Bonjour à tous !

Je vous présente aujourd'hui la suite du "Temps de quelques retenues", j'espère qu'elle vous plaira.

Je tiens à vous remercier du fond du coeur pour l'accueil enthousiaste que vous avez réservé au chapitre précédent. Je vous avoue qu'en le publiant, j'avais un peu peur que tous les lecteurs soient partis et de faire un flop. Un hiatus d'un an n'est pas anodin, et j'aurais compris votre lassitude d'attendre. Et ça été tout le contraire ! Alors merci beaucoup à vous, lecteurs anonymes qui avez pris el temps de lire, et à vous, reviewers pour avoir pris le temps de m'ecrire vos impressions : Fleur d'Ange (bienvenue parmi nous !), Aniila, Elwenn Snape, Lutin de Cornouailles, Stormtrooper2, Brigitte26, et Zeugma412.

Je vous laisse donc avec le chapitre suivant !


Après avoir demandé pour la énième fois à sa directrice de maison si son balai allait bientôt lui être rendu, Harry était furieux. Hermione l'avait trahi et s'était empressée de tout raconter à son professeur. Résultat, son balai était confisqué, il ignorait pour combien de temps et la réponse agacée du professeur ne laissait rien augurer de bon. Pour la première fois depuis qu'ils étaient devenus amis, une violente dispute avait éclaté entre eux. D'abord surprise par la violence de la réaction d'Harry, Hermione avait finalement riposté et avait fait valoir la justesse de son comportement. Forcé au silence sur la première vérification de Severus, Harry n'avait rien pu dire et avait fini par quitter la tour de Gryffondor pour aller se réfugier dans le bureau du directeur de la maison rivale. Mais les remontrances de celui-ci ne lui remontèrent pas le moins du monde le moral.

En lui expliquant rationnellement en quoi la réaction d'Hermione était raisonnable, Severus n'aida pas vraiment Harry. En ressortant du bureau plus énervé et frustré qu'en y entrant, le jeune homme avait l'impression que le monde entier s'était ligué contre lui et son balai. Il était sans danger, par la barbe de Merlin !

Il ne restait que quelques minutes avant le couvre-feu et Harry n'avait aucune envie de remonter dans le dortoir. Il marchait dans les couloirs déserts, prenaient des détours pour retarder au maximum son retour. Il avait besoin d'être un peu seul, de réfléchir à ce que Severus lui avait dit. Les quelques semaines qui venaient de s'écouler avaient été très éprouvantes pour lui, les cours sur les patronus ne donnaient pas grand-chose, il en revenait épuisé et malade, il ne parlait plus à Hermione depuis qu'on lui avait pris son balai et la menace invisible mais probablement réel de Black au-dessus de sa tête ne faisait que le rendre plus nerveux.

Il aurait aimé aller voir Hagrid pour parler à un ami, mais il était trop tard, et même lui était si préoccupé par le destin de Buck qu'il n'était pas vraiment disponible non plus.

Soudain, des bruits de pas dans le couloir le firent s'arrêter net. Apres avoir jeté un rapide coup d'œil à sa montre, il vit qu'il n'était pas encore l'heure du couvre-feu, et qu'il n'avait pas à craindre de mauvaise rencontre. Néanmoins, il hésita à faire connaitre sa présence.

« Qui est là ? Montrez-vous immédiatement ! »

La voix ferme de Lupin fit un écho dans le couloir désert. Harry poussa un léger soupir et sortit de l'ombre dans laquelle il s'était dissimulé.

« C'est moi professeur. Je ne vous avais pas entendu arriver.

- Ah ! Harry. Que fais-tu à cette heure-ci dans les couloirs ? Tu devrais te dépêcher pour rejoindre ton dortoir, tu vas arriver en retard là-haut. Que fais-tu ici, tout seul ? Où sont Ron et Hermione ?

- J'avais juste envie d'être un peu seul. On est ensemble toute la journée, tout le temps. J'avais besoin de m'isoler un peu.

- Je comprends, mais tu devrais te méfier un peu. Il n'est pas très prudent de rester seul dans les couloirs en ce moment. Tu veux que je te raccompagne ?

- Je… Oui, si vous voulez, professeur. »

Alors qu'il allait décliner, Harry s'était ravisé. Après tout, Lupin n'était pas le genre à poser trop de questions et il l'appréciait. Que risquait-il à passer quelques minutes avec lui ? Ils se mirent en marche, côte à côte, dans les couloirs plongés dans la pénombre. Harry pu voir, du coin de l'œil, que Lupin avait l'air épuisé. Peut-être plus encore que d'habitude, si c'était possible.

« Professeur ?

- Oui, Harry ?

- Est-ce que vous savez si je vais bientôt récupérer mon balai ? Vous faites partie de ceux chargés de l'analyser, n'est-ce pas ?

- Ah oui, ton balai. Oui, j'y ai jeté un coup d'œil, c'est un très bel objet, de très grande qualité.

- Oui, je sais. Mais est-ce qu'il y a des malédictions qui ont été jetées dessus ?

- Non, je ne pense pas. Nous sommes en train de faire les derniers tests, mais tu devrais bientôt le récupérer, ne t'inquiète pas.

- Oh, merci professeur ! Personne ne voulait me dire ce qu'il se passait ! Ca fait bientôt un mois que je l'attends et… »

Il s'était interrompu devant le petit rire de son professeur. Ils s'étaient arrêtés et se faisaient face, Lupin toujours l'œil amusé.

« Je ne sais pas si tu le sais, mais j'ai connu ton père. Et lorsque je te vois ainsi, tu es son portrait craché. J'imagine si James avait été dans la même situation que toi, il aurait été intenable.

- Vous le connaissiez bien ?

- Non, nous n'étions pas très proches. Mais qui ne connaissait pas James Potter à Poudlard ? Il était la vedette de l'équipe de Quidditch, il était bon élève et se battait régulièrement avec les Serpentard. Que pouvait-il faire de plus pour être populaire ?

- Je ne sais quasiment rien de mes parents. Je n'ai que quelques photos et des bribes d'informations de la part de personnes qui les connaissaient. Mais c'est parfois un peu contradictoire… Certains les encensent, alors que d'autres ne les supportaient pas.

- Les gentils et les méchants n'existent pas, Harry. Il y a une part d'ombre en chacun de nous. Mais la différence réside dans ce que nous décidons de montrer au monde. Tes parents n'échappaient pas à cette règle.

- Je sais mais… C'est difficile de faire la différence. »

Après un court silence, Harry reprit :

« Mais si vous avez connu mon père, vous avez aussi connu Sirius Black, non ?

- En effet, je l'ai connu aussi.

- Pourquoi m'en veut-il comme ça ? Je ne lui ai rien fait et si mon père s'est trompé sur lui, pourquoi s'acharne-t-il contre moi ?

- Ton père… Ils étaient très proches. Vraiment. Ils étaient comme deux frères et lorsque j'ai appris la trahison, je n'y ai pas cru. James et Sirius… ils étaient inséparables, James a aidé Sirius lorsqu'il en a eu besoin, et inversement. Un peu comme vous et vos amis. Impossible de voir l'un sans l'autre.

- Et pourtant, il l'a trahi.

- En effet. C'est incompréhensible. Encore aujourd'hui, je ne comprends pas. Quant à son acharnement contre vous, je ne peux pas vous l'expliquer non plus. Mais sachez que le Directeur et les professeurs font ce qu'il faut pour vous protéger.

- Je sais oui. Mais j'ai l'impression qu'on me cache des choses importantes, et d'avancer dans le noir.

- Ce n'est pas le cas. Croyez-moi. Si vous avez besoin d'en parler, ma porte vous est toujours ouverte, ainsi que celle du professeur Dumbledore, j'en suis certain. A vrai dire, je suis heureux que vous m'en parliez. J'ai l'impression que quelque chose ne va pas depuis quelques temps, et ça m'inquiète. Si c'est cette histoire de balai, alors ça ne va pas durer. Mais si c'est autre chose… Vous pouvez en parler aussi à la personne qui vous a hébergé cet été.

- Comment… Comment êtes-vous au courant ?

- Je vous le disais, tout le monde veille sur votre sécurité. Je ne sais pas de qui il s'agit, mais il semble que le directeur avait une confiance totale en cette personne. Lorsque vous êtes arrivé en septembre, vous aviez l'air d'aller bien, ce qui montre qu'il ne s'est pas trompé.

- Oui, ça s'est bien passé. Je ne sais pas si cette personne pourra m'aider, mais merci pour le conseil. Je vais devoir y aller, le couvre-feu, vous voyez ?

- Tout à fait. Tu es bien plus raisonnable que ton père, à ce que je vois. L'influence positive de Miss Granger, je suppose ?

- Hum, oui, peut être… » Marmonna Harry dans sa barbe.

Lupin ne releva pas le manque de conviction dans la réponse de son élève. Il avait bien remarqué qu'un froid s'était installé entre les deux amis et ce grommellement n'en était que la confirmation. Si Harry commençait à s'isoler, c'était mauvais signe. Ses amis étaient sa force, et seul, il risquait de se mettre en danger.

Il ignorait où était Sirius, ni quelles étaient ses intentions, mais Harry commençait a sérieusement l'inquiéter. Il devait en savoir plus !


Ce chapitre est maintenant terminé, j'espère qu'il vous a plu !

Mais comme vous vous en doutez, ce n'est courte pause, car le chapitre suivant sortira pas plus tard que demain. Il sera la suite directe de celui-ci !

N'hésitez pas à me dire ce que vous en avez pensé et à demain.