Hey ! J'ai comme l'impression que le chapitre est à l'heure dis donc ! Haha je fais la maligne mais je n'ai pas encore terminé le chap trois donc mon avance est en train de s'essouffler xD Vous avez le droit de me taper maintenant - Merci pour vos retours à tous et votre patience ! Un chapitre par mois c'est peu je le sais... Mais vous inquiétez pas je surveille de près Esys et elle vous concocte un petit Peplum aux oignons :D Merci à elle pour la relecture à chaud elle et à Mag pour la relecture correction !
Maria : Merci pour ton retour ! Ben justement merci de ta petite idée sur le following ça sera pour le chapitre trois haha ! Ah ça la Madi oui elle risque de prendre tarif et le clexa aussi... Huhu Oui Gaïa est la maire de Syracuse, elle a pris la succession de Lexa qui a préféré faire une pause dans sa carrière politique pour s'occuper d'autres projets et de sa famille ! Un Donati ne s'efface que quand il est mort ;) Olala j'aurais pas du dire çaaaaa !
Morgane : Merci pour ton retour ! Oh oui de la tension sexuelle... J'aime ça :D Vous en aurez encore (a)
Allez bonne lecture !
Chapitre 47 : Un autre monde
La musique de rap résonnait à travers la porte de la chambre de l'adolescente qui fumait une cigarette tout en dansant sur son lit en sous-vêtements. Trois grands coups furent frappés à sa porte avant que la voix de son père ne s'élève :
-Edda ! Baisse le son ou je t'assure que tout va finir par la fenêtre ! Gronda un grand homme aux cheveux poivre et sel.
Le Giordano plissa les yeux après quelques secondes tandis que la musique continuait d'être hurlée à travers les enceintes. Il tenta d'ouvrir mais la porte lui résista ce qui l'agaça encore plus. Après une seconde de réflexion, il décida de donner un violent coup de pied dans la porte dont le verrou sauta faisant claquer la porte contre le mur. L'adolescente de quinze ans cria de surprise, jetant sa cigarette au solavantd'attraper un coussin pour le jeter sur son père :
-PAPA ! Dehors ! J'suis pas habillée bordel !
Gustus ignora sa fille et s'avança, débranchant brutalement la prise des luxueuses enceintes géantes qui se turent enfin.
-Ne rallume pas ce truc, j'ai des appels à passer. Compris ?
-Fait chier ! J'ai rien droit de faire ici !
-Tant que j'alimente ton compte en banque et t'héberge tu n'as rien à dire, répondit-il en se dirigeant vers la sortie.
-Casse les couilles… Marmonna la jeune fille.
-Tu as dit quoi ?!
-J'ai rien dit…
-Je préfère. Tu as reçu un colis mais habille-toi avant de venir le chercher s'il te plaît.
-Oui…
Le mafieux se tourna, se préparant à sortir avant de dire :
-Ça sent la cigarette ici.
-Quoi ? Je ne sens rien moi… Mentit la jeune fille.
-Sûrement encore ta mère. Ouvre la fenêtre. Tu sais ce que je t'ai dit là-dessus Edda. Pas de…
-Cette cochonnerie oui je sais… T'en fais pas… Je fume pas Papa…
Edda regarda son père sortir et sauta du lit pour aller fermer sa porte dont les gonds s'étaient tordus. Elle lâcha un juron, voyant qu'elle ne pouvait plus la fermer correctement. Elle se dépêcha d'aller voir la cigarette qu'elle avait jetée au sol pour ne pas se faire prendre. Celle-ci s'était consumée lentement sur le marbre de sa chambre. Elle jeta le mégot puis passa devant le grand miroir pour s'observer dedans, prenant des poses aguicheuses tandis qu'elle admirait son corps qui changeait au fil des jours. Elle était une jolie jeune fille avec un visage fin comme celui de sa mère, ses yeux étaient aussi noirs que l'ébène tandis que ses cheveux bruns étaient décolorés en blond bien que ses racines trahissent sa couleur naturelle. Elle était fine de corpulence bien que sa poitrine fût déjà celle d'une jeune femme.
Elle fila dans son dressing pour aller chercher un top dos nu et un short en jean très court qu'elle enfila rapidement avant de sortir pour rejoindre le salon. Elle attrapa une nectarine dans le panier à fruits sur la table du salon, croquant dedans à pleines dents avant de remarquer le colis assez épais portant son nom. Elle posa le fruit sur la table et attrapa un coupe-papier à proximité pour ouvrir le carton. Elle sourit, se demandant si c'était une surprise de son père : il était certes vieux jeu mais il lui offrait régulièrement de beaux cadeaux.
Quelle fut sa surprise de se retrouver face à un plastique renfermant un uniforme portant l'emblème de l'école privée internationale de Syracuse. Elle fouilla le reste du carton mais ne trouva que six autres uniformes ainsi que deux ensembles joggings.
-Papa ! C'est quoi ces merdes ?!
-Tes uniformes pour la rentrée, répondit son père en sortant de son bureau.
-Mais c'est ici que je fais école…
-Plus maintenant, ton dernier professeur particulier a jeté l'éponge avant les vacances d'été, tu as déjà oublié ?
-C'était qu'un gros con…
-Peut-être mais c'était le dernier. Tu pars demain soir pour l'internat de l'école de Syracuse.
Le visage de la jeune fille se décomposa à l'information :
-Mais… L'internat ?... Je ne dormirai plus ici ?
-Le weekend uniquement. Syracuse est à plus de deux heures de route, tu as déjà du mal à te lever avant dix heures alors je n'imagine même pas si tu dois te lever à cinq heures du matin pour arriver à ton cours de huit heures.
-Je ne veux pas y aller !
-Tu iras quand même, je ne veux pas que ma fille soit une petite écervelée. Tu as déjà un an de retard par rapport aux autres adolescents. As-tu déjà oublié que tu as raté ton brevet ? Il te le faut pour aller au lycée.
-Mais je me rattraperai cette année ! Pitié ! Je te jure que je serai à l'écoute du nouveau professeur…
Edda avait lâché l'uniforme pour venir se serrer contre son père, tentant de retenir ses larmes.
-Papa je ne veux pas être loin de vous !... Je vous aide ici avec l'argent et…
-Justement, tu vois et fais des choses qu'une ado de ton âge ne devrait pas faire.
-Mais j'aime ça !
-Ce n'est pas la peine de discuter Edda, ta mère et moi, on a décidé que ce serait mieux pour toi.
-Maman est d'accord ?... Demanda-t-elle, blessée.
-Oui, ça te fera du bien de voir de nouveaux visages…Tu ne traines qu'avec des racailles à Gela.
-C'est ici que je veux être ! Cria la jeune fille en se détachant de son père.
-Edda ça suffit ! Baisse d'un ton ! J'en ai assez de tes caprices !
-Je m'en tape ! Va te faire foutre ! Je n'irai pas dans votre école de bobos de merde !
La claque partit presque aussitôt, venant marquer la belle joue droite de la jeune fille d'une trace écarlate qui lui fit lâcher un gémissement douloureux. Son père se mordit la lèvre, regrettant aussitôt son geste mais avant qu'il ne puisse s'excuser, la jeune Giordano était partie dans sa chambre. Il la suivit mais la jeune fille s'était enfermée dans son dressing à clé. Il s'approcha, soupirant :
-Edda je suis désolé… Tu as dépassé une limite… Si j'avais parlé à mon père comme ça je peux t'assurer que j'aurai pris bien plus qu'une claque…
Seuls des sanglots lui répondirent ce qui le mit mal à l'aise. Si élever Lexa n'avait pas été la chose la plus simple, élever ce petit miracle qu'était Edda avait été doublement ardu car il l'avait considérée comme un précieux trésor dès sa naissance. Ayant subi une vasectomie dans sa jeunesse, il n'aurait normalement jamais pu avoir de descendance pourtant le destin en avait décidé autrement. Edda et Lexa étaient si différentes…
En grandissant, Lexa s'était montrée être une jeune fille au caractère bien trempé mais aussi au mental et à la peau d'acier. Il se rappelait très bien les claques et les coups de ceinture que Titus Donati lui avait infligés au cours de son adolescence pour la faire plier. Il s'était promis de ne jamais frapper sa fille comme le vieux Don mais il venait de le faire sous un coup de sang.
-Gustus ? T'es là ? Qu'est-ce qui se passe ici ? Demanda Anya en arrivant dans la chambre de sa fille.
-Elle est au courant pour l'école privée, dit-il en soupirant.
-Ah…
-Je vous déteste ! Hurla Edda à travers le placard.
-Edda… Souffla Anya, ennuyée. C'est pour ton bien.
-La claque que Papa m'a mise aussi j'imagine ! Sortez de ma chambre ! Vous êtes des menteurs !
-Quelle claque ?
Le mafieux fit une moue avant de tenter d'expliquer :
-Elle s'est montrée très insolente, c'est parti d'un coup.
-Tu as frappé ma fille ?!S'enflamma ma mafieuse.
-Notre fille, corrigea-t-il.
La main d'Anya siffla jusqu'à la joue du Giordano qui ferma les yeux, encaissant la claque sans rien dire.
-Tu vieillis très mal Gustus ! Dégage maintenant que je répare tes conneries !
Le mafieux garda le silence et sortit, laissant sa compagne avec sa fille. Anya soupira et s'adossa à la porte du dressing avant de se laisser glisser au sol.
-Il est parti… Edda, tu ne veux pas ouvrir qu'on en discute ?
-Non ! T'es qu'une traitre ! Tu m'as dit que tu ne me cacherais jamais rien ! Tu mens comme Papa !
-Je ne voulais pas te gâcher tes vacances c'est tout…Tu aurais aimé l'apprendre en juin pour passer deux mois à déprimer ?
-Qu'est-ce que ça change…
-Tu es en colère c'est normal. Qu'est-ce que tu dirais de descendre avec moi pour jouer aux machines à sous hein ?
-Non ! Fous-moi la paix ! Je vais me laisser mourir dans ce placard !
-Tss... Au moins tu auras le choix en fringues pour ta tenue mortuaire… Plaisanta la mafieuse, connaissant l'humour noir de sa fille.
-Très drôle…
-Ose me dire que tu n'as pas au moins souri.
-Même pas, mentit Edda qui tentait de faire disparaître le petit sourire que sa mère venait de lui arracher.
-Tu comptes m'ouvrir un jour ou bien il faut que je vienne avec une hache ?
Après un court silence, le verrou se déverrouilla ce qui permit à la mafieuse d'ouvrir et de se faufiler à l'intérieur du dressing, venant s'accroupir devant sa fille qui était recroquevillée sur elle-même.
-Même si ça ne te fait pas plaisir, tu dois faire des études Edda. Dit-elle fermement. Ce sera plus simple là-bas, tu auras plusieurs professeurs pour t'expliquer, une grande bibliothèque et je ne sais quoi d'autre encore ! Et tu pourras enfin vivre une vie « normale ».
-À quoi bon… On ne vit pas comme des gens normaux… Répondit la jeune Giordano qui baignait dans la mafia depuis sa naissance.
-Peut-être que toi si, un jour je l'espère.
-Je veux être comme vous.
-Être un mafieux de nos jours ce n'est pas le meilleur des choix ma chérie… Je commence enfin à comprendre pourquoi ta tante Lexa voulait à tout prix nous sortir de tout ça…
-Papa et toi vous vous disputez tous les jours en ce moment…
-Désolée… On ne vit pas des jours faciles depuis un an… Les affaires ne vont pas très bien…
-Vous n'allez pas divorcer pendant que je serai dans cette école pourrie hein ? S'inquiéta la jeune fille.
-Même si je le voulais, j'ai ce vieux ronchon qui te sert de père gravé dans la peau, sourit Anya.
-Qu'est-ce qu'il faut que je fasse pour vous aider ?
La mafieuse sourit, amusée avant de dire :
-Hm… Politicienne, experte comptable, avocate, juge…Ça nous aiderait je pense, dit-elle avec un clin d'œil.
-Ça a l'air compliqué mais je vais travailler pour.
-Je plaisante Edda, tu feras bien ce que tu voudras ok ? Vise juste le haut du panier pour te faire un max de thunes sans cette saloperie de poudre blanche.
-Ok…
-Hé ?
-Quoi ?
-Tu te rappelles ce que je t'ai appris cet été ? S'il y en a qui t'emmerde, un bon coup de pied dans le genou puis tu lui balances un magnifique crochet du droit !
Un petit rire s'échappa de la bouche d'Edda qui tenta de le masquer mais sa mère l'avait entendu.
-Je n'ai pas ri…
-Trop tard j'ai tout entendu, se moqua la mafieuse en ouvrant ses bras pour accueillir sa fille qui vint s'y blottir.
-J'ai peur.
-Un Giordano n'a jamais peur ma chérie, répète-le-toi. Tu vas tous les mater.
La jeune fille acquiesça, restant tout de même lovée contre sa mère.
-Pourquoi je ne peux pas ouvrir moi-même mon colis ? Râla Madi en sautillant sur place tandis qu'un garde du corps inspectait l'intérieur du carton.
-Parce que votre mère a demandé à ce que tous les colis venant de l'extérieur soient inspectés par sécurité, répondit l'homme avec patience.
-Mais il y a l'adresse de mon école sur les informations de l'expéditeur… Donc ça vient forcément de l'école de Syracuse !
-En effet, je peux vous confirmer Mademoiselle que ce colis vous est destiné et qu'il ne représente aucun danger.
L'homme tendit le paquet à la jeune fille qui se sauva à l'intérieur de la maison, toute excitée à l'idée de découvrir ses uniformes. Malgré ses neufs ans et demi, elle entrait au collège dans moins de deux jours au sein de la très réputée école internationale de Syracuse. Elle était en avance de deux ans sur ses camarades de classe. Au vu de son avance,les professeurs de son ancienne école avaient finalement pris la décision de lui faire sauter deux classes et avaient fortement conseillé à ses mères de présenter son dossier à l'école privée de Syracuse qui était réputée pour accueillir l'élite des jeunes générations italiennes. Elle avait dû passer divers tests écrits ainsi que deux entretiens oraux pour faire valoir sa candidature du fait de son âge. Elle avait réussi ces derniers haut la main ce qui avait enchanté ses futurs professeurs qui lui avaient tout de même demandé d'écrire une lettre de motivation originale couplée à une lettre de recommandation pour soutenir sa demande. Elle se rappelait encore la joie qu'elle avait ressentie lorsque sa mère avait reçu un appel de la directrice de l'école en personne pour lui confirmer qu'elle était admise au sein de l'école.
Elle sortit les uniformes du carton avant d'en déballer un et de l'enfiler pour s'admirer dans le miroir. Elle tourna sur elle-même faisant voleter la jupe gris clair qui lui arrivait légèrement au-dessus des genoux. Un sourire s'étira lorsqu'elle passa ses doigts sur le chemisier blanc sur lequel était cousu de manière raffinée et discret ses initiales « M.G ». Elle se tourna vers son lit pour récupérer la veste grise qui allait de pair avec la jupe, l'enfilant soigneusement pour ne pas y faire de plis. La veste était superbe et arborait sur l'unique poche présente le blason brodé jaune et rouge de la célèbre école. La brunette admira silencieusement le triskèle représentants trois jambes au milieu desquelles se trouvait la tête de la mystérieuse et terrifiante Gorgone dont les cheveux serpentaires étaient encadrés de trois élégants épis de blé ainsi que d'une paire d'ailes.À l'intérieur de chaque jambe se trouvait une lettre formant : « SIS ».
-Scuela Internazionale di Syracusa, souffla d'un air fier la jeune fille.
Elle lâcha un cri de joie qui alerta sa nourrice qui la héla pour lui demander si tout allait bien ce à quoi elle répondit par l'affirmative. Elle sortit le téléphone portable que sa mère Lexa lui avait offert avant de repartir à Rome et prit quelques photos avant de les envoyer à ses deux mères ainsi qu'à Matteo. Elle sauta ensuite sur son lit tout sourire, pressée d'avoir l'avis de ceux qu'elle aimait le plus au monde.
Lexa écoutait succinctement l'échange entre plusieurs membres de son parti politique sicilien qui débattaient de manière assez agressive sur la position à tenir au sein du Sénat. Comme à leur habitude, les siciliens étaient réputés pour être entêtés et possesseurs d'une rage de vaincre dévorante. Ses collègues le dévoilaient clairement tandis que l'échange semblait n'en plus finir alors que la fin de journée approchait à grand pas. Elle comprenait néanmoins leur entêtement car ils n'étaient que vingt-cinq au total pour représenter la Sicile ce qui faisait d'eux une minorité face aux 295 sièges restants et occupés par des politiciens bien plus chevronnés qu'eux. Leur parti étant jeune et encore minoritaire en Italie, ils devraient faire preuve d'intelligence pour convaincre leurs pairs ainsi que le peuple italien. Malgré les échanges tout aussi intéressants qu'ils soient, elle n'avait pourtant qu'une hâte : commencer les réelles sessions de travail au sein du Sénat afin de représenter les collectivités territoriales siciliennes. Examiner les projets de lois proposés par le Gouvernement ainsi que faire des propositions de lois étaient après tout ce qui l'avait réellement motivée à se présenter en tant que sénatrice.
-Bon je crois que nous allons arrêter là pour aujourd'hui, termina le président de leur parti.
-Quoi mais nous n'avons pas abordé le…
-Nous le ferons à tête reposée, indiqua le vieux sicilien. Nous allons maintenant tous profiter de notre weekend avant de nous retrouver dès lundi prochain pour les premières sessions de travail.
Les différents membres acquiescèrent tout en continuant à discuter entre eux, créant un brouhaha peu agréable à l'oreille. L'héritière ramassa ses affaires, les rangeant dans son sac à main avant de quitter la salle après avoir salué les collègues avec qui elle s'entendait le mieux. Elle fut rapidement rejointe par ses deux gardes du corps habituels et se permit de sortir son portable qu'elle n'avait pas regardé depuis qu'elle était entrée dans son groupe de travail.
« Bonjour mon amour, ce petit message pour te dire que je t'aime et que tu me manques, j'ai hâte de te retrouver ce soir. Passe une bonne journée.
Ps : Travail ou pas travail, pense à manger ce midi. Dr Clarke Griffin, la chieuse qui te sert de femme »
Un petit sourire amusé s'étira sur les lèvres de la belle brune : Clarke la connaissait par cœur. Absorbée par le travail, elle avait sauté une énième fois le repas du midi. Elle se demanda si elle devait lui avouer son crime immédiatement ou bien faire comme si de rien n'était. Au vu de leurs retrouvailles du weekend dernier, elle ne résista pas à l'envie de provoquer la belle blonde.
« Bonjour mon amour. Désolée je viens de prendre connaissance de ton message de rappel qui m'aurait pourtant bien été utile… Du coup je préfère t'avouer ma faute tout de suite… J'ai oublié de déjeuner ce midi mais comme je rentre ce soir, je compte sur toi pour me faire rattraper ce petit oubli... Je t'aime » Lexa
Tandis qu'elle envoyait le mail, elle ne fit pas attention à l'homme qui recula devant elle, lui fonçant de ce fait dans le dos ce qui la surprit. Rapidement ses gardes du corps écartèrent l'homme de leur supérieure ce qui le fit se retourner, l'air surpris. Visiblement il semblait être pris dans une conversation très animée et avait reculé sans faire attention.
Mon Dieu, pardonnez-moi ! S'excusa-t-il aussitôt.
L'ancienne Donati leva les yeux pour toiser l'homme grand et fin qui lui faisait à présent face. Habillé d'un élégant costume italien, l'homme devait avoir approximativement une cinquantaine d'années. Ses cheveux poivre et sel étaient courts et coiffés ainsi que sa barbe ce qui indiqua à la brune que cet homme semblait apprécier entretenir son apparence.
-Ce n'est rien, indiqua-t-elle tout en signifiant à ses gardes du corps de se détendre. Je n'avais pas à ne pas regarder devant moi. Je suis tout autant fautive, s'excusa-t-elle poliment.
Un grand sourire révéla les dents blanches et parfaitement alignés de l'homme qui se saisit de la main de la brune ce qui ne manqua pas de faire tiquer à nouveau ses gardes du corps.
-Sénateur Russel Primo-Lightbourne pour vous servir, se présenta-t-il en posant un baiser sur la main de la jeune femme.
-Sénatrice Lexa Griffin, répondit-elle. Mr Primo-Lightbourne, savez-vous que ces salutations dont vous faites usage sont révolues et extrêmement agressives ? Je ne vous ai nullement autorisé à me toucher et encore moins à m'embrasser.
Un petit rire échappa à l'homme qui sourit tout en lâchant la main de la belle brune.
-De nouveau je vous présente mes plus plates et sincères excuses Madame… J'ai eu une éducation plutôt archaïque et parfois, face à une femme aux charmes aussi parfaits que les vôtres, celle-ci prend le dessus.
-Votre explication est toute aussi déplacée, répondit-elle, décidée à ne pas faire plus de politesse face à cet homme qu'elle connaissait de vue et de par ses lectures ou interventions médiatiques.
Le sourire de Russel s'effaça un court instant avant qu'il ne s'exclame, de nouveau tout sourire :
-C'est exactement le genre de femme qu'il faut au Sénat ! Vous êtes quelqu'un d'exceptionnel Madame Griffin… Anciennement Donati n'est-ce pas … ?
-En effet.
-J'ai lu votre livre, vraiment un petit chef d'œuvre. Accepteriez-vous à l'occasion que nous en parlions au cours d'un déjeuner et peut-être aurais-je l'honneur que vous me le dédicaciez ?
Lexa prit le temps de réfléchir, jaugeant l'homme d'un regard. Elle se doutait qu'il se fichait clairement de son livre, sans doute ne l'avait-t-il même pas lu. Russel Primo pour raccourcir était le parfait exemple de politicien qu'elle détestait : imbu de lui-même, menteur et le parfait gourou du petit peuple qu'il endormait avec ses promesses. Il était président de son parti politique depuis plus de cinq ans et officiait au Sénat pour un second mandat.
-Je ne fais aucune différence avec mes lecteurs, aussi si vous étiez autant passionné par mon « chef d'œuvre » que vous le dites, je pense que vous auriez pu libérer une petite heure de votre conséquent emploi du temps pour vous rendre à une des nombres séances questions/réponses que j'ai pu tenir à Rome l'année dernière. Néanmoins, si vous m'apportez votre exemplaire, je me ferai un plaisir de vous le dédicacer, sourit poliment la brune. Sur ce, Mr Primo-Lightbourne, veuillez m'excuser mais ma famille m'attend.
L'homme n'eut le temps de répondre que la brune était déjà partie. Il se tourna pour observer cette dernière, les yeux plissés d'amertume. Tout sourire avait déserté son visage tandis que son regard bleu ciel lançait comme des éclairs.
-Russel ? Appela la femme qu'il avait délaissée pour discuter avec la jeune sénatrice.
-Pardonne-moi Miranda… Je me suis laissé surprendre par cette étrange femme…
-Je vois ça, toi qui es plutôt du genre à maîtriser les conversations, elle t'a totalement mouché.
-Hm… Répondit-il, vexé par la remarque de sa collègue.
Lexa s'engouffra dans son SUV, saluant Raven qui l'avait déposée tôt ce matin au Sénat. La latina baissa ses lunettes de soleil sur le nez, demandant :
-Alors cette journée ?
-Intéressante.
-Faudra que je vienne voir un jour ça a l'air d'être l'attraction de l'année d'être sénateur, se moqua la mécanicienne.
-Tu ne peux pas comprendre, j'ai toujours aimé ce monde de la politique.
-Hm… Pauvre Madi, une mère passionnée par le truc plus chiant du monde et l'autre par la santé…
-Mauvaise langue, sourit l'héritière.
-En plus vous avez déteint sur elle, qui aurait cru que cette petite camarón deviendrait un petit prodige… J'en reviens toujours pas qu'elle ait rattrapé Matteo !
-Sa mère biologique était très intelligente…
-Aden l'était aussi, affirma la latina.
-Oui, il avait juste un énorme poil dans la main, rit Lexa, nostalgique en repensant à son petit frère.
-Pas faux ! Quel petit con c'était n'empêche… Tu te rappelles de la fois où il a piqué la voiture de Becca ?
-Je ne risque pas de l'oublier…
La brune fit une moue, essuyant discrètement une petite larme qui avait réussi à s'échapper de chacun de ses yeux. Elle se racla la gorge ensuite ce qui indiqua à Raven qu'il était temps d'arrêter cette conversation. La latina le comprit et passa la première pour prendre ensuite la direction de l'aéroport. Bien qu'elle ait fait son deuil, parler des bons souvenirs avec Aden restait des moments rares. Au fond d'elle, elle ne se pardonnerait jamais les choix de son demi-frère qui était mort beaucoup trop jeune. Elle qui avait toujours voulu le tenir loin de la mafia et lui offrir l'enfance qu'elle n'avait jamais eue l'avait finalement poussé dans les bras de ses ennemis qui avaient réussi à le tuer. Sa gorge se noua tandis que son esprit lui repassait en flashs son arrivée à la prison pour l'identification du corps. Elle secoua finalement la tête, se concentrant sur son portable qui affichait encore des notifications non consultées.
Elle ouvrit un message venant de Madi, souriant doucement : la jeune fille n'avait pas mis longtemps à apprivoiser son petit cadeau. Elle admira les photos jointes au message de joie et remplies de smileys divers avant de répondre par message :
« Tu es magnifique ma chérie mais tu le seras encore plus quand Maman t'aura ramené ton petit cadeau… À tout à l'heure, je t'aime. » Maman
Raven coupa le moteur du véhicule près de la fontaine de la propriété des Griffin ce qui fit hausser un sourcil à l'héritière.
-O' et Matteo sont là, expliqua la mécanicienne.
-Oh très bien… Vous restez manger ce soir alors ?
-Pourquoi pas, à voir ce que dit ma sauvage de copine.
Le mot « copine » ne manqua pas de faire rire la brune.
-Quoi ?
-Je sais que tu n'as jamais été pour l'engagement mais tu pourrais te lancer depuis le temps non ?
La latina serra légèrement la mâchoire, faisant une moue avant d'avouer :
-Je lui ai demandé plusieurs fois en réalité…
-Et ?
-Elle ne veut pas.
-Pourquoi ?
-Car ça pourrait perturber Matteo…
-Comment ça ?
-Ben tu sais quand elle lui a enfin expliqué que sa gentille tía qu'il adorait tant était la nouvelle amoureuse de sa mère ben… ça l'a beaucoup travaillé le gamin… Il en dormait plus la nuit et il a commencé à se bagarrer à l'école. On l'a emmené voir un psychologue une fois par semaine pendant plusieurs années…
-C'était pour ça le psychologue ! Pourquoi tu ne m'en as pas parlé avant Raven ? La rabroua l'héritière, mécontente.
La mécanicienne souffla de gêne :
-Je voulais pas t'emmerder avec ça… C'est sans importance…
-Tu ne m'emmerdes jamais Raven surtout sur des sujets aussi importants au contraire. Je préfère que tu me parles des sujets qui te travaillent plutôt que de ma dernière nuit avec Clarke enfin !
-Et si moi je préfère avoir les détails croustillants de ta nuit avec la doctoresse ? Hm ? On en reparle de ce « super orgasme » ?
-Ne change pas de sujet, répondit Lexa en tentant de ne pas rougir de gêne. Je suis sérieuse Raven. Tu me parles de tout ce que tu veux, d'accord ?
-Ok boss…
-Raven.
-Okkk !
La latina fit une moue avant de dire :
-Je te préviens dès que tu sors je te saute dessus.
Lexa retint un rire et sortit du véhicule en même temps que son amie qui lui sauta dessus pour l'enlacer avec force.
-Merci d'être là sale sicilienne.
-De rien… Sale espagnole ? Répondit la brune ce qui ne manqua pas de les faire rire toutes les deux.
-Bah alors on a pas de comité d'accueil aujourd'hui ? Interrogea la mécanicienne.
Des bruits de plongeon attirèrent l'attention de Lexa qui souffla :
-Je pense que l'on devrait trouver notre comité d'accueil autour de la piscine, sourit-elle.
-Aaaahh !
Les deux femmes se mirent en marche, traversant l'immense terrain pour finalement longer la belle maison, apercevant le court de tennis qui restait peu utilisé contrairement à l'époque de Becca qui adorait en faire. Un grand « plouf » les accueillit et les mouilla légèrement.
-Salut les filles ! Regardez qui je vous ramène !
Octavia et Clarke étaient assises sur des chaises de jardin autour de la grande table en pierre qui appartenait à Becca. Les deux femmes qui étaient en pleine conversation sourirent toutes les deux en voyant leur compagne respective.
-Bonjour MesdamesLexa et Raven, voulez-vous un rafraîchissement ? Proposa immédiatement la domestique.
-Une limonade s'il vous plaît, indiqua Lexa tout sourire tout en fixant sa compagne.
-Un whisky coca pour moi, indiqua la latina.
-Rav' évite… Je dois avouer que Clarke et moi avons un peu bu… Rit la Blake en désignant une bouteille de vin vide à leurs pieds.
-Ah bah d'accord ! Tranquille les filles ! Se moqua Raven. Bon ben une limonade pour moi vu que ma chère et tendre ne pourra pas conduire à ma place…
- MAMAN ! Cria finalement Madi depuis la piscine.
La jeune fille nagea le plus vite possible jusqu'aux marches avant de sortir et de courir sur sa mère pour l'enlacer, la faisant sursauter au passage à cause de son corps tout mouillé qui se colla à ses vêtements secs.
-Ouh tu es toute fraîche ! Rit Lexa, incapable d'être en colère contre sa fille malgré le salut peu approprié.
-Tu m'as manqué !
-Toi aussi tu m'as manqué ma chérie… Alors tu es contente de ton uniforme ?
-Oui trop ! Tu veux que je te montre ?
-Avec plaisir, sourit-elle.
-Elle a défilé avec tout l'après-midi et t'attendait de pied ferme pour te montrer… Rit Clarke, les joues un peu rouges à cause de l'alcool.
-C'est Matteo qui a réussi à la convaincre de le laisser pour aller jouer dans la piscine, continua Octavia.
Madi se jeta dans la maison malgré son état ce qui ne manqua pas de faire râler la domestique qui lui cria de ne pas courir.
-Madi ! L'appela Lexa. Tu aurais pu te sécher avant d'entrer dans la maison !
-Pardon Maman ! Répondit la jeune fille qui montait déjà les escaliers.
-Ce n'est pas grave Madame Lexa… Je ne veux pas qu'elle se fasse mal surtout.
-Tout de même, c'est du travail d'entretenir cette maison… Répondit la brune, plutôt agacée par le comportement de sa fille.
Elle secoua la tête avant de venir se pencher sur la blonde qui ronchonna :
-Ah bah quand même… J'ai cru que je n'aurais jamais droit à mon bonjour…
-C'est parce que l'on dit bonsoir à cette heure… La taquina sa compagne tout en posant un chaste baiser sur les lèvres de la blonde.
-Hm… Tu as oublié de manger mais tu n'as pas oublié de fumerhm ?
-Et toi tu as bu non ? Sourit-t-elle, esquivant ainsi la question.
-Un peu…
-Il est bon ce petit vin hm ?
-Délicieux…
-Je devrais peut-être le cacher dans ce cas…
-Oh oui tu devrais…
-Maman regarde !
Lexa se détourna des yeux taquins de sa compagne pour se tourner vers sa fille qui avait passé son uniforme d'école malgré ses cheveux mouillés. L'héritière sourit face à l'enthousiasme de Madi et détacha ses propres cheveux pour récupérer la pince les retenant afin de nouer ceux de la petite pour éviter que plus d'eau ne coule sur la chemise et la veste.
-Encore plus jolie en vrai, dit-elle avec un clin d'œil.
-J'ai trop hâte !
-T'inquiète au bout d'une semaine tu en auras déjà marre de cette école relou, répondit Matteo qui s'était rapproché du bord.
-Matteo ce genre de commentaires tu te les gardes pour toi hm ? Rétorqua sa mère.
-Ben quoi c'est vrai… Je préférai mon école d'avant. Là-bas on est tous habillés pareils, on a limite le droit de rire pendant la récréation et on doit bosser non-stop…
-J'adore travailler, affirma Madi, insouciante.
-Je te donnerai mes devoirs alors, plaisanta le jeune homme.
-Matteo !
Madi se serra contre sa mère : elle détestait les disputes et elle pouvait sentir qu'il y en avait une qui arrivait à grand pas. Lexa sentit que sa fille n'était pas à l'aise, aussi posa-t-elle une main sur son épaule pour la rassurer.
-Quoi ? J'ai dit quoi encore ? Râla-t-il.
-Dois-je te rappeler que tu as manqué de redoubler ta classe parce que tu ne travaillais pas ? Si Raven n'avait pas parlé à la direc…
-Je lui ai rien demandé et si tu veux savoir j'ai fait exprès de rien faire car ils font pas redoubler dans cette école ! C'est mauvais pour leurs « statistiques », dit-il en faisant un signe de guillemets avec ses doigts.
-Tu sais combien coûte cette école par an ?! S'enflamma sa mère en se levant du fauteuil.
-Laisse tomber O', souffla Raven en retenant sa compagne. Il joue la provocation…Tu sais bien qu'il faut pas discuter avec lui quand il est comme ça…
-C'est mon fils je fais ce que je veux ! S'énerva la Blake. Tu as intérêt à travailler cette année Matteo ou sinon…
-Ou sinon quoi ? Demanda-t-il, provocateur.
-Tu peux dire au revoir au football et à tes sorties pour toute l'année !
-Quoi ?! C'est dégueulasse ! Fait chier bordel !
-Tu parles autrement s'il te plaît Matteo, tu n'es pas chez toi ici, dit Raven.
Une grosse gerbe d'eau lui servit de réponse ce qui surprit la latina qui se retrouva mouillée de la tête aux pieds. Elle serra la mâchoire, se retenant de lâcher un juron.
-C'est de ta faute tout ça ! J'étais très bien dans mon école ! Il a fallu que tu sortes ton fric pour impressionner ma mère ! Tu fais chier Raven !
-Matteo, claqua sévèrement Lexa alors que ses trois amies étaient sous le choc de la façon dont le jeune homme parlait.
Le jeune adolescent fixa droit dans les yeux sa « tante » mais baissa rapidement ces derniers face aux yeux verts de la brune dont le visage se montrait sévère.
-Sors de ma piscine. Sache que je ne tolère aucunement la façon dont tu viens de parler à ta mère et à Raven donc tu vas t'excuser.
-Je sortirai si j'veux… Répéta le jeune, tentant de la jouer provocateur de nouveau.
Lexa s'humecta les lèvres, avant de s'écarter de Madi. Elle avança lentement jusqu'à la piscine avant de s'accroupir pour se retrouver face au jeune Salomon. D'un mouvement vif, elle attrapa d'une main le bas du visage de Matteo qui retint sa respiration.
-Ne me fais pas répéter, lui souffla-t-elle d'une voix calme mais froide.
Elle relâcha la pression ensuite, Matteo se frotta la mâchoire avant de se hisser à la force de ses bras pour sortir de l'eau. Le visage baissé au sol, il marmonna un faible « désolé » avant de partir ensuite en courant vers l'avant de la bâtisse.
-Je n'ai pas à juger la façon dont vous l'éduquer mais la vérité c'est que vous lui cédez beaucoup trop de choses en prenant l'excuse qu'il est un pauvre petit garçon dont les parents se sont séparés, conclut Lexa avant de rentrer à l'intérieur de la maison suivie de Madi.
Les sourcils de la Blake se froncèrent à l'observation ce que ne manqua pas Clarke qui tenta immédiatement d'apaiser les choses :
-Elle ne voulait pas dire ça O'… Tu connais Lexa, elle ne mâche pas ses mots mais elle regrette ensuite…
-Non, elle a raison, affirma Raven, qui en avait assez de passer derrière son beau-fils.
-Tu lui donnes raison ?! Elle vient clairement de dire que j'élève mal mon fils !
-Ne déforme pas ce qu'elle a dit Octavia bon sang ! Matteo est un sale petit con et il profite de ta séparation avec Lincoln pour nous en faire voir de toutes les couleurs ! Putain ça fait plus de dix ans que vous êtes séparés avec son père !
- Et alors ?! C'est qu'un gamin, il souffre bordel !
-O' écoute… Souffla la latina, ennuyée.
Elle tenta de prendra la main de la belle brune mais Octavia se dégagea.
-Non ! Moi et mon sale gosse mal élevé, on va aller chez Bellamy ce soir ! Comme ça tu pourras respirer un peu !
-Ne dis pas n'importe quoi, tu as bu en plus… Tu ne vas pas conduire dans cet état.
-Les Uber ça existe je te signale !
-O' merde attends ! S'indigna la latina en suivant sa compagne qui partait, furieuse.
Clarke observa ses deux amies partir d'un air peiné avant de rentrer elle-même dans la maison. Elle trouva Lexa dans la cuisine et lança :
-Tu ne pouvais pas les laisser gérer ça seules ?
-J'aurai aimé mais Raven m'a avoué quelque chose avant que l'on vous rejoigne et honnêtement ça ne m'a pas fait plaisir du tout.
-Ça justifie vraiment ton comportement avec ce gamin qui est en pleine crise d'adolescence ?
-Il a besoin qu'on lui pose des limites. Octavia se permet de prendre l'excuse du mal-être de son fils pour passer en second plan Raven et tout lui céder.
-Comment ça ?
-Elle refuse de l'épouser car ça pourrait perturber Matteo par exemple.
-Quoi ? Mais c'est complètement stupide…
-On est d'accord.
-Je lui parlerai…
La médecin qui avait manqué de s'emporter mais dont l'expérience lui avait appris à discuter en premier lieu, vint enlacer la brune. Elle posa son visage au creux des omoplates, posant un baiser par-dessus la chemise blanche.
-Tu as quand même usé de ton regard de mafieuse hm ?
-Non…
-Hm si… C'est celui que tu m'as fait quand je suis venue voir Becca et que je refusais de répondre à tes questions…
-Ah oui ? Dis m'en plus j'ai une soudaine perte de mémoire…
-C'est ça oui… Sourit la blonde.
-Ce vin est bon mais il cache bien son jeu hm ? Tu es saoule…
-Hm pas faux…
-Et si j'allais te faire couler un bain ? Proposa la brune en se tournant pour se retrouver face à sa compagne.
-Bonne idée…
Les deux femmes montèrent les escaliers, passant devant la porte de chambre de Madi qui semblait s'être mise dans son lit sous ses draps. Lexa fronça les sourcils mais emmena sa compagne jusqu'à leur salle de bain privée, activant la grande baignoire balnéo pour qu'elle se remplisse. Elle retint sa respiration lorsqu'elle se retourna car Clarke s'était entièrement dévêtue et la regardait à présent avec un sourire gourmand.
-Va dans le bain… J'arrive, lui indiqua-t-elle avec un chaste baiser sur la joue.
Elle sortit rapidement de la chambre pour aller toquer à celle de sa fille qui répondit par un marmonnement.
-Madi ? Interrogea-t-elle.
-Hm…
-Qu'est-ce que tu fais sous ton drap ?...
La sicilienne s'approcha et s'assit sur le bord du lit, retirant le drap qui recouvrait sa fille. Madi était recroquevillée sur elle-même et pleurait en silence.
-Pourquoi tu pleures ma puce ?
-Pour rien…
-Allez dis-moi ce qui te chagrine ma chérie, souffla Lexa en s'allongeant contre sa fille pour l'enlacer.
-J'aime pas quand Matteo est comme ça… Avoua la jeune fille en se serrant contre sa mère.
-Je comprends… Il a son caractère… mais ça ne pardonne pas tout, tu peux lui dire que tu es en colère contre lui et choisir de le pardonner ou non. Sache-le.
-Même si c'est mon meilleur copain ?
-Bien sûr, il faut aussi qu'il comprenne qu'en se comportant comme ça, il fait du mal à ceux qu'il aime.
-Il a gâché ma journée… Il est nul.
-Qu'est-ce qu'on peut faire pour rattraper tout ça hm ? De la moto, du cheval ?
-Rien… Je suis trop triste…
-Je vois… Oh mais j'y pense… C'est peut-être une mauvaise idée mais…
-Quoi ?
-Il y a deux personnes à qui tu n'as pas encore montré ton magnifique uniforme…
-Qui ?
-Ton Papa et ta Maman ?
Madi se tourna vers sa mère :
-Ils sont morts…
-Ce n'est pas pour autant qu'ils ne veulent pas voir leur jolie petite fille dans son superbe uniforme.
-Tu crois ?...
-J'en suis sûre, dit-elle en l'embrassant.
-D'accord alors ! On peut y aller en moto ? Demanda la brunette en se tournant vers sa mère.
-Si tu n'as pas peur de salir ton bel uniforme pas de problème.
-Je ferai attention.
-Laisse-moi cinq minutes le temps de prévenir ta mère et on y va.
-D'accord… Maman ?
-Oui ?
-Je t'aime.
-Moi aussi je t'aime mon petit cœur, sourit la brune tout en embrassant de nouveau sa fille.
Le moteur de la moto vrombissait au fil des tournants qui séparaient la maison familiale et le cimetière privé des grandes familles siciliennes. Un SUV suivait le deux-roues dont la conductrice jetait régulièrement un regard pour être sûre de ne pas semer ses gardes du corps. Depuis qu'elle avait envoyé les Barzetti et les Morello en prison ou dans la tombe, l'île sicilienne était presque devenue un havre de paix. Il y avait évidemment encore des trafics mais ils étaient moindres et gérés d'une main de fer par les Giordano et Victor. Les habitants avaient moins peur qu'après son retour et son élection en tant que maire. Cette réussite elle la devait à ses efforts en tant que politicienne mais aussi à la meilleure gestion des forces de police qui avaient fait un grand ménage dans ses effectifs afin de se protéger de tout nouveaux ripoux. Il devait bien évidemment en rester quelques-uns mais ils n'avaient pas les pouvoirs que Charles Pike avait pu détenir durant toutes ces années, conférant une immunité aux familles qu'il protégeait.
À travers son casque, Lexa sourit en sentant Madi se serrer contre elle dans un tournant. Cette sensation de faire de la moto avec sa fille était l'une de celles qu'elle préférait depuis qu'elle et Clarke s'étaient remises ensemble. Dès son plus jeune âge, sa fille s'était montrée intéressée par toutes ses passions et cela la ravissait. Elle ralentit l'allure pour finalement s'arrêter devant le cimetière fermé à clé par un gros cadenas épais. Le sanctuaire avait dû être protégé ainsi car le caveau des Donati avait été plusieurs fois tagué et abîmé par de petits malins se pensant intelligents à rire du malheur s'étant abattu sur le jeune Don. Aden avait certes joué avec le feu mais il ne méritait pas d'être dérangé dans ce lieu de repos éternel.
L'un des gardes du corps de la brune s'avança et déverrouilla le gros cadenas, retirant la lourde chaîne qui tenait fermées les grandes portes qui s'ouvrirent lorsqu'elles furent libérées de leurs liens. Lexa retira son casque tout comme Madi, les laissant posés sur la moto rouge vif. Elles avancèrent doucement sur les graviers blancs du cimetière, marchant jusqu'au caveau familial que Lexa déverrouilla avec une clé. Elle ouvrit la porte et elles entrèrent dans le petit monument privé et rectangulaire. Madi observa silencieusement les plaques des divers membres de la famille Donati qui reposaient ici.
-Bonjour Grands-Pères, dit-elle en lisant la plaque de Titus Donati puis celle d'AdrianWoods. Bonjour Grands-mères, continua-t-elle en lisant les prénoms d'Alessia Donati puis celui de Luciana Donati.
Le petit rituel de sa fille fit sourire Lexa qui se recula pour observer Madi saluer et discuter candidement avec sa famille disparue. Clarke et elle avaient trouvé ce comportement étrange au départ et en avait parlé à la psychologue que Madi voyait il fut un temps mais cette dernière les avait rassurées en leur indiquant que c'était la façon de la petite fille de faire son deuil bien qu'elle n'ait jamais connu la famille Donati. Madi fit quelques pas, s'approchant finalement de la plaque où étaient inscrits les prénoms de ses parents « Aden et Ontari Donati-Barzetti ». Lexa ne put s'empêcher de penser que son grand-père aurait été content de voir qu'un Donati avait réussi un temps à stopper la haine entre les deux familles. Lui qui avait si honte de son petit-fils à l'époque aurait été surpris de savoir qu'il avait réussi à séduire l'héritière Barzetti bien que leur histoire se soit terminée de manière tragique.
Titus avait toujours eu espoir qu'elle épouse Roan Barzetti afin d'enfin apaiser les tensions suite à la mort de sa fille Luciana qui avait été la première à déclencher la haine de la famille rivale en refusant la main d'un des héritiers. Si elle avait manqué se résoudre à accepter l'union avec Roan malgré son orientation sexuelle, c'était l'assassinat de Costia qui avait terminé de la faire changer d'avis. Elle avait compris que peu importe les concessions de sa famille, Nia Barzetti ne voulait qu'une chose : le pouvoir. Lexa regarda Madi faire des tours sur elle-même pour montrer son bel uniforme à cette famille si silencieuse. La petite finit par se reculer et venir se blottir contre sa mère qui l'enlaça.
-Alors, tu penses qu'il le trouve comment ?
-Super classe, sourit la jeune fille.
-Tant mieux.
Elles sortirent du caveau devant lequel des fleurs fraîches venaient d'être déposées par les gardes du corps. L'un des deux tendit un petit bouquet à sa supérieure qui tira deux roses blanches les tendant à sa fille.
-Une pour Maman et une pour Papa, sourit-elle en les déposant dans un vase très fin.
Elles marchèrent ensuite vers une autre tombe devant laquelle Lexa s'attarda quelques instants. Les larmes avaient fini par se tarir pour son ancienne amante et amie Costia Adamo, néanmoins, elle déposa à son tour une rose sur sa tombe avant de partir vers la suivante. Mère et fille vinrent ainsi saluer Becca Giordano qui possédait son propre caveau elle-aussi où ses parents et ceux de Gustus étaient enterrés. Elles allèrent ensuite rendre visite à Cécilia et Tristan Zanetti avant de finalement rebrousser chemin vers leur véhicule. Le portail fut fermé et de nouveau verrouillé par la chaîne et le cadenas.
Lexa mit un genou à terre devant sa fille, ses mains posées sur ses bras :
-Je suis fière de toi ma chérie, tu es très courageuse.
La petite sourit timidement, visiblement heureuse des mots que sa mère venait d'avoir pour elle.
-Toi tu es encore plus courageuse, répondit la jeune fille en venant enlacer la belle sicilienne qui lui rendit son étreinte.
Elles restèrent ainsi un certain temps avant que l'héritière ne sorte de sa poche de manteau en cuir une petite boîte qui illumina le regard de Madi.
-C'est mon cadeau ?
-Oui, sourit sa mère.
Elle ouvrit la petite boîte dans laquelle se trouvait une broche en or blanc représentant une rose fine et délicate. Les pétales de la fleur étaient finement dessinés à travers de magnifiques rubis aux éclats rougeoyants et chaleureux.
-Waaah… S'exclama la jeune fille, n'osant pas toucher le bijou.
Sa mère s'en amusa et attrapa la broche pour venir l'accrocher sur le chemisier de sa fille qui glissa sa main sur la rose que lui avait dédiée sa mère sur son propre corps. Lexa embrassa la jeune fille à son geste, elle avait toujours craint que son absence durant les premiers mois de la petite fille créerait une certaine distance entre elles mais au contraire Madi s'était accrochée à elle très rapidement comme si elle avait toujours su qu'elle était sa mère.
-Elle te plaît ?
-Beaucoup… mais dans le règlement il est spécifié que l'on ne doit pas s'afficher avec des vêtements différents et des bijoux…
-Tu as dû louper le paragraphe qui mentionne l'autorisation du port de la broche sur le chemisier pour les jeunes filles et des montres à gousset pour les jeunes hommes, sourit sa mère.
-Vraiment ?!
-Oui, tu peux la porter sans crainte de te la faire confisquer.
-Génial !
Lexa sourit, embrassant une dernière fois sa fille avant de l'inviter à remonter sur la moto pour se remettre en route.
Madi était partie se coucher après le repas, épuisée de sa journée. Cela permit à l'héritière de rejoindre la belle médecin qui profitait de la fraîcheur de la soirée pour se détendre dans l'un des fauteuils-balancelles installés sur la terrasse. Elle s'installa près de sa compagne qui avait encore un verre de vin à la main, cela ne manqua pas de faire rire la brune.
-Tu aimes vraiment beaucoup ce vin dis-moi…
-Hm oui… Rappelle-moi d'où il vient ?
-Du sud de la France…
-Hm je vois… S'il y a un investissement à faire prochainement, je vote pour acheter ce producteur, rit Clarke.
-J'y ai déjà pensé mais il ne veut pas. Il préfère sa liberté…
-Dommage… Ça a été avec Madi ?
-Très bien oui… T'ai-je déjà dit que ta petite fille est parfaite ?
-C'est parce que sa mère est parfaite bien sûr…
-Ôte moi d'un doute…Tu parles de moi ou de toi ?
-De moi évidemment, rit la médecin ce qui ne manqua pas de faire rire la brune.
-Clarke Griffin vous êtes vraiment une drôle de femme…
-Et vous, vous n'êtes qu'une charmeuse Lexa Griffin…
-Ah oui ?... Dites-m 'en plus…
-Hm hm…
Les lèvres des deux femmes vinrent rapidement s'enlacer amoureusement, leurs langues venant se caresser sensuellement sous le chant agréable des cigales.
La Scuela Internazionale di Syracusa était immense car elle accueillait des élèves du collège au lycée. Les cours étaient dispensés dans un ancien mais néanmoins magnifique bâtiment datant de la seconde guerre mondiale. Ce dernier avait été entièrement rénové et classé comme monument historique. La riche école accueillait un peu plus de cinq cent élèves triés sur le volet dans les différentes classes encadrées. Elle avait sa propre bibliothèque ainsi que son propre gymnase et piscine.
Madi descendit du SUV suivit de ses deux mères qui se gardèrent bien d'attraper la main de leur petite fille afin de ne pas la ridiculiser. La jeune Griffin passa,d'un air tout aussi impressionné que les précédentes fois,l'immense grille de l'école. Il y avait tellement d'élèves qui grouillaient autour d'elle… Elle remarqua des enfants semblant avoir son âge, signe qu'elle n'était pas la seule à avoir sauté des classes ce qui la rassura.
-Bonjour Mesdemoiselles et Messieurs. Nous allons procéder à l'appel vers vos classes respectives. Veuillez-vous avancer lorsque votre nom sera prononcé et vous mettre soigneusement en rang devant votre professeur principal, indiqua la directrice de l'école grâce à un micro près de ses lèvres.
Inconsciemment, Madi recula contre ses mères qui échangèrent un regard. Elles étaient sûrement aussi angoissées que leur fille si ce n'était plus… Elles glissèrent une main sur chacune des épaules de la jolie Griffin. Tous les élèves se ressemblaient grâce à l'uniforme commun à l'école si ce n'était leurs différences physiques propres. Lexa sentit comme un regard sur elle mais elle ne réussit pas à trouver qui la fixait à travers tout ce monde. Elle se força à croire qu'elle avait dû imaginer cette impression à cause du stress.
Les élèves furent appelés par ordre alphabétique et se fut finalement au tour de Madi qui rejoignit d'un pas tremblant sa classe, se rangeant sagement derrière les premiers élèves. Elle était tellement crispée qu'elle en oublia de dire au revoir à sa mère qui partait après sa rentrée des classes pour Rome. Clarke et Lexa attendirent que la classe de leur fille soit complète et emmenée vers leur salle pour partir à leur tour. Elles montèrent toutes deux dans le SUV au volant duquel Raven attendait patiemment. Lorsque la portière claqua, tout le brouhaha autour d'elles disparut.
-Alors les fifilles vous avez pas pleuré quand votre petit bébé est partie dans sa classe ? Les taquina-t-elle.
-C'était limite, avoua Clarke en essuyant rapidement le coin de ses yeux.
-Elle va s'en sortir, sourit Lexa en posant une main tremblante malgré elle sur la cuisse de sa compagne.
-Je crois que c'est la première fois que je te vois trembler, rit la médecin. Alala…Notre bébé devient une jeune fille…
-Et oui… Allez Raven, ne traînons pas, on a un dernier rendez-vous avant que je ne prenne mon avion.
-Claro que sí ! S'exclama la mécanicienne en démarrant le véhicule.
-Matteo n'a pas voulu que tu l'accompagnes ? Demanda Clarke.
-Non, c'est Lincoln qui devait le déposer… Il est chez lui depuis la dispute…
-Et avec Octavia ça va ?
-Moyen…
-Vous devriez peut-être aller voir notre thérapeute, ça fait vraiment du bien de parler avec quelqu'un pour gérer la conversation…
-Mouais…
Le véhicule démarra sous le regard d'une belle jeune fille à la chevelure blonde qui se cachait entre d'autres élèves. Ses yeux noirs étaient brillants d'espoir et étonnamment, elle s'avança vers sa classe avec un petit sourire quand elle fut appelée : Edda Giordano.
Lexa et Clarke étaient assises dans un luxueux divan, leurs mains enlacées ce qui fit sourire leur thérapeute. Elles étaient en sa compagnie depuis une quinzaine de minutes, échangeant sur les derniers évènements de leur vie.
-J'observe que tout va pour le mieux pour vous deux depuis que Lexa a été élue Sénatrice… Toutes mes félicitations d'ailleurs, dit humblement l'homme en face d'elles.
-Merci, sourit Lexa.
-Les élections ont été très stressantes pour nous deux mais c'est derrière nous maintenant, affirma Clarke.
-Je vois. Avez-vous pu mettre en place ma dernière proposition Lexa ?
La brune prit le temps de réfléchir avant d'acquiescer.
-Oui, il y a deux semaines, j'ai fait la surprise à Clarke de l'achat d'un voilier.
-Et comment l'a vécu Clarke ?
Les mains des deux femmes se serrèrent doucement. Lexa n'avait jamais été très à l'aise lors de ces séances de couple mais il fallait avouer qu'elles ressortaient toutes les deux plus fortes et à l'écoute l'une de l'autre. Elle savait qu'il n'y avait pas de place pour le mensonge mais qu'il fallait aussi prendre le temps de s'écouter afin d'éviter d'en arriver à la dispute.
-Je pense qu'elle était inquiète mais elle a su prendre sur elle… Elle m'a dit quelque chose qui m'a beaucoup touchée…
-Que vous a-t-elle dit ?
Clarke se tourna vers sa compagne, devinant pertinemment que le thérapeute voulait entendre Lexa parler et non elle.
-Elle m'a dit qu'elle me faisait confiance.
-Très bien… Et qu'avez-vous ressenti ?
Lexa s'humecta les lèvres : elle détestait spécialement ce genre de moments. Lorsque le thérapeute lui demandait d'ouvrir ses pensées et son cœur malgré sa présence. Elle n'aimait le faire qu'avec Clarke, gardant jalousement ses sentiments pour cette unique femme qui avait su l'aimer et la comprendre malgré ses mauvais côtés.
-Je l'ai aimée davantage…
Une petite pression de la main de sa compagne lui permit d'être rassurée. Visiblement elle avait donné la bonne réponse.
-Parfait… Et vous Clarke, comment vous êtes-vous sentie face à l'idée qu'une surprise vous attende ?
-Sur le moment je n'ai rien ressenti car j'étais entourée de ma fille et de ma femme… J'étais dans un cocon bien trop confortable pour penser à m'inquiéter…
-Et ensuite ?
-Le lendemain… Disons que mon corps m'a fait comprendre que je stressais inconsciemment…
-Vomissements ? Maux de ventre ?
-Quelques maux de ventre oui…J'étais légèrement tendue aussi… Je me suis montrée plutôt sceptique face à la surprise alors que quelqu'un de normal se serait enthousiasmé… Notre fille a d'ailleurs été enthousiaste pour deux, rit-elle.
-Tu aurais dû me le dire… Souffla sa compagne, se voulant rassurante. Je t'aurais dit tout de suite où nous allions…
-C'était supportable, la rassura la médecin. Au final, je suis très contente qu'elle m'ait fait cette surprise, nous avons passé un excellent weekend sur ce voilier… Confia-t-elle en se mordant inconsciemment la lèvre en repensant à leurs retrouvailles enflammées dans leur cabine. J'ai hâte d'avoir d'autres surprises… Sourit-elle.
Un sourire se dessina sur les lèvres de la sicilienne à cet aveu.
-Très bien… Je suis ravi pour vous. Pensez-vous qu'il faille programmer une autre séance le mois prochain ?
-Non, répondit Clarke ce qui surprit Lexa.
-Tu es sûre ? Demanda la brune.
-De mon côté oui… mais si tu as besoin d'une autre séance de ton côté, il n'y aucun souci…
-Non tout est parfait de mon côté… Sourit la sicilienne.
-Parfait dans ce cas. Toutes mes félicitations Clarke, Lexa… Vous avez fait beaucoup de chemin depuis notre première séance.
-Merci pour votre écoute et patience, répondit la blonde. Si je refais entièrement confiance à ma femme c'est grâce à vos conseils en partie.
-Lexa et vous avez fait le plus gros du travail, rit le thérapeute en se levant.
Les deux femmes se levèrent ensemble, allant régler la séance avant de se faire raccompagner par l'homme qui vint leur serrer la main poliment.
-Merci pour votre confiance à toutes les deux et bien que je n'espère plus vous revoir, sachez qu'au besoin vous pouvez toujours m'appeler.
-Bien entendu. Merci et au revoir.
Clarke et Lexa quittèrent le bureau de leur thérapeute, croisant d'autres couples qui attendaient leur propre rendez-vous. Elles sortirent à l'air libre, le soleil de ce mois de septembre les accueillant tandis que deux SUV Porsche les attendaient patiemment sur le parking du bâtiment. La belle brune enlaça sa compagne avant de l'embrasser chastement, un petit sourire aux lèvres.
-Tu embrasseras Madi pour moi ce soir ?
-Promis.
-Je t'aime.
-Je t'aime aussi.
-Tu retournes à la maison ?
-Non je vais aller au dispensaire aujourd'hui…
-D'accord.
Un coup de klaxon les fit sursauter, elles distinguèrent juste le bras de Raven qui montrait sa montre, sans doute pour signifier qu'elles allaient rater leur avion si elles continuaient à traîner. La blonde sourit avant d'embrasser amoureusement la brune.
-Va changer le monde, lui chuchota-t-elle avec un dernier baiser avant de s'écarter et de monter dans son véhicule attitré.
Lexa observa sa compagne disparaître dans le véhicule, enfilant ses lunettes de soleil avant de lever les yeux vers l'astre solaire qui la toisait. Un fin sourire se dessina sur ses lèvres tandis que la dernière phrase de sa femme résonnait délicieusement à ses oreilles.
Et voilà la fin de ce 2ème chapitre ! J'espère que le rythme est bon, il va falloir quelques chapitres de ce style avant l'arrivée des problèmes... :) Je laisse nos héroïnes favorites profiter au max avant de leur lancer un tsunami sur la tronche mouhahah ! Contents de retrouver les Giordano ? Je vais bien m'amuser avec nos trois loustiques ! Je leur réserve quelques aventures ! Il y a de l'eau dans le gaz avec Octavia/Raven ^^ Team Raven ou team Octavia ? Je sens que tout le monde va me dire Raven car tout le monde la kiffe XD
J'aime écrire les scènes Madi/Lexa dans le prochain ce sera du Clarke/Madi pour changer ! Clarke a fait sa soûlarde dans ce chapitre haha ! Ah et que pensez vous de Russel? Va t-il devenir un ennemi de notre mafieuse adorée ?
Aaaah aussi j'ai une furieuse envie d'écrire un ptit OS cowboy avec le clexa... Merci la série Yellowtone que je vous conseille si vous aimez le thème ! C'est pas raisonnable mais bon si vous suivez peut-être que je me lancerai... Allez à bientôt ! Bonne rentrée à vous :)
