Bonjour à tous!

Voici la suite ! Je tiens dors et déjà à m'excuser pour l'attente qu'il y aura entre chaque nouveau chapitre cependant, je ferai au mieux afin d'en publier au moins un par semaine ;)

Jonginwankenobi : Coucou! Eh oui la suite comme promis ;) Ah ah j'ai adoré ton commentaire sur Camille mais je n'en dirais pas plus!

Nagron : Hello toi! Moi aussi j'ai beaucoup aimé la discussion entre Magnus et sa mère, j'ai pris plaisir à l'écrire. Il était important de montrer que malgré tout, il cherchait toujours à avoir ses conseils.

Shaniice : Coucou toi! Oui pour le moment c'est calme dans la vie de notre couple mais tu peux me faire confiance ça ne va durer lol on y viendra progressivement ;) Concernant Alec c'est tout à fait ça, il a peur de commettre des erreurs et on ne peut que le comprendre!

Chapitre 3 : Quotidien et petits tracas.

« Au final, on s'habitue petit à petit à la routine quotidienne... »

PDV Jace

— La tempête nous a sacrément épargné ! m'exclamai-je tout en observant les agents déjà occupés de bon matin à déneiger les rues.

De la cuisine, nous avions vue sur les routes, les immeubles voisins et le café où Simon et moi nous arrêtons tous les matins en allant à l'université pour notre dose quotidienne de Latte Machiatto. Il était clair que ce paysage bétonné nous changeait des chênes, hêtres et pins qui bordaient chaleureusement notre banlieue résidentielles.

— Oui, si bien qu'on peut déjà reprendre les cours, se lamenta mon ami et colocataire.

— Mon pote, c'est toi l'intello et moi qui traine des pieds habituellement ! m'exclamai-je avec un petit sourire en coin.

— Je sais bien mais j'admets volontiers que ça ne m'aurait pas dérangé un jour de repos supplémentaire. J'ai 3 TD à rendre...un en mathématique, algorithmique et domotique m'expliqua-t-il.

J'avais la migraine rien qu'en entendant le nom de ses cours.

— Ça craint, fis-je en compatissant.

Je me dirigeai vers le placard et sortis deux tasses à café.

— Ouais... soupira-t-il avant de se reprendre aussitôt. Bon allez! Je ne devrais pas me lamenter, après tout je ne suis pas à plaindre quand je pense à Mag's et Alec qui en plus de leurs études, ont un petit ange à charge.

— C'est vrai. La situation est beaucoup plus compliquée pour eux. Nous, nous sommes des étudiants comme des milliers d'autres avec beaucoup d'heures de cours et un petit job à mi-temps dans un restaurant! m'exprimai-je en rigolant.

— Oh ! À propos de notre boulot, as-tu pu te faire remplacer pour ton service de ce samedi soir ? Ce serait dommage que tu doivent travailler alors que les filles viennent, s'inquiéta Simon en mettant des tranches de pain de mie dans le toasteur.

Clary et Izzy venaient nous rendre visite ce week-end. On était super impatient de voir nos petites-amies, sœur pour l'un et meilleure-amie pour l'autre après deux longs mois de séparation sauf que...

— Oh merde j'ai complètement oublié de faire la demande! J'espère que l'un de nos collègues sera disposé à échanger à la dernière minute...

Simon me regarda d'un air désabusé.

— Comment as-tu pu oublier ça ! me sermonna-t-il.

J'haussai les épaules, dépité. Je n'avais aucune excuse pour le coup.

— J'espère que tu te feras bien pourrir par Clary si tu ne parviens pas à te faire remplacer, lâcha-t-il sans un soupçon de compassion et en déposant les toasts grillés dans une assiette.

— Ça va, ça va, inutile d'en remettre une couche. On dirait Mag's... me plaignis-je.

— Il n'est pas là donc je le remplace et veille à ce que tu continues à te comporter en bon petit-ami, me répondit-il sarcastiquement.

Je soupirai d'exaspération puis pris un toast que je beurrai bien plus qu'il n'en faut.

— Je demanderai ce soir et sache que je me comporte très bien, inutile de...

Mon téléphone se mit à sonner dans ma poche m'interrompant au passage. Je le sortis et répondit sans prendre la peine de vérifier l'identité de l'appelant. C'était Alec. Je lui avais attribué une sonnerie spécialisée depuis peu, tout comme à Izzy et Clary. En y repensant, je ne savais pas trop pourquoi j'avais personnalisé leurs appels...il faut croire que j'étais devenu un peu plus sentimentale depuis qu'on vivait tous éloignés les uns des autres.

Jace : Salut petit-frère ! répondis-je chaleureusement.

Alec : On a plus d'électricité ! enchaina directement Alec sans même prendre le temps de me dire bonjour.

Jace : Euh quoi ? fis-je confus.

Alec : L'électricité est coupée dans l'appartement, je pense que c'est dû à la tempête de cette nuit...

Jace : Aahh ! Eh bien si c'est à cause de la tempête, ça va revenir ne t'en fait pas.

Alec : J'ai été voir notre voisine de palier et elle, elle en a ! me répondit-il comme si c'était de ma faute.

J'étais de plus en plus perdu par cette conversation. Je ne comprenais pas pourquoi il m'appelait moi pour ses histoires d'électricité...

Jace : Euh Alec, pourquoi ne demandes-tu pas à Mag's de vér...

Alec : Non ! hurla-t-il presque à travers le téléphone.

Il y eut un silence pendant un bref instant. Alec était vraiment étrange, quelque chose clochait.

Jace : Ok petit frère, que se passe-t-il ? lui demandai-je calmement.

Je l'entendis soupirer.

Alec : C'est juste que...eh bien Mag's dort encore, je ne veux pas le déranger, il a besoin de sommeil.

Jace : Oui mais si tu ne t'en sors pas tout seul... commençai-je.

Alec : Justement il le faut ! s'écria-t-il de nouveau. Il va finir par me prendre pour un incapable, déjà qu'hier je n'ai pas remarqué qu'Aria...

Il s'arrêta en plein milieu de sa phrase. En entendant le prénom d'Aria, mes sens se mirent en alerte.

Jace : Quoi Aria ? Que s'est-il passé avec elle ? Elle va bien ? Et d'ailleurs pourquoi dis-tu que Mag's te prendra pour un incapable, jamais il ne penserait une chose pareille et tu le sais.

Un nouveau soupire de sa part accueillit ma remarque. Simon me regardait d'un air confus lui aussi et un peu paniqué.

Alec : Aria va bien, reprit-il. Écoute Jace, aide-moi juste avec ça s'il te plait.

Il semblait vraiment perturbé par cette histoire d'électricité. Sa voix était étrange, j'y entendais un mélange de tristesse et de désespoir. C'était vraiment alarmant qu'il se mette dans cet état pour une chose aussi peu importante.

Je cédai.

Jace : Euh ok. As-tu vérifié la boite électrique ? Ça a peut-être juste disjoncté, suggérai-je.

Alec : La boite électrique ? Mais...mais... je ne sais pas où elle est ! paniqua-t-il. Putain presque 4 mois que je vis ici et je ne sais même pas où se situe cette stupide boite électrique ! Je suis vraiment débile ! s'agaça-t-il.

Du Alexander Lightwood dans toute sa splendeur, pensais-je en l'entendant s'invectiver.

Jace : Hey calme toi frangin, justement cela ne fait que 4 mois que tu as quitté la maison et que tu dois te débrouiller seul. Papa et maman ont tout fait pour que nous nous soucions de rien d'autre à part de nos études. On a eu une enfance et une adolescence d'enfants privilégiés il faut le reconnaitre. Bon, ils ne nous ont peut-être pas rendu service pour le coup car maintenant nous devons apprendre sur le tas toutes ces choses de la vie quotidienne comme changer une ampoule, cuisiner, réparer une fuite...

— Laver son linge ! cria Simon en rigolant.

Alec émit un petit rire dans joie.

Alec : Je sais tout ça les gars mais Mag's aussi a grandi dans ce genre d'environnement et pourtant il sait faire toutes ces choses et même plus.

Là, il marquait un point mais bon notre ami faisait partie de ces mecs d'exception.

Je soupirai.

Jace : Écoute Alec, ce n'est pas une compétition tu sais. Vous êtes un couple.

Alec : Précisément, je ne veux pas être un fardeau pour lui, je veux être son égale.

Jace : Il te considère déjà ainsi, pourquoi te mettre ce stress inutile?

Alec : Tu ne comprends pas Jace. Comment vais-je être capable de m'occuper d'Aria si je ne suis même pas capable de m'occuper de ces choses basiques du quotidien ? Je ne veux pas que Magnus soit inquiet quand il me laissera seul avec elle. Je veux qu'il soit serein et en confiance. Je veux qu'il sache que je peux faire face à n'importe quelle situation en son absence.

La véritable raison de cet appel au secours matinale venait enfin de sortir. Visiblement, Alec avait des choses à prouver alors que j'étais convaincu que Mag's ne lui mettais aucune pression de ce côté. La pression, il se la mettait tout seul car il ne voulait pas décevoir Magnus, l'homme de sa vie. Comme d'habitude, dès qu'il s'agissait de sa relation avec lui, tout prenait des proportions vraiment démesurées. Avant, cet aspect de leur relation m'inquiétais mais aujourd'hui pratiquement plus car je savais que je pouvais faire confiance à Mag's afin que les choses ne dégénèrent pas.

Jace : Te sentiras-tu mieux si tu résolvais ce problème d'électricité ? lui demandai-je.

Alec : C'est con mais oui, me répondit-il sans hésitation.

Jace : Ok. La boite électrique devrait être à l'entrée de votre appartement, c'est le cas pour nous.

Alec : Oh attends, c'est le truc blanc fixé aux murs près des placards de l'entrée ?

Jace : Euh ouais, ça devrait être ça.

Je l'entendis se déplacer.

Alec : J'y suis, je l'ai ouverte. Et donc qu'est-ce que je fais maintenant ? Il y a dix milles truc là-dans...

Jace : Vérifie tous les disjoncteurs. S'il y en a un vers le bas, c'est probablement celui-là qui a sauté, essaie de le remettre. Normalement il y a des indications inscrites sous chaque disjoncteur permettant de savoir à quoi ils correspondent.

Alec : D'accord, attends une minute...

J'entendis un cliquetis.

Alec : Ça y est ! La lumière est revenue ! s'exclama-t-il aux anges.

Jace : Félicitations ! Bienvenue dans le monde des adultes ! lui fis-je en plaisantant.

— Bravo mon pote ! le félicita Simon très attentif à notre conversation depuis le début.

Je l'avoue, on faisait un peu pitié mais bon c'était un petit pas pour accéder à quelque chose de bien plus grand et surtout de plus important. Depuis l'enfance, Alec a des difficultés à se faire confiance et à croire en ses capacités. J'avais vu un réel changement opérer en lui quand lui et Mag's s'étaient officiellement mis en couple et aussi après son agression, il avait gagné en assurance. Aujourd'hui, les vieux démons resurgissaient car il faisait face à une nouvelle situation à gérer. Il avait besoin d'être rassurer et de se prouver qu'il était capable de prendre soin d'Aria. Evidemment, ce n'était pas Mag's qui manquait de confiance en Alec pour accomplir cette mission mais bien le principal concerné.

PDV Magnus

Allongé sur mon lit de fortune, j'émergeai lentement du pays des rêves. Remarquant qu'Alec et Aria brillaient par leur absence, je pris mon téléphone afin de vérifier l'heure, il était 8h30. J'avais également reçu un mail et un sms. J'ouvris le mail en premier, il provenait de l'université et nous informait de la reprise des cours pour demain, je m'attaquai ensuite au SMS.

De Raphael : Ciao amigo, rien de nouveau depuis notre dernier échange. Valentin est également sans nouvelle mais je suis une piste qui pourrait être intéressante, bien entendu je te tiendrai informé. J'espère qu'Aria va bien. Merci pour les photos, elle est vraiment magnifique.

Je soupirai longuement. Rafael n'avait toujours pas retrouvé Camille et ça m'angoissait un peu. À vrai dire, je m'en foutais royalement de savoir comment elle allait cependant je voulais l'avoir à l'œil et la savoir sous contrôle. Je n'avais aucune confiance en elle et malheureusement la connaissais que trop bien. Elle serait capable de revenir sur sa décision, débarquer dans nos vies et exiger d'avoir Aria. Cette pensée me terrifiait.

Je n'avais pas parlé à Alec de mes investigations. Il ne savait pas que Rafael et moi échangions régulièrement, qu'il remuait ciel et terre pour retrouver Camille. Bon, évidemment pas pour les mêmes raisons que moi, cet idiot était toujours éperdument amoureux d'elle! Pour en revenir à Alec, il allait bien falloir que je le mette au courant de la situation tôt ou tard mais pas maintenant. Je considérais qu'il était inutile de lui ajouter une source d'angoisse supplémentaire et raviver de vilaines blessures surtout que les cicatrices sur son corps lui rappelaient déjà constamment l'enfer qu'elle lui avait fait vivre et le rôle que j'y avais joué. C'était triste à dire mais j'étais chanceux que ma fille me ressemble plus qu'à sa mère, autrement je ne sais pas si Alec aurait été capable de l'aimer autant et de faire abstraction du reste.

Je soupirai de nouveau puis me décidai à répondre au sms.

De Magnus : Salut Rafael. Oui, tiens-moi informé. Aria va bien, j'espère que tu pourras la rencontrer en personne très bientôt.

Cela faisait des mois que je le lui proposais mais il refusait toujours. Je n'oubliais pas que c'était grâce à lui et Tessa que ma fille avait échappé au pire avant sa naissance. Ils avaient pris soin d'elle en empêchant à Camille de se faire du mal.

De Rafael : Quel entêté tu fais. Les photos me suffisent pour le moment. N'oublie pas de continuer à m'en envoyer.

De Magnus : Quel entêté tu fais toi aussi...bien comme tu voudras dans ce cas. À bientôt.

De Rafael : Ciao Amigo.

Je redéposai mon téléphone, pensif.

J'appréciais vraiment Rafael. Notre relation avait sacrément évoluée depuis notre rencontre mouvementée au club de mon père. J'avais appris à le connaitre, à découvrir ce qui constituait sa force mais aussi ses faiblesses et fragilités. Au fond, il n'était pas un mauvais gars, il était juste né dans la mauvaise famille et avait un héritage qu'il allait malgré lui devoir accepter et honorer tôt au tard. Notre amitié naissante était vouée à l'échec, je ne voyais pas comment je pourrais rester ami avec quelqu'un trempant jusqu'à l'os dans la mafia et cette pensée m'attristait...on méritait mieux comme destin.

Je me levai et commençai à rassembler les couvertures dans l'optique de les ranger quand deux têtes brunes passèrent par la porte et vinrent à ma rencontre.

— Aa ! ba ! aa ! babilla Aria dans son langage bien à elle.

— Hey ! Bonjour Ma Princesse, tu m'as l'air d'aller mieux, lui dis-je en lui faisant un bisou sur la joue.

J'embrassai amoureusement mon magnifique fiancé à son tour.

— Bonjour Bébé. Aria va mieux en effet, sa température est de nouveau normale, j'ai vérifié il y a une heure, m'annonça-t-il.

— Parfait, fis-je en couvrant ma fille des yeux.

— Je l'ai déjà nourrie et lui ai donné ses vitamines. Le petit-déjeuner est prêt aussi, on venait justement te chercher.

— Je vois que tu t'es déjà occupé de tout, lui dis-je avec un grand sourire.

— Oui! me répondit-il fièrement.

— Je range ça et je vous rejoins, l'informai-je en indiquant le bazar que formait les couvertures au sol.

— Entendu, répondit-il en quittant la pièce avec Aria toujours les bras.

Alec m'aidait beaucoup au quotidien mais ce matin, quelque chose était différent. Il avait même pris la température d'Aria et lui avait fait prendre ses vitamines, tâches qui m'incombaient habituellement.

Il prend des initiatives, constatai-je ravi. Mon plan ne sera peut-être plus nécessaire tout compte fait.

Je terminai rapidement de ranger la chambre d'Aria puis partis au salon. La table était mise et abondait de nourriture.

— Euh, nous attendons des invités Mon Amour ? le questionnai-je taquin en voyant tout ce qu'il avait préparé.

Le regard d'Alec passa de la table, à moi puis de nouveau à la table.

— C'est vrai que j'en ai fait beaucoup trop, avoua-t-il penaud.

— Ce n'est pas grave, allez vient t'assoir, lui proposai-je en l'observant plus attentivement.

Il portait encore son tablier de cuisine noir, attaché outrageusement très bas sur ses hanches. À travers son tee-shirt blanc moulant, on pouvait deviner la forme des muscles de son dos et de son torse, mon cœur eut un raté et une partie de mon anatomie se réveilla au passage.

Mon homme est vraiment sexy, pensais-je en continuant à le déshabiller du regard. Le mieux dans tout ça était qu'il ne cherchait même pas à l'être, rien n'était calculé chez lui...

...tellement innocent, pensais-je de nouveau en soupirant d'aise.

— À quoi bon dépenser de l'argent en jouets quand on a ses doigts de pieds! s'exclama Alec en s'installant à table à mes côtés.

Je le regardais d'un air interdit. J'étais encore trop absorbé par mes pensées et la vision de son corps si parfait.

— Euh, quoi ? lui demandai-je confus.

— Aria, dit-il en me faisant un geste de la tête en sa direction.

Ma fille sagement allongée sur le dos dans son parc, était entourée de jouets et de jeux d'éveil en tout genre mais visiblement se manger les doigts de pieds en gazouillant était une activité bien plus intéressante. Comprenant enfin où mon fiancé voulait en venir, je lui répondis en rigolant.

— En effet, si on avait su on aurait fait des économies là-dessus !

— À quoi pensais-tu à l'instant ? Tu avait l'air distrait, remarqua-t-il en se servant une bonne quantité d'œufs brouillés qu'il attaqua dans la foulée.

Je le regardai avec un petit sourire narquois puis me servis une tasse de café.

— Hmm, à t'enlever ce tablier pour commencer puis à te pénétrer encore et encore jusqu'à ce qe tu atteignes la jouissance, lui répondis-je avec un regard salace.

Il fut prit d'une quinte de toux puis attrapa son verre de jus d'orange qu'il avala d'une traite.

J'éclatai de rire face à son attitude.

— Mon Amour, tu devrais être habitué depuis le temps ! m'exclamai-je toujours hilare. Puis c'est toi qui a demandé, ajoutai-je.

Alec était désormais rouge pivoine, il se resservit un nouveau verre de jus d'orange et en avala une grande gorgée.

— Je...commença-t-il. J'ai juste été surpris c'est tout. Je ne m'attendais pas à ce que tu me sortes ça comme ça...

— Vraiment ? dis-je suspicieux. N'as-tu donc pas remarqué la façon dont je te regardais il y a quelques minutes ?

— Eh bien...oui mais...enfin...laisse tomber, finit-il par dire précipitamment.

Je pris une gorgée de mon café tout en continuant à l'observer.

— C'est fou que tu sois aussi mal à l'aise. Pas plus tard qu'hier soir, tu étais partant pour que je te fasse l'amour sur le plan de travail de la cuisine, lui rappelai-je.

— C'est vrai, marmona-t-il. Mais ça, c'est uniquement parce que je ne contrôle plus rien quand il s'agit de toi. Je suis sûr que j'accepterai même qu'on le fasse debout contre un mur au beau milieu d'une ruelle sombre, me dit-il très sérieusement.

J'éclatai de rire à nouveau, lui pris la main puis embrassai son alliance, symbole de tant de promesses passées et à venir, symbole de tout l'amour que j'éprouvais pour lui.

— Je t'aime tellement Mon Ange, lui dis-je en le regardant affectueusement.

Il me fit un petit sourire timide et plongea son regard bleu océan dans le mien.

— Je t'aime moi aussi...comme un fou, me répondit-il.

On s'embrassa amoureusement jusqu'à ce qu'une petite demoiselle — fatiguée d'être isolée dans son parc— commença à pleurer.

— Je vais la prendre avec nous, dis-je en me levant.

Je me dirigeai vers ma fille puis la pris dans mes bras, elle me regarda avec des yeux tristes et humides.

— On a un gros chagrin? lui demandai-je en lui caressant les cheveux.

Je me remis à table avec Aria sur les genoux et entrepris de manger mon petit-déjeuner. Tâche qui se révéla compliquée car ma fille s'entêtait à vouloir attraper tout ce qui lui passait sous les yeux. Elle gigotait sans arrêt, une vraie pile électrique bien loin de la petite princesse malade d'hier soir.

— Je vais lui donner son bain ainsi tu pourras terminer tranquillement, me proposa Alec en rigolant devant mes vaines tentatives.

— Entendu, lui répondis-je. Allez hop Mon Cœur ! Tu vas avec papa, dis-je à ma fille en lui faisant de gros bisous sur les joues.

Alec la pris et se dirigea vers la salle de bain. Je terminai de petit-déjeuner rapidement puis entrepris de tout débarrasser, nettoyer et ranger. Une fois terminé, je récupérai mon ordinateur portable et vérifiai mon planning de la semaine prochaine.

Les premières épreuves démarraient dans moins de deux semaines et il fallait à tout prix que je valide mon premier semestre. Mon professeur de TD en Biologie Cellulaire, Jade MELIORN, avait vu d'un mauvais œil que je n'accepte pas les heures de tutorat mais honnêtement comment aurais-je pu ? J'étais déjà en cours toute la journée et le tutorat était le soir. Quand aurais-je passé du temps avec ma fille et Alec ? C'était une décision difficile et un choix risqué mais j'étais prêt à en assumer les conséquences.

— Ça va Bébé ?

Alec était de retour dans le salon avec le baby phone à la main, il s'installa sur le canapé à mes côtés.

— Oui ça va, je vérifiais mon planning. Où est Aria ?

— Endormie. Elle somnolait déjà dans le bain, m'expliqua-t-il.

— D'accord, dans ce cas organisons la semaine prochaine. Récupère ton planning de cours, lui dis-je.

— Ok je reviens, me dit-il en se levant.

Une minute plus tard, il était de retour avec son ordinateur. C'était notre routine, chaque semaine on réorganisait notre agenda en incluant les jours où lui ou moi devions déposer et/ou récupérer Aria à la garderie en fonction de nos cours et activités respectifs.

— Je peux la déposer lundi, jeudi et vendredi car je n'ai pas de cours en première heure, me dit Alec.

— Entendu, dans ce cas je me note mardi et mercredi.

Alec jeta un œil sur mon planning et fronça les sourcils.

— Mais tu as des cours en première heure ces jours-là, remarqua-t-il.

— Si tu regardes bien, la semaine prochaine j'ai des cours tous les jours dès 7h30 donc...

— Comment fait-on alors ? s'enquit-il.

— « On » ne fait rien, dis-je en insistant sur le "on". Tu t'occuperas déjà d'elle 3 jours, je manquerai la première heure, ce n'est pas si grave.

— C'est ça, quinze jours avant le démarrage des examens, rétorqua-t-il d'un ton caustique.

Je pivotai la tête vers lui et lui jetai un petit regard sévère.

— As-tu une autre solution ? Parce que franchement je suis tout ouïe, m'agaçai-je un peu.

Je n'avais pas besoin qu'il me rappelle que les examens approchaient, j'en avais déjà pleinement conscience.

Il soupira.

— Excuse-moi Bébé...je sais que tu n'as pas le choix mais ça m'embête que tu doives manquer des cours. Et si on demandait à ta mère ?

— Hmm oui...éventuellement, dis-je pensif. Cependant on ne connait pas ses horaires de la semaine prochaine.

— Ça ne coute rien de lui poser la question. Après tout, c'est aussi pour cette raison que nous avons voulu mettre Aria à la garderie de l'hôpital. Je me souviens qu'elle nous avait même proposé de l'y emmener quand elle serait du matin, c'est sur sa route. Jusqu'à maintenant on s'en sortait plutôt bien mais les examens approchent, il ne faut pas qu'on hésite à lui demander de l'aide car on en a besoin.

— D'accord, d'accord, cédai-je. Je m'en occupe. Et pour le soir? enchainai-je.

— Je peux la récupérer, je n'ai pas de cours après 17h et pas de réunion à l'association. Jordan a préféré mettre en stand-by les activités pour nous permettre de nous concentrer sur les examens du premier semestre.

— Ça te fait tout de même beaucoup en une semaine, lui dis-je en soupirant. Quand vas-tu réviser ?

— À la fac. Regarde lundi, mercredi et vendredi, j'ai une heure de libre à chaque fois entre deux cours. Je réviserai à ce moment-là, ne t'en fait pas. Puis si ce n'est pas suffisant, je réviserai le soir, argumenta-t-il avec conviction.

Visiblement, il avait déjà pensé à tout. Pour le coup, je savais que je pouvais lui faire confiance car réussir ses études étaient capitale pour lui. Alec avait toujours été très sérieux et brillant mais je le suspectais d'être d'autant plus motivé à réussir car nous avions prévu de nous marier dès l'obtention de sa licence.

Je soupirai longuement en me frottant l'arête du nez. Nos plannings de cours étaient totalement différents. Moi je n'avais que dix minutes de libre entre chaque cours et c'était pour me rendre d'un amphi à un autre ou d'une salle à une autre.

— Très bien, tu prendras la Camaro dans ce cas, lui dis-je.

— Quoi ? Toute la semaine ? fit-il surpris. Mais et toi ?

— Le bus, me contentai-je de lui répondre comme si ce n'était pas évident.

— Mouais, j'ai un peu de mal à t'imaginer dans les transports en communs.

Je pivotai la tête vers lui de nouveau en fronçant les sourcils.

— Ah bon ? À t'entendre, je suis quelqu'un de snob !

Ben...fit-il en haussant les épaules.

J'attrapai un des coussins du canapé et le lui balançai dessus sans ménagement.

— Hey ! Mais ça ne va pas de m'attaquer gratuitement ! se plaignit-il.

— Surveille tes mots. Je ne suis pas snob, le prévins-je avant de continuer. J'emmène Aria chez le pédiatre samedi pour son suivi, tu te joins à nous ?

— Bien sûr que je viens... déjà que je n'étais pas présent à sa première visite, dit-il.

Je vis un éclat de tristesse traverser brièvement son magnifique regard bleu océan.

Le rendez-vous manqué dont il faisait allusion avait eu lieu pendant notre période de « séparation » si puis-je dire et visiblement il ne l'avait pas oublié. Sans ajouter un mot de plus, je déposai mon ordinateur sur la table basse et débarrassai Alec du sien. Lentement je l'allongeai sur le canapé.

— Aria a une très longue vie qui l'attend et tu seras présent à chaque minute, lui dis-je en commençant à l'embrasser sur ses douces lèvres. Nos langues se caressèrent timidement au début puis très vite partirent dans une danse sensuelle dont seules elles connaissaient le secret. Alec glissa ses mains sous mon pull qu'il s'empressa de me retirer.

— Fais-moi l'amour...maintenant... j'ai envie de toi depuis dès jours, se lamenta-t-il contre mes lèvres.

Il ne m'en fallut pas plus, moi aussi je le désirais. J'ôtai prestement son tee-shirt puis son bas de survêtement. Prenant une seconde pour admirer son corps si délectable qui m'appartenait, je constatai avec concupiscence que son sexe emprisonné dans son boxer était déjà en érection. Je recommençai à l'embrasser tout en faufilant ma main à l'intérieur. Doucement, j'entrepris de le caresser. Alec laissa échapper un gémissement de plaisir et bascula des hanches à la rencontre de ma main.

— Enlève tout, m'ordonna-t-il.

— Toujours aussi impatient Mon Ange, répliquai-je en lui faisant un petit sourire moqueur.

Sans se préoccuper de mes taquineries, il s'empressa de me retirer la totalité mes vêtements, se débarrassa lui même de son boxer et m'allongea à mon tour sur le canapé où il me chevaucha dans le même élan. Lentement, il inséra mon sexe en lui en poussant un gémissement de satisfaction non feint. Je fermai les yeux une minute afin de savourer les sensations de plaisir qui m'envahissaient. Mon amour commençait à s'articuler de haut en bas sur mon pénis durgéçant quand tout à coup, j'eus une révélation.

— Hey Mon Ange...le...lubrifiant, dis-je le souffle court.

— Pas besoin, me répondit-il en continuant à bouger.

Pas besoin ? Comment ça pas besoin?! C'est ce qu'on allait voir! pensais-je halluciné par son inconscience.

Je plaçai mes mains sur ses hanches et l'immobilisai une minute.

— Tiroir de la table basse, me contentais-je de lui dire en le fixant des yeux.

Il soupira.

— Je ne veux pas que tu te fasses mal. Allez, prends-le, lui ordonnai-je sérieusement.

Il s'exécuta. Je lui pris le flacon des mains et m'en versai une quantité conséquente.

— Retourne-toi, lui dis-je.

Il pivota, m'offrant ainsi une vue imprenable sur son intimité que je me dépêchai d'enduire de lubrifiant, j'en mis rapidement sur mon sexe et le pénétrai fortement d'un coup. Alec poussa un petit cri de surprise. Le côté masochiste en moi aimait vraiment l'entendre être surpris par mes assauts. Sans lui laisser de répit, une main sur son cou et l'autre sur ses hanches, je commençais à lui assener des coups de reins rapides et puissants. Je le vis s'accrocher à l'accoudoir du canapé en haletant. Je le fis se redresser aussitôt et ralentis légèrement le rythme afin qu'il sente l'entendu de mon sexe profondément ancré en lui. Je commençai à déposer des baisers le long de son cou et de sa mâchoire tout en continuant à le pénétrer plus lentement mais sans perdre en intensité.

— Alors Mon Amour, penses-tu toujours que le lubrifiant était inutile, lui murmurai-je à l'oreille.

— Tu...es vraiment...diabolique, réussit-il à dire le souffle coupé.

Je fis glisser une main jusqu'à son pénis que je commençais à masturber en rythme avec mes coups de reins.

— Je serai diabolique si je ne te laissais pas atteindre l'orgasme Mon Amour, lui dis-je tout en continuant mes mouvements de va et vient sur son sexe. Or que là, ce n'est clairement pas mon intention.

Son souffle et ses gémissements se faisaient de plus en plus bruyants, signe que les bons soins que je lui prodiguai étaient en train de porter leurs fruits.

— C'est trop...bon, je vais venir...m'informa-t-il.

Je remarquai amusé, qu'Alec m'informait toujours quand il était sur le point de jouir. Ce n'était pas vraiment nécessaire car attentif comme je l'étais à chacune de ses réactions, je savais pertinemment quand il était proche de l'orgasme.

Il attrapa ma nuque de sa main gauche et colla encore plus son dos à mon torse, enfin si c'était possible car là on était parfaitement emboité l'un dans l'autre, corps, sexes et anus confondus. J'accélérai légèrement le rythme de ma main sur son pénis, je pouvais le sentir palpiter sous mes caresses et ça m'électrisait. Quelques secondes plus tard un liquide chaud et blanchâtre, preuve de la jouissance de mon homme se projeta dans ma main. Je l'allongeai aussitôt sur le canapé et recommençait à le pénétrer à mon rythme effréné du début. Quelques coups de reins plus tard, je fus frappé par l'orgasme à mon tour et me déversai en lui, exténué et à bout de souffle.

— Tu devrais avoir honte d'utiliser le sexe comme punition, me reprocha-t-il quelques minutes plus tard, après avoir retrouvé son souffle.

— Je ne vois pas à quoi tu fais allusion, lui répondis-je innocemment.

Je me levai et partis nous chercher à boire dans la cuisine. De retour dans le salon, je lui tendis une bouteille d'eau.

— Merci Bébé, me répondit-il en me prenant la bouteille des main.

— Profitons en qu'Aria soit encore endormie pour nous doucher rapidement et travailler un peu.

— D'accord, je range le salon et te rejoins dans la salle de bain, consentit-il.

Je me penchai vers lui et déposai un doux baiser sur ses lèvres.

— Je t'aime, lui dis-je.

— Je t'aime aussi, me répondit-il avec ce magnifique sourire qui éclairait aussi bien mes journées que mes nuits.

Heureux, je quittai le salon et me dirigeai vers la salle de bain enivré de tout l'amour que me procurait mon merveilleux fiancé.

Fin du chapitre !