Bonjour à tous! Voici la suite!
Shaniice : Coucou toi! Oui moi aussi j'aime ce côté un peu fragile d'Alec, son manque d'assurance, ses incertitudes. Je trouve qu'il est important de continuer à montrer cet aspect de sa personnalité car cela permet aux lecteurs de garder à l'esprit qu'il n'est encore qu'un ado de 18 ans en plein apprentissage de la vie et qu'il est normal qu'il n'est pas encore totalement confiance en lui. Ah ah! Où est Camille? Bonne question! On le saura bientôt :)
Nagron : Coucou toi! Ne t'en fais pas Magnus va devoir bien assez tôt discuter avec Alec de ses investigations en cours pour retrouver Camille et c'est sur que ce moment risque de ne pas être facile pour tous les deux. Sans parler des autres problèmes qui vont pointer leur nez. À bientôt, bisou :)
Sylvie Oversteyns : Salut toi! Lol oui Alec était vraiment déterminé à remettre l'électricité et ce, sans que Magnus n'ait à intervenir surtout! Ne t'en fais, je n'oublie pas les autres personnages de la première fiction, on les retrouvera tous ;).
Merci à tous ceux qui me lisent et qui me suivent! Merci de votre soutien 3 :)
Chapitre 4 – Quand arrive l'orage.
« Méfie-toi de tes ennemis mais encore plus de tes amis »
PDV Magnus
L'alarme de mon téléphone se mit à retentir bruyamment à travers la chambre. D'un geste rapide et assuré, je me dépêchai de la couper avant qu'elle ne finisse par réveiller Alec également. Allongé à mes côtés, ses cheveux en bataille, son teint pâle et ses lèvres rosées légèrement entre ouvertes, il était tout simplement magnifique. Nous étions vendredi, ce qui signifiait d'une part que la semaine touchait enfin à sa fin mais également que les cours reprenaient aujourd'hui. Par chance, la tempête tant attendue ayant faibli en route, avait causé moins de dégâts que prévu ce qui permettait à tout le monde de reprendre ses activités habituelles.
Je déposai un baiser sur le front de Mon Amour endormi puis me levai délicatement en attrapant au passage le baby phone posé sur ma table de chevet. Aucun son n'en sortait, visiblement Aria était encore dans les bras de Morphée. Afin de m'en assurer, j'entrai silencieusement dans sa chambre et la vis allongée sur le flan la tête reposée sur son bras gauche.
Elle avait probablement tenté de se retourner sur le ventre durant la nuit, pensais-je en l'observant plus attentivement.
Méticuleusement, je la repositionnai sur le dos et dégageai légèrement son front de ses cheveux afin de vérifier sa température. Pas de fièvre en perspective et c'était un soulagement.
Je me dirigeai vers sa commode puis commençai à préparer le nécessaire pour sa journée à la garderie. Je récupérai son sac puis y rangeai le tout. Une fois terminée, je filai sous la douche puis me vêtis chaudement. Les températures matinales avoisinaient les 4° en cette période hivernale de décembre...et dire que ça ne faisait que commencer pensais-je en soupirant alors que j'enfilai un jean noir, un débardeur superposé d'un tee-shirt à manches longues et d'un gilet à capuche gris clair. J'enfilai des chaussettes en laine puis mis mes boots marrons. Je recoiffai mes cheveux à grand renfort de gel puis m'appliquai soigneusement un peu de khôl. On aurait pu penser qu'en devenant père j'aurai troqué mon look jugé excentrique contre une image un peu plus conventionnelle que se faisait la société d'un chef de famille...eh bien non ! Mon style me convenait, j'avais fait l'impasse sur ma mèche rouge pour une couleur bleue nuit plus sobre mais pour le reste, j'étais toujours le même avec mes piercings et mes tatouages en prime. Comme on dit : l'habit ne fait pas le moine. Cette expression me sciait à la perfection, pensais-je en m'observant dans le miroir pour la énième fois.
Une fois rassuré sur mon look, je partis préparer le biberon d'Aria ainsi que le petit déjeuner pour Alec. L'horloge de la cuisine indiquait déjà 6h00, il ne fallait pas que je traine trop autrement j'allais finir par être en retard à mon premier cours. Je me dirigeai vers la chambre de ma fille avec l'idée de la réveiller quand des pleures me parvinrent aux oreilles, j'entrai puis la pris immédiatement dans mes bras.
— Hey, coucou Mon Cœur. Ça va calme-toi, papa est là.
Aria s'agrippai à moi de toutes ses forces à l'aide de ses petits bras tout en continuant à pleurer, ça sentait le réveil dû à un mauvais rêve. Je me dirigeai dans la cuisine avec elle puis récupérai son biberon que je tentai de lui faire boire tout en continuant à lui murmurer des phrases réconfortantes. Ce fut un échec clissant, elle refusait catégoriquement de boire alors que j'étais persuadé qu'elle avait faim.
Contrariée et grognon... dans ce genre de situation on reconnaissait clairement son tempérament de feu ou du moins celui de sa mère car personnellement j'étais loin d'être aussi buté...enfin je crois.
Je jetai à nouveau un œil à l'horloge en soupirant.
— Bien, d'accord jeune demoiselle! cédai-je légèrement exaspéré qu'elle ne veuille pas coopérer justement ce matin. Nous allons nous préparer pour la garderie. Peut-être qu'après ton bain, tu seras plus enclin à manger, lui dis-je.
Visage triste, ma fille me fixait avec de grands yeux humides. Elle mit son pouce dans sa bouche et commença à le sucer plutôt goulument.
Génial, pensais-je sarcastiquement en la voyant faire.
Décontenancé, je secouai la tête puis pris la direction de la salle de bain. Une fois propre et calmée, je retentai la mission biberon et bingo! Elle le termina en un temps record cette fois. Je soupirai de soulagement puis la félicitai en lui faisant une multitude de bisous sur les joues, le front et le nez ce qui la fit éclater de rire. Je la regardai avec émerveillement. Ce son était la plus belle des mélodies au monde à mes oreilles. Les rires d'Aria, les sourires d'Aria, voilà pourquoi je me levais tous les jours, ils étaient ma récompense, ils étaient ma raison d'être.
— Sais-tu à quel point je t'aime mon petit ange, lui dis-je en la déposant dans son parc. Tous les lacs, les mers et les océans de ce monde ne suffiraient pas à représenter l'entendu de l'amour que j'ai pour toi Ma Princesse. Je sais que pour le moment tu ne comprends pas ce que cela signifie mais un jour tu grandiras et là tu comprendras. En attendant reste ici sagement, je vais réveiller ton père puis on se mettra en route, lui expliquai-je en déposant un dernier baiser sur ses doux cheveux.
Il était désormais 6h45, mon premier cours commençait dans une heure et il fallait encore que je dépose Aria à la garderie de l'hôpital. Comme d'habitude, c'était une véritable course contre la montre quand il m'incombait de m'occuper de ma fille. Alec disait que je passais trop de temps dans la salle de bain à me préparer et que c'était pour cette raison que j'étais souvent en retard...inutile de vous dire que je n'étais absolument pas d'accord avec lui.
J'entrai doucement dans notre chambre puis m'assis sur le lit à ses côtés.
— Debout Mon Amour c'est l'heure, lui dis-je en semant de doux baisers sur son cou, sa mâchoire, ses joues et enfin ses lèvres. Il ouvrit lentement les yeux et me fit un magnifique sourire.
— Bonjour Bébé, me dit-il la voix roque et encore ensommeillée.
— Bonjour Mon Ange, Aria et moi on y va. Je t'ai préparé ton petit-déjeuner, pense à manger avant de partir.
Surpris, il m'observa une minute puis finit par me faire une moue boudeuse.
— Pourquoi ne m'as-tu pas réveillé plus tôt ? m'accusa-t-il. On ne se verra pas de la journée et là, on a même pas pu passer un moment ensemble avant que tu t'en ailles.
Ses reproches me prirent un peu dépourvu.
— Hé bien...tu n'as pas cours avant 9h00, je trouvais dommage de te priver d'une heure de sommeil supplémentaire.
— Bébé même si je comprends que tes intentions étaient tout à fait honorables sache que je me moque de dormir plus. Le plus important est de privilégier des moments que l'on peut passer tous les trois, me répondit-il en me regardant droit dans les yeux.
Je soupirai. Il n'avait pas tort.
— Entendu Mon Amour, lui dis-je en le serrant dans mes bras. Je suis vraiment désolé de ne pas pouvoir rester plus longtemps. On doit vraiment y aller, ajoutai-je en mettant fin à notre courte étreinte.
— Je sais...je t'accompagne à la porte, je veux dire au revoir à Aria.
J'acquiesçai.
On retourna dans le salon, Alec embrassa notre fille, nous souhaita de passer tous les deux une bonne journée puis nous nous mîmes rapidement en route pour la garderie.
PDV Alec
Attablé au bar de la cuisine, j'avalais mon petit-déjeuner plus par obligation que par appétit tout en potassant mon cours de latin. Grâce à l'alerte tempête Mag's et moi avions eu la chance de pouvoir passer deux jours entiers l'un avec l'autre, ce matin le retour à la réalité et à notre routine était un peu difficile pour moi. J'étais seul chez nous et le silence me déprimait. Je n'avais pas cours avant 9h00 mais je me décidai néanmoins à me préparer pour la fac. Un passage sous la douche et par le dressing, j'attrapai mon sac puis me mis en route pour l'arrêt de bus.
Tout en marchant, mon humeur s'améliorait considérablement. J'adorais être dehors par ce temps, la neige recouvrait les arbres et le toit des immeubles, le froid me caressait le visage et c'était vivifiant. Je m'arrêtai une seconde puis pris en photo des buissons enneigés que je postai sur ma page Instagram avec en hashtag #merveillesdelanature. Je taguais Clary dessus. Ma future belle-sœur adorait elle aussi l'hiver et les magnifiques paysages qu'il nous offrait chaque année. Moins d'une minute après je reçus une notification m'annonçant qu'un commentaire avait été posté sous ma photo.
Clary B : « Il n'y a pas à dire, les plus beaux paysages apparaissent en hiver ! Merci BF ;) ».
Je m'apprêtai à lui répondre par un émoticône qui sourit quand je reçus une nouvelle notification.
Jace L : « Ces pauvres buissons doivent se les geler à mort et attendre le printemps avec impatience pendant que vous vous extasiez de leur malheur... ».
Je levai les yeux au ciel en lisant son commentaire...c'était du Jace tout craché. Je me décidai à lui lancer une petit pique.
Alec L : « Quelqu'un t'a sonné ? Passe ton chemin, tu es entrain de polluer ma publication ».
Je reçus instantanément plusieurs autres notifications me prévenant de nouveaux commentaires.
Rag' F : « Très belle photo mon pote :) »
Izzy L : « J'adore ! »
Simon L : « Vive le vent, vive le vent vive le vent d'hiver ! »
Jace L : « pffff ! »
Cat' L : « J'adore ! Tu as l'œil Alec 3 »
: « Il faut une grande sensibilité pour apprécier de si beaux paysages, nul doute que tu as ce qu'il faut mon cher Alexander ;) »
J'ouvris de grands yeux en lisant le dernier commentaire...celui d'Andrew. Il m'avait fait une demande d'abonnement à mon compte il y a quelques semaines en même temps que Jordan et d'autres membres de l'association. Honnêtement, je me voyais mal accepter les autres et pas lui donc j'avais finis par l'ajouter également. C'était la première fois qu'il commentait une de mes publications et ça commençait bien. J'arrivais à l'arrêt de bus quand mon téléphone toujours dans ma main se mit à s'affoler dangereusement. J'avais reçu une tonne de messages simultanément. Un groupe de discussion privé Instagram venait d'être créé par Jace.
Jace L : Mon frère, toutes mes condoléances quand Mag's verra le commentaire d'Underhill.
Simon L : Il a osé t'appeler Alexander en plus...
Clary B : Hey arrêtez ! Mon frère est quelqu'un de raisonnable, ne les écoute pas BF ;)
Rag' F : Raisonnablement Jaloux ! MDR !
Izzy L : Hmm, je ne veux pas dire mais là, il te drague ouvertement le Underhill...
Cat' L : Ça craint...
Je soupirai longuement en lisant leurs messages. Je sentais un mal de tête pointer le bout de son nez. En somme, ils avaient tous raison. Mon fiancé était certes raisonnable mais aussi possessif et jaloux, qui plus est, il n'aimait pas beaucoup Underhill...que faire.
Alec L : Du coup, je fais quoi ? Je supprime son commentaire ?
Clary B : Surtout pas ! Ça donnera trop d'importance à Underhill et ma main à couper qu'il ne manquera pas de tourner ça à son avantage.
Cat' L : Clary à raison, ne fait rien et le moment venu si Mag's te pose des questions tu n'auras qu'à être honnête après tout tu n'as rien fait.
Izzy L : Oui, c'est le mieux.
Rag' F : Sinon, Jace, Simon et moi pouvons avoir une "petite discussion" avec lui...entre hommes vous voyez ;)
Simon L : MDR !
Jace L : Quand vous voulez !
Je levai les yeux au ciel...les mecs et leur testostérone.
Alec L : Ça va aller les gars, je vais suivre le conseil des filles.
Jace L : Comme tu voudras frangin. Simon et moi on va en cours, à plus les amis !
Izzy L : Au revoir les garçons, travaillez bien !
Clary B : J'y vais aussi, bisous !
Rag' F : Idem pour Cat' et moi ! Ciao les amis vous nous manquez 3!
Je rangeai mon téléphone dans ma poche, et réajustai mon bonnet sur ma tête. Je n'avais rien fait et pourtant je me sentais un peu coupable à cause du commentaire d'Andrew ce qui était ridicule évidemment.
Peut-être que je devrais prendre les devants et envoyer un message à Mag's pour le prévenir, pensai-je en ressortant aussitôt mon téléphone.
J'hésitai une seconde. Il avait déjà suffisamment de choses auxquelles penser, à quoi bon l'embêter avec de telles futilités ? Je sortis mes écouteurs et les connectais à mon téléphone, lançai ma playlist d'Imagine Dragon et me décidai à ne rien dire à mon fiancé pour le moment.
PDV Magnus
Il était déjà 17h30 quand je me mis en route pour la garderie. Comme d'habitude, j'avais l'impression de manquer de temps et que ma vie était un véritable marathon. Je me garais en catastrophe sur le parking de l'hôpital et monta quatre à quatre les marches qui menaient au hall d'entrée puis atteignis les ascenseurs en un temps remarquable. Seul problème, aucun de ceux appelés ne semblaient comprendre la situation d'urgence dans laquelle je me trouvais...il ne me restait plus que quinze minutes pour récupérer ma fille. Impatient et agacé, je finis par prendre les escaliers jusqu'au 3ème étage. Dix minutes plus tard, j'entrai en trombe dans le bâtiment et manquai de renverser une infirmière au passage.
— Oh, je m'excuse, dis-je précipitamment sans prendre le temps de m'arrêter.
— Magnus ? m'interpella ladite infirmière.
Je pilai et me retournai vivement. L'infirmière en question me regardait avec de grands yeux surpris. Je pris une minute avant de la reconnaitre.
— Olivia? Ça alors! m'exclamais-je heureux de la revoir.
— Où cours-tu comme ça ? Ça fait longtemps qu'on ne s'est pas croisé, comment vas-tu et comment va Aria ?
— Bien, bien...euh justement, je dois la récupérer à la garderie là et...
Elle regarda sa montre.
— Je comprends mieux l'empressement. Je t'accompagne ! décida-t-elle sans me demander mon avis.
— Euh, si tu veux, lui répondis-je un peu surpris.
On arriva à la garderie. Le père indigne que j'étais était heureux de constater qu'Aria n'était pas la dernière à attendre d'être récupérée. Il y avait encore un autre enfant...avant dernière, c'était mieux que dernière non ?
— Oh mais qui voilà ! s'exclama malicieusement Alma, l'éducatrice et la présidente de l'association « Les oisillons ».
C'était grâce à elle que l'hôpital Raziel avait la chance de disposer d'une garderie pour les enfants du personnel en plus de la halte-garderie déjà en place. Elle récupéra Aria dans le parc d'activité où elle se trouvait puis me l'amena avec un grand sourire.
— Bonsoir Ma Princesse, dis-je à ma fille en la prenant dans mes bras. Je lui fis une multitude de baisers afin de me faire pardonner de la récupérer si tardivement. Je suis navré de n'arriver que maintenant, ajoutai-je gêné à l'attention d'Alma.
— Oh ne t'excuse pas, grâce à toi je viens de gagner un dîner gratuit ! me répondit-elle sans se départir de son sourire et de son ton énergique.
Les trois autres membres du personnel de la garderie occupés à ranger la pagaille laissée par les enfants se mirent à rire. Confus, je les regardai les uns après les autres.
— Ils ont parié sur qui de toi ou d'Alec récupérerait Aria ce soir, m'expliqua une voix familière qui venait de surgir derrière-moi.
Je me retournai vivement et vis ma mère debout au côté de Sarah – Sarah que j'avais presqu'oublié d'ailleurs, réalisai-je en la voyant.
— Bonsoir Maman ! la saluai-je chaleureusement.
Elle s'avança, m'embrassa affectueusement sur la joue tout en me volant ma fille des bras au passage.
— Dure journée hein, me dit-elle en me couvrant des yeux.
J'hochai la tête pour toutes réponses.
— Sur qui avais-tu parié Alma ? demanda Sarah, amusée par la situation.
— Sur Magnus. Alec est rarement en retard lui, lui répondit Alma en me jetant un regard appuyé.
Je fis un petit sourire embarrassé.
J'aimais beaucoup Alma et son franc parlé. C'était l'image type de la grand-mère bienveillante, chaleureuse et encore très pétillante pour son âge. Il y avait une différence de génération entre elle et son équipe et pourtant ça ne se voyait pas du tout. Ils étaient tous très soudés et me donnaient l'impression d'être une seule grande et même famille. Dès le premier jour, ce sentiment m'avait rassuré dans l'idée de leur confier Aria. Evidemment, ne faisant pas partie du personnel, je réalisais également que j'avais eu une chance inouïe que l'hôpital ait accepté que je puisse faire garder ma fille ici. Je ne remercierai jamais assez ma mère pour ça. Elle avait tout entrepris afin qu'Alec et moi ayons cette opportunité et cette tranquillité d'esprit car il fallait bien l'admettre, le fait que l'hôpital ne soit situé qu'à trente minutes de l'appartement était un atout non négligeable. Après réflexion, je me suis demandé pourquoi ma mère n'avait pas choisit qu'on vive plus près de son lieu de travail. Elle faisait deux heures et demi de route matin et soir...c'était énorme. Honnêtement, maintenant que je passais moi aussi mes journées à courir après le temps, mon admiration pour elle déjà débordante était encore monté d'un cran.
Aria se mit à bailler dans les bras de sa grand-mère adorée puis posa sa tête sur son épaule. Comme d'habitude, son pouce ne tarda pas à retrouver son lieu favori, c'est-à-dire sa bouche. Je soupirai en la voyant faire. Ma mère me regarda avec un petit air amusé.
— Ne t'en fais pas Mon Chéri, elle perdra très vite cette habitude. En attendant, tu devrais rentrer, elle est fatiguée.
— Oui d'accord, on y va. Je t'aime Maman, lui dis-je en déposant un petit bisou sur sa joue. Embrasse Papa et Clary de ma part.
— Je t'aime aussi Mon Coeur et oui je n'y manquerais pas, me répondit-elle en me couvrant des yeux. Je t'aime toi aussi Ma Princesse, très fort, ajouta-t-elle à l'intention d'Aria tout en lui déposant un dernier baiser sur le front.
Je tendis les bras, immédiatement ma fille se pencha pour les retrouver. Je l'embrassai affectueusement à mon tour.
— C'est beau tant d'amour! s'exclama Alma avec un grand sourire sincère. Elle me tendit le sac d'Aria que Sarah se pressa de récupérer à ma place. Je la regardai faire en fronçant légèrement les sourcils.
— J'ai terminé mon service, je vais t'aider, s'expliqua-t-elle.
Je la remerciai du regard puis saluai et remerciai tout le monde avant de m'en aller.
— Elle est vraiment magnifique ta fille, me dit Sarah tandis que j'installai Aria dans son siège auto. Elle a l'air en pleine forme, on oublierait presque que sa venue au monde fut dans des conditions difficiles, ajouta-t-elle.
— C'est vrai, elle va bien maintenant mais reste fragile. Elle est sensible au changement de température et nous fait souvent des pics de fièvre.
— Oui malheureusement, les bébés prématurés ont un organisme plus faible. Pense bien à faire son suivi pédiatrique.
— Je n'oublie pas, d'ailleurs on a rendez-vous demain avec le Dr Herondale, lui répondis-je.
— Oh super, on se recroisera peut-être dans ce cas ! Ça m'a fait plaisir de te revoir...vraiment.
— Oui, à moi également, lui répondis-je avec un sourire amicale avant d'ajouter. Désolé Sarah, je dois y aller, Alec nous attend puis Aria est épuisée, lui dis-je.
— Bien sûr, je comprends. Rentrez bien dans ce cas, à bientôt ! Nous salua-t-elle en s'en allant.
Je la saluai à mon tour puis pris la direction de notre appartement, impatient de retrouver mon fiancé et la chaleur de notre foyer.
PDV Olivia
Rencontrer Magnus aujourd'hui avait été une sacrée aubaine. Voilà qui allait grandement nous faciliter la tâche, pensais-je en composant un numéro sur mon téléphone. Deux tonalités plus tard, une voix me répondit.
— Je pensais qu'on devait s'appeler qu'en cas d'urgence?
— Hmm oui, mais il y a du nouveau. Tu ne devineras jamais qui j'ai rencontré toute à l'heure à l'hôpital. Je te mets sur la voie : grand, beau à tomber, la peau mate et des yeux...des yeux vraiment hypnotisants...dis-je amusée.
— Magnus...
— Oui et ce n'est pas tout. J'ai également vu Aria.
Un silence accueilli ma dernière annonce.
— Elle...comment va-t-elle ? me demanda timidement la voix.
— Bien, très bien même. En fait, elle était bien plus proche qu'on ne le pensait.
— Que veux-tu dire ?
— La garderie de l'hôpital. Ça ne doit pas faire très longtemps car le mois dernier elle n'y était pas quand j'avais vérifié la liste des enfants inscrits.
— Quel heureux hasard. Nous allons pouvoir mettre notre plan à exécution plus rapidement que prévu.
— C'est aussi ce que je pense...alors prête ?
— Plus que jamais.
Fin du chapitre !
