Salut à tous ! Voici le nouveau chapitre de la série. On y est, ça y est : DRESSROSA !
Vous allez donc voir une nouvelle gestion du tournoi en sachant que nous avons encore Ann parmi les vivants, mais aussi Jesus.
Je suis déjà en train de réfléchir au combat qui aura lieu entre eux, et ce que je peux vous dire, c'est que ça sera musicale (j'hésite entre Dirrty de Christina Aguilera ou Independant Woman part I des Destiny Child), assez sensuelle pour bien montré le changement entre Hiken no Annn, noryokusha et Portgas D. Ann, sorcière de l'Umbra.
En attendant, j'espère que vous serez trèèèèèès satisfait de ce chapitre, et je vous dis à bientôt !
Ann faisait tourner son poignard entre ses doigts. Comment aborder le sujet avec Marco, avec les risques encourus ? Certes, il disait que le choix lui revenait à ce niveau, mais elle était hésitante.
- Un sou pour tes pensées ? demanda Haruta en se posant à côté d'elle sur la rambarde à laquelle Ann était accoudée.
- Tout dépend. Tu m'offres quoi ? Un berry ou un halo ? rétorqua la sorcière sans cesser de jouer avec son arme.
- Blague à part, qu'est-ce qui te tracasse... outre le journal qui dit que Luffy a fait son grand retour ?
Ann soupira et se laissa aller un peu plus sur la rambarde à laquelle elle était accoudée, se penchant un peu plus vers l'avant et l'eau.
- Je cherche à savoir comment annoncer quelque chose à Marco sans qu'il ne panique comme une poule qui a perdu ses œufs.
- Merci pour la comparaison aviaire, yoi. Qu'est-ce que je dois savoir ?
Les deux femmes eurent un EEEEP sonore et se retournèrent pour voir Marco, les mains sur les hanches, les regardant avec amusement.
- Depuis quand tu espionnes nos conversations ! s'indigna Haruta.
- Depuis que je sais que vous avez décidé de recommencer avec vos sales blagues. Izou a peu apprécié la teinture dans son shampoing, yoi. C'est ce qu'on appelle un réflexe de survie.
Ann lui jeta un regard vexé.
- Explique-moi comment tu veux que je te fasse une blague de ce genre quand on dort ensemble, Marco.
Marco se contenta de lever un sourcil.
- Je te laisse gérer avec ton mec, je me décharge de ton affaire que je ne connais pas de toute façon, annonça Haruta en s'éloignant, les mains levées.
Ann lui jeta un regard trahi et se retrouva à affronter le regard inquisiteur du Phénix. Avec un soupir, il s'assit sur la rambarde à côté d'elle et lui demande ce qui la tracassait.
Ann ne répondit pas, triturant ses manches sans savoir comment aborder la chose.
- Bébé, tu peux tout me dire, tu le sais, yoi. Parle-moi. Qu'est-ce qu'il y a ?
Ann eut un soupir et sans regarder Marco, elle lui dit :
- Rodin a eu vent d'une étrange activité du côté de Doflamingo. Il se pourrait qu'il manigance quelque chose qui me laisserait enfin l'ouverture cherchée pour reprendre mon akuma no mi. Comme il s'agit de me rendre à Dressrosa, j'ai besoin de ton aval. Voilà.
Marco garda un instant le silence.
- Je savais que tu dirais non, soupira Ann en faisant mine de partir.
- C'est tout ? C'est juste ça qui te tracasse ?!
Et le Phénix eut un petit rire qui fit se retourner Ann, perplexe.
- J'imaginais bien autre chose, de plus grave, yoi. Je t'ai déjà dit que le choix t'appartenait pour le mera mera, yoi. Je te laisserais partir sans le moindre souci si je pouvais avoir quelqu'un là-bas pour surveiller tes arrières.
- C'est tout ce qu'il te faut ?!
- C'est déjà pas mal... et non, Madama Khepri ne compte pas, yoi.
Ann se frappa une joue, estomaquée. Et elle qui se faisait du mouron à ce sujet.
- Enzo, ça compte ? demanda la sorcière.
Elle fit son regard de chiot à Marco qui la fixa d'un air dubitatif.
- Ch'il te plaît... Namur est sur le Newgate, il ne sera jamais ici à temps avant que la chance ne passe. Rodin refusera net si je lui demande, et j'ai bien assez avec Madama Khepri, pas besoin de me voir endettée auprès du diable en personne. Je n'ai aucun moyen de joindre Luka, Bayonetta est trop loin et Jeanne reprend les cours. Ch'il te plaît bébé... laisse-moi te prouver que je peux me gérer seule... je ferai pas de grabuge, je serai sage et personne ne saura je suis vivante...
Elle attrapa Marco par sa chemise, se collant contre sa poitrine, lui caressant une jambe du bout d'un de ses escarpins, tentant de le faire céder.
- Bayonetta t'a dépravée, chérie...
Pour toute réponse, Ann se colla un peu plus à lui.
- Tu crois pouvoir m'acheter comme ça, yoi ?
Ann l'embrassa sous le lobe de l'oreille, ses bras pendant autour du cou du blond, un ronronnement bas venant du fond de la gorge.
- Vu ce que je sens dans ton pantalon, je sais que j'ai gagné... cède, Marco, avoue-toi vaincu... chuchota Ann avec un sourire carnassier du chat qui a attrapé le canari.
- Pas question... pas comme ça, yoi.
- Oooh~...
Marco tenta de résister, mais Ann semblait bien partie pour fusionner avec lui tellement elle se pressait contre son corps.
- Tu es cruelle. Je suis censé te donner l'autorisation de partir alors que tu joues les allumeuses, yoi.
- Qui a dit que je ne pouvais pas te faire plaisir avant de m'en aller. Enzo fera bien son travail, je t'assure, Marco...
- Il ne sait pas se battre.
- Mais il connaît bien le coin, parfait pour prendre la fuite rapidos. Alors...
Ann eut un sourire encore plus immense quand Marco s'avoua enfin vaincu.
- Viens me rejoindre ou je pars en te laissant dans cet état, Marco, taquina Ann en le laissant.
Elle se détourna de lui avec un petit rire, se dirigeant vers l'intérieur du navire. Marco la rattrapa rapidement, avec l'intention de faire payer à la sorcière son petit jeu.
Leurs frères les regardèrent faire, un petit sourire aux lèvres.
- On ne les refera pas, commenta Izou en fumant.
- S'ils continuent comme ça, on va finir par devenir enfin Tonton, renchérit Blamenco avec un grand sourire.
Le reniflement de Jozu voulait dire qu'il était d'accord.
Luffy souriait en regardant la surface en train de s'éloigner dans leur plongée vers l'île Gyojin, quand Nami vint le rejoindre et prit entre ses doigts la lourde et grosse montre en or et argent qu'il avait autour du cou.
- Dis donc, Luffy, qui t'a permis de piquer un objet pareil dans notre butin ! gronda la rouquine.
Luffy la regarda, perplexe, puis dégagea la montre des mains de Nami.
- C'est un cadeau qu'on m'a fait. Elle n'était pas dans notre butin.
Robin s'avança avec curiosité, alors que la rousse insistait pour que Luffy lui cède l'objet.
- C'est Ann qui me l'a offert.
Là, Nami se tût et devint grave.
- Désolée, je... laisse tomber.
Et la rouquine s'en alla, honteuse, devant le regard perplexe de Luffy.
- C'est donc un cadeau de ta sœur, fit Robin en s'installant sur la rambarde, juste à côté de là où était Luffy.
- Hmhm !
- Elle est belle, je peux la voir ?
Sans discuter, Luffy retira la chaîne de son cou et tendit l'objet à Robin. Celle-ci l'examina, appréciant la finesse avec laquelle la lune et le soleil avaient été gravés dans l'argent et l'or respectivement, encadrés de petites pierres précieuses couleur océan.
- C'est un très bel objet, elle avait bon goût, complimenta Robin.
Luffy se contenta de rire alors que l'archéologue ouvrait la montre. Elle resta figée en voyant les caractères remplaçant les chiffres et le message, dans une écriture inconnue, dans le couvercle.
- Qu'est-ce qu'il se passe ? demanda Usopp en les rejoignant. Nami tire une tête de six pieds de long en se traitant d'idiote.
- Elle voulait récupérer ce cadeau pour le butin et je lui ai dit que je ne pouvais pas la lui céder, répondit Luffy en haussant des épaules.
- Ces caractères... souffla Robin.
- Enochians. Version angélique. Ann a fait un effort sur ce coup-là ! Nihi !
- Enoquoi ? répéta Usopp.
Devant ça, Robin n'avait que deux questions à poser. Elle posa d'abord la première pour savoir qui avait raison ou tort, entre elle et Sabo.
- C'est une Umbran ou Lumen Watch ?
Luffy la regarda avec une légère surprise, avant de se contenter de hausser les épaules.
- Lumen, je suis un homme. Mais avec mon akuma no mi, je suis corrompu, si j'en crois les anges... d'où la lune sur la montre.
Robin commença à sourire.
- Je vois.
Elle referma la montre et la rendit à Luffy.
- Madama Khepri se porte comment ?
- A merveille, outre une petite histoire de famille que je vais devoir régler une fois dans le Shin Sekai, mais je ne t'apprends rien puisque tu étais avec la Révolution.
Robin eut un petit rire.
- Très belle montre.
Et elle s'en alla. Usopp la regarda partir avec deux yeux ronds, puis se tourna vers Luffy.
- Vous parliez de quoi, là ?
- Oh, des histoires d'anges et démons ! Nihi ! répondit mystérieusement Luffy en remettant la montre à son cou.
- Mais oui, Luffy... Les anges n'existent pas, tu sais.
- Yohohoho ! Je suis au regret de te dire le contraire, Usopp-san ! contredit Brook pas très loin en pinçant des cordes de sa guitare.
- Yep. Faut avoir un akuma no mi pour les voir. Ils donnent les yeux et les oreilles sur le Purgatorio, expliqua Luffy. Demande à Chopper ou Robin et ils te confirmeront avoir déjà vu d'étranges créatures blanches et or qui semblent vivre en parallèle à nous. Vu qu'ils ont déjà essayer de me tuer, je les évite au mieux.
Usopp regarda Luffy puis se détourna.
- CHOPPER ! LUFFY SE MET A DELIRER ! IL EST MALADE !
- IIIIIIIIIIIIIIH ! VITE UN DOCTEUR ! UN MEDECIN... ah oui, je suis médecin... LUFFY ! JE VAIS TE SOIGNER !
C'est ainsi que Luffy fut poursuivi sur le pont par son médecin de bord.
- Oi, Robin, interpella Zoro de là où il était avachi dans l'herbe pour faire sa sieste.
Robin vint s'accroupir près du sabreur pour savoir ce qu'il voulait.
- C'est quoi ton jeu avec Luffy ?
- Simplement quelques confirmations en rapport avec de vieilles histoires au sujet de l'autre face du monde.
Zoro ouvrit son œil valide pour la regarder avec perplexité.
- Une confirmation qui me fait dire que Luffy n'est plus en deuil. Qu'il n'a pas besoin de pleurer Portgas-san.
- Et en quel honneur ?
- Simplement parce que personne n'a jamais rien su de ce qu'elle était réellement.
Smoker s'était demandé s'il devait aborder le sujet avec Luffy.
La question fut réglée quand celui-ci demanda à lui parler en privé.
- Je sais pour Vigrid, annonça de but en blanc Luffy. Même si je veux te remercier pour l'aide que tu lui as apporté, donne-moi une bonne raison pour ne pas te tuer.
- Et pourquoi tu me tuerais ? s'enquit patiemment Smoker, trop crevé avec les derniers événements pour réfléchir plus que ça.
- Te moque pas de moi, Kemuri. Je sais très bien que tu as balancé Ann à Garp. On t'a jamais dit de ne pas t'occuper de ce qui ne te regarde pas ? Du genre, les histoires de famille des autres ?
- C'est toi qui me dit ça ?
- Garp était notre problème, pas le tien. Tu n'avais pas à intervenir. Tu as de la chance, crois-moi. La prochaine fois, je ne me retiendrai pas.
Luffy se détourna du marine après un regard noir.
- Qu'est-ce qui t'en empêche ? s'enquit Smoker.
- Ann. Elle m'a dit de ne pas m'en mêler. Néanmoins...
Luffy se tourna de nouveau vers Smoker, ses yeux virant au bleu lumineux.
- Je ne te laisserai pas tout foirer, alors qu'elle commence à se remettre sur pied. J'ai déjà deux mots à toucher à un con de révolutionnaire pour avoir tout bousillé. Évite d'ajouter ton nom sur la liste des gens qui lui ont fait du mal.
Les yeux de Luffy redevinrent noirs et il s'en alla.
Smoker avait les sourcils levés. C'était donc ça la face Lumen de Mugiwara ?
Il ne savait quelle face était la plus effrayante. Celle du pirate soi-disant naïf et idiot, ou celle du Sage Lumen menaçant et tout aussi mystérieuse, mais dont les capacités lui étaient encore inconnues.
Enzo se tordait les mains de nervosité.
- Arrête de gémir, siffla Ann dans son déguisement de Madama Khepri, les cornes en moins.
- Non mais tu te rends compte de ma situation ! s'étrangla Enzo. Je t'accompagne, toi, la nana qui avait tout intérêt à rester entre quatre planches, dans une arène qui sera hyper surveillée pour récupérer l'akuma no mi le plus convoité qui soit ! Imagine que les Marines réalisent qui tu es et qu'ils découvrent que je suis avec toi ! Tu imagines la merde dans laquelle je serais, sans parler de ton mec qui me fera la peau !
- Si tu arrêtais de parler, tu réduirais considérablement tes chances de finir toi-même entre quatre planches. Dis-moi plutôt comment tu as réussi à trouver ce loup avec des verres intégrés et à ma vue.
- Chez le même opticien. Il m'a détesté quand je lui ai fait la demande. J'ai envoyé la note à ton second, il te la retransmettra.
- Enzo, tu as bousillé une bagnole que je t'avais payée. Je n'ai pas l'intention de payer ce costume ou ce loup. Démerde-toi, tu me dois bien ça. On y est.
En effet, ils étaient devant un kiosque avec une femme appelant les volontaires pour l'arène.
- Je viens m'inscrire, lui dit Ann.
La femme resta perplexe et la dévisagea, avant d'hausser les épaules.
- C'est votre vie. Quel nom ?
- Khepri. Madama Khepri. K-h-e-p-r-i.
La femme nota ça sur un papier, les sourcils levés, avant de conduire la pirate vers l'arène.
- Ne t'attire pas d'ennuis, Enzo, Rodin n'a pas l'intention de te poursuivre en enfer juste pour que tu lui rembourse tes dettes.
Et elle s'en alla.
Enzo fumait tranquillement son cigare, devant une bonne assiette de paella, quand il vit le drôle de groupe entrer. La moustache postiche, les lunettes de soleil et autre ne le dérangeant pas le moins du monde. Son œil expert nota le bijou au cou du personnage en tête. Une montre énorme en or et argent. Il savait ce que c'était, il en était certain.
Quand le groupe s'assit, Enzo se leva et alla à leur rencontre.
- Qu'est-ce que tu nous veux, Ossan ? demanda le blondinet du groupe.
- Toi, rien, gamin. C'est à lui que je veux parler, répondit directement Enzo.
Il se tourna vers le plus jeune et le plus petit qui le fixa avec curiosité.
- T'es le Lumen Corrompu, gamin ?
Le reste du groupe regarda Enzo comme s'il avait deux têtes, se demandant de quoi il parlait.
- C'est moi. On se connaît ? demanda Luffy avec méfiance.
- Pas à proprement parler. Mon nom est Enzo, on t'a peut-être parlé de moi…
- Qui ? Bayonetta ou…
Il ne poursuivit pas. Le reste de la table ne disait rien, suivant avec intérêt la conversation.
- Si je te dis Madama Khepri ? proposa Enzo.
- Vu avant Noël, mais elle m'a pas parlé de toi. Tu veux quoi ? répondit le brun.
- Juste te dire qu'elle est ici… et certainement pour la même raison que toi.
- Le Smile ? souffla Franky.
Enzo le regarda avec des yeux ronds le cyborg.
- Non mais vous êtes pas bien ! J'ai bien assez comme merde sur le dos avec l'Umbra et ce foutu Rodin ! J'vais pas me mettre à dos plus de monde ! Oi ! J'ai deux enfants, non mais ! Pas question, même pour cette nana, que je me frotte à ce truc !
- Si elle n'est pas là pour le Smile, elle est là pour quoi ? coupa Luffy.
- Son akuma no mi, te !
Et il s'en alla en secouant la tête.
Ce gosse était fou…Smile, et puis quoi encore ?
Luffy le regarda partir.
- De quoi te parlait ce type ? demanda Franky.
- C'est pas l'endroit pour ça, leur répondit Luffy. Vu que la personne concernée est dans les environs, si on la voit, y'aura rien à expliquer.
- Tu fais beaucoup de mystères, nota Sanji. Même avec nous… une raison particulière ?
- Majo gari, pour citer que ça.
- Chasse aux sorcières ? répéta le groupe.
Luffy eut un petit rire et regarda Sanij.
- La plus vieille que je connaisse serait du genre à rendre Sanji fou. Bayonetta est… particulière… Même Rayleigh est d'accord sur la question. Priez pour ne jamais la rencontrer…
Pendant que le Père parlait, Bayonetta se vit obliger d'étouffer un éternuement. Elle se frotta discrètement le nez durant le sermon.
Qui osait se moquer d'elle ?
Ann marchait tranquillement dans les environs quand elle fut dépassée par une fusée caoutchouteuse. Elle leva une main et les poursuivants de son frère furent bloqués dans une stase temporelle. Elle regarda dans son dos pour voir Luffy s'arrêter de courir et ouvrir un sigil doré à l'effigie des Lumen, sur le Purgatoire. Ann attendit que son frère soit dedans pour relancer le temps. Les deux D. regardèrent avec amusement Cavendish jurer comme un charretier, alors que Don Chinjao se posait des questions philosophiques sur le comment du pourquoi de la disparition de Luffy.
- Pourquoi tu n'as pas songé au Purgatoire avant ? demanda Ann à son frère qui retirait sa fausse moustache et ses lunettes de soleil.
- Ils me poursuivaient de trop près. Ils seraient entrés avec moi dans le Purgatoire. Merci de ton aide. C'est bon de te revoir, d'ailleurs !
- De même, frérot. On s'assoit ?
Luffy sauta avec joie sur le rebord d'une fenêtre.
- Tu imites ton contrat ? demanda Luffy en remarquant la tenue de sa sœur.
- Je te demande dans quel genre de conneries tu t'es impliqué avec Trafalgar Law et ce con de Doffy ?
- On veut détrôner Kaidou.
Ann resta silencieuse une minute.
- Le Smile, hun ? C'est le plan de Traflagar ?
- Hun. On a déjà détruit le SAD.
- Et César ? C'est le concepteur, tu sais…
- Avec nous.
Ann eut l'air impressionné.
- Vous avez pensé à tout, c'est bien.
- Tu as vu Jesus, je présume…
Ann fut surprise de l'intonation inquiète de son frère.
- Oui, et ?
Luffy refusa de regarder Ann. Assis sur le rebord de la fenêtre, les jambes contre lui, il ne prononça pas un mot. Avec un soupir, la sorcière comprit ce qui n'allait pas, et lui donna une claque derrière le crâne.
- Idiot. Je ne suis plus la femme qui s'est faîte stupidement avoir à Banaro. Aujourd'hui, je suis une sorcière. De plus, il est seul. Et nous sommes tous les deux.
Luffy se tourna vers Ann, abasourdi de ce qu'il comprenait.
- Jesus ne devrait pas me poser de problème, mais dans le cas où il serait plus fort que prévu, je compte sur toi, Luffy. Pas pour le vaincre ou quoi que ce soit. Juste me sauver.
- Tu es en train d'admettre que tu peux avoir besoin d'aide ? s'étrangla son frère.
- Oui. Marine Ford me l'a appris. Je ne suis pas toute puissante. C'est pour ça que je te le dis. J'admets avoir des faiblesses, et j'espère que si elles font que Jesus me renverse, tu pourras m'aider. Je ne veux pas finir En Bas avant un petit moment, vois-tu.
- Makasete !
Le commentateur annonça le début du combat suivant.
- J'y pense, tu es dans quel bloc ? demanda Luffy.
- Le C. Et toi ?
- Le D.
- Cool, on se verra pas avant la finale, alors. Et tu auras le temps que le Bloc E passe pour te reposer. J'y pense… qu'est-ce qu'ils te voulaient ?
- Le Papy en a après Garp, et il inclut dans sa haine tous ses enfants et petits-enfants.
- Whouawe… c'est… stupide.
- Tout aussi stupide que le fait qu'on t'en veuille pour Roger.
Ann lui jeta un regard noir, mais Luffy était habitué.
- Le blondinet m'en veut parce que je lui ai volé la première page des journaux. En parlant de ça, tu vas réapparaître quand ?
- Je ne sais pas vraiment.
Ann passa un doigt nerveux sur la pierre entre elle et son frère.
- Qu'est-ce que tu me caches ? s'enquit Luffy.
- Disons simplement que j'ai un projet assez personnel de mon côté, et que l'idéal serait que je reste dans l'ombre jusqu'à ce qu'il se soit… disons… concrétisé. Après, un accident est vite arrivé. Je risque gros ici, à Dressrosa.
- Reste prudente. Je ne veux pas revivre Marine Ford.
- Tu n'es pas le seul, Luffy.
Ils regardèrent avec amusement Cavendish repasser par-là, cherchant toujours Luffy.
- J'aime le Purgatoire ! sourit Luffy.
- Moi aussi, surtout dans ces moment-là.
Ils rapportèrent leur attention sur l'arène quand le commentateur annonça la réduction à soixante-dix du nombre de participant. Hack en était au dix-septième ko.
- Il est fort, ce Hack, nota Luffy. D'ailleurs, j'ai revu Jimbe. Il est d'accord pour me rejoindre quand il aura réglé ses affaires.
- Ce Hack est un révolutionnaire et cool pour Jimbe, c'est un chic type.
- Haaan, regarde Bellamy ! Il est devenu super fort !
Ann regarda son frère avec intérêt, puis le blond en question mettre à terre le duo Abdullah et Jet.
- Tu le connais ?
- Hm ! Rencontré à Jaya !
La voix de Luffy se figea en notant ce que faisait Bartolomeo au bord de l'arène et se jeta sur sa sœur pour lui retirer son loup à lunette.
- HEY ! Mais qu'est-ce que tu fous, rends-moi ça ! Je ne vois rien de loin sans ! s'indigna la sorcière en cherchant à récupérer son masque.
- Justement. Y'a des trucs qu'il faut pas que tu vois.
- Du genre… demanda Ann, en plissant des yeux.
- Fais-moi confiance.
- Luffy… rends-moi ça.
- Pas question que je te laisse assister au spectacle de ce porc qui pisse sans gêne au bord de l'arène !
Ann leva un sourcil et soupira.
- Je suis loin d'être une petite vierge innocente qui s'évanouit devant le costume trois pièces d'un garçon. Tu peux me rendre mon masque.
- Pas question.
- Ne fais pas l'enfant et rends-moi ça.
- Attends qu'il finisse et se rhabille.
Luffy ignora le soupir agacé de sa sœur. Il regarda Hack se diriger vers Bartolomeo et l'attaquer.
- La vache ! jura Mugiwara.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? demanda Ann en se redressant. Je ne vois que des tâches floues !
- Ce Hack a voulu attaquer la tête de coq… eh ben, le coup lui est revenu ! Ce type se marre, pas du tout inquiété ! Il n'a pas bougé d'un pouce !
- Intéressant. Tu sais, Luffy… tu as du pot qu'on soit dans le Purgatoire, parce que sinon, je t'aurais botté le cul pour mettre en danger mon anonymat.
Luffy la regarda sans comprendre.
- Mon masque. Tu sauras aussi que je n'ai qu'un geste à faire pour récupérer mes lunettes et que si je dois le faire, ça va barder pour toi.
Luffy lui rendit le masque, puisque le pirate avait rangé son attirail. Ann put donc voir le coup final de Bartolomeo sur Hack.
A ce niveau-là, il était impossible de savoir qui serait le vainqueur.
Ricky finit par tomber à son tour devant Blue Gilly.
- Rien ni personne ne peut lutter contre le temps, à moins d'être un Sage Lumen ou une Sorcière de l'Umbra… et encore… souffla Ann.
- La dure loi du monde… accorda Luffy en jouant avec sa montre.
Ils regardèrent le reste du combat, même pas surpris de la traîtrise de Dagama et de l'accord apparent entre lui et Blue Gilly. Rien de plus surprenant quand Blue Gilly trahit à son tour Dagama quand il tenta de le frapper dans le dos.
Comme quoi… il n'y avait pas que des pions en ce monde.
Le regard de Luffy se porta sur Bellamy qui lançait une attaque sur Bartolomeo qui se curait une oreille, une main dans les poche. Le coup de poing du blond fit impact sur quelque chose et le renvoya au loin, à l'instar d'Hack, sans que la tête de coq verte ne soit inquiétée plus que ça. Il s'en marra même.
- Tu as vu ? demanda Ann.
- Brièvement oui… akuma no mi.
- Ce ne peut être qu'un paramecia… je ne vois pas le déclencheur.
- Peut-être dans sa poche, il avait une main dedans.
Bellamy récidiva.
Pas une fois.
Mais deux fois. Enfin, tenta.
Parce que le roi Elizabello avait fini son échauffement.
Tout se mit à trembler, même dans le Purgatoire, la pression se fit ressentir. Le poing éclata faisant des ravages dans les environs. Il ne toucha bien heureusement pas les deux D. dans leur petit coin de Purgatoire. L'homme fit face au public, pantelant, mais victorieux… à une petite erreur près.
Une barrière translucide mais apparemment solide et épaisse jaillit de la poussière.
- C'est… c'est un principe hérité de la sorcellerie, ça, nota Ann.
- De quoi ? s'enquit Luffy.
Ann arrangea son loup sur son visage en tirant de nulle part, de son autre main, un vieil ouvrage qu'elle compulsa frénétiquement.
- Je l'ai lu quelque part… j'en suis certaine, cette idée que l'on peut faire une barrière en croisant les doigts.
Sbam !
Bartolomeo envoya sur le Roi sa barrière, faisant de lui effectivement le grand vainqueur.
- Bingo… c'est une connerie de Roja.
- Roja ? s'enquit Luffy en regardant l'enochian démoniaque qui s'étalait sur le livre.
- Oui… ou du moins de son époque. De ce que je vois, on disait aux enfants qu'en croisant les doigts, on protégeait son âme des démons et sorcières en demandant l'aide des Sages. De ce que je vois, c'est parce qu'apparemment, une sorcière aurait ignoré une femme avec une malformation faisant qu'elle avait les doigts en permanence croisés… d'où l'idée que ça protègerait.
Il eut un long blanc et les deux bruns regardèrent Bartolomeo qui fanfaronnait sur l'arène, malgré les quolibets.
- On lui dit ? demanda Luffy.
- Il ne nous croirait pas.
Et Ann rangea on ne savait où son livre et se leva.
- Je passe en suivant. Allons-y.
Et ils sortirent ensemble du Purgatoire.
- Ouch… je suis contente des sucettes aux herbes quand je vois tout ça, commenta Ann en notant les blessés qui s'entassaient dans les environs.
- Je reviens !
Luffy s'absenta un instant pour aller voir Bellamy qu'on ramenait de l'arène.
- Je t'ai vu m'encourager… pourquoi l'as-tu fait ? souffla Bellamy. C'était humiliant…
- Tu m'as vu ? s'étonna Luffy.
Ann se racla discrètement la gorge. Les akuma no mi pouvaient voir et entendre ce qu'il se passait dans le Purgatoire. Rebranche ton cerveau, Luffy.
- Ben oui, difficile de te manquer, surtout avec la nana qui était assise à côté de toi… lui dit Bellamy. Tu n'avais pas à le faire… après tout, je n'ai pas du tout changé.
- Tu as changé, Bellamy, insista Luffy.
Un maigre sourire se dessina sur les lèvres du blond.
- C'est toi qui as changé. Tu utilises le Haki à un point bien au-delà de l'imagination…
Il ferma un instant les yeux.
- Et ça m'énerve… Ma fierté est en miette !
- Ce n'est pas le Haki qui est en cause, crois-moi… c'est quelque chose de plus… occulte.
En disant ça, Luffy caressa la montre qui pendait sur sa poitrine.
- Mugiwara, qu'es-tu donc…
- Un Lumen Corrompu.
Et la civière s'éloigna. Ann s'avança de nouveau au niveau de son frère, regardant la civière s'éloignait.
- Je vais y aller, dit la brune. Tu m'encourages ?
- Bien évidemment !
Ann secoua ses mains et ses pieds, et elle se retrouva décorée des Rodin. Les bracelets scintillants sur sa peau tannée, elle s'assura que son masque soit bien en place, avant d'échange une accolade avec Luffy et se s'en aller. A aucun moment, ils ne réalisèrent que l'échange avait été espionné par Bartolomeo.
Ann s'étira un instant, faisant rouler la tête sur ses épaules, écoutant le commentateur présenter ses concurrents. Pas de grosse pointure ou quoi que ce soit de bien effrayant. Des sans noms.
- Et enfin, dernière concurrente, seule femme de ce round, la mystérieuse Madama Khepri ! Nous ne savons rien d'elle, mais nous espérons qu'elle promettra un beau spectacle ! annonça le commentateur.
Ann entra dans l'arène réparée avec une démarche quelque peu chaloupée due à ses talons. Elle ignora les sifflements à son égard, et vint se poster sur un bord, s'attirant le regard de tous. La grosse majorité ne la voyait pas comme un adversaire, mais comme une friandise qu'ils déshabillent sans gêne du regard et n'attende qu'une chose : une occasion de la manger. Elle tritura d'un air absent la chaîne de sa Witch Watch, attendant le gong de départ.
Diiiing !
En réponse, Ann fit un ample mouvement de bras et se retrouva armée de la hache géante à doute tranchant d'un Beloved. Plus d'un homme déglutit.
- Je commence par qui, messieurs ? s'enquit la sorcière.
Les hommes se regardèrent. Ce n'était qu'une femme après tout…même si l'arme était impressionnante, il n'y avait pas de quoi s'inquiéter.
Un homme s'avança avec un sourire idiot et lubrique. Ann ne fit aucun quartier.
Elle lui brisa les genoux, avant de lui trancher profondément le dos. Le corps n'eut pas le temps de toucher le sol qu'elle était déjà sur sa prochaine proie, brisant armes et armures avec facilité.
On lui tira dessus et un simple Witch Time lui permit de ramasser les balles ainsi ralenties pour les déposer dans l'air, devant leur tireur. Ainsi, quand le temps reprit son court, il se retrouva criblé de balles.
Ann eut un soupir.
C'était tellement mieux de s'en prendre à des anges. Au moins, ils ne laissaient pas de trace en mourant. Ils se contentaient d'éclater en laissant des halos sur le passage. Pas de chair se vidant de son sang. Pas de cri de mourant.
Rien de tout ça.
Ann tournoya sur elle-même, activant un autre Witch Time avec aisance, et en profita pour mettre cinq idiots au tapis.
Le Witch Time cessa, et elle regarda autour d'elle.
C'était elle, ou quelque chose n'allait pas ?
- C'est… c'est bien le combat le plus rapide de l'histoire… nous avions plus de deux cents concurrents, et en quelques minutes, dans un combat vertigineux et passionnant, tout cela s'achève ! C'est plus qu'incroyable ! Contrairement au Bloc B où on peut regretter celui qui est le champion, ici, on a de quoi se réjouir ! Mesdames messieurs, nous avons une championne ! Madama Khepri est la grande gagnante du Bloc C !
Déjà ?!
Ann soupira et fait disparaître la hache. Elle ne salua pas le public. Elle savait que son masque était la seule chose faisant qu'elle ne recevait pas des pierres à la figure.
Elle rejoignit la sortie et frappa dans la main tendue de son frangin.
C'était le tour de Luffy…
