Je me suis rendue compte mercredi dernier que j'étais sensée poster un chapitre et que je n'avais pas encore eu le temps de le commencer... Donc désolée de la semaine de retard. Je ne suis pas forcément aussi contente du rendu de ce chapitre par rapport au dernier... Limite il aurait fallu qu'il soit plus long pour qu'il soit complet mais je l'ai fini ce matin donc... C'était ça ou une autre semaine de retard! ;-) Normalement je vais aussi avoir du mal à poster le prochain à temps car je pars en vacances au moment de la parution... (On verra si j'arrive à le poster avec mon téléphone...)
Du coup j'ai fait un chapitre beaucoup plus long pour me faire pardonner!
Bêta-reading: WonderPillow qui comme son pseudo l'indique est géniale, a accepté de prendre ce chapitre en correction à la dernière minute donc normalement il devrait y avoir mouin de fote dortografe... ;-)
Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas.
Enfin libéré de son travail, Derek songeait à la semaine qui venait de s'écouler, se dirigeant vers le parking où était stationné son véhicule.
Contrairement à sa première journée, tout s'était plutôt bien passé, de façon banalement, ordinairement normale.
Même Stilinski s'était bien comporté pendant son cours du jeudi. C'est-à-dire que le jeune hyperactif lui avait jeté un regard plutôt étrange avant d'aller prendre sa place au deuxième rang et de ne plus ouvrir la bouche de toute l'heure. Même pour répondre à ses piques. En fait, Derek avait même décidé de ne plus lui en lancer.
Bon, d'accord, songea le loup en s'installant derrière le volant de sa camaro, le fait que Martin ait gloussé (de façon parfaitement distinguée et dédaigneuse) quand il avait fait une remarque sur les résultats que devait avoir Stiles en sciences pour qu'Harris le déteste avec une telle passion avait grandement influencé sa décision de ne plus se moquer de Stilinski. Ou du moins plus sur des sujets qu'il ne maîtrisait pas.
Tout de même, pensa le loup en démarrant son moteur, si Stiles avait d'aussi bons résultats que la réaction de sa camarade le laissait sous-entendre, comment diable avait-il réussi à se mettre Harris à dos?
Le garou commença à faire avancer son véhicule, se dirigeant vers la sortie du parking, réfléchissant à la façon dont l'hyperactif avait bien pu réveiller les instincts de profond sadisme de son ancien prof de sciences. Derek ricana un instant, imaginant Stiles faire une remarque sur les hormones de l'enseignant dès son premier jour de cours.
Et c'est à ce moment-là que sa voiture percuta le motard. Et que celui-ci passa par-dessus son pare-brise. Suivit de sa moto.
Merde.
Le brun se précipita hors de son véhicule, rejoignant l'accidenté qui avait fini sa course à terre, derrière la camaro désormais sévèrement rayée. Sa moto semblait lui être tombée sur la jambe gauche et le jeune gémissait, dégageant une odeur de douleur. Et une odeur de McCall.
Donc Derek venait de renverser un de ses élèves. Bien.
Il s'accroupit au niveau de l'adolescent, l'immobilisant d'une main tandis qu'il vérifiait qu'il n'avait pas perdu conscience.
Une fois rassuré, il commença à parler au plus jeune:
«- McCall, tu m'entends? »
L'accidenté leva le regard vers lui, une grimace hagarde sur son visage.
«- Ouais.»
Bien. Au moins il avait eu une réponse claire et concise... Bon, maintenant, que ferait un bon professeur très responsable?
«- Bien... Bon, McCall tu ne paniques pas.» Il foudroya du regard l'élève qui lui envoyait un coup d'œil douloureusement désabusé. «Est-ce que tu as ton téléphone sur toi? »
Il toucha la hanche légèrement éraflée du jeune homme, ses veines prenant un aspect noirâtre alors qu'il attendait sa réponse.
«- Ouais.»
D'accord... Si c'était ce à quoi se résumait désormais le vocabulaire de McCall, Derek ne voulait plus jamais le revoir dans sa salle de cours. Calme, on n'agresse pas un élève que l'on vient de renverser violemment.
«- Où?» demanda le loup agacé aux yeux flashant bleu électrique, ce qui fit reculer le cercle d'étudiants curieux qui commençait à se former autour d'eux.
«- Poche de ma veste.» répondit Scott, avant de prendre la parole un peu plus fort. « Est-ce que quelqu'un peut aller chercher Stiles Stilinski?»
Bien. Donc les capacités cognitives de McCall ne semblaient pas trop atteintes. Ou du moins pas en ce qui concernait proposer des idées stupides incluant Stilinski. Comme si Derek avait besoin d'avoir l'hyperactif dans les pattes dans un moment comme celui-ci.
Evidemment, une bonne âme charitable quitta en courant l'attroupement pour accomplir les dernières volontés du mourant.
Derek s'empara de l'appareil dans la poche avant de McCall et commença par appeler les urgences, décidant de prévenir ensuite les parents du garçon puis la police.
Composant le numéro des urgences de Beacon Hills, il continua d'absorber la douleur du blessé alors qu'une femme décrochait à l'autre bout du fil.
«- Bonjour, urgences de Beacon Hills, quelle est la raison de votre appel?» Le ton neutre apaisa quelque peu le jeune professeur qui ne paniquait absolument pas.
«- Je viens de renverser un de mes élèves en sortant du parking du Beacon Hills High School, sa moto lui est tombée sur la jambe... Oh et là tout de suite, je crois bien qu'il fait une crise d'asthme.» Derek essaya de garder son calme, absorbant encore un peu plus de douleur.
La standardiste, très professionnelle, continua de parler.
«- J'ai envoyé une ambulance au lycée, elle devrait arriver d'ici une dizaine de minutes. En attendant, restez avec Scott et cherchez son inhalateur.»
Le loup eu tout d'un coup un grand instant de doute...
«- Je vous ai dit de qui il s'agissait?»
L'infirmière en ligne repris d'un ton calme et posé.
«- Non, mais mon fils est la seule personne à ma connaissance à avoir une moto, de l'asthme et assez de chance pour se faire renverser et recevoir sa propre moto sur la jambe. Maintenant, inhalateur.»
Le loup éberlué posa le téléphone à côté de lui alors qu'il fouillait le sac de McCall, suivant l'odeur de médicaments.
Il administra le traitement avant de reprendre l'appareil en main.
«- C'est fait.»
«- Bien. Je vais appeler le poste de police, vous pouvez maintenant raccrocher.»
Au moins le loup n'aurait à contacter ni la police ni les parents de Scott.
Et ainsi commença l'attente.
Puis Stilinski arriva.
Au moment même où il faisait remarquer à McCall qu'il avait tout de même bien défoncé sa voiture avec sa moto, dans l'espoir de détendre l'atmosphère et de faire la conversation au blessé.
Et c'est plus ou moins ainsi que Derek se retrouva à se faire hurler dessus de façon très imagée par un Stiles très en colère tout en continuant d'absorber la douleur de McCall.
«-... imbécile de loup-garou qui n'est même pas capable d'éviter une moto en roulant à dix kilomètres heure alors qu'il a de super réflexes! Et puis la voiture! On en a rien à foutre de la voiture! Je sais qu'il doit être difficile de compenser, mais la pénis-mobile je m'en branle! Quand on est pas foutu de...»
Stilinski, tout rouge, continuait de crier alors que Derek jetait des regards de détresse aux policiers venant d'arriver sur les lieux. Au moins il y en avait qui avaient l'air de s'amuser. McCall laissa échapper un ricanement déguisé en toux et Derek se dit qu'il ne devait pas avoir si mal que ça.
Raison pour laquelle il arrêta de prendre sa douleur.
Pour se faire immédiatement rappeler à l'ordre par un Stiles plus que furieux du soudain gémissement de douleur de son meilleur ami.
«- Tu continues! T'as merdé alors t'assumes maintenant!»
Un policier avec le traditionnel badge de shérif s'avança.
«- Stiles. Est-ce que tu peux me laisser m'expliquer avec ce jeune homme?» dit l'officier en regardant l'adolescent, avant de se tourner vers le loup « Je suis le shérif Stilinski.»
Oh. Un Stilinski de plus. Étrangement, après avoir rencontré son élève, Derek pensait réellement qu'il était un spécimen rare, peut-être même une espèce en voie d'extinction... Il y en avait beaucoup d'autres? Pitié pas une famille nombreuse...
Tout de même, il avait le chic pour rencontrer ses parents d'élèves aujourd'hui...
«- Derek Hale.» répondit-il enfin.
«- Derek Hale comme le nouveau professeur du lycée?» lui demanda l'homme au moment où l'ambulance arrivait sur le parking.
«- Oui.» répondit sobrement le loup, regardant les urgentistes descendre à toute vitesse de leur véhicule.
Et le loup se désintéressa totalement de la présence des deux Stilinski ainsi que de celle des autres agents de police alors qu'il aidait les brancardiers à dégager McCall de sous son engin, utilisant sa force pour soulever la moto tout en suivant les consignes qui lui étaient données.
Quand le jeune homme fut enfin sécurisé sur le brancard, il jeta un regard gêné vers l'endroit où il avait planté le policier pour lui adresser la parole, seulement pour le découvrir engagé dans une conversation animée avec son fils. Les interrompant, il se racla la gorge, se dirigeant vers eux.
«- Excusez-moi, mais apparemment la fracture de McCall est plutôt douloureuse, est-ce que ça vous dérange si je pars avec lui dans l'ambulance pour attendre que les antidouleurs aient fait effet avant de passer au poste de police?»
Les deux hommes se consultèrent du regard avant que le plus âgé ne réponde à Derek.
«- Ce ne sera pas nécessaire, nous allons vous rejoindre à l'hôpital de toute façon. Nous n'aurons qu'à suivre l'ambulance...»
Le loup lui renvoya un hochement de tête sec avant de monter dans la camionnette.
Sortant de la salle de radiologie ou l'anesthésie locale avait enfin fait effet sur la jambe de son élève, Derek se dirigea vers la salle d'attente qui lui avait été indiquée et où le shérif et son fils devaient l'attendre. En s'approchant, des éclats de voix se firent de plus en plus audibles pour le loup.
«- Mais c'est pas possible aussi! Après regarde les rendez-vous que j'ai! Je me revois expliquer l'intérêt historique de la circoncision à ton professeur d'économie pour t'éviter une retenue...»
«- Ça n'a absolument rien à voir! Ce mec venait de renverser Scott!», le plus jeune des Stilinski avait l'air presque indigné en retournant sa réponse. Derek grinça des dents, cette histoire allait sans doute le suivre encore longtemps... Sans parler des soucis qu'il risquait d'avoir avec la direction...
«- Ça a absolument tout à voir au contraire! Tu as vu comment tu as parlé à ton nouveau professeur? Et après tu t'étonnes qu'il ait l'air de te détester?»
Bon, finalement Derek allait peut-être faire demi-tour. Une discussion trop compliquée pour lui s'annonçait... Ça aurait dû être simple pourtant: Stilinski était un horrible bavard insupportable et teigneux, donc en tant qu'être humain (garou) normal, Derek aurait dû le détester. Mais il fallait aussi dire que le gamin était ... Un gamin. On arrête là avec les pensées dérangeantes.
«- ... raison pour laquelle je te donne une retenue avec monsieur Hale!»
Derek s'arrêta sur le pas de la porte, se demandant s'il avait bien entendu et se disant qu'il fallait définitivement qu'il arrête de partir dans ses pensées, il avait bien vu le résultat aujourd'hui...
«- Quoi? Non papa tu ne peux pas faire ça! Tu n'es même pas un professeur!» s'écria l'étudiant scandalisé. «J'avais parfaitement le droit de lui parler comme ça, on n'était même pas dans le cadre scolaire et il venait de renverser Scott!»
Le loup rencontra le regard furieux de son élève alors qu'il sentait la colère de ce dernier se retourner contre lui. En même temps il ne pouvait pas vraiment lui donner tort...
«- Je suis le shérif et ton père et si je dis que tu as une retenue avec monsieur Hale, alors tu as une retenue avec monsieur Hale, point. D'ailleurs, dis-toi que ça participera à sa "punition" pour ne pas être plus attentif au volant, ça et la note d'hôpital de Scott, évidemment...»
Le plus jeune se mit soudain à ricaner alors que Derek écarquillait les yeux et que le shérif se rendait compte de sa présence et continuait son discours.
«- J'espère que vous n'aviez rien de prévu pour demain matin monsieur Hale.» demanda-t-il d'un ton qui n'était même pas interrogatif mais assez intimidant (pas que Derek aille l'avouer à qui que ce soit, mais le shérif était effrayant).
«- Non, je suis libre.»
Oh Dieu, Laura allait le tuer. Elle n'avait pas arrêter de lui parler de ce qu'elle programmait de faire avec lui pendant ce week-end... Comme par hasard il fallait qu'il renverse quelqu'un la veille de son arrivée...
«- Bien, donc je suppose qu'une retenue de neuf à onze heure ne dérange personne?»
Derek était un loup tellement mort...
Stiles se dirigea vers la sortie de l'hôpital, voulant échapper un instant à la salle d'attente et à ses sièges de plastique. Il fut assez étonné de retrouver son professeur en pleine dispute téléphonique juste devant les portes du bâtiment.
«- Bien sûr que non je ne l'ai pas fait exprès! Tu crois que ça m'amuse de renverser mes élèves? Ecoute Laura je suis désolé, mais je suis en retenue... Oui, je sais à quel point c'est ridicule sachant que c'est moi l'enseignant! Ecoute, tu n'auras qu'à appeler un taxi pour aller jusqu'à l'appartement. De tout de façon je serai rentré avant midi... Oui je sais je suis désolé... Allez Laura! Ce n'est pas non plus comme si tu ne connaissais pas du tout la ville... Oui je sais... Moi aussi... A demain Laura...»
Eh bien au moins, il n'était vraiment pas le seul à être puni sur le coup. Stiles rentra à nouveau dans le bâtiment, un sourire aux lèvres... Même si un Hale quasi-désespéré valait toujours le coup d'œil...
A neuf heure le lendemain, c'est un Stiles de bien meilleure humeur qu'il n'aurait dû l'être pour ne pas paraître suspect que le shérif déposa sur le parking du lycée (on ne sait jamais, ce serait tellement dommage qu'il se soit perdu en route) où était restée sa jeep la veille. Même si il était heureux que Hale ne soit arrivé que pour les deux derniers mois de cours (sérieusement qui avait eu l'idée de rajouter une matière en début de révisions de bac?) car se prendre des heures de colle deux fois par semaine ne faisait pas partie de ses activités favorites, Stiles ne put empêcher son sourire de s'agrandir encore plus en voyant l'air renfrogné (pour changer) de son professeur, qui l'attendait sur les marches du lycée.
«- Bonjour professeur Hale!» lança le jeune, obtenant en retour un regard rageur du brun, ce qui n'étouffa absolument pas sa bonne humeur, bien au contraire. Deux heures coincées avec le loup pour lui poser autant de questions qu'il voulait... « Parce que vous savez, je pense que ce sera vraiment un très bon jour... Et donc, qu'allons-nous faire pendant deux heure?»
Le loup lui renvoya un regard victorieux avant de répondre.
«- Il se trouve que mon collègue documentaliste aurait eu grand besoin d'aide pour ranger ses archives... Je nous ai donc proposé puisque nous avons deux heures de libres pour le faire...»
Et le sarcasme dégoulinant de la voix du loup suffit à Stiles pour comprendre que le loup était tout à fait conscient de ce que pouvait peser un caisson d'archives, ce connard. Eh bien, si il voulait jouer il pourrait être deux.
C'est ainsi que Stiles se retrouva une demie-heure plus tard à suer sang et eau (bon peut-être pas encore sang, mais cela ne saurait tarder) en déplaçant des caissons d'une dizaine de kilos chacun selon une liste préétablie par le bibliothécaire. Et même si il avait bien remarqué que le loup prenait de façon tout à fait innocente les plus lourds (la subtilité n'était visiblement pas son fort) il ne pouvait s'empêcher de pester tout bas et de le maudire intérieurement pour ce qu'il lui faisait faire... Ce n'était même plus une retenue, c'était des travaux d'intérêt général! Et d'après lui, le seul d'eux deux à les avoir mérités était le plus âgé.
C'est pourquoi quand le portable de celui-ci se mit à sonner vers dix heures et qu'il afficha un air soulagé en faisant mine de décrocher, Stiles ne put s'empêcher de lui faire une petite crasse.
«- Je suis tout à fait d'accord avec vous professeur Hale, vous auriez dû l'éteindre avant le début de la "retenue", mais bon, j'ai l'impression que vous aviez oublié donc je suppose que si vous le faites maintenant ce n'est pas grave...»
Il assorti le tout de son plus beau sourire angélique, faisant de grands yeux innocents au loup. Celui-ci avait presque l'air désespéré en éteignant son téléphone et Stiles cru même entendre un vague "je vais tellement mourir" lui échapper. Mais bon, si il avait vraiment raccroché c'est que l'appel ne devait pas être si important que ça, n'est-ce pas?
Et c'est avec sa bonne humeur retrouvée et un entrain renouvelé que le jeune se remit au travail, même s'il devînt vite évident que curieusement le plus âgé lui laissait tout d'un coup une bonne partie des gros cartons à porter.
Pourtant malgré l'air de plus en plus stressé du lycanthrope, Stiles ne put vraiment pas se retenir de sursauter quand une jeune femme entra en hurlant dans la salle d'archives, alors que son professeur se ratatinait d'un coup pour ressembler à un enfant que l'on grondait (ce qui au passage ne lui attira absolument pas l'entière compassion de Stiles. Nope. Pas du tout. Bon si, mais seulement parce que la femme était vraiment effrayante).
«- Derek Hale! Frère indigne!» arrivé à ce point, Stiles savait déjà que tous les Hale devaient être aussi magnifiques que terrifiants, sans doute un gène particulier... «Je me déplace de Moscou jusqu'à ce trou, juste pour te voir après seulement une semaine et tu trouves le moyen non seulement de me planter à l'aéroport, mais en plus de me raccrocher au nez, alors que je suis seule dans une ville où je n'ai pas mis les pieds depuis des années!»
Et peut-être qu'un léger brin de culpabilité avait saisi l'hyperactif. Un léger brin qui semblait tout de même peser assez lourd pour réveiller ses instincts suicidaires latents.
«- Euh... Madame Hale?» coupa-t-il la furie, ce qui en soit était déjà assez stupide comme ça, avant qu'il ne continue « Je suis vraiment désolé, mais c'est moi qui lui ait demandé de raccrocher tout à l'heure... »
Il se fit tout petit quand la brune le fusilla du regard à son tour avant de se retourner vers son frère.
«- Et en plus tu manipules tes élèves pour te trouver des excuses pitoyables!»
A ces mots, le deuxième Hale fronça encore plus les sourcils avant de prendre la parole, rentrant à son tour dans la dispute à laquelle Stiles ne prévoyait plus du tout de se mêler. Trop flippant.
«- Mais n'importe quoi! D'abord pourquoi tu n'es pas allée directement au loft?»
Sur ce, la folle furieuse sembla enrager un peu plus, visiblement pas la réponse à donner. Stiles prévoyait totalement d'aller se cacher dans un des cartons d'archives qu'ils avaient vidés.
«- Tu te moques de moi? Tu sais pourquoi je t'appelais? J'aurais dû donner quelle adresse au taxi d'après toi? Je m'en fiche, de tout de façon, il ne m'a pas attendu sur le parking du lycée, alors maintenant tu me donnes les clefs de ta voiture et ton adresse et je vais pouvoir aller dormir! Tu sais à quelle heure je me suis levée pour prendre mon avion? Et au passage, tu as vu l'état de ta voiture? »
Stiles ne put s'empêcher de ricaner à ceci, comme quoi, le frère et la sœur avaient quand même quelques priorités en commun... Toutefois, son rire ne méritait sans doute pas de se faire assassiner par les œillades glaciales que lui envoyèrent les deux autres occupants de la pièce.
Enfin, après que Derek ait écrit son adresse sur une feuille volante quelconque et ait fait passer ses clefs de voiture à sa sœur, celle-ci reparti aussi violemment qu'elle était entrée, claquant la porte derrière elle.
Stiles regarda le loup se laisser tomber sur le sol de la salle d'archives, semblant trop fatigué pour porter un seul carton supplémentaire. De tout de façon, après avoir jeté un coup d'œil à l'horloge de la salle, Stiles se rendit vite compte que onze heures approchait... Il se dirigea vers la sortie, récupérant au passage son sac (qui ne lui avait servi strictement à rien) avant de se tourner vers son professeur qui était désormais complètement avachi sur un étagère d'archive.
«- Vous comptez rentrer comment? Nan, parce que je ne sais pas si vous aviez remarqué mais votre sœur vient d'embarquer vos clefs... »
Tout ce qu'il récolta fut un grommellement étouffé, ce qui le fit sourire.
«- Je vous ramène?» Il sourit encore un peu plus quand le jeune enseignant releva vers lui un étonné et sorti de la salle en lançant « Par contre si vous ne vous dépêchez pas, vous rentrez à pied!»
Il faillit rire mais parvint cette fois à se retenir en entendant l'homme derrière lui se ruer sur la porte et la fermer à toute vitesse mais ne put toutefois empêcher son cœur de faire un bond en voyant le loup apparaître à côté de lui.
L'autre lui renvoya un haussement de sourcil amusé et cette fois ce fut son tour de grogner dans sa barbe sur "les surnaturels et leurs fichus super-pouvoirs". Et évidemment l'autre l'entendit et se mit à ricaner.
Le chemin jusqu'au parking se fit en silence, ainsi que le trajet, entrecoupé des indications de direction de Derek.
Et quand il descendit de la vieille jeep bleue, cette fois ce fut son tour de lâcher un petit « Merci.» avant de partir.
Et définitivement, grâce à ça Stiles ne regrettait pas son action de bon samaritain.
Grâce à ça et à la délicieuse vue sur la chute de rein de son professeur qu'il avait eu quand celui-ci était descendu de la voiture.
Yep, définitivement de quoi faire se convertir le plus fervent hétéro. Mais bon, Stiles ne parlait pas pour lui hein...
Honnêtement je ne suis pas forcément fière de ce chapitre... Mais par contre j'ai adoré écrire le précédent et je suis vraiment trop heureuse de voir que vous lui avez fait un super accueil! Sans rire vous êtes géniaux, alors comme d'hab merci aux followers, à ceux qui ont ajouté en fav, même si ils ne se manifestent pas forcément, et surtout, un énorme merci à ceux qui ont pris la peine de me laisser un mot: Arya Cahill (qui m'a fait le plus beau pavé de l'histoire des pavés... tu es géniale! XD), Mihn28, loclo4, loupa4, nathydemon (heureuse de t'avoir fait rire ;-)... alors je vais te confier le secret: il n'y a pas d'hormone spécifique, le gène Hale est juste béni, il n'y a qu'à regarder le tonton psychopathe x)), DyingtoBleed, lalilig, Toonette ... Ça me touche juste énormément!
