Bon... Je pensais avoir un ou deux jours de retard, mais je me disais: Petite ma fille (nan okay, je me suis pas vraiment dit ça), tu es une machine de guerre, accroche-toi! (Nan, plus sérieusement je révise et j'aurais préfèré avoir deux jours de retard plutôt que de louper mon exam... Donc il est possible que le prochain chapitre ait par contre vraiment du retard...)

Bêta-lecteur: un grand merci à mon frère qui a corrigé le début du texte (le reste ça l'inspirait pas XD), sinon comme d'habitude, j'ai corrigé seule alors désolée pour les fautes restantes, j'ai du mal à me corriger ...

Disclaimer: toujours pas trouvé de solution, teen wolf pas encore à moi...


Quand Derek arriva à la porte de sa nouvelle salle de cours, tous ses élèves semblaient présents, le bruit s'échappant de la classe étant assez insupportable pour ses oreilles fines. Quelques lycéens se baladaient encore entre deux tables mais se ruèrent vers leur siège dès qu'ils le virent appuyé au chambranle de la porte.

Le niveau sonore des conversations baissa considérablement, et Derek remercia mentalement son aura et son physique imposants pour l'aider à se faire respecter dès sa première journée. Ça et le fait qu'il soit un loup-garou pouvant potentiellement arracher la gorge (avec les dents) à chacun des faibles humains lui faisant face. Ce qu'il ne ferait pas bien entendu, mais ça, aucun de ses élèves n'avait besoin de le savoir. À quoi bon faire cinq ans de master en relations inter-espèces pour finir criblé de balles enduites d'aconit pour "meurtre absolument prémédité de crétins à peine pubères" ?

Toujours était-il que presque toutes les conversations étaient revenues à un niveau sonore supportable, même si il était parfois réellement agaçant de pouvoir absolument tout entendre. Comme par exemple cette horrible bimbo au fond de la salle, qui racontait par le menu à sa voisine comment elle lécherait ses abdominaux. Horrible image mentale.

Presque toutes les conversations, donc, car un élève retourné vers son voisin de derrière et avec lequel il semblait en plein débat passionné (ou plutôt qui débattait tout seul alors que son camarade regardait le professeur qu'il venait d'apercevoir comme un lapin pris entre les phares d'une voiture) ne semblait pas s'être aperçu du soudain silence et continuait de scander son discours à voix haute. Stilinski, évidemment. Première journée de cours, première heure de cours pour Derek. Forcément que cet imbécile serait là, avec la chance qu'il se traînait...

«- Mec, qui ne connaît pas Star Wars de nos jours? Merde, il y a même une putain de religion pour Star Wars! Tu te rends compte? Des gens vouent un véritable culte à ce film! Le Jediisme qu'ils appellent ça!», l'hyperactif écarta de grands yeux excités, reprenant son souffle en marquant une courte pause dans son discours, « Je songe même à me convertir tiens!», il leva en l'air un doigt menaçant, « Et toi Scott... Toi... Toi que je considérais comme mon frère... Tu blasphèmes en disant ne jamais avoir vu un seul film!».

Le jeune homme accompagnait sa diatribe de grands gestes des bras, menaçant à tout instant de cogner dans son voisin de table, lequel tentait désespérément de s'écarter le plus possible du fou qui partageait son bureau, assassinant ce dernier ainsi que son acolyte (McCall, l'élève asmathique, si le loup se souvenait bien) du regard. Amusant.

«- Tiens, en parlant de religions bizarres Scott, t'as déjà entendu parler du pastafarisme?*»

Arrivés à ce stade, toute la classe faisait de allez-retours visuels entre Stiles (qui en était toujours totalement inconscient) et leur professeur, comme si ils assistaient à un match de tennis particulièrement intéressant. Derek, toujours appuyé au montant de la porte, fronçait les sourcils: mais d'où est-ce que ce gamin sortait le pastafarisme?

«- Je t'assure que ça existe mec! Les pastafaristes c'est les adeptes de la spaghetti géante! Tu te rends compte Scott? Il y a des gens qui vénèrent la spaghetti géante! Et ils portent des passoires sur la tête en signe d'adoration! J'ai même entendu dire que dans un pays il y avait maintenant quelqu'un d'acrédité à célébrer les mariages pastafaristes! Imagine!» le gamin, surexcité, pris une grosse voix «"Au nom des pouvoirs qui me sont conférés par la spaghetti géante, je vous déclare mariés, vous pouvez désormais vous embrasser façon La Belle et le Clochard."» sa voix remonta d'un octave, rendue plus aiguë par l'enthousiasme « Mec, je veux me marier comme ça!».

Reprenant son souffle, le jeune homme sembla enfin se rendre compte du silence qui l'entourait, et regarda autour de lui les élèves qui le fixaient, jusqu'à ce qu'un lent applaudissement ne retentisse dans la classe.

«- Bravo Stilinski, t'es vraiment un as.» déclara un jeune homme blond au fond de la classe, affichant une moue suffisante, « mais bon pour la dernière partie il faudrait que quelqu'un puisse vouloir passer le reste de ses jours avec toi, et on sait tous que ce n'est pas prêt d'arriver...».

À ces mots, un grande partie de la classe commença à rire, sous l'air satisfait de celui qui venait de prendre la parole. Finalement le premier cours de Derek s'annonçait encore pire que prévu: non seulement il gagnait sa dose de Stilinski matinale, mais en plus il semblait qu'on lui ait également offert le roi du bac à sable. Les types comme ça l'avaient toujours insupporté, peut-être parce qu'ils reflétaient un peu trop sa propre adolescence... Quoiqu'il en soit, l'air peiné sur le visage de Stilinski l'agaçait énormément (même si il s'était amusé à provoquer cette même expression à peine une semaine plus tôt) et c'était son rôle de professeur d'empêcher ce genre de brimades...

«- Silence. Monsieur Stilinski, vous êtes collé. Vous irez réchauffer les bancs de la salle de détention ce soir, je suis sûr qu'ils apprécieront énormément d'en apprendre d'avantage sur le pastafarisme.» Un ricannement échappa au blond arrogant du dernier rang, qui se calma cependant très vite alors que Derek reprenait, « De plus, je pense également que votre ami monsieur Whittemore se fera un plaisir de vous accompagner pour vous faire partager son humour manifestement hilarant.».

Suite à quoi le brun, très satisfait, alla poser sa sacoche sur son bureau, appréciant à sa juste valeur l'expression de "douche à l'eau gelée" du blondinet. Bon, et l'expression scandalisée de Stlinski aussi...

«- Bien. Je me présente à nouveau pour ceux qui ne m'ont pas encore eu en intervention pour leur cours d'histoire. Je suis Derek Hale, et jusqu'à la fin de cette année je vous ferai cours deux fois par semaine sur les relations inter-espèces, et plus particulièrement loups-humains.»

Il fit le tour de la salle, se déplaçant entre les tables et scrutant ses élèves d'un regard perçant avant de reprendre, rejoignant son bureau.

«- J'espère que vous avez tous de quoi écrire, nous allons commencer par un sujet assez important: les différences dans les statuts de citoyenneté des garous et des humains.»

Un soupir échappa au jeune hyperactif au deuxième rang, et le loup fronça les sourcils sans toutefois relever.

«- La première différence notable est au niveau administratif. Vous voyez votre carte d'identité? Dessus, il est inscrit certaines de vos caractéristiques physiques comme la couleur de vos yeux ou votre taille. Les loups ont tout ces critères mais avec quelques petits ajouts. On retrouve sur nos papier notre statut: alpha, bêta ou oméga, mais aussi la couleur que prennent nos yeux quand nous changeons: rouge, doré ou bleu. Pour des raisons pratiques, comme le décès ou l'admition en hôpital d'un loup dans le cas où celui-ci aurait été séparé de sa meute, même si cela arrive rarement, on trouve également le nom et la localisation de la meute des bêtas et alphas dans leurs papiers. Il existe également des registres recensant les loups selon ces caractéristiques et également un spécifique pour les lieux de vie des omégas.»

Cette fois-ci le reniflement de dédain plus qu'évident de Stilinski le fit réagir.

«- Oui monsieur Stilinski? Votre heure de retenue ne vous suffit plus ou vous avez quelque chose d'intéressant et constructif à ajouter?»

Le plus jeune grimaça à la pique acerbe du garou lui faisant face alors qu'il prenait la parole.

«- Et vous n'avez pas l'impression que c'est un résidu de la discrimination de La Chasse d'être "enregistrés" comme du bétail? C'est plutôt insultant non?»

Le jeune professeur se renfrogna un peu plus à cela, considérant tout de même la question (assez légitime) de son élève.

«- C'est bien évidemment quelque chose qui ressort de La Chasse, et cela est considéré par certains loups comme discriminatoire. Mais en y réfléchissant, il faut également comprendre que le potentiel destructeur d'un loup n'est pas vraiment le même que celui d'un humain. Si les loups ne sont pas surveillés bienheureusement, ils sont quand même fichés à cause du danger potentiel qu'ils représentent et également pour les raisons que je vous ai citées plus tôt. La plupart des loups comprennent et acceptent ce système, même si il y a également quelques revendicateurs, assez peu nombreux. Ce qui est bien au vu des massacres que pourraient provoquer des affrontements incluant des loups... Il faut de plus ajouter à votre raisonnement le fait que toutes ces caractéristiques fassent partie intégrante de notre identité, au même titre que votre taille ou la couleur de vos yeux, donc cela n'est pas forcément choquant que ce soit inscrit sur nos papiers... Maintenant revenons à notre sujet de départ...»


Rangeant lentement ses affaires, Derek écoutait les discussions de ses élèves. Ces derniers n'avaient pas l'air d'avoir jamais fréquenté un loup, sinon ils auraient tout de suite su qu'il ne servait à rien de chuchoter pour l'empêcher d'entendre leurs conversations.

Certaines étaient plutôt intéressantes, d'autres horriblement insupportables pour ses tympans. Derek savait qu'il plaisait, il l'entendait suffisamment dans la rue sans que toutes les greluches suivant ses cours ne le lui rappellent.

Détournant la tête d'un groupe de dindes gloussantes, il préféra reporter son attention sur les deux élèves qu'il avait collé en début d'heure. Si l'un lui envoya un simple regard furibond qui ne lui fit ni chaud ni froid, l'autre était en pleine discussion sur le sujet avec son jumeau inséparable:

«- ... mettre à dos dès le premier cours? » McCall semblait complètement ahuri, scrutant son ami avec une sorte de désespoir profond.

«- Me regarde pas comme ça Scotty, tu sais bien que je ne fais pas exprès... », l'autre jeune semblait presque blasé...

Intéressant, donc Stilinski avait visiblement des problèmes sociaux. Pas que Derek en douta après avoir entendu la magnifique intervention de Whittemore... Peut-être parce qu'il ne savait pas se tenir en public? Bon, d'accord, Derek l'avait encore un peu mauvaise pour cette histoire de "sécrétion d'hormones"... Mais ce gamin était-il obligé de commencer par ça?

«- Je vais mourir mec. Tu viendras à mon enterrement? Et tu ferras un super discours super cool pour rappeler à tous à quel point ma mort est injuste? Mon dieu Scott je vais mourir vierge!», l'hyperactif pris un air horrifié, portant ses mains tremblantes à son visage.

Drama queen. Drama queen vierge.

«- Merde Scott! Je pensais être débarrassé d'Harris pour de bon! Ça sert à quoi de faire ES et d'avoir les épreuves de sciences en anticipé si c'est pour me prendre une retenue le jour où ce conard de prof de physique de mes deux est de surveillance? Et avec Jackson en prime! Jackson-je-te-regarde-de-haut-comme-une-merde-sous-ma-chaussure-parce-que-je-le-vaux-bien-Whittemore! Je suis tellement mort Scott...» à ces mots le jeune s'écroula face contre son pupitre dans un immense soupir.

Et non Derek ne culpabilisait pas. D'ailleurs il ne ferait absolument pas de détour par la salle de colle pour vérifier que tout se passait bien.


«- Stilinski! Je vous ai vu avec votre portable! Pour la peine vous allez pouvoir rester une heure de plus.»

Bon. Peut-être que Derek était tout de même venu vérifier si tout allait bien quand même. Juste pour être sûr. Et vu le mensonge qu'il entendait dans le rythme cardiaque du surveillant, peut-être qu'il avait bien fait.

«- Mais monsieur! Je n'ai même pas sorti mon téléphone de mon sac!»

«- Vous voulez rester avec moi une troisième heure Stilinski?»

Définivement bien fait, vu le ton doucereusement sadique qu'avait pris l'autre professeur. Derek s'approcha silencieusement de la porte ouverte de la salle, englobant la scène du regard. Lui faisant presque dos, un homme dans la quarantaine exultait de façon plus que visible; lui faisant face, un Stilinski outré et au fond de la salle un Whittemore ricanant, n'ayant même pas pris la peine de baisser le son de son téléphone, qu'il tenait ouvertement entre les mains. Oui mais non. Hors de question que Derek laisse passer ça. Voyant le jeune hyperactif ouvrir la bouche, certainement dans le but de reprendre ses protestations, il lui coupa la parole, faisant sursauter les personnes présentes dans la salle.

«- Ne montez pas sur vos grands chevaux Stilinski.» commença-t-il, s'attirant un regard presque déçu du jeune en question et deux autres, exultants, de ses opposants. Il fit une courte pause, ménageant son effet. «Après tout je suis persuadé qu'il s'agit là d'un horrible lapsus qu'a fait mon collègue. Monsieur... Harris je crois?». Ce dernier opina du chef, sans voix. «Monsieur Harris, donc, voulait certainement dire "Whittemore! Je vous ai vu avec votre portable! Pour la peine vous allez pouvoir rester une heure de plus." » imita-t-il en prenant une voix de fausset. «Tout ceci est un malheureux malentendu donc, et vous pourrez quiter cette salle dans... Six minutes, comme convenu monsieur Stilinski.»

Arrivé à ce stade, Derek avait désormais sur lui les yeux ébahis de toute la salle de colle, alors qu'il regardait sa montre, faisant mine de se rendre compte de l'heure tardive.

«- Mais bien sûr, je comprends tout à fait que monsieur Harris ait d'autres choses à faire de ses soirées que de surveiller des jeunes addicts à leur téléphone. Par conséquent, je me propose dès maintenant pour prendre sa soirée de surveillance.», dit-il avant de se retourner vers le professeur, lui jetant un regard terrifiant, «Vous êtes libre monsieur Harris.»

Le surveillant sembla enfin émerger de son ébahissement, laissant échapper un couinement indigné.

«-Mais vous êtes qui d'abord, vous?», demanda-t-il d'une voix haut perchée.

«- Oh je suis vraiment désolé,» commença Derek dans le plus parfait des tons hypocrites «je pensais vraiment que tous les professeurs de l'établissement étaient présents ce matin quand le directeur m'a présenté, puisqu'il m'avait dit avoir convoqué tout le monde... Mais maintenant que vous me le demandez, je ne crois pas avoir senti votre odeur à ce moment-là... Quoiqu'il en soit, Derek Hale, nouveau professeur de relations inter-espèces, enchanté».

Bon, d'accord, Derek prenait carrément son pied là. Qu'il était jouissif de voir l'homme en face de lui se décomposer au fur et à mesure qu'il énumérait tour à tour implicitement sa faute professionnelle, le fait qu'il soit un garou puis son nom de famille. Tellement bon. Et le fait que Stilinski semblait au bord des larmes et sur le point d'éclater de rire ne l'aidait pas à garder son habituel froncement de sourcils et place, bien au contraire. Stupide gamin.

«- Donc, monsieur Harris, je disais que vous pouviez rentrer chez vous et vous reposer, je m'occupe de tout ne vous inquiétez pas.»

Sur ce, il raccompagna un professeur bouche-bée à la porte avant de jeter un regard à l'horloge et à la liste présente sur le bureau. Faisant fi des divers "+1 heure" rajoutés derrière le nom de différents élèves à la main, il appela les jeunes n'ayant obtenu qu'une heure de retenue avant de leur annoncer qu'ils pouvaient suivre le même chemin que leur professeur de sciences.

Puis, il s'assit sur l'estrade regardant les élèves cités se précipiter vers la sortie et rappelant Whittemore, qui tentait une retraite stratégique.

Certes, il venait de perdre une soirée, mais au vu de la satisfaction que ça lui avait apporté et du petit "merci" qu'avait chuchoté Stilinski en partant... Ça valait le coup non?

Super Derek, défenseur des opprimés, ça sonnait bien.


* Tout ce que j'ai dit sur le pastafarisme est extrait... De mes cours d'histoire en fait. Normal XD. Mais je n'ai pas trop pris de note sur cette partie et ils se peut qu'il y ait quelques erreurs, je demanderai donc aux pastafaristes de bien vouloir m'en excuser ;)... Juste avec une amie qui écrit aussi de la fanfiction on s'est tapé un gros délire dessus, et on a à moitié parié qu'on arriverait à le replacer dans nos fictions respectives... Done!


Sinon voilà, une mini évolution dans ce chapitre, mais c'est déjà ça! (Et puis j'ai pris tellement de plaisir à écrire le début et la fin... XD) Par contre je me demande si Derek n'est pas un peu OOC sur la fin...-'...

Encore un grand merci aux followers, aux personnes ayant ajouté en favori et aussi à Arya Cahill, Lalilig, Toonette et DyingtoBleed (merci pour ton idée!) pour leur review... Ça me fait trop plaisir! ** Vous n'imaginez même pas!

À dans deux semaines!