était mise avaient pu l'intoxiquer légèrement. Lexa avait anticipé ce potentiel échec c'est pourquoi, après avoir démarré chaque moteur, elle avait avalé une boîte de somnifères. L'hélicoptère de l'hôpital était venu la chercher pour l'évacuer d'urgence afin de lui faire un lavage d'estomac. Lorsque les premiers soins avaient été faits, Gustus avait insisté pour qu'elle soit transférée dans une clinique privée à Rome. Il avait grassement payé le personnel médical à l'hôpital de Syracuse pour la faire disparaitre des registres afin que sa carrière de politicienne ne soit pas entachée par cet incident.
Le hasard avait voulu que la clinique où se reposerait secrètement la Donati était celle où sa mécanicienne avait été admise pour la greffe de sa prothèse. Raven faisait honneur à sa réputation et était connue comme le loup blanc dans chaque service, aussi avait-elle rapidement appris l'arrivée de l'héritière suite à une tentative de suicide bien que l'affaire devait rester secrète. Elle avait hésité quelques instants avant de se rendre au chevet de celle qu'elle considérait comme sa meilleure amie. Lexa l'avait déçue après cet accident où elle avait laissé sa demi-jambe gauche mais sans elle et son argent, jamais elle n'aurait aujourd'hui cette magnifique prothèse bionique qui était à elle seule un bijou de technologie. Créée par les soins de Miles Shaw durant plusieurs mois, elle lui avait finalement été greffée il y avait tout juste un mois et elle ne se lassait pas de pouvoir remarcher seule et s'était adonnée avec sérieux à chaque séance de rééducation. Elle avait encore du chemin à parcourir car la rééducation était autant physique que mentale puisque les capteurs de la prothèse avaient été reliés aux nerfs encore intacts sur sa jambe amputée et son cerveau devait réapprendre à contrôler cette nouvelle jambe.
Elle souffla en repensant à toutes les épreuves qu'elle avait traversées avant d'en arriver là où elle en était. Elle s'était coupée de tous ses proches pour réussir cette épreuve seule mais elle sentait que le moment était venu pour elle de remonter en selle et de s'ouvrir à nouveau. Bien entendu, elle passerait un savon à l'héritière mais elle était bien décidée à saisir la chance qui lui était offerte aujourd'hui.
- Va falloir qu'on cause Donati quand t'auras fini de faire la Belle au bois dormant, comprendo ? Dit-elle en s'installant à son chevet pour lui prendre la main et presser doucement cette dernière.
Le cœur battant, Clarke avançait vers le grand portail de la résidence Donati. Celui-ci était fermé mais cela ne l'arrêta pas. Il fallait qu'elle sache si ses soupçons étaient vrais : Lexa avait-elle envoyé un assassin pour la supprimer ? Après une inspiration, elle sonna et ce fut Ilian qui lui répondit à travers l'interphone.
- Docteur Griffin ?
- Bonjour Ilian... Est-ce que Lexa est là ? J'aimerai lui parler...
- Non elle n'est pas là. Au rev...
- Attendez ! Ilian ! Quand sera t-elle là ? Il faut que je lui parle, c'est urgent !
-Je ne sais pas, vous devez partir maintenant.
- Quoi ! Mais...
La communication se coupa mais la médecin sonna de nouveau :
- Ilian ! Je sais que vous me voyez, j'ai habité ici vous savez ?!
- Madame Donati n'est pas là, inutile d'insister.
- Est-ce que je peux au moins entrer pour récupérer des affaires et mon chat ? S'il vous plaît. Quelqu'un s'occupe de Racoon et Romeo depuis mon départ au moins ?
- Euh...
- Bon sang ! Ouvrez ce portail ou j'appelle la police !
- D'accord ne vous énervez pas... La police n'a pas à se mêler de nos affaires... Je vous ouvre mais faites vite.
Clarke secoua la tête : Lexa allait l'entendre... Ne pas prévoir de garde pour leur chat et leur chien... Jamais elle n'aurait cru ça d'elle : bien sûr elle était aussi responsable car elle était partie avec Madi mais... Elle vociféra intérieurement jusqu'à ce qu'elle se paralyse devant l'état de la façade avant de leur maison. Ilian sortit pour l'accueillir et avant qu'elle ne puisse parler, il dit :
- Ne posez pas de questions.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ici ?!... Lexa va bien ?
Son corps s'était engourdi de peur à l'idée que la brune ait pu subir une attaque. Avait-on tenté d'assassiner Lexa comme on avait tenté de le faire avec elle ?
- Je me suis occupé de Romeo mais le chat refuse que je l'approche et n'a pas mangé depuis plusieurs jours Docteur Griffin...
La médecin n'avait qu'une envie : faire cracher le morceau à Ilian mais quelque chose lui disait qu'il valait mieux qu'elle passe son chemin. Elle entra dans la maison et observa les dégâts matériels, espérant silencieusement que Lexa allait bien malgré leurs différends. Elle appela Romeo qui était couché devant la porte menant au garage. Le chien ne bougea pas et elle dut aller le voir pour vérifier son état. L'animal leva légèrement la tête lorsqu'il la vit mais la reposa sur ses pattes la seconde qui suivit.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ici mon grand hein ?
Un miaulement se fit entendre derrière la blonde et elle se tourna pour reconnaître Racoon qui lui miaula dessus avec insistance avant de se frotter contre elle en ronronnant. Elle l'attrapa entre ses bras pour le serrer et l'embrasser.
- Allez tous les deux, on s'en va. Je vais m'occuper de vous pendant l'absence de Lexa.
La médecin monta à l'étage pour trouver la boîte de transport de Racoon qu'elle avait rangée dans un coin du dressing de leur chambre à coucher. Alors qu'elle allait regagner le rez-de-chaussée, elle remarqua que le bureau habituellement fermé de Lexa était ouvert. La curiosité la poussa à entrer dans cette pièce qui lui avait longtemps été interdite. Ses yeux se stoppèrent sur de nombreuses feuilles dont certaines étaient chiffonnées. Elle reconnut l'écriture de Lexa et se mit à lire celle qui était la plus proche d'elle.
"Clarke mon Amour,
Je t'en prie, pardonne-moi... Tu es la personne la plus douce, pure, intelligente et belle que le monde ait pu porter sur ses terres. Je t'aime Clarke. Je meurs chaque jour un peu plus depuis que tu es partie. Ton regard, ton sourire, ton rire me manquent tellement... Je regrette amèrement d'avoir cédé à l'appel de la vengeance si tu savais... Je n'ai aucune excuse pour justifier mes actes si ce n'est d'avoir voulu te protéger mais tu me l'as répété un nombre incalculable de fois... La violence ne résout rien. La perte d'Aden et l'échec du sauvetage de sa femme m'ont fait perdre l'esprit. J'ai cru un instant que j'allais te perdre toi et Madi si je n'agissais pas ainsi... Au final je vous ai perdu bien que mes ennemis soient à présent derrière les barreaux. Quelle triste réalité n'est-ce pas ? J'ai l'impression que le destin se joue de moi et que je suis la malheureuse héroïne d'une histoire qui finira forcément dramatiquement. Je t'embrasse ainsi que Madi, prends soin de toi.
Lexa"
Des larmes glissèrent le long des joues de la médecin alors que ses doigts serraient la feuille de papier sur laquelle se trouvait l'écriture si belle de l'héritière. La gorge serrée, elle reposa la feuille, se tournant pour sortir du bureau. Lorsqu'elle fut dans l'entrebâillement de la porte, elle fit soudainement volte-face, fonçant vers le meuble en chêne massif pour s'emparer de toutes les lettres que lui avait écrites Lexa.
Les poings en sang, le souffle du Giordano se fit rauque. Il cracha un mollard sur le côté comme pour se redonner de l'énergie. Les muscles de ses biceps étaient tendus tant il les contractait depuis plusieurs heures. Face à lui se trouvait Marcus Kane, le visage méconnaissable tant il avait reçu de coups. L'ancien gérant n'était plus que l'ombre de lui-même, abandonné et enfermé dans une des caves du casino. Il avait été coupé du monde depuis que Lexa l'avait piégé.
Si les premiers jours il s'était laissé gagner par la rage de survivre, au fil des mois, à vivre dans l'obscurité avec de temps en temps un morceau de pain et un peu d'eau, il avait fini par se laisser sombrer dans la mélancolie de sa gloire passée. Sa gourmandise l'avait perdu, jamais il n'aurait dû s'ajouter aux affaires de sa nièce. Les Donati ne lui avaient apporté que des problèmes et ce depuis toujours.
- Pourquoi... Articula t-il difficilement malgré sa mâchoire abîmée.
- Tu sais très bien pourquoi, répondit froidement la voix d'Anya qui n'avait pas loupé une miette du spectacle.
- N...non...
- Adrian Woods, tu l'as trahi et tué.
- Titus...
- Titus t'a payé pour que tu le tues ! Giovani Le Ressuscité a tout avoué avant de mourir !
- Petite merde...
- Quoi ?!
Un nouveau coup de poing s'abattit dans son torse, provoquant un craquement qui indiqua qu'une nouvelle côte venait de se fêler. La douleur coupa la respiration à Marcus qui prit quelques secondes avant de demander :
- Pourquoi...
- Quoi ?
- Pourquoi...Lexa n'est pas là...? C'est elle qui devrait regarder, pas toi...
- La Dona n'a pas de temps à perdre avec une vermine comme toi.
- Haha...Hah...a...
- Ferme-là ! Tu trouves que ta situation est drôle ?! S'agaça Anya en s'approchant, collant le canon de son arme sur la tempe du mafieux américain.
- Elle vous a encore lâché hein...
- LA FERME !
- Elle est comme son père... Un imbécile incapable d'assumer le pouvoir qu'il a entre ses mains...
- TAIS-TOI !
- Tout ça pour quoi…? Une femme ? Adrian ne...voyait que par Luciana... Vous ne comprenez pas...? Jamais elle ne vous donnera ce que vous voulez... La Dona c'était bien jusqu'à ce qu'elle la rencontre... un vulgaire masque de théâtre...
Gustus et Anya échangèrent un regard silencieux : seuls eux, Ilian et Camillo étaient au courant pour la tentative de suicide de l'héritière Donati.
- Titus avait raison... Il savait qu'Adrian était faible et... qu'il empoisonnerait sa fille... Je... Je l'ai tué pour survivre... Et sans moi... Il serait mort des centaines de fois car il n'arrivait pas à tuer... Je faisais le sale boulot à sa place !
- TU MENS ! Hurla Gustus en donnant un grand coup de pied dans le torse de Marcus qui bascula en arrière avec la chaise sur laquelle il était attaché.
- Non... Adrian était faible... Il avait juste la chance d'être le dernier fils en vie du Don en Amérique... Un petit prince chétif et plein d'idéaux... C'est moi qui l'ai convaincu d'aller à Syracuse... Je savais qu'il plairait à Luciana... en la séduisant il nous garantissait une sécurité financière... Comme ça... Je pouvais préparer mon plan pour me débarrasser de ces vieux immigrés de merde...qui me faisaient la leçon pendant que j'accomplissais leurs basses besognes... Je me rappelle encore du jour où il...est venu me trouver pour m'expliquer...urf... son plan pour quitter la mafia afin de fonder une famille heureuse et vivre le rêve américain... AH ! Dès la fin de sa phrase je savais que je le TUERAI CE LÂCHE ! FUCK YOU DONATI ! FUCK YOU !
La détente fut pressée et la balle traversa le crâne de Marcus en plein milieu du front, venant se figer dans le sol en béton. Le visage fermé, Anya coinça l'arme à sa ceinture et passa une main sur les épaules de son compagnon qui regardait fixement l'américain, visiblement sonné par les dernières paroles de Kane.
- Ne t'avise pas de croire aux mensonges de cette ordure. C'est terminé, viens, allons prendre une douche.
Le Giordano resta quelques instants à regarder le corps sans vie avant de faire demi-tour pour quitter la cave, indiquant à ses hommes de main de se débarrasser du corps et de nettoyer la pièce.
Nous voilà à la fin de ce chapitre plutôt court mais plein de douleur ! Je crois que me suis moi-même torturée à écrire la tentative de suicide de Lexa :( au final c'est Gustus son propre "père" qui la pousse à ce geste désespéré car elle ne peut imaginer supporter d'apprendre la mort de l'amour de sa vie et la mafia ne pardonne pas... Heureusement que Juliette était là pour empêcher ce meurtre ! (Je vous rassure, elle est en vie ;)) Avez-vous aimé le chapitre bien qu'il soit tristounet ? Et le petit come back de Raven ?! J'ai hâte d'écrire à nouveau du Lexa/Raven !
Marcus est enfin mort... Pensez-vous que ce qu'il dit sur Lexa et son père est vrai ? Ou était-ce simplement histoire de faire sa vipère ? ;)
J'essaye de sortir le 42 très vite ! Il sera tendu mais plus joyeux je l'espère car un mariage approche ! Ah et Lexa aura retrouvé la patate ! :) A bientôt !
