Chapitre 8: Il est temps de se battre
Il avait fallu que Parkinson se ramène et ordonne qu'on attrape Potter. Hermione avait lâché la main de Fred à contre cœur pour se placer à côté de son meilleur ami comme soutien et possible renfort face à une attaque. Parkinson avait grimacé en voyant Ron faire la même chose. Le petit frère de Fred fut suivi par Ginny, Neville, Luna et chacun des jeunes étudiants qui faisaient partie de l'Armée de Dumbledore. L'Ordre était toujours armé et fixait chaque personne prête à attaquer Harry Potter. Parkinson recula de quelques pas alors que McGonagall s'approchait des rangs de Serpentards. Drago était inquiet de la suite des opérations, il avait eu peur que quelqu'un fasse bien plus que sa camarade de classe et qu'Harry soit livré au Seigneur des Ténèbres.
La professeure de métamorphose allait dire quelque chose quand du bruit se fit entendre vers la porte d'entrée de la Grande Salle, le vieux concierge Argus Rusard fit son apparition en clopinant avec sa chère Miss Teigne dans les bras. Hermione manqua presque de rire à cette scène étrange à tel moment.
- Les élèves hors du dortoir, les élèves sont hors des dortoirs ! s'écriait le Cracmol en arrivant vers la Directrice de maison de Gryffondor.
- Tant mieux qu'ils le soient, monsieur Rusard ! Bien sûr qu'ils sont hors des dortoirs, idiot !
Harry fut étonné du vocabulaire exercé par son ancienne professeure. Surtout que le concierge semblait presque s'incliner gêné de son intervention.
- Désolé, murmura brièvement Rusard.
- Bien puisque vous êtes enfin arrivé, je souhaiterais que vous escortiez Miss Parkinson et tous ses camarades de la maison Serpentard loin d'ici.
La fermeté qu'avait utilisée la professeure de métamorphose surprit autant Rusard que tout le monde présent dans la Grande Salle. Les étudiants de Serpentard blêmirent en entendant la nouvelle, certains se disaient qu'ils auraient plus de chance de survie en partant de là mais un en particulier était inquiet de se retrouver loin du Survivant.
- Mais où voulez-vous que je les mette ? demanda le concierge un peu confus tenant toujours Miss Teigne contre lui.
- Dans les cachots.
La réponse avait été donnée bien plus rapidement qu'Hermione ne l'aurait pensé. Elle s'était imaginée voir McGonagall réfléchir quelques instants avant de donner le lieu où placer les Serpentards loin d'eux pour mieux se préparer à la Bataille de Poudlard.
- Je vous demande pardon ? fit le concierge en fronçant des sourcils, pensant que la Directrice de la maison Gryffondor devait plaisanter.
- Dans les cachots, Monsieur Rusard.
Les gens applaudirent le choix de McGonagall alors que les Serpentards se regardaient entre eux en se demandant si leur professeure de métamorphose pourrait plaisanter bien qu'elle n'ait jamais démontré une quelconque démonstration humoristique. Malfoy était caché parmi ses camarades de maison donc le jeune sorcier blond ne parvenait pas à voir Harry et ses amis discuter entre eux. Il aurait voulu rester mais la peur le paralysait et puis, cela aurait été trop suspect. Personne ne l'aurait laissé rester de toute manière. L'ancien attrapeur pour sa maison baissa donc la tête et se cacha dans la masse de Serpentards quand Argus Rusard secondé par Bill Weasley et sa femme firent sortir la maison Serpentard de la Grande Salle. Il n'arriva même pas à voir Harry, c'était peut-être pour le mieux.
Harry jeta un regard en biais parmi les étudiants de Serpentard mais ne vit pas Malfoy dans le groupe, il devait être caché dedans. Il ferma les yeux une seconde avant de se détacher du groupe de l'Armée de Dumbledore pour se diriger vers la Directrice de la maison de Gryffondor.
- Je suis contente que vous soyez venu, Monsieur Potter. Je suppose qu'il vous faut du temps ?
- Autant que vous pouvez m'en faire gagner, admit le jeune sorcier à la cicatrice.
- Ne vous inquiétez pas, Monsieur Potter. Je sécurise les lieux pendant que vous faites ce que vous devez faire.
Harry recula pour s'apprêter à partir à la grande aventure quand la professeure de métamorphose se tourna une dernière fois vers lui :
- C'est bon de vous revoir, Monsieur Potter.
Le Survivant remercia la professeure en lui disant la même chose, il inclina la tête avant de sortir de la Grande Salle suivi des membres de l'Armée de Dumbledore. Hermione serra Fred dans ses bras en lui disant qu'ils se reverraient mais qu'elle devait aller aider Harry dans sa mission. Le rouquin la prit dans ses bras une poignée de seconde avant d'embrasser les lèvres de la jeune sorcière. Hermione aurait pu rester bercer dans les bras chaleureux de son fiancé mais la réalité lui revint férocement quand Ginny lui dit de se dépêcher. L'ancienne préfète de cinquième année sourit faiblement en se séparant de Fred, elle sortit le collier où se trouvait la bague de fiançailles avant d'embrasser une dernière fois le jeune Weasley.
- On se retrouvera, je ne te laisse pas le choix, fit Hermione avant de rejoindre Ginny et Luna vers la porte de la Grande Salle.
- Tu ne m'as jamais laissé le choix, souffla Fred avec nostalgie avant de serrer sa main autour de sa baguette pour rejoindre l'Ordre.
Harry était décidé à trouver ce fameux objet que Voldemort avait utilisé et qui avait un lien marquant avec la maison de Serdaigle. Ron eut une excellente idée d'aller chercher un croc de Basilic dans la Chambre des secrets vu que ce poison avait pu détruire le Journal de Jedusor lorsqu'ils étaient encore en deuxième année. Hermione s'était portée volontaire pour aller avec Ron. Les deux étaient partis en courant vers les toilettes de Mimi Geignarde. Neville avait proposé aux autres d'aller soutenir les autres pour sécuriser le château. Seamus eut une idée de génie d'aller mettre des explosifs sur le ponton qui menait Poudlard à la forêt Interdite.
- Super idée, allez-y avec Dean et quelques autres, fit Neville en hochant de la tête.
Harry était fier de voir que le petit Neville trouillard laissait place à un leader aux bonnes valeurs. Il sourit alors que le jeune Gryffondor se tournait vers lui.
- Je m'occupe d'eux, va trouver cet objet de Serdaigle !
- Merci, Neville, fit le jeune Survivant avant de détaler vers le premier couloir devant lui.
Au loin, les personnages dans les tableaux prenaient la fuite ou prévenant les autres de ce qui allait se passer. Neville indiqua aux autres ce qu'ils pouvaient faire, il était tellement occupé qu'il ne vit pas Luna se faufiler parmi des élèves pour suivre Harry. La meilleure amie de Ginny était bien plus que sûre d'elle pour ce qui était du Diadème de Serdaigle et elle se devait d'en parler encore avec Harry.
Tous les étudiants qui se trouvaient être majeur pouvaient rester se battre pour protéger leur école, les autres devaient sortir du château par le passage secret pris par le trio de Gryffondor une heure auparavant. Les préfets amenaient les jeunes étudiants le plus calmement possible vers les passages secrets alors que les professeurs se réunissaient et que chacun se hâtait à sa tâche. Harry était à contre-courant mais faisait tout pour se frayer un passage parmi les étudiants en panique. Luna essayait de ne pas perdre de vue le jeune sorcier alors que le chaos s'installait définitivement dans Poudlard.
Le professeur de sortilèges et McGonagall accompagnés de Seamus, Neville, Dean et deux autres Gryffondors sortirent dans la cour extérieure de l'école de magie. La Directrice de maison de Gryffondor permit au petit groupe de téméraires d'aller faire exploser le ponton mais de faire attention à eux. Seamus et Neville qui avaient toujours été les pros des explosions vivaient comme un Noël à l'avance. Dean et son meilleur ami s'étaient hâté vers le ponton en question baguette déjà en main.
Alors qu'ils courraient le plus vite possible vers le ponton, au-dessus de leur tête se formait la barrière de protection. Les professeurs lançaient de part et d'autre de Poudlard des sortilèges de leur baguette tout en sachant très bien qu'à un moment donné cette barrière se brisera en mille morceaux et que le Seigneur des Ténèbres pénètrera dans l'école de sorcellerie.
Harry continuait son chemin dans les hauteurs de Poudlard toujours poursuivi par la jeune étudiante de Serdaigle.
- Harry, attends ! Il faut que je te parle !
- Je suis un peu pressé, Luna, répondit l'ancien Capitaine de Quidditch de Gryffondor tentant de se frayer un passage dans l'escalier en colimaçon.
- Je sais mais il faut que tu me croies pour ce qui est du diadème de Serdaigle, fit Luna qui s'était arrêté dans sa course.
Harry continuait de marcher, les élèves courant derrière eux se demandant comment ils pouvaient rester là à discuter alors que la fin du monde s'annonçait imminente. Harry semblait coincer dans sa propre bulle alors Luna haussa d'un ton, une habitude qu'elle prenait que très rarement :
- Harry Potter, vous devez m'écouter !
Le meilleur ami d'Hermione s'arrêta de gravir les marches et se retourna dans sa direction, glacé par le ton sec et vif utilisé par Luna.
- Je suppose que tu connais peu de choses sur Serdaigle. Le diadème de Serdaigle, personne ne peut le trouver. Personne ne l'a vu depuis très longtemps, il est évident que pour en savoir plus nous devons parler à quelqu'un qui est mort. Quelqu'un qui a bien plus de vécu que nous.
Harry fronça les sourcils, Luna avait raison et trouver quelqu'un de mort à Poudlard signifiait parler à un fantôme. Et le fantôme de Serdaigle était celui de Rowena Serdaigle. Il vit un sourire apparaitre sur le visage de la jeune fille aux cheveux blonds, elle voyait qu'elle avait toute son attention désormais. Luna leva la tête et vit dans le ciel les barrières de protection se former, la guerre devenait de plus en plus réelle. Cela grouillait d'hyperactivité chez Harry, il était tout de même triste de la tournée des évènements. Tout le monde comprenait que l'idyllique Poudlard allait vivre son pire cauchemar.
Luna lui expliqua ce qu'il devait faire quand il sera devant le fantôme de Rowena Serdaigle, Harry écouta avec attention et quand ils arrivèrent vers la tour de Serdaigle, le couloir où ils se trouvèrent fut comme d'un seul coup glacial et occupé d'une force surnaturelle. Luna le laissa seule et Harry s'excusa de ne pas l'avoir tout de suite cru. Luna fit comme de rien.
Une silhouette grisâtre et transparente faisait maintenant face au jeune Survivant, une femme juste avant la quarantaine vêtue d'une robe ancienne flottait dans les airs avec un visage marqué de tristesse et de préoccupation. C'était Rowena Serdaigle, son fantôme juste devant Harry.
- Bonjour, fit le jeune homme.
Mais le fantôme prit la fuite à la seconde d'après un couloir plus loin, le meilleur ami d'Hermione la poursuivit tout en gardant une certaine distance. La Dame Grise était une personne timide, c'était la fille de la co-fondatrice de Poudlard. Harry lui pria de l'écouter un instant, espérant qu'elle n'allait pas encore s'échapper loin de lui. Il voulait absolument savoir où pouvait se trouver le Diadème de Serdaigle. La jeune femme fantôme l'épiait du regard, de ces yeux de mort et de tristesse.
- Je sais quelle magie il a pratiqué sur le Diadème, une magie puissante et si noire qu'elle reste ancrée dans l'âme du sorcier ou de la sorcière qui s'en sert.
- Vous savez où se trouve le Diadème de Serdaigle ? demanda gentiment Harry.
- Je le sais mais il le voulait aussi, il est venu ici en me disant qu'il souhaitait le détruire, pour stopper le maléfice que cet objet était. Vas-tu me dire que tu souhaites la même chose ? souffla Rowena en venant se mettre juste devant le Survivant.
Harry déglutit, la manipulation des esprits était de la corde du Seigneur des Ténèbres et il n'allait pas lui mentir. Ses intentions étaient presque similaires et il se devait de mettre le fantôme de Serdaigle en confiance.
- Je souhaite mettre fin aux intentions néfastes de Voldemort. Si je détruis ce Diadème ainsi que les autres objets qu'il a ensorcelés pour devenir le mage noir. Il vous a trompé par son envie de pouvoir, Serdaigle est une maison intelligente qui voit le savoir avant le pouvoir. Je ne cherche pas le pouvoir, je veux sauver les gens que j'aime et pour cela, il me faut savoir la localisation de ce Diadème. Allez-vous m'aider ?
Il sembla voir une sorte d'étincelle dans les yeux de la femme fantôme, Harry avait été sincère et avait dit ce qu'il y avait dans son cœur pour être sûr que Rowena Serdaigle lui ferait confiance. Un faible sourire se fit sur le visage fantomatique de Rowena Serdaigle.
- Il est dans la pièce où se trouvent les objets perdus, là où on laisse ce qu'on ne veut pas retrouver.
Le fantôme souffla un dernier murmure avant de s'envoler et traverser le corps du Survivant. Le cœur d'Harry manqua de s'arrêter de battre en sentant l'être surnaturel passer à travers lui. Son cœur battit à la chamade quand le jeune sorcier comprit ce que voulait dire Rowena Serdaigle. Son cerveau avait fonctionné à une vitesse hallucinante, rivalisant presque celui d'Hermione. Il se tourna vers la porte de sortie, Harry se devait d'arriver rapidement à la Salle sur Demande. C'était là que le Diadème de Serdaigle se trouvait être.
Du côté des Serpentards, tout le monde était en rogne parce que Rusard venait de les enfermer à clé dans les cachots mais ce vieux concierge avait rien dans la cervelle vu que les premiers à ne pas tenir dans ce petit donjon moisi sortir leur baguette. Le canada fut explosé par un étudiant de dernière année, Parkinson ne manqua pas de crier de joie à cette heureuse libération. Les Serpentards partirent tous en masse hors des cachots, les plus jeunes légèrement en retrait et inquiets. Malfoy demanda aux préfets de cinquième année de veiller à ce que les plus jeunes puisent filer vers les passages secrets.
Après avoir fusillé du regard les deux préfets qui semblaient hésiter à faire une telle tâche alors que la guerre allait débuter. Heureusement, la jeune fille accepta en ayant sa petite sœur dans le lot. Malfoy allait la remercier mais il fut tiré au loin par Grégory Goyle et Blaise Zabini. Son faible acolyte et le jeune sorcier de septième année étaient ceux qui se devaient de soi-disant veiller sur lui, étant le fils de Lucius Malfoy.
- On doit y aller, on doit trouver Potter, fit Zabini dès qu'ils furent sorti des cachots.
- Le Seigneur des Ténèbres nous en sera éternellement reconnaissant de lui avoir offert le Survivant, ricana Goyle en relâchant la cape de sorcier de Malfoy.
Ce dernier serra des dents et décida de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Le jeune sorcier de Serpentard remit son visage de glace et réfléchit un court instant aux lieux où pourrait se trouver Harry. Les endroits plutôt réputés ou ceux cachés et pouvant offrir un objet que le Lord Voldemort aurait pu ensorcelé.
- On va où ? demanda Zabini qui serrait fortement sa baguette devant lui.
Le jeune homme de la maison Serpentard avait les yeux plein de rage, Malfoy se disait que son camarade de classe aurait pu torturer un gosse de première année si on venait à lui barrer la route. Goyle était presque dans le même état d'esprit, c'était avec cette remarque que le jeune Serpentard remarqua à quel le petit gamin arrogant aux cheveux plein de gel faisait parti du passé. Malfoy fronça les sourcils en se disant que le seul lieu assez farfelu pour abriter un objet maudit ne pouvait qu'être la Salle sur Demande.
- On va aller à la Salle sur Demande, répondit sur un ton décidé le fils de Lucius Malfoy.
- C'est quoi, ça ? questionna bêtement Goyle en regardant à gauche puis à droite avant que le trio de Serpentards débouchèrent dans un autre couloir.
- Un endroit trop important pour que Potter l'ignore.
Malfoy espéra que sa réponse pourrait suffire pour qu'il n'y ait pas d'autres questions. Heureusement, Goyle hocha de la tête et Malfoy passa devant le duo de Serpentards dans son costume noir avec sa baguette en main. Malfoy devait trouver Potter, c'était plutôt logique pour le fils d'un Mangemort en disgrâce à la recherche du pardon de son Grand Maitre. Mais la vérité étai toute autre dans la tête du jeune ancien attrapeur. La raison pour laquelle il était si nerveux et excité à l'idée de trouver Harry Potter était à l'opposé de celle qu'elle était supposée être. Drago Malfoy voulait revoir son ancien rival de terrain en chair et en os bien plus qu'une poignée de seconde et surtout pouvoir lui parler. Mais Drago savait très bien qu'il rêvassait bien trop.
Du côté de Ron et Hermione, les deux Gryffondors avaient pu entrés dans la Chambre des Secrets grâce au jeune rouquin. À la suite des cauchemars de leur meilleur ami qui se trouvait dans la même chambre que Ron, ce dernier avait souvent entendu parlé le Fourchelangue pour pouvoir l'imiter et permettre leur entrée dans la Chambre des Secrets. Hermione avait tremblé en entrant dans cette grotte minable et humide, le monstre qui y est mort était celui qui l'avait paralysé quand elle était en deuxième année. Ron savait que sa petite sœur avait failli y mourir mais sa seule pensée était d'attraper un foutu croc de ce cadavérique de Basilic. La jeune sorcière d'origine née-moldue avait respiré un bon coup avant de reprendre la marche avec Ron.
L'ancienne préfète de cinquième année sourit quand elle voit la dent immense et presque grisâtre du Basilic dans la main de son ami. Le grand frère de Ginny lui dit de sortir la coupe de Poufsouffle pour pouvoir la détruire, Hermione sortir l'objet en or de sa sacoche et le tendit à la jeune sorcière.
- Mais…
La jeune sorcière d'origine née-moldue ne comprit pas trop ce que Ron voulait, elle regarda la dent sans vraiment savoir quoi en faire jusqu'à ce que le petit frère de Fred lui explique son point de vue :
- J'ai déjà détruit le médaillon de Serpentard il y a des mois. Harry a détruit le premier Horcruxe quand il était en deuxième année. Alors il faut te laisser l'honneur de détruire un.
La jeune femme éclata de rire nerveusement même si le rouquin avait complètement raison sur le fait que cela venait son tour de détruire un Horcruxe. Hermione inspira et expira avant d'accepter la dent du Basilic. Elle se mit à genoux sur le sol mouillé de la Chambre des Secrets.
- Il faut que tu tiennes la coupe et je la frapperai avec la dent, tu comprends ? fit Hermione en fixant le petit frère de son fiancé.
Il hocha de la têt, prit l'objet en or et le posa sur le dallage froid. Il s'accroupit à son tour et tint fermement la coupe entre ses mains pour que son amie puisse frapper en plein milieu. Hermione regarda fixement la coupole scintillante avant de poser ses yeux sur la dent du Basilic. Ils allaient détruire un autre Horcruxe et affaiblir ce vieux mage noir psychopathe. Il comprendra que personne ne plaisante avec l'envie de le voir disparaitre six pieds sous terre. Hermione pinça des lèvres avant de frapper de toutes ses forces dans la coupe de Poufsouffle sous le regard encourageant de Ron.
De retour au trio d'étudiants de la maison de Serpentard, Malfoy était vraiment angoissé bien qu'il ne laissait rien paraitre extérieurement. L'idée qu'Harry soit là était une bonne nouvelle mais aussi mauvaise vu que le temps pressait. Il ne devait rester qu'une vingtaine de minutes avant que Voldemort envoie ses adeptes attaquer Poudlard. Toute l'innocence des lieux avait disparu, cela ressemblait plus à une pièce de théâtre macabre avec des esprits vengeurs. Même Peeves semblait effrayer par la bataille à venir, l'esprit frappeur participait même aux tâches que les professeurs lui donnaient.
Malfoy parvint plus rapidement qu'il ne l'avait pensé devant le mur qui les mènerait bientôt les trois dans la Salle sur Demande. C'était une pièce particulière, Harry n'avait pas pu l'ignorer et elle était tellement grande qu'il ne pouvait pas avoir déjà fini de chercher. Il soupira avant de se balader trois fois devant le mur en demandant dans un murmure presque inaudible le lieu où se trouvait Harry Potter sous les yeux surexcités de Grégory Goyle et de Blaise Zabini. Ecœuré de leur comportement de suiveur, il ricana presque d'avoir pu un jour été un tel sombre idiot aveugle. Il avait vraiment dû être pathétique pour suivre les idéaux de son paternel et celle du Seigneur des Ténèbres.
Quand les trois étudiants de la maison verte et argent entrèrent dans la Salle sur Demande, Malfoy eut un coup au cœur en découvrant une similitude angoissante avec celle qu'il avait demandé l'an dernier pour trouver de quoi faire entrer les Mangemorts à Poudlard. C'était une immense pièce servant de débarras depuis des siècles, on pouvait y trouver de tout.
Dans la salle sur Demande, Harry avait fini par trouver comme avec une voix murmurée dans sa tête. Le Diadème de Serdaigle se trouvait dans un écrin plutôt simple pour un objet de tel valeur. C'est pour cela que le jeune Survivant l'avait remarqué. Il fallait que ce soit bien caché et discret pour que les intrus et les fouineurs de tombent pas dessus. Harry allait presque le toucher quand le jeune sorcier sentit une présence pas loin de lui. Surtout de légers bruits de pas sur un parquet plutôt ancien. Rien de bien discret donc il comprit que ce n'était ni des amis ni des renforts. Harry continua d'ignorer l'ennemi qui s'approchait en sa direction.
L'ancien joueur de Quidditch pour Gryffondor regarda le bijou de la maison Serdaigle autant de calme que possible quand il sentit comme une drôle d'impression dans son corps et son âme. C'était comme si on l'avait paralysé à distance grâce à l'esprit d'un être humain. Harry sentit une certaine chaleur presque un peu douloureuse dans son cerveau. Une voix se fit entendre uniquement dans son esprit, un murmure qu'il pouvait reconnaitre entre mille : Drago Malfoy. Sa voix fut posée mais laissait planée sans aucun doute la nervosité qui se dégageait de lui.
« Tu sais que je ne le veux pas, tu sais que je veux tout sauf ça. Alors chacun va jouer le jeu, faire ce qu'il sait faire de mieux. Je ne veux pas t'attaquer mais je ferrai comme. Par contre, je connais pas ce qui en est vraiment d'eux »
Le jeune sorcier nommé le Survivant se mit à sourire légèrement après avoir entendu la voix du Serpentard. L'ancien Capitaine de Quidditch de Gryffondor hocha si discrètement la tête qu'il crut un instant que le fils unique de Lucius Malfoy n'avait pas vu le message.
- Alors Potter, on se retrouve piégé ?
C'était la voix de Malfoy, sauf que son arrogance et sa froideur étaient de retour. Comme le jeune sorcier blond l'avait promis, il jouait le jeu en mettant son masque de Serpentard à la botte du Seigneur des Ténèbres. Cela lui fit froid dans le dos tellement le blond avait le don d'être si réaliste, il avait presque la sensation d'entendre à nouveau le petit gosse pourri gâté de troisième année. Mais à la différence de quand tous les deux avaient treize ans, Harry connaissait mieux Malfoy et savait ses véritables attentions.
Il se tourna au ralenti dans la direction du petit groupe de Serpentards. Il n'était pas effrayé, le jeune sorcier avait comme une certaine confiance qui régnait en lui. Le Survivant ignora complètement du regard les deux acolytes de Malfoy, Zabini et Goyle. Il connaissait un peu le deuxième pour avoir pris son apparence en deuxième année grâce à du Polynectar. Pour ce qui était de Blaise Zabini, il en avait entendu parler et l'avait vu de loin lors des réunions du club de son ancien professeur de potions, Monsieur Horace Slughorn. À la différence de Drago, ces types semblaient, Harry était plus que certain de cela, vraiment être des suiveurs et adeptes du règne du Seigneur des Ténèbres.
Le trio de Serpentards se tenaient à quelques mètres de lui tenant leur baguette devant eux, ils voulaient peut-être ressembler à des êtres menaçants mais le seul pouvait l'être était Blaise Zabini. Malfoy faisait semblant et Harry voyait très bien comme Drago le regardait avec son étincelle dans les yeux, de la protection et une certaine crainte. Goyle ressemblait juste à un gros balourd qui essayait d'effrayer Harry par sa grande carrure. Mais il était grossier et tenait sa baguette bien trop maladroitement pour se faire passer pour un vrai ennemi à craindre. Zabini, lui seul, avait le regard en rage et une ténacité vivace démontrée dans sa poigne sur sa baguette.
Drago portait le même ensemble noir que la fois où le trio de fugitifs s'était retrouvé au Manoir Malfoy. Harry avait le regard fixé uniquement sur son ancien rival de terrain, leurs yeux étaient ancrés dans ceux de l'autre. Le silence perdura encore quelques secondes, c'était lourd et trop long pour tout le monde. Ce fut Blaise Zabini qui se rapprocha du fils de Lucius Malfoy pour lui dire à l'oreille :
- Tue-le Malfoy ! Tu seras pardonné par le Maître, ton père sera fier de toi et l'honneur de ta famille sera de nouveau comme avant.
Malfoy n'allait pas le faire, il ne le ferait jamais et Harry le savait, il le faisait confiance mais le jeune Survivant savait très bien que si Drago ne le ferait pas, les deux acolytes à ses côtés se feraient un plaisir de s'en charger et d'aller dire à leur fameux Maitre que Malfoy avait flanché devant la possibilité de le tuer. La situation était compliquée et propice à se finir très mal.
Goyle s'était approché à son tour de Malfoy, le jeune sorcier blond se trouvait coincé entre deux camarades de sa maison face à Harry. C'était comme si c'était le moment pour lui de prouver qu'il n'était pas qu'un sale lâche arrogant. Il était terrifié à l'idée d'agir enfin. Malfoy tourna sa main en direction de Goyle discrètement, il serait le plus facile à combattre.
Sauf qu'avant qu'il ne puisse jeter un quelconque sort, un jet lumineux de couleur bleu vint frapper tout proche de lui, effleurant Grégory Goyle au passage. Le sang-pur reconnut sans peine la voix enflammée d'Hermione Granger. Il arqua les sourcils de surprise mais pas pour avoir été attaqué, juste de la voir courir dans leur direction enragée et trempée tout comme son ami Ron.
L'ancien préfet de cinquième année de la maison Serpentard dut suivre les deux Serpentards qui reculèrent, Goyle s'enrageait d'avoir été surpris par Hermione. La jeune femme et Ron se trouvaient désormais aux côtés d'Harry, lui informant rapidement qu'ils avaient poignardé la coupe de Poufsouffle avec la dent de Basilic. Assez loin pour les entendre, Drago se mit à sourire.
- La Sang-de-bourbe, le Traitre à son sang et L'indésirable numéro un réunis au même endroit ! s'exclama Goyle comme si Noël était arrivé en avance pour lui. Si on les tue les trois, notre Maitre ne saura même pas comment nous récompenser.
Une lueur de panique fit son apparition dans les yeux de Drago Malfoy qui regarda en coup de vent le trio de lions qui s'était eux armés de leur baguette. Bizarrement, bien que ce soit juste une hallucination éphémère, Malfoy avait l'impression que les jeunes Gryffondors menaçaient Zabini et Goyle plutôt que lui. Le jeune blond préféra faire comme s'il n'avait rien remarqué. Mais malheureusement, tout s'écroula quand Goyle s'avança d'un pas dans la direction des trois rebelles et jeta un sortilège qui glaça subitement le sang de Drago :
- Feudeymon !
Voilà pour aujourd'hui, rien de calme au programme et oui, aucune bataille n'est reposante. J'espère que vous avez aimé les retrouvailles. Le prochain chapitre semaine prochaine comme promis.
PlumedeSorbier
