Bonjour :)
Voila un nouveau chapitre. Je ne publierais plus aussi régulièrement, promis j'essayerais de ne pas laisser passé plus d'un mois entre chaque chapitre mais le rythme d'un chapitre par semaine s'est avérer plus difficile à tenir que prévu...
Lectrice Fantome : merci pour ta petite review je suis contente que ma fiction te plaise toujours autant et j'espère qu'elle te plaira jusqu'au bout :)
Bonne lecture :)
Chapitre 16 : se perdre pour mieux se retrouver.
Alfheim
Il ne savait plus depuis combien de temps il avait quitté Saerefii mais le jour s'était levé depuis un moment déjà sans qu'il ne s'arrête de marcher un seul instant. Il avançait lentement, prenant le temps d'écouter le chant elfique qui résonnait dans son esprit. Il savait que le silence régnait autour de lui pourtant il avait la sensation de pouvoir suivre ces voix comme on se fit à un son pour nous guider vers son origine.
Le paysage autour de lui semblait désertique, seulement composé par la roche du mont, il se souvenait aussi d'avoir vu la cité disparaître totalement derrière lui lorsqu'il avait dépassé la porte, laissant alors la place à un immense plateau, seule la porte était restée la, comme un passage entre deux monde. Il sentait la magie du lieu pulser autour de lui, comme si la montagne respirait, il percevait les forces de tout ce qui l'entourait, de la plus grosse pierre au plus faible brin d'air. Tout autour de lui tout paraissait immense, semblable à Jötunheim en un certain sens. Plus il avançait et plus ce sentiment se confirmait, la montagne gigantesque laissant parfois la place à un vide vertigineux, l'ensemble se couvrant de toujours plus de neige et de glace au fur et à mesure qu'il avançait.
Lui, qui était un Jötun, un géant des glaces, il aurait du se sentir à sa place ici, pourtant il avait seulement la sensation d'être minuscule, insignifiant, un si petit géant. À cette pensé, il s'arrêta, il fixa ses mains bleues et parcourues de quelques lignes. Il avait refusé pendant tellement longtemps de voir ces mains comme les siennes... Et pourtant, Ellrine le lui avait dit, ce sont ces mains là qui lui permettait de gravir Sheïreen, ces mains bleues et sculptées et non les mains lissent et blanches avec lesquelles il avait grandit. Alors il se demanda qui il était, était-il l'Asgardien à la peau pâle et aux yeux vert ou le Jötun à la peau bleue et aux yeux rouges ? Lequel ? Il en était venu, au fil des siècles, à haïr les deux … parce que l'Asgardien était un mensonge et le Jötun, un monstre. Il mis un genoux à terre et d'une main il écarta la neige qui couvrait la glace. Tel un miroir, la surface gelée lui renvoya le reflet d'un visage qu'il n'avait jamais vu, les traits du mensonge sous la couleur du monstre. Il remarqua que son visage ne ressemblait que peu à ceux des autres Jötuns qu'il avait vu. Les lignes qui le parcouraient étaient fines et rondes là ou celles des autres géants étaient rudes et rectilignes, il n'avait pas non plus ces hideux morceaux de cornes qui perçait sa peau et ses cheveux noirs encadraient des yeux, rouges certes mais à l'allure bien plus douce que ceux des autres Jötuns.
Alors une pensée se glissa doucement dans son esprit, il pouvait faire du mensonge la vérité puisque son identité n'était qu'une question, le faux pouvait très bien devenir vrai puisqu'il n'y avait rien d'autre... Le mensonge et le monstre... il décida que le mensonge n'en serait plus un et que le monstre … « Tu n'es pas un monstre Loki, tu es une des plus belle création de cet univers » les mots d'Ellrine résonnaient dans son esprit et pourtant ce n'était pas la voix de la jeune femme qu'il avait entendu, c'était la voix de Sheïreen, celle qui le guidait depuis leur arrivée à Saerefii. Alors le monstre n'en serait plus un lui non plus. Il inspira profondément et se remis en marche.
Il marcha, encore et encore, toujours plus prêt des cieux, puis la nuit tomba et il marcha encore. Le ciel au dessus de lui était d'une grande beauté, parcouru de veines dansantes aux couleurs du Bifrost et serti d'astres lumineux pareil à d'innombrables joyaux qui paraissaient si proches qu'il aurait pu les toucher du bout des doigts et qui étaient pourtant si loin.
Après un long moment les voix cessèrent de chanter, alors il s'arrêta. Il ferma les yeux et attendit, en espérant les entendre à nouveau, elles l'avaient guidé jusqu'ici, elles ne pouvaient pas se taire maintenant. Et comme pour lui donner raison un nouveau murmure envahit son esprit. Cette fois il n'y avait plus qu'une seule voix, elle ne chantait plus, elle parlait simplement, dans une langue qu'il ne comprenait pas mais qui ressemblait à celle qu'avait utilisé Ellrine depuis leur arrivée sur Alfheim. Il ne comprenait pas mais il était persuadé qu'elle l'invitait à la suivre alors il fit encore quelques pas. Il se retrouva face à une entrée dans la pierre, un boyau de roche sombre qui s'enfonçait au cœur de la montagne. Il hésita mais la voix se fit à la fois plus insistante et plus rassurante. Alors il posa un pied à l'intérieur.
Aussitôt il se senti mal à l'aise, sans qu'il sache pourquoi son manteau lui paraissait encombrant et les morceaux d'armure qui couvraient son corps lui semblaient inutiles, ses bottes étaient devenue trop lourdes. Il enleva donc tout, ses bottes, son manteau, chacun des morceau d'armure qu'il portait, tout jusqu'à ne plus porté qu'une simple tunique et son pantalon de cuire. Il resta immobile un instant, le temps de prendre conscience de la roche froide sous ses pieds, de l'air qui effleurait sa peau et caressait ses cheveux puis il s'avança pour pénétrer dans les entrailles de Sheïreen.
Quelque part dans l'univers
« -Nous l'avons retrouvé Maître,le traître se trouve sur Alfheim.
-Est-il seul ? Demanda l'Autre de sa voix rauque.
-Non, il est accompagné du Prince d'Asgard et d'une Elfe.
-Une Elfe ?
-Oui Maître.
-Je croyais que Malekith avait exterminé les elfes de lumière, s'étonna l'Autre.
-Il semblerais qu'il ai oublié celle-ci.
-Je veux savoir qui elle est, ordonna-t-il.
-Oui Maître. Doit-on les empêcher de quitter Alfheim ?
-Non, laissez les faire ce qu'ils ont a y faire, ordonna Thanos. Allez plutôt détruire Vanaheim et lorsqu'ils rentreront sur Midgard, nous enverrons nos troupes raser Asgard. Je veux qu'il voit le piège se refermer sur lui, je veux sentir sa peur à travers tout Yggdrasil, je veux qu'il sache que nous venons pour lui, je veux le voir … trembler et me supplier de l'épargner, lâcha-t-il dans un ricanement terrifiant. »
Alfheim : Sheïreen
Il avançait dans le noir le plus complet, seulement guidé par la voix de Sheïreen et ses doigts qu'il faisait glisser le long de la roche. Ses mains et la plante de ses pieds étaient devenu douloureux à force de frotter constamment contre la pierre. Plusieurs fois il avait du choisir entre deux artères, l'emmenant toujours plus profondément dans le mont sacré des Elfes. Il suivait la voix a travers ce labyrinthe souterrain qui devenait toujours plus étroit, plus il avançait et plus il devait se courber pour continuer.
Arriva le moment ou il du se mettre à genoux pour pouvoir continué d'avancer, il avait à peine la place de se mouvoir tant les parois s'étaient resserrées autour de lui. La peau de ses genoux se déchirait de devoir avancer ainsi et ses mains étaient si écorchées qu'elles ne le faisait même plus souffrir, il ne cessa pourtant d'avancer jusqu'à un énième embranchement à partir duquel il allait devoir se résoudre à ramper. Il se concentra sur la voix afin de faire un choix quant à la direction à suivre mais la voix disparue à nouveau. Il s'arrêta, attendant qu'elle revienne comme elle l'avait fait plutôt. Il attendit mais rien ne vint, seul le silence régnait, le silence et l'obscurité les plus complets. Il attendit encore en essayant d'oublier l'inquiétude qui commençait à naître au creux de son ventre. Rien, toujours rien. Il inspira profondément et expira lentement, la voix allait revenir, elle ne pouvait pas l'abandonner ici. Il sentait la peur faire son chemin jusqu'à son âme et s'y glisser vicieusement. Alors il pria, il supplia, il implora pour ne pas qu'on le laisse ici, seul et oublié au cœur de Sheïreen. Mais toujours rien d'autre que son souffle saccadé. Il eu la sensation d'être redevenu le petit garçon qu'il avait été et que des monstres allaient surgir du noir pour s'en prendre à lui, il était terrorisé exactement comme lorsqu'il était enfant. Il n'y avait que le noir et le silence, toujours plus oppressants comme s'ils essayaient de l'engloutir, sauf que cette fois ni Thor, ni Frigga ne viendrait le rassurer et le protéger, il était seul, complètement seul. Il laissa la panique l'envahir, il tenta de faire demi tour, de crier pour que quelqu'un l'entende et vienne le chercher, il se débattit et cria encore et encore. Au bout d'un long moment, à bout de force et couvert d'écorchures et d'ecchymoses, il se résigna et se laissa tombé au sol avant de ramener ses genoux contre sa poitrine et d'y enfouir son visage. Il laissa alors couler ses larmes comme jamais, il pleura jusqu'à ce que son corps soit incapable de supporter le moindre sanglot alors il resta silencieux et immobile, seule dans le noir.
Midgard
« -Crois-tu sincèrement que ce voyage à Alfheim aboutiras ?
-J'en sais rien Cap... mais la Reine et Point Break ont l'air de penser que c'est notre dernier espoir …
-Honnêtement Tony, je n'y crois pas … Ellrine est apparemment la dernière de son espèce, Loki est un meurtrier de masse et Thor a déjà Mjölnir. Et cela fait presque deux semaines qu'ils sont partis !
-Ellrine nous avait prévenus que ce serait long... J'espère seulement qu'ils reviendront assez vite et entier surtout, enfin si ils pouvaient laisser tête de bouc sur place ça m'arrangerait mais ça ne plairait ni à Fury ni à papa Odin alors bon.
-Cesse de tout prendre à la plaisanterie, Tony, ce n'est pas drôle ! »
Alfheim : Sheïreen
Il avait la sensation que son corps était fait de pierre, que ses muscles et ses os s'étaient fondus dans la roche. Il avait faim, il avait soif. Il avait complètement perdue la notion du temps, il aurait pu être la depuis quelques heures seules comme depuis une éternité, impossible de savoir. Il n'y avait que le noir, partout, autour de lui, en lui, rien d'autre. Il aurait voulu perdre conscience, ne serait-ce qu'un instant pour ne plus ressentir ce vide insoutenable. Oh bien sur il ne voulait pas mourir là mais il se sentait tellement perdu, il avait pour habitude de suivre son instinct mais ce dernier s'était tu en même temps que la voix de Sheïreen. Alors il resta immobile et profita du courant d'air frai qui caressa son visage pour respirer profondément. Non, il ne voulait pas mourir ici.
Alfheim : Saerefii
« -Il faut aller le chercher ça fait trois jours qu'il est là haut ! S'indigna Thor.
-Ni toi, ni moi ne pouvons y aller, répondit calmement Ellrine.
-Mais si il ne revient pas ?
-Il reviendra, affirma-t-elle.
-Comment peux-tu en être certaine ? Demanda l'Asgardien à mi chemin entre la panique te la colère.
-J'ai confiance en lui.
-Tu parle de confiance mais tu ne sais rien de lui.
-Parce que tu le connais davantage peut-être ?
-Bien sur, il est mon frè...
-Il n'est plus le petit garçon avec lequel tu jouais, il a grandit, il a changer, vous avez ignorer ça. Ça et la colère l'a rongé au plus profond de son être.
-Que sais-tu de la colère ? Il était cette fois franchement énervé.
-Bien assez crois moi, dit-elle en regardant avec une grande lassitude par la fenêtre sans plus écouter Thor. »
Alfheim : Sheïreen
Un courant d'air ? Ce n'était pas possible, l'air ne devrait pas circuler aussi loin au cœur de la montagne ! Et pourtant il avait senti un souffle, faible mais bien réel, effleurer sa peau. Alors il senti quelque chose grandir en lui, un sentiment fort qu'il ne se souvenait pas avoir ressenti depuis sa tendre enfance, un sentiment qui se glissa au creux de ses veines jusqu'à attendre son cœur pour remplacer petit à petit la peur. Alors une lueur, minuscule et lointaine, une lueur infiniment petite mais une lueur d'espoir commença à s'immiscer dans son cœur. Il déplia lentement son corps engourdis et raide d'avoir été immobile si longtemps. Il ferma les yeux et se concentra sur la sensation de l'air sur son visage. Aussitôt il les rouvrit et il s'apprêtait à s'engager dans l'artère d'où provenait le souffle mais une pensé l'empêcha de continuer. Il savait que son choix serait définitif, il ne pourrait pas faire demi-tour. « Une page se tournera pour toi et notre destin à tous en dépendra » lui avait dit Ellrine. Si il suivait le courant d'air, il sortirait de la montagne mais il doutait de trouver ce qu'il était venu chercher en sortant. D'un autre coté il redoutait tant de s'enfoncer davantage dans les ténèbres, il avait tellement peur de s'y perdre à nouveau. Elle lui avait aussi dit de ne rien cacher à Sheïreen, alors il murmura :
« -J'ai peur.
-Tu ne devrais pas, lui répondit une voix si floue et pourtant si douce.
-L'obscurité est terrifiante, elle n'aboutit qu'à la souffrance, dit-il.
-C'est faux. Il savait qu'il n'aurait pas du comprendre ce que lui disait cette voix pourtant le sens des mots ne faisait aucun doute.
-La dernière fois que j'ai côtoyé les ténèbres, l'Autre m'a trouvé.
-Il n'y a personne d'autre que toi même, pour te faire du mal ici.
-Il y a forcément quelqu'un, il y a toujours quelqu'un.
-Pas ici, tu es seul.
-Alors qui es-tu ?
-Je suis toi, je suis elle, je suis lui, je suis eux,...
-Ou es-tu ?
-Je suis dans la pierre, je suis dans l'air, je suis dans l'obscurité, je suis dans l'eau, je suis autour de toi, je suis en toi,...
-Sheïreen ?
-Oui.
-Qu'est-ce que ton nom signifie ?
-Quel sens veux-tu lui donner ?
-Je ne comprends pas...
-Qui es-tu ?
-Je me nomme Loki.
-D'où viens-tu ?
-D'Asgard.
-D'où viens-tu ?
-De Jötunheim.
-Qui es-tu ?
-Je ne sais pas.
-Pourquoi es-tu là ?
-Parce qu'on me l'a demandé.
-Qui ?
-Ma mère et Thor.
-Qui ?
-Ma mère et mon frère.
-Pourquoi es-tu là ?
-Pour leur prouver que je peux réussir à accomplir quelque chose.
-Y es-tu parvenu ?
-Pas encore.
-Pourquoi y arriverais-tu ?
-Parce qu'elle l'a dit.
-Qui ?
-Ellrine.
-Qu'a-t-elle dit ?
-Que la magie et mes origines étaient les raisons pour lesquelles tu m'appelais.
-A-t-elle raison ?
-Je ne sais pas.
-Sens-tu la magie ?
-Oui, elle pulse partout autour de moi.
-Comment la trouves-tu ?
-Puissante.
-Comment la trouves-tu ?
-Magnifique.
-N'ai pas peur.
-Elle me protège ?
-Il n'y a personne d'autre que toi même, pour te faire du mal ici.
-Suis-je vraiment seul ?
-Suis-la.
-Qui ?
-Suis-la. »
Après cela la voix ne lui répondit plus. Il décida d'oublier l'air et de ce concentrer sur la magie. La voix avait dit « suis-la », alors il la suivit, il s'engagea vers les profondeurs de la montagne, là ou l'air ne passerait plus.
Pour les curieux ce chapitre m'a été inspiré par certains passages de la trilogie de Pierre Bottero "Ellana, le pacte des marchombres", trilogie dont je ne compte plus le nombre de relecture tant je l'ai aimé :)
J'espère que ce chapitre vous aura plus, les reviews sont toujours motivantes :3
A bientôt :)
