Bonjour à tous !
Je suis de retour, comme promis, avec la suite directe du chapitre précédent.
Merci beaucoup pour vos retours si gentils. Je suis vraiment contente que cette fic continue de vous plaire :) Un grand merci donc à PetitLama, Destrange, Elwenn Snape, stormtrooper2, Zeugma412 et Brigitte26 !
Je vais d'ailleurs en profiter pour répondre à une remarque qui m'a souvent été faite, concernant le tutoiement/vouvoiement de la part de Severus envers Harry. Il le tutoie habituellement, et se met a le vouvoyer lorsqu'il lui rappelle un peu trop James et que ça l'énerve. Le "vous" lui échappe. C'est un choix que j'ai fait et qui m'amuse beaucoup ^^
J'espère donc que ce chapitre vous plaira !
Bonne lecture
Toc toc.
« Oui, entrez », répondit la voix de Dumbledore, quelques secondes plus tard. « Ah, Remus, que puis-je faire pour vous de si bon matin ?
- Bonjour monsieur le Directeur. Je viens vous voir car…. J'ai quelques inquiétudes à propos d'Harry Potter.
- Que se passe-t-il ?
- J'ai eu une conversation intéressante avec lui hier soir, et j'ai l'impression que quelque chose ne va pas. Il m'a parlé de son balai, qui lui a été confisqué, mais je pense qu'il y a autre chose.
- Ah oui, son balai lui sera rendu aujourd'hui. J'ai insisté auprès de Minerva pour qu'elle le lui rende.
- C'est elle qui mettait du temps à le tester ? Elle a pourtant toujours fait son possible pour favoriser son équipe de Quidditch, demanda Remus en fronçant les sourcils.
- Oui, mais cette fois-ci, c'était un peu différent. Elle a vraiment peur que quelque chose se passe mal et qu'Harry ait un problème pendant le match. Je sais que ce balai est sûr, et il a fallu négocier âprement avec elle pour qu'elle accepte de lui rendre à temps pour le match. D'ailleurs, elle doit déjà lui avoir rendu, je pense.
- Harry va être enchanté. Mais la réaction du professeur McGonagall me surprend. Elle craint donc tant pour sa sécurité ?
- Oui. La menace de Sirius Black plane toujours et nous n'avons aucun moyen de le localiser. Des rapports du Ministère indiquent qu'il aurait été aperçu dans le nord de l'Angleterre, alors qu'il n'aurait aucune raison de s'y trouver. Ni famille, ni amis, rien. Mais ces informations sont parfois si contradictoires qu'il est difficile de s'y fier.
- Vous pensez réellement que Sirius est une menace pour Harry ?
- Tant qu'on ne connait pas ses intentions, on ne peut que les supposer. Vous savez comme moi ce qui est arrivé, et douze années derrière les barreaux d'Azkaban peuvent aussi changer un homme, aussi bon soit-il.
- Bien sûr, mais… J'avais l'impression de bien connaitre Sirius. Il aurait donné sa vie pour James. Sans hésiter la moindre seconde.
- Vous ne croyez toujours pas à sa culpabilité, n'est-ce pas ? demanda le Directeur d'une voix douce.
- Je ne sais pas. Ma raison me dit que les preuves sont là, mais mon cœur…
- Remus, vous savez que dans une situation comme celle-ci, je me vois dans l'obligation de vous poser la question.
- Que voulez-vous dire ?
- Je vous l'ai déjà demandé avant votre arrivée en septembre, mais… Avez-vous un quelconque lien avec l'évasion de Sirius Black ? Et envisagez-vous de l'aider à entrer en contact avec Harry Potter ?
- Non, bien sûr que non ! Je ne vais pas faire ça. Je suis perdu entre ce que je crois savoir de Sirius, et la réalité des évènements, mais jamais je ne mettrais en danger la vie du fils de James. Jamais !
- Heureux de vous l'entendre dire. Cette histoire est très confuse, je vous l'accorde.
- Harry m'en a parlé hier. Il s'inquiète aussi, même s'il s'efforce de ne pas le montrer.
- De quoi vous a-t-il parlé ?
- Du lien qui unissait James et Sirius. Il est au courant. Et je lui ai dit sans faire exprès que je connaissais James. Il a donc fait le lien entre nous trois.
- Qu'avez-vous fait ?
- J'ai minimisé les choses. Je ne veux pas qu'il me voit comme une menace, ou un allié de Sirius. J'ai donc seulement dit que j'étais à Poudlard à la même époque. Rien de plus.
- Vous avez bien fait. Il a besoin de personne sur qui s'appuyer, et nous ne pouvons pas compter uniquement sur Miss Granger et Mr Weasley. Ce serait injuste de faire peser une telle responsabilité sur leurs épaules.
- Il y a la personne chez qui il a passé les congés de fin d'année, aussi. Peut-il la contacter facilement ?
- Oui, ne vous inquiétez pas pour cela.
- Vous ne voulez toujours pas me dire de qui il s'agit ? Organiser un réseau autour d'Harry pourra lui…
- Non ! Je ne peux pas vous communiquer le nom de cette personne, pour de multiple raisons. Sachez seulement qu'il peut entrer facilement et souvent en contact avec elle, et que sa présence est en elle-même garante de sa sécurité.
- Mais…
- A présent, j'entends d'ici que le stade est déjà en train de se remplir. Le match va bientôt débuter et j'ai ouï dire qu'un balai exceptionnel allait faire son apparition aujourd'hui. Voulez-vous m'accompagner ? »
Sentant qu'il ne s'agissait que d'une question pour la forme, Lupin hocha la tête.
« Je dois repasser par mes appartements pour prendre des vêtements chauds. Je vous rejoints dans quelques minutes. »
Le temps était clair et dégagé. Seule une petite brise piquante leur rappelait qu'ils étaient encore au mois de février. Le stade était quasiment plein et les équipes faisaient enfin leur arrivée sur le terrain. De la tribune professorale, la vue était particulièrement dégagée et Lupin surprenait à apprécier les Quidditch de plus en plus. Lorsqu'il était étudiant, il y assistait par amitié pour James puis Sirius, mais rester des heures dans le froid, debout, sous tous les temps, avait quelque chose d'un peu lassant. Au contraire, les conditions de cette tribune étaient bien différentes et permettait de se plonger pleinement dans le match.
Le coup de sifflet de Mme Bibine résonna dans tout le stade, immédiatement suivi par une ovation générale. N'écoutant les commentaires de Lee Jordan que d'une oreille, Remus suivait des yeux Harry, comme la plupart des spectateurs.
Il n'y avait pas le moindre doute, il avait un don. Malgré le fait qu'il ne l'ait réellement que depuis quelques heures, il le maniait avec une finesse admirable. Il ne faisait qu'un avec le balai et semblait pouvoir faire ce qu'il voulait avec. Les accélérations et les virages se faisaient avec fluidité et aucun mouvement ne semblait superflu. L'attrapeuse adverse, Cho Chang, malgré son talent, n'avait aucune chance face à lui. C'était évident, et même elle semblait le savoir puisqu'elle avait sagement pris la décision de le suivre et de copier ses gestes. Elle ne pourrait pas le prendre par vitesse, son seul espoir était la ruse.
Soudain, un cri dans le stade lui fit détourner les yeux d'Harry. Trois silhouettes, encapuchonnées et noires se tenaient sur la pelouse. A ses côtés, Dumbledore s'était levé en même temps que lui.
Sans leur laisser le temps de réagir davantage, Harry avait sorti sa baguette et une gigantesque forme argentée en jaillit, repoussant et faisant trébucher les détraqueurs. Cette lumière brillante… Ce n'était pas possible ! Harry n'était pas capable de faire ça.
Bouche bée, Remus ne put esquisser le moindre geste, tandis qu'Harry, encore lancé à pleine vitesse, parvenait à se saisir du Vif d'Or. Dans une confusion totale, le coup de sifflet final retentit, tandis que la silhouette disparaissait aussi vite qu'elle était apparue. Une marée humaine envahissait la pelouse, tandis que les professeurs se dirigeaient vers les Détraqueurs.
De plus près, les costumes étaient ridicules et il ne faisait aucun doute qu'il ne s'agissait pas des gardiens d'Azkaban. Jamais Remus n'avait vu le Directeur dans un tel état de rage. D'un geste furieux, il ôta leurs cagoules pour y découvrir trois élèves. Malfoy, Crabes et Goyles étaient là, encore sonnés par leur rencontre avec ce qui semblait être un patronus et honteux de s'être fait prendre.
Tandis que le Directeur commençait à les interroger, Remus se tourna vers Snape. Son silence était éloquent. Il ne disait rien, et ne voulait surtout pas enfoncer ses chers Serpentard. Il laissait Dumbledore faire le sale travail, puis compenserait plus tard en les favorisant encore outrageusement. C'était comme ça depuis que Poudlard était Poudlard, et rien ne pourrait y changer quoi que ce soit.
Quelques dizaines de minutes plus tard, tout le monde retourna au château, la tête encore pleine des images du match et des incidents qui en avaient émaillé sa fin. Les Gryffondor étaient aux anges, et on n'entendait qu'eux sur le chemin du retour. Remus aurait donné cher pour assister à la fête qui aurait certainement lieu le soir, mais en tant que professeur, il n'aurait pas été le bienvenu.
Cette bonne humeur générale continua toute la journée, et tandis qu'il préparait ses cours dans la bibliothèque, Lupin ne put s'empêcher de repenser à Harry avec une pointe de nostalgie. James aurait été tellement fier de son fils !
Lorsque l'alarme résonna dans ses appartements, Remus n'était couché que depuis quelques heures. Il se réveilla en sursaut, ne comprenant pas de quoi il s'agissait. Un parchemin se mit à briller par terre, à quelques mètres de son lit. Se levant immédiatement pour aller le lire, il découvrit, stupéfiait, les quelques mots écrits à la hâte par Dumbledore :
« Black est entré au château par effraction. Vu dans le dortoir de Gryffondor. Toutes les issues bloquées. Rendez-vous dans le Grande Salle. »
Il lui sembla qu'une brique venait de lui tomber dans l'estomac. Il ne réfléchit pas un instant et s'habilla à la hâte. Saisissant sa baguette, il se précipita en dehors de ses appartements. Si Sirius était entré par effraction, cela signifiait que ses intentions étaient clairement malveillantes.
Déjà, presque la totalité des professeurs et les élèves de Gryffondor étaient assemblés lorsqu'il arriva. Dumbledore donnait ses directives, attribuant à des binômes d'adultes des parties du château à fouiller. Il se retrouva avec Aurora Sinistra, dans l'aile ouest. Sans attendre, ils partirent au pas de course, souhaitant et craignant en même temps de trouver l'intrus.
Presque comme un automate, Remus fouillait systématique chaque pièce, chaque classe, chaque couloir. Il lançait régulièrement des sorts de détection et de protection. Même s'il savait que c'était un peu vain. Sirius connaissait le château comme sa poche et s'il souhaitait réellement se cacher, il n'aurait aucune difficulté. Remus connaissait certaines de ses cachettes d'adolescent, mais James et lui avaient pris l'habitude de ne pas tout lui dire lors de leur cinquième année. Etant préfet, il était chargé de veiller sur la discipline de ses camarades et cela lui évitait de mentir lorsqu'il disait qu'il ignorait où ils se cachaient. C'était jouer sur les mots, mais à l'époque, cela leur avait semblé être une bonne idée.
Après une bonne heure de recherches infructueuses, Aurora et lui décidèrent d'un commun accord de revenir dans la Grande Salle. Sur le chemin, ils rencontrèrent Flitwick et Chourave qui revenaient, eux aussi, bredouilles.
La Grande Salle avait considérablement changé d'allure entre temps. Des dizaines de matelas avaient été installés dans la salle et les élèves étaient tous allongés sous la voûte immense qui leur donnait l'impression de dormir à la belle étoile. Albus les surveillaient tout en discutant avec Snape. Lupin se crispa intérieurement en voyant ce serpent susurrer à l'oreille du directeur, et sourit lorsqu'il le vit s'éloigner en l'apercevant. Snape lui jeta un regard assassin en le croisant et quitta la pièce, sans faire plus d'histoire.
Dumbledore risquait de le soupçonner à cause de son amitié de longue date avec Sirius, alors qu'il avait un Mangemort sous les yeux, qui était un complice idéal !
Et voilà, ce chapitre est maintenant terminé, j'espère qu'il vous a plu.
J'ai fait un choix un peu particulier, en le centrant sur Remus, j'espère que ca ne vous aura pas trop déstabilisé, mais on reviendra à Harry bientôt, ne vous inquiétez pas.
Le prochain chapitre sera publié le 15 mars. Oui, c'est dans longtemps, mais je suis la trame du livre, dans laquelle il y a de grandes ellipses. On verra donc si un autre chapitre apparait entre temps :)
Merci de m'avoir lue et à bientôt
