Note de l'auteure : J+2 de confinement, ressenti j+14 😅

Reponse aux reviews :

leFouDesLivres04 : ce n'est pas que Ron n'a pas mûri aussi. Je pense plutôt que lui a été écoeuré par la politique pendant la guerre et avant, là où Hermione ne voit ça que comme un outils.

Il a un caractère sans compromis, donc je ne pense pas qu'il pardonne facilement aux mangemorts et je suis sûre qu'il déteste l'hypocrisie de caresser les gens dans le sens du poils pour obtenir des avantages, meme si cet avantage est important comme la loi que Hermione voudrait faire voter.

Hermione et lui sont très mal accordés et s'en rendre compte est aussi une forme de maturité et de recul.

Il va y avoir bientôt un chapitre où il va jouer un rôle plus actif (et vu l'importance que prend l'épidémie dans nos vies, bientôt sera surement tres proche 😅)


La déclaration de Hermione dévoila rapidement ses mystères.

Quelques jours Après, Harry recracha à nouveau son café sur les gros titres de la gazette. "Edito : Comment nos éditorialistes rendent la Réconciliation impossible"

Le lendemain : "Rita Skeeter souffle sur les braises depuis l'avant Guerre"

Il reçut plus tard de Molly un article de sorcière hebdo "Draco Malfoy, celui dont on a besoin mais dont on ne veut plus".

Ces articles agitaient grandement un nouveau réseau mafieux, impliqué dans des affaires plutôt louches, notamment de la fausse monnaie et de la contrebande. Harry cherchait à l'infiltrer pour voir de quoi il retournait.

C'était Ron qui lui en avait parlé, le réseau prenant de l'ampleur au sein des commerçants de la guilde dont celui ci etait représentant.

- Fais gaffe, Harry, ils sont… Vraiment…

Harry dévisagea Ron étrangement. Leur relation s'était légèrement refroidie depuis sa séparation avec Hermione, mais ils étaient amis depuis tellement longtemps que Harry sentait que quelque chose était différent.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Ecoute, je ne saurai pas t'expliquer, mais vas-y mollo avec eux, d'accord ?

- D'habitude, tu es vent debout contre la fausse monnaie. Tu les accuses de tout jusqu'à ton mal de dos…

- Ouais, bin… Ouais. Ils ont une rhétorique très bien rodée.

- Une rhétorique ?

- Une rhétorique.

- Pas d'insulte à ton intelligence mais je ne suis pas bien sûr - qu'on désigne la même chose par ce mot.

- Ron leva les yeux au ciel.

- Harry, j'ai été le mari de la secrétaire d'État à la justice pendant presque 10 ans, je t'assure que je sais ce que recouvre ce mot. Ces gens sont dangereusement convaincants, et il ne te suffira pas de les arrêter. Fais gaffe mon vieux. Et dis à Hermione de se méfier aussi.

- Harry, polynectarisé en truant à la petite semaine, pénétra dans la cave où il savait pouvoir rencontrer ce réseau.

La cave était humide, une lumiere feniante coulait par de petits soupirails grillagés et qui n'avaient pas connus de nettoyage depuis longtemps.

Pleine de jeunes connus de ses dossiers erraient dans ce sous-sol, exaltés mais inutiles. Trop jeunes pour avoir vu de la guerre autre chose qu'une bataille héroïque.

Puis Harry se reprit. Il avait été aussi jeune et bien conscient très tôt ce pourquoi il combattait.

En les écoutant parler, il entendait surtout des jeunes, en deuil d'un ou plusieurs parents, qui voulaient sortir leur pays de la crise et qui étaient pour ça à la recherche de solutions.

Des rotatives d'un journal non repertorié sortaient de façons ininterrompues des numéros dans un pop magique poussiereux. Il approcha du numéro.

Le "Sangs Impurs" contenait différents articles.

Un premier accusait Percy, "collaborateur notoire" du "régime de terreur", suspicieusement et tardivement revenu du "bon côté" de maintenir fictivement l'état de crise pour mieux garder le pouvoir.

Un second dénonçait les mangemorts qui vivaient encore libres, listant leurs noms et adresses (bien que ces adresses soient toutes celles des manoirs familiaux, de notoriété publique).

Un autre article dénonçait la dérive autoritaire du gouvernement qui avait condamné leur confrère seulement coupable d'avoir escalader un mur, par la faute d'une défense aux mains des mangemorts, et appelait à le nommer, lui Harry Potter, à la tête des aurors pour garantir la justice et l'équité.

Plus que les autres, cet article mis Harry terriblement mal à l'aise. Mais néanmoins le journal ne contenait pas grand chose d'illégal et n'aurait eu aucun problème à sortir au grand jour.

Il le fourra dans sa poche dans l'optique de le joindre au dossier et d'en parler à Hermione.

- Fais attention, Confrère, cache-le mieux, tu peux te faire arrêter pour avoir transporté ce journal.

Un jeune homme s'approcha de Harry.

- Ce journal ? Pas grand chose d'illégal là-dedans pourtant.

- Effectivement, reprit le garçon d'un air sombre, pourtant deux de nos confrères sont en cellule pour ça. Ils ont été arrêtés tout à l'heure parce qu'un auror les a vu discuter autour du journal sur le chemin de traverse.

Harry était bien placé pour savoir que les deux confrères étaient en cellule pour avoir caillassé un auror, qui d'après tous les témoins était en train d'acheter un café à une échoppe supposément sang pur et n'avait pas compris l'enchaînement des événements. Les deux allaient être libérés après la fin de leur dégrisement.

Harry préféra ne pas discuter.

- C'est fou, ça.

Neutre et peu impliquant.

- Tu n'imagines même pas. On est obligé de se planquer dans cette cave pour que les aurors ne nous arrêtent pas. Ils ont peur que la vérité ne sorte au grand jour.

Harry, qui avait maintenant une bonne idée de ce que le journal contenait, savait qu'il n'y avait rien là qui justifie de se cacher. Le chicaneur publiait des articles beaucoup plus polémiques dans des bureaux plus lumineux et en invitant tous ceux qui passaient à prendre un thé.

- Vraiment ? Bond'la, dit Harry qui ne savait plus quoi dire.

Le blond le dévisagea suspicieusement.

- Tu n'es quand même pas un de ces sang de chiens purs, Confrère ?

- Hein ? Non surement pas. Pouah. J'ai grandi avec une télévision et un téléphone, et je suis fier de savoir le nombre de timbres à mettre avant de poster une lettre.

Le garçon acquiesça, rassuré.

- Ces chiens. On devrait élimer tous leurs actes de naissance.

Les sens de Harry furent soudainement en alerte. Cette phrase aussi grammaticalement fausse était déjà intervenue dans un dossier qu'il connaissait très bien.

Un bruit de verre brisé se fit entendre. Un jeune avait trébuché et brisé une des bouteilles vides qui traînait dans la cave

L'interlocuteur de Harry intervint rapidement, Harry profita de l'occasion.

L'aidant à ramasser le verre, il jeta un sortilège d'estafilade très léger, qui entailla le dos de la main du blond.

- Aie.

- Oups, tu t'es coupé en ramassant ? Lui dit Harry. Prends mon mouchoir.

Harry estimait que son jeu d'acteur aurait dû lui valoir un oscar.

- Merci Confrère, dit le jeune homme en essuyant l'égratignure. Au fait, je m'appelle Ruben, Ruben Doll.

- Jim Person, répondit un Harry imaginatif.

- N'hésite pas à repasser nous voir. On peut faire de grandes choses ensemble, dit Ruben en lui rendant le mouchoir.

- Compte sur moi.


Harry regardait Gabrielle transvaser magiquement le sang du mouchoir dans un tube à essai.

- Je ne pense pas que ça suffise comme preuve, dit-elle, le magenmagot ne connaît pas bien le principe des tests ADN.

- Évidemment. Mais ça me permettra de l'inviter à venir discuter.