Disclaimer : Rien ne m'appartient à par l'univers et l'imagination. Clexa appartient à la série " The 100 " donc à la CW et Mevie appartient à la saga de film " Descendants " donc à Disney Channel !
Note de l'auteur : Oui, bonsoir ! J'espère que vous allez bien ! Un grand MERCI pour l'accueil que vous avez tenu à cette fiction ! Ça me fait plaisir ! Je ne vais pas monopoliser ce début d'histoire et on va se retrouver en bas ! ENJOY !
Chapitre 2 : Les rêves ne sont pas la réalité
~ Point de vue Evie ~
L'odeur du sang m'est insupportable. Cela me donne la nausée. Je sens des larmes coulées sur mes joues, mais je n'en connais pas la cause. Tout est flou, comme irréel. La seule chose qui reste omniprésente est cette sensation chaude sur mon visage. Un liquide épais et nauséabond. Du sang, voilà la source de cette senteur persistante.
J'ouvre les yeux et mes pupilles rencontrent un ciel d'un rouge semblable au fluide qui est sur ma peau. Ce n'est clairement pas normal. Je ressens la douceur de l'herbe dans mon dos contrastant avec l'horreur de la situation et je devine que je suis allongée. Je tente de me relever, mais mon corps me fait mal. C'est comme si j'avais été déchiqueté par un million de lames.
Mon don de régénération me permet tout de même de me mouvoir faiblement. Je sèche mes joues mouillées et réussis à me redresser assez pour distinguer une silhouette à quelques mètres devant moi. Ce n'est qu'une ombre, mais ses yeux d'un vert luisants pénètrent mon âme. Je ne vois rien qui me permettrait de l'identifier et c'est ça qui est le plus terrifiant.
Je ne sais pas qui est cette ombre, mais j'ai l'étrange impression qu'elle se trouve à la frontière des deux mondes. Entre le bien et le mal. Mon cœur commence à tambouriner bien trop fort quand elle entame un mouvement vers moi où elle semble glissée sur le sol.
Plus elle s'avance et plus j'arrive à identifier un corps qui git à ses pieds. Je ne pouvais pas le voir avant puisque son manteau sombre le recouvrait. Je prends soudainement conscience qu'il s'agit de Lexa et je comprends la raison de mes larmes. Tout autour de moi n'est que feu et sang.
Octavia et Raven sont allongées l'une à côté de l'autre, main dans la main avec un sourire apaisé sur les lèvres. Le reste de mes amis, de ma famille, sont tous sans vie. Je veux hurler de fureur, mais les cris se bloquent dans ma gorge comme étouffée par la présence même de l'entité qui se rapproche dangereusement de moi. Mes yeux s'écarquillent de frayeur pendant que je recule pour être stoppé par un arbre. L'ombre s'est immobilisée pour me fixer. Elle semble m'analyser intensément.
— Aide-moi ! S'écrit-elle sans préavis, me faisant sursauter de terreur en attrapant mon poignet.
Je hurle en me redressant dans le lit où je me suis endormie plus tôt. Lexa se trouve toujours auprès de moi, ce qui me rassure.
Je m'enfonce dans ses bras et la serre fort contre moi, m'enivrant dans son odeur. Elle partage l'étreinte que j'ai imposée sans me poser la moindre question. Ses bras arrivent à me réconforter et je soupir de soulagement dans son cou avant de plonger mon regard dans le sien, un peu plus calme.
— Tu as fait un cauchemar. Qu'est-ce que c'était ? Me demande-t-elle en mettant sa main sur ma joue, esquissant des formes abstraites sur ma peau.
— Une ombre. Lexa s'était horrible. Ce goût et cette odeur de sang. Tout n'était que chaos et massacre. Cette ombre t'a tué, toi aussi et j'étais la dernière survivante. Elle s'est approchée de moi, elle glissait sur le sol et elle m'a attrapé le poignet, lui expliquais-je en regardant mon membre instinctivement.
Les mots semblent mourir dans ma gorge quand je vois une marque sur ma peau. Exactement où cette ombre m'a attrapé. Ce n'était donc pas qu'un rêve. Je glisse mes doigts sur la brûlure qui ressemble à s'y méprendre à la tête d'un dragon. Lexa est obnubilé par cette étrangeté.
— Aide-moi. C'est ce que tu as dit en te réveillant. À qui parlais-tu ? Voulut savoir la grande brune sans quitter la trace des yeux.
— Je… Cela ne venait pas de moi. C'était elle. L'ombre. C'est elle qui m'a demandé de l'aide, révélais-je dans un souffle. Je ne comprends pas pourquoi une telle créature a besoin que je l'épaule.
Soudain, un élancement vif s'étend à travers mon bras entier, prenant sa source dans la marque. Je pose mon autre main dessus essayant d'atténuer la douleur, mais cela ne fait que la déployer. Je claque des dents plusieurs fois en réponse à cette agonie qui me ronge. Je ne peux pas me concentrer, mais j'entends des murmures. Je ne comprends pas ce qu'ils disent, mais ses entités souffrent. Je devine que ce sont les victimes de l'ombre.
Une intonation se démarque pourtant des autres. Une voix aiguë et désespérée qui me demande de l'aide inlassablement. Elle s'étend à travers tout mon cerveau, ricochant contre les parois de mon crâne. J'ai l'impression qu'elle est partout et nulle part à la fois. C'est déstabilisant à vivre. Je suis tellement focalisé sur cette apparition, sur ce qu'elle essaie de me dire que j'en oublie ma douleur.
Elle est toujours présente, mais c'est comme si quelqu'un avait posé un linge mouillé dessus, ça me donne un effet de froid qui glace tout mon membre. Un étrange sentiment de plaisir et de soulagement parcourt mon être à l'apaisement que cela me procure. Quand j'ouvre mes paupières, fermées à cause de la souffrance, un petit sourire s'étend sur mes lèvres à la vue de la main de Lexa posé sur mon poignet.
Cette sensation de bien-être, c'est son don. Elle l'utilise pour contrecarrer les effets nocifs de la plaie. Je plonge mes pupilles évolués dans un bleu dans son immensité chocolat et dépose un tendre baiser sur sa joue en guise de remerciement. Une fine esquisse s'étire sur sa bouche à mon geste et après un moment, elle glisse sa main jusqu'à mes doigts qu'elle entremêle aux siens.
Ne ressentant plus aucune douleur, le tintement des voix devenu constant, je me laisse aller contre la grande brune, mettant ma tête sur son épaule. Elle embrasse mon front et matérialise un immense verre d'eau. Je la remercie avant de l'engloutir d'une traite et de reprendre ma position initiale.
Notre amitié a toujours été ambiguë, d'aussi loin que je me souvienne. Peut-être est-ce le fait que nous avons grandi ensemble ? Peut-être est-ce le fait que nous avons déjà eu une relation ? Je ne sais pas, mais elle est mon essentielle. La personne la plus importante de ma vie à ce jour. Nos sentiments sont loin d'être romantiques, plus maintenant, mais nous nous aimons encore, d'une certaine manière.
C'est pour cette relation, pour cette connexion, que j'ai choisi de suivre Alexandria dans son projet de protéger les autres. Ceux qui ne possèdent pas de pouvoirs comme ceux qui en ont. Notre monde a toujours tourné autour d'une de nous et nous nous complaisons dans cette dynamique. Si elle en venait à tomber amoureuse, je n'en serais pas jalouse et elle non plus si cela devait m'arriver. Même si j'en doute fort avec ce que j'abrite à l'intérieur de moi.
— Ça faisait longtemps que tu n'avais pas fait de rêve de ce style. Depuis mon accident, il y a six ans. Tu penses que c'est ton don qui veut te dire quelque chose ou que ça provient d'une entité extérieure ? Réalise-t-elle après un moment, d'une voix lointaine, effectuant les contours de ma marque de ses doigts.
— C'est un mélange des deux. Je le saurais quand je rencontrerai cette étrange ombre, essayais-je de la rassurer pendant que je tourne mes iris vers la porte d'entrée.
— Tu penses vraiment que cette chose est une personne ? Pourquoi sembles-tu en être si sûr ?
— Parce que cette voix, je l'ai déjà entendu quelque part, il y a six ans, pendant ton accident. Ce n'était qu'une intonation faible et brouillonne, mais elles ont la même. Je présume que c'est une jeune femme perdue entre la lumière et les ténèbres. Tout comme je le suis depuis ce qu'il leur est arrivé.
Elle ne répond pas et me serre un peu plus fort dans ses bras pendant que les souvenirs de cette terrible nuit repassent en boucle dans ma tête. Lexa aurait pu y laisser sa vie. Mes parents l'ont bien fait eux, ainsi que les siens. Je vis dans la constante peur de la voir disparaître. Qu'elle me soit arrachée. J'ai rompu avec elle à cause de cette raison, de cette terreur.
Je suis un danger ambulant. Lexa est tout le temps confronté à mon destin, à ma malchance, à moi. J'ai provoqué la mort d'innombrable personne. Mes parents. Ceux de Lexa, et le pire de tous, j'ai le sang de Costia sur les mains. Je ne me le pardonnerai jamais, même si Lexa semble le faire pour nous deux. Elle porte sur les épaules tellement de responsabilités. Tellement de peine. Tout ça à cause de moi.
— Arrête de penser à ça, Evie. Ce n'était pas de ta faute, murmure ma meilleure amie intimement alors que sa tête repose sur la mienne.
Je souris tristement devant ses dires. Évidemment que c'était de ma faute, mais elle campe sur ses positions depuis leur décès. Pour elle, je ne suis responsable d'aucune de leur mort, elle le répète depuis trois ans sans interruption. Comme elle se trompe lourdement.
– Tu ne devrais pas utiliser ton don d'empathie sur moi, Lex'. Mes émotions ne sont pas pures. Tu peux être infecté, lui conseillais-je en me détachant d'elle munie d'un petit sourire malsain.
— Je te connais, toi autant que tes émotions, et la personne que j'ai devant moi n'est plus toi. Enchérit-elle en se levant du lit à ma suite, croisant les bras sur sa poitrine dans un geste de protection. Pourtant, même en distinguant ce changement, elle me tient tête.
Je ne peux pas m'empêcher de rire devant sa posture, sous ses paroles. Elle se trompe tellement à mon sujet que c'en est presque touchant. Presque.
Je sais que tu te retiens, Alexandria. Je t'en prie, ne le fais pas et montre-moi ce que la dernière héritière Wood est capable.
Je la provoque directement en conversation psychique, profitant de son don. Ou plutôt, elle en abuse.
— La personne qui se trouve devant toi est une partie de moi. Celle qui est la plus sombre et la plus fourbe, rétorquais-je dans un rire à voix haute, tournant enfin mes pupilles glaciales et luisantes d'une flamme malsaine dans les siennes, sur la retenue.
Nous sommes soudainement interrompus par Anya, le chef de la garde rapprochée du clan. Elle semble essoufflée et une lueur d'inquiétude transparaît dans son regard. Lexa détourne son attention de moi pour être totalement concentrée sur son amie. J'en profite pour sortir de la cabane, me dirigeant vers la forêt pour calmer cette entité en moi.
J'aime l'odeur de la forêt. La verdure de ses arbres. Le chant de ses oiseaux. Les bruits de ses animaux. Il y a tellement de vie, tellement de bonté dans cette immensité émeraude. Cela contraste avec l'impureté et le mal qui se tapit au fond de moi. C'est pour cela que j'apprécie venir me détendre en forêt. La nature m'aide à y voir plus clair. À ne plus remarquer cette entité malveillante.
Les buissons et les arbres sont tellement rapprochés les uns des autres que je ne distingue pas tout de suite une paire d'yeux semblable à cette couleur me traquer. Je stoppe ma marche en entendant un bruit dans ma direction et arrête au vol un disque de métal à quelques centimètres de mon visage.
Mon regard se pose sur le celui-ci, immobilisé dans les airs et à quelques centimètres de ma tête, avec un petit sourire amusé. Ce n'est pas comme ça que les chasseurs arriveront à m'avoir. Je me saisis de l'arme et l'observe avec un air réjoui. Mes pupilles s'illuminent d'une nuance bleue et j'évite un deuxième disque qui rebondit contre mes arbres derrière moi.
Je lève les yeux au ciel à cette nouvelle tentative, souffle de dépit et bloque l'arme avec celle que j'ai entre les mains. Je sais qu'elle prend lentement le contrôle, mais dans ces moments-là, quand Lexa n'est pas avec moi, elle reste ma seule chance de survie.
Modifiant la trajectoire de son disque, il repart vers son propriétaire qui semblait croire que je ne l'avais pas vu, dissimulé derrière un buisson. Je me dirige vers son emplacement sans rien dire, un imposant rictus mauvais sur la bouche, les yeux écarquillés de réjouissance.
Arrivée au supposé endroit, il n'y a personne. Mon instinct de chasse se réveille à cela et je distingue des mouvements sur ma droite en quelques secondes. J'entends ce chasseur impétueux, et un tantinet inconscient, s'enfuir en s'aidant du camouflage de la forêt. Visiblement, leur structure ne possède pas toutes les informations sur mes capacités.
— Dites à votre chef que je ne suis pas inhumaine pour rien. Votre organisation ne pourra pas m'arrêter. Pas avec ce qui se trouve en moi ! lui criais-je avec une intonation moqueuse et à la limite de la psychose.
Je lance le disque en direction du chasseur et rit franchement quand j'entends le métal qui s'enfonce dans sa chair dans un terrible craquement d'os. Je ferme les yeux, un petit rictus présent sur mes lèvres et je hume l'air sain des arbres mélangés à celle du sang. Quand je sais que mon attaquant n'est plus dans le périmètre, je m'autorise à reprendre le chemin du camp en sifflant, mes mains placées dans mes poches comme si rien ne venait d'arriver.
Voilà ! J'espère que vous avez apprécier ce nouveau chapitre ! J'ai hâte d'avoir vos avis ! :-D
Bravo à toutes celles qui avaient vu le lien amoureux entre Evie et Lexa, vous avez eu 50% raison xD
Que pensez-vous qu'il se soit passé, il y a six et trois ans ? ( Oui, ce sont deux événements différents et non une erreur de ma part :-P )
Le prochain chapitre sera basé sur Clarke et Mal !
Rythme de publication : Je vais essayer de publier tous les Mercredi. ( sinon se sera un Mercredi sur deux, vous verrez bien xD )
Bisous à vous ! :-*
