Bonjour à tous! Merci pour vos voeux :)

Je vous souhaite à tous, une très belle et merveilleuse nouvelle année, remplie de bonheur, d'amour, de santé et de belles fictions à lire!

Je suis très heureuse de vous retrouver pour la suite des aventures de nos chouchous :)

Newmoon3012: Coucou! Ravie que ma première fiction t'ait plu et ravie de te compter parmi mes lecteurs! J'espère que la suite te plaira tout autant :)

Sylvie Oversteyns : Coucou! Merci beaucoup :) je suis heureuse que tu sois toujours fidèle à ma fiction et que tu aies apprécié ce premier chapitre. Et oui, chose promise chose due! bisous!

Nagron : Coucou toi! Merci pour tes reviews que je prends toujours plaisir à lire et merci d'être une lectrice aussi fidèle! Voici la suite ;)

Shaniice : Coucou! Très heureuse de te retrouver également avec tes reviews de qualités :) Oui, il est normal que les choses ne se passent pas simplement avec un couple aussi jeune devant faire fasse - de surcroit - à de lourdes responsabilités. Tu me connais bien, il y aura forcément des problèmes lol sinon ce serait trop simple mais pour le moment profitons d'un autre chapitre sans gros nuages ;) bonne lecture à toi ;)

Chapitre 2 : Devenir père

"Ne jamais oublier que quand un enfant naît, un père naît aussi..."

PDV Alec

— Je vais coucher Aria puis je reviens t'aider à ranger les courses, informai-je mon fiancé tout en prenant la direction des chambres.

— D'accord, l'entendis-je me répondre depuis la cuisine où il s'attelait déjà à la tâche.

Notre fille s'était endormie sur le chemin du retour. Elle avait été très excitée au supermarché, essayant d'abord d'attraper tout ce qu'elle voyait avant de nous faire des petites crises quand on l'en empêchait. Nul doute qu'elle avait hérité du mauvais caractère de sa mère...quoique Magnus n'en menait pas large également dans ce domaine.

Je la déposai délicatement dans son berceau, lui retirai son manteau ainsi que son bonnet, remontai sa couverture puis l'embrassai affectueusement sur ses doux cheveux couleur ébène.

— Dors bien mon petit ange, lui murmurai-je.

Je vérifiai que le baby phone était bien allumé puis refermai la porte derrière moi. Arrivé dans la cuisine, Magnus avait déjà pratiquement terminé de tout ranger.

— Oh mais je voulais t'aider Bébé... lui dis-je en passant mes bras autour de son cou.

Je déposai un baiser sur ses lèvres puis un autre le long de sa mâchoire. Je l'entendis soupirer d'aise.

— Tu m'aides déjà au quotidien Mon Amour, me répondit-il en déposant la boite de céréale qu'il tenait à la main.

Sans crier garde, il me souleva avec aisance puis m'assit sur le plan de travail. J'emprisonnai derechef sa taille de mes jambes, sa bouche prit possession de la mienne avec autorité, nos langues se trouvèrent. En un baiser, Mag's savait faire naître l'excitation en moi. Mon cœur s'accélérait, ma respiration se faisait plus courte puis j'avais surtout terriblement envie de lui. Cette fois-ci ne faisait pas exception, j'haletais déjà de plaisir et le champs lexical de mes pensées appartenait assurément à la catégorie syntaxique de la sexualité...

Mon amant continuait de m'embrasser passionnément, ses dents me mordillant de temps à autre la lèvre inférieur tandis que l'une de ses mains me tenait fermement la nuque. C'était agréable de constater qu'après tout ce temps, ses baisers ne perdaient pas de leur ferveur. Il m'embrassait toujours comme si c'était la première fois ou peut-être la dernière fois; tout dépendait du point de vue. Quoiqu'il en soit, je me sentais chéri, adoré et aimé entre ses bras. Après quelques minutes, il rompit notre baiser puis accrocha mon regard. J'étais convaincu que mes pupilles commençaient à être dilatées tant je brûlais de désir pour lui.

— Si je libère mes envies, je te fais l'amour là...immédiatement... sur le plan de travail, me dit-il la voix chargé de concupiscence.

Il n'avait pas besoin de me le formuler car en cet instant, ses yeux vert ambré brillaient d'une folle intensité. Ils me déshabillaient du regard, un regard ardent et fiévreux riche de promesse.

Comment autant de sex-appeal pouvait-il être réunit en un seul et même homme ? Magnus incarnait mon idée de l'érotisme, il habitait chacun de mes fantasme, je me liquéfiais complètement face à lui.

Je déglutis.

Prends-moi, me surpris-je à dire à voix haute.

Les mots étaient sortis avant que je ne puisse les arrêter...des mots un peu trop crus qui ne me ressemblaient pas vraiment. Gêné, je baissai légèrement la tête. Magnus, m'obligea à soutenir son regard en passant son index sous mon menton, ses yeux s'attardèrent brièvement sur l'horloge de la cuisine puis se re-concentrèrent de nouveau sur moi, il finit par soupirer.

— J'adore entendre ce genre de phrase sortir de ta jolie bouche innocente Mon Amour...mais nous devons préparer le dîner d'Aria ainsi que le nôtre. Je te promets que je me rattraperai plus tard me dit-il en m'embrassant une dernière fois.

— Je t'aime, ajouta-t-il avec un grand sourire qui illumina mon cœur.

La routine nous rattrapait toujours mais il avait raison, une petite tête adorable n'allait pas tarder à se réveiller de sa sieste, c'était elle notre priorité. Il m'aida à descendre du plan de travail puis on commença à préparer le dîner avec Hall and Oates en fond sonore. Une heure plus tard tout était prêt, je regardai avec fierté les assiettes dressées.

Mes talents culinaires s'étaient nettement améliorés ces quatre derniers mois mais ne surpassaient pas ceux de mon fiancé si parfait qui lui aussi avait acquis des compétences incroyables en la matière et ce en très peu de temps. Personnellement, ça ne m'aurait pas dérangé de commander tous les soirs mais il était à cheval sur son alimentation, il n'y avait qu'à regarder le menu de ce soir : pavé de saumon au miel et sésames, haricots verts et purée de pomme de terre.

Une question me vint à l'esprit...

— Heu Bébé... comment fait-on pour faire manger du saumon à Aria ? demandai-je franchement perplexe.

— Je vais en mixer un peu avec la purée et les haricots.

— Tu penses qu'elle aimera ?

Il me regarda une minute, l'air pensif.

— Eh ben, j'imagine que nous allons bientôt le découvrir. D'ailleurs, peux-tu aller la voir s'il te plait ? Tout est étrangement silencieux alors qu'elle devrait déjà être réveillée constata-t-il.

Il ajouta les aliments au Blender. J'hochai la tête puis me dirigeai vers la chambre de notre Princesse endormie pas si endormie que ça constatai-je en entrant dans la pièce.

— Ben alors Mon Ange, tu t'es réveillée en silence ? Voilà qui est surprenant, lui dis-je en me penchant par-dessus le berceau pour la prendre dans mes bras.

Habituellement elle criait, pleurait ou babillait au réveil. Grâce à cela, on savait toujours de quelle humeur elle était mais pas cette fois visiblement.

Elle posa doucement sa petite tête sur mon épaule puis mit son pouce dans sa bouche. De toute évidence, elle n'avait pas encore totalement quitté le monde des rêves. On se dirigea dans le salon où je l'installai dans sa chaise haute. Mag's y avait déjà déposé son assiette. Il arriva à son tour avec les nôtres à la main, je les lui pris et les déposai sur la table.

— Coucou Ma Princesse ! chantonna-t-il en se rapprochant de sa fille adorée.

Il l'observa une minute puis fronça les sourcils.

— Ben alors qu'est-ce que c'est que ce petit air triste Mon Cœur ? la questionna-t-il en lui faisant un bisou sur la joue.

Il releva brusquement la tête.

— Qu'est ce qui ne va pas ? lui demandai-je immédiatement n'ayant rien raté à son air devenu sérieux subitement.

— Je crois qu'elle fait de la température, m'annonça-t-il en se dirigeant déjà vers la salle de bain.

De la température ? Merde, mais je n'ai rien remarqué, pensai-je en m'asseyant près d'Aria.

En l'observant plus attentivement, je remarquai qu'elle n'avait effectivement pas l'air en grande forme...et moi qui pensait qu'elle était juste un peu groggy par sa sieste.

Je sentis la culpabilité m'envahir.

Magnus était de retour avec le thermomètre et le plaça dans l'oreille d'Aria. La réaction de cette dernière ne se fit pas attendre, elle se mit à pleurer.

— Je sais que tu n'aimes pas ça Mon Cœur mais papa doit prendre ta température, lui dit-il en essayant de maintenir le thermomètre en place.

Je commençai à lui caresser les cheveux afin de la calmer un peu mais rien à faire, elle continuait de pleurer à chaud de larmes. Je me sentais un peu inutile pour le coup. L'appareil bipa enfin.

— 38,5 C.

— On doit s'inquiéter ? lui demandai-je soucieux.

— Pas pour le moment, on va l'hydrater au maximum puis lui donner un bain, on verra bien comment ça évolue.

— D'accord, je vais lui prendre à boire, dis-je en me levant rapidement.

En revenant au salon, Aria était dans les bras de Magnus, sa tête posée sur son épaule. Mon cœur se serra en la voyant si éteinte, elle qui était habituellement pleine de vie. Je savais qu'il ne fallait pas que je panique car après tout Mag's savait exactement quoi faire puis il était calme et serein...je devais l'être moi aussi.

— Tiens, lui dis-je en lui tendant un biberon d'eau.

— Merci Mon Amour.

Notre fille en avala les trois quarts ce qui nous rassura un peu. On essaya de la faire manger mais de ce côté ce fut plutôt un échec. Magnus décida de lui préparer un biberon de lait à la place, elle n'en but que la moitié.

— Bon, on essaiera de lui faire boire le reste après son bain puis on reprendra sa température dans un moment, m'expliqua-t-il.

— D'accord, lui dis-je en allant chercher des vêtements de rechange.

J'optai pour une grenouillère épaisse en forme de chat puis les rejoignis dans la salle de bain. Magnus — occupé à savonner Aria dans la baignoire — s'arrêta dans son entreprise et se mit à dévisager légèrement la grenouillère que j'avais en main.

— Hmm non, il faut éviter de trop la réchauffer. Peux-tu lui prendre un body et des chaussettes ? On ajustera ensuite la température de sa chambre.

Décidément, je n'avais vraiment pas les bons réflexes, pensai-je en repartant choisir d'autres vêtements.

Le deuxième choix fut le bon. Après le bain, on essaya de lui faire boire le reste de son biberon comme prévu mais sans succès. Au moins, le thermomètre affichait désormais 38C, ce n'était pas encore le retour à la normale mais il y avait de l'amélioration. Trois quarts d'heure plus tard elle s'était endormie, Magnus alla la border et ajusta la température de sa chambre. Je restai dans le salon pour ranger un peu et commencer à débarrasser la table. À cause des récents épisodes je n'avais plus du tout faim. Je me sentais fautif de ne pas avoir remarqué qu'elle était malade. Je me disais être père mais je n'étais définitivement pas à la hauteur.

— Que fais-tu ? me demanda mon fiancé qui venait d'arriver dans le salon.

— Je n'ai plus très faim, si tu veux je peux réchauffer ton dîner, lui proposai-je tout en continuant à débarrasser.

Je l'entendis soupirer lourdement puis franchissant la distance qui nous séparait, il s'approcha de moi.

— Arrête de culpabiliser. Aria a juste un peu de fièvre, ce sont des choses qui arrivent et qui se reproduiront, ce n'est en rien de ta faute, me rassura-t-il.

Je n'avais pas formulé ma culpabilité à voix haute mais c'était inutile, il lisait en moi comme dans un livre ouvert.

— Je sais mais je n'ai même pas remarqué qu'elle n'allait pas bien. Et si j'avais été seul avec elle ? Et si tu n'avais été là pour rattraper ma négligence ? Et si sa fièvre avait continué d'augmenter ? paniquai-je.

Sans me quitter des yeux, Magnus s'installa sur l'une des chaises scandinaves transparentes qui entouraient notre table à manger puis croisa les bras. Son regard était à la fois amusé et agacé. Ce mélange me faisait toujours un peu froid dans dos.

— On refait le monde avec des « et si », se contenta-t-il de répondre.

— Hey, je suis très sérieux ! m'énervai-je.

Comment pouvait-il prendre à la légère le fait que j'avais mis la vie d'Aria en danger !

— On se calme Mon Amour. Vient là, m'ordonna-t-il en me tendant la main.

Je ne bougeai pas. Son regard se fut plus insistant, il haussa un sourcil.

— Sérieusement Alec, veux-tu que je fasse preuve de persuasion ?

Persuasion ? Quel type de persuasion ?

Il valait mieux ne pas chercher, je voyais déjà les rouages de son esprit vif se mettre en action. Je le rejoignis rapidement et glissai ma main dans la sienne. Il me fit m'assoir sur ses genoux avant de plonger son regard dans le mien avec un petit sourire de satisfaction pendu aux lèvres.

— Tu es vraiment borné, râla-t-il en secourant légèrement la tête. Écoute très attentivement. Toi et moi sommes pères que depuis 5 mois, il est normal que nous ne sachons pas encore tout anticiper, tout deviner ou tout comprendre. Parfois on paniquera, parfois on sera désarmé mais c'est l'apprentissage de la vie et il n'y a pas plus formateur.

— Oui mais... commençai-je aussitôt.

— Je n'ai pas terminé, me sermonna-t-il en me jetant un regard de reproche.

Je soupirai d'exaspération.

— Alexander, j'ai eu 9 mois pour me faire à l'idée que j'allais devenir père alors que toi c'est tout juste si tu as eu cinq minutes. Je n'oublie pas qu'en dépit de tout l'amour que tu éprouves aujourd'hui pour Aria, c'est avant tout pour moi que tu as accepté de vivre tout ça, que tu as accepté cette situation et sincèrement je suis fier de toi. Tous les jours je te vois devenir cet homme responsable, compréhensif et aimant qu'il me tarde d'appeler mon mari, me dit-il avec un sourire charmeur avant de poursuivre. Je te vois devenir un père d'une grande sagesse, un père patient qui se remet toujours en question, qui essaie toujours de faire mieux et plus pour que les sourires et les rires de notre petite princesse ne cessent jamais de raisonner entre ces murs. Je sais que de la voir ainsi te brise le cœur car il en est de même pour moi. Aucun parent n'aime voir son enfant souffrir mais encore une fois Mon Amour, tu n'as pas à t'en vouloir et surtout ça n'enlève rien au père formidable que tu es pour elle.

Ma gorge se serra soudainement, je sentis l'émotion me submerger.

— Je...merci, balbutiai-je en essayant de contrôler les larmes qui menaçaient de couler.

Il savait que ses mots avaient atteint leur but. Il m'embrassa sur le front.

— Installe-toi, je vais réchauffer nos assiettes puis nous allons dîner comme prévu, me dit-il.

Docile, je me remis à table. Mag's savait toujours quoi me dire et comment me le dire pour chasser mes doutes et mes idées sombres. Ses mots me touchaient toujours en plein cœur. Il était incroyable, merveilleux, terriblement beau et parfait, parfois un peu autoritaire mais j'aimais ça aussi chez lui. Le meilleur dans l'histoire était qu'il était à moi et qu'il m'aimait sans conditions. Il acceptait mes défauts, mes caprices, mes incertitudes. J'étais chanceux de connaitre un tel amour. Oui, Magnus était incontestablement mon phare en pleine naufrage, ma boussole en pleine forêt...mon univers entier.

PDV Magnus

Tout en mettant en route le lave-vaisselle, je repensais à Alec et à notre discussion de tout à l'heure. Mon fiancé avait vraiment des problèmes de confiance en soi. Ses petites fragilités m'avaient toujours fait craquer car au fond j'aimais être son héros et le rassurer. Au sein de notre couple, je suis souvent celui qui prend les décisions et qui gèrent les situations de crise cependant là, il ne s'agissait plus uniquement de lui et de moi. Il n'avait pas tout à fait tort...et si je n'avais pas été là ? Peut-être que je devrais me mettre un peu en retrait et le laisser s'occuper plus d'Aria et du quotidien. Ça l'aiderait à gagner en confiance et en expérience cependant il faudrait que ça se fasse subtilement autrement il risquerait de ressentir trop de pression et paniquer...

Mon téléphone se mit à sonner dans ma poche, me faisant sursauter au passage tant j'étais absorbé par mes pensées. Je le pris précipitamment et fus heureux de découvrir l'identité de l'appelant. C'était un appel vidéo de ma mère, je décrochai immédiatement.

— Coucou Maman ! la saluai-je chaleureusement tout en lui faisant un signe de la main.

— Coucou Mon Cœur, comment vas-tu ? Vous êtes prêt pour la tempête ?

— Oui, ne t'en fais pas. Je vois que tu es de garde ce soir, remarquai-je en reconnaissant les lieux derrière elle.

— En effet, tempête ou pas, il n'y a pas de repos pour les urgences. Ton père est à la maison avec Clary.

— Je devrais donc profiter du fait que je puisse être présent ce soir avec ma fille et mon fiancé avant que ce ne soit plus le cas, fis-je avec un pincement au cœur.

— Quand on choisit cette voie, on sait qu'il y aura fatalement des sacrifices à faire Sayang.

— Oui c'est vrai c'est juste que je ne pense pas être encore prêt.

— Je te comprends, on ne l'est jamais. Quand vous étiez petits, ça me déchirait le cœur de devoir vous quitter aussi souvent.

— On n'a jamais manqué d'amour pour autant et c'est le plus important. J'espère pouvoir en faire autant avec Aria.

—Tu y arrivas Mon Cœur, d'ailleurs comment va-t-elle ? Et comment va Alec ?

— Alec va bien, Aria a un peu de fièvre.

— Oh pauvre chérie...combien exactement ?

— Elle avait 38,5C mais c'est retombé à 38C.

— Ce n'est pas surprenant en cette saison. Pense bien à ajuster la température de sa chambre et de l'appartement.

— Oui, c'est fait. On l'a hydratée et vêtue un peu plus légèrement.

— C'est parfait, elle sera à nouveau très vite sur pied ne t'en fait pas, me dit-elle avec un petit sourire rassurant.

— Merci Maman...

Je jetai un rapide coup d'œil aux alentours, Alec était probablement encore sous la douche.

— Maman, je peux te poser une question ? repris-je.

— Bien sur Sayang.

— Est-ce que papa s'est adapté facilement à son rôle de père quand nous étions petits Clary et moi ?

Ma mère me regarda étrangement une seconde, elle savait déjà que ma question n'était pas anodine.

— À vrai dire ton père manquait terriblement de confiance en lui et paniquait souvent.

— Ah oui ? Et donc qu'as-tu fait pour l'aider.

— Eh bien plus il manquait de confiance plus je le laissais se débrouiller seul avec vous ! me dit ma mère en éclatant de rire.

Je rigolai à mon tour, mon idée était donc la bonne. Je laisserai Alec s'occuper plus souvent d'Aria dorénavant.

— Tu m'as l'air de très bien t'en sortir avec Aria donc je suppose que le problème est Alec. Devina ma mère.

— Oui...il s'en voulait tout à l'heure de ne pas avoir remarqué qu'elle avait de la fièvre. J'y ai réfléchis, si c'était moi qui était passé à côté, je n'aurais pas autant culpabilisé surtout que la fièvre est une réaction normale de défense du corps contre les infections, il n'y pas lieu de vraiment s'inquiéter.

Ma mère rigola de nouveau.

— Ça Mon Cœur, c'est parce que tu fais des études en médecine.

Je fronçai les sourcils.

— Que veux-tu dire ?

— Le fait que tu comprennes cet engrenage très complexe qu'est le corps humain, que tu saches ce qui peut provoquer telles ou telles réactions venant de lui, te permet d'être en confiance et de dédramatiser les situations. Alec n'a pas ces connaissances et ce recule alors forcément l'inconnu lui fait pleur, surtout s'il s'agit d'une petite princesse aux yeux vert-ambré . C'est un petit être fragile mais surtout c'est ta fille donc double pression pour lui. La peur de l'échec et de te décevoir ne doit pas être une chose évidente à gérer pour lui.

Je pris une minute afin d'analyser ce que venait de me dire ma mère.

—Tu as raison. Je n'avais jamais vu les choses ainsi.

— Néanmoins, il n'y pas de solutions miracles. Plus il sera investi avec Aria plus il se sentira à l'aise et gagnera en confiance.

— Oui, c'est bien ce que je pensais. Merci pour tes conseils Maman, je t'aime.

— Je t'aime aussi Sayang. Je trouve que vous vous en sortez très bien tous les deux, peu de jeune de votre âge en serait capable. Mon Cœur, je dois reprendre mon service, ça va aller ?

— Oui Maman, ne t'en fait pas.

—Très bien, bonne nuit Sayang.

— Merci. Courage pour ta garde de nuit. Bisous ! lui dis-je en lui faisant un geste d'au revoir de la main.

Jeraccrochai.

— C'était Sarah ?

Alec, les cheveux encore humides de sa douche se métamorphosa dans la cuisine, je ne l'avais même pas entendu arriver.

— Oui, elle m'appelait de l'hôpital, lui répondis-je en continuant à regarder ses cheveux mouillés d'un œil mauvais œil...à croire qu'il voulait lui aussi tomber malade.

— C'est nul qu'elle doive travailler un soir comme celui-ci, s'exprima-t-il distraitement.

Il parlait de ma mère mais je savais qu'il faisait déjà le parallèle avec ce qui nous attendait dans l'avenir.

Je soupirai.

— Mon Amour, tu sais que...

— Je sais, me coupa-t-il lentement avant de continuer. Voyons le bon côté des choses, j'ai encore un an ou deux pour me perfectionner et apprendre à m'occuper correctement d'Aria sinon on sera mal, fit-il en plaisantant sauf que son sourire sonnait faux et n'atteignait pas ses yeux.

Bien que le sujet n'avait pas encore été abordé, on était tous les deux conscients qu'une fois que j'aurais démarré mes stages à l'hôpital, les choses se compliqueraient un peu plus. Je serai de moins en moins disponible et Alec devra s'occuper seul d'Aria la plupart du temps. Néanmoins, je n'oubliais pas ses études. Il était hors de question qu'il les néglige et qu'on revive une situation similaire à nos débuts ici. On avait fini par trouver notre équilibre, il fallait à tout prix qu'on continue dans cette voie.

Je m'approchai lentement de lui puis le pris dans mes bras.

— Tout ira bien Mon Amour. On avance un pas après l'autre et on gérera les choses au fur et à mesure, le rassurai-je.

Il hocha la tête puis resserra ses bras autour de la taille.

— Je suis épuisé, me confia-t-il après une minute.

— Alors va au lit, je te rejoins dans un moment.

Il fronça les sourcils.

— On ne prend pas Aria avec nous ? s'enquit-il avec étonnement.

Je lui fis un petit sourire crispé.

— Eh bien...hésitai-je.

— Je sais que tu préfères ne pas la laisser seule quand elle est malade.

Je réfléchis à la situation une minute. La fièvre semblait retomber progressivement et là, elle dormait paisiblement...peut-être n'était-il pas nécessaire qu'on la prenne avec nous...en même temps je ne voulais qu'elle se sente seule en effet.

— Allez, c'est décidé ! trancha mon fiancé qui voyait que j'étais toujours indécis.

— Elle a l'air bien, je crains qu'on ne la réveille, m'inquiétai-je.

— Dans ce cas, on s'installe dans sa chambre. Après-tout, ce ne sera pas la première fois, me dit-il en me faisant un grand sourire sincère cette fois.

— D'accord, approuvai-je. Je vais t'aider à tout préparer dans ce cas.

— Non inutile. Va prendre ta douche, je m'en charge Bébé, me dit-il en s'en allant.

Je l'observai partir avec ses cheveux toujours humides.

— Hey attends, pas si vite, l'interpellai-je.

Il s'arrêta net puis pivota vers moi avec un air interrogatif sur le visage.

— Va te sécher les cheveux avant, lui dis-je sérieusement.

Il soupira aussitôt d'exaspération.

— Tu sais bien que je préfère les laisser ainsi ! Le sèche-cheveux c'est trop agressif ! protesta-t-il.

N'importe quoi, pensai-je.

Ce n'était pas la première fois qu'on argumentait à ce sujet et ce ne sera probablement pas la dernière visiblement...

— Discute pas. Il est tard, il fait froid, tu es fatigué et moi aussi alors tu vas les sécher avant de tomber malade comme Aria.

Il quitta la pièce sans un mot. Je terminai de ranger la cuisine rapidement puis éteignis les lumières. En entrant dans la salle de bain, Alec terminait le séchage de ses cheveux si précieux...

— Heureux ? m'apostropha-t-il en reposant l'appareil.

— Ne fais pas ta tête de mule, tu sais que j'ai raison, le raisonnai-je en commençant à me dévêtir.

— C'est ça...marmonna-t-il alors qu'il quittait la pièce légèrement sur les nerfs.

J'éclatai de rire devant sa réaction immature puis entrai sous la douche. Sentir l'eau chaude sur ma peau me faisait du bien. Je n'appréciais toujours pas l'hiver et détestais encore plus cette sensation d'être frigorifié en permanence et ce peu importe le nombre de couches de vêtements que je superposais. Après de longues minutes, je me décidai à quitter la cabine. Je me séchai les cheveux, me brossai les dents, passai de la crème hydratante, enfilai un bas de survêtement un débardeur et un pull puis me dirigeai vers la chambre d'Aria.

En entrant, je vis qu'Alec avait installé notre campement du soir sur la moquette. Allongé sur le ventre sous les couvertures, il semblait s'être déjà endormi. Je refermai la porte silencieusement puis repris la température d'Aria, le thermomètre indiquait toujours 38C.

— Espérons que demain ce sera le retour à la normale, dis-je à ma princesse endormie.

Je lui embrassai le front puis rejoignis mon fiancé.

— Bonne nuit Mon Amour, lui chuchotai-je en le prenant dans mes bras.

— Bonne...nuit...me répondit-il la voix toute ensommeillée.

Il était vraiment adorable. Un petit sourire se dessina sur mes lèvres. Essayant de faire abstraction du bruit causé par le vent qui se déchainait dehors, je fermai les yeux à mon tour. En cet instant, alors que les températures extérieures avoisinaient les 0, la présence de mes deux amours me réchauffait le cœur et l'âme. J'étais comblé et heureux, pour rien au monde je n'aurais souhaité être ailleurs.

Fin du chapitre.