salut à tous ! Voici le dernier intermède avant la reprise de l'histoire. Aujourd'hui, on a l'anniversaire d'Ann ! Vous allez voir, notre sorcière est gâtée pour ses 23 ans. je remercie ceux et celles qui suivent cette fiction. Je sais aussi que vous attendez tous que je continue mes autres histoires. Sachez déjà qu'on aura rapidement une update pour Ange Déchu qui en avait bien besoin. Ensuite, comme je vais attaquer Dressrosa de ce côté, il est fort probable que je reprenne Shin Sekai Tales, sans intervention d'Evanae, désolée pour elle ^^'

Enfin, je vous souhaite à tous une bonne lecture et à bientôt !


Luka ne pouvait s'empêcher d'être pensif. Très pensif.

Et avec raison si on considérait le fait qu'il était tout de même en face du Moby Dick.

Navire qui avait pourtant était réduit en cendres par Akainu à Marine Ford, presque deux ans auparavant.

Et pourtant, le navire était là, mouillant dans le port, attaché au quai, comme si rien ne s'était passé.

Luka pencha la tête sur le côté, se caressant pensivement le menton.

Il avait une petite idée sur l'explication de ce qui semblait être un miracle. Quelque chose disait que Madama Khepri avait frappé.

Il s'avança finalement et interpella la première personne qu'il vit :

- Konnichiwa Izou-Taisho.

Izou qui fumait contre la rambarde se retourna, le regardant. Il dévisagea des pieds à la tête le journaliste.

- Que veux-tu, étranger ?

Luka ne se laissa pas déstabiliser. Il avait poursuivi Bayonetta et supportait ses conneries. Il n'avait aucune raison de paniquer.

- Je… hum-hum… je cherche Por… je veux dire Madama Khepri. Je veux m'entretenir avec Madama Khepri.

Izou le regarda avec méfiance. Luka soupira et lui dit :

- Si vous comprenez de qui je parle, vous vous doutez de pourquoi j'use de ce nom.

- Si je comprends de qui tu parles, gamin, explique-moi pourquoi je devrais te laisser la rencontrer, cette Madama Khepri ?

- Vous pouvez lui dire que Luka, de Vigrid, cherche à la voir, au minimum ?

- Monte, yoi.

Marco venait d'apparaître derrière son commandant.

- Salutation, Redgrave.

- Salutation, Fushisho-san. Le Père Noël s'appelle Madama Khepri, pour que vous ayez de nouveau ce navire ?

- Le Père Noël est de l'Umbra, exact. Elle est en briefing pour une mission, je t'offre un café pour l'attendre, yoi.

- Oh, mais avec plaisir.

Luka se hissa agilement sur le navire, un peu intimidé.

- J'ai deux ou trois nouvelles intéressantes et un cadeau d'anniversaire pour elle, annonça le journaliste. Je me trompe pas, c'est bien le premier janvier ?

- Exact. Par ici.

Marco commença à guider Luka vers sa cabine, pour qu'ils soient tranquilles pendant leur discussion.

- J'ai envie de savoir ? s'enquit Izou.

- Trois cafés et une connaissance de Bayonetta, yoi.

- Misère.

Marco eut un fin sourire. Oui, tout ce qui touchait de près ou de loin à l'Umbra, voire au D., ce n'était pas ce qu'il y avait de plus simple à intégrer, en règle générale.

Luka et Marco pénétrèrent dans la vaste cabine du capitaine et s'installèrent dans une table ronde dans un coin. Chacun se prit une chaise et Luka alla directement dans le vif du sujet.

- Le révolutionnaire que Jeanne-san a sauvé récidive.

Marco fronça les sourcils.

Le sujet n'était pas abordé en privé avec Ann, vu qu'il était plus que sensible, mais il était assez intuitif pour savoir qu'elle était blessée par cette réapparition.

- Ce petit con insiste donc, yoi… grommela Marco, essayant de ne pas passer la mauvaise humeur provoquée par cette nouvelle sur Luka.

- Oui, je le crains. J'ai eu des échos de la part de Jeanne-san et de Rodin. Il les a contactés avant Noël. Deux jours après, il revenait vers moi et il savait pour l'Umbra et cherchait une confirmation du lien entre ça et Ann.

- Tu l'as avertie de ce qu'il se passerait s'il continuait, yoi ?

- Oui et il m'a conseillé de vous dire de vous occuper de votre cul, disant qu'il était plus que vous sa famille. Ne me tuez pas, Marco-san, je ne suis que le messager !

- Je n'ai pas pour habitude de m'en prendre au messager. C'est ce petit con que je vais tuer, yoi. D'une, il blesse ma soeur et compagne, de deux, il insulte ce qui lie les membres de cet équipage et de trois, il va finir par attirer l'attention d'indésirables sur ce fait, et personne ici ne veut qu'on reparte sur un second Marine Ford, yoi. On commence à peine à se refaire.

"Encore moins avec notre idée de fonder une famille, ce n'est vraiment pas le moment". songea Marco.

- Je comprends, c'est pas le genre de chose qu'on a envie de laisser traîner. J'ai fait un gros vide dans mes affaires pour m'assurer qu'on ne pouvait rien trouver au sujet d'Ann et pour ce qui est de l'Umbra, outre les légendes et autres anecdotes, mon carnet de notes personnel que je laisse toujours chez Rodin, à présent, il n'y a de précis que les notes de mon père que j'ai reprises pour (es coder en Enochian, par sécurité.

Marco le remercia de ces précautions à l'instant où Ann entrait dans la cabine, trois tasses de café en main.

- Je me demandais pourquoi Izou m'avait collé ces cafés, maintenant, je sais. Salut Luka, salua Ann avec un sourire.

- Joyeux anniversaire, Ann...ah, il manque une chaise… nota Luka.

Marco s'écarta de la table et laissa Ann se poser sur un de ses genoux, passant un bras autour de ses hanches.

- Qu'est-ce qui t'amène ? s'enquit Ann en distribuant les tasses.

- Ci et ça. Deux trois sujets dont je voulais vous parler. Comme par exemple un Révolutionnaire qui tire dans le mille sur toi et l'Umbra.

Ann s'interrompit alors qu'elle buvait son café et reposa la tasse.

- Jeanne-san et Rodin ont été interrogés. Pour Rodin, il semblerait qu'à la base, il essayait d'entrer en contact avec Bayonetta qui lui a filé entre les doigts.

La sorcière se frotta le nez entre ses deux mains. Sabo aurait dû être suffisamment fin pour saisir qu'elle ne voulait rien savoir de lui, au vu de son silence à ses nombreuses tentatives de contact. Il semblerait que quand elle essayait la subtilité, cela ne marchait pas… bon, eh bien, elle devrait être plus claire la prochaine fois.

- Enfin, c'est la seule nouvelle désagréable que j'avais à transmettre. J'ai des infos sur le mera mera no mi, je me suis dit que tu serais intéressée.

- On cherche à remettre la main sur ce fruit, yoi, confirma Marco.

- D'après mes sources, c'est Doflamingo qui a le fruit actuellement en sa possession. Je doute que vous prévenir de possibles manigances de sa part, au sujet de ce fruit, soit vraiment nécessaire.

- Tu réveilles des insomniaques. Cet homme ne sait que faire des manigances, grommela Ann.

- Toi seule à droit de parole sur cet akuma no mi. Tu le veux, on le récupère. Tu laisses tomber, on suivra ta décision, yoi, assura Marco à sa compagne en lui frottant un bras. Merci de l'info en tout cas, Redgrave.

Luka leva son café pour réponse et but une longue gorgée, avant de passer à la dernière raison de sa visite. Un paquet apparut sur la table, devant Ann, avec un 'Joyeux anniversaire' venant droit du coeur.

- C'est gentil, mais… je ne fête pas mon anniversaire, s'excusa Ann avec embarras.

- Ah merde… pour avoir ça, j'ai dû demander une faveur à un pote dans le South Blue… et je sais que Jeanne-san, Rodin et Bayonetta ont prévu quelque chose pour toi… Accepte au moins le cadeau, je suis certain qu'il te plaira. Sinon… eh bien, je te laisse faire ce qu'il faut.

- Tu joues à un jeu dangereux en offrant un cadeau à une femme, devant son mec, yoi, déconna Marco.

- J'ai l'habitude de vivre dangereusement, j'ai poursuivi pendant longtemps Bayonetta, après tout, répondit Luka.

Ann prit le paquet et l'ouvrit. En voyant le contenu, ses yeux s'arrondirent et elle regarda Luka, le suppliant silencieusement de lui confirmer ses pensées. Marco regarda par-dessus l'épaule d'Ann. C'était une belle femme souriante. Elle avait une fleur d'hibiscus dans les cheveux, en plus d'être assise au milieu de fleurs des prairies. Elle avait un regard brillant de joie et de malice.

Marco connaissait ce regard pour l'avoir souvent vu chez Ann.

- C'est bien Portgas D. Rouge, confirma Luka.

- Je sais à présent d'où te vient ta beauté, chérie, souffla tendrement Marco en embrassant la brune dans le cou.

Ann ne pouvait que remercier Luka entre les sanglots qui la prenaient.

Vu le regard du Phénix, le journaliste avait bien choisi.

Quand il repartit, il en eut la confirmation avec Marco l'appelant par son prénom et lui disant qu'il serait toujours le bienvenu.


Luka l'avait avertie, elle devrait s'attendre à de la visite pour le reste. Apparemment, c'était Jeanne qui avait été désignée. Ann n'avait pas eu beaucoup de contact avec la blonde, depuis Vigrid. Pas assez pour savoir sur quel pied danser avec elle. Enfin, les choses se déridèrent rapidement quand la blonde, en s'installant à côté de la sorcière sur le toit d'une des maisons de l'île où ils avaient jeté l'ancre, lui demanda de l'appeler tout simplement Jeanne.

- Nous ne sommes que trois, les règles de hiérarchie et tout ça, c'est tout à fait inutile dans cette situation.

Ann avait eu un sourire et fermé son livre pour regarder la blonde, se demandant ce qu'elle voulait exactement.

- Luka-kun a fait passer le message, mais vu quels étaient les cadeaux que avions préparés, on pense, que ce soit Cereza, Rodin ou moi, que cela vaut la peine de te les offrir. On saura pour l'an prochain qu'il n'est pas nécessaire de prendre cette peine, au moins.

- Merci quand même, je suis touchée, surtout venant de ta part, Jeanne.

- On se connaît peut-être peu, mais ce que je sais sur toi me fait dire que je peux être fière de te compter parmi mes sœurs de clan. Voici le premier cadeau, il vient de Rodin.

Jeanne tendit un coffret en bois à la brunette qui l'ouvrit, dévoilant quatre anneaux en or assez grands pour qu'elle puisse les mettre à ses chevilles et ses poignets.

- C'est un cadeau de remerciement celui-ci. Pour la raclée que tu lui as foutue, explicita Jeanne. Ce sont des armes avec le nom de ce bon vieux Rodin. C'est censé permettre de matérialiser à volonté des armes différentes, suivant les possesseurs.

- Merci. J'explorerai dès que possible les différentes possibilités.

Ann enfila deux bracelets aux poignets et le reste aux chevilles.

- Le suivant, c'est de la part de Cereza. Elle prévoyait de te l'offrir depuis un moment, je crois. C'est un ouvrage assez vieux, mais il te revient de droit aujourd'hui.

Ann se retrouva avec un paquet mauve dans les mains. Elle défit l'emballage et trouva un livre épais aux pages jaunies par le temps. La couverture était épaisse, noire, décorée d'étoiles brillantes en or. Entre, Ann pouvait déchiffrer les caractères Enochians annonçant le sujet de l'ouvrage.

Un recueil de magie.

Elle ouvrit le livre, tombant sur la première page. Le titre était répété, avec un sous-titre qui interpella Ann.

Par les Portgas, pour les Portgas.

- J'ai déjà vu Roja-ba-san écrire dans ce livre. J'ignore si par la suite, les autres femmes de votre lignée ont ajouté quoi que ce soit, mais Cereza l'a trouvé à proximité de la maison où ta mère a apparemment vécu.

Ann parcourut rapidement le livre, notant en début de chapitre le nom de la personne l'ayant écrit, plus des pages, rajoutées entre temps, sur des commentaires et des améliorations en référence au sujet du chapitre. Tous datés et signés. Elle referma le livre en notant au passage un commentaire pour le moins sarcastique sur une invocation démoniaque. Le dernier commentaire, d'ailleurs mais surtout fait par sa mère si elle en jugeait la date et le nom.

- Je la remercierai, assura Ann en caressant la couverture du livre.

- Voici mon propre cadeau. Il est malheureusement incomplet. Je risque donc de te l'emprunter, de temps à autre, pour rajouter ce que je trouverais entre temps. Mais c'est déjà un bon départ.

Ann reçut un autre paquet. Rouge cette fois. En l'ouvrant, elle se retrouva avec un nouveau livre, en japonais cette fois, avec les caractères de son nom marqués en toutes lettres dessus et en gros.

Par curiosité, elle l'ouvrit et tomba sur ce qui était un recueil de biographie.

- J'espère que ça t'aidera à en savoir plus sur la famille qui est la tienne, lui dit Jeanne en se refaisant une beauté dans le reflet du couvercle de sa montre. J'ai un peu de mal à retracer ta lignée sur les deux cents dernières années, malheureusement, donc, tu auras la suite quand j'y parviendrai enfin.

Ann eut un sourire et serra l'ouvrage contre son cœur.

- C'est déjà quelque chose d'énorme. Je ne sais pas comment te remercier pour ça.

Jeanne eut un sourire en la regardant.

- Un simple merci sera plus que suffisant.

- Merci Jeanne, merci infiniment.

- Avec plaisir, Ann-kun. Bonne année à l'avance et joyeux anniversaire malgré tout.

- Hun hun, aujourd'hui, c'est Roger, moi, c'est demain.

Jeanne eut un petit rire et s'en alla, laissant la demoiselle profiter de ses cadeaux.