Salut ! Voici le dernier chapitre du premier jeu. Je ne sais pas encore comment je ferais la transition avec le second jeu, donc, je pense qu'on peut supposer que la fic n'aura pas d'update avant un petit moment. Donc, vous avez encore le temps de me dire si vous voulez une réconciliation à Dressrosa, ou si le bar de Rodin servira de ring pour une Ann en pleine hystérie ^^
Sur ce, je vous remercie de vos commentaires et à bientôt !
Tuuuuuut
Tuuuuuut
Tuuuuuut
Boum !
Le bâtiment au centre de la Isla del Sol décolla, dévoilant qu'il s'agissait en réalité d'une fusée. Les membres du clergé et du clan Lumen assistèrent à l'événement en priant.
Une moto s'arrêta sur un toit avec brutalité et une chaussure blanche à talon toucha le sol.
- J'ai bien assez de temps pour empêcher ça, sourit machiavéliquement la magnifique blonde pour elle-même.
Tenir ne serait-ce qu'un instant l'Œil Gauche dans sa main l'avait libéré du contrôle mental de Balder. Bien assez pour qu'elle puisse sauter sur Sabo et user de sa magie pour les sauver tous les deux. Elle avait laissé le Révolutionnaire de son côté, ne voulant pas l'embarquer avec elle dans son sauvetage (les histoires de sorcières et de sages restent entre eux). Jeanne eut un sourire en voyant des anges venir vers elle et reprit son élan, utilisant les têtes de plumes comme d'un escalier vers la fusée.
- L'Œil Gauche, notre si précieux Œil Gauche ne tombera jamais entre les mains d'une personne n'appartenant pas à l'Umbra, pria Jeanne en se posant enfin sur la fusée, usant de sa magie pour y rester collée. Nous les Sorcières de l'Umbra ne le permettront jamais ! Éveille-toi Ô Protectrice de la Gardienne ! Relâche ton pouvoir pour sauver le magnifique Œil de l'Umbra ! Aucune sorcière de l'Umbra ne doit permettre cela !
Jeanne réalisa rapidement qu'on la poursuivait mais ne s'en préoccupa pas des masses. Au contraire, elle se contenta de jeter de temps à autre un œil dans son dos, tirant une ou deux balles, avant de regarder de nouveau devant elle.
Finalement, elle sauta, faisant décoller la moto juste à temps car la partie de la fusée sur laquelle ils roulaient se détacha. Elle tomba enfin sur un autre morceau. Morceau toujours en vol, et non en chute.
Jeanne ne prit même pas la peine de hausser les sourcils devant les rayons dorée qui l'attendaient, se contentant de se baisser juste à temps, pour coucher la bécane sous la série de laser lancés sur elle par des Joy. Elle redressa la moto et continua de tirer sur tout ce qui bougeait.
Elle continua le chemin, jurant en voyant que la fusée prenait vraiment le large, et sauta, sauta, sauta, retrouvant le dernier morceau qui avait été abandonné.
Le Purgatoire rendait bien service, parce qu'à présent, elle était dans l'espace, en Witch Time, et que dans d'autres circonstances, elle serait morte.
Jeanne se mit brusquement accroupie sur son siège, tenant toujours le guidon, avant de faire un poirier qui l'envoya en équilibre sur la roue avant de sa moto.
Et elle sauta dans le vide de l'espace.
On s'en fout de l'inertie et de toutes les règles qui disent qu'on peut normalement pas bouger correctement dans l'espace, parce qu'elle se mit à courir sur les débris comme si elle était toujours sur la terre.
Elle était totalement dégénérée cette femme.
Elle sauta sur ce qui ressemblait à des statues de gens, en plus doré et largement plus grand, tout ça pour tenter de rejoindre la fusée qui prenait plus d'avance, avant de passer en mode félin, prenant sa forme de lynx rouge.
Elle se devait d'arriver à temps.
Ann saignait, les mains clouées au corps de la statue, à genoux, à moitié sonnée.
Elle voyait nettement les deux yeux brillants de la statue plus loin devant elle. Elle ne voyait d'ailleurs que ça. Elle ne percevait que la force de l'entité.
Avec qu'une seule idée en tête, la détruire.
Elle sentait dans son sang quelque chose se relâcher avec lenteur, comme une sorte de poids qu'elle ignorait avoir, qu'on lui retirait lentement, en prenant tout son temps.
Le fait qu'elle se sente encore lourde était la seule chose qui la retenait clouée à cette statue.
Elle n'entendit même pas Balder parler. Pourtant ce qu'il disait, c'était pas inintéressant.
Enfin, pas ce qu'il disait en lui-même, plus à qui il parlait.
- Ah Jeanne ! disait Balder. Tu m'as apporté tant de bonheur ! Le Seul et L'Unique ! Le véritable Œil Gauche ! Sa seule vue doit te faire bouillir de jalousie ! Ton corps doit frémir à l'idée d'être enveloppée par un nouvel univers !
Ann ne remarqua pas Jeanne... sauf quand elle tira sur ses mains pour essayer de briser les clous qui l'immobilisaient.
- Je n'ai pas l'intention de rester là à admirer l'Œil Gauche ! annonça Jeanne en courant vers ses sœurs de clan. Je suis venue chercher mes sœurs de l'Umbra !
En réponse, Balder chargea d'énergie la sphère soutenue par les bras de la statue, au-dessus de la tête de celle-ci, et la magie en jaillit, détruisant un astéroïde à proximité.
Jeanne jura.
Elle était trop loin pour libérer Ann.
Elle se changea de nouveau en lynx et continua sa course le long de la statue, esquivant les débris pleuvant sur elle, pour finalement parvenir au corps en lui-même de Jubileus toujours dans la pierre.
Là, elle put reprendre forme humaine, remontant les jambes de la femme de pierre.
Elle tira, priant pour qu'Ann ait une bonne idée. Jeanne n'arriverait pas à temps pour sauver Bayonetta.
- L'heure est venue pour le retour de Jubileus ! annonça Balder. Enfin, la Trinité des Réalités va connaître son vrai souverain et un nouveau temps va commencer !
Ann fonça sur l' Œil Gauche, brisant l'énergie à la surface dans un éclair doré, dès que Jeanne l'eut libérée.
- DEBOUT ! rugit la D..
Sans s'occuper de la magie qui essayait de la blesser en défense, Ann se saisit de Bayonetta toujours inconsciente.
- Espèce de Folle ! Que fais-tu !? appela Balder.
Ann serra les dents sous la douleur, essayant à deux mains de tirer Bayonetta de là, chose difficile. On aurait dit que l'Œil Gauche était en train de pleurer, avec le liquide entourant la sorcière inconsciente coulant sur la pierre.
- A moins que les deux Yeux ne subsistent, l'univers va basculer et un nouvel Armageddon va éclater ! continuait de crier Balder.
Jeanne arriva à cet instant.
- Cereza ! Cereza ! Réveille-toi ! Courage, Portgas-kun !
Elle brisa à son tour la surface de ses bras et attrapa Bayonetta, joignant ainsi ses efforts à ceux d'Ann. Balder les attaque dans le dos avec sa magie, mais Jeanne para l'attaque, protégeant les tentatives d'Ann.
- Dans ce cas là, elle aurait mieux fait de rester endormie, siffla la blonde. Mais après, je n'aurais pas été capable de retrouver la descendance de Roja-ba-san avant Marine Ford ! Allez, réveille-toi, Cereza !
Ann parvint à tirer enfin Bayonetta de son étrange prison aqueuse, et s'effondra avec elle sur la pierre. Pendant que Jeanne paniquait, luttant pour la réveiller, Ann fut radicale.
Elle leva sa main gauche, captant l'énergie et la lumière des étoiles, et un gant argenté, muni de griffes se forma dessus. De son autre main, prise dans une transe, elle poussa Jeanne, se mettant à cheval sur Bayonetta, sa main gauche toujours levée.
- Qu'est-ce que...
Ann plongea sa main dans la poitrine de Bayonetta, fondant dans sa chair, au niveau de son cœur. Sous le choc, la femme se réveilla.
Elle n'était plus celle que Jeanne avait enfermée il y a cinq cent ans. Elle avait en elle la capacité de se battre et triompher.
Mas déjà, l'éveil était en cours.
Jeanne fut envoyée au loin, alors qu'un étrange rideau d'énergie remontait le long de la déesse. Elle s'éveillait enfin, et avec trop d'énergie pour être contrôlée.
Ann resta accrochée à Bayonetta, cherchant en elle quelque chose de bien précis.
L'Œil droit se referma sur Balder.
- Là ! trouva Ann.
Elle brisa ce qu'elle cherchait et Bayonetta hoqueta.
Le corps de la déesse explosa.
Jubileus était gigantesque.
Son corps avait une teinte de porcelaine, recouvert par une étrange tenue très révélatrice en or, malgré la fine écharpe rouge translucide qui pendait dans son dos, d'un coude à l'autre. Sa coiffure était étrange, une sorte de tipi doré sur son crâne tombant en six mèches épaisses et dorées, chacune ornée d'une pierre brillante. Ses yeux étaient recouverts d'un loup tout aussi doré et finement ciselé. Là où l'œil droit était bleu, le gauche était nacré, comme aveugle.
La première chose qu'elle fit, ce fut inspirer profondément, les mains jointes sur sa poitrine, avant de souffler autour d'elle, concevant une sorte de capsule ambrée, avant de se recroqueviller sur elle-même.
Bayonetta et Ann se relevèrent, la première plus difficilement que la seconde. La plus vieille porta une main à sa poitrine. Aucune trace de ce qu'avait fait la plus jeune. Quoi qu'elle ait fait, ça l'avait empêché de fusionner avec la Déesse.
Elles étaient sur le sol de la capsule que celle-ci avait conçu. D'en haut, elles n'étaient que deux malheureux pixels par rapport à Jubileus.
- Repose-toi, mon amie, je vais chercher ce chat noir en libérant la Protectrice de l'Œil Gauche, souffla Bayonetta en songeant à Jeanne.
Les deux brunes foncèrent vers deux des mèches de cheveux qui frappèrent le sol. Les joyaux qui en ornaient les bouts faisaient des visages de femme à l'envers qui lancèrent des boules de feu sur les sorcières, avant de remonter. Des têtes de bébés tombèrent sur elles, comme des bombes, mais elles s'en défirent aisément.
Jubileus commit l'erreur de tourner. En apesanteur, elle se retrouva la tête en bas, et donna un coup de poing aux femmes. Avec un rugissement sauvage, Ann retint le poing, lui tordant les doigts, ses membres parcourus de filaments d'énergie or et argent, pendant que Bayonetta retournait à l'attaque de la mèche de cheveux. En réaction, cette languette d'or redevint couleur pierre et Jubileus sembla s'énerver. Elle dégagea son poing d'Ann, qui en poussa un feulement de colère, souleva ses poings vers le ciel, ramenant un peu plus ses jambes contre elle, pulsant d'une énergie flamboyante. Dans un cri encore plus terrible, elle s'étira brutalement, ses cheveux frappant la capsule partout autour d'elle.
Et elle la changea en lave, ne laissant que quelques coins de pierre auxquels s'attachaient ses cheveux.
Bayonetta fonça à l'attaque, changeant de plate-forme quand sa cible du moment disparaissait.
Puisant dans l'étrange énergie qui coulait dans ses veines, Ann fit ce qu'elle savait de mieux : tout faire flamber. Elle leva une main difficilement sur un côté, essayant d'arracher un morceau de lave du contrôle de Jubileus, avant d'en faire autant de l'autre côté. Avec un feulement de chat en colère, elle lança ses mains vers le visage de la déesse qui leva ses bras pour se protéger de l'attaque qui explosa à son contact. C'est justement cet instant qui sonna le glas d'une autre de ses mèches qui devint pierre. En représailles, Jubileus ramena devant elle ses mains et amassa son énergie entre, formant une autre sphère.
Tout éclata.
Usant des rochers de lave durcie, les sorcières en profitèrent pour se faire une route vers le visage de la déesse, la frappant au visage.
Elle ne sembla pas apprécier et tomba sur le sol, sous le choc.
A la merci des sorcières.
Pas que ça change grand-chose, car elle se releva rapidement, ne réalisant pas qu'une des sorcières avait disparu.
Jubileus recommença à flotter, et changea le monde autour d'elle en glace.
Sans chercher à savoir où était Ann, Bayonetta continua. Elle savait que quoi que tente la pirate, elle ne pouvait pas être dans une situation pire. Alors la sorcière continua son modus operandi : frapper tout ce qu'elle avait à sa portée, esquivant les boules de glace et les stalactites qui lui tombaient sur le coin de la figure, ou les stalagmites qui jaillissaient sous ses pieds.
Finalement, une autre mèche de cheveux y passa.
Encore une fois, Jubileus tenta de l'avoir avec une explosion d'énergie, pour se faire frapper de nouveau au visage.
Quand la déesse retrouva le confort de l'apesanteur, elle changea encore une fois le décor.
Le sol n'était plus que des fragments de sol flottant dans les airs, au milieu d'un orage titanesque. Là, Bayonetta n'avait pas vraiment le choix. Elle ne pouvait sauter que de plate-forme en plate-forme, ne pouvant infliger qu'une ou deux attaques à chaque mèche encore intacte, tout en évitant l'orage.
Avec moult difficultés, une autre mèche redevint pierre... et pas que.
Jubileus se cabra vers l'avant, hurlant de douleur, son corps parcourut d'un étrange courant argenté. Des plaques de sa peau de porcelaine sautèrent par endroit, laissant de la pierre dessous. De rage et de douleur, elle fouilla son dos et en arracha quelque chose, avant de le lancer au loin.
Bayonetta rattrapa tout juste Ann qui avait ses deux mains avec ses Agnayi, ses flammes étrangement dorées et ses doigts encore plus griffus.
Jubileus se recroquevilla dans un geste de protection, sur elle-même, l'orage devenant encore plus foudroyant. Les sorcières cherchèrent d'autres endroits où se mettre, tirant de loin sur la déesse, en sachant que celle-ci trouvait amusant d'exploser ce qu'elles avaient sous les pieds, juste en lançant un rayon d'énergie vert du bout de son doigt.
Pendant qu'Ann tentait de retourner vers le visage, Bayonetta passa par derrière, tentant d'attaquer les trois dernières mèches de cheveux encore dorées. Une fois ça fait, la Déesse n'aurait plus rien pour se soutenir dans les airs, car ses ailes étaient trop atrophiées pour servir à autre chose qu'à de la décoration.
- HIKEN !
Bayonetta ouvrit des yeux ronds. Les vieux réflexes avaient la vie dure. Ann en avait oublié qu'elle n'avait plus son akuma no mi.
Pas que cela change quoi que ce soit, car ses pouvoirs de l'Umbra réagirent et elle lança un Hiken de flammes d'or énorme, digne plus de son Dai Enkai, sur le visage de Jubileus qui tomba à terre, perdant le contrôle sur sa création.
Dans la chute, Bayonetta s'accrocha à l'une des mèches de cheveux et y planta Shuraba (et parvint enfin à la détruire), laissant le plaisir à Ann de se défouler sur le visage de la déesse allongée.
Quand Jubileus se releva, elle planta trois mèches dans le sol, s'en s'occuper du fait qu'il y en ait une en pierre, et conçut des rayons dangereux qui traquèrent les sorcières. Bayonetta se chargea de faire diversion. Ann ne répondait à aucun stimuli de la part de son amie, alors, le mieux que pouvait faire la plus vieille, c'était lui dégager le passage.
Et pour le dégager, elle y arriva très bien.
Ann parvint à faire rétracter les cheveux, mais Jubileus leur lança une autre surprise à la figure. Et cette fois, les sorcières ne purent rien contre ça.
C'était des vortex bleus qui leur tombèrent dessus. Des vortex qui les rajeunit énormément. Du genre... les deux sorcières avaient désormais quatre ans. Bayonetta n'avait plus sa belle combinaison et son énorme coiffure, mais une chemise de nuit noire et or, avec les petits chaussons qui vont avec, sans parler du brave Cheshire le Chat en peluche et des belles nattes qui encadraient le visage de gamine chaussé de lunettes noires.
Ann avait de nouveau un débardeur difforme orange, un short usé et troué noir et était pieds nus, un chat en peluche sale et déchiré par endroit en main.
Jubileus tenta de profiter de la taille réduite des sorcières pour les frapper.
Bayonetta se jeta sur un côté en criant, avant de se redresser.
Ann avait de nouveau disparu, ne laissant que la peluche derrière elle.
Pas que la sorcière puisse faire quoi que ce soit, un second, puis un troisième coup la frappèrent. Juste à temps pour qu'elle use de son Bat Within pour déclencher un Witch Time et esquiver l'attaque, étant redevenue à temps adulte.
Du coin de l'œil, elle nota qu'Ann, elle aussi adulte, escaladait le poignet de Jubileus pour parvenir jusqu'à son corps. Bayonetta eut un sourire, et attaqua ce qu'elle pouvait : une mèche de cheveux qui passa à sa portée... et qui y resta.
D'un bond, Ann se projeta vers la poitrine de Jubileus avec un cri puissant, plantant une de ses mains dedans, comme elle avait fait avec Bayonetta. Sauf que cela ne fit pas autant de bien à la déesse que cela en avait eu pour la sorcière. D'autres morceaux de porcelaine tombèrent, laissant une grande partie de ses jambes, bras et torse ressemblant à un ciel de nuit calme... quelle étrange peau...
Enfin, ce fut avant que la jeune femme ne soit balayée d'un geste négligeant de la main. Bayonetta en profita pour détruire la mèche qui la narguait depuis tout à l'heure.
Ah, le cri de l'ange disait que la Déesse n'était pas de bonne humeur !
Le combat était compliqué. Jubileus n'était pas bête.
Elle ne leur laissait que trop peu de temps dans ses attaques pour réagir.
Mais elles y parvinrent, brisant la dernière mèche de cheveux.
Prise d'une idée, Bayonetta prit la pose, changea ses cheveux en passerelle, offrant une route jusqu'à Jubileus à Ann qui en profita un max prenant sa forme féline, Bayonetta derrière elle. Plus d'une fois, la Déesse tenta de les attaquer, de les chasser d'un geste de la main, mais elles parvinrent à l'esquiver, montant autour du corps de la création angélique pour parvenir face à son visage.
Là, Bayonetta incanta.
Ses cheveux se resserrèrent autour de la Déesse, l'immobilisant les bras le long du corps, mettant les deux femmes de l'Umbra à portée de lame de la déesse. Ann ne réclama pas Shuraba, continua avec ses attaques d'Agnayi, jusqu'à ce qu'une nouvelle fois, elle tombe à terre.
Ann prit l'initiative, cette fois en prenant la pose.
- Plie-toi à ma volonté, incline ta couronne devant la fille des océans et fait de ta clarté infernale le bras armé de ma haine !
Il n'y avait qu'une chose pouvant être invoqué par quelque chose d'aussi long. Les invocations variaient peut-être d'une sorcière à une autre, mais la longueur permettait souvent de savoir ce qui était visé, avec parfois certains vocabulaire, comme ici, la couronne. Et là, Bayonetta ne connaissait qu'une chose correspondant à la description :
Queen Sheba.
Aucune sorcière n'avait réussi à survivre à l'invocation de la Reine des Démons. Elle demandait juste trop de force, trop de magie, trop de puissance pour ça.
Ann allait se tuer.
Aussi, Bayonetta agit immédiatement, et se joignit à l'incantation, un écho dans les environs lui disant qu'elle n'était pas la seule à avoir cette idée.
Un portail démoniaque s'ouvrit loin au-dessus de leur tête et deux longues rivières de cheveux noirs foncèrent là-bas, accompagnées par une autre toute blanche. Les trois chevelures s'enlacèrent.
Le portail s'agrandit immédiatement, prenant presque tout l'espace dans le sol. Cette fois, c'était Jubileus qui avait l'air d'un pixel en comparaison, en flottant faiblement là, au-dessus du portail. Une démone massive, noire blanche et dorée prit forme des cheveux des sorcières qui jaillirent du portail. Une démone semblable à Jubileus en apparence, mais bien plus sombre et envoûtante, avec des yeux de rubis et des vêtements encore mouvants.
La Reine de Sabbat était parmi eux.
Elle leva un de ses poings, décoré d'une tête de mort et l'embrassa, avant de prendre son élan, Jubileus, totalement abasourdie devant son alter ego, la laissant faire, se demandant pourquoi elle était si petite par rapport à la Reine Démoniaque.
Pas le temps de plus penser.
Elle se recroquevilla, amassant toute son énergie en défense, mais rien à faire. Une aura rouge enroula le poing de Sheba qui frappa la Déesse, la faisant crier.
Son âme fut éjectée de son corps pour être envoyée voler au loin, brisant la sphère qu'elle avait créée. La Démone bougea légèrement la main, enroulant ses dons sombres et immenses autour de la Déesse déchue, la dirigeant vers le soleil, esquivant les planètes au passage. Cela déclencha une éruption solaire.
Jubileus était morte, à présent. L'Œil droit était détruit et de la splendeur de l'entité créatrice du monde, il ne restait qu'une statue de pierre.
Soutenant une Ann inconsciente, Bayonetta trouva appui sur la dépouille de la déesse vaincue, regardant la chute vers leur monde de naissance.
Elles avaient beau avoir été trois, invoquer la Reine Sheba avait demandé beaucoup de force.
Jeanne les rejoignit, tout aussi essoufflée.
- C'est vraiment incroyable, dit la blonde. Nous avons réussi à détruire cette abomination, pourtant, il va réussir à détruire le monde.
La statue était bien trop grande pour que leur monde puisse supporter l'impact.
- On ne peut pas compter sur Ann-chan, annonça Bayonetta en se remettant debout.
- Laissons dormir notre jeune sœur, Cereza. Elle s'est battue avec tant de passion et de force que Roja-ba-san en aurait été jalouse. Elle l'a bien mérité. Et je pense qu'à nous deux, on peut gérer la suite. Vous êtes aussi spéciales l'une que l'autre. Si vous mourrez, je me demande bien qui sauvera le monde la prochaine fois...
- Son otouto. Il a un don pour ça. Mais tu es tout aussi spéciale que nous, Jeanne. C'est pour ça que nous allons rentrer toutes les trois chez nous.
Bayonetta regarda Jeanne en souriant, le regard brillant.
- C'est les yeux que je voulais voir depuis si longtemps, sourit largement la blonde.
Elles prirent la pose.
- Désolée, Ann-chan, tu vas partir en première. Je suis certaine que ton chéri te rattrapera en bas.
Bayonetta jeta Ann vers la terre, et avec l'aide de Jeanne, elle entreprit de détruire la statue.
Elles y parvinrent difficilement, malgré la chute et le début de l'attraction terrestre, avant de se rassembler de nouveau.
Tout devrait bien se passer, elles devaient juste rester ensemble.
La Isla del Sol n'était plus qu'un champ de ruines. Les passants se demandant ce qu'il se passait.
Luka regarda tout ça, Marco à côté de lui.
- C'est ridicule, maintenant... souffla le journaliste. Comment vont-elles faire pour survivre à ça.
- Parle pas de malheur, je veux pas songer à l'idée de perdre Ann, alors qu'Akainu a déjà bien failli la retirer de ma vie, yoi, souffla Marco.
Luka se mordit une lèvre. Il s'attendait presque à ce que Bayonetta s'approche en douce de lui pour le surprendre.
Il se retourna et son cœur se serra en voyant que ce n'était pas le cas.
- Ann...
Le gémissement déchirant de Marco l'interpella.
Il vit l'homme courir comme un fou, suivant des yeux un point invisible, rejoignant le centre de la Isla del Sol, là où Jubileus s'était tenue endormi auparavant. Luka lui emboîta le pas avec espoir. Cet homme avait peut-être vu quelque chose dans le Purgatoire qui lui échappait.
Ils pilèrent pile au centre de l'île pour voir un portail démoniaque s'ouvrir au-dessus de leur tête et une femme immense en sortir le torse, tenant Ann, si petite et fragile, contre elle avec un de ses bras. Luka resta les yeux ronds devant l'apparition, Marco se contenta de tendre avec un espoir déchirant ses bras vers sa compagne. La démone lui déposa Ann inconsciente dans les bras, avec beaucoup de douceur.
- Merci, Madama Khepri-sama, souffla Marco en posant un genou à terre, Ann toujours dans ses bras.
- Ton akuma no mi te donne peut-être des yeux sur le Purgatoire, mais aucune oreille pour l'Enochian. Je prendrai donc la peine de t'expliquer cela dans votre faible langage de mortel... contrairement à Madama Styx ou Madama Butterfly, je vois l'aspect pratique des choses, fit la démone dans un langage compréhensible de tous. Sans sorcière, nous resterons à jamais en Enfer, loin des passions de vos malheureuses existences. Les akuma no mi n'apportent des divertissements qu'à Davy Jones, et non pas aux autres démons. Pour cela, nous avons besoin de sorcières, de beaucoup d'autres sorcières. Le clan doit renaître. Et j'espère sincèrement qu'en l'aidant à rester en vie un peu plus longtemps, elle fera un premier pas vers la renaissance de ce clan.
Marco ne fit aucun commentaire. Il n'était pas assez fou pour l'ouvrir, en sachant que cette démone pouvait décider de tuer Ann, en disant que ça serait une longue discussion entre lui et Ann, le fait qu'une fille, née de leur union, devienne une sorcière.
Madama Khepri disparut et tout redevint calme.
- Où est Bayonetta ? demanda Luka.
Marco se contenta de chasser une mèche de cheveux du visage d'Ann, sans répondre.
Ann se réveilla en sursaut, haletante.
- Bonjour !
La sorcière tourna la tête pour voir Cassandra lui sourire de toutes ses dents depuis son bureau.
- Qu'est-ce que... je...
Ann se frotta le crâne, essayant de faire sens à pourquoi elle était là.
- La femme qui a eu l'idée stupide d'invoquer la Reine des Démons se réveille enfin, ricana Cassandra en venant la voir. Marco t'a ramenée hier soir. Il paraît que tu as sauvé le monde, c'est bien, Oyaji serait fier de toi.
- J'ai quoi ?
- Plus tard. J'ai pu faire pas mal d'examens pendant que tu étais inconsciente, mais il m'en reste quelques uns qui nécessitaient que tu sois consciente. Marco t'expliquera. Ou la fille de Quezacoatl. Tout dépend si tu préfères apprendre ce qu'il s'est passé par ton mec qui va te passer un savon, ou une demi-démone kuudere.
Ann ne prit pas la peine de répondre.
Elle laissa Cassandra faire les examens et lui ordonner de garder le lit. La blonde infirmière allait partir à la recherche de Marco, histoire de lui dire que sa nana était réveillée, quand elle se tourna vers la jeune sorcière qui chaussait ses lunettes.
- J'y pense, tu es invitée sur une très belle île, en fin de semaine.
- Pourquoi ? s'étonna Ann.
- Un enterrement.
Quelques jours plus tard
Le soleil brillait dans le ciel bleu limpide, au-dessus du petit cimetière.
Ann inclina un peu plus son chapeau noir sur son crâne, écoutant en silence les psaumes récités par la femme en nonne.
- Mattaku, pas de repos pour les pervers, commenta Enzo en caressant avec affection le bois du cercueil. Au moins, elle dort paisiblement dans la boite d'où elle vient. Je vais devoir trouver une autre source de revenus. Pas de prime pour le vieux Enzo cette fois.
Il se releva de là où il était agenouillé auprès du cercueil et laissa Ann prendre sa place pour se recueillir.
- Vends tes bagues, et arrête de fumer, gros lard, tu verras ce que feront tes revenus, lui dit Ann d'un ton neutre en s'agenouillant à son tour auprès du cercueil.
Elle passa une main sur la surface lisse de la boite, frappa le couvercle légèrement d'une phalange, avant d'esquisser un regard vers la nonne.
- Enzo, tu sais comment ça se finit avec les sorcières, intervint Rodin, lui aussi présent.
- Un pacte avec le démon qui vient réclamer son dû à la fin du service, yoi, compléta Marco, assis sur une pierre tombale un peu plus loin, les bras croisés.
- Pareil pour les akuma no mi, approuva le grand black. Avoir son âme condamnée à errer en enfer pour l'éternité, y'a de quoi être mort de trouille jusqu'à la fin des temps... mais ça fait partie du charme de l'endroit. Après, on a les D. qui s'amusent encore et toujours à briser les règles et n'en faire qu'à leur tête.
- C'est notre spécialité, pointa Ann en se relevant.
Marco se leva et alla l'enlacer par derrière, l'embrassant dans le cou, ses pouces accrochés à la boucle de la ceinture grâce au fait que le long manteau noir de sa compagne soit ouvert.
- Mais arrêtez de dire des trucs pareils, kuso ! protesta Enzo. Si on se prend la tête à rester ici et à prier, c'est pour que son âme puisse reposer en paix, non ? Ne me dis pas que je me pèle de froid pour rien et que nos prières sont inutiles !
Enzo tenta de partir, mais Rodin le rattrapa, le bloquant sous un bras. On aurait dit un nain face à un géant. Aisément, Rodin arracha le cigare des mains d'Enzo et demanda :
- Est-ce que ça te réconforterait de penser que tes prières sont utiles ? Tu t'es fait tellement de blé en l'exploitant, après tout. En fait, si elle se sent seule, il se pourrait bien qu'elle revienne, c'est ce qu'a fait Ann, après tout. Mais dans le cas de notre amie entre quatre planches, ça sera juste pour te hanter.
Ann jeta un regard noir au barman et Marco l'apaisa en l'embrassant sur une joue.
- C'est odieux d'exploiter une pauvre nonne, tu sais, Enzo ? demanda Ann. Je me demande encore quelle église à accepter une allumeuse comme elle, d'ailleurs. Maaa, je présume que ça n'a plus d'importance, aujourd'hui...
Rodin se contenta de rejeter une bouffée de fumée au visage d'Enzo qui se dégagea en toussant, récupérant son cigare au passage, qu'il garda loin de lui comme si c'était empoisonné.
- Me hanter ?! Mais qu'elle reste en enfer, dans ce cas !
C'est là que deux énormes bouquets de fleurs ambulants dépassèrent les deux hommes qui en restèrent perplexes. Les bouquets s'arrêtèrent près du cercueil, puis s'écartèrent, dévoilant Luka, l'air infiniment triste.
- Et c'est quoi le troisième tout ridicule que tu as dans ta poche ? demanda Ann, qui avait le dos de Luka dans son champ de vision.
- De la part de Smoker. Il m'a contacté pour me dire qu'il ne pouvait pas venir. Il essaiera de passer dès que possible, mais il m'a demandé de déposer des fleurs pour lui, expliqua le journaliste.
Il regarda la tomba, malheureux.
- Dire que je disais que je continuerais à te traquer... Jamais je n'aurai pensé que ça finirait ainsi.
Il garda de nouveau le silence, puis déposa les énormes gerbes de fleurs à un point et à un autre du cercueil, puis tira de sa poche arrière le bouquet envoyé par Smoker, le mettant au milieu. Luka haussa légèrement les bras.
- Le Romarin... tu m'as dit que ça repoussait les démons... ça t'aidera peut-être là où tu es, je l'espère...
Il envoya un baiser au cercueil et s'éloigna.
- Bébé, tu penses à ce que je pense, yoi ? demanda Marco.
- Je crois, murmura Ann.
Le sourire de la nonne laissait présager qu'ils n'étaient pas les seuls.
Une douce lumière dorée envahit le ciel.
Enzo se cacha immédiatement derrière Rodin qui fixait le ciel comme Marco et Ann.
- Pourquoi ils viennent la chercher ?! Ann-chan ! C'est quoi ce cirque !?
- Je suis pas dans leur tête. Prends mon manteau, chéri.
Marco récupéra le manteau d'Ann alors que la nonne refermait son livre de prière.
- Ils viennent sûrement chercher ce qu'ils poursuivent depuis le début... dit-elle.
Luka s'immobilisa et se retourna, les yeux ronds vers la nonne.
- Chotto matte... omae wa... !
Le livre de prière tomba au sol.
- Honneur aux plus vieilles, annonça Ann alors que ses vêtements classiques fondaient pour prendre sa tenue de sorcière.
La nonne eut un sourire et sauta, passant aisément un Sigil de l'Umbra qu'elle forma dans le ciel, tendant une main vers les Affinities qui descendaient des cieux vers le cercueil.
- Faut croire que même sans Jubileus, les anges continueront leur existence, yoi, commenta Marco.
- Il doit exister encore d'autres Sages Lumen de part le monde, attendant simplement leur heure, pointa Rodin. Balder était certes l'un des plus puissants, mais il n'était pas le dernier... comme pour les sorcières, nous avons la preuve ici même. Depuis qu'on a trouvé Cereza dans sa tombe, les temps ont changé.
La nonne redescendit au sol avec les anges qui s'étaient pris une sacrée raclée. Elle regarda ses fringues en fronçant les sourcils.
- J'ai l'air ridicule avec ça...
Elle fit sauter la tenue blanche pour le rouge sensuel et envoûtant de sa tenue de sorcière.
- Je le confirme, Jeanne-san, le rouge te va mieux au teint, sourit Ann avant de passer enfin dans le Purgatoire.
- C'est la dernière fois que je me déguise, continua de rouspéter Jeanne.
D'un geste du doigt, elle releva aisément ses lunettes rouges sur son front, brandissant de l'autre main un flingue.
Ann pinça le bord de son chapeau, le faisant virer à l'orange, un de ses propres flingues tournoyant autour des doigts de son autre main.
En moins de deux, elles se mirent au travail, flinguant les anges qui voulaient réclamer la dépouille de Bayonetta.
Dans la réalité humaine, Enzo était mort de trouille, s'accrochant de toutes ses forces à la taille de Rodin qui le regardait avec une légère expression de dégoût sur le visage, avant d'observer les alentours d'un air indéchiffrable. Il se tourna vers le cercueil et appela :
- Tu as entendu ? C'est à toi de jouer, ou il ne restera plus rien.
Luka se tourna vers le cercueil en sursaut.
Jeanne flingua deux derniers anges pour se retourner vers le cercueil.
- Tu vas pas me dire que tu t'es encore endormie là-dedans ! Faut que tu montres l'exemple à notre imouto !
Enzo s'enquit, toujours dans sa panique, si on se foutait pas de sa gueule.
Ce fut Marco qui lui répondit, une poker face à toute épreuve sur le visage.
- Pas la moindre idée, on a été invité à un enterrement festif, après tout, yoi.
- Festif, avec cette femme, ça veut dire rempli d'anges ! ricana Ann en flinguant un groupe d'anges avec un coup de pied circulaire.
Le soleil commença à se couvrir, plongeant l'endroit dans une lumière grise et sombre. Quatre anges tentèrent de s'emparer du cercueil... qui explosa, et eux avec. Un morceau du couvercle retomba sur Rodin, se brisant en deux sur son crâne, sans qu'il s'en occupe, alors que le souffle balaya Enzo au loin, le laissant sur le dos, haletant... avec un fragment du cercueil qui manqua de le castrer.
Le soleil revint, alors qu'une forme noire filait en tourbillonnant vers une tombe où elle se posa. Bayonetta prit la pose, les bras grand ouverts.
- Good morning everyone !
Et vinrent enfin les plaintes.
- C'est quoi cette idée de m'enterrer dans ce cercueil immonde ?
Elle s'épousseta.
- La prochaine fois, faites au moins des trous pour l'air. Et moins de vers, ça serait bien aussi !
- Epargne-nous ton petit discours, soupira Jeanne. On a du boulot qui nous attend.
- Je devrais protester pour avoir été entraînée dans ce coup monté, en sachant qu'on m'a dit à la base que c'était pour un Enterrement de Vie de Jeune Fille, soupira Ann
Bayonetta arrangea ses lunettes avec un petit sourire, alors que Jeanne se mettait une sucette en bouche.
- Oh, mais c'est le cas, Ann-chan, taquina Bayonetta. C'est le tien !
Ann resta perchée sur son muret à cligner des yeux, totalement perplexe. Marco eut une petite toux qui cacha son rire et son embarras.
- BAYONETTA ! rugit la pirate, rouge comme une tomate.
Quand il ne resterait plus aucun ange, elle tuerait les deux autres sorcières.
Le combat reprit, tout en grâce et élégance. Enzo ne savait plus où se mettre, sentant les balles le frôler et finit par sauter dans les bras de Rodin, en mode princesse.
De son côté, Luka était en plein extase, imaginant parfaitement ce qu'il était en train de se passer. Les beaux mouvements enchanteurs de Bayonetta. Sa grâce inaltérable. Son parfum de romarin qui embaumait l'air.
- Mon parfum contient du romarin. Dans le langage des fleurs, il est associé à la mémoire. Donc, il me va très bien aujourd'hui, n'est-ce pas ? commenta Bayonetta en se glissant une fleur de romarin derrière l'oreille, la coinçant avec une branche de ses lunettes.
Marco secoua la tête et recommença à se laisser aller contre son arbre. Luka vint le voir en secouant légèrement la tête pour se retirer des pétales de romarin des cheveux et lui parla à voix basse :
- Je préférais vous mettre au courant, avant de parler à Ann-san.
Marco le regarda avec perplexité.
- Le Second de la Révolution, un dénommé Sabo, est venu me voir, hier. Il disait avoir été présent à la Isla del Sol le jour de la résurrection, et il voulait que je le mette en contact avec Ann-san. Je lui ai dit qu'elle ne pouvait être qu'entre quatre planches de sapin et six pieds sous terre, mais il a insisté.
Marco fronça les sourcils et regarda sa compagne.
- Tout s'explique, yoi. Je la trouvais bizarre en la retrouvant là-bas. Maintenant, je sais pourquoi. S'il s'obstine, dis-lui que je vais finir par le tuer définitivement s'il tient absolument à fouiner trop loin. Le passé commun qu'il a avec Ann n'y changera rien.
Marco soupira et se frottant le crâne.
Comme s'il n'avait pas d'autre sujet d'inquiétude en ce moment, voilà que la Révolution s'y mettait.
Un autre sujet d'inquiétude était Smoker.
Et il avait raison de s'en faire. Enfin, en partie.
L'homme ne cria pas à toute la Marine qu'Ann était toujours vivante. Ni ne parla des sorcières.
Seulement à Garp.
Et même pas de vive voix.
Il lui fit parvenir une grande enveloppe marron contenant une photo représentant des ruines, un miroir, un dial, et des instructions. Les instructions disaient que tout le contenu de l'enveloppe était authentique, d et à consulter dans un lieu isolé. Et que si Garp ne voyait rien d'intéressant sur la photo, il devait user d'un miroir pour arranger ça.
Chose qu'il fit et qui lui valut presque un arrêt cardiaque. Il s'était demandé le pourquoi de l'étrange découpage de la photo, mais aussi, pourquoi des ruines, et la réponse était là. Dans le miroir, Ann était apparut dans le cliché.
Il avait ensuite activé le dial et les larmes étaient montées à ses yeux.
C'était la voix de sa petite-fille. Ann parlait, de façon bien vivante, racontant comment elle avait réussi à survivre à Marine Ford. Disant que Luffy n'avait pas à s'en faire pour Ann, puisqu'il devait être au courant. Il en apprit aussi un peu plus sur la vie sentimentale de la demoiselle (brusquement, il regrettait largement moins la droite qu'il avait envoyé à Marco, à Marine Ford).
Mais le plus important était qu'Ann était vivante.
Vivante et donc capable de profiter enfin de sa vie. Et de l'apprécier.
Hiérarchie de Laguna :
Jubileus : Appeler aussi le Créateur, est la créature divine que les Cardinaux et Balder cherchent à faire revivre. Elle a été emprisonnée à la suite du premier Armagedon qui sépara le monde dans la Trinité des Réalité : Lumière, Ombre et Chaos. D'après le mythe, son nom réel est fait d'une suite de syllabe imprononçable, puisque les humains n'étaient pas capable de la comprendre dans toute sa gloire et sa beauté, chose aisée à comprendre, puisqu'elle est la manifestation physique de la Volonté Divine Pure. C'est en tenta de la déchiffrer et de la décrire dans la langue humaine que le nom Jubileus est venue, dérivée Jubilé. Ils tentèrent donc de tourner la Volonté Divine en une signification de joie et festivité en prononçant plusieurs fois ce nom.
Il faut savoir qu'après le premier cataclysme, alors qu'elle se tenait au sommet de la création, Jubileus a été forcée de se contenter de dominer le Paradiso, la Lumière, et plongée dans un profond sommeil, d'où une certaine inégalité entre les forces Lumière/Ténèbres de cet univers, puisque son homologue Queen Sheeba, n'a pas subit le même sort et continue de faire son petit bonhomme de chemin en Enfer.
Le fait est que c'est à cet instant que la bataille éternel Lumière /Ténèbres a commencé. Réveiller Jubileus aurait permis de reformer la Trinité des Réalités en une seule, offrant l'intervention divine tant attendue.
Pour ceux qui ont cru que Jubileus était un homme, il faut savoir que son sexe réel était inconnu avant qu'elle ne débarque. On peut aussi supposer qu'elle est comme Dieu, que l'on suppose être un homme, sans savoir.
Pour information, je ferais pour chapitre suivant une énorme note de début pour récapituler les démons et les armes accessibles à ce stade du jeu par les sorcières.
