Autours d'elle tout était noir, mais elle reposait sous quelque chose d'agréablement moelleux. Était-elle encore en vie ? Impossible pensa t-elle après une chute pareille, elle ne pouvait pas pourtant, elle s'entendait respirer.

Levy ouvrit les yeux et réprima un hoquet de surprise. Elle se trouvait dans une chambre sombre, couchée sur un lit tout aussi noir, et à en juger les mouvements derrières les vitres il faisait nuit noire.

Bien sûr la première chose qu'elle se demanda fut où elle pouvait bien se trouver, puisque de mémoire elle n'avait jamais vue de maison en venant, et la seconde fût entrainé par la première : qui l'avait sauvé ?

Elle se releva du lit, avec mal puisque son dos et ses bras la faisaient souffrir, pour essayer de mieux voir l'endroit dans lequel elle se trouvait.

Levy parcouru d'abord l'étendue du lit à quatre pattes, qui se révéla immense par rapport à elle, et c'est lorsque sa main se posa dans le vide, entrainant avec sa la chute de la jeune fille qu'elle comprit qu'elle venait d'atteindre le bout. Elle poussa une plainte de douleur puis se releva tourna sur elle-même. Ses yeux, qui s'étaient maintenant accoutumés à l'obscurité, elle pouvait dès à présent découvrir la pièce. En face d'elle se trouvait une immense porte en chêne noir et vieilli par les années, elle devina aussi qu'il fallait une force surhumaine pour ouvrir cette porte. Elle toucha de l'index les reliefs pour les deviner, il faisait beaucoup trop sombre pour qu'elle voit distinctement la scène gravée dessus. Puis suivant de plat de la main le velours du mur, Levy tomba sur un nouveau meuble, un bureau, où le tabouret était rangé en dessous. D'avis de Levy, le bureau devait être magnifique, aussi beau qu'âgé, à en juger les marques des années sur le bord. Elle arriva à la fenêtre, et remarqua que la vitre était en fait des vitraux d'une grande qualité. Si au départ elle crût que se n'était qu'un amas de carreaux de couleurs, l'éclair qui jaillit dehors lui dévoila alors qu'ils représentaient en fait une immense gueule de dragon, aux dents longues et acérées, les yeux rouges et fous. Cette fois Levy poussa un cri de terreur. Elle tomba une fois de plus en arrière, ne quittant pas des yeux le dragon qui menaçait.

Derrière elle il y eut un bruit, une sorte de soupir, et un bruit sifflant. Elle tourna la tête. D'abord elle ne vit rien, juste le noir de la pièce, puis son œil fut attiré par un petit point lumineux derrière les rideaux du baldaquin. Elle s'approcha doucement, mais la lumière recula également. Levy se stoppa choquée par cette vision. Était-elle devenue folle ? Elle ne pensait pourtant pas, mais ce qui se passait en ce moment même l'a fit douter énormément sur sa santé mentale. Elle retenta un pas vers la minuscule lumière, et le manège se répéta, elle recula d'une dizaine de centimètre. Un nouvel éclair tonna, faisant sursauter Levy qui se couvrit la tête, et s'accroupissant, complètement terrorisé. Elle aurait voulu qu'à cet instant précis, elle se trouva dans sa chambre en compagnie de sa petite sœur en train de lire, et non perdue dans elle ne savait qu'elle endroit aussi sombre et glauque.

Une petite chaleur près de son visage se fit sentir. Levy ouvrit un œil inquiet, et découvrit alors la petite lumière dorée qui s'était approchée. Elle ouvrit les deux yeux et l'observa. Ça qui ne fut qu'une bille de lumière au départ, se révéla sous ses yeux ébahis un corps humanoïde et lumineux. Une toute petite fille blonde volait à coté d'elle, à l'aide d'elle de la même couleur de la lumière qui l'entourait. Une petite fée.

Levy étouffa un sourire, et son cœur se mit à battre joyeusement, devant elle se trouvait une fée, qui la regardait inquiète. Elle arrêta de se demander si elle était devenue folle, et se concentra sur l'être lumineux qui se mit à sourire en voyant le sien.

- Une fée, murmura t-elle pour elle-même.

La petite créature s'approcha plus prêt de Levy, et se posa juste au bord de lit, là où la jeune femme s'était réfugiée après le coup de tonnerre.

- A vrai dire je ne suis pas véritablement une fée, sa voix était légère et cristalline – je suis un feu-follet. Mais c'est une sorte de fée en effet.

Levy laissa échapper un soupir d'ébahissement. Non seulement elle pensait qu'elle était plongée dans un de ses livres qu'elle affectionnait tant, mais le petit feu-follet en face d'elle était la plus belle chose qui lui était donné de voir. Elle avait soudain des milliers de questions qui lui traversèrent l'esprit au moment ou la petite lumière se mit à marcher sur les draps.

- Comment tu t'appelle ?

La petite fée qui avait sautée du lit pour se poser sur le dos de la main de Levy, s'asseyait confortablement dessus, en attendant sa réponse. Levy sembla réfléchir quelque instant.

- Levy, je me nomme Levy. Et toi tu as un nom ? se risqua-t-elle.

La petite blonde fronça les sourcils.

- Bien sûr que j'ai un nom ! Je m'appelle Lucy ! C'est notre maitre qui me l'a donné lorsque j'ai éclos !

Levy s'excusa de son manque de tact et Lucy se radouci. Elle lui posa plusieurs questions encore. Apparemment l'une comme l'autre étaient curieuse de se connaitre. Levy appris de Lucy, que les feux follets naissaient d'un feu d'un certain événement, et elle était née de la lumière d'une chandelle durant le centième anniversaire de son maitre. Levy s'étouffa de surprise. Cent ans.

- Oui, c'était un jour de grande joie, puis elle eut une mine triste, mais c'était il y a bien longtemps. De la joie dans ce château il n'y en à pas eu depuis très longtemps… tellement longtemps que personne ne se rappelle la date du dernier rire de joie qui à résonné entre les murs. Tout est devenu triste et sombre.

Levy sembla désolée, et frotta doucement la minuscule cuisse de Lucy de bout du doigt. Puis une idée germa dans son esprit.

- Lucy, la fée remonta son regard vers elle, Tu me racontes beaucoup de chose ici, mais j'aimerais savoir où je me trouve et comment je suis arrivée ici.

Lucy se releva, et se recula, pour sauter au sol. Avait t-elle à peine touché terre, qu'elle se mit à grandir, et eu rapidement une taille adulte. Levy se releva elle aussi et constata que Lucy l'a dépassait largement.

- Nous pouvons nous grandir, nous les feux follets, et c'est grâce à ça que nous avons put te sauver alors que tu chutais. A vrai dire – elle se frotta le bras avec une mine embêté – c'est aussi à cause de nous que tu es tombée… quand tonne l'orage nous sortons nous défouler dehors, et par malheur, j'ai heurté l'endroit où tu étais, et le sol s'est craqué. Avant que tu ne rejoignes le sol, moi et les autres nous t'avons porté jusqu'à notre château.

Levy eu le souffle coupé, elle demanda d'une voix tremblante où se trouvait ce château.

- Bien, Lucy prit la main de Levy et la fit s'assoir avec sur le lit. La montagne sur laquelle tu te trouvais se fait appelé par vous, les humains, la montagne du Roi, et vous appelé également le sommet le Rocher du Dragon. Il faut savoir qu'il y bien longtemps, si vieux que vous l'avez oublié, au sommet de cette montagne se trouvait le château d'un roi, qui fut par les années oublié, et s'enterra dans les profondeurs de la montagne, qui avait continué à pousser. Le château, tu t'y trouves actuellement. Quand au roi… - elle stoppa son récit pour tordre sa robe blanche- je ne l'ai pas vu depuis plus de deux quatre mille ans.

Levy ouvrit grand les yeux. Elle bégaya quelque chose sans pour autant réussir à formuler une phrase claire et précise. Quatre mille ans… C'était beaucoup trop pour Levy qui se mit à faire les cents pas dans la chambre, sous le regard désolé de Lucy qui avait repris son apparence de boule lumineuse.

- Je dois complètement délirer… Un château sous la montagne, des feux follets qui me sauve, un roi de quatre mille ans – elle s'arrêta pour essayer d'imaginer la tête d'un homme qui avait quatre mille ans encore vivant, puis se ravisa en secouant la tête-.

Elle se retourna vers la petite lumière qui flottait à trois mètres du sol derrière elle.

- Comment un homme peut vivre quatre mille ans ?

- Le maitre n'est pas un homme. C'est un dragon …


Comme d'habitude j'attends vos reviews/avis/questions?

Mya