Bonnnnnnsoiiirrrrr ! Et non vous ne rêvez pas ! Kouan n'est pas morte ! Elle est de retour (ENFIN ME DIREZ VOUS!). Alala quelle période de merde avons nous traversé n'est-ce pas ? J'espère que vous vous portez tous bien hein ! Moi ça va maintenant que je suis ENFIN EN VACANCES ! POUR DEUX MOIS OH YEAH ! Et oui car voyez-vous Kouan a charbonné pendant le confinement ! Et oui il fallait bien du monde pour accompagner et occuper les personnes handicapées au quotidien ! Honnêtement j'ai enchaîné les heures sans compter, tant et si bien que quand je rentrais chez moi c'était pour : dormir, jouer aux jeux vidéos pour ne pas psychoter sur le COVID19 :( Finalement j'ai trouvé mon rythme malgré les heures à gogo et donc me relance dans l'écriture et là... CATASTROPHE ! PAGE BLANCHE car je n'avais pas noté mes idées après le chapitre 43. Bon ben autant dire que j'ai abandonné l'H pour quelques mois... Un grand désolé, d'ailleurs je me rends compte que je ne vous ai pas remercié pour vos reviews toutes aussi géniales les unes que les autres donc je le fais maintenant via un MERCI GÉNÉRAL ! Vous déchirez !
Allez sur ce, je vous souhaite une bonne lecture ! Ce foutu chapitre m'a donné autant de fil à retordre que celui où Clarke découvre que Lexa est la Dona... Merci à Mag (toujours fidèle au poste yeah ! Eh vous voulez pas lui trouvez une fic en espagnol cool qu'elle pourrait nous traduire ?) et bienvenue à Esys qui prend la suite de doubi pour la relecture. Un grand merci à doubi qui a décidé d'arrêter la relecture, je n'oublierai jamais tous les moments à se pinailler sur quelques menus détails pour améliorer mon texte... x)
Chapitre 44 : Jusqu'à ce que la mort nous sépare (Partie 1)
"Tu m'as manqué..."Chuchota la voix de la brune tout en l'enlaçant de son corps nu.
Un gémissement alangui s'échappa des lèvres de la médecin alors qu'elle était encore enfoncée dans les profondeurs d'un rêve des plus agréables. Le son du gémissement la ramena brutalement à la réalité ce qui lui fit ouvrir les yeux brusquement.
- Hm ?!
Clarke soupira bruyamment en se rappelant de la nuit qu'elle avait passé avant d'atterrir sur le canapé de Raven et Octavia. Après sa garde, elle était allée chez Lexa et la sicilienne l'avait accueillie à bras ouverts malgré l'heure tardive. Elles avaient passé une partie de la nuit à partager des ébats des plus enflammés puis la blonde avait profité du sommeil de la brune pour partir discrètement. Depuis qu'elles s'étaient retrouvées au mariage d'Anya et Gustus, elles s'envoyaient de nouveau des messages pour se donner rendez-vous. Lexa avait bien tenté de parler au début mais elle lui avait fait comprendre qu'elle devrait se contenter de ces échanges uniquement charnels pour le moment.
La jeune femme se mordit la lèvre en repensant à cette nuit, la sicilienne avait été des plus entreprenante et l'avait fait s'envoler vers un sommet de plaisir des plus inconnus. Cette seule pensée lui déclencha d'agréables vagues d'électricité de plaisir dans le bas ventre et elle songea rapidement à l'urgence de prendre une douche froide afin de calmer ses ardeurs car elle s'était fixée une règle : ne pas solliciter Lexa plus de deux fois par semaine.
Il fallait qu'elle admette que coucher de nouveau avec son ex-compagne la faisait se sentir bien mieux que ces derniers mois. Lexa était une véritable bouffée d'oxygène et elle se sentait belle et désirée à chaque regard de braise que la brune posait sur elle mais si son cerveau avait accepté cette idée, son cœur lui était encore trop abîmé et sensible aux mensonges et actions de la mafieuse au sujet de Madi. Elle avait entendu la vision de la Donati évidemment et si elles se comprenaient sur de nombreux sujets même si leurs avis pouvaient diverger, impossible pour elle de tirer un trait sur cette histoire. Elle n'arrivait pas à concevoir qu'il soit possible de jouer avec la vie d'une enfant même si le but final était de la sauver. Il y avait tellement d'inconnues dans cette stratégie impossibles à anticiper et elle en était la preuve puisque sa présence à l'aéroport ce jour-là avait dérouté la Donati qui avait finalement choisi de fuir, abandonnant Madi aux mains d'une psychopathe afin de sauver sa carrière politique.
Cette pensée amère souffla rapidement son envie d'aller voir Lexa. Elle se dirigea d'un pas traînant vers la salle de bain et ouvrit la porte nonchalamment, encore emprunte au sommeil. La vision de sa meilleure amie assise sur le plan de travail accueillant les doubles vasques, jambes écartées, la paralysa. Octavia, sursauta, coupée dans son plaisir bien qu'une fameuse mécanicienne à genoux au sol, la tête enfoncée entre ses cuisses et visiblement fortement appliquée à l'envoyer au septième ciel ne sembla pas le moins du monde perturbée par l'entrée inopinée de leur colocataire.
- Oh merde ! Les filles ! S'exclama t-elle en refermant rapidement la porte, rouge de honte d'avoir surpris de tels ébats.
- Oh bon sang ! La honte ! Je t'avais dit que la porte n'était pas fermée !...Raven ! Arrête ! Entendit-elle chuchoter à travers la porte.
- Tu es sûre cariña ?...
- Oh bon sang... Non continue...
Clarke s'écarta rapidement de la porte pour échapper aux autres échanges entre ses deux amies. Matteo étant chez Lincoln, ses deux amies en profitaient pour se retrouver car Octavia n'arrivait pas à annoncer à son petit garçon qu'elle s'était mise en couple avec sa tía... Elle avait totalement oublié que le petit avait dû être déposé la veille chez son père. Elle souffla, essayant de s'enlever de la tête l'image de sa meilleure amie en posture plus que gênante. Elle marcha jusqu'à la cuisine et se prépara une tasse de café. Elle s'appuya sur le plan de travail pour la boire et son oreille fut rapidement attirée par le son de son téléphone qui était resté dans son sac. Elle tendit le bras pour récupérer ce dernier qui était posé non loin de la cafetière et sortit le téléphone. De nouveau elle se mordit la lèvre sans s'en rendre compte alors qu'elle voyait sur l'écran que Lexa lui avait envoyé un mail. Elle se força à lire les autres messages ou mails précédent celui de la brune par principe puis ouvrit celui de la Donati.
"Cette nuit restera gravée dans ma mémoire, quelle agréable surprise de me rejoindre en pleine nuit… Sais-tu qu'aujourd'hui cela fait un mois que nous nous sommes retrouvées ? As-tu trouvé le temps de réfléchir à ce que nous sommes ?J'espère ne pas te brusquer, j'entends que tu ais besoin de temps mais j'ai besoin de réponses car je n'arrive pas à enlever cette question de ma tête... Tu me manques à chaque seconde de ma vie Clarke... Accepterais-tu de venir au restaurant avec moi dans la semaine pour que nous en discutions ensemble ?... Je t'aime.» Lexa Donati-Woods
Immédiatement, la blonde tourna la tête vers le calendrier accroché sur le frigo et réalisa qu'en effet cela faisait un mois jour pour jour que Lexa et elle couchaient de nouveau ensemble dans le plus grand des secrets. Elle sourit malgré elle car son ex-compagne était toujours aussi pointilleuse sur les détails mais aussi toujours aussi romantique. Elle ne pouvait nier que les mails de la sicilienne faisaient bondir son cœur à chaque lecture mais pour autant cela ne lui assurait pas assez de confiance pour donner une nouvelle chance à la brune. Lexa était prête, elle le savait mais plus les jours passaient et plus elle avait l'impression qu'elle ne serait jamais assez courageuse pour lui dire oui. Un sentiment plus qu'étrange alors que toutes les menaces avaient été écartées de leur vie.
- Du moins pour le moment... Se murmura t-elle à elle même car avec la famille Donati, elle avait des doutes concernant une possible vie paisible un jour et sa conversation avec Anya ne cessait de tourner dans son esprit. Tant qu'elle n'accepterait pas complètement ce côté sombre de l'héritière, leur couple continuerait à les blesser au fil des années.
- Salut Clarke, sourit Raven, en arrivant habillée d'un short en jean et d'un débardeur noir. Sa demi jambe bionique détonnait mais plus personne n'y faisait attention à présent.
- Salut... Hm... Un café ?
- C'est pas de refus.
Clarke fit couler un café avant de tendre une tasse à la mécanicienne qui semblait chercher ses mots. La médecin fut aussi troublée que semblait l'être la latina.
- Clarke il faudrait que tu... Commença Raven.
- Je vais déménager ! Annonça la blonde.
- Fasses un peu plus attent... Hein quoi ?! S'exclama la brune en même temps. Tu veux partir ?!
Un long silence s'étira avant que les deux jeunes femmes n'éclatent d'un rire gêné.
- Je pensais que tu allais me dire de partir donc j'ai pris les devants...
- Bien sûr que non... Tu es mon amie, ma maison est la tienne tant que tu en auras besoin...
- Justement toi et Octavia avaient été plus que patientes à mon égard et je vous en remercie mais il est temps que vous profitiez pleinement de votre relation maintenant que je vais mieux, lui assura la blonde.
- Mais tu vas aller où ?
- J'ai un bon salaire Raven, je pourrais louer un beau duplex comme celui-ci...
- Ah ouf ! J'ai cru un instant que tu allais repartir aux US...
Clarke fronça un instant les sourcils, légèrement perturbée par cette suggestion. Elle n'en avait parlé à personne mais avant de renouer secrètement avec Lexa, elle avait commencé à préparer son retour sur sa terre natale.
- Qu'est-ce qui te fait dire ça ?...
- Ben disons qu'il y a quelques semaines, j'ai fouillé l'historique de navigation de l'ordinateur et en dehors du fait qu'Octavia fait des recherches sur des petits jouets sexy pour tenter de me surprendre ce que je trouve d'ailleurs très mignon... Hm... Il y avait beaucoup de recherches pour des billets d'avion ou même des appartements sur New York... les crèches aussi...
- Tu fouilles l'historique ! S'indigna la médecin pour échapper au vrai sujet.
- Ah bah hé être en couple je connais pas hein donc j'anticipe tu vois… Mais ça ne répond pas à ma question Clarke…
- Ne dis rien à Octavia s'il te plaît...
- Pourquoi ? Alors tu y penses vraiment ?
- J'hésite encore... Avoua-t-elle.
- Tu peux pas partir Doc'... Tu as pensé à Matteo, O', moi... À Lex...
- Mes parents me manquent Rav'... Et vous pourrez venir nous voir... La coupa-t-elle avant qu'elle ne prononce le prénom de la sicilienne, cherchant à cacher son trouble.
Il était certain que si elle s'envolait vers les Etats-Unis, elle perdrait Lexa pour de bon mais ne serait-ce pas mieux ainsi ? Fermer son cœur à cette femme qu'elle aime tant afin de se préserver de toute nouvelle souffrance ?
- Tu devrais prendre le temps de réfléchir... Ce n'est pas le genre de décision qu'on prend à la légère.
- Je rêve où tu me fais la morale Raven Reyes ? Sourit la blonde, amusée malgré tout par la soudaine maturité de la latina.
- À croire qu'ils m'ont greffé un peu de maturité en plus de cette prothèse bionique, s'amusa la mécanicienne.
- La salle de bain est libre, s'exclama Octavia depuis la mezzanine.
- Ah cool... Je vais me doucher alors...
- Si jamais Octavia a tout désinfecté... Se moqua la latina.
- Raven ! Cria sa compagne, outrée.
- Hahaha ! Bon je file, je dois aller voir ma patronne !
- Ta patronne ? Depuis quand tu as une patronne ? Demanda la blonde, sachant que la brune était à son propre compte.
- Allez bonne journée Clarke. A ce soir cariña ! Te quiero ! Cria-t-elle pour la Blake qui lui offrit un baiser volant depuis la balustrade de la mezzanine.
- Tu as compris quelque chose à cette histoire de patronne ?
- Elle va voir Lexa, expliqua Octavia.
- Ah.
- Elle ne voulait pas te mettre mal à l'aise.
- Je vois... Mais je suis déjà mal à l'aise...
- Oh bon sang ! La honte ! Réalisa Octavia en allant se cacher tandis que sa meilleure amie éclatait de rire depuis la cuisine.
- Je te taquine O' haha ! Comment a été Madi ?
- Adorable, elle fait déjà ses nuits tu as de la chance, Matteo m'en a fait voir de toutes les couleurs pendant les deux premières années.
- Cette petite est géniale… Bon il faut que j'accélère si je veux pouvoir être à l'heure à l'hôpital après avoir déposé Madi chez la nourrice ! Sourit la médecin.
- C'est bien aujourd'hui la présentation du projet de dispensaire pour les nouveaux quartiers sociaux ?
- Oui…
-J'espère que ça va aller.
-Mais oui ça va le faire ! Je vais clouer le bec à Cage Morello tu verras, répondit Clarke, déterminée
-J'espère bien ! Sourit son amie.
La Donati sortait de chez elle lorsqu'elle entendit le portail de sa propriété s'ouvrir. Elle reconnut immédiatement le bruit du moteur de la moto qu'elle avait offerte à Raven pour fêter son retour en Sicile. Elle regarda sa montre et hésita à l'idée d'avoir oublié un possible rendez-vous avec sa meilleure amie. La nuit avec Clarke avait été des plus torrides et elle s'était levée avec du retard. Les vieilles habitudes avaient repris : elle dormait bien mieux lorsque la médecin était à ses côtés.
- Hey Bella ! La salua la latina en venant l'enlacer avec une bise affectueuse sur la joue.
Raven avait adopté cette salutation depuis plusieurs mois à présent. Si au départ cela avait surpris la sicilienne, elle avait fini par se surprendre à apprécier. L'étreinte et la bise furent donc rendues à la mécanicienne.
- Ai-je oublié que nous devions nous voir ?
- Non du tout ! J'ai juste décidé de postuler au poste de chauffeur que tu as publié sur handicap-emploi.
- De quoi ?... Répondit Lexa, sourcils arqués d'incompréhension.
- Je blague ! Je veux récupérer mon poste de chauffeur Bella comprendo ?
- Non Raven... C'est trop dangereux et tu as mérité de profiter de ta vie un peu. Tu gardes l'entretien et la gestion de mon parc automobile mais pas la conduite.
- Hé ça fait déjà plus de six mois que je me les glande ok ? Alors tu me les donnes ces clés ou je dois aller casser une jambe à mon remplaçant ?
La Donati soupira légèrement avant d'indiquer à Camillo d'approcher. Le garde du corps acquiesça à la demande de sa supérieure et tendit les clés à la mécanicienne avec le sourire.
- Bon retour Reyes.
- Yep merci Camilio! Allez ! Madame Donati, si vous voulez bien monter dans votre carrosse cinq étoiles... S'amusa Raven en ouvrant la portière arrière gauche.
Lexa s'engouffra dans le véhicule et s'installa confortablement avant de boucler sa ceinture. La latina la rejoignit bien vite et démarra le moteur, attendant la destination.
- A la mairie de Syracuse Raven, s'il te plaît.
- Bien Madame... Répondit solennellement la mécanicienne ce qui fit sourire Lexa.
- Ça m'avait manqué de ne pas te voir à l'avant de ce véhicule, avoua la sicilienne.
- Haha tu m'étonnes... Bon trêve de bavardages ! Toi t'as une tête radieuse donc c'est que tu as baisé cette nuit !
- Ah... Ce côté-là ne m'avait pas manqué par contre... Grommela la brune.
- Hahaha ! Allez ! Dis-moi tout... Tu vois quelqu'un ?...
- Bien sûr que non Raven...
- Comment ça "bien sûr que non" ?!
- Je n'ai personne Raven... J'ai l'impression que rester célibataire est un crime de nos jours... Répondit l'héritière en tournant le regard vers l'extérieur tandis que le véhicule sortait enfin de sa propriété malgré l'interrogatoire de la latina.
- Tu peux être célibataire et tirer ton coup... Je veux la vérité ! C'est avec Gaïa ?
La brune se rembrunit légèrement à la mention de son adjointe. Depuis le mariage leur relation était des plus tendues car Gaïa continuait à lui ouvrir ses bras tandis qu'elle couchait avec Clarke en parallèle et elle se sentait prise entre deux étaux. D'un côté elle espérait au plus profond d'elle-même que la blonde lui pardonne et revienne pour de bon avec elle et d'un autre côté si Clarke ne se prononçait pas sur ses sentiments clairement et rapidement, elle se doutait qu'elle devrait prendre elle-même la dure décision de passer à autre chose et de possiblement se lancer avec Gaïa qui semblait lui correspondre…
- C'est compliqué disons...
- Oh ! Donc j'avais raison ! T'as niqué cette nuit !
- Raven ton langage s'il te plaît... Par pitié fais un effort...
- Pardon pardon... Donc... Tu as partagé la nuit avec une belle nymphe...? Dis m'en plus...
- Non.
- Quoi ?! Hé j'ai mis les formes là !
La Donati ne put s'empêcher de secouer la tête d'amusement tandis que la mécanicienne tentait de lui arracher le nom de son amante. Elle remercia le fait que la mairie ne soit qu'à dix minutes de sa maison. Raven arrêta le véhicule dans le parking privé de la mairie et alors que la sicilienne allait ouvrir pour descendre, les portes se verrouillèrent.
- Raven... Gronda l'héritière. Je vais être en retard avec tes pitreries...
- Il faut que je te dise un truc Bella.
- Quoi ? Il y a un problème avec ta jambe ? S'inquiéta Lexa au vu du ton employé.
- Non non... Ma jambe va bien... C'est à propos de Clarke.
- Ah Clarke... Répéta la brune, cherchant à masquer son intérêt prononcé sur ce que la mécanicienne allait lui dévoiler.
- Je crois qu'elle voit quelqu'un.
Lexa resta figée, ne s'attendant pas à cette révélation. Elle capta immédiatement le regard scrutateur de la latina qui visiblement semblait s'attendre à une réaction bien différente.
- Ah... Et... Qu'est-ce qui te fait dire ça ?...
- Toi. Bella sérieux ?!
- Quoi ?... Répondit mal à l'aise la sicilienne.
- Je le crois pas ! Vous avez remis le couvert !
- Non ! Enfin Raven !
- Si ! Depuis le mariage où Clarke est rentrée toute bizarre… En fonction des jours elle semble mieux alors qu'elle était au fond du trou après la rupture… Cette nuit elle rentre à je ne sais quelle heure et ce matin elle me parle de déménager ?!Tu vas pas me faire croire que tu es innocente dans l'histoire ! Vous couchez ensemble !Avoue ou je te séquestre et tu loupes ta réunion super importante ou je ne sais quoi de super urgent !
La sicilienne déglutit avant de souffler :
- Il faut vraiment que j'y aille Raven... Ouvre ces portes... Clarke fait ce qu'elle veut…
- Tu lui as fait ton regard de tueuse au mariage hein ?... Raconte putain !
La brune se mordit la lèvre de gêne tandis que les images de leurs sauvages retrouvailles dans le salon du casino lui revenaient en tête.
- Ça s'est passé un peu différemment...Avoua t-elle finalement. Hm...
- Je veux savoir !
-… Avec quelques boules de billard et un ascenseur... maintenant puis-je aller à ma réunion?
- Oh putain je veux tout savoir tu m'entends ! T'as intérêt à tout me raconter à ta pause déjeuner ! Aucun retard ne sera accepté ! S'excita la latina en déverrouillant les portières ce qui permit à la sicilienne de descendre en vitesse.
« Clarke va être furieuse… » Soupira la brune intérieurement en rejoignant la mairie au pas de course malgré ses talons.
Clarke avait déposé Madi chez sa nourrice pour la journée et venait d'arriver à l'hôpital. Contrairement à ses habitudes, elle s'était habillée avec une jupe de tailleur et un chemisier blanc afin d'être présentable pour la présentation de son projet de des étudiants fraîchement arrivés en train de réfléchir sur le cas d'un patient, elle ne put s'empêcher de se joindre à eux afin de les éclairer. Son intervention ne dura que peu de temps malheureusement car son portable professionnel se mit à sonner. Elle décrocha :
-Bonjour Dr Griffin, Mr Morello souhaite vous recevoir.
- Je suis occupée, ne peut-il pas attendre que l'on se voie durant la présentation du projet ? Répondit-elle ne souhaitant aucunement voir cet homme détestable ne serait-ce qu'une minute de plus.
- Il a dit que cela concernait le projet que vous allez présenter et que c'était urgent. Il vous attend, répondit sèchement la secrétaire avant de raccrocher.
La blonde serra la mâchoire : cette secrétaire était tout aussi détestable que Morello. Elle s'excusa auprès des élèves, les confiant à son collègue Nyko pour finalement emprunter l'ascenseur menant au bureau du directeur général de l'hôpital. Il avait disparu un temps du fait de sa « participation » non avérée à l'enlèvement de Lexa quelques mois plus tôt mais avait fini par revenir une fois l'affaire oubliée. Elle respira un bon coup avant de se présenter à la secrétaire de Cage qui sortit rapidement de son bureau en la voyant arriver. Il lui offrit un sourire se voulant charmeur et l'invita à entrer et s'installer dans son bureau dont il ferma les stores.
La médecin s'installa dans un des sièges raffinés face au bureau ce qui la fit grincer des dents : Cage continuait donc à se faire plaisir en investissant un certain budget dans l'ameublement alors que certains services de l'hôpital souffraient d'un manque de budget.
-Bonjour Dr Griffin, je suis ravi que vous ayez pu vous libérer pour venir à ma rencontre.
- Qu'est-ce qui est urgent au point de ne pas pouvoir attendre une demi-heure ?
- Tout de suite les grands sujets… Comment allez-vous Clarke ? Un café ?
La blonde fronça les sourcils lorsque son prénom sorti des lèvres de ce salopard.
-Je vais bien et non merci pas de café. Je suis venue plus tôt pour pouvoir peaufiner mon dossier donc si nous pouvions faire vite ? Demanda-t-elle, très sèche.
-Je comprends… Le travail avant tout.
Clarke observa cet homme imbu de lui-même glisser une main dans ses cheveux afin de replacer une mèche rebelle. Il se leva ensuite de son immense siège en cuir et alla se faire couler un café grâce à une machine luxueuse posée sur un meuble qui avait remplacé une bibliothèque où étaient normalement stockés des dossiers importants pour l'hôpital. Cage avait évacué toute la paperasse du bureau pour se construire un nid douillet où se la couler douce tout en encaissant un salaire de ministre chaque mois.
- Mr Morello, s'agaça Clarke ce qui fit tourner Cage Morello vers elle.
- Ah oui pardon… Je ne veux pas être pessimiste Clarke mais votre projet risque d'être refusé de nouveau. Je dois bien avouer que faire appel au comité de l'hôpital était un choix stratégique de votre part après mon premier refus mais voyez-vous j'ai beaucoup d'amis à cette table…
- Les amis ne font pas tout Mr Morello. Mon projet d'ouvrir un dispensaire dans les nouvelles constructions sociales permettra de désengorger les services d'urgences mais aussi d'accompagner des personnes qui ont besoin de soin et qui n'ont pas les moyens de se payer une mutuelle. Cela évitera à des mères enceintes de mourir pendant un accouchement à domicile par exemple ou encore d'aider des jeunes addicts à stopper leur consommation de drogues !
- Vous voulez mon avis ? De l'argent et de l'énergie gaspillés pour des moins que rien qui n'en valent pas la peine !
- C'est votre avis pas celui de tous les membres du comité et sûrement pas celui de Madame la Maire qui a fait en sorte d'intégrer des locaux assez grands pour accueillir des professionnels de santé dans les futurs quartiers en cours de construction.
- Bien que la Mairie soutienne votre projet, rien n'est validé de notre côté. Il faut des investisseurs, de généreux donateurs et nous avons déjà du mal à garder ceux qui ouvrent généreusement leur porte-monnaie pour l'achat de matériel performant…
- Du matériel pour votre bureau vous voulez dire ? Corrigea Clarke, franchement agacée.
- Allons que dites-vous Clarke, les fournitures de ce bureau ont été payées avec le budget alloué… Ce bureau en avait bien besoin ! Vous l'aviez laissé dans un piteux état d'ailleurs, la provoqua-t-il.
- Les salles des personnels ont aussi besoin d'être remises à neuf tout comme certaines ailes de l'hôpital mais je vois que votre confort passe avant celui des patients et du personnel.
- Je suis tout ouïe Clarke, tout peut s'arranger, il suffit de m'en faire la demande…Souffla-t-il, posant sa tasse de café sur le meuble près de lui avant de se glisser derrière la médecin.
- Ma demande actuelle concerne l'ouverture de ce dispensaire. Maintenant si vous n'avez rien d'intéressant à me communiquer je m'en vais, coupa-t-elle commençant à se lever mais les mains fermes du directeur se posèrent sur ses épaules, l'incitant fortement à rester assise.
- Ah Clarke… Clarke… Vous êtes inépuisable. Vous m'épatez sincèrement. D'où vous vient cette envie de toujours faire plus ? Aider votre prochain ?
- Lorsque l'on devient médecin c'est par vocation et on s'engage au serment d'Hippocrate mais vous ne pouvez pas le savoir puisque vous êtes un « businessman ».Maintenant ôtez vos mains de mes épaules espèce de pervers car je ne pense pas vous avoir autorisé à me toucher !
- Ouille… Que vous êtes piquante… Sourit-il par derrière, raffermissant sa prise sur la chemise fine de la blonde.
Clarke se raidit lorsqu'elle sentit que Cage n'avait nulle intention de la libérer. Elle sentit bientôt le parfum de cet homme répugnant venir jusqu'à ses narines tandis qu'un baiser posé sur la pointe de son épaule la fit sursauter et frissonner de dégoût. Elle se dégagea de la prise d'un mouvement d'épaules mais cela ne fit pas reculer son supérieur pour autant.
-J'ai toujours rêvé d'avoir une femme au caractère bien trempé comme vous Clarke… Peut-être accepteriez-vous de partager un moment avec moi contre un avis favorable de ma part pour votre projet… J'imagine qu'au-delà des arguments déjà présentés vous avez d'autres atouts…
La main gauche de Cage se perdit brutalement sur les cuisses de la médecin tandis que ses lèvres se posaient dans son cou. Paralysée par la surprise quelques secondes, Clarke n'hésita pourtant pas, pivotant pour envoyer sa main au visage de son directeur qui recula de surprise en grognant de douleur.
-Être un voleur ne vous suffit pas visiblement ! Vous êtes aussi un sale pervers ! C'est du harcèlement sexuel ! Je vais porter plainte contre vous espèce de taré ! Hurla-t-elle furieuse en se levant mais elle se retrouva face à son supérieur.
Les insultes firent voir rouge au Morello qui se servit de son corps comme rempart afin d'empêcher la blonde de sortir de son bureau.
-Laissez-moi passer espèce de cinglé ! JE VEUX SORTIR !
- Tu ne feras rien du tout et tu ne sortiras d'ici que lorsque j'aurai eu ma petite gâterie !
Clarke esquiva la tentative maladroite de cet odieux personnage quand il essaya de l'attraper et fit le tour du bureau, le cœur battant. Elle ferma un court instant les yeux, tentant de retenir les larmes de stress qui commençaient à apparaitre au coin de ses yeux. Son unique pensée fut pour Lexa sans qu'elle ne comprenne pourquoi. Elle attrapa le premier objet qui lui passa sous la main soit l'ordinateur de Cage qu'elle souleva, arrachant les câbles auxquels il était relié pour le jeter sur son agresseur qui se protégea comme il le put mais le pc sembla l'assommer quelque peu. La médecin profita du fait que le Morello soit accoudé au meuble près de la porte pour s'approcher et tenter d'ouvrir cette dernière. Elle n'eut malheureusement le temps que d'entrouvrir la porte car cette dernière claqua bruyamment sous l'appui féroce de Cage.
-À L'AIDE ! Hurla-t-elle.
- Pas la peine de hurler, personne de vous aidera Clarke. Nous ne sommes que tous les deux… Maugréa-t-il en portant sa seconde main à son arcade sourcilière gauche qui saignait abondamment alors que son corps s'appuyait contre celui de la médecin, l'étouffant presque par son poids et sa force.
La blonde se débattit autant qu'elle le put mais Cage était si lourd, elle peinait à respirer. Des larmes d'impuissance se mirent à couler le long de ses joues tandis qu'elle entendait la ceinture puis la braguette de ce détraqué s'ouvrir.
-Ça ira vite ne t'en fais pas… Hn… j'ai toujours rêvé de baiser la chienne de cette salope de Donati…
Clarke avait l'impression que son cœur allait exploser tant la peur de se faire violer la saisit.
« Lexa… » Appela-t-elle intérieurement, terrifiée par ce qui allait sûrement lui arriver.
Ses yeux se fermèrent de nouveau alors que l'air lui manquait de plus en plus ce qui l'empêcha de voir le visage de son agresseur dont les veines du visage étaient gonflées d'excitation et de rage. Il lui saisit le visage d'une main tout en commençant à remonter la jupe qui protégeait encore la médecin.
-Hm tu sens tellement bon… Tu vas voir tu vas aimer…
Dans son excitation, il avait relâché la pression contre le corps de la médecin qui se saisit de l'ouverture pour donner un grand coup de genou dans les parties dévoilées de son agresseur qui hurla de douleur en tombant en arrière, se cognant le crâne au passage contre le bureau.
Pétrifiée, Clarke le corps tremblant d'horreur réussit néanmoins à ouvrir cette fichue porte qu'elle laissa grande ouverte. Elle se dirigea les jambes flageolantes jusqu'à l'ascenseur, traversant le bureau de la secrétaire vide. Son regard se porta une dernière fois sur Cage Morello qui était couché au sol, assommé avant que les portes de l'ascenseur ne se ferment sur elle après qu'elle ait sélectionné un étage au hasard. Tout se mit à tourner autour d'elle et un haut de cœur la saisit, lui faisant rendre son petit déjeuner du matin. Elle recula, se sentant vaseuse jusqu'à ce qu'elle s'écroule, sombrant dans l'inconscience.
-NON ! NE ME TOUCHEZ PAS ! Hurla la médecin en se redressant brusquement ce qui fit paniquer les machines autour d'elle tant son rythme cardiaque était élevé.
- Clarke ! Entendit-elle venir de sa droite.
Elle ouvrit les yeux, en sueur, prise de panique et se retrouva face à deux yeux d'un vert hypnotisant qui la fixaient avec inquiétude.
-Lexa… ?
- Oui… Je suis là… Répondit la Donati d'une voix se voulant rassurante.
Les lèvres de la médecin se mirent à trembler tandis que son visage se décomposait face aux tremblements qui la saisissaient violemment aux souvenirs de son entrevue avec Cage Morello. Des larmes se remirent à couler à nouveau le long de ses joues et se fut sans une hésitation qu'elle se jeta presque du lit pour aller se serrer contre la brune qui l'accueillit non moins sans surprise. L'héritière se leva de sa chaise pour offrir à Clarke une position plus confortable sans pour autant rompre leur étreinte.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé Clarke ? J'ai été appelée car tu aurais été trouvée inconsciente dans un ascenseur…
-Cage Morello est un monstre…
- Que veux-tu dire ?
- Il… Il faut que je parle à la police… Dit Clarke, n'arrivant pas à dire ce que son directeur avait tenté de faire.
Le visage de Lexa s'assombrit en à peine une seconde, se doutant qu'il s'était passé quelque chose de grave.
-Je vais appeler la police mais d'abord je veux que tu me dises ce qu'il t'a fait, dit-elle à nouveau.
De nouvelles larmes coulèrent des joues de la médecin qui secoua la tête. La brune ferma les yeux, déchirée de voir la blonde dans cet état. Clarke était une femme si forte, qu'avait-il bien pu se passer ?
-Est-ce que je peux faire quelque chose d'autre avant d'appeler la police ?... Souffla-t-elle, démunie.
Clarke ferma les yeux, tentant de calmer sa respiration chaotique, soufflant finalement :
-Est-ce que je peux me serrer contre toi ?...
La sicilienne ne se le fit pas redire une seconde fois et serra la blonde avec force, montant finalement sur le lit pour se lover contre elle. La porte de la chambre s'ouvrit quelques minutes après mais se referma bien vite sous le regard surpris mais rassuré d'Octavia.
La rage qui habitait l'héritière semblait sans fin depuis une semaine. Clarke avait fini par avouer le lendemain que Cage Morello avait tenté d'obtenir des faveurs sexuelles en échange de son appui pour son projet de dispensaire dans les quartiers sociaux mais ayant essuyé un refus avait finalement tenté de la violer. La médecin était rentrée chez elle quelques heures après son réveil à l'hôpital. La trouver à son chevet semblait avoir surpris Clarke mais Lexa avait pu voir à quel point sa présence l'avait rassurée malgré leur relation ambiguë. La brune avait appris le lendemain qu'une plainte avait été déposée contre le fils de la famille Morello. Clarke avait fait envoyer ses vêtements en laboratoire pour qu'ils soient analysés et avait été vue par un médecin et un psychologue rattachés aux services de la police afin qu'ils constatent les séquelles qu'elle allait devoir à présent porter. Cage Morello avait porté plainte pour diffamation de son côté, démentant totalement l'histoire en donnant sa version selon laquelle le Dr Griffin lui aurait fait du rentre dedans tout au long du développement de son projet afin d'obtenir les autorisations et budgets de la part de l'hôpital. Son projet n'étant pas viable, le Morello l'aurait reçue pour le lui expliquer afin de lui éviter une déception supplémentaire ce qui avait amené la blonde à lui proposer des faveurs sexuelles avant de le frapper brutalement pour l'accuser de viol et ainsi lui faire du chantage.
La Donati dès qu'elle n'était pas occupée tournait comme une lionne en cage ne souhaitant qu'une chose : faire justice. Elle sentait ce côté sombre remuer ses tripes et faire bouillonner son sang mafieux mais elle se contenait car la dernière fois qu'elle avait cédé cela lui avait coûté sa compagne et sa nièce. Clarke n'était pas revenue la voir ni ne lui avait écrit ce qui la faisait souffrir tout en la poussant à se questionner une énième fois sur ce qu'elles étaient. Elle tourna vivement la tête quand son téléphone sonna pour finalement soupirer lorsqu'elle vit le nom de son adjointe apparaître.
-Je t'écoute Gaïa… Décrocha-t-elle.
- Promis ce n'est pas pour du boulot ! La taquina la métisse en riant affectueusement. En fait je pensais t'apporter traiteur ce soir et partager un bon verre de vin ?... Ça fait longtemps…
- C'est gentil Gaïa… mais…
- Lexa allez ! Il faut que tu te détendes, tu es sous tension depuis l'affaire avec Cage… C'est ignoble ce qu'il a fait à Clarke mais la police va se charger de coincer ce sale type…
- Oui j'entends…C'est juste que c'est compliqué d'attendre… J'ai toujours été celle qui règle les problèmes pendant un certain temps… Se permit-elle de penser à voix haute.
- Quand tu étais la Dona…
- …
- Peut-être devrais-tu te charger toi-même de ce salopard… Qu'est-ce que l'on fait aux violeurs dans la Mafia ?
La Donati fronça les sourcils et demanda :
-Gaïa… Ta mère ne…
- Ma mère n'a rien à dire, je suis adulte, je me dégage un salaire et je fréquente qui je le souhaite. D'ailleurs elle n'a pas à me faire la morale sachant qu'elle s'est occupée de gérer le patrimoine et la défense des Donati depuis plus de vingt-cinq ans ! Toute la Sicile sait très bien que c'est une famille mafieuse. Et elle-même fait partie de cette Famille.
-Crois-moi il ne fait pas bon d'entrer dans cette Famille.Tu n'y trouveras que de la souffrance et du danger. J'en suis la preuve vivante puisque je suis la dernière vivante des Donati et regarde-moi : seule et tourmentée comme au premier jour.
- Tu te trompes, tu n'es pas seule : il y a Madi maintenant.
- Madi n'est plus une Donati et c'est tant mieux, répondit la brune bien que cela lui faisait mal au cœur de le penser.
- Je ne peux pas te laisser dire ça Lexa… Tu devrais prendre du recul…
- Du recul ?
- Tu sais très bien à quel sujet. Maintenant que tu as évincé les Barzetti, tu ne peux pas te contenter de ne rien faire. C'est toi qui as gagné Lexa, pas les autres familles. Tu devrais revendiquer le pouvoir qui te revient de droit. Toutes les deux on pourrait faire tant de choses…
- L'illégalité peut faire rêver mais elle a ses limites Gaïa… La Mafia ne brille plus comme dans les années soixante-dix… Les services de police sont bien plus performants de nos jours et les juges ont les dents bien plus aiguisées vis-à-vis des mafieux à présent. Épingler un Don offre un sacré prestige sur le CV. Oublie cette idée tu veux ? Cela m'évitera de supplier ta mère pour qu'elle m'accorde son pardon quand je lui apporterai ton corps dans un cercueil.
- Arrête de te préoccuper pour moi ! Ton expérience de Dona nous guiderait vers des projets viables tandis que je pourrais me charger de la partie politique et économique… Tu es faite pour ce rôle Lexa… Beaucoup de mafieux admirent ce que tu as fait. Anya et Gustus sont prêts à travailler avec nous, leur casino se porte bien. Anya aimerait étendre leur activité directement en Italie plutôt que de se contenter des miettes des autres.
- Beaucoup veulent aussi me tuer et ont voulu faire du mal à ma famille… Anya a sûrement oublié de te le dire.
- Tu parles de Clarke n'est-ce pas ?...
- …
- Pourquoi est-ce que tu n'arrives pas à l'oublier ? Elle te manipule Lexa… Tu ne mérites pas ça. Je sais ce que c'est de souffrir d'une rupture mais il faut que tu passes à autre chose.
- C'est plus compliqué que tu ne le penses… Clarke est…
- Une femme incroyable, je te le concède mais tu vois bien que vous ne pourrez jamais être d'accord. Sa pensée est en totale opposition avec la tienne. Elle sauve des vies tandis que toi tu… Enfin tu comprends ! Elle rejette totalement ton sang mafieux ! Pourquoi je réclame d'entrer dans la Famille Lexa à ton avis ? Parce que mon père était un mafieux ! Ma mère me l'a caché mais j'ai fini par découvrir la vérité ! Quelqu'un qui n'a pas de sang mafieux ne pourra jamais comprendre ce sentiment que nous partageons face à certaines situations. Nous sommes des siciliens et les siciliens ne pardonnent pas, ils agissent.
- Je suis peut-être sicilienne par ma mère Gaïa mais mon père lui était américain et avait des aspirations dans lesquelles je me reconnais, des aspirations que je retrouve chez Clarke. Ma plus grande difficulté est d'avoir été conditionnée par mon fou furieux de grand-père afin que j'accomplisse le rôle pour lequel il m'a élevée. Aussi,oui,face à certaines difficultés je suis fortement tentée de céder à… Non… Arrêtons cette discussion, cela ne mènera à rien.
- Elle ne mènera à rien tant que tu te buteras à refuser qui tu es !
- Gaïa je vais raccrocher.
- Lexa…
- Bonne soirée Gaïa.
Le pouce de la brune glissa sur le logo rouge, coupant la conversation. Elle s'enfonça dans son canapé, éteignant son téléphone et cherchant à étouffer la colère qui bouillonnait en elle. Gaïa venait de la pousser dans ses retranchements et cela ne lui avait pas plu. Elle détestait devoir se justifier encore plus sur le sujet de la Mafia. Au fond d'elle cette partie sombre la rendait honteuse et elle se sentait piégée, incapable de faire le choix qui la libérerait totalement et lui procurerait enfin l'apaisement recherché. Là était sa malédiction d'héritière Donati.
Elle lâcha un cri de rage étouffé pour se contenir puis prit finalement la direction de la baie vitrée et quitta son chemisier et son pantalon tailleur, se retrouvant ainsi en sous-vêtements brodés couleur chocolat. Elle marcha vers la piscine et plongea sans réfléchir dans l'eau transparente. La fraîcheur de l'eau fit disparaître toute pensée parasite ce qui la fit soupirer de plaisir. Elle entama quelques longueurs, allant finalement dans le bassin qui laissait s'échapper une cascade d'eau vers le bas des falaises qui supportaient sa maison d'architecte. Elle s'appuya sur le petit muret de vitre transparent qui offrait un effet d'optique. L'eau qui s'écoulait en cascade retombait dans un bassin plus bas qui filtrait cette dernière afin de la réinjecter dans le bassin principal. La vue superbe de la mer Méditerranée apaisa les derniers tourments de l'héritiè yeux verts se perdant sur les douces vagues et le bruit agréable de ces dernières tandis que les oiseaux du soir sifflaient leurs chants amoureux pour danser ensuite leurs parades nuptiales respectives.
Elle n'avait pas profité de sa piscine depuis longtemps et elle le regretta amèrement car l'effet de bien-être fut immédiat. Elle ferma les yeux, posant sa tête contre ses bras croisés appuyés contre la vitre et son esprit l'emmena rapidement à ses retrouvailles avec la belle médecin dans cette même piscine après un long moment de jeu de chat et de souris suite à sa rupture avec le policier.
Elle ne sut combien de temps elle vagabonda ainsi, les souvenirs défilant devant ses yeux ainsi que les questions qui venaient marteler son esprit concernant sa conversation avec son adjointe et amie. Elle pouvait comprendre que la Salomon souhaitait des réponses et participer aux projets elle avait eu la chance d'avoir une mère qui l'avait préservée de toute cette violence et souffrance à laquelle elle n'avait pu échapper que durant ses années en Amérique après la mort de Costia. Gaïa était une jeune femme talentueuse et il serait certes bénéfique pour la Famille de la faire entrer dans son cercle privé mais la métisse ne pouvait pas saisir tous les tenants et aboutissants. Elle était simplement excitée par le côté illégal et manipulateur de ce système sombre. Elle n'avait jamais été face au canon d'une arme à feu, battue à mort ou encore face au corps froid d'un être aimé. Jamais elle ne pourrait comprendre pourquoi l'héritière était si réticente à l'idée de replonger pour de bon dans les tréfonds de la Mafia. Elle avait réglé ses comptes avec la famille Barzetti ce qui mettait un terme à son tourment vis-à-vis de la mafia et des guerres internes aux familles en faisant partie. Le fait d'avoir rompu contact avec Gustus l'avait aussi confortée qu'elle pouvait se contenter d'une carrière politique où elle arrivait à s'épanouir professionnellement même si elle ne pouvait nier qu'elle avait perdu la dernière partie de sa famille en imposant cette distance. Malgré sa présence au mariage, elle se refusait l'idée d'accorder sa confiance au couple Giordano qui restait persuadé qu'elle n'était pas à la bonne place.
Ce fut la légère brise qui se leva qui la fit frissonner. Étant restée statique, son corps s'était habitué à la température de l'eau en cette nuit de début d'été mais elle allait devoir sortir afin de se réchauffer si elle ne voulait pas tomber mal dans les prochains jours. Elle se tourna pour rejoindre le bassin principal quand ses yeux se figèrent sur Clarke qui l'observait en silence, assise au bord de la piscine, la moitié de ses jambes dans l'eau.
-Camilio m'a laissée entrer, expliqua la blonde en guise d'explication. Ne sois pas fâchée après lui, il a voulu bien faire…
La Donati se mordit doucement la lèvre et s'avança pour rejoindre le bassin où se trouvait Clarke. Elle nagea jusqu'à elle, s'installant face à elle. Ayant pied jusqu'à la poitrine, elle ne put s'empêcher de glisser ses mains le long des cuisses de la médecin. Clarke sourit et rapidement enlaça délicatement la brune de ses jambes en les croisant derrière son dos.
-Depuis combien de temps es-tu là ?
- Cinq minutes tout au plus… Tu semblais perdue dans tes pensées…
- Oui…Comment te sens-tu ? Questionna l'héritière, en se permettant de poser son visage contre le bas ventre de la médecin qui sentit immédiatement une douce chaleur s'immiscer dans ce dernier… Bien qu'elle ait craint d'être touchée après l'épisode avec Cage, elle se rassura à l'idée que Lexa avait toujours cet effet à la fois apaisant et excitant.
-Mieux ne t'en fais pas...
« Surtout depuis que je suis près de toi » Rajouta la blonde pour elle-même, se giflant d'être terrifiée de l'avouer.
Les lèvres de la brune ne résistèrent pas à l'envie de déposer de doux baisers mouillés sur la peau de la blonde. Clarke attendrie, sourit et se laissa faire, passant ses doigts fins dans les cheveux attachés de l'héritière. Rapidement la pince qui nouait ces derniers coula dans la piscine, libérant ainsi la magnifique chevelure châtain foncé de l'héritière.
-J'ai apporté du vin, susurra-t-elle. Tu me rejoins ?... Dit-elle en se levant avec douceur.
Lexa se mordit la lèvre d'envie et se hissa hors de l'eau, offrant à Clarke la vision plus qu'agréable de son corps parfait en sous-vêtements. La blonde ne se cacha pas d'admirer avec envie la sicilienne dans sa presque nudité. Elle la regarda marcher malgré ses pieds mouillés jusqu'à la cuisine pour aller saisir deux verres à vin qu'elle apporta à la médecin après avoir passé un peignoir en satin noir.
Le liquide rouge vint lécher l'intérieur des verres jusqu'à les remplir. L'héritière saisit le sien et le porta à son nez pour le sentir. L'odeur sembla l'allécher car elle y trempa ses lèvres sans hésiter.
-Tu comptes me saouler ?... La taquina-t-elle.
-Si c'est ce que tu veux… Sourit la médecin en s'approchant délicieusement de la brune qui sourit d'excitation.
Leurs deux corps se serrèrent sensuellement au gré des baisers échangés, les laissant pantelantes et envieuses de bien plus. Heureuses de se retrouver après cette semaine d'attente éprouvante. Les soupirs et les gémissements ne tardèrent pas tandis que chacune parcourait le corps de l'autre avec désir. Leurs ébats se terminèrent comme à leur habitude dans le canapé du salon où elles restèrent alanguies du plaisir partagé.
Comme à son habitude, Lexa se montra plus qu'amoureuse et entreprenante, se permettant de déposer de petits baisers le long des épaules, du cou et des joues de la blonde qui se contentait de se mordre la lèvre ou de frissonner en silence.
-Je t'aime… Finit-elle par lui susurrer au creux de l'oreille.
L'aveu était sincère et n'attendait nulle réponse mais Clarke répondit dans un soupir de plaisir suite à un nouveau baiser sur son lobe d'oreille :
-Je t'aime aussi Lex'…
Le choc de la réponse fut partagé par les deux jeunes femmes. Le cœur de l'héritière s'emballant de bonheur et d'excitation tandis que le cœur de la médecin, lui, tambourinait à l'idée d'avoir dépassé la limite de sa zone de confort. Clarke se détacha immédiatement de la brune pour saisir ses vêtements et se rhabiller en vitesse, totalement paniquée.
-Clarke ! Attends ! Où est-ce que tu vas ?!
Lexa se leva à la suite de son amante, repassant simplement son peignoir en satin. Elle poursuivit la blonde jusque sur la terrasse, tentant de la retenir en l'enlaçant.
-Ne t'en vas pas… Pas après ce que tu viens de dire… La supplia-t-elle.
-Je ne peux pas Lexa ! Je ne peux pas ! Répondit Clarke, en se défaisant de l'étreinte. Je n'aurai pas dû dire ça !
L'héritière refusa de céder et chercha à l'embrasser, tentant n'importe quel contact qui tenterait la blonde. La médecin hésita, répondant faiblement aux baisers proposés avant de s'écarter à un peu moins d'un mètre.
-Non… Désolée Lexa… Je ne peux pas ! Je ne peux plus !
-Pourquoi ?! C'est totalement injuste Clarke ! Tu dis que tu m'aimes et la seconde d'après tu regrettes ?! Suis-je à ce point si insignifiante pour toi?! Cria la Donati dont le cœur semblait se tordre de douleur.
- Je suis désolée d'être si indécise, c'est juste compliqué, trop compliqué… S'excusa piteusement la blonde.
-Dis-moi ce que je dois faire ! C'est toi que je veux Clarke ! Je sais que j'ai mal agi mais tu m'as assez punie non ?! Pourquoi tu n'arrives pas à avancer ?! Je promets de ne plus te faire mal comme je l'ai fait !
- Ce n'est pas aussi simple Lexa ! Tu m'as déjà fait cette promesse et pourtant tu as recommencé ! J'ai peur ! Peur de toi et de ce que tu pourrais devenir à cause de cette saloperie de mentalité mafieuse qu'on t'a injectée dans le crâne à ta naissance ! Je n'ai plus confiance ! Ton silence, tes mensonges, ton entêtement à tout faire seule je ne les supporte plus, tu comprends ?! Aucun couple ne peut vivre comme ça ! Je ne suis pas une femme de mafieuse qui peut tout encaisser en silence !
- Je ne t'ai jamais demandé d'être la femme d'une mafieuse ! Se défendit Lexa. Oui je suis entêtée et secrète ! Mais j'ai appris à vivre comme ça ! J'ai changé mais parfois le naturel revient et je n'arrive pas à le refouler car j'ai peur de te décevoir !
- Pourtant c'est le rôle que tu m'as obligée à tenir après la mort d'Aden ! Explosa Clarke. Tu m'as mise de côté alors que je voulais te soutenir, tu m'as ignorée, fait passer pour une instable devant cette psychopathe et le juge, tu as osé utiliser la force et me faire taire quand j'ai vu clair dans ton jeu à l'aéroport !
- Je voulais vous protéger toi et Madi ! C'est si compliqué à comprendre ?! C'est à moi de vous protéger !
- Ah donc c'est ça ton excuse ?! Nous protéger ?! Il me semble que tu paies je ne sais combien de gardes du corps 24h sur 24h pour nous protéger ! Mais visiblement ce n'est pas suffisant puisqu'il a fallu que ton « naturel » reprenne les rênes et t'autorise à jouer avec la vie d'un bébé innocent ?!
- ARRÊTE DE RÉPÉTER LA MÊME CHOSE BON SANG ! Je sais que j'ai eu tort ! Je t'ai menti, j'ai rompu notre promesse en me servant de mes anciens contacts de Dona pour récupérer Madi ! Mais selon toi, j'aurai dû faire confiance au système c'est ça ?! Aden est mort à cause du système Clarke ! Je ne t'ai rien dit car je savais que tu ne supporterais pas de me voir opérer avec la Mafia ! Tu as changé certes mais tu restes encore convaincue que la loi rend justice aux méritants ! C'EST FAUX BON SANG ! J'en suis l'exemple parfait avec Madi ! Je suis sa tante, je suis maire, riche au possible, mon casier judiciaire est vide et pourtant ce connard de juge allait remettre la garde de ma nièce à une psychopathe qui assassine des gens dans le plus grand des secrets depuis des années ! Pour quelle raison ?! Parce qu'elle avait plus d'influence que moi en Italie et aussi parce que j'ai le malheur d'assumer mon homosexualité et d'être une femme engagée politiquement sur plusieurs combats politiques qui dérangent !
- Donc le système pourri de l'Italie te donne le droit de jouer des poings et des flingues quand tu n'es pas satisfaite ? Tu t'es trompée de pays Lexa, c'est en Amérique que le port d'armes est légalisé et que ça tire à tout bout de champ en fonction des envies des détraqués qui en portent et ça ne leur donne pas pour autant raison ! Tu m'as promis d'être une femme forte et droite quand nous sommes revenues pas d'aller jouer les cow-boys sans scrupules pour atteindre tes objectifs !
- Oui c'est vrai je t'avais promis d'être forte et droite et je voulais l'être mais après Aden c'était trop dur… Avoua-t-elle, honteuse. J'étais en colère contre le monde entier d'avoir perdu mon petit frère c'est si compliqué à comprendre ?!
- Non ça je peux l'entendre, perdre un membre de sa famille est un réel traumatisme. J'aimais Aden comme un frère aussi Lexa mais ce n'est pas pour autant que j'ai eu envie de tuer tout le monde pour faire ma propre justice ! Aden n'aurait pas voulu ça !
-Tu n'en sais rien ! C'est moi qui suis allée voir Aden en prison !
- Oui et il t'a demandé de protéger sa femme et son bébé pas de te perdre dans les réseaux mafieux !
- Et j'ai échoué car justement j'ai refusé d'utiliser mes contacts, j'avais chargé Gustus et Anya de la retrouver mais ils ne le voulaient pas ! Sa femme est morte avant que je ne puisse la trouver, pourquoi ?! Parce que j'étais limitée et parce que je ne coordonnais pas les recherches ! Donc oui pour Madi je n'ai pas hésité ! Elle ne connaîtra jamais ses parents à cause de moi et de mon inefficacité !
L'aveu de l'héritière figea la médecin un instant. Lexa n'avait jamais mentionné cette culpabilité qui la rongeait au sujet d'Ontari Barzetti. Le fait qu'elle ait craint d'échouer à sortir Madi des griffes de Nia était à présent tout à fait compréhensible. Elle allait répondre, prête à montrer pour la première fois de l'empathie concernant les choix faits pour parvenir à ses fins mais Lexa ne lui en laissa pas l'occasion car elle reprit la parole, visiblement rongée par la colère et la rancune.
- Mais qu'importe, tu tourneras toujours toutes les situations à ton avantage Clarke n'est-ce pas ? Quoique je fasse je serais toujours la méchante mafieuse et toi l'irréprochable médecin ! Tu me reproches d'avoir rompu ma promesse d'être forte et droite mais c'est toi qui m'as poussée à la rompre en premier lieu ! Mais ça tu ne t'en souviens pas n'est-ce pas ?!
- Quoi ?! S'étrangla à moitié la médecin qui en oublia son empathie.
-As-tu oublié qu'entre deux temps de campagne j'ai dû t'échanger pendant vingt-quatre heures comme un vulgaire trophée afin d'obtenir l'appui des quartiers populaires pour remporter les élections municipales ! Un marché que j'ai refusé mais que tu m'as poussée à accepter ! C'est ça être forte et droite pour toi ?!
- Non mais je rêve ?! Es-tu réellement en train de m'accuser de t'avoir poussé à acheter des voix ?! Fulmina Clarke. Qui est allée trouver Victor ?! Moi peut-être ?!
- Non c'est moi qui suis allée le trouver mais j'avais refusé son offre Clarke ! Ce que je veux dire c'est que tu te permets d'imposer une limite morale dont tu es la seule visionnaire. Du coup il n'y a pas de conséquence quand tu le décides mais par contre quand c'est moi qui agis je suis l'unique fautive et la sale mafieuse !
- Je ne t'ai poussé à rien ! Tu pouvais refuser ! Je l'ai fait pour toi car j'avais confiance en toi ! Et ce n'est en rien comparable avec tes magouilles contre Nia et le danger qu'a encouru Madi à cause de toi ! Je n'ai mis aucune vie en danger excepté la mienne ! C'était mon choix !
- Et voilà ! Qu'est-ce que je disais ! Ce n'est pas comparable ?! Mais bon sang, tu aurais pu être tuée là-bas ! Ça t'est totalement égal ?! Ne me dis pas qu'ils t'ont accueillie avec des fleurs et une suite de luxe où tu te sentais en sécurité ! Sans l'intervention de Gustus qui est un mafieux je te le rappelle, je serais morte au port, tabassée par les hommes des Barzetti ! Pourquoi ? Parce que j'ai accepté de jouer cette mise en scène pour une foutue place de maire ! Nous serions trois à être morts ce soir-là si ce n'est plus car il y avait peut-être des témoins qui auraient été abattus pour préserver le silence ! Dans tous les cas, toi, moi et Dante serions morts sans mes contacts de la Mafia ! Mais après tout quelle importance puisque tu m'avais donné ta bénédiction ! Par contre tes parents eux n'auraient sûrement pas vu ça du même œil !
Clarke marqua un nouveau temps d'arrêt. Elle n'avait pas évalué cet évènement de la même façon que l'héritière. Elle avait vécu cet échange comme le moment où elle avait dû faire ses preuves et montrer qu'elle soutenait sa compagne dans son choix de carrière politique. Elle devait concéder que Lexa avait raison : Dante avait été blessé par balles car c'était la cible idéale pour abattre la Donati et l'empêcher d'accéder à la mairie. Au final, elle était tout aussi responsable que la brune pour les blessés et les dommages collatéraux ayant émergés suite à l'attaque.
-Je n'avais pas vu ça de cette façon… Répondit finalement la blonde, désarçonnée et incapable de répondre davantage tant sa pensée était à présent désordonnée.
- Enfin tu ouvres les yeux ! Il ya deux poids deux mesures avec la Mafia mais tu te butes à ne pas le comprendre ! Je savais ce que je faisais avec Nia et Pike alors que toi tu ne savais pas ce que Victor pouvait te faire ! Tout ça pourquoi ? Une vie contre des voix d'électeurs !
- Ne dis pas n'importe quoi ! Victor ne m'aurait jamais fait de mal car malgré qu'il soit aussi borné que toi, il écoute ! Et je te signale que si tu n'es pas satisfaite de la façon dont tu as été élue tu n'as qu'à démissionner de tes fonctions ! Se reprit Clarke dont la mention de Nia et Pike avaient fait disparaître immédiatement sa culpabilité naissante concernant le neveu de Victor.
- Tu n'en sais rien ! Tu n'es pas de ce monde Clarke ! Si son neveu Dante avait succombé de ses blessures le soir où Quint et Diego m'ont tendu un piège, Victor t'aurait tuée à la minute même où il aurait eu l'information ! Arrête de croire que tout le monde va t'écouter ! La preuve Cage Morello a manqué te violer ! Tu as eu de la chance ce jour-là !
Malgré la colère, Clarke marqua encore un temps d'arrêt, concédant par un silence que l'argument de la mafieuse était véridique. Des flashs lui revinrent en tête et elle sentit la peur lui nouer le ventre. Face à Cage et sa force d'homme, elle avait bien cru qu'elle n'arriverait pas à s'en sortir.
- Même si je ne suis pas de ce monde comme tu dis, je pense l'avoir côtoyé indirectement assez longtemps à présent pour savoir qu'il y a des choses qui peuvent changer ! Maintenant continue je t'en prie ! Enferme-toi dans tes arguments vides de sens !
- Vides de sens ?! Dans quel monde vis-tu Clarke ?! Je me suis fait enlever et battre par un fou furieux qui a manqué de tuer ma femme venue me sauver alors que c'est le rôle de la police qui était corrompue jusqu'à l'os ! C'est encore une fois un de mes anciens hommes de main qui nous a sorti d'affaire ! Tristan Zanetti ça te dit quelque chose ?! Il est mort pour nous sauver ! Il n'y avait pas plus mafieux que lui mais ça n'est pas grave n'est-ce pas ?! Fermons les yeux !
- C'est Finn qui a stoppé Quint ! Finn qui est policier ! S'agaça Clarke.
- Peut-être mais sans Tristan, sans la Mafia je serai morte avant même que ton Finn n'arrive !
- D'accord tu as raison sur ces points tu es contente ?! Gustus et Tristan nous ont sauvées ! La Mafia n'est pas si pourrie ! Il n'empêche que tu en étais sortie et tu as replongé pour te venger !
- Les meurtrier d'Aden et d'Ontari devaient être PUNIS !
- Oui et ils l'auraient été par la justice italienne si tu avais fait les choses correctement !
- J'ai fait comme j'ai pu Clarke ! Je crois que tu oublies que j'ai encaissé beaucoup depuis notre retour ! La mort de mon frère a été la goutte de trop, ça m'a faire sortir de mes gonds et oui je l'avoue je voulais traîner Nia dans la boue pour que toutes les familles reconnaissent que les Donati ont gagné cette foutue guerre qui dure depuis trois générations ! Maintenant je ne pouvais pas prévoir qu'elle serait assez rapide pour échapper aux policiers et réussirait à récupérer Madi, tuant des dizaines d'innocents par pure folie !
- Tu es responsable de cette tuerie ! Explosa Clarke.
- Nia est la responsable ! Je n'ai pas appuyé sur la détente ce jour-là ! J'ai fait comme tu le voulais, j'ai envoyé les flics ! Ils avaient toutes les clés en mains et pourtant ils ont démontré leur inefficacité. Comme défendit la brune.
- Ne retourne pas ça contre moi Lexa ! Tu as manipulé la police tu ne l'as pas envoyée ! C'est tout comme si tu avais été celle qui a tiré sur ces pauvres gens présents dans cet hôpital ! Tu l'as acculée alors que tu savais qu'elle était instable ! Tu as mal joué Lexa, avoue-le bon sang !
- OUI J'AI MAL JOUÉ ! MAIS IL FALLAIT FAIRE DES CHOIX ET J'AI PRIS LE RISQUE ! CHARLES PIKE RENDAIT INVULNÉRABLE NIA JE N'AVAIS PAS LE CHOIX ! ET DE TOUTE FAÇON QUELLE IMPORTANCE ?! CES GENS À L'HÔPITAL SONT MORTS MAINTENANT ET JE VOUS AI PERDUES TOUTES LES DEUX CE JOUR-LÀ ! VOILÀ TU ES CONTENTE ?! Explosa-t-elle, les mots se transformant en sicilien sous la fureur.
- Voilà où te mèneront toujours tes mensonges, asséna Clarke, nullement apeurée par la fureur de la sicilienne. Donc je le répète : non tu ne savais pas totalement ce que tu faisais Lexa ! Il y avait des inconnues dans ton plan et tu le savais mais ça ne t'a pas empêché de jouer avec la vie de Madi mais aussi celles d'innocents car il y aurait pu en avoir bien plus ! C'est ça que je te reproche !
Le corps tremblant de rage, Lexa serra les poings, se retenant de libérer sa colère sur les objets proches d'elle.
- Toujours des reproches Clarke, tu ne sais faire que ça. Tu sembles tout savoir et avoir toujours raison ! Si tu ne veux rien entendre, tu n'as qu'à prendre ma place ! Je prends la tienne sans hésiter ! Car étonnamment personne ne veut de mon rôle !
- Prendre ma place ?! Même ça tu ne pourrais pas le faire ! Tu as décidé de fuir à l'aéroport pour sauver ta réputation ! Tu nous as abandonnées Madi et moi ! C'est moi qui ai fait face à cette psychopathe ! Moi qui ai eu un canon d'arme à feu braqué sur moi ! Moi qui ai vu Madi basculer sur ce tapis à bagage qui aurait pu l'étouffer ! J'ai bien cru la perdre ce jour-là !
- Je sais et je le regrette ! Amèrement tous les jours je repense à ce que j'ai fait et j'ai honte de vous avoir abandonnées ! J'ai paniqué !... Répondit Lexa, pleine de regrets.
- Ça ne t'excuse pas pour autant !Tu as préféré faire confiance à Gustus plutôt qu'à moi ! Tu ne changeras jamais de toute façon ! Peu importe les promesses ! À la moindre difficulté tu te mureras dans ton maudit silence avant de faire appel à la Mafia !
- Peut-être que je cède à la facilité comme tu dis mais toi tu es butée jusqu'à l'os quand tu as décidé quelque chose ! Peut-être que je ne t'ai pas tout dit mais ça ne t'empêchait pas de me parler et de m'expliquer ! Je ne demandais que ça !Au lieu de ça, tu t'es barrée avec la petite en me faisant du chantage ! Tu m'as menacée de tout dire à la police et de passer un marché ! Tu m'as dit que je serais responsable de ton arrestation ! Et pour faire quoi finalement ? Revenir dans mon lit quelques mois plus tard parce que tu m'as vue avec Gaïa ! Asséna la brune.
- NON MAIS JE RÊVE ! Qui m'a couru après au casino et m'a acculée dans ce salon pour s'excuser de se pavaner aux côtés d'une femme que je déteste ?!
- Tu as répondu ! Je ne t'ai pas forcée ! Qui m'a invitée à monter dans sa chambre avant de me vendre de l'espoir chaque semaine ?!
- Ah nous y voilà donc ! Je ne t'ai pas forcée non plus Lexa ! Nous sommes deux adultes bon sang ! On peut coucher sans rien derrière !
- Je ne veux pas de ça ! Pas avec toi ! Je te veux toi chaque jour de ma vie tout comme je veux Madi ! Sois claire avec ce que tu veux Clarke car je ne supporterai plus tes caprices ! C'est toi qui m'as convaincue de revenir alors que la vie que nous menions me convenait très bien ! Tu savais quels risques nous prenions en revenant ici à cause de mon passé !
- Mais n'en as-tu donc pas marre de mentir ?! Tu étais malheureuse Lexa ! Je te connais ! La femme dont je suis tombée amoureuse n'était pas celle qui m'accompagnait à travers le monde ! Tu t'es effacée au fil des pays que nous traversions ! Tu n'étais que l'ombre de toi-même !
- Oui j'étais différente mais ça me convenait ! Au moins je t'avais et nous nous aimions alors qu'aujourd'hui suite à des décisions que je pensais prendre pour tous nous protéger, je n'ai plus rien ! Donc je te le demande Clarke : assume une bonne fois pour toute, tes choix et j'assumerai les miens ! J'en ai assez d'être dans l'attente et de souffrir à cause de toi et de ton imperméabilité !
- Si c'est comme ça que tu vois les choses alors très bien ! Je vais assumer et continuer à être la responsable de l'échec de notre relation puisque c'est ce rôle que tu me donnes !
La blonde qui s'était rapprochée de la brune au fil de leurs hurlements respectifs recula brutalement avant de porter sa main libre à celle portant la bague de fiançailles qu'elle n'avait jamais pu se résoudre à quitter. Elle batailla quelques secondes sous les yeux surpris de l'héritière avant de fermer son poing sur la bague. D'un mouvement virulent elle jeta le bijou au-delà du rebord de la piscine, l'envoyant dans le vide tout en hurlant :
- SORS DE MA VIE LEXA DONATI !
Les deux femmes fixèrent toutes les deux en silence malgré leur courroux respectif la direction dans laquelle la magnifique bague en or blanc ornée de saphirs raffinés avait été jetée. Les oiseaux semblaient s'être arrêtés de chanter, se faisant spectateurs de la terrible dispute.
Clarke serra les poings pour retenir de nouvelles larmes car cette dispute avait été plus qu'éprouvante pour elle. Jamais avec l'héritière elles ne s'étaient criées et envoyées des horreurs de la sorte. Les dernières paroles de la Donati avaient été plus que dures à encaisser car elle avait pensé bien faire en poussant sa compagne à retenter sa chance en Sicile mais dans la voie de la légalité. Elle avait tellement d'espoir pour Lexa. Ce retour était aussi sa façon de faire comprendre qu'elles revenaient plus fortes que jamais et que rien ne les arrêterait, que leur fuite n'avait été qu'un tremplin pour mieux rebondir. Pourtant elle venait tout juste de jeter sa bague de fiançailles et ce geste lui avait coûté plus qu'elle ne le laissait paraître. Elle tenait à cette bague qui venait de New York et qui était la signification même de l'amour de la brune pour elle. Lexa avait secrètement rêvé de la demander en mariage mais n'avais jamais osé se lancer de peur d'avoir une réponse négative. Malgré tout, durant toute leur fuite à travers le monde, elle l'avait gardée avec elle sans qu'elle ne la remarque. Clarke se rappela douloureusement de la découverte du bijou et de la déception de la brune dans cette fameuse chambre d'hôtel marquant leur retour en Italie. Lexa et elle s'étaient promises de tout se dire et de se faire confiance, se refusant de refaire les mêmes erreurs qui avaient manqué de les séparer. Cette bague signifiait un nouveau départ et aujourd'hui le constat n'était pas celui escompté par la blonde : leur relation était un échec total malgré leurs engagements respectifs.
Lexa garda le silence, choquée de ne pas avoir remarqué que son ex-compagne n'avait jamais quitté sa bague de fiançailles malgré leur rupture. Elle regretta amèrement ses dernières paroles pour caractériser la médecin, celles-ci étaient sorties à cause de sa colère. Clarke était loin d'être imperméable, certes caractérielle et légèrement têtue mais pas dans le mauvais sens du terme. Ses traits de caractère faisaient son charme et la Donati ne les auraient échangés pour rien au monde. Clarke était aussi tout sauf matérialiste, donc si elle avait gardé cette bague sur elle, ce n'était donc pas pour sa valeur monétaire mais bien pour sa valeur sentimentale. Malgré tous les reproches faits quelques secondes plus tôt, elle comprit enfin pourquoi la médecin lui refusait une nouvelle chance : elle l'aimait toujours mais n'arrivait plus à lui faire confiance.
-Je ne savais pas que tu l'avais gardée…
- Quelle importance… Répondit la blonde, en essuyant ses yeux d'une main, visiblement brisée et secouée par leurs derniers échanges.
-…Tu viens de jeter à la mer une bague à quinze mille dollars… Souffla la sicilienne partagée sur l'envie de rire du geste inattendu et colérique ou de pleurer à l'idée qu'elle venait de perdre la belle médecin pour de bon.
- Jette la tienne et on sera à vingt-cinq mille, indiqua la médecin dont toute la tension semblait s'être enfin évanouie mais dont les larmes continuaient à ruisseler.
- Hors de question, répondit aussitôt la brune en couvrant sa propre bague de son autre main comme si cela la protégeait un peu plus.
- Dans ce cas, rends-la-moi.
- Non !
- Tu n'es plus ma fiancée, rends-moi cette bague ! C'est mon droit de la récupérer.
- Je n'ai pas demandé à récupérer la tienne, répondit la brune, peu amène à céder l'anneau.
- Tu pouvais le faire mais c'est trop tard. Maintenant rends-la-moi.
Lexa baissa les yeux sur la bague installée autour de son annulaire gauche : elle non plus n'avait pas pu se résoudre à l'enlever. Elle la retira après un certain temps, la tendant non sans réticence à la blonde qui l'observa quelques instants avant de la jeter à son tour dans le vide ce qui fit faire un pas en avant à la sicilienne qui regarda disparaître très rapidement l'anneau. Un soupir triste s'échappa de ses lèvres tandis que son histoire avec la médecin semblait arriver finalement à son terme.
-Voilà, souffla t-elle simplement tandis que Lexa restait silencieuse. Tu es libre de te taper ton adjointe maintenant et toutes les femmes qui te plairont. Tu es officiellement libre Lexa.
La Donati ne répondit rien, incapable de trouver les mots compatibles pour répondre à la blonde. Elle qui avait mené à la baguette une société mafieuse durant des années, terrifiant ses hommes et écrasant ses adversaires, la voilà qui restait à nouveau sans voix face à cette blonde imprévisible qui avait su la séduire et l'apprivoiser en quelques regards. Elle ne put s'empêcher de se revoir ce fameux soir, assise à la table un peu plus loin lorsque la médecin avait fait irruption chez elle pour lui faire passer un checkup complet niveau santé, ne se démontant pas le moins du monde face à sa froideur et sa méfiance. Elle comprit à cet instant qu'elle ne pouvait pas renoncer : ce n'était pas Gaïa Salomon qu'elle voulait ni aucune autre femme. Son corps, son esprit, son cœur lui hurlaient qu'ils voulaient tous trois Clarke Griffin, cette médecin aux idées bien tranchées et au caractère indomptable qui n'hésitait pas à appuyer là où ça faisait mal afin de remettre les idées correctement en place. Pour la seconde fois, elle se sentit totalement impuissante, regardant la médecin se tourner sans un dernier regard pour elle.
-Clarke… Souffla-t-elle en tendant la main mais elle ne rencontra que du vide.
- Au revoir Lexa, répondit la blonde en partant rapidement.
Clarke se fit violence pour ne pas revenir en arrière malgré les larmes ruisselantes sur son visage. Il le fallait car Anya avait été claire : leur relation ne fonctionnerait jamais tant qu'elle tenterait de modeler l'héritière et elle n'était pas prête à vivre comme une femme de mafieux. Le cœur meurtri, elle passa sans un mot près des gardes du corps qui se gardèrent bien de poser une question. Ils avaient sans doute entendu l'intégralité de leur dispute mais avaient préféré ne pas s'en mêler.
Jeter les bagues de fiançailles n'était que symbolique mais cela avait libéré la blonde d'un poids énorme. Pourtant, les anneaux au-delà de leur valeur monétaire et sentimentale ne pesaient que quelques grammes. Elle se sentait meurtrie comme jamais mais enfin libre de commencer un nouveau chapitre de sa vie : qu'allait-elle faire ? Repartir à New York serait un bon début afin de ne pas penser sans cesse à cette sicilienne qui l'avait hypnotisée lors de ce gala de charité… De ses yeux d'un vert profond faisant penser à la pureté sauvage d'une émeraude brute encore enfoncée dans les tréfonds de la terre rocheuse du monde. De son visage et son corps fin digne d'une déesse grecque taillé pour faire pâlir d'envie les nymphes jalouses. D'une intelligence et une culture la faisant voyager chaque seconde à ses côtés… Lexa restait la perfection à ses yeux et lui dire adieu lui coûtait mais elles seraient toujours en opposition quoiqu'elles fassent.
Elle monta dans la jeep de Raven garée à l'extérieur, démarrant le moteur pour s'éloigner au plus vite de cette propriété dans laquelle elle avait certains de ses meilleurs souvenirs avec la belle héritière. Tandis que la route commençait à défiler sous ses yeux, les larmes elles, ne cessaient de couler alors que leurs adieux semblaient définitivement scellés.
-Quel gâchis... Souffla-t-elle pour elle-même.
Pfouloulou pas très fluffy ce chapitre ! Entre Cage qui tente de violer Clarke, notre médecin qui n'arrive plus à faire confiance à Lexa malgré des sentiments bien présents... Elles s'en sont balancés des trucs pas sympa mais fallait que ça sorte une bonne fois pour toute! De quel côté êtes vous ? Moi je suis plutôt team Clarke pour le coup :P Oh et Gaïa qui a envie de sauter dans le monde de la mafia en compagnie de Lexa, vous le sentez le plan foireux ? Sinon le chapitre est coupé en deux ! Le suivant marquera la fin de la deuxième partie de l'H et j'embrayerai sur la troisième et dernière partie ! ENFIN !
J'espère qu'il n'y avait pas de bug de tirets, au pire n'hésitez pas à me les signaler et je les rajouterai ;)
Allez je vous laisse vous lâcher niveau reviews et promis j'y répondrai en temps et en heure cette fois ! Prenez soin de vous, je vous poste le prochain dès qu'il est prêt ! À très bientôt !
