Hello! me voici pour un nouveau Matron! pardonnez-moi du retard? J'ai pas trop le temps en ce moment ^^ Bonne lecture!
" Écoutes Mathieu c'est fini, ça marche plus entres nous...désolé..."
Ces mots étaient tombés par un après-midi d'hiver. L'air glacial rentrait par la porte laissée ouverte. Deux jeunes hommes se faisaient face. Un plus petit que l'autre, déstabilisé et brisé. Il bafouillait quelques mots tentant de leur donner un sens, sans succès. Son sourire c'était fané depuis bien longtemps déjà. L'autre tentait de s'expliquer du mieux qu'il pouvait, lui racontant les pours et les contres de leur relation.
"Mais on reste amis? Je te laisse...on se textote?!"
Et l'homme était parti, d'un pas pressé presque en courant n'attendant pas de réponse. Le plus jeune s'écroula, le sol se dérobant sous ses pieds. Tout son corps tremblait, prit d'incontrôlables spasmes. Il lâcha une larme,puis deux ,elles ne cessèrent de s'écouler sur ses joues. Il ramena ses jambes contre son torse, posant sa tête contre sa poitrine. Il encercla sa taille avec ses bras et pleura en silence.
"L'autre balais à chiotte est parti, enfin j'en avais marre de rester enfermé dans ma chambre ...Qu'est-ce qu'il y a?" Demanda une voix rauque qui connaissait par coeur avec le temps.
Le schizophrène releva sa tête vers son double en noir. Il avait toujours sa clope au bec allumée, son éternel costard propre et repassé. Ses sourcils s'étaient froncés, dubitatif. Instinctivement, il se rapprocha pour venir enlacer maladroitement son créateur. Il soupira faiblement en le berçant doucement, caressant tendrement ses cheveux et son dos. Il le serra un peu plus pour lui assurer qu'il était présent.
"Putain il a pas osé ce con?!
-Il...a (renifle)...dit...qu'il (renifle)...voulait plus...(renifle)...de...moi. expliqua t'il avant declater dans un nouveau sanglot.
-C'est qu'un connard il te méritait pas de toute façon! Je peux aller le buter si tu veux."
Mathieu sourit avec amusement. Le criminel ne savait vraiment pas s'y prendre quand il est question de remonter le moral des gens. Il colla sa tête contre son torse à travers le tissu de sa chemise. Il entendait son rythme cardiaque lent et régulier l'apaiser. Sa peau chaude lui donna quelques imperceptibles frissons.
"Pleures si ça te fait du bien ça restera entre nous."
Instantanément les larmes recommencèrent à couler, relâchant toute sa peine et sa douleur, imbibant sa chemise. Il se calma un peu après des minutes, enfouissant sa tête pour cacher sa gêne et ses rougissement. Il sentit une pression le plaquer un peu plus contre lui. Ses mains vinrent entourer la taille de l'autre en soupirant d'aise. C'était agréable, vraiment.
"Je vais te remonter le moral, là même un dépressif serait plus joyeux!
-T'es con..."sourit t'il.
Il se sortit avec regret en remettant ses lunettes de vue en place. Mathieu se leva pour se mettre un jogging et un sweat à la place de ses précédents habits. Il revient dans le salon pour voir le Patron, sans sa veste, posé dans le canapé allumant la télévision. Il avait un tas de sucreries à côté de lui. Le présentateur de SLG se posa contre lui, en soupirant d'aise. Une couverture le recouvrit,ne laissant que le haut de sa poitrine sortir. Il ne pouvait nier c'était confortable. Sa tête se posa dans le creux de son cou. Il prit une poignet de popcorn chaud en commençant à regarder Superbad. Le criminel avait le chic pour trouver les films! Le schizophrène passa son temps à rire, oubliant les derniers évènements. Soudain on frappa sur la porte en bois et une voix retentit. Les doigts du brun s'enfoncèrent dans la peau pâle du criminel à ce son.
" Pardon Mathieu mais j'ai oublié mes clefs chez toi...je peux les récupérer?"
Chaque syllabe enfonçait un peu plus la lame présent dans son coeur. Il fit un regard suppliant à son double, les yeux gorgeaient de larme. Il n'en fallut pas plus pour que le sang du Patron fasse un tour. Il se leva , bouillonnant de rage. Il empoigna brutalement la poignet menaçant de la déformer sous sa force. Antoine lui fit un regard surpris mais bien vite terrifié.
" Je-je dois récupérer mes clefs...
-Et donc? J'en ai quelque chose à foutre?! T'aurais dû y penser avant. Oh crois-moi c'est pas l'envie de meurtre qui me manque gamin. Te peter la gueule ou même te tuer je crois que ça serait pas suffisant. Écoutes moi bien, je revois encore une seule fois ta tronche de petit con et je te ferais goûter à l'enfer!"
Sa voix était sans appel et froide. Le youtubeur frissonna et trembla, épouvanté. Il prit ce que lui tendait l'homme en noir avant de partir en courant ne cherchant pas à comprendre.
"merci...je me sentais pas de taille à le voir...
-Normal aussi 1m60 on est franchement intimidant!"
Mathieu ne put s'empêcher un petit rire en se remettant contre le criminel. Il laissa les doigts du Patron s'amuser distraitement dans ses cheveux, le relaxant un peu plus. Il ferma doucement ses yeux pour apprécier.
"Tu préfères pas dormir dans ta chambre?
-Non je suis bien là, contre toi...
-Fais gaffe gamin je risque d'interpréter ces paroles d'une autre façon.
- J'suis pas d'humeur à t'en foutre une."
Il n'eut le temps de rien dire que son double lui fit une légère manchette ainsi qu'un claquement de langue agacé faisant rire son créateur. Il sentit des chatouillements aux niveaux de ses côtes le faisant se cambrer en arrière.
"T'as...(rire) pas...le (rire)droit!
-M'en fou! Je fais ce que je veux!"
Il arrêta après quelques minutes voyant le schizophrène se contorsionner. Il reprit une respiration régulière en lui jetant un regard noir, les joues rouges. Il soupira faiblement devant la tête de son compère boudeuse. Il ne pouvait pas vraiment lui en vouloir. Il déposa un léger baiser sur sa joue sous la surprise de l'autre.
" Tu peux être gentil des fois!
-Ta gueule enfoiré...
-Mais oui, moi aussi je t'aime."
Il se remit comme il était précédemment sans lui laisser le temps de dire quelque chose. Ses yeux se fermèrent et il s'endormit exténué. Il bavait légèrement sur la chemise du criminel qui ne fit aucunes remarques. Il sourit en s'allumant une clope, rassuré que Mathieu aille mieux. Il n'aimait pas le voir triste surtout à cause d'un connard comme Antoine . Il mordit sa lèvre inférieure en se rappelant que c'est lui qui les avait présenté... Enfin façon de parler, il avait entamé la conversation avec lui pour faire un peu sortir le présentateur de SLG de sa tanière. Personne n'était au courant pour l'existence des personnalités du brun. C'était trop compliqué et risqué pour que leur entourage soit au courant. Maître Panda arriva le coupant dans ses réflexions.
"Qu'est-ce qu'il a Mathieu?
-L'autre connard a rompu avec lui.
-Oh merde! Et il va comment?
-Très bien, la joie se lit sur son visage. À ton avis la chinoise?!
-Je me disais aussi...tu veux quelque chose puisque je suppose que tu ne vas pas bouger?
-Ouais un whisky et mon paquet de clope qui est sur la table."
Le Panda partit chercher ce que l'homme lui avait demandé en souriant tendrement devant le spectacle devant ses yeux. Le Patron caressait distraitement les cheveux du brun dans un élan d'affection. Celui-ci ronronnait presque en se blottissant un peu plus. Le chanteur lui tendit le petit verre contenant l'alcool ambré ainsi que ses sucettes à cancer.
"Dis moi si t'as besoin d'un truc, je suis dans ma chambre.
-Ça marche."
Le schizophrène se colla un peu plus contre lui en s'accrochant à sa chemise. Il murmurait quelques mots sans grand sens. Le criminel soupira en posant ce qu'il avait en main pour le calmer.
" Doucement, doucement, voilà c'est fini gamin,faut pas te mettre dans des états pareils...
-T'as raison...désolé...
-T'as pas à t'excuser pour ça, t'y peux rien- Soupira t'il en éteignant sa clope- Quoi?!
-Rien j'ai juste pas l'habitude que tu sois aussi attentionné c'est tout.
-Je te jure que je vais t'en foutre une à fin.." Répondit il légèrement rouge.
Mathieu reposa sa tête contre son omoplate, en embrassant sa peau laiteuse a porté de main. Il caressa le menton de son double lui provoquant quelques frissons en souriant.
"Gamin arrête, je vais pas me retenir sinon..."
Ses doigts descendirent lentement sur son torse, passant sous sa chemise pour titiller un de ses tétons en dessinant des cercles.
"J'ai besoin de me changer les idées...et j'ai toujours voulu le faire avec toi...
-Oui bha pas en couchant ensemble! répondit il en se levant brutalement.
-Pourquoi tu veux pas?! Je t'intéresse pas? C'est vrai après tout j'suis qu'une merde... bafouilla le brun en pleur.
-Non c'est pas ça... J'ai trop de respect pour toi gamin et t'es sous le choc... Tenta t'il.
-Antoine il a raison, je peux convenir à personne, il a bien fait de me quitter, j'suis qu'un déchet...même toi tu veux pas de moi alors que tu sautes sur tout ce qui bouge... "
Au fur et à mesure de ses paroles, il se recroquevilla sur lui-même, tremblant. Le Patron ne sut quoi dire, choqué. Il se déplaça élégamment vers son créateur, faible. Il sortit un mouchoir pour essuyer ses joues rouges en se baissant pour être à sa hauteur. Le présentateur de SLG rouvrit ses yeux précédemment clos pour croiser les prunelles de son double. Jamais il n'enlevait ses lunettes ou pour de rares occasions. Ses iris étaient beaucoup plus clair que les siennes avec de léger reflet rouge. D'ordinaire rien ne passer entre mais cette fois une tendresse avait prit place. Pour une fois le criminel semblait voué d'émotions, humain.
"Tu n'es pas une merde Mathieu ou je sais quoi. Il ne méritait même pas d'avoir croisé ton chemin cette pucelle! Ne chiale pas, c'est pas digne d'un homme...-il sourit- de toi..."
Leurs lèvres n'étaient qu'à quelques millimètres l'une de l'autre. Leurs souffles se répercutaient sur la peau de l'autre. Leurs yeux voilaient par le plaisir.
"Embrasses-moi au lieu de rester comme ça idiot."
Il n'en fallut pas plus le Patron happe ses lèvres en pressant sa tête contre la sienne. Ses doigts s'emmêlèrent dans les courts cheveux de sa nuque. Leurs langues valsèrent sauvagement et langoureusement ensemble, un paradoxe en soit, chacun donnant de sa personnalité. Mathieu gémit de plaisir en sentant le corps du criminel se mouvoir sur le sien. Ils se sortirent en douceur, front contre front.
" Tu sais...je suis toujours sorti avec Antoine pour cacher mes sentiments envers toi... j'aurais jamais pensé tomber amoureux de lui...mais beaucoup moins que toi... Je t'aime." Lui dit-il en mettant un doigt sur sa bouche.
Pour seul réponse l'homme en noir lui sourit en remettant ses lunettes. Il l'enlaça amoureusement en embrassant une dernière fois la commissure de ses lèvres en lui susurrant quelques mots suggestif qui fit rougir le brun approuvant ses dires. Ils s'embrassèrent une deuxième fois bien décider à rattraper le temps perdu!
Fin
Voilà! Bonne soirée!
Bisous bisous
Agathou
