Bonjour à tous! J'espère que vous allez bien. L'épisode 104 est génial! J'ai beaucoup aimé l'intro, et , j'ai déjà une idée de Matron! Encore oui je sais, j'suis tellement mais tellement (pas) désolée x) Me voici donc pour un 14ème OS! J'espère qu'il vous plaira! Sur ceux bonne lecture!

Disclaimer: non rien de rien, non je ne possède rien.


-Tu es un monstre.

Mathieu prononça ces mots,non il les cracha plutôt. Comme de l'acide,un poison, une insulte coincée dans le travers de la gorge.

Malgré ses tremblements, ses envies de vomir, ses migraines et vertiges, il restait droit. Il dévisageait l'homme en face de lui, avec une mine de dégoût.

Comment pouvait-on faire ce genre de chose? Tuer, violer, massacrer, torturer, faire mal juste pour le plaisir? Comment pouvait-il se réjouir du malheur des autres? Comment pouvait-il en être nullement choqué? Comment pouvait-il continuer, augmenter les victimes?

Pourtant, avec les années son créateur devait s'en douter. Son double n'était,n'est et ne sera jamais blanc, innocent ou gentil. Non, il était noir, sadique,horrible et tous vices confondus.

Mais, il avait eu l'espoir qu'il change, pour devenir quelqu'un de meilleur. Quelqu'un qui pourrait aimer sans souffrir. Quelqu'un qui pourrait embrasser sans se blesser. Quelqu'un qui pourrait enlacer sans se briser. Quelqu'un avec qui, simplement, il aurait pu être heureux.

Malheureusement c'était tout le contraire. Il se piquait, se coupait, s'entaillait, se brûlait, se déchirait par sa faute. Plus il l'haïssait, plus il l'aimait. Il ne pouvait se détacher de lui, il ne pouvait vivre sans lui.

-Je sais.

Répondit le criminel, calme. Son costard noir n'avait plus rien à envier. Il était abîmé, déchiré et tâché. Ce n'était plus qu'un morceau de tissu couvert de sang frais. Il ne bougeait pas, attendant un mouvement venant de son interlocuteur.

N'importe quoi aurait fait l'affaire, une claque, un poing, un baiser, un discours... Il vit son créateur avançait lentement vers lui, d'un geste calculé. Son regard glacial le fit frissonner en plus de l'exciter grandement.

Les mains de l'homme en noir sortit une cigarette et l'alluma avec son briquet rouge. Aussi rouge que le sol devenu boueux à cause du sang et des cadavres, trop de cadavres.

Ils se faisaient à présent face, leurs corps à quelques centimètres l'un de l'autre. Tout leurs organismes bouillonnaient telle une bête assoiffée, qui ne désirait que s'abreuver.

On aurait cru qu'un seul regard allait être aussi puissant qu'une balle de pistolet.

-Tu es mon monstre.

Mathieu murmura ces mots, le souffle court. Avec le temps il avait appris, dans un de ces nombreux hôpital. Il avait compris, c'est sa faute si cet homme est comme ça. Il l'avait créé comme ça, avec ses qualités et ses défauts.

Il rapprocha encore son visage, laissant leurs lèvres à seulement deux millimètres. Son souffle chaud caressait la peau pâle de son double. Ses mains tremblantes allèrent doucement à sa joue et sa nuque. Son pouce exécuta de petites cercles pendant que ses doigts s'emmêler dans ces courts cheveux.

Son regard bleu-gris rencontra les verres teintés de sa personnalité. Il le fixa en soupirant, lassé et surtout lessivé. Il sortit cette paire de lunette, seule barrière à ses émotions. Deux iris légèrement plus claires plongèrent dans les siennes.

Le créateur semblait tout de suite apaisé et rassuré. Sa respiration était devenue plus rapide et irrégulière malgré tout. Des larmes embrumaient sa vue. Il était en colère mais aussi placide. Cet homme était le seul à autant le perturber.

-Je le sais aussi, et j'en suis désolé.

Le Patron murmura ceci comme un secret. Il combla la dernière distance entre ses lèvres et celles de Mathieu. Elles se posèrent délicatement sur les siennes. Le criminel attendit une réaction, positive ou négative.

Après un moment vague, la bouche du créateur se mût doucement, pour répondre à cette excuse. Il sentit une langue taquine lécher sa lèvre inférieure pour demander l'accès à cet entre. Il l'ouvrit dans un léger gémissement de contentement.

Comme c'est agréable, que dire, divin! Et encore cela semblait être un euphémisme. Il fit rencontrer leurs langues dans une tendre danse. Sa main gauche empoigna une touffe de cheveux de l'homme en noir telle une bouée de sauvetage.

Ils se sortirent après de longues minutes, le souffle court. Le pervers lui sourit sincèrement en l'invitant dans ses bras. Le créateur s'y logea avec plaisir, soupirant d'aise. Il arrivait à lui faire oublier...tout oublier...

-Je suis pardonné?

Susurra le Patron en caressant le bas des reins de Mathieu. Il déposa un léger baiser dans son cou, hésita à y laisser un suçon mais renonça. Il remonta une de ses mains sur sa nuque, bougea faiblement son pouce pour exécuter des cercles.

Le criminel releva la tête pour observer le magnifique visage de son créateur. Celui-ci avait enfoui sa tête dans le creux de son cou. Il inspirait le mélange, diablement enivrant, d'épices et de tabac que sentait son double.

Ses bras enserrèrent la taille de sa personnalité cherchant plus de proximité. Oui, il était bien, il lui pardonnait tout. Que cela soit ses bêtises, ses actes, ses paroles ou même ses pensées.

L'homme en noir avait fait une énième tuerie de masse, massacrant tout ce qui se trouvait sur son chemin. Il avait tué les hommes, femmes,enfants sans distinction...et pourtant...

-Tu sais très bien que je ne peux pas t'en vouloir.

Non, il le rendait faible, tellement faible. Mais surtout il le rendait vulnérable, trop vulnérable. Il n'était pas le même avec lui, comme s'il le complétait,le faisait enfin se sentir "plein".

Mathieu regarda autour de lui pour percevoir tant de cadavres, des dizaines et dizaines empilés sur le sol. Il ferma ses yeux sous ce choc. Tant d'innocents, de vies, de personnes...et par sa faute.

Il sentit la pression sur ses reins s'accentuer. Il se retrouva plaquer contre le torse du Patron dans un glapissement de surprise. Sa tête se posa sur sa clavicule gauche, seule partie non maculée d'hémoglobine.

Il pouvait entendre la respiration lente et régulière de son double. Celui-ci ne bougeait pas, comme figé. Il paraissait absent de ce lieu et temps. Le criminel balayait l'endroit du regard, les yeux vides.

-Je suis un monstre.

Dans un élan de lucidité, il avait murmuré ces mots. Il n'avait en aucun cas l'air paniqué ou terrifié. Tout le contraire, il était neutre. Aussi bizarre cela soit-il...

L'homme en noir ne cessait d'observer les visages, les corps, et ce sang, toujours le même. Il reprenait peu à peu contenance dans ce présent trop horrible...

Une main chaude s'accrocha à sa nuque et baissa délicatement sa tête. Les prunelles de son créateur se perdirent dans les siennes.

Il arrêta instantanément de penser à ces d'idée noires.

Une paire de lèvre se posa délicatement sur les siennes pour un énième baiser enflammé.

Il se rendit enfin compte de cette réalité et de tout ce qu'il avait fait. Ses paupières closes s'ouvrirent faiblement pour détailler Mathieu.

Il avait lui aussi fermé les yeux, sa bouche se mouvait contre le sienne, un filet de bave dégoulinait de son menton, ses mains empoignaient toujours plus ses cheveux, son corps tremblait faiblement par peur où il ne sait.

Et c'est à ce moment qu'il comprit les mots de son créateur. Le patron se sortit doucement stoppant net au baiser, reprit ses lunettes de soleil et les mit. Devant la mine incrédule du brun il lui répondit.

-Je suis ton monstre.

Et Mathieu sourit, comme un enfant devant une vitrine de bonbon. Il prit la main de son double dans la sienne et la serra autant qu'il pouvait. Perdu, sa personnalité n'omît rien et le suivit docilement pour rentrer chez eux.

Une fois arrivée là-bas, ils saluèrent le geek qui partit en courant à la vue du criminel, le hippie qui cria des choses sans nom en souriant bêtement et le panda qui écoutait tranquillement sa musique dans la cuisine.

L'homme en noir sortit ses vêtements poisseux et collant à cause du sang coagulé. Il partit se débarbouiller et remit un costard noir propre. Il n'accorda même pas un dernier regard à son créateur qu'il partit.

Celui-ci n'eut le temps de rien dire, du moins il préféra s'abstenir. C'était toujours la même chose de toute façon... Il allait le chercher parce qu'il avait fait une connerie, il lui demandait pardon puis il repartait une fois celui-ci accepté.

Il ne pouvait pas le changer,il l'avait créé comme ceci. Avec cette carapace et cette facette. Oui, plus il le haïssait, plus il l'aimait.

Fin


Voilà j'espère que vous avez aimé! Merci d'avoir lu! Je vais manger ma pizza et je vais écrire un peu (oui je mange de la pizza ...)

Biz et bonne soirée!

Agathou ~