Bon, j'avais prévenu que j'avais deux semaines de vacances donc le fait que le chapitre d'il y a deux semaines ait sauté était à prévoir mais je m'excuse quand même, je pensais pouvoir au moins poster un demi chapitre mais la connexion internet était trop mauvaise et je n'avais emmené que mon téléphone portable...
On arrive dans les chapitres un peu flous de mon scénario, c'est marrant la suite m'intéresse tellement, j'ai hâte de voir passer les deux ou trois prochain chapitres, je n'ai pas encore commencé le prochain mais j'étais tellement emballée sur la suite que j'ai déjà commencé celui qui devrait plus ou moins arriver en 7 ou 8 XD... Au fait j'ai oublié de le dire mais cette fic' fera sans doute entre 10 et 15 chapitres en fonction de comment j'étire la fin de l'histoire. Merci de vous accrocher ;-)
Bêta-readeuse: Wonderpillow est juste formidable pour accepter de corriger des chapitres que je lui refile pour poster le soir même, c'te pression qu'on se met... XD (si j'étais pas toujours à écrire à la dernière minute aussi...-')
Disclaimer: Teen Wolf ne m'appartient pas, et ça commence à devenir lassant...
Derek descendit de la voiture de son élève (une vielle chose bleue qu'il osait encore nommer jeep et qui, combinée à la conduite de son chauffeur, lui avait prodigué quelques sensations fortes) la tête occupée par des images d'une Laura furieuse et d'un Stiles ricanant. Il lança à ce dernier un simple "merci" pour le récompenser de lui avoir épargné le taxi (ou pire, la marche à pied!) et se dirigea vers l'entrée de son immeuble. Il monta jusqu'au loft, entendant l'épave sur roues démarrer peu après qu'il ait poussé la porte et se dirigea vers la cuisine pour se servir un café bien mérité et travailler ses cours en attendant que Laura se réveille.
Seulement, la leçon donnée par l'accident de McCall ne semblait pas lui avoir suffit.
C'est ainsi que Derek, encore une fois perdu dans ses pensées, ne remarqua pas le comité d'accueil qui l'attendait dans sa propre cuisine.
Laura, les mais croisées sous le menton, le fixait avec des yeux calculateurs depuis le bout de la table, une cafetière pleine et deux tasses fumantes posées devant elle.
Bien. Derek sentait qu'il allait en avoir besoin pour ce qui allait suivre.
«- Laura, tu ne voulais pas dormir?» commença-t-il prudemment, tâtant le terrain.
Ne pas fâcher la louve. Ne pas fâcher la louve, future alpha, qui allait visiblement lui faire passer un interrogatoire plus ou moins musclé.
«-J'ai changé d'avis. Si je m'endors, nous allons rater ma réservation dans ce petit restaurant italien où nous allions avant.»lui répondit la jeune femme suis un ton neutre, ses yeux vifs le scrutant toujours. Puis, elle repris d'un ton impérieux «Mais dis-moi plutôt, ton copain, il est majeur au moins? Non parce que déjà le fait qu'il soit ton élève ça craint, mais si en plus il est mineur je pense que c'est un scandale dont Maman et Peter préféreraient se passer.»
Le ton grave de sa sœur ainsi que le battement régulier de son cœur firent tiquer le loup. Elle ne pouvait pas être sérieuse n'est-ce pas?
«-Pardon?» demanda-t-il, incrédule.
«-Oh, je t'en prie,» fit la louve en roulant des yeux, «vous puez la frustration à plein nez tous les deux, au moins ses parents ne porteront pas plainte pour le sexe. Avec une odeur aussi forte c'est juste impossible que vous soyez passés à l'acte!»
Le garou hallucinait, comme plongé dans la quatrième dimension. Définitivement, Stilinski était son aimant à merde personnel. Si même sa sœur décidait de lui pourrir la vie…
«-Mais Laura...» commença-t-il, indigné, avant de se faire couper, ajoutant à sa frustration.
«-Non Derek.» reprit-elle fermement. «Je peux comprendre que tu l'apprécie, mais tu ne peux pas foutre en l'air les carrières de Maman et oncle Peter pour un gosse que tu as rencontré il y a moins de deux semaines, d'accord?»
Derek prit une grande inspiration avant de répondre, plein d'acidité mordante et se demandant si un jour Laura lui ferait à nouveau confiance pour ses relations, après le "fiasco Kate".
«-Je suis tout à fait d'accord avec toi.» Il offrit un magnifique sourire sarcastique à sa sœur qui écarquillait de grands yeux étonnés devant la rapidité de sa reddition.
«-Vraiment?» demanda-t-elle prudemment, sans marquer sa surprise face à l'absence de mensonge.
«-Vraiment. D'ailleurs si tu m'avais laissé parlé, tu aurais su que le gosse n'était pas mon "copain" et qu'il n'y avait aucune chance pour qu'il le devienne étant donné que dans moins de deux semaines il aura fini ses cours et ne viendra plus au lycée, à moins qu'il soit du type à y faire ses révisions.»
Laura fronçait ouvertement les sourcils, ayant visiblement du mal à comprendre la vérité sortant de sa bouche.
Raison pour laquelle Derek, qui avait visiblement du mal à percevoir le bon moment pour s'arrêter décida d'en remettre une couche.
«-Et puis de tout de façon, je ne comprends même pas d'où tu sors ton histoire de frustration.»
Il vit le visage de Laura s'illuminer devant l'énormité du mensonge contenu dans cette phrase que lui-même n'arrivait pas à croire maintenant qu'elle était sortie de sa bouche. Et il s'était pourtant autoproclamé Roi du Déni.
Il vit sa sœur ouvrir la bouche, l'air victorieux, et la coupa dans son élan.
«-Non Laura, je ne veux pas en parler maintenant.»
La louve referma la bouche à moitié contentée par la promesse implicite d'un "plus tard" et changea de sujet.
«-Allez viens, on doit être au resto dans quinze minutes et j'ai entendu dire qu'ils faisaient maintenant les meilleures crèmes glacées de tout Beacon Hills!»
Sur ce, elle se leva, ramassant au passage les clefs de la Camaro qu'elle avait abandonnées sur le comptoir de la cuisine et se dirigea vers la porte d'entrée, laissant derrière elle son petit frère affichant un air plus que renfrogné devant la proposition même pas voilé du "remède au mal d'amour".
Il n'en était tout de même pas rendu à ce stade n'est-ce pas? Bon, peut-être qu'il laisserait sa sœur jouer à la conseillère conjugale au restaurant alors...
«-Tu aurais vu sa tête devant cet idiot du bureau des affaires étrangères! J'ai cru qu'elle allait lui arracher les yeux avec sa petite cuillère! D'ailleurs il a dû croire la même chose cet abruti parce qu'il a tout de suite arrêté de parler.»
Derek regarda avec amusement sa sœur lui conter les mésaventures de leur mère au dernier gala politique auquel il avait échappé.
La veine politique était de famille, et Laura qui venait de s'y lancer s'y amusait visiblement comme une petite folle (et adorait traîner son frère dans ce genre d'événements lorsqu'elle avait besoin d'un cavalier, au grand désespoir de ce dernier).
Derek lui-même n'avait pas fait ses études en relations inter-espèces pour rien, et si il prenait le temps d'expérimenter l'enseignement, il finirait lui aussi dans un bureau à Moscou. Et il ne s'en plaignait guère, il avait lui-même choisit sa voie alors que Talia et Peter l'incitaient à ne pas se laisser influencer par les antécédents familiaux.
D'ailleurs leurs grands discours avaient tellement bien marché que Cora faisait actuellement des études en sciences politiques.
Quand il vous disait que c'était de famille.
Voyant leur crèmes glacées s'approcher, Laura reprit son sérieux. On ne plaisantait pas avec la glace aux oréos.
Une fois leur coupe respective posée devant eux et le serveur reparti, elle se tourna vers lui en prenant une grande inspiration.
«-Bon, raconte-moi tout. J'ai besoin de savoir tout ce que tu ressens pour le gamin, pour savoir à quel point tu es encore dans le déni, et si tu es vraiment gravement atteint.»
Derek lui renvoya un regard blasé, à la limite elle n'avait qu'à sortir un calepin et un stylo aussi…
Ah, autant pour lui, c'était déjà fait.
Ne manquaient plus que le sofa et il aurait l'impression de se faire psychanalyser.
Derek prit une grande inspiration. Si cela pouvait l'aider, alors autant essayer d'être le plus honnête possible pour être fixé.
«-Il m'énerve.»
Cette fois-ci ce fut à Laura de lui renvoyer un coup d'œil désabusé. Certes, c'était vrai, mais ce n'était pas forcément la première chose qu'il aurait dû dire… Ni le premier sentiment qui lui était venu à l'esprit, et il le savaient tous les deux. Le Roi du Déni en action.
«-Oui Derek,» lui répondit sa sœur, l'air de prendre sur elle, «je ne comprends toujours pas comment tu fais pour rester sain d'esprit en ayant la colère comme ancre mais passons, si tu veux partir dans ce sens, pourquoi t'énerve-t-il?»
Derek ouvrit la bouche et la referma, fronça les sourcils, cherchant la réponse la plus appropriée à la question posée.
Il finit par arriver à quelque chose d'assez développé à son goût et se laissa porter par son élan.
«-Il m'énerve.» Il vit sa sœur prendre une grande inspiration énervée et reprit vite pour éviter le sermon. «Il m'énerve parce qu'il parle trop et dit toujours des choses qui semblent tellement stupides alors même qu'il est intelligent. Parce qu'il ne m'a apporté que des ennuis et que je suis sûr qu'il adore ça, mais qu'il n'est jamais délibérément mauvais non plus. Parce qu'il se laisse faire par le caïd du coin alors que rien qu'en voyant comment il couve son meilleur ami on sait qu'il vaut cent fois mieux que ça. Parce qu'il est l'exact opposé de Kate et de mon type prédéfini et que pourtant le fait qu'il soit mon élève est tellement frustrant, putain.»
Il s'arrêta pour reprendre son souffle, très fier de son discours passionné. La fibre politique.
Puis il écarquilla les yeux sous le regard amusé de Laura en comprenant ce qu'il avait dit.
Il venait de faire un Stiles.
Sa sœur referma son carnet en ricanant.
«-Mon pauvre Derek, même pas besoin de prendre de notes avec toi. Ce que je viens d'entendre c'est un véritable ode à l'intelligence, le machiavélisme, l'altruisme, et l'attractivité de Stiles version Derek-le-loup-toujours-grognon-Hale. Je dois cependant te prévenir, je pense que tu souffres de...» elle prit une grande inspiration pompeuse destinée à faire durer un suspense imaginaire alors que Derek grognait se doutant de la suite «.. la maladie d'amour.»
Et Derek eut soudainement extrêmement envie de se taper la tête contre la table.
Il se retint, par respect pour son front qui n'appréciait pas tellement le soin de peau façon crème glacée et se vengea plutôt en dévorant cette dernière, sous les ricanements de Laura.
«-Je ne suis pas toujours grognon.» finit-il par dire.
Les yeux de Laura pétillaient quand elle répondit.
«-Tien, c'est marrant je ne pensais pas que c'était cette partie que tu allais contredire… Tu admets que tu aimes le gamin?» se moqua-t-elle.
«-Je n'ai pas dis ça non plus.» se défendit-il, «Tu l'as dit toi-même, je le connais depuis moins de deux semaines! Comment est-ce que ça pourrait être de l'amour?»
Laura soupira.
«-Ça, mon Derek, ça s'appelle un coup de foudre.»
Ce n'est qu'après qu'ils soient sortis du restaurant et que Laura ait payé l'addition qu'elle reprit la parole. Marchant à un rythme lent dans le parc près de l'endroit où elle avait garé la Camaro elle se tourna vers son frère avec une mine soucieuse.
«-Non, plus sérieusement Derek qu'est-ce que tu vas faire?»
Le plus jeune haussa les sourcils.
«- Faire? Qu'est-ce que tu penses que je vais faire?»Sa sœur ouvrit la bouche pour répondre et il la coupa. «Rien Laura. Je ne vais strictement rien faire puisque comme tu me l'as si bien fait remarquer il s'agit de mon élève qui n'est peut-être même pas majeur.»
Par ailleurs, même si il faisait confiance au jugement de Laura qui le connaissait sans doute mieux que lui-même (la mauvaise foi en moins), il avait toujours du mal à comprendre ce qu'il éprouvait pour le gamin, alors de là à parler d'amour… Bon, peut-être un peu sans doute...
«-Scott! Je suis là!» cria Stiles.
Il vit Melissa sortir de la cuisine un air à peine réveillé au visage, sans doute de retour d'une garde de nuit.
«- Stiles? Tu manges ici ce midi? Si tu cherches Scott il est en haut et il a décidé de ne pas descendre de la journée, ce faignant n'arrête pas de se plaindre de ses béquilles...» elle leva les yeux au ciel de façon affectueuse, blasée par l'attitude d'enfant de son fils.
«-Oui,» sourit l'hyperactif, «j'ai promis à Scott de rester toute la journée, notamment pour monter la pizza dans les escaliers!» finit-il en riant, rejetant la tête en arrière sous le regard amusé de l'infirmière.
Il se dirigea vers l'escalier lorsqu'il entendit la voix étouffée de Scott l'appeler de l'étage, écoutant vaguement Melissa lui crier «Soyez sages!» d'un ton moqueur avant d'ajouter «Et ne faites pas trop de bruit, je veux dormir!» après quoi Stiles songea brièvement que l'espoir faisait vivre. Enfin, depuis le temps elle savait à quoi s'attendre et avait sans doute prévu les bouchons d'oreilles...
Quand il entra dans la chambre de son ami il ricana en le voyant étalé comme une loque sur son lit. Scott lui renvoya un regard de chien battu ne tentant même pas de se redresser pour l'accueillir. Stiles ragea un petit instant en voyant le plâtre épais qui lui entourait la jambe et les béquilles posées à côté du lit. Ce Hale... Bon, il lui avait peut-être assez fait payer comme ça vu sa tête quand sa sœur avait débarqué, mais il n'excluait pas une ou deux crasses de plus pour bien faire passer le message...
«-Ça s'est bien passé ce matin avec Hale?» demanda l'autre alors qu'il s'étalait comme une crêpe à son côté sur le lit.
Stiles rit en se tournant sur le côté.
«-Oh mon pote, t'as loupé quelque-chose, il faut absolument que je te raconte!»
Il lui conta sa retenue, voyant les émotions passer de l'amusement à la plus profonde incrédulité sur le visage de l'autre jeune.
«-Tu me fais marcher là hein?» demanda-t-il d'une voix incertaine.
Stiles redoubla de rire, se rappelant de la tête terrifié de son professeur à l'entrée de sa sœur, et de ses yeux verts qui... Non.
«-Même pas! t'aurais vu ça! On aurait dit que quelqu'un avait donné un coup de pied à son chiot quand sa sœur s'est barrée avec ses clefs!»
Scott avait l''air de plus en plus perdu.
«-Mais pourquoi tu l'as raccompagné?» le questionna-t-il toujours incrédule.
«-C'était ma faute j'allais pas le laisser planté là! Enfin Scotty tu es fou?» lui demanda-t-il en lui faisant les gros yeux.
«-Mon pote, c'est toi qui a pris un coup sur la tête. On parle de Hale, le prof que tu peux pas voir en peinture là. Est-ce que tu aurais raccompagné Harris?»
Scott lui parlait lentement, comme à un enfant qui ne comprenais pas une situation.
«-Non.»
Au moins, ça, il en était sûr. Mais Hale ne pouvait pas être placé dans la même catégorie que Harris. Harris était un connard, Hale était... Un chieur. Un chieur avec un fessier à se rouler par terre (ou plutôt à rouler par terre... Stop!). Bon, au moins il avait résolu le problème de sa gentillesse inattendue.
«- Mais alors pourquoi tu l'as fait?» s'exclama Scott.
«- Parce qu'il est pas mal.» répondit vaguement Stiles.
Scott le regarda de travers, en louchant presque. Et voilà, il avait encore parlé trop vite.
«-Mec,» commença le l'autre brun de façon hésitante «mec, Est-ce que tu viens de me faire ton coming-out? Non parce que je dois te dire que je me doutais un peu que tu étais gay vu que tu ne bavais que sur la fille la plus hors de portée du bahut et ça ne pose vraiment pas de problème tu sais?»
Bon bah foutu pour foutu...
«- Je ne suis pas gay,» il empêcha Scott de le couper en pleine confession en reprenant vite, «je suis bi.»
Scott lui fit un gentil sourire entendu.
«- Donc Hale hein?»
Stiles lui renvoya un clin d'œil amusé.
«- Pas de portes fermées. Et Hale définitivement ouais.»
Voilà, un chapitre dont je ne suis pas forcément entièrement satisfaite mais que je me suis bien amusée à écrire malgré le côte guimauve écœurant immanquable... XD
Encore désolée pour l'attente, le chapitre de dans deux semaine sera là sans faute! Je remercie encore une fois tous les followers, ceux qui ajoutent en favori et même les personnes qui ne font que passer, rien que regarder les stats me fait rêvasser X)... Un merci tout particulier aux revieweurs: loclo4, nathydemon, lalilig, lydiamartin33430 (*2 XD), Toonette et Arya Cahill.
A dans deux semaines!
